# 126 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

J’ai la tête dans le cul ce matin, voilà ce qui est chiant, pour une fois que j’arrive à dormir, il faut que cela soit en semaine où le réveil sonne et que je n’ai pas d’autre choix que de me lever. Alors que tout le weekend dernier alors que j’aurai pu dormir jusqu’à pas d’heure… et bien non. C’est juste vraiment trop pénible. Mais bon, cela ne m’empêche pas de partager avec vous un extrait de ma nouvelle lecture.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

les hiérarchies invisibles

– Shanghai … Une ville où il n’y a pas d’eau potable. Mélange de modernité et de crasse. Sur toute la côte, c’est une succession de villes usines mutantes, complexes industriels, incinérateurs, centrales thermiques, au milieu desquels on plante des gares flambant neuves, des pôles urbains hérissés de gratte-ciel. Le périmètre de sécurité n’existe pas, les produits toxiques sont au coeur des zones d’habitation, quand ça explose toute le monde saute.

Un vieux chinois faisait sa gymnastique au pied d’un immeuble, imperturbable, au milieu des gens qui marchaient.

– Des gosses qui n’ont jamais vu d’étoiles. Dès le matin, la ville apparait dans ce nuage. On doute de la moindre journée de ciel bleu.

 

Mon père, ce tueur

mon père ce tueur

Auteur : Thierry Crouzet

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Mon père, ce tueur

Quatrième de couverture :

«J’ai toujours eu peur de mon père. Je savais qu’il avait déjà tué au cours de la guerre d’Algérie. J’étais persuadé qu’il pouvait recommencer.»
Thierry grandit dans l’ombre glaçante de Jim, élaborant des scénarios de fuite et se barricadant toutes les nuits dans sa chambre. Quelques années après la mort de ce père menaçant, le fils se plonge dans les photographies et les carnets où Jim ne parle que de la guerre. Il décide de partir à la recherche du fantôme, de retouver par les mots celui qui avait été un jeune garçon à qui l’on avait appris à être un tueur. Car pour se garder de transmettre l’héritage de la violence, il faut en connaître la source.

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Sète en 1963, Thierry Crouzet devient journaliste dans diverses revues d’informatique et publie des textes en ligne. Il se consacre à la littérature noire et à d’autres littératures de genre ainsi qu’à des récits ou essais sur notre rapport aux nouvelles technologies. Mon père, ce tueur est son premier roman de littérature blanche.

Ma chronique :

« Mon père, ce tueur » est le second roman que j’ai eu la chance de lire grâce à mon partenariat avec la maison d’éditions La Manufacture de Livre, je les en remercie encore beaucoup. De plus, j’ai eu la chance de rencontrer Thierry Crouzet ainsi que Pierre Fourniaud le créateur de cette maison d’éditions.

« Mon père, ce tueur » est un roman qui est une histoire vraie comme le dit si bien Pierre Fourniaud, c’est l’histoire du père de Thierry Crouzet. C’est un roman qui permet à un fils de comprendre son père, une figure paternelle tellement violente, un homme ayant vécu la guerre d’Algérie.

Tout commence par une lettre laissée par un père à son fils, une lettre que Thierry Crouzet ne souhaite pas ouvrir tant qu’il n’a pas compris cet homme qu’il ne connait pas vraiment, cet homme qui lui a fait tellement peur lorsqu’il était enfant, cet homme qui ne le comprenait pas. C’est une histoire que j’ai trouvé dure à lire de par la violence qui se dégage de cet homme et de part le fait que la guerre d’Algérie nous est racontée avec les yeux et les mots d’un soldat. En effet, Jim, le père de Thierry, a écrit plusieurs notes sur cette guerre qui l’a marquée à vie. Cette guerre que tout le monde a envie d’oublier, cette guerre incompréhensible, cette guerre fraternelle mais tellement atroce.

Suite à la rencontre avec l’auteur et aux échanges qui ont eu lieu, je peux désormais affirmer que la guerre d’Algérie qui est bien évidemment omniprésente dans ce roman a marquée beaucoup de lecteurs, mais pour moi c’est presque passé au second plan. Ce qui m’a marqué dans ce roman, c’est vraiment la recherche du père, mais également le fait de vouloir comprendre à travers ce père, la violence qui fait partie du fils. C’est quelque chose qui m’a touchée et qui m’a profondément parlée, en effet, j’ai perdu mon père il y a plusieurs années, mon père était lui aussi violent même si ce n’est pas du tout comparable, et parfois il y a en moi cette violence qui le caractérisait, je me suis longtemps haï je pense à tort.

