ad-diction

Autrice : Guilhaine Chambon

Éditions : Le Lys Bleu Éditions

Titre : Ad-diction

Genre : Roman

Quatrième de couverture :

Ce livre nous plonge au coeur de la vie d’une femme, Marthe, la soixantaine. Une vie banale, une fille qui représente beaucoup pour elle. Tout va basculer le jour où elle tombe dans la lecture comme d’autres dans la drogue. Elle qui ne lisait pas va se découvrir une passion pour les livres, en trouvant par hasard L’écume des jours de Boris Vian abandonné sur un siège du métro. À partir de ce jour, sa passion va grandir et prendre une part démesurée dans sa vie. Comme toute addiction, la lecture a aussi des effets pervers. Un jour, elle décide sur un coup de tête de voler deux livres à fort tirage dans une librairie pour les jeter à la poubelle. C’est le début d’un engrenage plutôt kafkaïen avec condamnation du tribunal, obligation de se soigner, psy et groupe de paroles… Ce livre nous fait basculer insensiblement dans un univers surréaliste et angoissant et se situe dans la lignée de Kafka et Boris Vian.

L’autrice en quelques mots :

De formation juridique et littéraire, Guilhaine Chambon a mené de front une vie de mère de famille active, tout en s’adonnant à ses passions artistiques. Comédienne au théâtre comme au cinéma, modèle pour photographe, elle écrit depuis très longtemps. Poésie, monologues, pièces de théâtre. Elle a participé à divers festivals à Paris où ses textes, mis en scène, furent très appréciés par le public. Porteuse de projets au théâtre, elle pratique aussi la peinture et la sculpture. Elle est l’auteure du roman Résultat des courses, publié en 2016 chez Edilivre, qui est republié aux éditions du Lys bleu en novembre 2020. Elle a été lauréate au grand prix Poésie RATP 2016, finaliste grand prix de court (poésie), Short Édition, en 2017 et en lice pour le grand prix poésie Short Édition 2018. Son roman Ad-Diction est au Lys Bleu Éditions en octobre 2020.

Ma chronique :

Je tiens en premier lieu à remercier Guilhaine Chambon pour cet envoi qui m’a beaucoup touchée, et pour la confiance qu’elle m’a accordée en me confiant la lecture de son roman.

La rencontre entre Marthe de Boris Vian au travers de son roman L’écume des jours va littéralement changer sa vie de mère célibataire et lui faire se découvrir une véritable passion.
Cette jeune mère dont le mari est parti sans laisser d’adresse et qui ne se consacrait qu’à sa fille va découvrir la littérature, la passion des livres, l’amour des mots, et la douce odeur de papier qui se dégage des pages de ses livres.

Après une nuit blanche, Marthe a terminé de lire ce premier roman, et l’état de manque se fait déjà ressentir. Il lui en faut un autre, absolument; son choix se portera sur Le diable au corps, qu’elle lira en quelques heures.
Mais encore une fois, le manque est là, il s’insinue en elle, elle a faim de mots. Deux livres ne lui suffisent pas.
En acheter un autre? Non, son budget ne lui permet pas et elle ne se permet qu’un livre par semaine.
La bibliothèque municipale? Oui, elle a essayé, mais rendre les livres est un crève-cœur pour Marthe.
Alors elle craque, cède à son addiction et passe d’un livre par semaine à deux, puis trois ! Elle aime les livres, c’est comme ça.

Et puis un jour, elle vole deux livres; elle décide de les soustraire au public parce qu’elle les juge nuls et sans intérêt, qu’il ne méritent pas d’être lus et encore moins comparés à ces grands auteurs scandinaves qu’elle admire. Alors elle les vole…. et les jette!

Marthe reconnaît les faits, et sera sévèrement jugée par le tribunal. Elle devra assumer ses actes et devra suivre une thérapie des plus strictes.

L’histoire continue, vous vous en doutez, mais c’est à vous de la découvrir!

