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# 219 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je suis content de partager avec vous ce matin, un extrait de ma nouvelle lecture. Il s’agit du premier roman danois de chez Gallmeister. Le roman de Maren Uthaug, Là où sont les oiseaux.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

– Tu crois que le gardien a zigouillé sa femme ?

– Nan…

– Moi non plus.

– Moi non plus, répéta-t-il bêtement, tout en se rendant compte comme c’était idiot.

– Viens, dit-elle en se levant soudain, main tendue.

Il se laissa hisser.

Je connais un endroit.

Hannah se retourna sans remarquer qu’il avait rougi au contact de sa paume, et continua vers l’abri à bateau en périphérie du port. Johan, gêné, la suivait d’un pas gauche en fixant les oiseaux perchés sur le toit de la cabane.

– Je ne peux pas m’absenter très longtemps, il faut que j’aide à ranger le quai.

– Allez viens, lança-t-elle en riant.

Il jeta un coup d’oeil inquiet vers la capitainerie.

Hannah ouvrit la porte de l’abri à bateau au verrou trop rouillé pour pouvoir être condamné. Elle attira Johan à l’intérieur, le mena dans un coin tout au fond du local, où elle prit place sur quelques sacs de jute.

Il s’installa maladroitement près d’elle.

– Tu as déjà embrassé une fille ? demanda-t-elle.

# 218 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve ce matin pour partager avec vous un extrait de ma nouvelle lecture. Il s’agit de la troisième enquête que je li d’Augustin Duroch, Retour à Varennes de Anne Villemin-Sicherman. En plus j’ai eu la chance de rencontrer l’autrice ce weekend à Blois lors du salon du livre des Rendez-vous de l’Histoire.

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Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Goguelat, qui approchait de près le couple royal, admirait cette dernière, qui joignait aux agréments de son sexe toute la noblesse de son rang. Son coeur, disait-il, ne trouvait pas de plus grande jouissance que celle de faire le bien. La position désolante des souverains, leurs confidences et le soin de la correspondance de Marie-Antoinette exigeaient de lui un secret impénétrable. Le jour où la reine lui avait fait part de son choix, il était tombé à genoux pour lui baiser les mains, et elle l’avait instamment prié de se relever en disant « Monsieur de Goguelat, je vous en supplie, je vous en supplie ! » sur un ton si implorant qu’il en avait été profondément troublé. Depuis, le parfum de rose, de violette et de jasmin qu’elle portait le hantait, au point qu’il le recherchait avec passion, humant les fleurs autour de lui pour en retrouver le souvenir capiteux.

# 217 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je n’ai pas tellement lu la semaine dernière, du coup, je vous partage à nouveau un extrait de ma lecture du moment, Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Hattie leva la main comme si elle allait se la plaquer sur la bouche. C’eut été la chose à faire, repousser ces paroles méchantes au fond de sa gorge. Mais elle ne le fit pas et les mots restèrent en suspens entre eux. Margaret hurlait. L’instinct d’August lui disait de la prendre; il avait toujours su y faire avec les bébés qui pleuraient. Il avait envie de la prendre dans son couffin et de la bercer un instant. Il avait envie de lui chanter quelque chose jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Hattie s’est juste laissée emporter, se dit-il. Elle est furieuse et elle dit n’importe quoi, c’est tout. Mais il sentait des larmes couler sur ses joues. Il était si fatigué tout d’un coup. Il ressentit le besoin de s’asseoir à la table et de poser la tête entre ses mains.

# 216 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je continu mes lecture pour #lemoisamericain , j’ai donc choisi pour le thème « autrice », le roman d’Ayana Mathis, Les douze tribus d’Hattie.

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Et maintenant, il se retrouvait là, dans une autre pension, en compagnie d’une autre inconnue, dans une ville où il ne savait même pas quelle direction prendre pour aller boire une tasse de café. Le Sud. Mais qu’est-ce qu’il faisait là, à errer dans ces trous perdus, avec seulement sa trompette et quelques dollars en poche ? Il avait eu envie de quitter Philadelphie. À vingt-deux ans, il était impatient de se faire un nom en tant que musicien. Il était venu dans le Sud pour jouer dans les bars à musique et les boîtes de jazz, mais après trois mois de cette petite tournée minable, il avait l’impression d’être un cerf-volant détaché de sa ficelle.

