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#183 Le mardi sur son 31

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Bonjour à tous,

Je suis très heureuse de vous retrouver pour ce deuxième Mardi sur son 31 de l’année ! J’espère que tout le monde va bien malgré un contexte très anxiogène, et que ce début d’année vous apporte ces petits instants de bonheur qui savent nous donner le sourire et illuminer nos journées.
Anthony, je croise les doigts pour que votre rêve à toi et à Stéphanie se réalise et vous comble de joie !
Allé, trève de blabla ! C’est donc avec plaisir que je vous oartage aujourd’hui un extrait de ma lecture en cours et qui me fait voyager comme aucun livre ne m’avait encore fait voyager jusqu’à présent, Sauvage, de Jamey Bradbury.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

A TON âge, j’étais vraiment comme toi, m’a dit Maman.
Elle s’est assise sur le rebord de mon lit, a essayé de repousser les cheveux qui me tombaient sur le visage. J’ai eu un mouvement de recul, encore en colère.
Elle a soupiré.
J’ai peut-être même commencer à courir dans les bois alors que j’étais plus jeune que toi, a t-elle poursuivi. Je courais après mes grands frères, je traquais des animaux. Je n’ai jamais appris à poser des pièges comme toi. Mais je passais des heures dehors et je rentrais à la maison couverte de boue. J’étais une petite sauvage.
Je la scrutais à travers le rideau de mes cheveux emmêles.
Elle était propre et rose, sortait tout juste d’une douche chaude, drapée dans son peignoir blanc duveteux. Les lunettes qu’elle mettait pour voir et travailler de près, pour coudre par exemple, étaient posées sur son nez. Ses ongles étaient coupés, ses cheveux mouillés mais peignés.
Non, t’étais pas comme moi, j’ai dit.
Elle a souri.
Crois-le ou non.
Pourquoi tu sors jamais dans notre forêt, alors? je lui ai demandé.
Les gens changent, m’a-t-elle dit.

Le réveil de karl

Auteur : Teddy Pirès

Titre : Le réveil de Karl

Éditions : Le Lys Bleu Éditions

Genre : Fiction

Quatrième de couverture :

Brémard, village de Dordogne, est si petit qu’il n’apparaît sur aucune carte. Il ne compte que huit cents habitants, une boulangerie, une école, un bar-tabac et rien de plus, ou si peu, une église, un jardin vert et sa vieille balançoire rouillée, une vieille cabine téléphonique et une route dont les goudrons rosés sembleraient avoir, tout comme ses habitants, mille ans. Tout va plutôt bien pour Karl, jusqu’au jour où des individus débarquent d’une autre planète avec en tête un plan des plus déroutant…

L’auteur en quelques mots :

Ayant grandi et évolué dans un univers artistique principalement musical, Teddy Pires est un auteur en herbe. Il nous propose aujourd’hui Le réveil de Karl, un récit loufoque et théâtral, traduisant son profond désir de transmettre ses passions et une vision caricaturale de notre époque.

Ma chronique :

C’est un roman très différent de ce que j’ai l’habitude de lire que je viens vous présenter aujourd’hui.
Et je tiens à remercier Teddy Pirès pour son envoi, et pour la confiance qu’il a bien voulu m’accorder en me confiant la lecture de son livre.

Pour être tout à fait franche, quand l’auteur m’a demandé si j’étais intéressée et que je suis allée lire le résumé sur internet, j’avais tout pris au second degré. Donc les hommes d’une autre planète, je ne le voyais pas du tout comme tel ! Puis j’ai reçu le livre et l’ai vite commencé, attirée par cette belle couverture aux couleurs vives, dessinée par sa fille alors qu’elle n’avait que 3 ans (elle doit en avoir 20 aujourd’hui!).

J’ai donc fait la connaissance de Karl, qui se rend à une séance chez son psy, et l’auteur nous fait directement rentrer dans le vif du sujet, dès le début de notre lecture, avec une question que le psy pose à Karl….
« – Alors Jimmy, comment va votre micro-ondes? demande Frantz en enchaînant lui aussi 18 poignées de mains.
– Je m’appelle Karl… et je n’ai pas de micro-ondes ».

Alors là, à dix mille lieux de ma dimension habituelle, je fronce les sourcils; Quoi…? Qu’est ce que c’est que ça…?!! Pourquoi il parle de micro-ondes??

