# 45 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui dans l’Instant Poésie, je vais vous faire découvrir un très joli texte de Guilhaine Chambon auteur de Résultat des courses dont vous pouvez retrouver ma chronique ici . Je tiens d’ailleurs à la remercier pour le partage et pour m’autoriser à publier sur mon blog.

Au jardin embaumé de silence

Au jardin embaumé de silence,
Le jour glisse comme un navire coule doucement
Le saule pleure effleurant une mare rosée
Où le jonc paresseux repose.
L’enfant a peur de son ombre
Dans la nuit qui s’étire et s’allonge
Et distille au poète rêveur,
Les premiers vers d’un dernier bonheur.
Il y a si longtemps qu’ il n’avait ouvert son cœur
A t-il perdu toute civilité?
Alors, sous le regard impassible
De l’ombre qui grandit
Sur la feuille blanche, il croque
Le rêve de toutes ses nuits
où les yeux rives dans l’immense
Le poète, lui pense..
Pense t-elle à lui?
Songe,soupir
Au loin, le vent fait gémir les feuilles
Le saule s’est noyé dans la mare rosée
Le ciel s’est allumé
L’enfant dort baignant dans son ombre.
Nuit saphir dans la pierre  du temps.
Il sait,
La brise referme la porte.
Jamais il n’étendra sa vie
Sur le fil au jardin tristesse
Les émotions qui le font  vibrer comme cette corde vivante
Sanglote sous l’archet.
Il garde au fond de lui l’envers de son décor
Venez sur la scène de sa vie
Mais,
Qui d’entre tous  a le meilleur rôle ?
Et le train des jours fuyant vers l’inconnu
Une voie sans gare, rase campagne, arrêt .
Il verse une dernière larme dans l’urne inviolable
De son cœur désabusé
Vivier du désespoir
Spasmes de tant d’espoirs
Oh toujours confondus dans l’instant illusoire.
Il saura se parer de dérisoire pour éviter le regard indiscret
De ceux qui ne sauront jamais…

Lui, ne sort jamais pour entrer chez quelqu un
Il ait quelqu’un en lui ,et tout lui semble si loin.
La feuille affamée de mots,
Il écrit comme l’eau s évapore
Il écrit comme d’autres se noient
Il écrit pour oublier, pour devenir buée.
Dans chaque phrase, tant il aime si fort
Il est le verbe et le sujet
Elle est son je, il est son toi.
Il rêve, à ses yeux
Deux perles que la passion n’arrive à sécher
A ses cheveux
Sculpture d’ébène venue d’un pays lointain
A son âme
Un puits, un drame.
Dans l’absolu silence, souvent il y pense.
La fleur émue de cet aveu se dévêt d’un pétale
Elle offre son cœur pâle aux regards, s’abandonne.
Il ne veut pas sucer le bonbon habitude,
Il préfère parcheminer son front des sillons de l’incertitude.
Assis au milieu des ténèbres, il se console
Il consume la solitude, ranger les choses à leur place
Et son cœur dans son écrin oscillant entre amour et oubli .
Ne pas tarir dans les silences et respirer de sa présence.
L’enfant s’éveille un bout de nuit usé au creux de son point serré.
Lui referme le livre doucement
Pour que ne s’évade pas cette poussière de tendresse
Et garder simplement
L’amer, le goût tenace d’avoir aimé et se souvenir comment tout s’efface.
Il sait
Il gardera ses yeux comme une source triste
Y  puiserat-il encore les mots de la tendresse?
Il referme le livre sans postscriptum
Le range sur l’étagère entre Vian et Appolinaire
Sa vie ne fut sans doute qu un étrange mystère
Il murmure…je l’aime

van-gogh-19

# 29 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Voici comme chaque mardi un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

codex memoriae

– Dans ce cas, voici ce que je vous propose, cher confrère, reprit Bonne, en appuyant sur ce dernier mot, j’accepte votre proposition d’honoraire et les termes de votre demande, mais vous acceptez que mademoiselle Alice soit employée par vous et, à vos frais, pour me seconder. De même, vous tolérerez Albert, mon homme à tout faire. Il pourra œuvrer comme gardien ou surveillant si vous le souhaitez, du moment qu’il reste à mon service personnel. De ce ait, je continuerai à payer ses émoluments sur mes deniers. Je souhaite également avoir un espace de travail à ma disposition exclusive, fermé à clé pour mes recherches. En dernier lieu, vous assurerez, à vos frais, notre logis au sein même de votre sanitarium. Qu’en dites-vous ? 

