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# 101 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

Comme chaque semaine, je partage avec vous un extrait de ma lecture du moment.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

la pierre et le bocal

Owen, lui, venait d’ailleurs : il observait silencieusement ses congénères en se posant une multitudes de questions, sur ce qui pouvait bien les animer, dans ce mimétisme grégaire, poussant certains à se mettre dans une colère noire lors d’un but manqué, à l’occasion d’une partie de foot improvisée à la récré. Comment pouvait-on se mettre dans un état pareil pour un simple ballon qui roule au mauvais endroit, alors qu’on a soi-même donné un coup de pied dedans ?  Se questionnait Owen, qui se sentait juste totalement étranger à cela, et à ceux-là.

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# 100 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Aujourd’hui c’est la 100ème de ce rendez-vous hebdomadaire dans lequel je partage avec vous un extrait de ma lecture en cours. Cette semaine et comme vous avez pu le voir hier, je suis toujours sur ma lecture de Whiskey de Bruce Holbert, donc voila un troisième extrait.

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Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

whiskey

– Ferme-la, Calvin, lanca Harold. Le sexe. Le sexe, le sexe, le sexe. Des chairs déchirées, des cicatrices, du sang et … Tu es un vrai fléau.

– Moi ou les gens en général ? demanda Calvin.

– Toi.

– Je ne suis qu’un être humain.

– Tu es un animal.

– Ça aussi.

– Tu ne peux pas être les deux, répliqua Harold.

– Tu te trompes. Je ne peux pas ne pas l’être. Et toi non plus papa.

Calvin avait pris un ton geignard. Il avait un enjeu à défendre.

– Avec ça, rétorqua Harold en levant sa bible et en frappant la couverture, je peux.

– Prends Moby Dick ou Les Trois Ours, et tu pourrais affirmer la même chose.

– Tu n’as jamais lu ni l’un ni l’autre, dit Harold.

– Faux, riposta Calvin. Faux. Faux. Archifaux. Il y a une bibliothèque en prison, avec des livres. J’ai lu les trois, et je n’ai pas trouvé la moindre différence entre eux.

# 99 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Comme je vous l’ai dit hier matin, je n’ai pas beaucoup lu la semaine dernière je vous propose donc aujourd’hui un nouvel extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

whiskey

Toutefois, le soir suivant, Andre et Smoker lui apportèrent du thé glacé, du poulet rôti et une pizza hawaïenne, ainsi que quatre cartons plein de nourriture. Ils prirent un copieux repas ensemble, ne buvant que des boissons gazeuses, après quoi ils se rendirent au milieu des peupliers derrière le corral, à la recherche d’un coyote qui harcelait les veaux de Pork. Ils ne tirèrent aucune cartouche, mais ils entendirent l’animal glapir plus loin dans le canyon.

# 96 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Comme chaque mardi, je vous propose de découvrir un extrait de ma lecture en cours. Cette semaine, il s’agit du roman de Tracy Chevalier.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

le nouveau

La première sonnerie résonna dans la cour, et Ian empoigna les barres du tourniquet pour le faire ralentir. L’un des garçons assis dessus avait l’air patraque. Ian eut un mauvais sourire, il tira sur une barre pour redonner de la vitesse.

– Dix cents et je l’arrête, cria-t-il au gamin, qui hocha la tête, misérable.

Ian planta ses pieds dans le sol et le tourniquet s’immobilisa brusquement. Les autres garçons se ruèrent vers les rangées qui se formaient déjà devant la porte, bien contents que Ian ne s’en soit pas pris à eux, cette fois-ci. Laissé seul, le malchanceux resta planté là, épaules voûtées, la tête basse.

– Paie-moi, maintenant, ordonna Ian.

Le garçon haussa les épaules, les yeux rivés au ciment de la cour.

– J’ai ps d’argent.

# 95 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Aujourd’hui, je suis en RTT car je garde toute la journée mon petit neveu Hugo de 6 mois. Il est adorable et franchement j’adore m’occuper de lui. En plus c’est intéressant pour nous cela nous fait un vrai entrainement en situation réelle vu que nous l’avons depuis dimanche soir et jusqu’à mercredi soir.

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première fois

La parka qu’il portait venait tout droit des surplus de l’armée américaine, et l’Union Jack qui était cousu sur sa manche nous rappelait à tous que nous étions ces maudits Français qui ne comprennent jamais rien à rien. Je n’imaginais pas une minute un type de chez nous arborer de la sorte les couleurs nationales ; trop risqué et surtout totalement en dehors de notre imaginaire collectif. En France, le drapeau est presque une honte nationale. Reste que cette marque distinctive – je veux dire l’Union Jack – était franchement frondeuse. J’ai trouvé ça à la fois déplacé et courageux, mais j’ai bien vu dans les sourires de connivence des uns et des autres que l’intégration de notre British risquait d’être assez compliquée. Lorsqu’il est passé devant moi, j’ai noté que sa parka était aussi agrémentée de badges qui avaient certainement un sens précis mais qui m’échappait totalement. Enfin, détail ultime, surprenant, unique, invraisemblable pour le commun des lycéens : il portait une cravate !

# 94 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Aujourd’hui dans cet article, je partage avec vous un extrait de ma lecture en cours, il s’agit d’un roman de chez Gallmeister qui sort le 7 mars en librairie.