# 215 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je continu mes lecture pour #lemoisamericain avec The Main de Trevanian. C’est le deuxième roman que je li de cet auteur après Shibumi. Je vous en propose ce matin un extrait.

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Ils avaient tous au moins la quarantaine quand ils ont commencé à jouer ensemble. LaPointe a maintenant cinquante-trois ans et Moishe vient sans doute de dépasser la soixantaine.

David se frotte les mains et regarde ses amis en ricanant.

– Allons, donnes les cartes. La chance était contre moi jusqu’ici ce soir, mais maintenant je tiens la forme. Cet excellent père et moi, nous allons vous faire schneider, mes pauvres petits. Allons. Qu’est-ce que vous attendez pour donner ?

– Rien. Parce que c’est justement à toi de donner David, lui rappelle Moishe.

– Ah ! Tout s’explique. Parfait, allons-y !

David distribue les cartes avec une dextérité tapageuse qui l’amène assez souvent à en retourner une. Chaque fois il dit :

– Et un œuf sur le plat, un !

Mais ses cartes à lui ne se retournent jamais. Le geste large, il les ramasse d’une main et commence à les ranger avec des murmures de satisfaction étonnée destinés à effrayer l’adversaire :

– Tiens donc ! Mets-toi là, ma jolie, dit-il en glissant une bonne carte en place et en l’alignant d’un coup de doigt.

# 213 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je partage avec vous un extrait du premier roman de John Gierach que je li. Il s’agit de « Une journée pourrie au paradis des truites ».

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J’habite la même maison depuis 1977, mais, évidemment, ce n’est plus aussi paisible par ici qu’à mon emménagement il y a dix-huit ans. La petite ville au bout de la route s’est étendue jusqu’à moi, et, quoique je sois toujours officiellement hors de la commune, sa limite vient désormais coller celle de ma propriété, et c’est un peu trop près pour que je me sente vraiment à l’aise. On ne cesse de me demander de me rattacher à la commune, et je me tue à répondre que si j’avais voulu vivre en ville, je me serais acheté d’emblée une maison en ville.

# 212 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Après une semaine d’absence pour cause de vacances, je partage avec vous ce matin un nouvel extrait de roman. Il s’agit aujourd’hui du roman de Jenny Offill, Atmosphère, le troisième roman de cette jeune maison d’éditions qu’est Dalva.

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Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Depuis presque deux ans, je m’arrange pour ne pas croiser une mère d’élève de l’ancienne maternelle. Ce qui requiert une certaine habilité. Je suis vigilante quand je m’aventure à la boulangerie chic ou à la coopérative. Elle s’appelle Nicola et, de façon incompréhensible, son fils se prénomme Kasper.

Elle avait cette façon de parler de l’école primaire du secteur. Elle vantait dans le même souffle les mérites des petits immigrés qui la fréquentaient et des professeurs particuliers qu’elle avait embauchés pour que son fils y échappe. Des batailleurs, disait-elle d’eux.

# 211 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je vous propose un extrait de ma lecture du moment, Fay de Larry Brown, toujours chez Gallmeister. Je découvre cet auteur avec ce roman qui pour le moment me plaît plutôt bien.

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Elle se retourna sans se lever de sa chaise et, quand le bébé tomba, Fay entendit le bruit inquiétant que fit sa tête en heurtant la rampe en bois. Elle se leva.

– Est-ce que je peux le prendre ? demanda-t-elle.

La femme la dévisagea, méfiante. Puis elle se pencha, prit l’enfant et le lui tendit.

– Pourquoi pas ? Mais tu le lâches pas.

– Ca risque pas, dit Fay, et sur ces mots, elle prit l’enfant sur ses genoux, lui enlaça la taille et regarda son visage pâle.