Je continue ma lecture, intriguée, et me retrouve embarquée dans une histoire des plus absurdes, qui n’a ni queue ni tête…
Mais qui m’a tellement fait rire !! D’aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais autant ri au cours d’une lecture! Divertissante, amusante, drôle, absurde (et pour cause, mais seuls celles et ceux qui l’ont lu comprendront!), décalée, burlesque !

Je rigolais toute seule en lisant les dialogues dans lesquels l’auteur s’amuse à coller des mots les uns aux autres, rendant le truc imprononçable, mais qu’il répète 3 ou 4 fois, … fou rire assuré !
Des jeux de mots, une imagination débordante, beaucoup d’humour, rien de sérieux.
Allé, un de mes passages préférés sur Nesco, le cheval!
« -Allez, Nesco!
-Pourquoi l’appelles-tu comme ça? demande Karl. Elle lui explique que c’est un mélange entre Nesquik et Benco.
(…)
-C’est bon Doriane, je vais finir à pied, dis à Benquik de m’attendre ici!
-C’est Nesco, Karl! Pas Benquik! riposte-t-elle ».

Alors comme ça, cela vous paraît absurde, et pour cause, mais je peux vous assurer que plongés dans votre lecture, avec des mises en scènes décalées, des dialogues bourrés d’humour, …. vous passerez un excellent moment !
Scrapiturge, c’est tout ce que je vous souhaite, parce que moi je me suis vraiment beaucoup amusée !

Ma note : 09/10

My absolute darling

Auteur : Gabriel Talentt

Titre : My Absolute Darling

Editions : Gallmeister

Genre : Roman noir

Quatrième de couverture :

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

L’auteur en quelques mots :

Gabriel Tallent est un écrivain américain.

Il a grandi à Mendocino, en Californie, où il a fait ses études à la Mendocino High School.

Diplômé d’un B.A. en littérature du 18ème siècle à l’Université Willamette en 2010, il a travaillé pendant deux ans en tant que chef d’équipe à l’association pour la jeunesse Northwest Youth Corps.

Après avoir publié des nouvelles pour différents magazines, dont le « Narrative » et le « St Petersburg Review », son premier roman, « My Absolute Darling », sur lequel il a travaillé de longues années, est paru aux États-Unis en août 2017. Il a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis.

En 2018, son ouvrage obtient le Grand prix de l’héroïne Madame Figaro dans la catégorie Roman étranger.

https://www.gabrieltallent.com/

Ma chronique :

Quand nous nous sommes rencontrés, Anthony m’a très vite parlé de ce roman; il ne tarissait pas d’éloges à son propos, et je ne vous parle pas du nombre de cœurs qu’il mettait derrière le titre ou derrière le prénom du personnage principal lors de nos échanges écrits !
Il a si bien su m’en parler, et m’ayant refiler le virus « Gallmeister » au passage, ce sont donc les yeux fermés que je me suis plongée dans l’univers de Gabriel Tallent et ai fait la rencontre avec Julia.

Et si Gabriel Tallent a mis à mal ma sensibilité, Julia a quant à elle fait littéralement chavirer mon cœur.
Jamais encore je ne m’étais attachée à un personnage avec une telle puissance, mon instinct maternel décuplé du fait qu’elle ne soit pas réelle, ce qui ne faisait qu’accentuer la douleur et la peur que j’ai éprouvé pour elle tout au long de ma lecture.

Julia est orpheline de mère. Elle vit seule avec son père dans une maison aux allures de cabane abandonnée, et elle est élevée à la dure: chasse, tir, nettoyage des armes, font le quotidien de cette ado hors normes.

L’ambivalence de ce personnage si attachant, si troublant m’a fait plus d’une fois monter les larmes aux yeux.
Si je parle d’ambivalence, c’est parce qu’il y a deux Julia: il y a Croquette, pour son père, qui est le seul à l’appeler comme ça, et il y a Turtle, le surnom qu’elle s’est elle-même choisi.
Croquette est à demi sauvage. Son père est un homme pervers et cruel qui lui voue un amour et une adoration des plus malsains. Il est machiavélique dans sa cruauté, il abuse sous prétexte d’amour. C’est parfaitement écœurant. Tout au long de cette histoire, je me suis retrouvée spectatrice de cet homme qui faisait de sa fille sa chose, son objet, et qui mettait tout en oeuvre pour la déposséder de sa personnalité et de ses pensées propres; une sorte de déshumanisation. Un jeu pour ce père tortionnaire, un enfer pour cette gamine de 14 ans qui ne connaît rien d’autre que ce que veut bien lui apprendre son père.

