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# 68 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez bien. Moi la reprise fut un peu difficile mais bon faut retrouver le rythme aussi après trois semaines de vacances. Comme chaque mardi je viens partager avec vous un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

carrièredumal

 » – Vous attendiez un paquet ? renchérit Wardle.

Robin parla des appareils photo jetables qu’elle avait commandés pour son mariage.

– Qu’a-t-il fait après vous avoir remis le colis ?

– Il a enfourché sa moto et il est parti. En direction de Charing Cross Road.

On entendit frapper à la porte de l’appartement. Le sergent Ekwensi revenait avec la feuille de papier que Strike avait vue dépasser sous la jambe. Elle l’avait glissée dans une pochette en plastique.

– La scientifique est arrivée, annonça-t-elle à Wardle. Ce papier était dans la boîte. Ce serait bien de savoir ce qu’en pense Miss Ellacott.

Wardle prit la feuille protégée par l’étui en plastique et, le sourcil froncé, tenta de déchiffrer le message qu’elle recelait.

– C’est du charabia, dit-il avant d’énoncer à haute voix : A harvest of limbs, of arms and of legs, of necks…

– … that turn like swans as if inclined to gasp or pray, le coupa Strike qui, appuyé contre la gazière, ne pouvait pas voir ce que lisait le policier. »

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# 67 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

J’espère que vous allez tous bien, ce soir important, il va falloir soutenir à fond notre équipe de France pour la demi-finale contre la Belgique, alors allez les bleus on compte sur vous !!!

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

ventdetrahison

En échange des droits exclusifs sur l’exploitation des affaires commerciales avec les systèmes distants, la Fédération avait promis au Sénat Galactique qu’elle se contenterait de son statut de puissance marchande. Elle avait également juré qu’elle s’abstiendrait de se transformer en flotte militaire en convertissant ses vaisseaux en navires de guerre. Cependant, plus les immenses cargos s’aventuraient loin du Noyau et plus ils s’exposaient aux attaques de pirates, de mercenaires ou de groupe terroristes comme le Front Nebula, dont les ardents représentants avaient maille à partir non seulement avec la Fédération mais aussi avec Coruscant, la planète capitale.

# 66 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

En direct de La Rochelle, je partage avec vous un extrait de ma lecture en cours, Les Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

dames du lac

Morgause leva vers le ciel homme un regard effrayé :

 » Seriez-vous donc âgé de plus de quatre cents ans, ô Vénérable ?

– Non, pas mon corps, répondit Merlin en souriant à la jeune fille, mais mon esprit, lui, compte des siècles et des siècles d’existence. Et puis, j’ai beaucoup lu sous la Grande Voûte, là où s’inscrit le souvenir de toutes choses.

– Tout cela est peut-être bien compliqué pour la petite, le réprimanda affectueusement Viviane. Elle n’est pas prêtresse ! Ce que Merlin veut dire, petite soeur, c’est qu’il était vivant lorsque les chrétiens sont arrivés dans notre pays. Mais étant alors trop âgé, il a demandé aux Seigneurs de ce monde de se réincarner afin de poursuivre son oeuvre sous une nouvelle enveloppe charnelle. C’est ainsi qu’il est revenu parmi nous. Mais ceci fait partie des mystères que vous avez tout le temps de comprendre … Continuez, Merlin, je vous en prie…

– J’ai donc su que nous étions parvenus au moment où l’histoire de l’humanité allait basculer, reprit-il imperturbable. Les chrétiens cherchent à supprimer toute forme de sagesse différente de la leur. Ils rejettent tout mystère étranger à leur religion. Ainsi ont-ils décrété hérétique notre croyance selon laquelle les hommes peuvent vivre plusieurs vies successives, réalité cependant enracinée au plus profond de notre peuple.

