Évasion

évasion

Auteur : Benjamin Whitmer

Édition : Gallmeister

Genre : Noir

Titre : Évasion

Quatrième de couverture :

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

Quelques mots sur l’auteur :

Benjamin Whitmer est né en 1972 et a grandi dans le Sud de l’Ohio et au Nord de l’État de New York. Il a publié des articles et des récits dans divers magazines et anthologies avant que ne soit publié son premier roman, Pike, en 2010. Il vit aujourd’hui avec ses deux enfants dans le Colorado, où il passe la plus grande partie de son temps libre en quête d’histoires locales, à hanter les librairies, les bureaux de tabac et les stands de tir des mauvais quartiers de Denver.

Ma chronique :

Ce roman de Benjamin Whitmer, j’ai envie de le lire depuis une soirée de novembre 2018   à la librairie Au Temps des Livres de Sully Sur Loire lors de laquelle Thibault présentait les éditions Gallmeister et pendant laquelle il nous a merveilleusement bien parlé de ce roman. Je me le suis fait offrir à ce Noël et bah voilà, il est déjà lu.

Je dois avouer que j’ai eu du mal à rentrer dans ce livre, non que ce soit de la faute de celui-ci, mais je sortais d’un énorme coup de coeur avec La vie en chantier de Pete Fromm un autre roman de chez Gallmeister. Il m’a donc fallu plusieurs jours pour vraiment me plonger dans cette histoire, et une fois dedans, il m’a été impossible de le lâcher. Ceux qui me connaissent savent que j’aime le noir, que je prend vraiment mon pied dans ce genre littéraire qui me fascine. Benjamin Whitmer, nous offre ici une vrai perle dans le noir et forcément c’est chez Gallmeister.

Alors voilà, ce roman nous raconte une nuit dans une petite ville du Colorado. Old Lonesome est le nom de cette ville, mais également le nom de la prison et toute la vie de cette bourgade tourne autour de cette prison. Pendant la nuit qui nous est racontée, se produit une évasion d’une dizaine de prisonniers. Benjamin Whitmer, nous raconte alors la fuite de l’un d’entre eux, Mopar, mais surtout la traque qui se met en place en pleine nuit et en plein blizzard.

Les chapitres s’enchainent rapidement en présentant à tour de rôle les points de vues de plusieurs personnages. Alors, moi franchement, mes préférés sont Mopar et Jim le traqueur. Nous sommes avec ce roman totalement dans le noir. Les personnages sont tous très sombres, les uns marqués par les anciennes guerres, les autres par des enfances plus que difficiles et d’autres encore marqués par le rejet des uns et des autres face à la différence, de couleur, de manière de vivre ou de sensibilité. Alors, l’écriture est elle aussi très noire, il n’y a à mon sens pas un mot ou une phrase de trop, c’est d’une justesse absolue. Par moment nous frôlons l’ignominie ou le glauque mais sans jamais rentrer dans des clichés ou des facilités. C’est exceptionnellement bien écrit.

Ne cherchez surtout pas une touche d’espoir dans ce roman, vous n’en trouverez pas. Quand Pierre Lemaître dit qu’il s’agit de la quintessence du noir, c’est vraiment totalement cela. Je l’ai dit, les personnages sont sombres, la plume de Benjamin Whitmer est incisive et forcément noire et ce qui fait également la force de ce roman, c’est l’ambiance. J’ai suffoqué tout au long de cette lecture, le blizzard et la neige sont dans ce roman presque les personnages principaux, j’ai ressenti le vent et le froid. C’est tellement bon de lire des livres comme ceux-ci. Merci à Gallmeister de nous offrir ces pépites.

Je ne parlerai pas de coup de coeur, mais ce fut pour moi une magnifique lecture, j’ai hâte de lire les prochains romans de Benjamin Whitmer.

Ma note : 09 / 10

# 135 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve ce matin pour partager un extrait de ma lecture en cours. Et oui, il s’agit encore d’un Gallmeister … Mais vous savez à quel point j’aime cette maison d’éditions maintenant 😉 Aujourd’hui, cet extrait va être très court, vu qu’il s’agit d’une fin de chapitre.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

vis-à-vis

Matthew, qui avait déjà envoyé un message à Mira pour l’informer qu’il avait pris un peu de retard, se carra sur sa chaise derrière son bureau et fit l’une des choses auxquelles il excellait. Il prêta l’oreille à une femme.

