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Goat Mountain

Auteur : David Vann

Titre : Goat Mountain

Éditions : Gallmeister

Genre : Roman noir

Quatrième de couverture :

Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les deux cent cinquante hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent à travers la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon, abandonné à ses instincts sauvages, se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme.

L’auteur en quelques mots :

David Vann est un écrivain américain.

Après avoir parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il travaille actuellement à la construction d’un catamaran avec lequel il s’apprête à effectuer un tour du monde à la voile en solitaire

Auteur de plusieurs livres, il vit en Californie où il est professeur de creative writing à l’université de San Francisco.

Les plus notables de ses écrits sont: « A Mile Down: The True Story of a Disastrous Career at Sea » (l’histoire du naufrage d’un bateau construit par l’auteur) et un recueil de nouvelles, Legend of a Suicide (inspiré par le suicide de son père).

« Sukkwan Island » est son premier roman traduit en français, pour lequel il reçoit le prix Médicis étranger en novembre 2010, le prix des lecteurs de L’Express, le prix des Lecteurs de la Maison du Livre de Rodez et le prix du Marais en 2011. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

Il partage aujourd’hui son temps entre la Nouvelle-Zélande où il vit et l’Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature.

Ma chronique :

Goat Mountain, d’une simple partie de chasse à un massacre en famille…
Après Sukkvan Island, David Vann continue d’explorer les relations familiales hors normes, écorchées, fragilisées.

C’est donc naïvement (oui, je sais, je vous vois déjà en train de sourire: David Vann / naïveté … quand on connaît l’auteur, ce n’est pas mon meilleur atout pour le lire !!) que j’ai débuté ma lecture, en suivant un jeune garçon de 11 ans, son père, son grand-père et Tom, un ami de la famille, qui se retrouvent sur Goat Mountain pour une partie de chasse. Il est convenu qu’à 11 ans, il est en âge de tuer son premier cerf.

Bien entendu, rien ne se déroulera comme prévu: c’est un braconnier qui sera sa première victime… Il a appuyer sur la détente, l’a vu s’écrouler, n’a rien ressenti…. ça y est, il a tuer, se dit-il.

Oui, mais c’est un être humain, un cadavre qui désormais ne les quittera plus, et au sens propre du terme…

Mais c’est un cerf qu’il est venu tuer, alors il le tuera, et l’histoire du braconnier vous semblera bien légère à côté de ce pauvre animal qui sera tout aussi victime que ce jeune garçon qui se retrouve bien malgré lui l’acteur principal de cette tuerie ignoble, sous le commandement de son grand-père, un homme parfaitement immonde et insensible.

Je m’attendais à un roman de la même teneur que Sukkvan Island. Si sur le fond, j’ai retrouvé ces personnages dérangés et dérangeants, ces paysages grandioses qui amplifient la noirceur de l’histoire, j’ai trouvé dans Goat Mountain certaines longueurs, qui se répétaient. Les références à Caïn et Abel ne servaient pas forcément l’histoire, et j’avais parfois l’impression désagréable de tourner en rond. A force de vouloir appuyer là où ça fait mal, David Vann en a peut-être trop fait, et cela m’a gêné dans le sens où j’ai trouvé de nombreux passages plats et sans intérêt.

Mais paradoxalement, j’ai retrouvé l’auteur au travers de scènes absolument ignobles, et écœurantes, et profondément inhumaines, décrites avec minutie, avec précisions, dans son style qui lui est propre, avec sa façon qu’il a de disséquer le nature humaine et ses sentiments. Même si certaines scènes sont parfaitement ignobles, j’ai repris goût à ma lecture, qui s’était perdu dans des longueurs sans intérêt.

Je suis donc assez mitigée par ce roman: ce fut un lecture éprouvante, vraiment, épuisante psychologiquement, mais entachée par ces longueurs et cette sensation que je tournais en rond et que je n’allais arriver nulle part.

