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Kingdomtide

Auteur : Rye Curtis

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Kingdomtide

Quatrième de couverture :

Seule rescapée d’un accident d’avion, Cloris Waldrip, soixante-douze ans, se retrouve piégée au fin fond des montagnes du Montana. Face à la nature impitoyable, elle ne peut compter que sur sa ténacité pour survivre. La ranger Debra Lewis, résolue à la secourir, se lance sur sa piste, suivie de quelques autres sauveteurs. Mais les jours passent, et l’espoir s’étiole. Quand, épuisée, Cloris se trouve confrontée à ce qu’elle prend pour un miracle, puis pour un fantôme, elle hésite à en croire ses sens. Mais s’il existe quelque part un royaume des spectres, ce pourrait bien être dans les forêts du Montana.

Emplie d’éléments naturels envoûtants, cette surprenante aventure réunit des personnages troublants et inattendus qui s’accrochent désespérément à la vie.

Quelques mots sur l’auteur :

L’auteur est né au Texas où il a grandi dans un ranch isolé. Diplômé de l’université de Columbia, il vit maintenant dans le Queens à New York. Kingdomtide est son premier roman.

Ma chronique :

J’aime les éditions Gallmeister, ça vous le savez déjà, mais voilà qu’une fois encore j’ai un gros coup de coeur pour un de leur roman. Le premier de Rye Curtis, un jeune auteur, Kingdomtide un livre à la couverture et au contenu hypnotique.

Oh oui, j’ai complètement été hypnotisé par cette histoire et par la plume de Rye Curtis. Pourtant, de base le thème ne m’attirait pas plus que cela, il faut dire qu’avoir un accident d’avion et être le seul survivant dans une la nature fait parti de mes pires angoisses. Mais là, c’est juste fantastiquement bien écrit. Je suis hyper impressionné par la maturité de l’écriture de l’auteur qui est plutôt jeune. Il y a une réelle force dans son écriture, je me suis carrément cru dans la Bitterroot en compagnie de Cloris.

Alors on est dans du Nature Writing c’est certain, avec la montagne, la forêt, la rivière, les animaux sauvages, comme dit plus haut on s’y croirait. Mais ce n’est pas que cela, c’est un roman avec des personnages tous plus barrés les uns que les autres, c’est génial, on ne s’ennui pas une seconde. D’un côté il y a Pete et Claude qui sont à la recherche d’une espèce de fantôme, ensuite il y a Bloor et Jill, le père et la fille vraiment, mais vraiment déjantés et qui gère un peu tout ce petit monde il y a Debra Lewis, consommatrice hallucinante de Merlot (certainement le mot qui revient le plus dans ce roman, demandez donc à ChinooK 😉 ). Cette dernière est carrément dézinguée par la vie, elle n’a pourtant pas quarante ans, mais c’est la seule qui croit dur comme fer que Cloris est en vie et qui organise des recherches. Il y a donc aussi Madame Waldrip avec ses soixante douze ans et une force pour la vie qui pourrait être un exemple, c’est d’ailleurs malgré les épreuves qu’elle traverse, certainement la plus sensée de tous. Elle va vivre et survivre dans ces montagnes des choses dingues et elle n’est peut-être pas toute seule dans ces contrées sauvages.

Mais c’est également un roman qui explore la nature humaine, qui parle de la vie, de solitude et des relations entre chacun. J’ai beaucoup aimé quand Cloris raconte sa vie dans le Texas avec un regard très critique c’est excellent. La relation entre Lewis et Jill est également très intéressante. L’ambiance et les situations sont parfois dérangeantes mais cela fait parti du tout et j’ai trop aimé.

Vous l’aurez compris j’ai tout aimé dans ce roman, un véritable coup de coeur. Un roman pour lequel j’ai eu de la peine de tourner la dernière page et que je vous recommande fortement. Je ne les pas vu beaucoup tourner sur les réseaux et c’est vraiment dommage.

Ma note : 10 / 10

Montana 1948

Auteur : Larry Watson

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Montana 1948

Quatrième de couverture :

« De l’été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n’a pu chasser ni même estomper. » Ainsi s’ouvre le récit du jeune David Hayden. Cet été 1948, une jeune femme sioux porte de lourdes accusations à l’encontre de l’oncle du garçon, charismatique héros de guerre et médecin respecté. Le père de David, shérif d’une petite ville du Montana, doit alors affronter son frère aîné. Impuissant, David assistera au déchirement des deux frères et découvrira la difficulté d’avoir à choisir entre la loyauté à sa famille et la justice.

Quelques mots sur l’auteur :

Larry Watson est né en 1947 à Rugby, dans le Dakota du Nord. Fils et petit-fils de shérif, il rompt la tradition familiale et se lance dans l’écriture. Auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles traduits en une dizaine de langues, il a été récompensé par de nombreux prix littéraires. Montana 1948 a, dès sa parution aux États-Unis en 1993, été reconnu comme un nouveau classique américain.

Aujourd’hui, Larry Watson vit et enseigne dans le Wisconsin.

Ma chronique :

Le Totem n° 1… Je l’ai trouvé sur Vinted il y a quelques temps et je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de le lire.