# 160 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Et oui, il parait qu’il faut y retourner … C’est déjà lundi … Bon, déjà une bonne chose, je dors enfin, merci aux somnifères, mais vous n’imaginez pas comment cela fait du bien de dormir sans penser à rien. Sinon côté lecture, avec Ann’Gaëlle nous avons tous les deux terminés nos romans ce weekend et allons pouvoir passer à autre chose.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho de Émily Ruskovich

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

Sa chronique : ici

RevanBane :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

par accident

Par accident de Harlan Coben

L’officier Napoleon Dumas n’obéit qu’à une seule loi, la sienne. Quand on retrouve sur la scène de meurtre d’un policier les empreintes de Maura, son amour de lycée disparue il y a quinze ans, c’est selon ses règles que Nap est décidé à enquêter.
Les coïncidences semblent bien trop nombreuses dans cette affaire : peu avant la disparition de Maura, Leo, le frère jumeau de Nap, et sa petite amie Diana avaient été retrouvés morts sur la voie ferrée. Un double suicide auquel Nap n’a jamais cru. Or Rex, l’officier qui vient de mourir, était aussi un de leurs camarades de lycée.
Que s’est-il passé à l’époque ? Quel lien unissait ces quatre adolescents ?
Nap n’a jamais perdu l’espoir de retrouver Maura et de découvrir la vérité sur la mort de son frère. Mais est-il prêt à tout entendre ?

RevanBane :

vis-à-vis

Vis-à-vis de Peter Swanson

Illustratrice talentueuse mais psychologiquement fragile, Hen, soutenue parson mari Lloyd, a enfin trouvé son équilibre grâce à un nouveau traitement. Le couple déménage dans une petite ville proche de Boston et sympathise avec ses voisins, Mira et Matthew. Mais à l’occasion d’un dîner chez eux, Hen repère dans le bureau de Matthew un objet lié à un ancien meurtre non résoluqui l’avait obsédée par le passé. Maintenant, Hen sait qui est le tueur. Pire encore, elle comprend très vite que Matthew sait qu’elle sait… À moins que tout cela ne soit le symptôme d’un nouvel épisode psychotique… ou alors une simple coïncidence ?

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

mon désir

Mon désir le plus ardent de Pete Fromm

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

RevanBane :

le manteau de neige

Le manteau de neige de Nicolas Leclerc

Depuis sa plus tendre enfance, Katia subit les affres de l’haptophobie, une maladie qui empêche tout contact physique. Mais le jour où sa grand-mère, pourtant catatonique depuis plus de trente ans, assassine sauvagement son propre mari au plus profond des montagnes du Haut-Doubs, son existence bascule : en suivant ses parents dans l’antique ferme familiale, des visions effroyables l’assaillent. Katia est aussitôt persuadée qu’elle est harcelée par des fantômes, tandis que sa mère, Laura, est convaincue que c’est sa phobie qui provoque ces hallucinations et qu’elle devient sans doute schizophrène. Les nombreux médecins, puis les guérisseurs auxquels elles font appel semblent impuissants. Et l’état de Katia se dégrade à vue d’oeil. La jeune femme, aidée par Laura, va devoir percer le mystère qui ronge sa famille et affronter ses propres tourments pour se libérer d’une emprise terrifiante.

Et vous que lisez-vous de beau ? Nous vous souhaitons une très belle semaine de lecture.

Idaho

idaho

Auteur: Emily Ruskovich

Editions: Gallmeister

Genre: Drame – Thriller

Titre: Idaho

Quatrième de couverture:

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

L’auteure, en quelques mots:

Emily Ruskovich a grandi dans les montagnes Hoodoo, au nord de l’Idaho. Sa fiction est apparue dans Zoetrope, One Story et The Virginia Quarterly Review. Elle est la lauréate du prix O. Henry de 2015 et est diplômée de l’Iowa Writer’s Workshop. Elle enseigne maintenant l’écriture créative à l’Université du Colorado à Denver. Idaho est son premier roman.

Ma chronique:

Me revoilà enfin avec ma dernière lecture, et quelle lecture! Comme vous avez pu le constater, j’ai mis un peu de temps à lire ce roman, qui pour moi sort complètement de mes sentiers battus.