C’est un roman qui m’a profondément marqué, un roman qui malgré la noirceur dont il est emprunt est une magnifique histoire d’amour entre un fils et son père. C’est vraiment un roman à lire.

Ma note : 10 / 10

coup-de-coeur

 

 

# 151 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

Encore un weekend de terminé, et malheureusement celui-ci ne m’a pas permis de me reposer, j’ai encore très très mal dormi. Pourtant cela s’annonçait bien, suite à une visite chez mon médecin, elle me prescrit des cachets et grâce à ça, j’ai passé la semaine dernière deux nuits de huit heures, cela ne m’était pas arrivé depuis très longtemps. Et là depuis vendredi soir, sans trop savoir pourquoi et malgré le cachet, rien à faire, encore des nuits de merde. Je commence vraiment à en avoir marre. Mais bon je ne suis pas là ce matin pour m’étendre sur ma petite vie mais pour vous présenter mes lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

benzos

Benzos de Noël Boudou

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ?
Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ?
Avez-vous une confiance absolue en vos proches ?
Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable.
Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

les hiérarchies invisibles

Les Hiérarchies invisibles de Cyril Torrès

Berg s’est réfugié à Shanghaï depuis qu’un scandale a mis fin à sa vie politique. Mais nous sommes à l’heure de la course acharnée aux matières premières, de la surpopulation, du réchauffement climatique, des mouvements de populations incontrôlés. Et dans ce contexte, le retour de Berg pourrait devenir une option envisageable. Févril est envoyé à Shanghaï pour étudier la situation du politicien, la fiabilité de ses convictions écologiques, explorer ses limites, mesurer ses failles. Mais au fil de l’entretien, le jeune homme se trouve de plus en plus fasciné par son interlocuteur et comprend que les enjeux à l’œuvre ne sont probablement pas ce qu’il paraît.
Roman troublant et hypnotique, Les Hiérarchies invisibles met en scène le parcours d’un homme politique exilé et peut-être visionnaire.

3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que tu as fait de moi

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

« On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul… »
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
« Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié. »
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
« Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin. »

Voilà pour mes lectures, et vous que lisez-vous de beau ?

Je vous souhaite à tous une très belle semaine livresque !

 

La Manufacture de Livres, Leur sortie du mois de novembre

images

Bonjour les amis,

Le 07 novembre est paru chez La Manufacture de livres, un roman que vous pouvez désormais retrouver dans vos librairies.

terre promise

Ils ont dix-sept ans et pas grand-chose de plus. Jeremy n’a jamais eu de papiers, il est né en France, sur le matelas d’un squat de migrants et a vécu en marge de tout. Esther a eu une famille dans l’Est, mais a fui loin de sa violence et de sa morosité. Ils sont ensemble parfois, parce qu’ils se ressemblent.
On leur apprend qu’en passant la frontière avec des capsules de drogue dans le ventre, ils pourront gagner de quoi vivre un peu mieux. De l’argent facile. Rien ne peut leur arriver. Rien de bien grave. Rien de pire. Alors, est-ce qu’il faut tenter sa chance vers la terre promise ?

Terre Promise de Marc Villard

 

Les sorties du mois de novembre chez Gallmeister

2017acceuil00-587e28405e1df

Bonjour les amis,

Il y a quelques jours sont sortis dans vos librairies préférées les nouveautés de chez Gallmeister, alors voyons ensemble ce que nous a encore concocté de beau cette maison d’éditions que l’on aime tant.

Collection Americana

américana

le gang de la clef à molette

Révoltés de voir le somptueux désert de l’Ouest défiguré par les industriels, quatre insoumis décident d’entrer en lutte contre la “Machine”. Un vétéran du Vietnam accro à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon nostalgique et polygame commencent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le désert. Armés de simples clefs à molette – et de quelques bâtons de dynamite –, ils doivent affronter les représentants de l’ordre et de la morale lancés à leur poursuite. Commence alors une longue traque dans le désert.

Édition cadeaux – Le Gang de la Clef à Molette de Edward Abbey, traduction de Jacques Mailhos, illustrations de Robert Crumb

le canard siffleur mexicain

Le privé C.W. Sughrue s’occupe désormais d’un bar à plein temps, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de gros soucis d’argent. Assailli de procès, il se met au vert chez son vieil ami Solly, un avocat toxico qui lui trouve une mission insolite : récupérer des poissons tropicaux rares auprès d’un mauvais payeur, le chef d’un gang de bikers connu sous le nom de Norman l’Anormal. Après une confrontation musclée à coups de mitrailleuse, l’affaire prend un tour inattendu, et Norman engage Sughrue pour rechercher sa mère, kidnappée par son mari. C’est le début d’une course effrénée qui le mènera des montagnes du Montana aux immensités désertiques du Nouveau-Mexique.