C’est un huit clos glaçant, un clan mené d’une main de fer par le grand-père, mais ce fut trop de violence pour moi cette fois.
Et quand David Vann écrit la violence, et la décrit, la violence, il sait faire et il va loin. Trop loin pour moi…

Ma note : 7/10

# 180 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Comme vous le savez désormais, je partage mon temps de lecture entre les livres sur l’adoption et ma lecture du moment Rumeur 1789 de Anne Villemin-Sicherman. J’ai donc eu envie de partager avec vous ce matin, un petit conte que l’on retrouve dans le livre de référence de Johanne Lemieux. Je trouve qu’il correspond totalement à ce qu’est l’adoption et au chemin qui mène un enfant vers ses parents. N’hésitez pas à me dire ce que vous en pensez je suis curieux de vos retours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

L’océanfance

Il était une fois, une petite âme assise sur un nuage. Elle regardait les humains sur la terre et avait très hâte de se retrouver parmi eux. Elle avait hâte de faire du kayak, de jouer, de rire, de manger des fruits, etc.

Un jour, on lui annonça que c’était son tour de devenir un joli petit bébé. Elle pourrait enfin commencer la merveilleuse aventure de sa naissance, de son enfance et du reste de sa vie d’adulte.

Mais avant de partir, on lui expliqua que tous les nouveaux bébés humains sont des êtres précieux et importants qui méritent d’être protégés, aimés, peu importe leur beauté, leur intelligence ou leurs talents. On lui précisa aussi qu’au début de sa vie, elle ne pourrait pas survivre toute seule ni faire immédiatement toutes les activités qu’elle avait observées. Les petits bébés humains sont formidables, pleins de potentiel, mais très fragiles au début de leur vie.

Ils ne peuvent pas se nourrir tout seuls, pas se protéger tout seuls, pas se soigner tout seuls et doivent apprendre beaucoup de choses avant de pouvoir survivre par eux-mêmes. On lui expliqua que le début de sa vie serait comme un long voyage sur un bateau. Un voyage pour traverser une sorte d’océan entre le continent de sa naissance et son arrivée sur le continent du monde des adultes.

Pour survivre, grandir, apprendre, elle voyagerait sur un bateau que l’on nomme une famille. Sur ce bateau, il y aurait deux personnes adultes qui allaient être comme les capitaines et que l’on nomme un papa et une maman. Elle pourrait leur faire entièrement confiance pour l’aimer, la nourrir, la soigner.

Ce sont eux qui seraient responsables d’assurer sa survie, sa santé et de la transporter d’un côté de l’océan à l’autre côté sain et sauf.

Il se dit que c’était exactement ce qu’on lui avait dit qu’il arriverait. Alors, il s’endormit doucement en confiance.

Puis il se réveilla en sursaut, en panique. Il se retrouva dans l’eau, le bateau avait chaviré… et le capitaine avait disparu…Il avait très, très peur. Peur de se noyer, peur de mourir. Ce n’était pas ce qui était censé arriver. Il ne savait pas quoi faire.

Au moment où il allait se noyer, il fut recueilli par un autre bateau où il y avait un autre capitaine et beaucoup de petits bébés comme lui qu’on avait recueillis flottant également dans l’eau. Épuisé, affamé et inquiet, il n’avait pas le choix de monter dans ce bateau inconnu.

Il resta sur ce bateau quelque temps. Juste au moment où il commençait à faire un peu confiance au nouveau capitaine, il y eut une grosse tempête et le bateau s’échoua violemment sur une grève.

Ébranlé et traumatisé, il s’accrocha à un autre bateau qui vogua un temps avant de finalement lui aussi coulé au fond de la mer.

Le petit bébé nagea péniblement et sans savoir vraiment comment il y arriva, il se retrouva tout seul sur une plage.

Tout nu et tout petit, il se dit dans sa tête « Mais que m’arrive-t-il? J’étais censé traverser mon enfance sur un joli bateau avec deux gentils capitaines qui devaient m’aimer, me nourrir, me protéger, m’apprendre les choses importantes de la vie et me rendre de l’autre côté de l’Océanfance sans danger ». Est-ce de ma faute? Suis-je un bébé défectueux? Suis-je moins important et précieux que les autres bébés? Pourquoi les autres bébés ont-ils le même bateau et les deux mêmes capitaines et pas moi?

