# 40 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Un certain nombre d’entre vous ont peut-être la chance de faire le pont ce week-end et auront donc la chance de profiter à fond du soleil et de la chaleur avec j’en suis certain de bonnes lectures à vos côtés. Pour ma part aujourd’hui, je travail mais dès ce soir je suis en week-end et en plus avec ma femme donc c’est vraiment cool.

Je vous propose aujourd’hui, des extraits d’un poème de Guillaume Apollinaire, Le Bestiaire, j’espère que cela vous plaira.

Guillaume-Apollinaire

Le Bestiaire 

Orphée

Admirez le pouvoir insigne
Et la noblesse de la ligne :
Elle est la voix que la lumière fit entendre
Et dont parle Hermès Trismégiste en son Pimandre.

La tortue

Du Thrace magique, ô délire !
Mes doigts sûrs font sonner la lyre.
Les animaux passent aux sons
De ma tortue, de mes chansons.

Le cheval

Mes durs rêves formels sauront te chevaucher,
Mon destin au char d’or sera ton beau cocher
Qui pour rênes tiendra tendus à frénésie,
Mes vers, les parangons de toute poésie.

Le serpent

Tu t’acharnes sur la beauté.
Et quelles femmes ont été
Victimes de ta cruauté !
Eve, Eurydice, Cléopâtre ;
J’en connais encor trois ou quatre.

Le chat

Je souhaite dans ma maison :
Une femme ayant sa raison,
Un chat passant parmi les livres,
Des amis en toute saison
Sans lesquels je ne peux pas vivre.

Orphée

Que ton coeur soit l’appât et le ciel, la piscine !
Car, pêcheur, quel poisson d’eau douce ou bien marine
Egale-t-il, et par la forme et la saveur,
Ce beau poisson divin qu’est JESUS, Mon sauveur ?

Le dauphin

Dauphins, vous jouez dans la mer,
Mais le flot est toujours amer.
Parfois, ma joie éclate-t-elle ?
La vie est encore cruelle.

Orphée

La femelle de l’alcyon,
L’Amour, les volantes Sirènes,
Savent de mortelles chansons
Dangereuses et inhumaines.
N’oyez pas ces oiseaux maudits,
Mais les Anges du paradis.

Les sirènes

Saché-je d’où provient, Sirènes, votre ennui
Quand vous vous lamentez, au large, dans la nuit ?
Mer, je suis comme toi, plein de voix machinées
Et mes vaisseaux chantants se nomment les années.

Le paon

En faisant la roue, cet oiseau,
Dont le pennage traîne à terre,
Apparaît encore plus beau,
Mais se découvre le derrière.

L’enfer de Church Street

church street

Auteur : Jake Hinkson

Genre : Policier

Édition : Gallmeister

Titre : L’enfer de Church Street

Quatrième de couverture :

Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.

Quelques mots sur l’auteur :

Jake Hinkson est originaire de l’Arkansas. Né en 1975, ce fils de prêcheur baptiste a commencé à boire à l’âge de trente ans. Il vit aujourd’hui à Chicago avec sa femme et un chat qui le regarde écrire.

Ma chronique :

Me voilà donc avec ma dernière lecture du mois de mai consacré à la maison d’éditions Gallmeister. J’en suis d’autant plus content que ayant comme vous avez pu le constater pas vraiment accroché à Sukkwan Island, j’ai eu un petit coup de coeur pour celui-ci.

Jake Hinkson nous offre avec ce roman, une confession, celle d’un homme hanté par son passé et par les actes horribles qu’il a commis. Un homme qui a fait de la manipulation et des machinations des arts pervers en outils pour faire de sa vie quelque chose de plus que celle qui lui était selon lui destinée.

Jake Hinkson fait le choix avec ce récit d’une narration à la première personne, j’ai totalement adhéré à ce parti prix, car dans le livre, Geoffrey Webb, notre « héros » se confesse à son agresseur, mais en réalité, son agresseur s’est nous le lecteur, nous somme l’épaule sur laquelle se penche cet homme et sur laquelle il va dévoiler toute sa vie et la noirceur de ses pensées.

C’est un roman court et intense dans lequel l’action est présente jusqu’à la fin. Fin qui je trouve correspond à un jugement, celui que le lecteur va avoir sur cet homme, celui que l’agresseur va porter sur lui.

J’ai également beaucoup aimé me plonger dans une petite ville américaine typique comme on peut se les imaginer avec leurs églises, leurs pasteurs, les réunions des paroissiens et toutes les manipulations et les non-dits qui caractérisent ces milieux religieux. J’ai apprécié la manière qu’a l’auteur à mine de rien caricaturer la religion et les religieux.