Pour ma part, je me suis énormément attachée à Marthe; les épreuves qu’elle a traversées ont fait d’elle la femme qu’elle est devenue, et elle ne peut qu’être fière d’elle. Et le vol de ces livres, qu’elle n’avait en rien prémédité, mais assumé, va lui permettre finalement de renouer les liens maternels avec sa fille et de rencontrer l’Amour.
Mais pas seulement! Marthe va apprendre à s’affirmer, à dire ce qu’elle pense et à faire ce qu’elle dit! Et si c’est nouveau pour elle, c’est surtout libérateur.

C’est une très belle histoire écrite avec beaucoup de douceur; Guilhaine Chambon sait si bien décrire les émotions qu’elle nous entraîne dans l’histoire, nous fait entrer dans le livre!
Je ne peux pas dire que je me suis identifiée à Marthe, mais je me suis très souvent insurgée contre ce que les médecins lui faisaient subir, et j’avais envie de me révolter à sa place, de dire « non, ça suffit »!

Alors même si je n’ai pas été conquise par certains passages du livre, et notamment les traitements qu’elle a dû suivre, j’ai aimé le thème de l’addiction, abordé en toute transparence, en toute honnête; que nous serions capables de faire pour assouvir notre soif, notre besoin d’avoir?
Vaste question….
Moi-même, je reconnais que parfois mes lectures me coupent un peu de mon entourage, de la société, et de ce qui se passe autour de moi. Les reproches qu’Églantine, la fille de Marthe, lui fait, sont fondés… Il nous arrive de ne faire que ça, lire, pour nous évader, vivre une autre vie, décompresser, oublier nos soucis du quotidien pendant quelques heures.. pour nous, mais de trop longues heures, peut-être, pour notre entourage…?

Ce fut donc pour moi une lecture pleine d’émotions, de joies, de peines, une lecture sucrée, suave et délicate que je vous conseille!

C’est le premier roman que je lis de cette autrice, et j’ai très envie de découvrir ses autres romans!

Ma note : 8/10

Goat Mountain

Auteur : David Vann

Titre : Goat Mountain

Éditions : Gallmeister

Genre : Roman noir

Quatrième de couverture :

Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les deux cent cinquante hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent à travers la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme.

L’auteur en quelques mots :

David Vann est un écrivain américain.

Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d’un catamaran avec lequel il s’apprête à effectuer un tour du monde à la voile en solitaire

Auteur de plusieurs livres, il vit en Californie où il est professeur de creative writing à l’université de San Francisco.

Les plus notables de ses écrits sont: « A Mile Down: The True Story of a Disastrous Career at Sea » (l’histoire du naufrage d’un bateau construit par l’auteur) et un recueil de nouvelles, Legend of a Suicide (inspiré par le suicide de son père).

« Sukkwan Island » est son premier roman traduit en français, pour lequel il reçoit le prix Médicis étranger en novembre 2010, le prix des lecteurs de L’Express, le prix des Lecteurs de la Maison du Livre de Rodez et le prix du Marais en 2011. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

Il partage aujourd’hui son temps entre la Nouvelle-Zélande où il vit et l’Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature.

Ma chronique :

Goat Mountain, d’une simple partie de chasse à un massacre en famille…
Après Sukkvan Island, David Vann continue d’explorer les relations familiales hors normes, écorchées, fragilisées.

C’est donc naïvement (oui, je sais, je vous vois déjà en train de sourire: David Vann / naïveté … quand on connaît l’auteur, ce n’est pas mon meilleur atout pour le lire !!) que j’ai débuté ma lecture, en suivant un jeune garçon de 11 ans, son père, son grand-père et Tom, un ami de la famille, qui se retrouvent sur Goat Mountain pour une partie de chasse. Il est convenu qu’à 11 ans, il est en âge de tuer son premier cerf.