Il était tellement triste que pendant un moment, il douta même de vouloir vraiment traverser cet océan si dangereux. À quoi bon passer tout ce temps à souffrir pour peut-être un jour débarquer sur le continent des adultes?

Mais une petite voix intérieure, comme une flamme qui voudrait ne jamais s’éteindre, le poussa tout de même à survivre. Pour y arriver, il réalisa qu’il n’avait pas le choix d’attendre un autre bateau, car il était encore trop fragile, trop petit pour rester seul et réussir la traversée sans l’aide d’un capitaine. Par contre, il décida que cette fois-ci, si un bateau venait à passer par là, il prendrait le contrôle du bateau, ne ferait plus jamais confiance aux capitaines pour ne plus jamais se retrouver vulnérable, faible ou abandonné.

Quelque temps plus tard, un beau bateau qui avait l’air très solide, avec deux capitaines souriants passa par-là. À regret, mais désirant profondément survivre, il accepta l’invitation des deux capitaines de monter sur ce nouveau navire. Ces deux capitaines lui parlaient doucement en lui disant qu’ils cherchaient depuis très longtemps un petit matelot comme lui à aimer, à rassurer, à faire partie de l’équipage. Ils avaient très hâte de lui montrer comment l’univers était magnifique.

Encore en état de choc, le bébé écoutait sans vraiment entendre. Ses pensées étaient ailleurs. On ne le reprendrait pas à se laisser faire. Ce nouveau bateau ne serait au début qu’une simple bouée de sauvetage, rien d’autre. Il serait très vigilant, surveillerait les capitaines jour et nuit par peur qu’ils ne soient pas fiables, compétents, sécurisants. Par peur que ces nouveaux capitaines soient comme les autres qui avaient quitté le navire sans même l’informer, le laissant en grand danger. Avant de les aimer, de leur faire confiance et d’accepter de se sentir en sécurité, le bébé leur passerait des tests de navigation, de solidité, de gentillesse en étant parfois gentil parfois désagréable, parfois même opposants, tannants. Si nécessaire, il attaquerait la cabine de pilotage pour prendre leur place en cas de danger.

Paper cutout family of three with Adoption letters

Une histoire des loups

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Auteure : Emily Fridlund

Editions : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Une histoire des loups

Quatrième de couverture :

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

L’auteure, en quelques mots :

Emily Fridlund a grandi dans le Minnesota, et vit dans la région des Finger Lakes dans l’État de New York.

Titulaire d’un doctorat en littérature de l’Université de Californie, professeur à Cornell, elle a remporté plusieurs prix pour ses écrits publiés dans diverses revues et journaux.

« Une histoire des loups » est son premier roman.

Ma chronique :

C’est vivement encouragée et conseillée par mon ami Anthony que je me suis lancée dans la lecture de ce premier roman d’Emily Fridlund.

J’ai débuté ma lecture, lu les premières pages, avide d’avancer et de comprendre ce qui clochait…
En toute franchise, quand j’ai eu terminé ma lecture, j’ai dit à Anthony que je n’avait pas accroché du tout avec l’histoitre et la construction qu’en a faite l’auteure. J’étais déçue, je n’y avait rien trouvé d’extraordinaire. J’avais trouvé ça lent, confus, fouillis…
J’ai en revanche été littéralement séduite par la description que fait l’auteure de la nature toute au lond de l’histoire. C’est tout simplement beau, sauvage et envoûtant.

Et puis j’avais malgré tout cette impression d’être passée à côté de quelque chose qui ne me quittait pas….

Alors j’ai décidé de me laisser du temps pour écrire ma chronique… et j’ai bien fait !
J’avais besoin de digérer tout ça, de faire mûrir ce que je n’avais fait qu’apercevoir au fil de ma lecture. J’ai  bien fait, mais je suis aujourd’hui contrariée de ne pas avoir apprécié ce roman à sa juste valeur.