Voilà, j’ai eu un petit coup de coeur pour ce roman et pour le côté très irrévérencieux de la plume de l’auteur et cela dès les premières lignes. Je n’ai pas trop l’habitude, mais je vous laisse avec un extrait que je trouve très représentatif de l’ensemble du roman.

En même temps, la troisième vérité fondamentale de l’existence est la suivante: pour 99,9 pour cent du monde, vous n’existez pas. Je ne suis pas dans l’auto-apitoiement, là, puisque c’est de vous que je parle. Vous n’existez pas pour la plupart du reste du monde. Combien de personnes savent même que vous existez ? Et parmi ceux-là, combien s’en préoccupent ? Ne faites pas le compte si vous êtes facilement déprimé.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

# 24 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je viens vous proposer un extrait de ma lecture en cours qui, si la fin est à la hauteur du reste du roman peut devenir un bon coup de cœur, tellement j’apprécie la plume de cet auteur.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

church street

Je rencontrai les autres membres de l’église le dimanche suivant et le groupe de jeunes le mercredi d’après. Ce ne fut pas très difficile. Je leur dis juste ce qu’ils avaient envie d’entendre. Je donnai un court sermon le mercredi. Mon meilleur discourt de campagne, le plus généraliste. Un bon sermon pour les jeunes, d’après moi, comportait trois parties : 1) le monde est mal, 2) vos parents et l’Eglise sont le bien, 3) vous devez choisir entre 1 et 2.

Voilà pour ce mardi, il me reste une cinquantaine de pages, je pense donc finir ce roman entamé dimanche soir mais que j’aime vraiment beaucoup. L’avez-vous lu ?

Bonne journée à tous !

# 45 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

Cette semaine débute sous le soleil, j’espère qu’il va nous accompagner plusieurs jours et nous réchauffer un peu. Côté lecture, cette semaine, j’ai eu droit à une belle déception et à une lecture rafraîchissante.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

interphone

L’interphone ne fonctionne toujours pas de Pierre-Etienne Bram

Objet : Hola je m’appelle Celia. Et toi ? Je suis celle qui n’arrive pas à te parler sur Meetic. . . Mais tu vois, je ne suis pas totalement muette quand on m’en donne les moyens À bientôt peut être ? Celia.
Si seulement j’avais su, au moment d’ouvrir ce mail le tournant que ma vie allait prendre. . . Beaucoup de mes proches n’ont jamais vraiment pu comprendre notre histoire.
Comment as-tu pu continuer à garder contact avec elle après tous les lapins qu’elle t’a mis ? Ne crois-tu pas que ça cache quelque chose ?
Non, je ne crois pas. . . Sa vie est compliquée. . . La mienne n’est pas simple non plus. . . Et puis sa voix était tellement envoûtante. . .
Les autres ne comprendront jamais notre histoire. . . Ne les écoute pas. . . Demain je serai là. . . Promis
Comment résister. . .

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

church street

L’enfer de Church Street de Jake Hinkson

Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.

3. Que vais-je lire ensuite ?

Je n’ai pas encore préparé ma pile à lire pour le mois de juin, donc pour le moment, ce que je peux vous dire c’est que je devrais consacré le mois prochain à des services presse.

Et vous alors que lisez-vous de beau en ce moment ?

Récapitulatif de la semaine 

Voilà, je vous souhaite une agréable semaine à tous !

L’interphone ne fonctionne toujours pas – Partie 1

interphone

Auteur : Pierre-Etienne Bram

Genre : Contemporain

Édition : Numérique

Titre : L’interphone ne fonctionne toujours pas – Partie 1

Quatrième de couverture :

Objet : Hola je m’appelle Celia. Et toi ? Je suis celle qui n’arrive pas à te parler sur Meetic. . . Mais tu vois, je ne suis pas totalement muette quand on m’en donne les moyens À bientôt peut être ? Celia.
Si seulement j’avais su, au moment d’ouvrir ce mail le tournant que ma vie allait prendre. . . Beaucoup de mes proches n’ont jamais vraiment pu comprendre notre histoire.
Comment as-tu pu continuer à garder contact avec elle après tous les lapins qu’elle t’a mis ? Ne crois-tu pas que ça cache quelque chose ?
Non, je ne crois pas. . . Sa vie est compliquée. . . La mienne n’est pas simple non plus. . . Et puis sa voix était tellement envoûtante. . .
Les autres ne comprendront jamais notre histoire. . . Ne les écoute pas. . . Demain je serai là. . . Promis
Comment résister. . .