Bien entendu, rien ne se déroulera comme prévu: c’est un braconnier qui sera sa première victime… Il a appuyer sur la détente, l’a vu s’écrouler, n’a rien ressenti…. ça y est, il a tuer, se dit-il.

Oui, mais c’est un être humain, un cadavre qui désormais ne les quittera plus, et au sens propre du terme…

Mais c’est un cerf qu’il est venu tuer, alors il le tuera, et l’histoire du braconnier vous semblera bien légère à côté de ce pauvre animal qui sera tout aussi victime que ce jeune garçon qui se retrouve bien malgré lui l’acteur principal de cette tuerie ignoble, sous le commandement de son grand-père, un homme parfaitement immonde et insensible.

Je m’attendais à un roman de la même teneur que Sukkvan Island. Si sur le fond, j’ai retrouvé ces personnages dérangés et dérangeants, ces paysages grandioses qui amplifient la noirceur de l’histoire, j’ai trouvé dans Goat Mountain certaines longueurs, qui se répétaient. Les références à Caïn et Abel ne servaient pas forcément l’histoire, et j’avais parfois l’impression désagréable de tourner en rond. A force de vouloir appuyer là où ça fait mal, David Vann en a peut-être trop fait, et cela m’a gêné dans le sens où j’ai trouvé de nombreux passages plats et sans intérêt.

Mais paradoxalement, j’ai retrouvé l’auteur au travers de scènes absolument ignobles, et écœurantes, et profondément inhumaines, décrites avec minutie, avec précisions, dans son style qui lui est propre, avec sa façon qu’il a de disséquer le nature humaine et ses sentiments. Même si certaines scènes sont parfaitement ignobles, j’ai repris goût à ma lecture, qui s’était perdu dans des longueurs sans intérêt.

Je suis donc assez mitigée par ce roman: ce fut un lecture éprouvante, vraiment, épuisante psychologiquement, mais entachée par ces longueurs et cette sensation que je tournais en rond et que je n’allais arriver nulle part.

C’est un huit clos glaçant, un clan mené d’une main de fer par le grand-père, mais ce fut trop de violence pour moi cette fois.
Et quand David Vann écrit la violence, et la décrit, la violence, il sait faire et il va loin. Trop loin pour moi…

Ma note : 7/10

# 185 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Comme vous avez pu le constaté hier, je n’ai pas beaucoup avancé dans ma lecture, je vous partage donc aujourd’hui un autre extrait de Justice Indienne.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Après avoir présenté ma pièce d’identité, j’entrai dans la pièce principale. Un nuage de fumée de cigarettes planait au-dessus des joueurs comme un voile cancérigène. D’un pas tranquille, je contournai les machines à sous pour atteindre le minuscule bar et demander un coca. Notre seul et unique avantage sur le casino de Pine Ridge voisin était que nous servions de l’alcool, bien qu’il n’y eût pas de véritable bar ni de salle pour s’asseoir avec un verre. En m’approchant du comptoir, j’aperçus Tommy. Même si la matinée n’était pas terminée, je voyais bien qu’il avait déjà un coup dans le nez, si ce n’est deux.

# 213 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

C’est reparti pour une semaine de travail ! Je vous avoue que je suis un peu perplexe avec ce qui se passe avec le Covid, j’ai l’impression que l’on ne va jamais s’en sortir … Cela devient pesant, fatiguant, démoralisant … Bref c’est compliqué pour tout le monde cette période qui n’en finie pas. Bon avec ma femme nous avons d’autres choses en tête, heureusement, tandis qu’Ann’Gaëlle reprend le chemin du boulot après une semaine d’arrêt. Alors que ce soit pour elle ou pour moi, nous vous présentons un « C’est lundi … » à l’identique de celui de la semaine dernière.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

Sauvage de Jamey Bradbury

À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.

Les yeux bleus de Sébastien Didier

1986. Une famille est assassinée dans sa villa près de Saint-Paul de Vence. Le père, la mère et leurs jumeaux d’à peine trois ans. Comment oublier ce crime monstrueux ?