Turtle est une jeune fille de 14 ans, qui lutte chaque jour pour ne pas sombrer dans l’univers méprisable de son père, c’est une vraie battante.
Elle sent bien que quelque chose ne va pas dans sa vie, que sa relation avec son père n’est pas normale. Et avec un courage inouï, une force de caractère qui la définit si bien, elle va petit à petit s’ouvrir au monde qui l’entoure et goûter à des joies simples: l’amitié, les sentiments amoureux, et puis plus profondément la confiance, grâce à l’une de ses professeures.

La plume de l’auteur ne nous épargne pas: tout est dans le suggestif, dans le non dit, ou le « non écrit ». Et de ce fait, lorsque son père abuse de Julia, rien n’est écrit, tout est suggéré de par les mots que Gabriel Tallent a choisi, et dans la manière qu’il a de les marier les uns aux autres.
Cela ne fait que renforcer ce sentiment gênant qui s’installe dans ces moments là, et qui m’ont fait me dire « est-ce vraiment ce à quoi je pense… ? » …

J’ai adoré ce livre qui est d’une puissance incroyable.
Et j’ai adoré ces deux Julia, parce que croyez-moi, elles ont beau être deux, pour moi, il n’y a bien qu’une seule Héroïne !

Ma note : 10/10

Ravages

Autrice : Lison Carpentier

Editions : Nouvelles plumes

Titre : Ravages

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Clémence Duchesnay, trentenaire divorcée, partage sa vie entre son métier de photographe pour un magazine géographique et sa passion pour l’exploration urbaine.Lors d’une escapade dans l’ancienne prison de Rennes, elle découvre un jeune garçon agonisant dont le corps mutilé porte une inscription gravée sur le torse.
Dès lors le cauchemar commence : prise au piège, Clémence commet l’irréparable et se trouve confrontée à un monstre sadique, pétri de vengeance qui utilise les lieux explorés par la jeune femme comme scène d’exposition de ses crimes. Lorsque son propre fils disparait, Clémence n’a d’autre choix que d’accepter le chantage de son bourreau et de suivre ses traces.

L’autrice en quelques mots :

Passionnée de littérature, Lison Carpentier a obtenu une licence de Lettres Modernes de l’Université d’Arras.

Elle est ensuite devenue employée de bureau tout en restant fidèle à cette passion dévorante, passant depuis quelques années de la lecture à la plume.

Auteur indépendant, elle vit près d’Angers.

https://loeilnoir.wordpress.com/liens/

Ma chronique :

Ravages … Un seul mot, lourd de sens. Très vite mon esprit s’est mis à vagabonder et à je me suis imaginé des scénarios tous pires les uns que les autres, mais croyez-moi, ça n’était rien comparé à ce que m’a fait vivre l’autrice !

L’histoire démarre très vite avec Clémence Duchesnay , une jeune femme d’une trentaine d’années qui allie parfaitement métier et passion. Photographe de profession pour un magasine géographique, elle passe son temps libre et mêmes ses nuits à vivre sa passion pour l’exploration urbaine.

Clémence est une femme simple, passionnée, sans problème, jusqu’au jour où sa vie bascule et prend un tout autre tournant.
Alors qu’elle explore la vieille prison de Rennes, en pleine nuit, Clémence fait une macabre découverte: un jeune ado agonisant est accroché à une croix, un prénom tatoué sur son torse : CLÉMENCE…
Le message est clair, la consigne également.

A partir de ce moment là, tout va crescendo: l’intrigue, l’enquête, les découvertes, nos émotions. Le rythme s’accélère encore lorque le propre fils de Clémence est enlevé par le prédateur qui a décidé de faire de sa vie un enfer.
Aucun répit n’est accordé, ce qui a rendu ma lecture addictive !