 

# 65 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, étant encore sur Goat Mountain de David Vann, je partage avec vous un extrait de la page 131. Un passage je trouve bien représentatif de ce qu’est ce roman.

goat mountain

Caïn hésita-t-il ? Dans le champ avec son frère, vêtus des peaux de mouton qu’avait tannées Abel, et Caïn un simple cultivateur, sa récolte jugée moindre par dieu. La rage tandis qu’ils marchent dans les sillons qu’il a semés, et il porte une pierre, et sans y accorder la moindre réflexion, il se place derrière Abel et écrase cette pierre sur le crâne de son frère. Cette partie est facile.

Mais Abel est encore vivant. Un coup n’a pas suffi. La bouche d’Abel ouverte sous l’effet de la douleur, les yeux fermés, le sang dans ses cheveux à l’endroit où la pierre a fendu l’os et déchiqueté la chair. Il est étendu sur le flanc dans la terre meuble, les mains et les pieds engourdis mais il empoigne pourtant la terre, il essaye de ramper, de s’éloigner, mu par le plus vieux des instincts. Et Caïn debout là, la pierre à la main.

 

# 64 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Pour ce dernier mardi avant mes vacances, je vous propose un extrait de ma lecture en cours, mon troisième David Vann après Aquarium et Sukkwan Island, Goat Mountain.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

goat mountain

Personne ne parlait. Mon père et Tom accrochés à leurs carabines et moi, debout juste derrière, les mains vides, et la chaleur de la journée augmentait. Pas la moindre brise. Ma chemise me brûlant le haut du dos. Et mon grand-père apparut enfin. Il monta vers une touffe de broussaille et s’assit lourdement à la base, à moitié dans l’ombre. Sa carabine en travers des cuisses, comme avait été assis le braconnier.

Rien qu’en attendant mon grand-père, le nombre de mouche avait doublé. Elles étaient aspirées comme par une intense gravité au milieu du dos de l’homme. Elles essayaient de s’en écarter, mais en vain. Chaque fugue se courbait en un arc qui revenait en arrière. Centre d’attraction de toute chose, la chair désormais vivante de centaines de corps rampants en compagnies des volants. Et nous étions attirés de la même manière, tous les quatre assemblés autour de cet homme, le regard rivé dans ce trou.

# 63 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui avec un passage de Meurtres à Willow Pond, lecture qui me prend un temps fou, je n’arrive pas à rentrer dans cette histoire, j’avance mais tellement péniblement …

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

willow pond

– Ça pue, poursuivit Benson, putain, ça pue vraiment. Va falloir faire venir la police d’État ? Mais qu’est-ce qui se passe là-bas ?

– Ouais, dit Caleb, c’est l’horreur totale. Bruno Gabreau mort dans l’eau.

Benson tordit le cou vers Tom.

– T’en penses quoi, Tom ? Un suicide, peut-être ? Il a tué Gene et puis s’en est voulu ?

– Ça se pourrait. Pourtant, je n’aurais pas jugé Gabreau capable d’éprouver un sentiment comme la culpabilité. À mon avis, c’est … c’était un type dur et froid. Enfin, pour autant que je puisse en juger d’après deux jours de pêche avec lui l’an dernier et pour l’avoir revu hier soir. S’il a été tué, ce qui est plus vraisemblable – quel genre d’accident aurait-il pu avoir ? -, alors on peut supposer que c’est la même personne qui a tué Gene Seldon qui l’a tué lui. La question, c’est … pourquoi ?

 

# 62 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Cette semaine, on reprend les bonnes habitudes, je vais partager avec vous non pas un extrait de ma lecture en cours sachant que j’en ai déjà publié deux, mais j’ai choisi pour aujourd’hui un extrait de ma dernière lecture, animaux solitaire de Bruce Holbert.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

aniamux solitaire

Le vieux Belsbe était secoué par une effrayante toux sèche. Cela faisait deux mois qu’il en souffrait alors qu’aucune contagion n’était signalée, à part quelques rhumes. Les hommes qui l’entouraient avaient probablement assisté à son mariage et à coup sûr ils l’accompagneraient jusqu’à sa dernière demeure, mais comme il ne laissait pas de fils qui aurait pu reprendre ses terres, son épouse n’aurait d’autre choix que de vendre aux enchères son matériel agricole et tout le reste. Tassés sur eux-mêmes dans leurs chemises à boutons-pressions au col fermé par une cravate-ficelle, ils évaluaient le temps que Belsbe avait encore à vivre, ainsi que leurs biens et ceux des autres.

