Archives pour la catégorie RDV hebdomadaires

# 48 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, comme tous les jeudi, je vais vous présenter un poème. Cette fois, il s’agit d’un poème breton de Anatole Le Braz. J’espère que celui-ci vous plaira.

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Au lavoir de Keranglaz

L’étang mire des fronts de jeunes lavandières.
Les langues vont jasant au rythme des battoirs,
Et, sur les coteaux gris, étoilés de bruyères,
Le linge blanc s’empourpre à la rougeur des soirs.

Au loin, fument des toits, sous les vertes ramées,
Et, droites, dans le ciel, s’élèvent les fumées.

Tout proche est le manoir de Keranglaz, vêtu
D’ardoise, tel qu’un preux en sa cotte de maille,
Et des logis de pauvre, aux coiffures de paille,
Se prosternent autour de son pignon pointu.

Or, par les sentiers, vient une fille, si svelte
Qu’une tige de blé la prendrait pour sa soeur ;
C’est la dernière enfant d’un patriarche celte,
Et sa beauté pensive est faite de douceur.

Elle descend, du pas étrange des statues,
Et, soudain, au lavoir, les langues se sont tues.

L’eau même qui susurre au penchant du chemin
Se tait, sous ses pieds nus qui se heurtent aux pierres,
On voit courir des pleurs au long de ses paupières,
Et sa quenouille pend, inerte, de sa main…

L’étang mire, joyeux, des fronts de lavandières,
Et sait pourtant quel deuil ils porteront demain !…

lavoir

# 32 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Me voilà donc pour ce 15 août à vous proposer un extrait de ma lecture en cours qui n’est autre que L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Un roman qui à l’air de faire l’unanimité parmi vous, alors j’ai vraiment hâte de m’y plonger sérieusement.

lombre du vent

Cette après-midi de brume et de crachin, Clara Barcelo me vola le cœur, la respiration et le sommeil. Profitant de la lumière ensorcelée de l’Ateneo, ses mains écrivirent sur ma peau une malédiction qui devait me poursuivre pendant des années. Tandis que je la contemplais, fasciné, la nièce du libraire me raconta son histoire et comment elle était tombée, elle aussi par hasard, sur les pages de Julien Carax.

Je vous souhaite à tous une bonne journée !

# 55 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

Aller, une nouvelle semaine commence, certains sont en vacances, d’autres font le pont du 15 août et d’autres vont au travail, mais que cela ne nous empêche pas de faire le point sur nos lectures.

Vous l’aurez peut-être vu sur le blog, mais pour moi cette semaine a été marquée par un ouragan qui est venu bouleverser ma petite vie de lecteur, je parle bien sûr du Gang des rêves de Luca Di Fulvio. J’aimerais vraiment connaître vos ressentis pour ceux qui l’on lu et pour les autres, Hissez les torchons et venez rejoindre le gang !!!

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

commentjai reussi a attraper la lune

Comment j’ai réussi à attraper la lune de Laurence Labbé

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

le gang des reves

Le Gang des rêves de Luca Di Fulvio

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

lombre du vent

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent.

3. Que vais-je lire ensuite ?

en lieu sur

En lieu sûr de Wallace Stegner

Deux couples d’enseignants à l’âge de la retraite, amis de longue date, passent leurs vacances dans une maison isolée en pleine forêt. Les uns étaient modestes, les autres mondains, mais l’amour de la littérature, le partage des bonheurs et des épreuves de l’existence ont forgé entre eux un lien aussi indissoluble que nécessaire. Au fil des retours sur le passé, Stegner évoque avec force et émotion le flot de la vie et la puissance du souvenir, tandis que s’invite la promesse de la mort.

Et vous que lisez-vous de beau cette semaine ?

Récapitulatif de la semaine

Je vous souhaites à tous une excellente semaine !

# 47 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, dans cet Instant Poésie, je vais vous présenter deux textes d’un poète belge, Yann Suerte que je ne connaissais pas encore il y a quelques jours. C’est Guilhaine Chambon, auteur du roman Résultat des courses et dont je vous avais aussi proposé un texte lors d’un précédent numéro de ce rendez-vous qui me l’a fait découvrir et je l’en remercie.