2018. À Nice, le petit Maxime est enlevé en pleine journée dans le jardin de la maison familiale. 

Aussitôt, les médias s’emballent, la police est sur les dents. Car l’enfant n’est pas n’importe qui : il est le petit-fils de Claude Cerutti, homme d’affaires à la réputation sulfureuse et puissante figure locale. 

Lorsque la tante de Maxime est soupçonnée d’avoir organisé l’enlèvement, le clan Cerruti est au bord de l’implosion. Pour le patriarche, cela ne fait aucun doute : à travers cet enlèvement, c’est lui qui est visé.

Lui, son nom, sa famille. Et ses secrets.

RevanBane :

Justice indienne de David Heska Wanbli Weiden

Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d’enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C’est là qu’intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à cœur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu’une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins. 

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Sauvage de Jamey Bradbury

Les yeux bleus de Sébastien Didier

RevanBane :

Justice indienne de David Heska Wanbli Weiden

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

La neige, c’est surfait et autres nouvelles de Cécile Guéguen

« Nouvelle: sorte de roman très court; récit d’aventures intéressantes ou amusantes » (définition du dictionnaire Littré). Désormais aussi reconnues que les romans, les nouvelles couvrent les mêmes thèmes. Dans ce recueil, se mêlent des nouvelles policières de toutes tailles: qu’est-il arrivé à la pauvre Lola? Qui a tué cette « si Douce Enfant »? Êtes- vous le Docteur Jekyll ou Mister Hyde ? Comment un cadavre a-t-il participé malgré lui au Carnaval de Dunkerque?… Autant d’interrogations qui trouveront peut-être leurs réponses dans ces courts récits. Lorsqu’un tournage amateur à l’occasion d’une soirée d’Halloween tourne au cauchemar ou qu’un appartement en plein coeur de Tokyo s’anime, le lecteur entre de plain pied dans le monde des nouvelles fantastiques. Le Noël de Mickaël Crampton Junior nous entraîne dans le monde des contes de Noël si cher au célèbre C. Dickens.

RevanBane : 

Nos corps étrangers de Carine Joaquim

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l’agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et l’insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n’existent plus, d’oublier les trahisons ? Et si c’était en dehors de cette famille, auprès d’autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ?

Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions naissantes comme les relations détruites, les incompréhensions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 184 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Comme vous le savez je lis peu en ce moment me voilà donc à vous proposer un nouvel extrait de ma lecture en cours, le premier roman de David Heska Wanbli Weiden, Justice indienne.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

– Je ne sais pas.

– Savez-vous quand ils ont commencé à vendre ? Sur la réserve ?

– Je ne sais pas trop, Nathan – mon neveu – a raconté qu’ils la lui avaient donnée gratuitement. Peut-être que c’est des conneries, ceci-dit ; ce n’est qu’un gamin.

– Vous dites qu’ils la lui ont donnée ?

J’acquiescai.

Il but une gorgée de son soda à la noix de coco.

– Quel âge à votre neveu ?

– Quatorze ans.

– Vous êtes sûr que la transaction a eu lieu sur le territoire de la réserve ?

– Ouais, au lycée. C’est ce que Nathan m’a dit.

Il sortit un petit carnet de sa poche et se mit à écrire.

# 212 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Ce matin, j’ai ouvert mon livre pourtant cela faisait une semaine que je n’y avait pas touché. Vous savez, j’ai la tête tellement pleine que c’est compliqué de tout gérer. Pour vous donner des nouvelles de notre projet, cela se concrétise très sérieusement, je ne peux pas trop en dire ici, mais j’espère vous annoncer une très belle nouvelle d’ici quelques semaines. En attendant, ma tête bouillonne et j’ai du mal à me concentrer sur ma lecture … Voici donc un C’est lundi qui ne change pas trop de celui de la semaine dernière.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

Sauvage de Jamey Bradbury

À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.