# 61 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Pour ce nouveau mardi sur son 31 et ne pouvant vous divulguer un extrait de ma bêta lecture et ayant déjà publié un passage de la page 31 de ma lecture commune, je vous propose un extrait de la page 131 de cette dernière.

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willow pond

« C’était un sacré chasseur, je peux vous le dire, poursuivit Gene, employant sa voix de Capitaine Achat pour remplir la salle à manger. En ce temps-là, la région était bien plus primitive et isolée, et les ours étaient constamment source d’emmerdes. Pire que les jet-skieurs aujourd’hui, mais de peu.

Cette plaisanterie suscita l’hilarité ; les cow-boys du lac rugissant sur leurs jet-skis étaient partout une plaie pour les pêcheurs.

 » Et sans la moindre modestie, mesdames et messieurs, rugit Gene en riant de sa propre immodestie, je vous dirai que je suis exactement comme Big Jim Seldon, une adepte aguerrie du grand air du lever au coucher du soleil. Ça vaut aussi pour tous les membres de ma famille, qui vivent ici à Cedar Lodge. Voilà ce qui rend Cedar Lodge unique, et je ne crois pas que vous en trouverez l’équivalent dans tout le Maine.

Des applaudissements, quelques sifflets et des cris de ravissement répondirent à ces derniers mots de Gene, mais ils furent soudain réduit au silence par de puissants coups de tonnerre répétés qui secouèrent les murs. Des éclairs clignotèrent à la limite des fenêtres barricadées.

Quand le vacarme finit par retomber, Gene cria :

 » À votre avis, c’était un commentaire positif ou négatif ?

Les rires fusèrent de nouveaux.

# 60 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Comme chaque mardi, découvrez un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours

poussière

Le petit déboule comme un fou à l’angle du chemin, allongé sur l’encolure de son alezan pour l’encourager à galoper plus vite. Il tient ses rênes d’une main. De l’autre, un chapeau. Derrière lui, ses trois frères claquent les lanières de cuir sur le flanc de leurs chevaux en hurlant, mais il sais que rien n’y fera : aucun d’eux ne rattrapera Halley. Il réprime de justesse un cri de joie sauvage – l’année précédente il a gobé une mouche en riant trop fort, la bouche grande ouverte, et certains soirs il a encore au fond de la gorge la sensation écoeurante des pattes de l’insecte lui chatouillant la langue. À demi retourné sur sa selle, il devine plus qu’il ne voit le visage déformé par la rage de Joaquin, entend les braillements de Mauro. Steban est juste derrière, à suivre les autres en silence, complice muet et passif des guerres qui se jouent en -tre les frères. Alors Rafael se redresse imperceptiblement, ralentissant l’alezan qui rechigne et secoue la tête pour protester, crachant des gouttes d’écume. Chuchote en lui posant une main sur l’épaule :

– Doucement, doucement …

# 59 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, je partage avec vous un extrait de ma nouvelle lecture .

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours

erato

Quand j’arrive, la tatouée est déjà là ; mes joues rosies. Et très vite, nous voilà réunis au complet. La petite vieille s’installe à la table comme si elle allait disputer une partie de bridge ou de belote. Axelle est muette, encore traumatisée, Mathilde, elle, a l’air plus tendue que nous trois réunis et en même temps, si déterminée.  » Nous sommes liés maintenant. Si tout le monde est d’accord et accepte la situation, il faut savoir où l’on met les pieds. Nos vies sont en jeu. » Personne ne réagit, la tension augmente.