Voilà pour aujourd’hui, je vous souhaite une très belle journée !

 

# 52 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

J’espère que tout le monde va bien et que tous ceux qui ont participé au weekend à mille ont fait de bonnes lectures. Pour ma part tout va bien. On commence donc cette nouvelle semaine avec ce désormais traditionnel rendez-vous .

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

unehistoiredesloups

Une histoire des loups de Emily Fridlund

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

ironie du sort

Ironie du sort de Gabriella Bozzano

Approchez futur âme damnée. Venez souffrir avec nous. Laissez derrière les regrets et abandonnez votre courroux. Installez-vous donc près des fleurs et oubliez votre chair. Préparez vous à la douleur et bienvenue en enfer.

blanche

Blanche de Martin Demoulin

« Je suis sans nouvelles de Blanche depuis sept jours.

À Saint-Barnabé, c’est comme ça, tout le monde compte les jours. Chacun d’entre nous tient son propre carnet de bord. Les anciens l’exhibent fièrement tandis que les nouveaux tout juste débarqués peinent à aligner deux mots sans trembler. Certains à cause de leur consommation excessive de la veille. C’est un rituel auquel peu d’éclopés échappent. D’autres à cause du manque. Ceux-là sont plus rares. D’après les statistiques, la plupart débarquent chargés comme des mules.

Et d’après ce que je peux observer, les chiffres ne mentent pas. Devant mes yeux défile une triste réalité. »

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

codex memoriae

Codex Memoriae – Le sacrifice des âmes du purgatoire de Christophe Michaud

« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne.

3. Que vais-je lire ensuite ?

mila

MILA de Dominique Durand

Ce matin du 5 mars 2015, j’émergeais d’une longue année de coma à l’hôpital Percy Clamart et prenais connaissance du diagnostic?: l’accident avait provoqué une perte totale de ma mémoire. Ce matin du 5 mars 2015, je serrais dans mes bras ma propre fille Camille en réalisant qu’elle n’était pour moi qu’une parfaite inconnue.
Pour me reconstruire, je devais reprendre une vie normale, suivre un traitement adapté, mais rien ne s’est passé comme prévu. Sans doute aurais-je dû me méfier ?
Comment aurais-je pu imaginer l’extraordinaire aventure que je venais de vivre des côtes australes jusqu’aux terres gelées du grand continent blanc ? Qui était celle qui m’attendait quelque part, cloîtrée dans une geôle, prisonnière de syndromes étonnants encore plus puissants que les miens.
De ma mémoire chancelante émergeait une seule certitude?: je devais la retrouver pour connaître l’incroyable vérité, celle que les plus hautes instances internationales avaient tenté de dissimuler. Je disposais pour cela de très peu d’indices?:
Juste quatre lettres qui dansaient jour et nuit dans ma tête, comme une musique entêtante, Juste quatre lettres, d’une importance capitale pour ma survie?:
M I L A

Et vous que lisez-vous de beau ?

Récapitulatif de la semaine

Voilà je vous souhaites à tous une excellente semaine livresque !

Blanche

blanche

Auteur : Martin Demoulin

Genre : Contemporain

Edition : Edilivre

Titre : Blanche

Quatrième de couverture :

« Je suis sans nouvelles de Blanche depuis sept jours.