Quelques mots sur l’auteur :

Pierre-Etienne Bram naît de parents musiciens en 1980 à Orléans où il passera toute son enfance et son adolescence. Une fois son diplôme d’informaticien en poche, il s’installe à Paris. Génération Internet oblige, il se familiarise très tôt avec le web 2.0 et tient à jour plusieurs blogs. C’est suite à une rupture amoureuse suivie d’une rencontre sur Internet qu’il va trouver l’inspiration pour écrire son premier manuscrit.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier l’auteur Pierre-Etienne Bram pour sa confiance. En plus en cherchant à en apprendre un peu plus sur lui, je vois qu’il est originaire d’Orléans, ville dont j’habite pas très loin.

Alors ce court roman, je n’avais pas l’intention de le lire tout de suite, j’avais prévu cette lecture pour le mois de juin. Mais figurez-vous que vendredi, j’ai passé quatre heures sur la table de mon tatoueur et que pour me changer un peu les idées, et le fait que j’avais ce roman en iBook, et bien je l’ai lu et d’une traite, plus vite que la réalisation de mon tatouage … Pour ceux que cela intéresse j’ai mis une photo de celui-ci sur Instagram.

Donc me voilà avoir lu ce livre, une romance que l’on peut décrire comme 2.0 comme le dit lui même l’auteur. C’est son histoire, ce qu’il a vécu après une séparation, juste un peu romancé comme il le dit si bien.

Je suis de prime abord, pas un grand fan de romance, mais là, une romance d’un point de vue masculin et tirée des nouvelles technologies, j’avais vraiment hâte.

Je n’ai pas été déçu par ce roman qui se li vraiment très vite, comme me l’avais d’ailleurs précisé Pierre-Etienne Bram. La structure y est pour beaucoup, nous avons pour la majeure partie du livre des retranscriptions de mails, de sms, de conversation téléphonique et de discussion sur des tchats.

Cette façon de nous raconter son histoire, donne un petit côté voyeur, comme quelqu’un qui fouille et découvre le journal intime de son copain, car oui cela donne aussi une impression de proximité, comme si pendant quelques heures, j’étais l’oreille à qui l’auteur racontait son histoire. J’ai ressenti beaucoup d’empathie pour lui. J’ai vraiment aimé le fait que malgré les situations, le côté un peu naïf et la complexité émotionnelle par laquelle il a dû passé, le héros c’est bien lui, c’est lui le gentil dans cette histoire, oui, il s’est un rêveur et un optimiste mais je trouve que s’est deux très belles qualités.

Célia, son amoureuse, quant à elle, je ne sais pas trop quoi en penser, mon côté, moi aussi, rêveur et optimiste me pousserait à la croire contre vents et marées et à me dire qu’elle doit être dans une situation incroyable dont elle n’arrive pas à se sortir. Par contre mon côté plus terre à terre, me dit que en fin de compte elle n’existe pas vraiment et qu’il s’agit pour je ne sais quelle obscure raison d’une arnaque amoureuse, d’une personne qui aime se moquer du premier idiot venu (ne croyez surtout pas que je vous traite d’idiot Pierre-Etienne !) pour son simple plaisir, de la méchanceté gratuite en somme.

En résumé, j’ai vraiment bien aimé cette lecture qui m’a fait du bien après une autre lecture plutôt difficile. J’ai maintenant carrément hâte de lire la suite, car il faut bien le dire, une fin comme celle-ci pour cette première partie est juste pas cool pour nous lecteur !

Ma note : 08/10

Sukkwan Island

sukkwan island

Auteur : David Vann

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Sukkwan Island

Quatrième de couverture :

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, où il a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie. Il a travaillé à l’écriture de son premier roman, Sukkwan Island, pendant plus de dix ans. Publié en 2010, ce livre a remporté un immense succès et a été couronné par le prix Médicis étranger. Sukkwan Island est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays.

Ma chronique :

Voici donc ma deuxième lecture du mois consacré à la maison d’éditions Gallmeister. C’est également mon deuxième David Vann après Aquarium lu en début d’année.

J’attendais beaucoup de cette lecture, peut-être même trop, la cause à tous les avis super positifs lus sur ce roman. Pour ma part, j’ai eu beaucoup de mal avec ce livre, plus d’une semaine pour lire à peine deux cent pages, ce  n’est pas dans mes habitudes, mais je ne suis jamais vraiment rentré dans cette histoire.

Ce fut donc, une lecture difficile pour moi, difficile, mais pas que, elle fut aussi oppressante et par moment angoissante, je me suis senti mal à l’aise tout le long. Rarement un roman m’a fait me sentir comme cela et malheureusement pour moi au final, le bilan est plutôt négatif.

