# 215 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je continu mes lecture pour #lemoisamericain avec The Main de Trevanian. C’est le deuxième roman que je li de cet auteur après Shibumi. Je vous en propose ce matin un extrait.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Ils avaient tous au moins la quarantaine quand ils ont commencé à jouer ensemble. LaPointe a maintenant cinquante-trois ans et Moishe vient sans doute de dépasser la soixantaine.

David se frotte les mains et regarde ses amis en ricanant.

– Allons, donnes les cartes. La chance était contre moi jusqu’ici ce soir, mais maintenant je tiens la forme. Cet excellent père et moi, nous allons vous faire schneider, mes pauvres petits. Allons. Qu’est-ce que vous attendez pour donner ?

– Rien. Parce que c’est justement à toi de donner David, lui rappelle Moishe.

– Ah ! Tout s’explique. Parfait, allons-y !

David distribue les cartes avec une dextérité tapageuse qui l’amène assez souvent à en retourner une. Chaque fois il dit :

– Et un œuf sur le plat, un !

Mais ses cartes à lui ne se retournent jamais. Le geste large, il les ramasse d’une main et commence à les ranger avec des murmures de satisfaction étonnée destinés à effrayer l’adversaire :

– Tiens donc ! Mets-toi là, ma jolie, dit-il en glissant une bonne carte en place et en l’alignant d’un coup de doigt.

# 245 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Weekend tout gris, weekend de pluie et weekend malade donc weekend bof bof 😉

Du coup, pas un moral de fou pour commencer la semaine, mais bon faisons le point sur nos lectures.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

RevanBane :

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de Emil Ferris

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak. 

Comment tout a commencé de Pete Fromm

Dans une petite ville du Texas perdue au milieu du désert, Austin, quinze ans, et sa soeur aînée Abilene défient l’ennui et la monotonie du paysage en pratiquant avec acharnement le base-ball. Abilene est déterminée à faire d’Austin le meilleur lanceur de tous les temps, et la jeune fille entraîne son frère jusqu’à l’épuisement. Emporté par l’irrésistible exubérance de sa soeur, Austin refuse de voir que quelque chose ne tourne pas rond. Pourtant, les lubies et les disparitions inexpliquées d’Abilene détériorent de plus en plus le climat familial et commencent à compromettre l’avenir du jeune garçon. Lorsqu’il découvre que sa soeur est atteinte de troubles bipolaires, Austin nie la réalité. Mais l’inébranlable complicité qui les unit envers et contre tout semble se fissurer insidieusement.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

RevanBane :

The Main de Trevanian

Années 1970, Montréal. La « Main », autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les immigrants. Bourdonnante d’accents divers, mouvante et bruyante comme la foule qui s’y presse, la Main connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude LaPointe la parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, LaPointe enquête sur un meurtre. Une affaire d’apparence banale qui le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l’inacceptable.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

RevanBane :

Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis

Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l’énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l’histoire américaine du XXe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l’Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d’un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d’une mère insaisissable et le parcours d’une nation en devenir.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Les villes de papier – Une vie d’Émily Dickinson

Autrice : Dominique Fortier

Édition : Grasset

Genre : Biographie

Titre : Les villes de papier – Une vie d’Émily Dickinson

Quatrième de couverture :

Qui était Emily Dickinson  ? Plus d’un siècle après sa mort, on ne sait encore presque rien d’elle. Son histoire se lit en creux  : née le 10 décembre 1830 dans le Massachusetts, morte le 15 mai 1886 dans la même maison, elle ne s’est jamais mariée, n’a pas eu d’enfants, a passé ses dernières années cloîtrée dans sa chambre. Elle y a écrit des centaines de poèmes – qu’elle a toujours refusé de publier. Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des figures les plus importantes de la littérature mondiale.
  
À partir des lieux où elle vécut – Amherst, Boston, le Mount Holyoke Female Seminary, Homestead –, Dominique Fortier a imaginé sa vie, une existence essentiellement intérieure, peuplée de fantômes familiers, de livres, et des poèmes qu’elle traçait comme autant de voyages invisibles. D’âge en âge, elle la suit et tisse une réflexion d’une profonde justesse sur la liberté, le pouvoir de la création, les lieux que nous habitons et qui nous habitent en retour. Une traversée d’une grâce et d’une beauté éblouissantes.