Une fois n’étant pas coutume, j’ai suivi les bons conseils de notre ami Anthony (qui au passage devient célèbre, vous le saviez? Non? jetez un œil à la page 251 du roman contemporain de Gilles Voirin, Les mots d’Owen, et vous comprendrez !).                               Une fois le livre en main, j’ai immédiatement été séduite par la quatrième de couverture, je n’ai donc pas hésité à l’acheter, évidemment.

Aujourd’hui, en toute franchise, je suis très mitigée après avoir refermé ce roman, frustrée de passer peut-être à côté de quelque chose de littérairement incroyable…

Je fais donc la connaissance de Wade Mitchell, de son épouse Jenny, et de leurs deux petites filles, June et May. Une vie de famille sans histoire, jusqu’au drame… Jenny tue sa fille cadette à coup de hachette et June disparaît…. Pourquoi un tel geste de la part d’une mère aimante?

Quelques mois seulement après le drame,  Wade épouse Ann, sa professeure de piano, qui le soutiendra corps et âme dans sa lente descente vers la sénilité précoce, une maladie mentale qui est à l’origine de la disparition de son défunt père. Ann est une femme douce, aimante, persévérante. Elle n’aura de cesse, tout au long du roman, de faire vivre les souvenirs des filles de Wade, que sa maladie efface cruellement petit à petit de sa mémoire; elle comprend très vite que les souvenirs de son mari ne peuvent plus survivre que dans sa propre mémoire à elle.                                                                         Au-delà des souvenirs, Ann veut comprendre ce qu’il s’est passé ce funeste jour d’août, dans la clairière, dans l’esprit de cette mère de famille. Pourquoi? Dans quel but?           Ses agissements sont des plus étranges, des plus malsains même parfois, puisqu’elle va jusqu’à envoyer le cahier de croquis de Jenny, qu’elle a retrouvé par hasard dans la grange, à la bibliothèque de la prison où est elle est incarcérée, allant jusqu’à appeler la prison pour savoir si quelqu’un -Jenny- a emprunté ledit cahier, allant jusqu’à l’attendre le jour de sa sortie de prison…. Curiosité? Pitié? Empathie? Grâce…?

Autant de questions qui ne m’ont jamais quittée tout au long de ma lecture, sans trouver de réponse. Frustration extrême….

Idaho est écrit de manière magistrale. Ellipses (mes non réponses?), flashbacks, je navigue entre le passé et le présent, d’une manière parfois aussi décousue que la mémoire de Wade.

Cependant, je me suis perdue dans cette écriture, dans ce nature writing omniprésent qui trop souvent domine l’histoire elle-même. Ça m’a gênée, perturbée, perdue. Trop de descriptions trop longues, parfois inutiles, qui parfois ont eu raison de mon addiction…. Je me suis surprise à me dire « pffff… trop long. Quel intérêt? Encore?? »

Cette chronique a été difficile à écrire, je ne vous le cache pas. Je la termine en me demandant si je n’ai pas raté un message que l’auteure aurait peut-être voulu faire passer au travers de son écriture….

Bref, vous l’aurez compris, lecture terminée, mais mon esprit y est encore….

Ma note:

7/10

 

Les mots d’Owen

les-mots-dowen

Auteur : Gilles Voirin

Édition : NomBre7

Genre : Contemporain

Titre : Les mots d’Owen

Quatrième de couverture :

Katmandou, Garden of Dreams, 1er août 2018, Owen reçoit un mail inattendu de Juliette, son amie des années Lycée, ses pensées s’évadent et voltigent. Elles remontent le temps comme un funambule avance sur son fil.
Qui est Owen ? Petit garçon à l’enfance improbable et adulte inachevé, Owen nous offre un univers d’émotions, avec des personnages profondément attachants, des moments de vie drôles, délicats ou éprouvants, mais toujours authentiques. De Katmandou à Cannes, en passant par Paris, impossible d’oublier ce petit bonhomme aux yeux bleus « couleur carrelage de la salle de bains ».
Des émotions et des mots, posés sur les maux, comme autant de possibles et de pensables. Des mots qui ne s’effacent pas, comme le dit Owen lui-même : « L’oubli est passé devant moi comme une insulte qu’on ne dit pas ». Des mots pour se réfugier, pour se construire, et se perdre parfois pour mieux se retrouver ensuite : Les mots d’Owen.
Dans ce récit à fleur de peau et de mots, Gilles Voirin nous offre une écriture salvatrice face aux absences trop étouffantes d’une vie. Une écriture moderne, avec des mots qui peuvent changer une vie aussi vite que les battements d’ailes d’un colibri. Et si cette vie était la vôtre ?