Larry Watson nous offre avec ce roman un grand classique de la littérature américaine. Tout est parfait dans ce roman qui est relativement court. Tout d’abord, le narrateur, un jeune garçon. Cela donne une vision pleine d’innocence et surtout sans voyeurisme. Et puis les autres personnages sont complexes comme j’aime. Surtout le père qui est tiraillé entre son esprit de justice et ses liens familiaux. Surtout l’histoire en elle-même, c’est simple, efficace cela va droit au but, c’est noir, bref c’est du Gallmeister.

J’ai aimé la rudesse de cette histoire, la rudesse des descriptions, la rudesse du Montana, c’est tout ce que j’aime dans mes lectures américaines. Et il y a comme souvent dans ces romans, du racisme avec les indiens, une fois de plus parqués et presque non reconnus comme hommes en tant que tel. Et bien sûr, il y a les armes, éléments importants dans ce roman.

Voilà donc un grand roman que j’ai dévoré en une journée. Avec un passage dans le monde adulte par la violence et la toute puissance que peut avoir une famille sur une petite ville du Montana. Du coup, jusqu’où aller pour ne pas écorcher l’image de la famille, j’ai adoré la position du père et son choix final.

Bref, encore un Gallmeister que je vous invite à découvrir.

Ma note : 10 / 10

Le canard siffleur mexicain

canard

Auteur : James Crumley

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : La canard siffleur mexicain

Quatrième de couverture :

Et c’est reparti pour C.W. Sughrue, l’inoubliable privé déjà croisé dans Le dernier baiser, roman tout aussi mythique de Crumley. On n’oublie pas la ville de Meriwether, Montana, après avoir accompagné ses personnages. Sughrue, cette fois, est chargé par une paire de jumeaux géants de récupérer des poissons tropicaux rares auprès d’un mauvais payeur connu de tous pour avoir, un jour, mâché le ney d’un flic avant de l’avaler. Un gentil petit gars ce Norman L’Anormal ! Un peu chef de bikers aussi, du pire gang du pays. Rien de grave pour Sughrue qui en a vu d’autres. Norman, c’est sûr, rendra poliment les petites merveilles avec ce qu’il faut d’eau claire… Ce n’est qu’une broutille, un prélude agité… L’invraisemblable est ailleurs. Quelque part. Dans cet immense pays que Sughrue va de nouveau traverser à la recherche d’une mère…

Quelques mots sur l’auteur :

James Crumley est né à Three Rivers au Texas en 1939. Il sert deux ans dans l’armée, aux Philippines, puis continue ses études et sort diplômé de l’Université de l’Iowa. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus et où il côtoiera notamment Richard Hugo et James Lee Burke. Peu après son arrivée à Missoula, en 1969, il écrit son premier roman, Un pour marquer la cadence, avec comme toile de fond la guerre du Viêt Nam.

Ma chronique :

Encore un James Crumley que j’ai la chance de pouvoir lire grâce à Gallmeister et si vous avez l’habitude de me suivre, vous savez que j’aime beaucoup cet auteur de très bons polars.

Me revoilà avec C.W Sughrue parti à l’aventure à la recherche de la mère d’un vieux biker complètement drogué et alcoolique, mangeant des poissons rouge et tirant sur des rats pour se défouler. Encore une fois Crumley embarque son détective dans une enquête qui commence on ne sait trop comment.

J’ai déjà pu le dire dans ma chronique précédente, la première enquête de Sughrue, Le dernier baiser, mais j’ai une vrai préférence pour l’autre détective mythique de Crumley, Milo Milodragovitch. Je trouve Sughrue un peu moins mordant que son collègue, ce qui nous donne tout de même un détective complètement à la ramasse.

Alors cette nouvelle enquête … Et bien je dois avouer que ce n’est pas la meilleure que j’ai pu lire de cet auteur. Tout d’abord, j’ai apprécié pas mal de choses, le road trip entre le Montana et le Mexique, les relations de C.W avec les femmes et Lester mais c’est surtout la bande avec laquelle il s’entoure que j’ai aimé. Vous savez ça fait un peu comme dans certains jeux vidéos d’aventure, vous commencez tout seul, puis vous rencontrez un compagnon, puis un autre … jusqu’à avoir toute une bande qui vous suivra à la vie, à la mort. Et bien c’est cela dans ce roman, et tous les compagnons de C.W sont tous aussi dingues que lui ce qui présage des moments d’anthologie.

Ce que j’ai moins aimé au contraire, c’est surtout le fait que cela part vraiment dans tous les sens. C’est trop, vraiment trop et cela m’a complètement perdu, j’ai terminé le livre, mais je n’ai toujours pas compris réellement le pourquoi du comment … Et c’est toujours frustrant dans ce genre de roman. Autre point que j’ai trouvé à la longue négatif, c’est le Vietnam, je sais bien que Sughrue est un vétéran de cette guerre, mais là c’était vraiment trop et ça tombait des fois un peu n’importe quand. Cela a contribuer au fait de me perdre.

Autre point qui m’a plutôt plu, c’est les références à Milo, même s’il n’est jamais cité, pour ceux qui ont déjà lu ces aventures, le clin d’oeil à la toute fin est juste trop bien. Dans la même veine, je trouve dommage qu’il n’y ai aucune référence à la dernière aventure. Bon après, comme dans chaque Crumley, il y a des répliques et des scènes d’anthologie qui fait de cet auteur vraiment un des maîtres du genre.

Ma note : 07 / 10