C’est un roman sur les relations père – fils, mais également sur le mal être que peut engendrer des relations à sens unique ou destructrices malgré soi.

Ce livre est divisé en deux parties, l’avant et l’après le drame dont l’on parle en quatrième de couverture. Sur ce dernier, même si il y avait pas mal de signes nous emmenant dans cette direction, j’ai voulu jusqu’au bout que cela se passe autrement, mais non il m’a laissé sans voix, dégoûté avec des hauts le coeur et très mal.

Dans la première partie, on peut se poser la question : est-on prêt à tout abandonné à s’isoler pour échapper à notre vie, vie que l’on par nos choix et nos actions contribué à rendre plus que difficile ? Cette partie du roman, est construite un peu comme un huis-clos, mais en extérieur, sur une petite île déserte, loin de toute civilisation. J’ai retrouvé dans cette partie, ce que j’avais apprécié dans Aquarium, la manière dont à l’auteur de nous faire pénétrer dans les pensées de ses personnages et la façon qu’il nous décrit leurs psychologies. c’est cette partie qui pour moi a été le plus intéressant.

Pour la seconde, que j’ai vraiment trouvé difficile à lire, la cause à des longueurs et trop de descriptions, l’auteur nous parle de la folie, la folie d’une personne. J’ai eu l’impression ‘aller de plus en plus loin dans la folie de cette personne et de ne pas savoir où David Vann cherchait à m’emmener. J’avoue que j’ai, même une fois ce livre terminé, encore un peu de mal à comprendre le but de ce roman.

Bref, vous l’aurez compris, ce n’est pas pour moi la lecture de l’année, malgré tous ce que l’on peut entendre de positif sur ce roman. J’aimerai vraiment savoir pour ceux qui l’on lu ce que vous en avez pensé, et pour les autres, attention, ce n’est pas un livre à mettre dans toutes les mains et à lire quand l’on peut être dans une phase plutôt négative.

Ma note : 05/10

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# 39 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Bon, voilà, je sais que ce rendez-vous est initialement prévu le jeudi, mais mes fins de semaines en ce moment sont plutôt chargées. Je vais donc continuer ce rendez-vous mais sans jours précis, disons entre le jeudi et le dimanche. J’aime beaucoup la poésie et ce petit article hebdomadaire me tient vraiment à coeur donc je n’ai vraiment pas envie de l’arrêter mais je ne veux pas me mettre de pression.

Je vais continuer cette semaine à vous présenter des textes tirés du recueil de poèmes de Philippe Souchet, La provende des sibylles, j’ai commencé à en lire quelques uns et j’aime beaucoup, j’espère donc que vous apprécierez tout autant que moi.

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Brosse à dents

J’ai plongé ma brosse à dents
Dans un verre de lumière, Puis j’ai frotté les poils avec mon pouce,
Près du grand tableau noir,
Faisant naître de centaines d’étoiles.

Aujourd’hui, j’ai créé trois galaxies :
Une verte, en forme de nénuphar,
Une safran, à tête de cheval,
Une bleue, sillage de navire.

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# 23 – Le mardi sur son 31

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Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui, comme tous les mardi, pour que je vous présente un extrait de ma lecture en cours. Cette semaine, toujours dans le cadre du mois Gallmeister, je vous propose quelques lignes de Sukkwan Island de David Vann.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

sukkwan island

Il alluma le feu puis déposa le poisson dans une poêle avec du beurre et du poivre avant de ressortir sous le porche. Il avait l’impression d’être un pionnier, il se sentait si bien qu’il fit le tour de la cabane pour rejoindre son père, le regarder et discuter avec lui jusqu’à ce qu’il se dise que le foyer devait être assez chaud, puis il rentra, tisonna le charbon et mis le poisson à frire.

Ils mangèrent les Dolly Varden sous le porche avec du pain au levain et un peu de laitue en vinaigrette.

Bonne journée à tous.

# 44 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez tous bien et que vos lectures se passent bien. De mon côté tout va bien, je continu mon mois consacré à Gallmeister.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

lesmarches de lamerique

Les marches de l’Amérique de Lance Weller

Aux confins de l’Amérique, au milieu du XIXe siècle, dans une région troublée par d’incessants heurts entre Mexicains et Américains, un chariot poursuit sa route. Aux rênes, Pigsmeat et Tom, deux amis de longue date, se pardonnent l’un à l’autre les massacres auxquels ils ont pris part et tentent d’oublier leur sinistre réputation. Ils escortent Flora, beauté prodigieuse au regard fier que des années d’esclavage n’ont pas réussi à briser. Tous trois ont pris la route du Mexique pour accomplir une vengeance : aller présenter à l’ancien maître de Flora le corps de son fils unique conservé dans un cercueil rempli de sel. Ainsi avancent ces trois victimes malgré elles de la violence d’un monde en construction.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

3. Que vais-je lire ensuite ?

church street

L’enfer de Church Street de Jake Hinkson

Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.