Quelques mots sur l’autrice :

Dominique Fortier est une romancière et traductrice québécoise.

Après un doctorat en littérature à l’Université McGill, Dominique Fortier exerce les métiers de réviseure, de traductrice et d’éditrice.

Elle a traduit une quinzaine d’ouvrages littéraires et scientifiques, dans des disciplines aussi diverses que les sciences politiques, la linguistique et la botanique.

Elle vit à Montréal. Du bon usage des étoiles est son premier roman, il est finaliste au Prix des libraires du Québec 2009.

Le 2 mai 2019, paraît en France, « Au péril de la mer », qui a obtenu le Prix Littéraire du Gouverneur Général 2016.

Elle reçoit le Prix Renaudot essai 2020 pour « Les villes de papier ».

Ma chronique :

J’ai gagné ce livre grâce à l’organisatrice du #lemoisamericain l’année dernière sur Instagram. J’ai donc décidé de le lire cette année pour la nouvelle édition.

Émily Dickinson, poétesse américaine que j’ai découvert grâce à L’heure de plomb de Bruce Holbert qui y glisse quelques vers dans son roman. Depuis, cette autrice m’attire inexorablement à elle, il y a quelque chose de très mystérieux autour d’elle et cela m’intrigue beaucoup. Mon grand regret c’est d’être une bille en anglais et du coup de ne pas pouvoir apprécier à leur juste valeur ses nombreux poèmes. Je me console donc avec les traductions.

Dans, Les villes de papier, Dominique Fortin imagine la vie d’Émily Dickinson, pour cela comme est le précise à la fin de son livre, elle s’est aidé de deux ouvrages traitant de la vie de la poétesse. Mais ce qu’elle explique c’est qu’elle parsème également son roman de passages sortis de son imagination. Le top c’est que l’on ne sait pas lesquels.

Il y a beaucoup de poésie dans ce livre, ce n’est pas un recueil de ceux d’Émily Dickinson, mais la plume de Dominique Fortier est, elle pleine de délicatesse et de poésie c’est super agréable à lire. J’ai vraiment été transporté dans un univers sombre et mystérieux, surtout sur les derniers chapitres qui traitent de l’âge adulte de la poétesse.

Il y a, juste une chose qui m’a moins emballé dans ce livre, c’est les passages dans lesquels Dominique Fortier parle d’elle, je n’ai pas trop compris l’intérêt. Mais bon, cela reste une belle lecture qui me donne envie de me plonger dans la lecture des poèmes. Alors si vous avez des titres de recueils, je suis preneur.

Ma note : 08/10

Une journée pourrie au paradis des truites

Auteur : John Gierach

Édition : Gallmeister

Genre : Nature Writing

Titre : Une journée pourrie au paradis des truites

Quatrième de couverture :

La contemplation des rivières inspire à John Gierach bien plus qu’une belle description de paysages émaillée de secrets de pêche à la mouche. À sa manière sensible et personnelle, il donne vie aux moments et aux choses. Il capture l’essence d’expériences anodines avec l’esprit, le détachement et l’humour d’un sage oriental. Pour un pêcheur, l’oeuvre de Gierach est un pur régal. Pour un non-pêcheur, elle est une réflexion sur notre place dans le monde, qu’on se trouve en pleine nature sauvage ou bien installé dans son fauteuil.

Quelques mots sur l’auteur :

John Gierach est sans conteste le plus célèbre des “écrivains-pêcheurs” américains.

Il grandit dans le Middle West où il suit un cursus de philosophie, avant de s’installer dans l’Ouest américain et d’y découvrir la pêche à la mouche, qui deviendra la grande passion de sa vie.

Installé depuis plus de trente ans à Lyons, dans le Colorado, il est l’auteur d’une vingtaine de livres et collabore régulièrement à divers magazines de pêche et d’activités de plein air. Il tient également une chronique mensuelle dans le New York Times.