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Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

sauvage

Le lendemain de ma rencontre avec l’inconnu dans la forêt, je me suis réveillée avec sa voix dans ma tête. Je me suis habillée, je me suis lavé le visage, et j’avais des fils de ce souvenir qui s’accrochait moi. Ma tête me faisait mal à l’endroit où j’avais heurté la racine qui m’avait assommée la veille, j’avais une ecchymose violette veinée de bleu, mais mes cheveux la cachaient, et puis j’ai mis mon bonnet par-dessus pour être sûre.

# 93 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Je vous propose aujourd’hui un extrait de ma nouvelle lecture, L’homme qui voulait être heureux, en plus, je rencontre la semaine prochaine Laurent Gounelle, j’ai hâte. Avez-vous déjà lu des romans de cet auteur ?

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

laurent gounelle

– C’était juste un exemple. D’ailleurs, on peut imaginer l’inverse : des parents très réactifs à la moindre expression de leur enfant. S’il pleure, ils accourent, s’il fait un sourire, ils s’émerveillent, s’il rit, ils s’extasient. L’enfant développera sans doute le sentiment qu’il a un impact sur son entourage, et, en faisant là encore un énorme raccourci, on peut supposer qu’à l’âge adulte il deviendra quelqu’un de proactif, ou encore séducteur, qui sera convaincu de l’effet qu’il a sur les autres et n’hésitera jamais à aller vers eux pour obtenir ce qu’il veut. Mais il ne sera pas non plus conscient de ce qu’il croit. Pour lui, c’est juste une évidence : il produit un effet sur les gens. C’est ainsi. Il ne sait pas qu’à l’origine une croyance s’est installée dans son esprit à la suite de ce qu’il a vécu étant enfant.

# 92 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Comme chaque mardi, je partage avec vous un extrait de ma lecture en cours. Cette semaine il s’agit d’une des dernières sorties de chez Gallmeister, Le Bon Lieutenant de Whitney Terrell.

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le bon lieutenant

Et là, à cet instant, elle eut un accès immédiat et sans réserve à ses yeux pâles, à son regard direct. Elle lui avait fait l’amour comme ça, aussi proche, elle avait fait courir ses doigts sur les pores de sa peau, son nez aquilin, l’anné qui surgissait parfois autour de ses sourcils – et l’endroit qu’elle préférait, la peau douce sous son oreille, qui conduisait à son cou de petit garçon.

– Tu voudrais que ça le soit ? Je peux inventer quelque chose.

Tout était en règle. Pas de dégât sur la colonne vertébrale. Rien de cassé, à part sous la ceinture, où le tableau de bord du Humvee lui mordait les jambes.

– Ah ouais ?, dit Pulowski.

– Tu aurais pu être assis à l’arrière.

– J’aurais pu rester au lit.

– Oui ça va de soi.

– Je suis vraiment pas mal au lit. Je sais que t’as du mal à l’admettre.

 

# 90 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous partager un extrait de ma lecture du moment, le deuxième tome d’Edwenn de Charline Rose, ce roman est particulier pour moi, le tome 1 fut mon dernier coup de coeur de l’année 2016 et j’ai eu la chance de lire les épreuves non corrigées du tome 2.

edwenn 2

D’un coup d’oeil furtif, elle fixa le feu qui se rapprochait dangereusement de Pern. Peut-être était-il à deux mètres, tout au plus. Elle posa ensuite ses yeux vairons sur Indech qui riait. Il se moquait, les montrant de son index, son torse secoué de spasmes heureux. D’autres le suivaient dans son humeur et ses gestes, et sa colère ne fit que s’agrandir. Une femme lui jeta de la nourriture pourrie qui s’écoula sur sa robe en une trainée brune.

– Qu’on emmène son frère ! chanta Indech en faisant quelques pas de danse.

Il s’amusa avec l’arc, le faisant tourner dans sa main. Des musiciens entamèrent une mélodie rythmée avec le tambourinement de deux bodhrans et certains villageois tapèrent du pied à l’unisson.

Après un court moment, des Hommes amenèrent enfin le « frère ». Un squelette vieux et poussiéreux, tenu par un bâton et des cordelettes aux jointures d’os. Les orbites et la mâchoire avaient été encombrées de bougies. La cire se déversait sur les pommettes du crâne et le menton en coulures blanchâtres.

# 89 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Ce matin, je vous partage un extrait de ma lecture en cours, Leurs enfants après eux de Nicolas Mathieu, il s’agit du roman ayant remporté le Prix Goncourt en 2018.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

leurs enfants après eux

Il sauta du lit, quitta la piaule et dévala les escaliers quatre à quatre. La perspective de passer une autre soirée à se défoncer en jouant à Sonic alors que les filles allaient boire, se faire draguer et laisser d’autres langues tourner avec les leurs, il préférait encore risquer une raclée. Il partit à fond de train sur son BMX. Il était décidé. Mais au bout de la rue, il aperçut sa cousine et Vanessa qui revenaient de chez Derch avec des sacs remplis de trois-quart de bière. Il ralentit. Elles se trouvaient en travers de son chemin. Il mit pied à terre.

– Tu vas où ?

– T’es pressé ?

– Hé, regarde moi quand je te cause.

Vanessa lui avait relevé le menton. Avec la cousine, elles étaient coiffées pareil, les cheveux longs, une mèche rabattue en arrière par une barrette. Elles portaient des débardeurs, un mini short, des tongs et sentaient l’huile de coco. Une chaînette en or brillait à la cheville de Vanessa. Anthony remarqua que sa cousine ne portait pas de soutien-gorge. Elle faisait un bon 95D. Il savait à force de fouiner dans sa chambre quand elle n’y était pas.