Le canard siffleur mexicain de James Crumley, traduction de Jacques Mailhos, illustrations de Pascal Rabaté

Collection Totem

totem

Le dernier baiser

Lancé sur la piste d’un romancier en cavale, le privé C.W. Sughrue atterrit dans un bar décati de Californie, où l’écrivain se soûle à la bière, un bulldog alcoolique à ses pieds. Comme il devient disponible, la barmaid le charge d’une nouvelle enquête : retrouver sa fille Betty Sue, qui s’est volatilisée dix ans auparavant. Sughrue a envie d’un peu de compagnie ; il embarque donc romancier et bulldog dans son périple. Sans prévoir sa fascination grandissante pour la disparue ni les ramifications sans fin de cette affaire où tous semblent se jouer de lui.

Le dernier baiser de James Crumley, traduction de Jacques Mailhos

l'insigne rouge du courage

À la veille d’une bataille de la guerre de Sécession, Henry Fleming est un jeune soldat de l’armée nordiste fraîchement enrôlé et assailli par le doute. Pourquoi s’est-il engagé ? Sera-t-il capable, du haut de ses 17 ans, de faire face au danger ? Le lendemain, sous le feu ennemi, il réagit comme un lâche et s’en veut terriblement. Mais dans la confusion générale, Henry est frappé à la tête, recevant cet “insigne rouge du courage” qu’est une blessure de guerre. Son attitude au combat va s’en trouver radicalement modifiée.

L’insigne rouge du courage de Stephen Crane, traduction de Pierre Bondil et Johanne Le Ray

la cote barbare

Un jeune femme blonde qui rêvait d’Hollywood et de gloire a disparu sans laisser de trace. Engagé par son mari, le détective Lew Archer suit sa piste jusqu’à un club très select de Malibu où il se heurte à une élite rongée par le chantage, l’argent sale et le crime. En dépit des efforts de flics corrompus, Archer tombe sur les traces d’un mystère plus ancien : le meurtre d’une autre habituée du club, deux ans auparavant. Il s’empêtre alors dans les dessous d’un monde clinquant, où les nantis sont prêts à payer le prix fort pour échapper aux lois. Mais tout le monde n’est pas à vendre.

La Côte Barbare de Ross MacDonald, traduction de Jacques Mailhos.

Alors parmi tous ces titres, quels sont ceux que vous avez lus ou qui vous attirent ?

 

Le vent et le lion

le vent et le lion

Auteur : James McBride

Édition : Gallmeister

Genre : Nouvelles

Titre : Le vent et le lion

Quatrième de couverture :

Un vendeur de jouets s’émerveille face au plus précieux jouet du monde dont l’existence n’était jusqu’ici qu’un mythe ; une bande de gamins dont la musique transforme le quotidien d’un ghetto noir en Pennsylvanie ; un conte de la guerre de Sécession avec un Abraham Lincoln aux allures de Père Noël ; un zoo avec des animaux qui parlent et se moquent des humains, si maladroits… Ces miniatures ont en commun la part de magie qui peut surgir à tout moment de notre existence. Lumineuse et imprévisible, la vie bouillonne et prend toujours le dessus, surtout si l’on tend la main aux autres.

Quelques mots sur l’auteur :

James McBride est né en 1957. Écrivain, scénariste, compositeur et musicien de jazz, il est saxophoniste au sein du groupe Rock Bottom Remainders. Il publie son premier livre en 1995, La Couleur d’une mère, un récit autobiographique devenu aujourd’hui un classique aux États-Unis. Son œuvre romanesque commencée en 2002 plonge au cœur de ses racines et de celles d’une Amérique qui n’a pas fini d’évoluer.

Ma chronique :

J’ai eu la chance de lire ce livre grâce au partenariat que j’ai avec la maison d’éditions Gallmeister et à Clotilde qui l’a choisi pour moi.

Ce livre de James McBride est donc un recueil de nouvelles. Mais il y a je trouve un lien fort entre elles, il y a dans chacune d’elles une grande part d’humanité. J’ai pris beaucoup de plaisir à lire ces nouvelles, c’est le genre de lecture qui fait du bien et qui apporte un regard intéressant sur le monde et sur les hommes.