Ses textes mêlent les récits plein d’humour de ses aventures de pêche à des réflexions inspirantes sur les grandes questions universelles de l’existence humaine. En 1994, il a reçu le prix Roderick Haig-Brown, décerné par la Fédération Américaine des Pêcheurs à la mouche, qui récompense une œuvre littéraire incarnant la philosophie de la pêche à la mouche et faisant montre d’un profond respect pour les rivières et leurs habitants.

Ma chronique :

Cela faisait longtemps que les romans de John Gierach me faisaient de l’œil. Il s’agit d’un des auteurs marquant chez Gallmeister. Mais voilà, la pèche à la mouche ne m’attirait pas plus que cela, peur de m’ennuyer pendant mes lectures. Malgré cela, j’ai acheté il n’y a pas longtemps, Une journée pourrie au paradis des truites et j’ai décidé de le lire pour #lemoisaméricain organisé sur Instagram.

Et maintenant, me direz-vous ? Et bien, j’aurais pu, j’aurais acheté un billet pour les États-Unis et me serais envolé pour aller pécher dans les rivières décrites par John Gierach. Mais pourquoi n’ai-je pas lu cet auteur plus tôt ? Mais quelle erreur, cette lecture a tellement été rafraichissante. Il y a tellement d’humour et d’intelligence dans la plume de cet auteur. Je n’y connaissais absolument rien en pèche à la mouche, mais cela n’a en rien gêné ma lecture, j’ai eu l’impression de découvrir plein de choses, c’est génial.

John Gierach est en plus plein d’auto-dérision, c’est un régal. Il nous offre plusieurs moments de pèche et plusieurs réflexion sur ce sport et sur la nature qu’il l’entoure chaque jour. J’ai lu quelque part que lire Gierach, c’est comme partager le café du bivouac, et c’est exactement cela. L’impression de partager un moment au bord de la rivière, avec son pote, la canne à la main ou en train de boire un verre, à partager des souvenirs et à refaire le monde.

Mais attention, ne nous y trompons pas derrière l’humour et la bonhomie du pécheur, il y a l’écrivain qui à travers sa plume dresse un magnifique portrait de son Amérique des rivières et des lacs. Il y a l’écrivain qui subtilement inculque à ses lecteurs l’amour de la nature sauvage et du respect que tous nous devons avoir envers celle-ci. Et bien Monsieur Gierach, pour moi, le message est passé et j’espère bien un jour avoir la chance de profiter d’une partie de pèche à la mouche sur une des rivières que vous décrivez si bien.

Voilà donc un roman nécessaire, un roman sur la pèche et sur la nature. Un roman à partager.

Ma note : 10/10

# 244 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Voilà une nouvelle semaine qui commence. Je dois dire qu’en ce moment c’est pas top la forme pour moi, je suis pas mal fatigué et aussi beaucoup de stress. Mais bon qu’à cela ne tienne, j’arrive à lire donc faisons le point 😉

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

RevanBane :

Une journée pourrie au paradis des truites de John Gierach

La contemplation des rivières inspire à John Gierach bien plus qu’une belle description de paysages émaillée de secrets de pêche à la mouche. À sa manière sensible et personnelle, il donne vie aux moments et aux choses. Il capture l’essence d’expériences anodines avec l’esprit, le détachement et l’humour d’un sage oriental. Pour un pêcheur, l’oeuvre de Gierach est un pur régal. Pour un non-pêcheur, elle est une réflexion sur notre place dans le monde, qu’on se trouve en pleine nature sauvage ou bien installé dans son fauteuil.

Les villes de papier – Une vie d’émile Dickinson de Dominique Fortier

Qui était Emily Dickinson  ? Plus d’un siècle après sa mort, on ne sait encore presque rien d’elle. Son histoire se lit en creux  : née le 10 décembre 1830 dans le Massachusetts, morte le 15 mai 1886 dans la même maison, elle ne s’est jamais mariée, n’a pas eu d’enfants, a passé ses dernières années cloîtrée dans sa chambre. Elle y a écrit des centaines de poèmes – qu’elle a toujours refusé de publier. Elle est aujourd’hui considérée comme l’une des figures les plus importantes de la littérature mondiale.
  