À Saint-Barnabé, c’est comme ça, tout le monde compte les jours. Chacun d’entre nous tient son propre carnet de bord. Les anciens l’exhibent fièrement tandis que les nouveaux tout juste débarqués peinent à aligner deux mots sans trembler. Certains à cause de leur consommation excessive de la veille. C’est un rituel auquel peu d’éclopés échappent. D’autres à cause du manque. Ceux-là sont plus rares. D’après les statistiques, la plupart débarquent chargés comme des mules.

Et d’après ce que je peux observer, les chiffres ne mentent pas. Devant mes yeux défile une triste réalité. »

Quelques mots sur l’auteur :

Voici comment Martin Demoulin s’est présenté à moi : « J’ai un parcours de vie hors du commun, je suis un ancien toxicomane (cocaïne), également surdoué diagnostiqué tardivement, hypersensible et ma sœur de 18 mois est morte devant mes yeux alors que je n’avais que cinq ans ».

Ma chronique :

En ce moment, j’ai plusieurs auteurs qui me contacte pour que je lise et chronique leurs livres. C’est le cas de Martin Demoulin qui lui m’a contacté sur Instagram. Il m’a gentillement demandé si je serais intéressé pour lire son livre, il me dit que s’est une autobiographie et il me fait une petite présentation de lui comme vous pouvez le voir un tout petit peu plus haut. Forcément, pour ceux et celles qui me connaissent, comment passer à côté de cette histoire de vie ? C’est ma came, j’adore lire la vie des gens que se soit romancé, fictionnelle ou simplement vécu.

Avec son court roman, Martin Demoulin, nous propose donc de découvrir son histoire, sa liaison avec Blanche, sa dépendance à elle et sa chute vers les enfers. Oui Blanche est la cocaïne, cette saloperie qui détruit des vies mais qui circule assez librement.

Ce livre est pour moi une grande claque, quand je l’ai fini, je suis resté un moment sous le choc de ce que j’avais lu. Cette histoire m’a bouleversé et m’a ému. Le drame vécu par l’auteur dans sa petite enfance est juste inimaginable et bouleversant, mais si on ajoute à ce drame un suivi psychologique inexistant et un amour maternel devenant de plus en plus rare, on peut comprendre cette descente aux enfers.

J’ai un grand respect envers l’auteur, qui a su à travers ces mots je pense continuer sa guérison et sortir ce mal être qui devait l’habiter. Son écriture est belle, incisive, les mots sont choisis avec soin et les émotions nous sont transmises avec force.

Ce n’est certainement pas un livre à mettre entre toutes les mains, mais c’est une belle leçon de vie. Je le redis, respect à toi Martin et merci de cette découverte.

Ma note : 09/10

Ironie du sort

ironie du sort

Auteur : Gabriella Bozzano

Genre : Poésie, Nouvelle

Edition : Amazon

Titre : Ironie du sort

Quatrième de couverture :

Approchez futur âme damnée. Venez souffrir avec nous. Laissez derrière les regrets et abandonnez votre courroux. Installez-vous donc près des fleurs et oubliez votre chair. Préparez vous à la douleur et bienvenue en enfer.

Quelques mots sur l’auteur :

Gabriella Bozzano est née en 1987 à Antibes. Depuis toute petite, elle s’intéresse à l’écriture et écrit très tôt ses premiers poèmes. Plus tard, sa passion pour la lecture lui fait découvrir les plus grands poètes. Elle publie son premier recueil de poème, Cercles vicieux, à l’âge de 18 ans. A la même période, elle découvre les thrillers qui changeront sa vision des choses. Elle entamera alors des études de Psychologie, puis finalement des études de Lettres Classiques.

Ma chronique :

Je tiens dans un premier temps à remercier chaleureusement Gabriella Bozzano qui m’a contacté pour lire son recueil de poèmes et de nouvelles car j’ai vraiment passé un très bon moment.