La plume de James McBride vient par sa fluidité et la simplicité décrire des scènes de la vie quotidienne avec beaucoup d’humour et de tendresse malgré les thèmes abordés. Et oui c’est ce que j’ai apprécié dans ce livre c’est la manière qu’a l’auteur à parler de thèmes graves tels que la pauvreté, la guerre, l’exploitation animale, la mort et le deuil mais toujours en venant y glisser de la beauté, j’ai vraiment adoré.

Toutes les nouvelles m’ont marquées mais j’ai un petit faible pour Le Five-Carat Soul Bottom Bone Band, racontant la vie d’une bande de gamins dans une banlieue aux États-Unis, raconté avec la vision d’un de ces gamins, je l’ai trouvé vraiment excellente. Il y a également M.P. et le vent qui est juste géniale, c’est une nouvelle racontée du point de vue d’un lion, c’est terriblement bien écrit j’ai adoré.

Voilà, j’ai passé vraiment de très bon moments avec ce livre qui fait du bien au moral, ce livre plein de tendresse et de magie, ce livre qui donne de l’espoir en l’humanité. Je ne peux que vous le conseiller, c’est le genre de lecture qui apporte le sourire et un peu de soleil dans nos vie.

Ma note : 10 / 10

# 125 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

Ce n’est pas évident de se lever ce matin après un weekend de trois jours, je dois vous avouer que je prendrais bien des vacances, j’ai carrément trop envie d’être enfermé chez moi au chaud, à lire et à me reposer. Mais bon arrêtons de rêver, ce n’est pas possible, alors un peu de motivation en partageant avec vous un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

benzos

Et une troisième lampée de rhum. Il faut que j’arrête, je vais finir par parler créole en écoutant du souk. Pain problem, sa kay bien ? Pain problem. Une petite dernière et je range la bouteille.

Ranger, voilà une bonne idée. Quand c’est le bordel dans ma tête, je fais le ménage à fond. Comme si nettoyer mon intérieur remettait de l’ordre dans mes idées. 

J’allume la chaîne hi-fi et monte le son. Je commence à astiquer. La maison est propre, j’ai déjà fait le ménage à fond hier, enfin il me semble. Je ne sais plus trop ce que j’ai fait ou pas hier, mais je n’ai pas envie d’y penser pour le moment. Le batteur de Metallica me donne le rythme et j’aspire, frotte, lave en faisant le vide dans mon esprit. Et tout est nickel, je suis essoufflé et crevé et c’est toujours un sacré merdier sous mon crâne.

Je monte à l’étage ; dans la chambre d’amis, j’ai une autre planque. Il m’en reste dans la table de nuit et dans mes poches, mais je ressens le besoin de taper dans cette réserve-là. Aucune idée du pourquoi, le bordel dans ma tête, encore. Sûrement. Je sens mon sexe durcir alors que j’avale quatre comprimés. Bordel, qu’est-ce qu’il m’arrive ? O.K., je suis totalement accro à ces trucs, mais ça ne m’a quand même jamais fait bander d’en avaler.

Je rejoins ma chambre et me jette sur le lit. Dormir. Vite. Oublier.

 

# 150 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Je reprend petit à petit le dessus, je dors un peu mieux et ce weekend de trois jours me fait du bien. J’ai par contre pas mal d’articles à publier, mais je vais prendre mon temps et vous les partager au fil de l’eau. J’ai également une folle envie de lire, et de lire plein de chose, je n’en aurait jamais assez le temps, mais quand l’envie de lire est aussi présente c’est plutôt bon signe. J’espère que de votre côté tout vas pour le mieux, n’hésitez pas à partager avec moi vos lectures du moment. Aller c’est parti pour les miennes …

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

mon père ce tueur

Mon père, ce tueur de Thierry Crouzet

«J’ai toujours eu peur de mon père. Je savais qu’il avait déjà tué au cours de la guerre d’Algérie. J’étais persuadé qu’il pouvait recommencer.»
Thierry grandit dans l’ombre glaçante de Jim, élaborant des scénarios de fuite et se barricadant toutes les nuits dans sa chambre. Quelques années après la mort de ce père menaçant, le fils se plonge dans les photographies et les carnets où Jim ne parle que de la guerre. Il décide de partir à la recherche du fantôme, de retouver par les mots celui qui avait été un jeune garçon à qui l’on avait appris à être un tueur. Car pour se garder de transmettre l’héritage de la violence, il faut en connaître la source.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

benzos

Benzos de Noël Boudou

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ?
Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ?
Avez-vous une confiance absolue en vos proches ?
Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable.
Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

3. Que vais-je lire ensuite ?

ce que tu as fait de moi

Ce que tu as fait de moi de Karine Giebel

« On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul… »
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
« Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié. »
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
« Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin. »

Voilà pour moi. Je vous souhaite une très belle semaine livresque !