J’ai donc fait la connaissance de Madeline /Linda, qui nous raconte une année de sa vie particulièrement éprouvante pour elle. Madeline, dont les parents sont très peu présents pour elle, est une jeune ado très solitaire, qui sait couper du bois, vider des poissons, s’occuper de ses chiens. Elle est débrouillarde, et préfère glisser sur l’eau dans son canoë plutôt que d’être à l’école.

Alors quand à travers ses jumelles elle voit s’installer une nouvelle famille de l’autre côté du lac, cela attise sa curiosité ; elle veut voir ! Et elle verra de près, de trop près même… Elle va entrer dans la vie de cette famille qui l’y aura invitée, et deviendra donc la baby-sitter du petit Paul, 4 ans.

Et c’est maintenant que débute l’histoire.
C’est maintenant qu’un trouble quasi obsessionnel s’installe dans notre esprit. On sent que quelque chose ne va pas, qu’un drame se profile dans le cours de leur histoire.
Mais quel drame ? Il va falloir être très patient, car l’auteure n’est pas décidée à tout nous dire comme ça, en quelques phrases.

Bien au contraire, Emily Fridlund va prendre tout son temps dans son écriture et dans la construction de son histoire avant de mettre fin au trouble !

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, quand j’ai refermé ce livre, je n’avais pas été séduite. Et dans ces cas là, je préfère attendre un peu avant de partager mes impressions de lecture, et je me permets même une deuxième lecture à ma manière.
Pour avoir échangé avec Anthony, je pense comme lui que certains livres doivent être lus en une seule fois; et c’est le cas d’Une histoire des loups.

Aujourd’hui, je peux vous assurer qu’en écrivant cette chronique, j’ai envie de le lire une deuxième, mais sans interruption cette fois !

Ma note :

7/10

Dans la forêt

dans la forêt

Auteur: Jean Hegland

Editions: Gallmeister

Genre: Roman

Titre: Dans la forêt

Quatrième de couverture:

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’éléctricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

L’auteur, en quelques mots:

Jean Hegland est une écrivaine américaine.

Elle commence ses études au Fairhaven College de Bellingham dans l’État de Washington, puis obtient un BA en arts libéraux de l’Université d’État de Washington en 1979.

Après avoir occupé divers petits boulots, dont des ménages dans une maison de retraite, elle décroche en 1984 une maîtrise en rhétorique et enseignement de la composition de l’université de Washington. Elle devient alors enseignante.

Ma chronique:

Nell et Eva, Eva et Nell…. l’une ne va pas sans l’autre, et pour cause.

Ces deux jeunes sœurs se retrouvent totalement seules dans la maison familiale, après qu’un double drame familial ne les frappe. Isolées en plein cœur de la forêt, elles vont devoir apprendre à se débrouiller avec les « moyens du bord »;  tout y passe et rien ne se perd. Elles ne peuvent pas se le permettre.

Au fil de la lecture, on comprend qu’il s’est également passé quelque chose de grave « à la ville »: les maisons sont vides, l’électricité est coupée, les télécom aussi. Il n’y a plus d’essence, plus de nourritures, plus de magasins. Une sorte de fin du monde qui pèse tout au long du roman.

J’ai été totalement hypnotisée par ma lecture et par la vie de robinson que vivent Nell et Eva, qui sont admirables, touchantes, et tellement courageuses. Il y a un savant mélange d’angoisse, de questions sans réponses, et de remise en question, pour ma part.
« Comment aurais-je réagi à leur place? Comment me serais-je débrouillée? Aurais-je eu leur courage? Leur foi, leur volonté? Leur force? Leur détermination? »…

J’ai aussi retrouvé avec plaisir le nature writing qui est si cher aux éditions Gallmeister et qui me fait tellement de bien ! La forêt fait partie intégrante de l’histoire, et est un personnage du livre à part entière. Elle nous suit et nous fait partager sa noirceur, sa dangerosité, mais également sa poésie, ses richesses, sa beauté…. Elle est époustouflante.