Quelques mots sur l’auteur :

Gilles Voirin est professeur agrégé dans l’Enseignement supérieur. Il conjugue à tous les temps ses fonctions d’enseignant, sa passion pour l’écriture et la littérature, ainsi que sa contemplation inconditionnelle de la vie animale. Il aime voyager en Asie pour lire ou relire Duras, et continuer à se laisser écrire comme on se laisse respirer. Il adore être ici et ailleurs, puisque « ailleurs » est toujours « l’ici » de quelque part. Sa philosophie de vie est réductible à un double « oui » : un « oui » à l’être et un « oui » à l’autre.

Ma chronique :

Je repartage aujourd’hui une chronique publiée l’année dernière, car Gilles Voirin, mon ami auteur a trouvé un éditeur pour son merveilleux roman. Vous pouvez du coup dorénavant découvrir Les mots d’Owen chez NomBre7 Éditions. Je tiens d’ailleurs à remercier ces derniers pour l’envoi de ce roman. Gilles, est venu rafraîchir son roman qui par la même occasion gagne une magnifique couverture. En plus et là j’en suis trop trop fan, il cite mon prénom ainsi que mon blog dans son roman.

Pour en revenir à mon avis, Les mots d’Owen raconte l’histoire de ce jeune homme, et quelle histoire … Il faut avouer que dès qu’il a pointé le bout de son nez dans ce monde, ce fut compliqué pour Owen, c’est un bébé pour lequel sa mère ne veut pas lui donner de prénom. Et ça, ce n’est que le premier gravier qui va venir remplir le bocal d’Owen.

Vivre sa vie parce que le bonheur n’est pas une option, mais un chemin parsemé de mots : ceux d’Owen.

Ce roman, nous entraîne donc sur les traces d’Owen, nous suivons le fil de ses pensées, qui de fil en aiguilles nous plonge dans son histoire, dans sa tête et nous fait voyager à travers lui. Une pensée en entrainant une autre, nous sommes ballotés d’une époque à une autre, mais sans que cela ne soit dérangeant, il y a bien un fil conducteur et cela a rendu ma lecture très agréable.

Ce que j’ai plus que tout apprécié, c’est la manière dont est utilisée la langue française, c’est beau et c’est recherché, Gilles Voirin nous offre avec son roman, une petite pépite d’écriture. J’ai même appris quelques mots que je ne connaissais pas, ce qui est vraiment top. En plus de ça, il y a disséminées à travers les pages, les propres définitions des mots d’Owen, je trouve l’idée sublime et cela apporte une note de fraicheur à la lecture, comme un petit intermède entre deux scènes. J’ai plus d’une fois été emmené à attendre la prochaine définition, c’est que du coup le but recherché est atteint.

Comme vous le savez, je m’attarde rarement dans mes chroniques sur l’histoire en elle-même pour vous laisser la découvrir, et avec Les mots d’Owen, cela va être d’autant plus le cas que c’est tellement enrichissant de croiser au détour d’une ouverture d’un livre, ce grand homme , né de « prénom inconnu » mais avec une telle envie de vivre sa vie et son rêve qu’il est impossible de ne pas lui tirer notre chapeau et d’apprécier son histoire.

C’est vraiment un magnifique conte initiatique moderne dans la même veine que l’Alchimiste de Paulo Coelho qui est d’ailleurs cité plusieurs fois dans ce roman. En parlant de ça, les nombreuses références littéraires inscrites dans ces pages sont un gros plus, j’adore et je me suis même noté quelques titres que j’ai dorénavant envie de découvrir, par exemple Le monde selon Garp de John Irving .

J’ai un gros coup de coeur pour ce roman pour lequel j’ai pris un plaisir fou à lire. Une fois fini, j’ai ressenti un manque car durant toute ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression d’être avec mon pote qui me racontait sa vie, avec ses graviers, ses expériences, ses envies et Son Rêve. Je ne peux que vous conseiller à tous de le lire, c’est le genre de livre grâce auquel on ressort grandi.