Je n’ai jamais vécu sans passion…
Elle m’a conduit à mes premiers pas, mes premiers émois…
Mes premiers mots, mes premières larmes…
Elle m’a emmené aux sommets des cathédrales,
au cœur des cirques antiques…
Elle m’a fait embrasser la vie à pleines mains…
Et j’ai aimé la danser plus que tout…
Je m’y suis aveuglé aussi…brûlé et détruit…
On l’a enchaînée…
ensevelie sous des gravats de titres haineux…
On l’a jugée et condamnée pour ses errements…
Mais je n’ai jamais vécu sans passion…
Et je ne vivrai plus sans elle…
Elle est mon feu, ma flamme…
Mon souffle et mon âme…
Elle est mon cœur…
Une, unique et inaliénable.

passion

L’atelier

Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Elle s’enlace de ses amis,
S’angoisse de ses amants…
Et du bout de ses velours
Froisse d’invisibles absences,
Murmure d’indicibles caresses…
Elle s’entoile de sombre,
S’assombrit de lune
Et « s’enpleure » d’étoiles
Pendue aux silences des petites mains…
Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Elle s’effile au gré des notes,
Au fil des pas, aux vers des poètes…
Et du bord de ses dentelles,
Se fronce d’impassibles attentes,
S’emmaille d’impossibles étreintes…
Elle se ganse de triste,
« S’entisse » de vieux
Et s’empèse de galons effacés.
Perdue aux silences des petites mains…
Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Pendue dessus les cintres…
Perdue dessous les autres…
Et du bout de ses heures,
L’atelier s’endort…

atelier

# 31 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Comme toutes les semaines, je viens vous présenter un extrait de ma lecture en cours. Pour aujourd’hui, je viens juste de terminer celle-ci, vous retrouverez donc bientôt la chronique sur le blog.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

commentjai reussi a attraper la lune

Le vieux qui s’attendait certainement à quelque répartie en langage « djeun » qui lui eusse permis de triompher par une supériorité qu’il s’estimait acquise, n’eut cure de la pertinence de la remarque. Il brandit un index vengeur vers le ciel et déclama avec ostentation : 

« Jeunes délinquants, vous symbolisez la honte et le déclin de notre civilisation ! »

Comme quoi, quand quelqu’un a une idée en tête, même le discours le plus pertinent ne peut porter ses fruits.

Puis il prit la poudre d’escampette. Je lus dans le regard déterminé de Théo que le vieux allait finir en saucisson pour faire honneur à son pays.

Car ce qu’il n’avait sans doute pas présagé, c’est que mon ami du jour se mit à le suivre. L’autre hâta le pas. Je suis sûre qu’il n’avait pas marcher aussi vite depuis le jour où sa mère lui avait couru après pour lui administrer une fessée bien méritée.

Voilà pour aujourd’hui, je vous souhaite une excellente journée !

 

 

# 54 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

Comme chaque semaine, voici un nouveau C’est lundi que lisez-vous ?

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

mila

MILA de Dominique Durand

Ce matin du 5 mars 2015, j’émergeais d’une longue année de coma à l’hôpital Percy Clamart et prenais connaissance du diagnostic?: l’accident avait provoqué une perte totale de ma mémoire. Ce matin du 5 mars 2015, je serrais dans mes bras ma propre fille Camille en réalisant qu’elle n’était pour moi qu’une parfaite inconnue.
Pour me reconstruire, je devais reprendre une vie normale, suivre un traitement adapté, mais rien ne s’est passé comme prévu. Sans doute aurais-je dû me méfier ?
Comment aurais-je pu imaginer l’extraordinaire aventure que je venais de vivre des côtes australes jusqu’aux terres gelées du grand continent blanc ? Qui était celle qui m’attendait quelque part, cloîtrée dans une geôle, prisonnière de syndromes étonnants encore plus puissants que les miens.
De ma mémoire chancelante émergeait une seule certitude?: je devais la retrouver pour connaître l’incroyable vérité, celle que les plus hautes instances internationales avaient tenté de dissimuler. Je disposais pour cela de très peu d’indices?:
Juste quatre lettres qui dansaient jour et nuit dans ma tête, comme une musique entêtante, Juste quatre lettres, d’une importance capitale pour ma survie?:
M I L A

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

commentjai reussi a attraper la lune

Comment j’ai réussi à attraper la lune de Laurence Labbe

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

3. Que vais-je lire ensuite ?

Alors là, j’hésite entre ces deux romans :

lombre du vent

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent.

le gang des reves

Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

Et vous que lisez-vous de beau ?