Ce roman est pur, hypnotique, oppressant. Il nous fait voir la vie sous un angle différent et nous fait réfléchir à notre condition actuelle. Et si l’opulence n’était plus, comment ferions-nous? Qu’adviendrait-il de nous? Saurions-nous passer de nos ordinateurs, de nos portables, de nos grandes surfaces, d’internet….? Pas si sûre…. La question est posée ;o)

En tout état de cause, je ne peux que vous conseiller – à l’impératif !! – de lire ce petit chef d’œuvre littéraire si ce n’est pas déjà fait.

Ma note:
10/10

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Mon désir le plus ardent

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Auteur : Pete Fromm

Editions : Gallmeister

Genre : Roman d’Amour

Titre : Mon désir le plus ardent

Quatrième de couverture :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

L’auteur, en quelques mots :

Pete Fromm est né le 29 septembre 1958 à Milwaukee dans le Wisconsin. Peu intéressé par les études, c’est par hasard qu’il s’inscrit à l’université du Montana pour suivre un cursus de biologie animale. Il vient d’avoir vingt ans lorsque, fasciné par les récits des vies de trappeurs, il accepte un emploi consistant à passer l’hiver au cœur des montagnes de l’Idaho, à Indian Creek, pour surveiller la réimplantation d’œufs de saumons dans la rivière. Cette saison passée en solitaire au cœur de la nature sauvage bouleversera sa vie. À son retour à l’université, il supporte mal sa vie d’étudiant et part barouder notamment en Australie. Poussé par ses parents à terminer ses études, il s’inscrit au cours de creative writing de Bill Kittredge, ce cours du soir étant le seul compatible avec l’emploi du temps qui lui permettrait d’achever son cursus au plus tôt. C’est dans ce cadre qu’il rédige sa première nouvelle et découvre sa vocation. Son diplôme obtenu, il devient ranger et débute chaque jour par plusieurs heures d’écriture avant de décider de s’adonner à cette activité à plein temps. Pete Fromm a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Indian Creek, récit autobiographique, a été son premier livre traduit en français. Il vit dans le Montana.

Ma chronique :

Mon désir le plus ardent, c’est un mélange d’Amour, de tendresse, de rires, de colère, de peurs, de tristesse …. C’est un roman absolument fabuleux !

Dans ce roman, Pete Fromm nous raconte la vie de couple de Mad et de Dalt qui se sont connus jeunes, qui se sont mariés, qui ont créé leur entreprise de rafting, qui ont fondé une famille, et qui affrontent la maladie de Mad, ensemble.

La maladie, c’est cette putain de sclérose en plaque qui s’est immiscée dans leur vie. Mais pas question de se laisser aller à la pleurnicherie pour Mad, qui fait preuve de courage, de pudeur et d’humour face à la douleur et au handicap qui grandit chaque jour un peu plus. Dans le couple, Mad affronte la maladie, Dalt l’anticipe et la prévoit.

Ils s’aiment à en crever, ils s’aiment avec humour et ils combattent la maladie par l’autodérision, qui est je pense salvatrice. Un épisode me revient en mémoire au moment où j’écris. Alors que Mad attend seule dans la voiture, elle regarde ses doigts crochus, qui ne lui répondent plus depuis longtemps. Elle veut essayer d’en remettre un « droit », sauf qu’elle le casse! Petit extrait:

« – Qu’est ce qu’on va leur dire? je demande, me tournant pour regarder Dalt.                      Je tends mon bras fonctionnel qui, par chance, se trouve être du bon côté, et je serre sa grosse main battoir dans la  mienne.                                                                                                   – Je leur ai déjà dit que j’étais désolé, que j’ignorais ce qui m’avait pris, que cela n’arriverait plus. J’ai eu beaucoup de mal à parler parce qu’ils s’excusaient en même temps, disant qu’ils n’avaient pas voulu te critiquer, ils avaient juste eu peur de louper la séance, la course aux tickets.                                                                                                               Je cogne ma main contre le siège, plusieurs fois.                                                                             – Non. A propos de mon doigt.                                                                                                              – Quatre à six semaines.                                                                                                                       – Pas combien de jours je vais garder l’attelle, imbécile. Comment je me suis débrouillée pour me casser un doigt alors que j’étais assise toute seule dans la voiture.                      Dalt s’engage dans notre rue.                                                                                                              – Un accident de curage de nez?                                                                                                         – Toi, t’es vraiment un trou du cul. »

Voilà, c’est leur histoire, leur Amour, leur façon de s’aimer tous les jours, et c’est comme ça tout au long de la lecture.                                                                                                           Une crise de SEP? Un ptit coup d’humour et c’est reparti. Pas de pathos, ni de complaintes larmoyantes, ni de prières interminables, jamais!