À partir des lieux où elle vécut – Amherst, Boston, le Mount Holyoke Female Seminary, Homestead –, Dominique Fortier a imaginé sa vie, une existence essentiellement intérieure, peuplée de fantômes familiers, de livres, et des poèmes qu’elle traçait comme autant de voyages invisibles. D’âge en âge, elle la suit et tisse une réflexion d’une profonde justesse sur la liberté, le pouvoir de la création, les lieux que nous habitons et qui nous habitent en retour. Une traversée d’une grâce et d’une beauté éblouissantes.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

RevanBane :

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de Emil Ferris

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak. 

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

RevanBane :

Comment tout a commencé de Pete Fromm

Dans une petite ville du Texas perdue au milieu du désert, Austin, quinze ans, et sa soeur aînée Abilene défient l’ennui et la monotonie du paysage en pratiquant avec acharnement le base-ball. Abilene est déterminée à faire d’Austin le meilleur lanceur de tous les temps, et la jeune fille entraîne son frère jusqu’à l’épuisement. Emporté par l’irrésistible exubérance de sa soeur, Austin refuse de voir que quelque chose ne tourne pas rond. Pourtant, les lubies et les disparitions inexpliquées d’Abilene détériorent de plus en plus le climat familial et commencent à compromettre l’avenir du jeune garçon. Lorsqu’il découvre que sa soeur est atteinte de troubles bipolaires, Austin nie la réalité. Mais l’inébranlable complicité qui les unit envers et contre tout semble se fissurer insidieusement.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Atmosphère

Autrice : Jenny Offill

Édition : Dalva

Genre : Contemporain

Titre : Atmosphère

Quatrième de couverture :

Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Et si, comme Lizzie on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéos. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école.

Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons.

Quelques mots sur l’autrice :

Jenny Offill est née en 1968 et a passé sa vie aux quatre coins des États-Unis. Après ses études, elle exerce une foule de petits boulots (serveuse, caissière, secrétaire médicale, etc.) avant de publier son premier livre en 2000. Elle est aujourd’hui l’autrice de trois romans salués par la critique et distingués par diverses reconnaissances littéraires et de plusieurs ouvrages pour la jeunesse. Jenny Offill est également professeure de littérature et éditrice free-lance.

Ma chronique :

Les éditions Dalva nous proposent comme troisième roman, Atmosphère de Jenny Offill, autrice américaine, et quelle belle idée, ce roman est comme annoncé sur la quatrième de couverture un incontournable pour les amoureux de l’Amérique.

Lizzie est bibliothécaire, a la quarantaine, une famille à porter sur ses épaules et est un peu philosophe. De plus, elle a accepté un second job et répond à des emails qui sont destinés à une spécialiste de la crise climatique. Du coup, elle nous offre ses disgressions sur la vie, elle nous fait vivre ses rencontres et nous dévoile les échanges mails auxquels elle répond. La forme est parfaite, même si au premier abord cela peut-être perturbant.

J’ai aimé le climat de ce roman, entre éco-anxiété, psychose sociale et peur de l’avenir. Nous sommes juste avant et juste après l’élection de Trump. C’est le moment où l’Amérique est assez divisée et où les peurs pour l’avenir surgissent. Alors entre des lecteurs un peu décalés, un frère complètement nocif et un mari juif et parano, cette mère de famille à de quoi bien cogiter.

Il y a plein d’humour dans ces pages, Jenny Offill par le biais de Lizzie nous fait partager une vie plutôt classique mais perturbée par ce qu’il se passe dans le monde et aux États-Unis, c’est extrêmement bien écrit et parfaitement dosé.

Une lecture qui amène à réfléchir tout en étant à la porté de tous. C’est le genre de livre qui aide à comprendre la société d’aujourd’hui. Il faut le lire et ne pas passer à côté.

