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# 114 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

Je vous retrouve ce matin pour partager avec vous un extrait de ma lecture du moment, il s’agit de Satan dans le désert de Boston Teran, un roman qui pour le moment me plait beaucoup.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

satan dans le désert

John Lee surveille les autres. Gutter est accroupi devant l’un des phares. Assise à côté de lui sur le pare-chocs, Lena fume une cigarette. Granny Boy, lui, fait les cent pas en parlant tout seul. Il n’est pas redescendu après la dose de speed qu’il a prise avant le massacre.

– Comment ça ? Insiste John Lee.

– Comment ça ? Comment ça ? répète Granny Boy d’un ton railleur.

John Lee le fixe pour le forcer à détourner le regard, mais l’autre tend négligemment la main et étire ses doigts dans son gant tout déchiré.

– Me mate pas comme ça, capitaine. L’odeur du sang m’a échauffé et la nuit n’est pas finie. Je suis partant pour continuer le job.

John Lee cède le premier, mais pas trop vite, pour que le petit con ne se rende pas compte qu’il le met mal à l’aise.

– Est-ce que le négro a souffert ? demande-t-il à Cyrus ?

– J’ai fait comme tu l’aurais fait toi-même, si tu avais eu plus de couilles.

– Tu sais, je te préférais quand tu  n’étais qu’un junkie.

Cyrus se rapproche brusquement de lui. Leurs deux visages se frôlent presque.

– Quand je bossais pour toi, tu veux dire ? Le cul en l’air, à te donner du « oui, chef » ou du « non, chef » ? Ça, c’est de l’histoire ancienne, mec.

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# 112 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

Comme chaque mardi, je vous retrouve pour partager avec vous un extrait de ma lecture du moment.

clepsydre sur seine

– Alors mon bonhomme ! dit le marchand, un petit homme potelé, tu es le fils Lahuppe, c’est bien ça ? Que cherches-tu donc dans ma modeste échoppe ?

Ewan avait l’intention de consulter les journaux locaux à la recherche d’informations au sujet d’Heuteauville, de ses scientifiques et, pourquoi pas, d’une mention éventuelle de Clepsydre. Puisque leur maison n’était toujours pas reliée à Internet et que la bibliothèque était fermée, il ne pouvait compter que sur le marchand de journaux. Il lui demanda les derniers numéros des journaux de la région que le marchand avait encore en stock. À commencer par Paris-Normandie.

– Hélas, mon petit, ce n’est pas chez moi que tu trouveras grand-chose sur les actualités, dit l’homme ventripotent en ouvrant grand ses bras. L’actualité n’intéresse guère mes clients, ici, et les seuls journaux que je possède sont ceux de l’année dernière… Et encore, il ne m’en reste pas beaucoup … 

# 111 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve comme tous les mardis matins pour partager avec vous un extrait de ma lecture en cours.

au nom du bien

– Je sais que je te déçois. On a juste foncé trop vite sur ce projet. C’est aussi simple que ça. Erreur de débutant. On aurait dû se concentrer sur la première étape, faire valider le vote. C’est autant de ma faute que de la tienne. J’ai vraiment pensé qu’on avait tout prévu, aussi, mais c’était pas le cas.
On s’est fait baiser la première fois que les juges ont refusé de voter sur la motion. C’est là qu’on a commencé à perdre de l’argent, exactement là. Et il faut qu’on l’accepte. Si on arrête maintenant, on ne perdra que ce qu’on a déjà donné à O’Keefe. C’est un perte importante, mais c’est mieux que d’injecter de l’argent et du temps dans un projet qui ne se concrétisera jamais. Pas dans cette ville. Pas maintenant. Pour faire court, ce magasin ne se fera pas, mec. Je suis désolé, mais il ne se fera pas, c’est tout.
J’ai envie de lui dire quelque chose. Le traiter de dégonflé à nouveau, le pourrir d’insultes, le supplier, mais j’ai déjà vidé mon sac. Il me reste plus rien. Ray va jusqu’à sa porte, l’ouvre et rentre chez lui. Il me regarde pas une seule fois.

# 110 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Ce matin, je vous invite à découvrir un extrait de ma nouvelle lecture.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

canyons

Eric posa la mallette sur ses genoux et Tavernier ferma la portière. Il passa le bras sous le siège, prit le Glock et l’examina. Il sortit le chargeur, qu’il étudia avant de le remettre en place.

– Vous êtes un petit sournois, monsieur Lindsay. Eh bien, eh bien. Un calibre 40. Belle pièce, très belle pièce. Pour ma part, je préfère le bon vieux .380 ACP. Mais, poursuivit-il , soupesant le Glock tout en observant Eric, si je me souviens bien, la loi dit que vous n’êtes pas censé porter ce genre d’arme.

– Parce que la vôtre est légale ? Qu’est-ce que vous me voulez, putain ?

– Voyons. Je fais toujours mes petites visites de courtoisie le matin.

– Je n’ai pas l’argent.

– Ça, nous l’avions déjà compris. Nous aimerions savoir quand vous l’aurez.

– Aucune idée.

# 109 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

Je vous retrouve ce matin après trois jours de weekend pour partager avec vous un extrait de ma nouvelle lecture.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

chatreuse

Elle s’agenouilla devant lui, retira son caleçon de soie et saisit à pleines mains son dard dressé. Levant les yeux vers lui, elle lui jeta son regard le plus langoureux, juste avant de lui tordre le sexe de toutes ses forces. Il ouvrit la bouche pour hurler, mais elle avait deux coups d’avance sur lui : en se relevant, elle lui enfonça son avant-bras dans la bouche tout en pulvérisant ses couilles d’un puissant coup de genou. Comme il se pliait en deux, elle abattit son coude sur sa nuque. Il s’effondra silencieusement. Sans perdre de temps, elle se rua sur la porte et en poussa les verrous.