Les yeux bleus de Sébastien Didier

1986. Une famille est assassinée dans sa villa près de Saint-Paul de Vence. Le père, la mère et leurs jumeaux d’à peine trois ans. Comment oublier ce crime monstrueux ?

2018. À Nice, le petit Maxime est enlevé en pleine journée dans le jardin de la maison familiale. 

Aussitôt, les médias s’emballent, la police est sur les dents. Car l’enfant n’est pas n’importe qui : il est le petit-fils de Claude Cerutti, homme d’affaires à la réputation sulfureuse et puissante figure locale. 

Lorsque la tante de Maxime est soupçonnée d’avoir organisé l’enlèvement, le clan Cerruti est au bord de l’implosion. Pour le patriarche, cela ne fait aucun doute : à travers cet enlèvement, c’est lui qui est visé.

Lui, son nom, sa famille. Et ses secrets.

RevanBane :

Justice indienne de David Heska Wanbli Weiden

Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d’enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C’est là qu’intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à cœur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu’une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins. 

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Sauvage de Jamey Bradbury

Les yeux bleus de Sébastien Didier

RevanBane :

Justice indienne de David Heska Wanbli Weiden

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

La neige, c’est surfait et autres nouvelles de Cécile Guéguen

« Nouvelle: sorte de roman très court; récit d’aventures intéressantes ou amusantes » (définition du dictionnaire Littré). Désormais aussi reconnues que les romans, les nouvelles couvrent les mêmes thèmes. Dans ce recueil, se mêlent des nouvelles policières de toutes tailles: qu’est-il arrivé à la pauvre Lola? Qui a tué cette « si Douce Enfant »? Êtes- vous le Docteur Jekyll ou Mister Hyde ? Comment un cadavre a-t-il participé malgré lui au Carnaval de Dunkerque?… Autant d’interrogations qui trouveront peut-être leurs réponses dans ces courts récits. Lorsqu’un tournage amateur à l’occasion d’une soirée d’Halloween tourne au cauchemar ou qu’un appartement en plein coeur de Tokyo s’anime, le lecteur entre de plain pied dans le monde des nouvelles fantastiques. Le Noël de Mickaël Crampton Junior nous entraîne dans le monde des contes de Noël si cher au célèbre C. Dickens.

RevanBane : 

Nos corps étrangers de Carine Joaquim

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l’agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et l’insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n’existent plus, d’oublier les trahisons ? Et si c’était en dehors de cette famille, auprès d’autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ?

Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions naissantes comme les relations détruites, les incompréhensions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Le veilleur des songes

Autrice : Elisabeth Larbre

Éditions : Fauves Éditions

Genre : Contemporain

Titre : Le veilleur des songes

Quatrième de couverture :

Une nuit d’automne, les habitants d’un charmant village se trouvent confrontés à un drame aussi terrible qu’inattendu. Dès lors ce joli cadre champêtre va devenir malgré lui le théâtre de lourdes révélations. Par la bouche et les yeux d’un mystérieux narrateur, le lecteur se voit entraîné au fin fond de cette campagne secouée par les secrets bien gardés de ses habitants. Chacun tisse sa toile et très vite la vie de tous se mêle et s’entremêle. Un couple se déchire, un ado à l’esprit fragile et pervers fait les quatre cents coups, un paysan aux mœurs inavouables se confronte à un capitaine de gendarmerie, un jeune veuf solitaire, ivre du matin au soir, devient pour tous ou presque la cible parfaite…

Quelques mots sur l’autrice :

Élisabeth Larbre habite dans les Côtes-d’Armor. 

En parallèle d’une carrière de biochimiste, elle a toujours cultivé une passion pour l’art, par la pratique de la musique, du théâtre ou de l’écriture.

Ma chronique :

Je tiens à remercier Elisabeth Larbre et les éditions Fauves pour l’envoi de ce roman.