C’est un tout petit recueil, je l’ai lu très vite, mais il y a plein de texte qui restent en tête longtemps après les avoirs lus. Vous le savez sans doute, j’adore la poésie, vous pouvez en avoir un aperçu chaque jeudi dans mon « Instant Poésie » sur le blog. J’ai donc commencé Ironie du sort en sachant que s’était de la poésie, mais sans vraiment savoir où je mettais les pieds. Je peux vous dire maintenant que ma lecture est finie que je fus agréablement surpris et que je me suis retrouvé dans un univers qui me plaît.

Dans ce recueil, il y a des textes qui parlent de l’amour, partagé ou non, dit ou non dit, il y a des textes qui parlent de la maladie, de la mort, de la solitude … Ce n’est pas des thèmes vraiment joyeux de premier abord, mais j’ai trouvé qu’il y avait également une pointe d’espoir dans tous ces textes, que lors de la première lecture, effectivement j’ai ressenti un certain spleen (et moi j’adore, c’est tout à fait mon univers) mais quand j’ai repris certains textes, j’ai vu de l’espoir, j’ai ressenti une note de positivité … J’aimerais d’ailleurs si l’auteur passe par ici lire ma chronique qu’elle me donne son point de vue sur la question.

Dans ces textes, je ressens comme chez un certain Baudelaire, excusez moi du peu, une association entre des opposés, le mal et la beauté, la haine et l’amour. J’aime ce style que je considère très moderne et qui moi me parle.

Pour les nouvelles, je dois avouer que je suis moins à l’aise avec elles, mais tout comme les poèmes, j’ai ressenti une sorte de bataille intérieur. Elles sont courtes ce qui du coup reste très agréables à lire.

Voilà, encore merci à Gabriella Bozzano et si vous me l’autorisez, je souhaiterais partager quelques uns de vos textes lors du rendez-vous « Instant Poésie ».

Ma note : 09/10

Une histoire des loups

unehistoiredesloups

Auteur : Emily Fridlund

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : Une histoire des loups

Quatrième de couverture :

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Quelques mots sur l’auteur :

Emily Fridlund a grandi dans le Minnesota, où se déroule l’action de son roman, et vit actuellement dans la région des Finger Lakes dans l’Etat de New York. Titulaire d’un doctorat en littérature et creative writing de l’université de Californie, professeur à Cornell, elle a remporté plusieurs prix pour ses écrits publiés dans divers revues et journaux. Une histoire des loups est son premier roman.

Ma chronique :

Tout d’abord, je tiens encore une fois à remercier les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman. Je commence à en avoir l’habitude avec cet éditeur mais j’ai encore passé un excellent moment à la lecture de cette histoire. Ce roman sort en librairie à partir du 17 août.

Une histoire des loups, est le premier roman de Emily Fridlund, bon tout de suite ce que je peux vous dire c’est que je suis vraiment sur le cul, passez moi l’expression, mais vraiment quel roman, quelle maturité dans l’écriture, quelle manière qu’elle a eu de se plonger dans la tête de son héroïne. Ce roman est juste parfait, il y a de nombreuses description de la nature et de l’environnement du Minnesota et des lacs et forêts parsemant cet état. Il y a je trouve énormément de recherches sur tous les thèmes abordés il y a vraiment une maîtrise de tous les sujets et des lieux s’en est du coup excellent et tellement agréable à lire. Après forcément, comme tous les romans parut chez Gallmeister, il y a cette manière de se plonger dans la vie des américains et de nous faire découvrir ce pays, et toute la diversité qu’il peut y avoir dans ce grand pays.

Une histoire des loups, est l’histoire de Madeline enfant, adolescente et adulte. C’est elle qui adulte nous raconte sa vie comme une rétrospective en quelque sorte. Elle nous fait partager un passage de son adolescence qui fut traumatisant après coup, mais qui au moment où elle l’a vécu fut d’une certaine manière réconfortant. J’aime beaucoup la façon dont est construit ce roman, nous sommes dans la tête de Madeline et ses pensées ne sont pas du tout structurées, on alterne sans arrêt avec présent, passé, entre enfance, adolescence et âge adulte. J’ai apprécié ce que cela apporte, c’est comme une sorte de suivi psychologique, quand lors des séances nous sommes amené à apporter un regard nouveau avec une vision actuelle sur des événements passés. En réalité en écrivant ma chronique c’est vraiment cela ce roman, on peut très bien imaginer Madeline en face de son psychologue racontant sa vie en y mettant ses mots d’adulte.