Récapitulatif de la semaine

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

# 46 – Instant Poésie

Bonsoir à tous,

Je ne suis pas très en avance aujourd’hui, mais je viens tout de même vous proposer ce soir un nouveau poème, et pour cette semaine, j’ai choisi de vous présenter un texte lu très récemment tiré du recueil Ironie du sort de Gabriella Bozzano.

ironie du sort

L’amour du poète

Vos cheveux semblables à l’ébène
Mettent en avant votre teint blême.
Vos courbes que jalousent les déesses
N’ont d’égale que votre jeunesse.

Sainte image que j’aime et vénère,
Je vous protège tel un Cerbère.
Radieuse femme vivant sous ma plume.
Belle Vénus naissant de l’écume.

Comprenez-moi jeune pucelle
Ne sera jamais assez belle.
Hélas, je ne suis qu’un poète.
Pour moi, vous n’êtes pas parfaite.

Et je ne désire que cette femme,
Celle capable de brûler mon âme.
Un jour, je voudrais la croiser
Pour ne plus jamais la quitter.

Arrêtez tous vos stratagèmes.
Pour moi, vous n’êtes que problèmes.
Partez ! Laissez moi donc en paix !
Elle seule est digne du verbe « aimer ».

peinture

# 30 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Vous en avez l’habitude dorénavant, comme chaque mardi, je viens vous présenter un extrait de ma lecture en cours. Cette semaine, il s’agit d’un service presse proposé par Dominique Durand.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

mila

J’ouvris les yeux d’un coup, me redressai subitement. La télévision continua à diffuser la suite du reportage qui ne m’intéressait déjà plus du tout. Non, ce qui m’interpellait, c’était ces quatre lettres L.I.M.A.

LIMA, capitale du Pérou. Aurais-je dû y prêter une quelconque attention ? Cette ville ne m’évoquait rien du tout. Je n’avais pas dû y mettre les pieds. Les quatre lettres se mélangèrent dans mon esprit.

LIMA, MIAL, AMIL.

Voilà pour aujourd’hui, je vous souhaite à sous une bonne journée !

# 53 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

J’espère que tout le monde va bien et que vous prenez tous le temps de lire un peu avec pour certains les vacances et pour d’autres le travail. De mon côté, j’ai repris un rythme de lecture plutôt convenable.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

codex memoriae

Codex Memoriae – Le sacrifice des âmes du purgatoire de Christophe Michaud

« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

mila

MILA de Dominique Durand

Ce matin du 5 mars 2015, j’émergeais d’une longue année de coma à l’hôpital Percy Clamart et prenais connaissance du diagnostic?: l’accident avait provoqué une perte totale de ma mémoire. Ce matin du 5 mars 2015, je serrais dans mes bras ma propre fille Camille en réalisant qu’elle n’était pour moi qu’une parfaite inconnue.
Pour me reconstruire, je devais reprendre une vie normale, suivre un traitement adapté, mais rien ne s’est passé comme prévu. Sans doute aurais-je dû me méfier ?
Comment aurais-je pu imaginer l’extraordinaire aventure que je venais de vivre des côtes australes jusqu’aux terres gelées du grand continent blanc ? Qui était celle qui m’attendait quelque part, cloîtrée dans une geôle, prisonnière de syndromes étonnants encore plus puissants que les miens.
De ma mémoire chancelante émergeait une seule certitude?: je devais la retrouver pour connaître l’incroyable vérité, celle que les plus hautes instances internationales avaient tenté de dissimuler. Je disposais pour cela de très peu d’indices?:
Juste quatre lettres qui dansaient jour et nuit dans ma tête, comme une musique entêtante, Juste quatre lettres, d’une importance capitale pour ma survie?:
M I L A

3. Que vais-je lire ensuite ?

commentjai reussi a attraper la lune

Comment j’ai réussi à attraper la lune de Laurence Labbe

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

Et vous que lisez-vous de beau en ce moment ?