Écrire que désormais les jours et les nuits vont passer, sans me dépasser, et que même si on ne refait pas sa vie, on peut toujours se décider à la « construire », plutôt que de se résigner à la laisser continuer à rejouer mille fois le même scénario. « À coeur vaillant, rien d’impossible », autrement dit, il n’est jamais trop tard.

Ma note : 10 / 10

coup-de-coeur

# 134 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Et bien, faire une nuit sans se réveiller une seule fois, ça fait du bien je peux vous le dire. Mon médecin m’a prescrit hier des somnifères et pour le moment ils sont efficaces, j’espère que ça va durer. Hormis ça, comme annoncé dans l’article d’hier, j’ai peu lu la semaine dernière, donc je vous propos un nouvel extrait de ma lecture en cours

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

évasion

Dayton gare le pick-up et coupe le contact. Le moteur ronronne grassement puis frémit puis s’éteint. Elle sort. Il y a une carabine à levier de sous-garde de calibre .30-30 derrière la banquette. Dayton y pense mais rejète cette idée. La seule personne qui pourrait se trouver là est Mopar, elle ne peut pas imaginer un monde dans lequel elle pourrait avoir besoin de l’abattre. Il existe plus de mondes possibles que l’on ne peut en compter, mais celui-là n’en fait pas partie.

À l’intérieur, il lui faut dix bonnes secondes pour s’assurer que cela fait très longtemps que personne n’a occupé cette caravane. Elle se mouche dans son mouchoir, le replie dans sa poche de manteau, puis reste là debout au milieu de tout ça. Examine les lieux, observe les garnitures bouffées par les rongeurs tandis que la neige tombe sur elle par un grand trou dans le toit.

Réfléchis.

S’il n’est pas là, alors où ?

# 159 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Une seule chose à dire … Mais pourquoi le weekend est passé aussi vite ? Trop pas envie de reprendre le boulot ce matin. De mon côté j’ai encore mal dormi pendant ces deux jours, mais je vais chez le médecin tout à l’heure, j’espère qu’elle va me donner quelque chose d’efficace. Niveau lecture, que ça soit Ann’Gaëlle ou moi, nous n’avons quasiment rien lu de la semaine. Je sais pas vous, mais moi quand je sors d’un coup de coeur énorme, j’ai du mal à me replonger dans une nouvelle lecture, du coup, je préfère prendre mon temps pour ne pas passer à côté d’un bon livre.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho de Émily Ruskovich

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

RevanBane :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho d’Émily Ruskovich

RevanBane :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

par accident

Par accident de Harlan Coben

L’officier Napoleon Dumas n’obéit qu’à une seule loi, la sienne. Quand on retrouve sur la scène de meurtre d’un policier les empreintes de Maura, son amour de lycée disparue il y a quinze ans, c’est selon ses règles que Nap est décidé à enquêter.
Les coïncidences semblent bien trop nombreuses dans cette affaire : peu avant la disparition de Maura, Leo, le frère jumeau de Nap, et sa petite amie Diana avaient été retrouvés morts sur la voie ferrée. Un double suicide auquel Nap n’a jamais cru. Or Rex, l’officier qui vient de mourir, était aussi un de leurs camarades de lycée.
Que s’est-il passé à l’époque ? Quel lien unissait ces quatre adolescents ?
Nap n’a jamais perdu l’espoir de retrouver Maura et de découvrir la vérité sur la mort de son frère. Mais est-il prêt à tout entendre ?

RevanBane :

moi ce que j'aime c'est les monstres

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de Émil Ferris

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak.

Voilà pour nous, nous vous souhaitons une très belle semaine livresque, amusez-vous bien !

La vie en chantier

la vie en chantier

Auteur : Pete Fromm

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : La vie en chantier

Quatrième de couverture :

Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s’aiment, rient et travaillent ensemble. Lorsque Marnie apprend qu’elle est enceinte, leur vie s’en trouve bouleversée, mais le couple est prêt à relever le défi. Avec leurs modestes moyens, ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, dans le Montana, et l’avenir prend des contours plus précis. Mais lorsque Marnie meurt en couches, Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec sa fille nouvellement née sur les bras. Il plonge alors tête la première dans le monde inconnu et étrange de la paternité, un monde de responsabilités et d’insomnies, de doutes et de joies inattendus.