Dans ce roman, le second de cette autrice, nous faisons la connaissance d’un narrateur omniscient, j’ai trouvé cette idée très originale et cela amène une réelle proximité entre le lecteur et le conteur, ce veilleur des songes qui observe sans pouvoir intervenir la vie dans ce village de campagne. Il y a un vrai côté nature dans ce roman qui forcément m’a plu.

Ce roman est un savant mélange de polar et de drame social, tout commence avec un banal accident de voiture mais cela va entraîner toute une communauté dans une sorte de spirale infernale. Le rythme est bien mené, l’écriture est fluide et l’on suit l’enquête avec plaisir. Un gros point fort de ce roman selon moi c’est la psychologie des personnages… Elisabeth Larbre a imaginé des personnages qui ont tous pour une raison ou une autre une extrême solitude en eux. J’ai adoré Linda et Clément par exemple.

Ce roman se lit comme un conte, une sorte d’histoire qui nous retourne le cerveau jusqu’à la toute fin. Cela m’a un peu fait l’effet, vous savez, d’être un jeune, parmi d’autre assis autour d’un vieux monsieur qui nous conterait une histoire. J’ai vraiment bien aimé cette lecture qui sort de l’ordinaire.

Ma note : 08 / 10

#183 Le mardi sur son 31

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Bonjour à tous,

Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce deuxième Mardi sur son 31 de l’année ! J’espère que tout le monde va bien malgré un contexte très anxiogène, et que ce début d’année vous apporte ces petits instants de bonheur qui savent nous donner le sourire et illuminer nos journées.
Anthony, je croise les doigts pour que votre rêve à toi et à Stéphanie se réalise et vous comble de joie !
Allé, trève de blabla ! C’est donc avec plaisir que je vous oartage aujourd’hui un extrait de ma lecture en cours et qui me fait voyager comme aucun livre ne m’avait encore fait voyager jusqu’à présent, Sauvage, de Jamey Bradbury.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

A TON âge, j’étais vraiment comme toi, m’a dit Maman.
Elle s’est assise sur le rebord de mon lit, a essayé de repousser les cheveux qui me tombaient sur le visage. J’ai eu un mouvement de recul, encore en colère.
Elle a soupiré.
J’ai peut-être même commencer à courir dans les bois alors que j’étais plus jeune que toi, a t-elle poursuivi. Je courais après mes grands frères, je traquais des animaux. Je n’ai jamais appris à poser des pièges comme toi. Mais je passais des heures dehors et je rentrais à la maison couverte de boue. J’étais une petite sauvage.
Je la scrutais à travers le rideau de mes cheveux emmêles.
Elle était propre et rose, sortait tout juste d’une douche chaude, drapée dans son peignoir blanc duveteux. Les lunettes qu’elle mettait pour voir et travailler de près, pour coudre par exemple, étaient posées sur son nez. Ses ongles étaient coupés, ses cheveux mouillés mais peignés.
Non, t’étais pas comme moi, j’ai dit.
Elle a souri.
Crois-le ou non.
Pourquoi tu sors jamais dans notre forêt, alors? je lui ai demandé.
Les gens changent, m’a-t-elle dit.

211 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Pas mal de choses à vous dire ce matin … Je ne suis pas hyper présent sur Instagram et sur vos blogs et même sur celui-ci d’ailleurs. je n’ai pas fais de bilan pour les mois de novembre et de décembre ni même de bilan annuel, j’ai même une chronique en retard ce qui est assez rare. Mais voilà c’est je l’espère pour la bonne cause, vous savez qu’avec ma femme nous sommes dans une procédure d’adoption… Je vous avais parlé il y a quelques semaines que nous avions été contactés par un autre département que le notre, et bien nous avons eu un entretien avec deux psychologues qui s’est bien passé car elles veulent nous revoir le 14 pour nous présenter le dossier d’un enfant. C’est juste méga hyper stressant, surtout que malgré que l’on nous présente le dossier rien ne nous assure que cet enfant sera pour nous… Mais on y croit à fond et cela est déjà un grand bouleversement. Autant vous dire que les prochains jours et prochaines semaines j’aurais la tête bien occupée et donc serais moins présent. Mais pas de panique Ann’Gaëlle a quelques chroniques en réserve, surtout qu’elle a reçu pour Noël une liseuse et que du coup elle arrive à avoir plusieurs lectures en même temps. Le blog continuera donc à être alimenté. Voilà les nouvelles 😉

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

Sauvage de Jamey Bradbury

À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.