Pour moi qui suis une accro des thrillers dérangeants, autant vous dire que j’ai été servie !
L’intrigue est finement menée, le personnage principal est attachant.
La plume de l’autrice est précise et juste, et j’ai beaucoup aimé sa façon de décrire les événements, la façon qu’elle a de jouer entre la réalité du jeu de piste qu’est forcée de mener Clémence pour retrouver son fils et les secrets révélés au fil de la lecture.

Seul bémol pour ma part: tout au long de ma lecture, j’ai eu du mal à comprendre la réaction de Clémence lorsqu’elle a découvert le 1er corps. Pourquoi obéir? Pourquoi ne pas simplement aller voir la police? Même si l’autrice nous donne une information importante sur le passé de Clémence qui pourrait expliquer sa décision, je me suis malgré tout posé la question de sa réaction. Ce qui en réfléchissant bien montre à quel point l’autrice a su m’impliquer dans l’histoire, puisque je me suis mise à la place de Clémence en me demandant quelle aurait été ma réaction !

Un thriller donc que je conseille vivement à tous les fans du genre « dérangeant », et comme d’habitude, je conseillerai aux âmes sensibles de s’abstenir !

Ma note : 09/10

dans son silence

Auteur : Alex Michaeledis

Titre : Dans son silence

Editions : Le livre de poche

Genre : Roman policier

Quatrième de couverture :

Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari, assassiné, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychothérapeute, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…

L’auteur en quelques mots :

Alex Michaelides est un scénariste et écrivain britannique.

Né d’un père grec et d’une mère anglaise, il a étudié la littérature anglaise à l’Université de Cambridge et est titulaire d’un M.A. en scénarisation à l’American Film Institute à Los Angeles.

Il est le scénariste du film « The Devil You Know » (2013) et le coscénariste de « The Con Is On » (2018), réalisé par James Oakley avec Uma Thurman et Tim Roth.

Il a aussi étudié la psychanalyse, et a travaillé deux ans dans une clinique psychiatrique pour jeunes.

« Dans son silence » (The Silent Patient, 2019), son premier roman, est sur le point de devenir un phénomène dans le monde entier.

Twitter : https://twitter.com/alexmichaelides?lang=fr
Instagram : https://www.instagram.com/alex.michaelides/

Ma chronique :

Avec un peu de retard, je vous partage enfin ma chronique suite à ma lecture éclair de Dans son silence, le premier roman d’Alex Michaeledis. Eclair parce que j’ai dû le lire en à peine 24h; j’avais besoin de savoir !

Alicia est une jeune femme brillante, une artiste reconnue qui a tout pour être heureuse. Un mari aimant, une carrière professionnelle prometteuse, une belle maison. Tout bascule le jour où la police la retrouve hagarde et recouverte de sang. La presse s’empare de cet atroce fait divers ; Alicia ne dira quant à elle plus un seul mot, ancrée dans un mutisme sans fond.

Alors qu’elle est internée, le psychothérapeute Théo Faber n’est animé que par un seul objectif: être embauché dans l’hôpital dans lequel Alicia est enfermée pour la faire parler, et découvrir la vérité sur la nuit du drame.

S’ensuit alors une enquête de la part de Théo digne d’un inspecteur: il va de témoignages en témoignages pour tenter de faire éclater le vérité. Mais dans quel but ? Et pourquoi cette obsession ?

J’ai passé toute ma lecture à me poser des dizaines de questions, à tenter de comprendre les faits, à essayer de résoudre le mystère de ce meurtre atroce …

Pour au final me prendre une gifle magistrale de la part de l’auteur !!!!
Je n’ai rien vu venir, et quand j’ai refermé mon livre, j’ai crié « bravo » à l’auteur, comme s’il pouvait m’entendre! Simplement époustouflant !

Toute l’histoire est racontée de manière simple, presque banale, comme si vous racontiez votre propre histoire à un ami. Je ne me suis pas méfiée un seul instant, même si je me posais pas mal de questions!

Et même si parfois je remettais en question ce qu’écrivait l’auteur sur ce qu’il se passait dans l’hôpital et comment cela se passait, cela ne m’a en rien dérangée.

J’ai été happée par l’intrigue et me suis faite avoir …. comme une bleue !!

Ma note :

10/10

LE CHUCHOTEUR

Auteur : Donato Carrisi

Éditions : Le livre de poche

Genre : Thriller

Titre : Le chuchoteur

Quatrième de couverture :

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

L’auteur en quelques mots :

Donato Carrisi est un romancier, journaliste, dramaturge et scénariste italien, auteur de roman policier.

Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios.

« Le Chuchoteur » (2009), son premier roman, s’est vendu en France à plus de 300 000 exemplaires, a été traduit dans vingt pays et a remporté plusieurs prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011 et le prix des lecteurs Livre de Poche 2011.

Donato Carrisi est également dramaturge, scénariste pour la télévision et un collaborateur régulier du quotidien milanais « Corriere della Sera ».

En 2017, il réalise son premier film, « La fille dans le brouillard », qui est une adaptation de son roman éponyme, et pour lequel il remporte le prix du meilleur réalisateur débutant lors de la 63e cérémonie des David di Donatello en 2018.

sites :
http://www.donatocarrisi.it/
http://www.donato-carrisi.fr/
Twitter : https://twitter.com/donatocarrisi

Ma chronique :

Le chuchoteur est le premier livre que je lis de Donato Carrisi, et je vous avoue que je suis bluffée.

De la manipulation complète, sans filet, franche et directe, je n’ai absolument rien vu venir, et j’adore ça !

Tout commence par la découverte de 5 bras gauches de fillettes disparues, et d’un sixième appartenant à une victime inconnue. L’enquête n’avance pas, et Goran fait appel à Mila, une enquêtrice spécialisée dans les enlèvements d’enfants, pour renforcer l’équipe.

Goran est la tête pensante du groupe, fiable et homme de confiance.
Mila est une professionnelle reconnue dons son domaine de prédilection. Elle côtoie pédophiles et autres meurtriers des plus violents et terrifiants. Insensible, elle ne ressent aucune empathie à cause d’un événement traumatisant qu’elle a vécu.

Ensemble, et entourés de leurs coéquipiers, Goran et Mila se lancent dans une chasse à l’homme et mettent tout en oeuvre pour retrouver le meurtrier.
Problème….C’est le meurtrier qui mène la danse et qui sème des cadavres tout au long de sa traque tel le Petit Poucet qui sème ses cailloux blancs dans la forêt !

Et tout se complexifie au fil de la lecture: à chaque cadavre, de nouveaux suspects, de nouveaux indices, de nouvelles hypothèses.

Alors si vous souhaitez vous aventurer dans ce roman, armez-vous de patience, soyez concentrés, sinon vous perdrez le fil ! Le tueur est machiavélique, et rien ne l’arrête.
Âmes sensibles, attention: certaines scènes, certains descriptions font réellement froid dans le dos.
Il est violent, intelligent. Il joue au chat et à la souris avec la police comme personne ne l’a fait avant lui.

Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement cette lecture addictive, et qui parfois flirte avec les limites du supportable.

Ma note :

09/10

LA TRESSE

Auteur : Laetitia Colombani

Éditions : Le livre de poche

Genre : Roman

Titre : La tresse

Quatrième de couverture:

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.

L’autrice, en quelques mots:

Laetitia Colombani est une réalisatrice, actrice, scénariste et écrivaine française.

Elle écrit et réalise des courts-métrages, puis deux longs-métrages : « À la folie… pas du tout (2002) avec Audrey Tautou, Samuel le Bihan et Isabelle Carré, qui remporte le Prix Sopadin Junior du Meilleur Scénario, puis « Mes stars et moi » (2008) avec Kad Merad et Catherine Deneuve.

Elle est également comédienne à la télévision et au cinéma, dans une douzaine de longs métrages, dont « Cloclo » de Florent Emilio Siri, sorti en 2012.

Son premier roman « La tresse » paraît chez Grasset en mai 2017, et le roman remporte de nombreux prix dont le 40° Prix Relay des Voyageurs Lecteurs, le Trophée littéraire 2017 des Femmes de l’Économie et le Globe de Cristal 2018 du premier roman. Il est en cours de traduction dans plus de 29 langues.
Il est adapté en bande dessinée par Clémence Pollet.

Elle publie en 2019, son deuxième roman, « Les victorieuses », qui, comme le précédent, eu un grand succès public.
Comme dans « La tresse », le féminisme est au cœur du récit.