Je ne veux pas vous raconter l’histoire, non, je ne vous dévoilerai rien, parce que très franchement, ce livre est un pur diamant . Il faut juste le lire!

L’Amour avec un grand A, c’est leur désir le plus ardent….

Ce livre est poignant, il m’a émue aux larmes, et je l’ai encore en tête.

Mon premier énoooooorme coup de cœur pour 2020 !

Ma note :

10/10

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Idaho

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Auteur: Emily Ruskovich

Editions: Gallmeister

Genre: Drame – Thriller

Titre: Idaho

Quatrième de couverture:

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

L’auteure, en quelques mots:

Emily Ruskovich a grandi dans les montagnes Hoodoo, au nord de l’Idaho. Sa fiction est apparue dans Zoetrope, One Story et The Virginia Quarterly Review. Elle est la lauréate du prix O. Henry de 2015 et est diplômée de l’Iowa Writer’s Workshop. Elle enseigne maintenant l’écriture créative à l’Université du Colorado à Denver. Idaho est son premier roman.

Ma chronique:

Me revoilà enfin avec ma dernière lecture, et quelle lecture! Comme vous avez pu le constater, j’ai mis un peu de temps à lire ce roman, qui pour moi sort complètement de mes sentiers battus.

Une fois n’étant pas coutume, j’ai suivi les bons conseils de notre ami Anthony (qui au passage devient célèbre, vous le saviez? Non? jetez un œil à la page 251 du roman contemporain de Gilles Voirin, Les mots d’Owen, et vous comprendrez !).                               Une fois le livre en main, j’ai immédiatement été séduite par la quatrième de couverture, je n’ai donc pas hésité à l’acheter, évidemment.

Aujourd’hui, en toute franchise, je suis très mitigée après avoir refermé ce roman, frustrée de passer peut-être à côté de quelque chose de littérairement incroyable…

Je fais donc la connaissance de Wade Mitchell, de son épouse Jenny, et de leurs deux petites filles, June et May. Une vie de famille sans histoire, jusqu’au drame… Jenny tue sa fille cadette à coup de hachette et June disparaît…. Pourquoi un tel geste de la part d’une mère aimante?

Quelques mois seulement après le drame,  Wade épouse Ann, sa professeure de piano, qui le soutiendra corps et âme dans sa lente descente vers la sénilité précoce, une maladie mentale qui est à l’origine de la disparition de son défunt père. Ann est une femme douce, aimante, persévérante. Elle n’aura de cesse, tout au long du roman, de faire vivre les souvenirs des filles de Wade, que sa maladie efface cruellement petit à petit de sa mémoire; elle comprend très vite que les souvenirs de son mari ne peuvent plus survivre que dans sa propre mémoire à elle.                                                                         Au-delà des souvenirs, Ann veut comprendre ce qu’il s’est passé ce funeste jour d’août, dans la clairière, dans l’esprit de cette mère de famille. Pourquoi? Dans quel but?           Ses agissements sont des plus étranges, des plus malsains même parfois, puisqu’elle va jusqu’à envoyer le cahier de croquis de Jenny, qu’elle a retrouvé par hasard dans la grange, à la bibliothèque de la prison où est elle est incarcérée, allant jusqu’à appeler la prison pour savoir si quelqu’un -Jenny- a emprunté ledit cahier, allant jusqu’à l’attendre le jour de sa sortie de prison…. Curiosité? Pitié? Empathie? Grâce…?

Autant de questions qui ne m’ont jamais quittée tout au long de ma lecture, sans trouver de réponse. Frustration extrême….