Ma note : 10/10

Soif

Autrice : Amélie Nothomb

Édition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Titre : Soif

Quatrième de couverture :

« Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

Quelques mots sur l’autrice :

Depuis 1992 et Hygiène de l’assassin, tous les livres d’Amélie Nothomb ont été publiés aux éditions Albin Michel. Elle a reçu, entre autres, le prix Chardonne, le Grand prix du roman de l’Académie française, le prix de Flore, et le Grand prix Jean Giono pour l’ensemble de son oeuvre. Ses oeuvres sont traduites dans 40 langues, des U.S.A. au Japon.

Ma chronique :

Second roman d’Amélie Nothomb lu cet été après Premier Sang. Celui-ci est sorti en 2019.

Que vous dire ? A part que malgré le peu de pages de ce roman, je l’ai trouvé d’une longueur… Mais vraiment pourquoi ce sujet ? J’ai trouvé que c’était fade, aucune profondeur dans les dialogues, vraiment rien. Bon, je ne vais pas nier le fait que Amélie Nothomb a une belle plume, mais cela ne suffit pas tout le temps.

Bon la religion, même si je connais, ce n’est pas mon dada, mais ici, je trouve que Amélie Nothomb fait montre de beaucoup de condescendance et je n’ai pas aimé.

Je ne vais pas en rajouter, je n’ai pas aimé, cela arrive. Rendez-vous l’été prochain.

Ma note : 02/10 (pour la plume)

Premier sang

Autrice : Amélie Nothomb

Édition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Titre : Premier sang

Quatrième de couverture :

« Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. »

Quelques mots sur l’autrice :

Depuis 1992 et Hygiène de l’assassin, tous les livres d’Amélie Nothomb ont été publiés aux éditions Albin Michel. Elle a reçu, entre autres, le prix Chardonne, le Grand prix du roman de l’Académie française, le prix de Flore, et le Grand prix Jean Giono pour l’ensemble de son oeuvre. Ses oeuvres sont traduites dans 40 langues, des U.S.A. au Japon.

Ma chronique :

J’ai découvert Amélie Nothomb l’année dernière avec Les aérostats, grâce à ma copine d’aventure Lucille, j’avais plutôt apprécié ma lecture mais j’étais resté sur ma faim. Cette année, toujours grâce à Lucille, j’ai lu son dernier roman qui est paru cet été.

Premier sang, ou l’histoire du père d’Amélie Nothomb, Patrick. J’ai trouvé ce roman super intéressant. Patrick n’a pas connu son père et est élevé par ses grands-parents maternel. Sous prétexte qu’ils le jugent un peu tendre, il est envoyé chez les Nothomb en pleine Forêt Noire.

Il faut savoir que le père d’Amélie Nothomb est décédé au tout début du confinement, ce roman est donc certainement une manière pour l’autrice de faire son deuil. Dans ce roman, justement, il est question de la quête et du manque du père, il est question des relations familiales qui peuvent être soit inexistantes, soit nocives, ou au contraire qui peuvent faire grandir et évoluer. Pour Patrick, c’est un peu tout cela.

C’est un roman court comme toujours avec Amélie Nothomb, donc je ne vais pas vous en dire beaucoup plus. Sachez juste, que j’ai vraiment apprécié les tournures de phrases et la plume de l’autrice. J’ai bien ri également. Pour le coup ce fut un vrai bon moment de lecture.

Ma note : 09/10

# 213 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je partage avec vous un extrait du premier roman de John Gierach que je li. Il s’agit de « Une journée pourrie au paradis des truites ».

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

J’habite la même maison depuis 1977, mais, évidemment, ce n’est plus aussi paisible par ici qu’à mon emménagement il y a dix-huit ans. La petite ville au bout de la route s’est étendue jusqu’à moi, et, quoique je sois toujours officiellement hors de la commune, sa limite vient désormais coller celle de ma propriété, et c’est un peu trop près pour que je me sente vraiment à l’aise. On ne cesse de me demander de me rattacher à la commune, et je me tue à répondre que si j’avais voulu vivre en ville, je me serais acheté d’emblée une maison en ville.

"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière" Charles Baudelaire

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