Ma chronique:

J’avais vu plusieurs très bonnes critiques sur ce premier roman de Laetitia Colombani, mais je n’avais pas spécialement prévu de le lire. Et puis grand hasard, sans même qu’on en ait parlé, ma meilleure amie me l’a prêté.

Je me suis donc lancée dans la lecture de ce livre, et je me suis retrouvée plongée au cœur d’une histoire- de 3 histoires pour être précise- pleine d’émotion, une histoire touchante à souhait.

Comme d’habitude, je ne vous dirai que peu de choses sur l’histoire en elle-même.
Nous faisons la connaissance de 3 femmes d’origines totalement différentes, qui ne se connaissent pas, et pourtant….

Tout d’abord, Smita, une Intouchable originaire du village de Badllapur en Inde, qui gagne sa vie en ramassant la merde des autres. Il est pour elle hors de question que sa fille Lalilta connaisse le même sort qu’elle. Débute alors un long combat, périlleux et éprouvant pour cette mère, déterminée à sauver sa fille de la misère.

Puis vient Giulia, originaire de Palerme en Sicile. Elle travaille dans l’entreprise de son père où les mèches de cheveux sont transformées pour en faire des perruques.

Et enfin, Sarah , originaire de Montréal au Canada. Sarah est une brillante avocate, une véritable acharnée de travail, bien souvent au détriment de ses enfants et de sa vie de famille; seul le cancer dont elle est atteinte saura la ralentir dans sa course après la réussite.

Et alors me demanderez-vous?

Et alors…. je me suis posée cette même question dès les premières pages de ma lecture, et puis j’ai compris…. J’ai compris que le destin de ces trois femmes aux vies si différentes s’entrelace comme une tresse…

Leurs combats, leur courage, leur obstination, leur détermination de chaque jour est une vraie leçon de vie !

Ce livre est émouvant, touchant, et on n’en sort pas indemne….

Ma note:

10/10

ÉVASION

Auteur : Benjamin Whitmer

Editions : Gallmeister

Genre : Roman noir

Titre Évasion

Quatrième de couverture :

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

L’auteur en quelques mots :

Benjamin Whitmer est né en 1972. Il a publié des récits dans divers magazines et anthologies avant que ne soit publié son premier roman, « Pike », en 2010.

En 2015, il sort « Cry father », puis, en 2018, « Évasion » et enfin
« Les dynamiteurs » en 2020.

Ses romans, tous traduits par Jacques Mailhos, ont la particularité d’avoir été publiés en France mais pas aux États-Unis.
Il vit aujourd’hui avec sa famille dans le Colorado.

Ma chronique:

Le soir du Nouvel An 1968, 12 détenus décident de s’évader de la prison d’Old Lonesome dans le Colorado. Certains ont pour but de retrouver leur vie d’avant leur incarcération, d’autres ont pour seul but de profiter de cette nouvelle liberté volée.

De ce fait, Old Lonesome dégénère en terrain de chasse grandeur nature, où chacun à sa manière veut attraper ces taulards qui ne méritent pas d’être libres.

A partir de là, les prisonniers avancent droit devant, sans retour en arrière possible sous peine de signer leur arrêt de mort.

Les points de vue narratifs se succèdent, et nous découvrons l’histoire à travers les yeux des différents personnages, qui à mon goût étaient un peu trop nombreux; je m’y suis un peu perdue parfois, surtout avec leurs noms de voyous.

L’auteur nous emmène à travers une course poursuite infernale, rythmée, glaciale, et ne nous laisse aucun répit. Avez-vous déjà eu cette impression de retenir votre souffle pendant votre lecture? C’est exactement ce que j’ai ressenti tout au long de l’histoire. Plus je tournais les pages, plus l’horreur s’amplifiait, et j’assistais à une véritable chevauchée dans l’horreur, avec des passages à tabac d’une violence extrême.