Quelques mots sur l’auteur :

Pete Fromm est né en 1958 dans le Wisconsin et a d’abord été ranger avant de se consacrer à l’écriture. Il a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Son livre Indian Creek a rencontré un grand succès aux États-Unis avant d’être traduit en français en 2006. Il vit avec sa famille à Missoula, dans le Montana.

Ma chronique :

Oh là là, Pete Fromm, j’aime tellement cet auteur, c’est vraiment un pur génie. Ils sont rare les auteurs capable de me faire ressentir ce que Pete Fromm me fait ressentir à travers sa plume fantastique et à travers le regard qu’il porte sur la vie. J’ai dévoré ce roman en une journée, je ne pouvais plus le lâcher, c’était juste impensable pour moi. La plume de Pete Fromm est envoutante.

Tout comme dans Mon désir le plus ardent, Pete Fromm prend le parti de parler de la vie, il commence son histoire en nous parlant de Marnie et de Taz, c’est beau, mais rapidement arrive le drame annoncé, et à partir de ce moment, le talent de Pete Fromm est dévoilé. Rarement j’ai autant ressenti des montagnes russes dans mes émotions. J’ai juste eu un coup de coeur monumental pour ce roman, on va pas se mentir, mais j’ai également eu très mal, ce fut pour moi une lecture éprouvante.

Oui, éprouvante, dans le sens où elle m’a épuisé psychologiquement. Mais il ne faut ici pas entendre le terme éprouvant comme du négatif. C’est tout le contraire, un roman capable de procurer les émotions que celui-ci m’a procuré, vous êtes tous des lecteurs, ça n’arrive pas tous les jours. J’ai ressenti beaucoup de tristesse pendant ma lecture, j’ai beaucoup pleuré aussi … Mais ce qui je crois m’a le plus épuisé, c’est le fait d’être à un moment au bord des larmes (voir plus au bord du tout) et à la phrase suivante d’avoir le sourire jusqu’aux oreilles, puis la fois d’après rebelote … Voilà toutes les émotions que m’a procuré ce livre.

Ce livre, est un grand roman, je n’ai pas encore lu tous les romans de Pete Fromm, c’est juste le troisième, mais pour moi c’est le meilleur, et pourtant qu’est ce que j’ai aimé les deux autres. Ce que je crois que j’ai le plus aimé dans ce roman, c’est l’amour avec un grand A. L’Amour entre Marnie et Taz, l’Amour entre Taz et Midge, l’Amour en Elmo et Taz, l’Amour entre Taz et Rudy … C’est une grande histoire d’amour, d’amitié, de tendresse, de force et de combat pour l’avenir. C’est touchant, tendre et tout simplement magique.

Alors comment ne pas avoir un coup de coeur monumental pour ce roman ? Vous voyez, rien qu’à en reparler, j’en ai des frissons et des larmes aux yeux 😉

Ma note : 10 / 10

coup-de-coeur

# 133 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve comme chaque mardi pour partager avec vous un extrait de ma lecture en cours. Je ne sais pas vous, mais moi, niveau lecture, l’année 2020 à vraiment bien commencée, j’entame mon 3ème livres et les deux premiers ont été de magnifiques lectures. Voilà, je vous souhaite une très belle journée

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

évasion

La dernière fois qu’elle avait rendu visite à Mopar, c’était il y a à peine deux semaines. Elle lui avait trouvé le teint plus pâle que d’ordinaire, et ses yeux ressemblaient à des trucs qu’on s’attendrait à trouver dans une tranchée creusée par des prisonniers condamnés aux travaux forcés. Le parloir était tout en béton, coupé d’un mur à l’autre par une longue table en formica imitation bois. Elle était assise sur un tabouret, séparée de Mopar par une paroi en plexiglas.

Il fumait vite. Tapait nerveusement sa cendre dans une boîte de conserve sur la table. Ses yeux se posaient très brièvement sur elle, noirs, puis il détournait le regard. Il était tout en angle. Si maigre que ça faisait mal de le regarder.