Et vous quelles sont vos lectures du moment ?

Récapitulatif de la semaine

Voilà, je vous souhaites à tous une très belle semaine !

Les marches de l’Amérique

lesmarches de lamerique

Auteur : Lance Weller

Genre : Historique

Edition : Gallmeister

Titre : Les marches de l’Amérique

Quatrième de couverture :

Aux confins de l’Amérique, au milieu du XIXe siècle, dans une région troublée par d’incessants heurts entre Mexicains et Américains, un chariot poursuit sa route. Aux rênes, Pigsmeat et Tom, deux amis de longue date, se pardonnent l’un à l’autre les massacres auxquels ils ont pris part et tentent d’oublier leur sinistre réputation. Ils escortent Flora, beauté prodigieuse au regard fier que des années d’esclavage n’ont pas réussi à briser. Tous trois ont pris la route du Mexique pour accomplir une vengeance : aller présenter à l’ancien maître de Flora le corps de son fils unique conservé dans un cercueil rempli de sel. Ainsi avancent ces trois victimes malgré elles de la violence d’un monde en construction.

Quelques mots sur l’auteur :

Lance weller est né en 1965. Son premier roman, Wilderness, a été nominé pour plusieurs prix littéraires dont le prix Médicis étranger en France en 2013. Il vit à Gig Harbor, dans l’Etat de Washington, avec sa femme et ses chiens.

Ma chronique :

Voici donc ma première chronique en partenariat avec la maison d’éditions Gallmeister. Je tiens vraiment à remercier Clotilde qui sachant que j’avais aimé L’Heure de Plomb de Bruce Holbert m’a gentillement proposé ce roman.

Alors, tout d’abord, j’ai eu vraiment beaucoup de mal à rentrer dans ce roman, pour plusieurs raisons. La première est la sensation de noirceur se dégageant par la plume de Lance Weller, en effet, j’ai adoré la plume de l’auteur et l’effet qu’elle a eu sur moi, mais au départ cet effet sombre m’a un peu perturbé. La seconde raison est les aller-retours entre le passé, le présent et le futur, cela m’a compliqué mon début de lecture. Une dernière chose aussi, et ceux qui commencent à me connaître ne s’en étonneront pas, la longueur des chapitres, il n’y en a que sept, et j’ai vraiment du mal avec cette façon de construire un roman. Je lis souvent le soir avant de dormir ou à des moments où je n’ai pas forcément le temps de lire beaucoup et le fait de ne pas pouvoir forcément finir de chapitre avant d’arrêter ma lecture me gène. Après pour le coup ce n’est que ma façon de voir les choses.

Après ces petits points négatifs, n’allez pas croire que je n’ai pas aimé ce livre, bien au contraire. Ce n’est pas un coup de cœur, mais c’est une petite claque dans ma vie de lecteur. La noirceur qui était un défaut au début, accompagnée de la violence, mais aussi de l’espoir et de l’humanité se dégageant des trois personnages principaux que sont Tom, Pigsmeat et Flora m’auront totalement conquis.

L’auteur nous offre avec ce roman, une fresque historique et pleine d’humanité. Nous découvrons à travers les pages l’expansion des Etats-Unis à travers la conquête de l’Ouest. Nous nous rendons compte de la manière dont cette conquête a été menée et des massacres qu’elle a engendrés. Je suis très admiratif des auteurs qui comme Lance Weller rappellent à travers leurs ouvrages sur quelles fondations est bâtie notre civilisation actuelle.

Sinon, comme tout les romans de chez Gallmeister que j’ai lu dans la collection Nature Writing, les descriptions de l’Amérique, des paysages, des populations et de la façon de vivre à l’époque décrite sont juste sublimes.

En bref, ce livre est un roman sur l’histoire de l’Amérique, sur la barbarie, sur le destin de trois jeunes personnes qui ont en communs un début de vie des plus difficiles et qui pendant toutes leurs existences ont recherchés une véritable raison d’avancer, de marcher et d’affronter cette Amérique en construction. Encore un excellent livre de chez Gallmeister que je conseil à tous ceux qui n’ont pas peur des romans durs et qui souhaitent en apprendre plus sur cette partie de l’histoire des Etats-Unis.

Ma note : 8/10

"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière" Charles Baudelaire

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