Comme toi de Lisa Jewell

Ellie a disparu à l’âge de quinze ans. Sa mère n’a jamais réussi à faire son deuil, d’autant plus que la police n’a retrouvé ni le coupable ni le corps. Dix ans plus tard, cette femme brisée doit pourtant se résoudre à tourner la page. C’est alors qu’elle fait la connaissance de Floyd, un homme charmant, père célibataire, auquel elle se lie peu à peu. Mais lorsqu’elle rencontre la fille de celui-ci, Poppy, âgée de neuf ans, le passé la rattrape brutalement : cette fillette est le portrait craché de sa fille disparue… 

RevanBane :

Justice indienne de David Heska Wanbli Weiden

Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d’enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C’est là qu’intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à cœur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu’une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins. 

Loin des clichés, Justice indienne pose un regard sans fard sur la vie des Indiens Lakota, confrontés plus que jamais à la question universelle : peut-on se faire justice soi-même ?

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Sauvage de Jamey Bradbury

Les yeux bleus de Sébastien didier

1986. Une famille est assassinée dans sa villa près de Saint-Paul de Vence. Le père, la mère et leurs jumeaux d’à peine trois ans. Comment oublier ce crime monstrueux ?

2018. À Nice, le petit Maxime est enlevé en pleine journée dans le jardin de la maison familiale. 

Aussitôt, les médias s’emballent, la police est sur les dents. Car l’enfant n’est pas n’importe qui : il est le petit-fils de Claude Cerutti, homme d’affaires à la réputation sulfureuse et puissante figure locale. 

Lorsque la tante de Maxime est soupçonnée d’avoir organisé l’enlèvement, le clan Cerruti est au bord de l’implosion. Pour le patriarche, cela ne fait aucun doute : à travers cet enlèvement, c’est lui qui est visé.

Lui, son nom, sa famille. Et ses secrets.

RevanBane :

Justice indienne de David Heska Wanbli Weiden

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

La neige, c’est surfait et autres nouvelles de Cécile Guéguen

« Nouvelle: sorte de roman très court; récit d’aventures intéressantes ou amusantes » (définition du dictionnaire Littré). Désormais aussi reconnues que les romans, les nouvelles couvrent les mêmes thèmes. Dans ce recueil, se mêlent des nouvelles policières de toutes tailles: qu’est-il arrivé à la pauvre Lola? Qui a tué cette « si Douce Enfant »? Êtes- vous le Docteur Jekyll ou Mister Hyde ? Comment un cadavre a-t-il participé malgré lui au Carnaval de Dunkerque?… Autant d’interrogations qui trouveront peut-être leurs réponses dans ces courts récits. Lorsqu’un tournage amateur à l’occasion d’une soirée d’Halloween tourne au cauchemar ou qu’un appartement en plein coeur de Tokyo s’anime, le lecteur entre de plain pied dans le monde des nouvelles fantastiques. Le Noël de Mickaël Crampton Junior nous entraîne dans le monde des contes de Noël si cher au célèbre C. Dickens.

RevanBane : 

Nos corps étrangers de Carine Joaquim

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l’agitation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convaincus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrouver le bonheur et l’insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n’existent plus, d’oublier les trahisons ? Et si c’était en dehors de cette famille, auprès d’autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ?

Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions naissantes comme les relations détruites, les incompréhensions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Le réveil de karl

Auteur : Teddy Pirès

Titre : Le réveil de Karl

Éditions : Le Lys Bleu Éditions

Genre : Fiction

Quatrième de couverture :

Brémard, village de Dordogne, est si petit qu’il n’apparaît sur aucune carte. Il ne compte que huit cents habitants, une boulangerie, une école, un bar-tabac et rien de plus, ou si peu, une église, un jardin vert et sa vieille balançoire rouillée, une vieille cabine téléphonique et une route dont les goudrons rosés sembleraient avoir, tout comme ses habitants, mille ans. Tout va plutôt bien pour Karl, jusqu’au jour où des individus débarquent d’une autre planète avec en tête un plan des plus déroutant…

L’auteur en quelques mots :

Ayant grandi et évolué dans un univers artistique principalement musical, Teddy Pires est un auteur en herbe. Il nous propose aujourd’hui Le réveil de Karl, un récit loufoque et théâtral, traduisant son profond désir de transmettre ses passions et une vision caricaturale de notre époque.

Ma chronique :

C’est un roman très différent de ce que j’ai l’habitude de lire que je viens vous présenter aujourd’hui.
Et je tiens à remercier Teddy Pirès pour son envoi, et pour la confiance qu’il a bien voulu m’accorder en me confiant la lecture de son livre.

Pour être tout à fait franche, quand l’auteur m’a demandé si j’étais intéressée et que je suis allée lire le résumé sur internet, j’avais tout pris au second degré. Donc les hommes d’une autre planète, je ne le voyais pas du tout comme tel ! Puis j’ai reçu le livre et l’ai vite commencé, attirée par cette belle couverture aux couleurs vives, dessinée par sa fille alors qu’elle n’avait que 3 ans (elle doit en avoir 20 aujourd’hui!).

J’ai donc fait la connaissance de Karl, qui se rend à une séance chez son psy, et l’auteur nous fait directement rentrer dans le vif du sujet, dès le début de notre lecture, avec une question que le psy pose à Karl….
« – Alors Jimmy, comment va votre micro-ondes? demande Frantz en enchaînant lui aussi 18 poignées de mains.
– Je m’appelle Karl… et je n’ai pas de micro-ondes ».

Alors là, à dix mille lieux de ma dimension habituelle, je fronce les sourcils; Quoi…? Qu’est ce que c’est que ça…?!! Pourquoi il parle de micro-ondes??

Je continue ma lecture, intriguée, et me retrouve embarquée dans une histoire des plus absurdes, qui n’a ni queue ni tête…
Mais qui m’a tellement fait rire !! D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais autant ri au cours d’une lecture! Divertissante, amusante, drôle, absurde (et pour cause, mais seuls celles et ceux qui l’ont lu comprendront!), décalée, burlesque !

Je rigolais toute seule en lisant les dialogues dans lesquels l’auteur s’amuse à coller des mots les uns aux autres, rendant le truc imprononçable, mais qu’il répète 3 ou 4 fois, … fou rire assuré !
Des jeux de mots, une imagination débordante, beaucoup d’humour, rien de sérieux.
Allé, un de mes passages préférés sur Nesco, le cheval!
« -Allez, Nesco!
-Pourquoi l’appelles-tu comme ça? demande Karl. Elle lui explique que c’est un mélange entre Nesquik et Benco.
(…)
-C’est bon Doriane, je vais finir à pied, dis à Benquik de m’attendre ici!
-C’est Nesco, Karl! Pas Benquik! riposte-t-elle ».

Alors comme ça, cela vous paraît absurde, et pour cause, mais je peux vous assurer que plongés dans votre lecture, avec des mises en scènes décalées, des dialogues bourrés d’humour, …. vous passerez un excellent moment !
Scrapiturge, c’est tout ce que je vous souhaite, parce que moi je me suis vraiment beaucoup amusée !

Ma note : 09/10

"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière" Charles Baudelaire

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