 

# 158 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

Voilà, le premier « C’est lundi … » de cette nouvelle année. Nous espérons que vous avez tous passés de bonnes fêtes et que vous avez bien mangés. Il est maintenant temps de prendre de bonnes résolutions et de se remettre au sport. Il va falloir également reprendre le rythme et se refaire à des semaines de cinq jours de travail. Alors bon courage à tous et très belle semaine.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho de Émily Ruskovich

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

RevanBane :

canard

Le canard siffleur mexicain de James Crumley

Et c’est reparti pour C.W. Sughrue, l’inoubliable privé déjà croisé dans Le dernier baiser, roman tout aussi mythique de Crumley. On n’oublie pas la ville de Meriwether, Montana, après avoir accompagné ses personnages. Sughrue, cette fois, est chargé par une paire de jumeaux géants de récupérer des poissons tropicaux rares auprès d’un mauvais payeur connu de tous pour avoir, un jour, mâché le ney d’un flic avant de l’avaler. Un gentil petit gars ce Norman L’Anormal ! Un peu chef de bikers aussi, du pire gang du pays. Rien de grave pour Sughrue qui en a vu d’autres. Norman, c’est sûr, rendra poliment les petites merveilles avec ce qu’il faut d’eau claire… Ce n’est qu’une broutille, un prélude agité… L’invraisemblable est ailleurs. Quelque part. Dans cet immense pays que Sughrue va de nouveau traverser à la recherche d’une mère…

Ma chronique ici

maitre des eaux

Maître des eaux de Patrick Coudreau

Au village, on disait de cette famille qu’elle était étrange, que l’eau leur obéissait et que les catastrophes arrivaient par eux. Et puis, il y eut l’incendie et tout rentra dans l’ordre. Aujourd’hui, le fils est revenu avec l’envie de régler ses comptes. Il a amené avec lui la pluie qui ravage tout, car lui aussi, dit-on, sait converser avec l’eau. Maintenant il se cache au coeur de la nature, quelque part près du village, voulant se faire oublier et une gamine a décidé de lui venir en aide. Mais pour les hommes du village, la traque est ouverte et ne s’arrêtera que quand cette affaire sera définitivement réglée…
Avec ce premier roman qui se lit d’une traite, Patrick Coudreau nous invite dans un univers littéraire plein de suspense, de poésie et de magie.

Ma chronique ici

de pierre et d'os

De pierre et d’os de Bérengère Cournut

Dans ce monde des confins, une nuit, une fracture de la banquise sépare une jeune femme inuit de sa famille. Uqsuralik se voit livrée à elle-même, plongée dans la pénombre et le froid polaire. Elle n’a d’autre solution pour survivre que d’avancer, trouver un refuge. Commence ainsi pour elle, dans des conditions extrêmes, le chemin d’une quête qui, au-delà des vastitudes de l’espace arctique, va lui révéler son monde intérieur.

Ma chronique ici

la vie en chantier

La vie en chantier de Pete Fromm

Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s’aiment, rient et travaillent ensemble. Lorsque Marnie apprend qu’elle est enceinte, leur vie s’en trouve bouleversée, mais le couple est prêt à relever le défi. Avec leurs modestes moyens, ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, dans le Montana, et l’avenir prend des contours plus précis. Mais lorsque Marnie meurt en couches, Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec sa fille nouvellement née sur les bras. Il plonge alors tête la première dans le monde inconnu et étrange de la paternité, un monde de responsabilités et d’insomnies, de doutes et de joies inattendus.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho de Émily Ruskovich

RevanBane :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

par accident

Par accident de Harlan Coben

L’officier Napoleon Dumas n’obéit qu’à une seule loi, la sienne. Quand on retrouve sur la scène de meurtre d’un policier les empreintes de Maura, son amour de lycée disparue il y a quinze ans, c’est selon ses règles que Nap est décidé à enquêter.
Les coïncidences semblent bien trop nombreuses dans cette affaire : peu avant la disparition de Maura, Leo, le frère jumeau de Nap, et sa petite amie Diana avaient été retrouvés morts sur la voie ferrée. Un double suicide auquel Nap n’a jamais cru. Or Rex, l’officier qui vient de mourir, était aussi un de leurs camarades de lycée.
Que s’est-il passé à l’époque ? Quel lien unissait ces quatre adolescents ?
Nap n’a jamais perdu l’espoir de retrouver Maura et de découvrir la vérité sur la mort de son frère. Mais est-il prêt à tout entendre ?

RevanBane :

moi ce que j'aime c'est les monstres

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de Émil Ferris

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak.

Voilà, on vous souhaite une très belle semaine livresque !

 

"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière" Charles Baudelaire

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