Idaho est écrit de manière magistrale. Ellipses (mes non réponses?), flashbacks, je navigue entre le passé et le présent, d’une manière parfois aussi décousue que la mémoire de Wade.

Cependant, je me suis perdue dans cette écriture, dans ce nature writing omniprésent qui trop souvent domine l’histoire elle-même. Ça m’a gênée, perturbée, perdue. Trop de descriptions trop longues, parfois inutiles, qui parfois ont eu raison de mon addiction…. Je me suis surprise à me dire « pffff… trop long. Quel intérêt? Encore?? »

Cette chronique a été difficile à écrire, je ne vous le cache pas. Je la termine en me demandant si je n’ai pas raté un message que l’auteure aurait peut-être voulu faire passer au travers de son écriture….

Bref, vous l’aurez compris, lecture terminée, mais mon esprit y est encore….

Ma note:

7/10

 

AU PETIT BONHEUR LA CHANCE !

Au petit bonhur la chance

Auteur: Aurélie Valognes

Editions: Le Livre de Poche

Genre: Roman comtemporain

Titre: Au petit bonheur la chance !

Quatrième de couverture:

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.

Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.

Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.

Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

L’auteure, en quelques mots:

Née en 1983 à Châtenay – Malabry, Aurélie VALOGNE est une auteure française de littérature contemporaine, et considérée comme une des figures du roman populaire français.

En 2018, elle est selon le classement GFK-Le Figaro, troisième écrivain français en nombre de livres vendus, juste devant Marc Lévy et première femme de ce classement.

Ses romans croquent la famille contemporaine avec humour et émotion. Ses différentes comédies, véritables phénomènes populaires, sont lus par des millions de lecteurs à travers le monde.

Ma chronique:

Et voilà… ! A peine plus de 4 jours que je partage le blog d’Anthony, et changement radical de style de lecture pour moi ! Je savais qu’il aurait une bonne influence sur moi !!

Mais revenons à nos moutons, heu, à nos lectures pardon !!

Avec ce livre, j’ai non seulement découvert une auteure pleine de talent, mais j’ai également redécouvert ce qu’était une histoire romancée, simplement, et quel plaisir pour mes yeux !

Dès les premières lignes, me voilà tombée sous le charme de ce petit bonhomme prénommé Jean. Jean a six ans, et Marie, sa maman le confie provisoirement à sa propre mère, « Mémé Lucette », le temps de trouver un travail et un appartement à Paris.

La vie est rude aux côtés de Mémé Lucette! Pas de frigidiaire, pas de cabinet de toilettes, ni eau courante dans l’appartement ! Jean n’est pas habitué à ce manque de confort, et il y va de ses remarques de gaminou de 6 ans…. et il m’a fait mourir de rire !!

Alors on suit la vie de Jean, on grandit à ses côtés, et le provisoire de Marie dure… longtemps. Pas de carte postale, pas de lettre à son attention, plus de bisous de la part de sa maman qui lui manque chaque jour.

Cinq années ont passé, et le grand jour est arrivé pour Jean! A l’occasion du baptème de son petit-petit-cousin, il va la revoir, enfin, mais rien ne sa passe comme il l’avait imaginé…. Marie lui offre une poignée de bonbecs qu’elle a pris dans les soucoupes des toilettes pour dames de la salle des fêtes, l’embrasse maladroitement, puis … part en boîte de nuit avec ses copines, le laissant seul avec sa tristesse.

A partir de ce jour là, la vie de Jean se fera sans « sa mère »; il la déteste.

Mon avis:

J’ai lu les premières lignes, les premières pages, et « BOUM » !! Me voilà tombée amoureuse de ce petit bonhomme aux guibolles toutes maigres, aux « pourquoi » intempestifs et aux réflexions enfantines qui m’ont provoqué de sacrés fous rires!

J’ai adoré ce roman. On débute notre lecture avec une certaine légèreté, des titres de chapitres toujours plus drôles les uns que les autres, et puis le décor s’assombrit peu à peu et laisse place à des sujets difficiles, qui ne peuvent pas nous laisser indifférents.