Je ne veux pas trop en dire, mais, c’est l’histoire de cette jeune fille qui à eu une enfance au milieu d’un groupe de hippies sans avoir de réelles marques d’affections de ces parents. C’est l’histoire de cette jeune fille vivant dans la nature, l’observant, la respirant, apprenant d’elle. C’est l’histoire de cette jeune fille pas vraiment comme les autres jeunes de sa petite ville, très observatrice et très solitaire. C’est l’histoire de cette jeune fille qui lorsque une famille emménage en face de chez elle va rechercher ce qu’elle n’a pas. C’est l’histoire de cette jeune fille qui commence à se poser plein de questions sur sa sexualité, sur la religion, sur la vie en général. Mais c’est également l’histoire d’un drame. Oui un drame qui est évoqué très rapidement et qui est subtilement présenté sur la quatrième de couverture. Un drame qui est le fil conducteur de tous ce récit mais également le fil rouge de la vie de Madeline.

Ce roman parle d’amour, parle de la nature mais les deux thèmes les plus importants abordés dans ce livre son la vision de la sexualité chez les adolescents et la religion. Le premier thème est traité je trouve très simplement sans être lourd, c’est un peu la deuxième intrigue du roman. Le second thème, est donc la religion et chose qui fut pour moi une nouveauté car à part en avoir entendu parler à la télévision, je n’avais encore rien lu à se sujet c’est la scientologie. Voici d’ailleurs un enseignement tiré de cette religion, je tiens à préciser que je n’y adhère pas mais il a toute son importance dans ce roman :

« Les humains sont des êtres immortels qui ont oublié leur véritable nature »

Bon je pense que vous l’aurez compris ce roman est un énorme coup de coeur pour moi et je ne peux que vous conseillez de vous précipiter dans votre librairie le 17 août pour vous le procurer et venir partager avec moi vos avis quand vous l’aurez terminé.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

44 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, dans l’Instant Poésie, je vais vous présenter un texte de Léo Ferré qui m’a été proposé par Guilhaine Chambon auteur de Résultat des courses. Je pense d’ailleurs vous proposer dès la semaine prochaine un de ces textes vu qu’elle me l’a gentillement proposé.

léo ferré

La mémoire et la mer

La marée, je l’ai dans le cœur
Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, de mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment
On l’arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament
Des années lumières et j’en laisse
Je suis le fantôme jersey
Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser
Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet
Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller
Aux doigts de sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer
Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert
Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là
Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps là
Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas
Et des sprints gagnés sur l’écume
Cette bave des chevaux ras
Au raz des rocs qui se consument
O l’ange des plaisirs perdus
O rumeurs d’une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus
Qu’un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis
Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis
Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords
Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors
Pour le retour des camarades
Ö parfum rare des salants
Dans le poivre feu des gerçures
Quand j’allais, géométrisant,
Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul
Poissé dans des draps d’aube fine
Je voyais un vitrail de plus,
Et toi fille verte, mon spleen

Les coquillages figurant
Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tans
Qu’on dirait l’Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié
De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s’immiscer
Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce qu’on pressent
Quand on pressent l’entrevoyure
Entre les persiennes du sang
Et que les globules figurent
Une mathématique bleue,
Sur cette mer jamais étale
D’où me remonte peu à peu
Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là
Sous l’arc copain où je m’aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla
Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps
Comme un mendiant sous l’anathème
Comme l’ombre qui perd son temps
À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux
S’en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout
Dans la rue, aux musiques mortes
C’est fini, la mer, c’est fini
Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d’infini…
Quand la mer bergère m’appelle

bateau

# 28 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Comme tous les mardis, je vous propose un extrait de ma lecture en cours. Je vous souhaites à tous une très belle journée.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