Il mâchonnait quelque chose.

– Je vais aller voir ce qu’ils ont pris, dit la femme en se levant de sa chaise.

Elle s’engagea dans l’allée, passa près du pick-up et son gros derrière disparut dans l’obscurité, au-delà du mobile home.

Fay glissa un doigt dans la bouche du bébé, le passa sous sa lèvre inférieure douce et mouillée, attrapa un caillou minuscule mais il alla se coincer dans le doux creux de sa gencive? Tenant de son doigt la bouche du bébé ouverte, elle l’examina, sortit le caillou et le jeta par terre.

– Faut pas manger les cailloux, dit-elle au bébé.

Elle avait à présent décidé que c’était une fille. Elle la fit sauter sur son genou et l’enfant rit, joyeuse et surprise, puis se balança. Ces petites mains replètes, ces fossettes, juste sous les phalanges – ça lui rappelait un passé lointain. Comme leurs cheveux sentaient bon, après un bain ! Les cheveux de ce bébé étaient châtain clair et légèrement frisés. Elle l’embrassa sur la joue.

# 210 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je partage avec vous un extrait du roman de Piergiorgio Pulixi, L’île des âmes. Je vous souhaite à tous une belle journée.

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Bureau de la section homicides et violences aux personnes. Questure de Cagliari

L’inspectrice en chef Mara Rais raccrocha et secoua la tête, blème de rage.

– Merde, pesta-t-elle à part elle.

Les collègues levèrent les yeux de leurs dossiers et formulaires respectifs et la regardèrent un sourire aux lèvres. En les dévisageant, Mara comprit que quelqu’un les avait déjà mis au courant. Un énième coup de poignard dans le dos.

– Qu’est-ce qui se passe, Mara ? la taquina l’un d’entre eux. Un problème ?

– Farci m’a collé ce bouffon de Barrali sur le dos, avec ses tueurs en série.

Toute l’équipe de la brigade mobile d’investigation, contrainte de partager un seul grand bureau, éclata de rire. Moreno Barrali était devenu une blague pour la section homicides : au fil des années, il avait développé une véritable obsession pour de vieux meurtres rituels – selon ses dires – et il harcelait ses collègues et supérieurs pour faire rouvrir les dossiers.

# 209 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Enfin je li Indian Creek de Pete Fromm, un classique de chez Gallmeister qui m’a été chaudement recommandé par plusieurs d’entres-vous ici et sur Instagram. Je vous en partage donc un extrait ce matin.

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Une double demi-clé, ce serait parfait.

Une double quoi ?

Il prit ma place, je pris la sienne et il stabilisa la tente en fixant le tendeur. Ensuite, il me prit à part pour me montrer ce qu’était une demi-clé.

– Tu t’es jamais frotté à des cordes ? me demanda-t-il.

Je fis non de la tête et vis les gardes se lancer des regards entendus. Je m’efforçais de ne pas leur sembler débile, mais je ne comprenais pas pourquoi quelqu’un passerait délibérément du temps à « se frotter à des cordes ». J’étais toujours dans un sale état à cause de la nuit précédente, qui avait été très amusante. Ce qui se jouait ici avec ces deux inconnus ne l’était pas.

Nous déchargeâmes mon matériel et mes provisions. Une immense pile se forma à l’intérieur de la tente. Le garde montra du doigt le canon de ma carabine .22 long rifle qui dépassait de la peau de mouton.

– T’es au courant que tu n’as pas de permis de chasse ?

Je fis oui de la tête.

Il donna un coup de pied dans l’un des sacs posés au sol. Un filet de haricots blancs commença à se répandre sur le contre-plaqué.

– J’imagine bien que tu vas tout de même pas manger ça tout l’hiver.

Il jeta un regard alentour, à la tente et à son collègue, puis fit un nouveau geste en direction de la carabine.

– Quand tu l’utiliseras, sois bien discret, surtout. Si le vieil Ironsides te chopait en train de tirer ne serait-ce qu’un lapin, il te clouerait la peau à un arbre.

– Qui ça ? Demandai-je.