 

# 124 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Tout d’abord, je tiens à m’excuser pour mon peu de présence sur vos blogs, mais cette fin d’année est plutôt compliquée pour moi, j’ai toujours beaucoup d’insomnies, pas mal de stress au travail et je ne suis pas en super forme. Je me concentre donc sur mes lectures et sur mon blog, mais dès que j’irai mieux je repasserai par chez vous. Voilà, en tout cas comme chaque mardi, je viens partager avec vous un extrait de ma lecture du moment.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

mon père ce tueur

L’amirauté ne commence à lui laver le cerveau que deux mois plus tard, à bord du Ville-d’Oran qui le convoie de Marseille à Alger.

– Regarde cette photo.

Elle montre un soldat français éventré, le buste rempli de sable et de cailloux. Jim ne peux pas détourner les yeux, il doit obéir.

– Tu vois ce qu’ils font, les Arabes. Regarde cette autre photo.

Il y devine un enfant dont le corps tenu par les pieds a été éclaté contre un rocher, battu sur la pierre comme un tapis qu’on dépoussière.

– Et celle-ci.

Une femme, le front fendu d’un coup de hache.

– Et cette autre.

Un bébé, démembré, décapité.

– Imagine que c’est ton fils.

Jim dévisage les quartiers-maîtres chargés de la propagande. Il n’est pas dupe. Il lit dans leur jeu, et dans celui de leurs supérieurs. Il n’a aucune intention de se soumettre à leur volonté. Il accepte d’aller faire la guerre, mais en refuse la justification.

 

# 149 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

Une nouvelle semaine commence après un super weekend avec les cousins sur Paris. C’était génial, au programme, rigolade, Escape Game, visite et théâtre. On en a profité à fond. Là, je suis reparti pour cinq jours de travail dont deux jours de formations. Je vous souhaites à tous bon courage pour cette première semaine de novembre.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

le vent et le lion

Le vent et le lion de James McBride

Un vendeur de jouets s’émerveille face au plus précieux jouet du monde dont l’existence n’était jusqu’ici qu’un mythe ; une bande de gamins dont la musique transforme le quotidien d’un ghetto noir en Pennsylvanie ; un conte de la guerre de Sécession avec un Abraham Lincoln aux allures de Père Noël ; un zoo avec des animaux qui parlent et se moquent des humains, si maladroits… Ces miniatures ont en commun la part de magie qui peut surgir à tout moment de notre existence. Lumineuse et imprévisible, la vie bouillonne et prend toujours le dessus, surtout si l’on tend la main aux autres.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

mon père ce tueur

Mon père, ce tueur de Thierry Crouzet

«J’ai toujours eu peur de mon père. Je savais qu’il avait déjà tué au cours de la guerre d’Algérie. J’étais persuadé qu’il pouvait recommencer.»
Thierry grandit dans l’ombre glaçante de Jim, élaborant des scénarios de fuite et se barricadant toutes les nuits dans sa chambre. Quelques années après la mort de ce père menaçant, le fils se plonge dans les photographies et les carnets où Jim ne parle que de la guerre. Il décide de partir à la recherche du fantôme, de retouver par les mots celui qui avait été un jeune garçon à qui l’on avait appris à être un tueur. Car pour se garder de transmettre l’héritage de la violence, il faut en connaître la source.

3. Que vais-je lire ensuite ?

benzos

Benzos de Noël Boudou

Vous est-il déjà arrivé de vous réveiller avec cette sensation de déjà-vu ?
Sauriez-vous faire la différence entre le vrai et le faux ?
Avez-vous une confiance absolue en vos proches ?
Nick semble mener une vie tranquille, entouré de sa femme et de ses voisins. Pourtant, le jour où des amis de longue date arrivent, son existence tout entière va basculer dans l’étrange et l’impensable.
Réalité ? Psychose ? Quelle preuve avez-vous finalement de votre réalité ?

Voilà pour moi, et vous que lisez-vous en ce moment ?

Je vous souhaite à tous une très belle semaine de lecture.

 

"Ce qui est créé par l'esprit est plus vivant que la matière" Charles Baudelaire

%d blogueurs aiment cette page :