unehistoiredesloups

Des piles de feuilles circulant de bureau en bureau. Voilà ce qu’était le lycée. Elles descendaient une rangée entre les tables et remontaient la suivante avant de repartir lentement vers le fond de la classe. Les élèves à haut potentiel – maintenant membres du club de latin ou de médecine légale – se léchaient les doigts pour prélever leur dû. Ils se mettaient toujours au travail comme une équipe de natation ferait ses longueurs, respirant par le coin de la bouche, un crayon entre les dents. Il fallait réveiller les joueurs de hockey lorsque la pile arrivait à leur niveau et les traiter avec beaucoup d’égards – sinon nous perdrions les championnats régionaux. Une fois de plus. 

# 51 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez tous bien. Moi c’est la pêche, j’ai passé un super weekend de trois jours avec ma femme et nos cousins, on en a profité à fond et on a bien ri … Du coup on repart bien motivé pour une nouvelle semaine.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

interphone2

L’interphone ne fonctionne toujours pas – Partie 2 de Pierre-Etienne Bram

« Hola je m’appelle Celia ». Il y a 300 jours, déjà, c’est avec ces mots que j’étais tombé sous le charme de cette belle Argentine, rencontrée sur Meetic. Sa voix n’avait fait que confirmer mon attirance pour elle. Pourtant, nous ne nous étions toujours pas rencontré… J’avais commencé à douter sérieusement de la réalité de son existence vu qu’aucun de nos rdv IRL n’avaient abouti. « Elle est bien réelle et belle comme sur ses photos » m’avait rassuré Caroline, une amie qui, avec son mari, l’avaient rencontrée. Comment expliquer alors son refus perpétuel de concrétiser notre amour ? Tant d’énergie et de temps peut-être perdu, je désespérais de la tenir un jour dans mes bras. Mais en persévérant, on arrive à tout…

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

unehistoiredesloups

Une histoire des loups de Emily Fridlund

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

3. Que vais-je lire ensuite ?

codex memoriae

Codex Memoriae – Le sacrifice des âmes du purgatoire de Christophe Michaud

« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne.

Et vous alors que lisez-vous de beau en ce moment ?

Récapitulatif de la semaine 

L’interphone ne fonctionne toujours pas – Partie 2

interphone2

Auteur : Pierre-Etienne Bram

Genre : Romance

Edition : Rebelle

Titre : L’interphone ne fonctionne toujours pas – Partie 2

Quatrième de couverture :

« Hola je m’appelle Celia ». Il y a 300 jours, déjà, c’est avec ces mots que j’étais tombé sous le charme de cette belle Argentine, rencontrée sur Meetic. Sa voix n’avait fait que confirmer mon attirance pour elle. Pourtant, nous ne nous étions toujours pas rencontré… J’avais commencé à douter sérieusement de la réalité de son existence vu qu’aucun de nos rdv IRL n’avaient abouti. « Elle est bien réelle et belle comme sur ses photos » m’avait rassuré Caroline, une amie qui, avec son mari, l’avaient rencontrée. Comment expliquer alors son refus perpétuel de concrétiser notre amour ? Tant d’énergie et de temps peut-être perdu, je désespérais de la tenir un jour dans mes bras. Mais en persévérant, on arrive à tout…

Quelques mots sur l’auteur :

Pierre-Etienne Bram naît de parents musiciens en 1980 à Orléans où il passera toute son enfance et son adolescence. Une fois son diplôme d’informaticien en poche, il s’installe à Paris. Génération Internet oblige, il se familiarise très tôt avec le web 2.0 et tient à jour plusieurs blogs. C’est suite à une rupture amoureuse suivie d’une rencontre sur Internet qu’il va trouver l’inspiration pour écrire son premier manuscrit.