Récapitulatif de la semaine

# 45 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui dans l’Instant Poésie, je vais vous faire découvrir un très joli texte de Guilhaine Chambon auteur de Résultat des courses dont vous pouvez retrouver ma chronique ici . Je tiens d’ailleurs à la remercier pour le partage et pour m’autoriser à publier sur mon blog.

Au jardin embaumé de silence

Au jardin embaumé de silence,
Le jour glisse comme un navire coule doucement
Le saule pleure effleurant une mare rosée
Où le jonc paresseux repose.
L’enfant a peur de son ombre
Dans la nuit qui s’étire et s’allonge
Et distille au poète rêveur,
Les premiers vers d’un dernier bonheur.
Il y a si longtemps qu’ il n’avait ouvert son cœur
A t-il perdu toute civilité?
Alors, sous le regard impassible
De l’ombre qui grandit
Sur la feuille blanche, il croque
Le rêve de toutes ses nuits
où les yeux rives dans l’immense
Le poète, lui pense..
Pense t-elle à lui?
Songe,soupir
Au loin, le vent fait gémir les feuilles
Le saule s’est noyé dans la mare rosée
Le ciel s’est allumé
L’enfant dort baignant dans son ombre.
Nuit saphir dans la pierre  du temps.
Il sait,
La brise referme la porte.
Jamais il n’étendra sa vie
Sur le fil au jardin tristesse
Les émotions qui le font  vibrer comme cette corde vivante
Sanglote sous l’archet.
Il garde au fond de lui l’envers de son décor
Venez sur la scène de sa vie
Mais,
Qui d’entre tous  a le meilleur rôle ?
Et le train des jours fuyant vers l’inconnu
Une voie sans gare, rase campagne, arrêt .
Il verse une dernière larme dans l’urne inviolable
De son cœur désabusé
Vivier du désespoir
Spasmes de tant d’espoirs
Oh toujours confondus dans l’instant illusoire.
Il saura se parer de dérisoire pour éviter le regard indiscret
De ceux qui ne sauront jamais…

Lui, ne sort jamais pour entrer chez quelqu un
Il ait quelqu’un en lui ,et tout lui semble si loin.
La feuille affamée de mots,
Il écrit comme l’eau s évapore
Il écrit comme d’autres se noient
Il écrit pour oublier, pour devenir buée.
Dans chaque phrase, tant il aime si fort
Il est le verbe et le sujet
Elle est son je, il est son toi.
Il rêve, à ses yeux
Deux perles que la passion n’arrive à sécher
A ses cheveux
Sculpture d’ébène venue d’un pays lointain
A son âme
Un puits, un drame.
Dans l’absolu silence, souvent il y pense.
La fleur émue de cet aveu se dévêt d’un pétale
Elle offre son cœur pâle aux regards, s’abandonne.
Il ne veut pas sucer le bonbon habitude,
Il préfère parcheminer son front des sillons de l’incertitude.
Assis au milieu des ténèbres, il se console
Il consume la solitude, ranger les choses à leur place
Et son cœur dans son écrin oscillant entre amour et oubli .
Ne pas tarir dans les silences et respirer de sa présence.
L’enfant s’éveille un bout de nuit usé au creux de son point serré.
Lui referme le livre doucement
Pour que ne s’évade pas cette poussière de tendresse
Et garder simplement
L’amer, le goût tenace d’avoir aimé et se souvenir comment tout s’efface.
Il sait
Il gardera ses yeux comme une source triste
Y  puiserat-il encore les mots de la tendresse?
Il referme le livre sans postscriptum
Le range sur l’étagère entre Vian et Appolinaire
Sa vie ne fut sans doute qu un étrange mystère
Il murmure…je l’aime

van-gogh-19