# 108 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve ce matin pour partager avec vous un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

femme

Dans le coffre de la Carrera, il a laissé l’étui qui ne le quitte jamais, un étui à hautbois qui lui a souvent servi à se faire passer pour un musicien, à l’introduire dans les coulisses et les salles de répétition, ses lieux de prédilection pour le business. Il est un musicien, peut-être le plus subtil d’entre-eux, mais personne ne le sait. C’est son secret. Jouissif et solitaire.

Ça et l’instrument des punitions, la machine à oubli comme il aime à dire, mieux qu’une psychanalyse et moins cher. Le fric, il préfère le claquer.

Il se penche vers le coffre, le déverrouille. Fait claquer les fermoirs de l’étui. Dans le compartiment de gauche, le knout est lové, bien sage, ses cinq lanières lestées de plomb enroulées autour du manche en cuir tressé. D’une main, il déboucle sa ceinture. Il n’y a personne dans le parking et il s’est garé juste hors de l’angle de prise de vues de la caméra de surveillance la plus proche.

De toute manière, il va faire vite. Il a l’habitude.

Il baisse son pantalon. Prend le fouet.

 

# 107 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

J’ai mis de côté pour le moment Lady Pirate, car j’ai reçu quelques livres de la part de Gallmeister, j’ai donc entamé Le grand silence de Jennifer Haigh, dont vous découvrez un extrait ci-dessous.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

le grand silence

Comme il me semblait vivant, alors, comme il semblait grisé par son premier baptême, son premier mariage, sa première messe de minuit. Mais ce sont de vieux souvenirs. Ces dernières années, il parlait à peine de son travail. Nos conversations autour des nouvelles de la famille, les maux et les maladies de nos parents vieillissants, le mariage de Mike et les naissances de ses trois fils. Art n’a jamais exprimé de regrets, pas explicitement ; mais bien sûr, il en avait. Montrez-moi un homme de cinquante ans qui ne regrette pas les vies qu’il n’a pas vécues.

# 106 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

En attendant la réception de deux partenariats, je me suis lancé dans la relecture d’un roman de Mireille Calmel, une autrice que j’aime beaucoup. Découvrez en un extrait ci-dessous.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

lady pirate

Pour l’heure, il s’apprêtait à réceptionner un navire. Il l’avait affrété quelques mois auparavant pour un client espagnol dont il n’avait rien pu tirer avant son départ, hormis sa destination : la péninsule de Yucatán, dans les Indes Occidentales.

L’Espagnol était parti les cales vides, mais avait exigé une solide escorte de frégates solidement armées pour assurer son retour.

– Bigre, que comptez-vous donc ramener ? Un trésor ? s’était moqué Tobias Read devant l’énormité des exigences de son client, acceptant pourtant la somme qu’il déboursait.

Pour toute réponse, l’homme s’était mis à transpirer en se levant aussitôt pour prendre congé. Tobias Read n’avait pas insisté, mais son instinct avait été mis en alerte. Il avait été soudain persuadé d’avoir touché juste. Il s’était aussitôt entendu avec le commandant de ce convoi exceptionnel pour surveiller son client et tirer profit de sa découverte. Tobias Read ne laissait échapper aucune occasion qui eût pu l’élever ou l’enrichir.

 

# 105 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous partager un extrait de ma nouvelle lecture.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

héloise

– Relevez un peu le bas de votre robe qui traîne trop sur la terre et les mers du carrelage de cette chambre, Héloïse, mais uniquement si vous en êtes d’accord, bien sûr… Oui, voilà. Que vous avez de jolis pieds nus aux orteils gracieusement alignés. Remonter encore ce vêtement serait possible ? Ah, la finesse de vos chevilles… Moi, restant assis et penché en avant, coudes aux genoux et joues entre les paumes, devant vous, fesses posées au bord du lit, avec votre permission évidemment, pourrais-je voir vos mollets ? Non, pas à moitié, entièrement. Ah, ces ensorceleurs délicatement galbés à la peau frissonnante semblant douce. Et vos genoux, comment sont-ils vos genoux ? Accepteriez-vous de les montrer à votre nouveau précepteur ? Oh, mais les voici, adorables également. Le spectacle de ces jambes sagement serrées l’une contre l’autre est à s’en mordre les doigts. 

 

# 104 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour,

Aujourd’hui, je partage avec vous un extrait de ma nouvelle lecture.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

loin des apparences

Nous étions heureux. Lui et moi, c’était une évidence. À la naissance de Victoire, j’avais arrêté de travailler. Un choix que nous avions décidé à deux, afin d’être plus présente auprès d’elle. Et puis, Vic avait grandi et les absences répétées d’Alex n’avaient fait qu’empirer la situation de solitude dans laquelle je me trouvais. Avec le temps, je m’étais renfermée sur moi-même avec un désir de maternité qui me rongeait de l’intérieur. Ma vie se résumait à accompagner Victoire à l’école le matin et allait à chercher le soir. Durant le reste de la journée, je ruminais. J’étais seule dans ma bulle avec ce sentiment d’ennui permanent qui ne me quittait plus, ce ventre désespérément vide. J’en étais même arrivée à jalouser nos amis autour de nous. J’étouffais à petit feu.