Ma chronique :

Nous voilà donc en cette fin de super weekend avec une nouvelle chronique sur le blog, il s’agit de la suite et la fin de L’interphone ne fonctionne toujours pas de Pierre-Etienne Bram, vous pouvez d’ailleurs retrouver mon avis sur la première partie ici . J’ai eu la chance de rencontrer cet auteur rapidement sur Orléans chez France Loisirs et donc de lui prendre ce tome 2 accompagné d’un petit mot.

Cette seconde partie, va être un peu difficile à chroniquer, car je m’en voudrais de spoiler et du coup gâcher le plaisir au futurs lecteurs. Nous étions tous resté avec comme question à la fin du tome 1 : Est-ce que Célia existe et quand vont-ils se rencontrer ? Nous retrouvons du coup nos deux amoureux après  trois cent jours de « relation » et ne s’étant toujours pas rencontrés. Tout d’abord, juste une petite remarque, je n’ai pas aimé le premier chapitre, sur le ton d’un tchat et d’une conversation, c’est un condensé du tome 1. Je comprend les difficultés qu’il peut y avoir à remettre le lecteur dans le « bain » lors du commencement d’un second tome, mais là pour le coup, j’ai trouvé ce chapitre très lourd. Mis à part cela, j’ai encore une fois passé un très bon moment de lecture et je suis encore passé par plein d’émotions.

Effectivement, comme la première partie, le roman est construit sur la base d’échanges de mails, de sms, de conversations téléphonique ou via des applications de messagerie instantanée, avec parfois ce que j’ai bien aimé des petites réflexions de l’auteur qu’il nous adresse à nous lecteurs. Dans cette partie, j’ai vu évolué psychologiquement Pierre-Etienne, l’amour fou qu’il a pour cette femme encore jamais rencontrée mêlé à l’espoir toujours plus grand que cette fois-ci c’est la bonne et ensuite de la toujours plus désagréable déception font que j’ai vraiment eu de la peine pour lui et que j’ai éprouvé de la colère contre Célia. Ce qui est assez fou avec ce livre et cette histoire, c’est la dépendance que peut avoir l’auteur envers cette femme, cela se ressent dans les échanges qu’ils ont entre eux, mais aussi dans les conversations et les relations qu’il peut avoir avec ces proches.

Il y a très peu de personnage dans ce roman, mais on arrive vraiment à bien les cerner dans les différentes discutions qu’il y a tout au fil des pages. Forcément, il y a l’auteur qui plus les jours défilent dans l’attente de rencontrer sa bien-aimée plus devient irascible et par certains moments méchants. Il y a aussi cette fameuse Célia qui moi, m’a donné envie de lui crier dessus de la bousculer, bref de la faire bouger, mais également de lui pardonner et de l’aider car elle a l’air tellement compliquée et fragile. Ensuite, il y a Caroline, l’amie de Pierre-Etienne, seule personne avec son mari à avoir vu Célia et toujours présente pour le soutenir et essayer d’arranger une rencontre entre les deux tourtereaux. Enfin, il y a la sœur de  Pierre-Etienne qui elle ne croit pas du tout en l’existence de Célia et essaye de faire ouvrir les yeux à son frère.

Voilà, avec ce livre, je suis passé par tout un tas d’émotions. C’est un roman qui pose la question jusqu’à où est-on prêt à aller par amour ? Mais surtout, par amour jusqu’à quel point peut-on faire confiance ? Il m’est difficile de conclure cette chronique car je ne veux pas vous gâcher la fin, mais disons que c’est une romance 2.0 du point de vue d’un homme simple qui a cru à sa bonne étoile et qui ne voulant rien regretter a été prêt à faire l’impossible pour la femme dont il était amoureux tout en pardonnant à celle-ci toutes ces choses qui ne sont pas forcément pardonnable quand l’on n’aime pas l’autre personne. C’est également un roman sur des sujets d’actualité.

Je vous conseil vraiment de lire cette duologie et je serais vraiment ravi d’en discuter avec vous ici ou sur Instagram.

Ma note : 08/10

"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière" Charles Baudelaire

%d blogueurs aiment cette page :