Benjamin Whitmer nous livre un récit avec un langage cru, du terroir comme on dit, le tout dans une ambiance glauque, étouffante et glaciale. La violence est reine pendant ces presque 400 pages de roman, et l’auteur à l’art et la manière de la décrire.. un petit exemple pour les accro comme moi 😉
« Elle balance le plateau et projette les deux bols vers le visage d’Howard. Puis d’un geste vif, elle sort un marteau de la poche de son tablier et arme un joli swing qui s’achève sur le crâne d’Howard, enfoncé comme une cloison de plâtre.
Du sang jaillit du nouveau cratère qu’Howard a dans la tête et il essaie de lever sa garde pour empêcher Alice de le frapper de nouveau. N’y parvient pas. Au second coup le marteau se coince dans le crâne et Alice doit le secouer pour le dégager. »

J’ai énormément apprécié ce roman plus que noir qui m’a plus d’une fois glacé le sang. J’ai découvert Benjamin Whitmer et j’avoue que sa plume brute, précise, tranchante et précise est digne des romans les plus noirs ! Il nous livre là l’Amérique dans toute sa violence, dans toute sa noirceur.

Ma note:

9/10

Inexorable

inexorable

Auteure : Claire Favan

Editions : Pocket

Genre : Roman

Titre : Inexorable

Quatrième de couverture :

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorable, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

L’auteure, en quelques mots :

Claire Favan est une femme de lettres française, auteure de romans policiers.

Mère de famille parisienne, elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisirs.

Son premier roman, « Le Tueur intime » (Les Nouveaux Auteurs, 2010), a remporté le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011. « Le Tueur de l’ombre » (2012), son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.

Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014. En 2016, Claire Favan revient avec un thriller d’une noirceur absolue : « Serre-moi fort ». Elle enchaîne en 2017 avec un nouvel ouvrage intitulé « Dompteur d’Anges ».

Page Facebook : https://www.facebook.com/claire.favan

Ma chronique :

Me voici replongée dans l’écriture de Claire Favan que j’avaiis découvert avec Dompteur d’anges.

Dans Inexorable, Claire Favan change de registre, même si une enquête policière tisse sa toile au fil des pages. C’est un roman qui est effectivement très différent de ce qu’elle écrit habituellement, mais il n’en est pas moins addictif ! Pour preuve,  je l’ai dévoré en quelques heures !

L’auteure aborde ici un sujet d’actualité, à savoir les enfants dits « différents » qui ne rentrent pas dans le moule imposé par la société, et qui font par voie de conséquence l’objet de tous les regards curieux et discours durs et violents. 

J’ai donc fait la connaissance d’Alexandra, la maman de Milo, qui assiste impuissant du haut de ses 4 ans à l’arrestation musclée de son papa, au beau milieu de la nuit.
A partir de ce moment-là, Milo change. Il devient agressif, bagarreur, triste. Il a en lui une colère permanente qui chaque jour prend un peu plus le dessus; et pour cause…. un fils de truand ne fait pas bon genre à l’école, ni dans les familles des copains, ni … nulle part d’ailleurs.

Et oui hein… quel avenir pour ce pauvre gosse dont le père est en prison pour braquages, et dont la mère se démène seule contre tous pour lui assurer son avenir? 
Quel avenir pour ce gamin qui ne rentre pas dans les cases imposées par notre société? 
Parce que, la bagarre à l’école, c’est de la faute de Milo, forcément…
Parce que l’agression d’une jeune fille dans la rue, Milo est suspecté, évidemment.
Parce que le meurtre de son amie…. ne cherchez pas, les enquêteurs ont immédiatement trouver le coupable … idéal … fils d’un truand… c’est dire…

Ce roman, je l’ai lu la gorge nouée, la gorge serrée.
En tant que maman d’un enfant « qui ne rentre ni dans le moule, ni dans les cases, ni dans rien du tout », je ne pouvais pas ne pas m’identifier à Alexandra.
Ce cercle vicieux auquel j’ai assisté tout au long de ma lecture m’a véritablement bouleversée. Tout est fait, et tout le monde fait tout pour désigner « celui qui est différent ». 

Alors quoi?
Un fils de truand n’a pas d’avenir? Il suivra forcément les traces de son père ? De sa mère?
Un enfant dit « différent » n’a pas d’avenir non plus sous prétexte qu’il ne rentre pas dans les dictas qu’on nous impose partout, tous les jours?
Alors quoi?  Nous, parents, devrions arrêter de nous battre sous prétexte qu’un enfant DYS, qu’un enfant autiste, qu’un enfant donc DIFFÉRENT, n’arrivera à rien? 
Le problème aujourd’hui c’est que la société en général voit le handicap avant tout en terme d’incapacité : la personne à mobilité réduite, l’aveugle, le déficient mental … S’il est entendu voire même logique je dirai de cerner une personne par rapport à des caractéristiques évidentes, cela réduit non seulement la personne porteuse de déficience à une étiquette étriquée e restreinte, mais cela n’ouvre pas la voie à la reconnaissance de tant d’autres facultés qui les animent…

Et pour tout vous dire, malgré ma colère et mon ras le bol sur ce sujet, je dois vous avouer que plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis reconnue en Alexandra, à douter malgré tout de son propre enfant, que pourtant on défend chaque jour bec et ongles contre le regard des autres, coûte que coûte.

Et autant ma lecture a été émouvante, autant l’écriture de ma chronique a été éprouvante…  La différence peut être tellement destructrice que c’en est terrifiant…

Ma note :

10/10

La cave aux poupées

la cave aux poupées

Auteure : Magali Collet

Editions : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : La cave aux poupées

Quatrième de couverture :

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge. En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé. Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale… Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

L’auteure en quelques mots :

Après des études de musique (piano et violoncelle) et une licence de musicologie à la Sorbonne, Magali Collet est devenue professeur d’éducation musicale et de chant choral.
Elle a d’abord travaillé en région parisienne, puis en Picardie, où elle réside depuis près de 20 ans. Elle est également accompagnatrice de classes de chant (pianiste).

Passionnée des mots, elle écrit des poèmes, des nouvelles et des chroniques depuis de nombreuses années. Elle fait partie de l’équipe de gestion du site http://www.lapassiondespoèmes.com depuis 2013.

Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses textes.

Avec son premier roman, « La Cave aux poupées » (2020), elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses, mais aussi d’un profond désir de rédemption.

Ma chronique :

… WOUAHOU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je m’explique…. !
Ce premier roman de Magali Collet a eu la malchance- ou pas- de sortir en pleine période de confinement. Je suivais l’auteure sur les réseaux car j’avais vu passer de nombreuses éloges sur l’ouvrage, et me l’étais procuré. Jusqu’au jour où, au travers d’une publication Facebook, Magali Collet nous partage son désarroi, son angoisse, ses doutes suite à sa première critique… négative…. (« Les goûts et les couleurs »… ).
Ne l’ayant pas encore lu à l’époque, mais faisant partie de ma PAL, je me suis permise un petit commentaire personnel d’encouragement à sa publication.

Puis est venu le temps de commencer ma lecture, un 7 juillet.
Puis j’ai terminé ma lecture, un … 7 juillet !!

Et là, maintenant, à ce stade de ma chronique, je peux vous redire: WOUAHOU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais quelle claque, quelle gifle magistrale j’ai pris !
Moi qui suis une accro, une addict du thriller psychologique, du noir de chez noir, je peux vous assurer que j’ai été servie, et que j’en reprendrai bien encore un peu !
Après de nombreuses lectures de thrillers d’auteurs célèbres à succès, je vous avais partagé ma déception: tout le temps la même écriture, la même construction, et une fin baclée, qui m’a trop souvent gâché mon plaisir. Et bien là, rien de tout ça !

Allé, on rentre un tout petit peu dans le vif du sujet… mais pas trop, vous savez que je n’aime pas raconter l’histoire.

 » Quand on vit dans la merde, on finit par lui ressembler quoi qu’on fasse. »

C’est la vie que mène Manon, une jeune fille qui vit isolée et coupée du monde avec son père, « le père ». Elle passe ses journées à tenir la maison de manière impeccable et irréprochable pour ne pas hatiser la colère de son père, à cuisiner, et surtout à s’occuper des « poupées » qui sont à la cave … Un peu simplette, forcément, puisque tout ce qu’elle sait de la vie, elle l’apprend par ce qu’elle voit à la télé.
Autre mission pour Manon :  assouvir les besoins et désirs sexuels de son père quand les »poupées saignent » … C’est juste abominable.

La cave aux poupées: âmes sensibles, s’abstenir, croyez-moi.
Ce fut une lecture sordide, émotionnellement éprouvante (qu’il est dur à lire ce roman !).
J’avais ce besoin- malsain pour le coup- d’avancer dans l’histoire, coûte que coûte…

L’auteure m’a fait vivre un aller-retour dans les antres de l’enfer … Alors, qui sera le prochain ? Dites-moi tout !

Ma note :

10/10