J’ai adoré ce roman parce qu’il est tout simplement émouvant.
Emouvant, Jean l’est quand il trépigne d’impatience en attendant le facteur et la carte postale de sa maman , qui n’arrivera jamais.

Emouvante, Marie l’est également, car elle est finalement victime d’une époque où peu de place était laissée aux femmes.

Et j’ai trouvé la relation qui unit Jean à sa Mémé Lucette particulièrement touchante aussi.

Emouvant parce qu’au fil de notre lecture, on se heurte à des sujets plus graves, tels que la maternité, l’avortement, la vieillesse, la solitude…

D’une certaine manière, Aurélie Valognes nous fait réfléchir sur nos propres relations avec nos parents, et nos grands-parents. On se remet en question, et ce parfois pas sans mal.

Ma note:

10/10                                                                                                                                                       sans-titre

# 6 – Journées Mondiales

calendrier

Bonjour les amis,

Découvrons ensemble ce matin quelles sont les journées mondiales de cette semaine.

Lundi 13 mai

Journée-mondiale-de-lingénierie-pour-lavenir

 

 

 

 

 

Le but de la Journée de l’Ingénierie pour l’Avenir est de sensibiliser l’opinion publique aux diverses opportunités existant dans les différents domaines technologiques et enrayer la chute continuelle des inscriptions dans les filières technique, informatique et scientifique… Cette baisse est observée aussi bien dans les pays avancés (Etats-Unis, Europe) que dans les pays émergeants, comme la République Populaire de Chine. Ce manque de femmes et d’hommes formés aux disciplines scientifiques pourrait déboucher sur une pénurie de professionnels dans des domaines où se joue l’avenir de l’humanité comme celui de la santé, celui de la recherche, celui des énergies nouvelles ou encore celui des télé-communications.

Mercredi 15 mai

famille

 

 

 

 

 

Proclamée par l’Assemblée générale des Nations Unies dans sa résolution du 20 septembre 1993, cette journée internationale des familles est une manifestation qui reflète l’importance que la communauté internationale attache à la famille, cellule de base de la société, ainsi que l’intérêt qu’elle porte à la situation des familles dans le monde. Et inciter les gouvernements à faire porter leurs efforts sur la politique familiale.

Jeudi 16 mai

vivre-ensemble-2019

 

 

 

 

 

Cette journée a été décrétée par l’ONU le 8 décembre 2017 et désormais, chaque 16 mai sera la journée du vivre ensemble. Le texte de cette déclaration a été présenté par l’Algérie et adopté sans vote. Le 16 mai sera désormais la Journée internationale du vivre-ensemble en paix et tentera de mobiliser les efforts de la communauté internationale en faveur de la paix, de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension et de la solidarité. Tout un chacun sera invité à exprimer le désir profond de vivre et d’agir ensemble, unis dans la différence et dans la diversité, en vue de bâtir un monde viable reposant sur la paix, la solidarité et l’harmonie.

Vendredi 17 mai

Journée-mondiale-contre-lhomophobie-et-la-transphobie

 

 

 

 

 

La Journée Mondiale de Lutte Contre l’Homophobie et la transphobie a pour but d’articuler action et réflexion afin de lutter contre toutes les violences physiques, morales ou symboliques liées à l’orientation sexuelle ou à l’identité de genre. Elle entend susciter, soutenir et coordonner toutes initiatives contribuant à l’égalité entre les citoyens en la matière, et cela dans tous les pays où cette démarche est possible. L’organisation d’une journée de lutte contre l’homophobie et la transphobie dans chaque pays permettra d’inscrire les luttes dans une démarche de solidarité avec toutes les personnes lesbiennes, gaies, bi et trans (LGBT) du monde entier. Mais il s’agit aussi d’inscrire ces luttes dans une démarche plus globale de défense des droits humains.

Samedi 18 mai

musées

 

 

 

 

Chaque année depuis 1977 se célèbre une journée internationale des musées, avec un thème particulier chaque année. Cette journée est l’occasion pour les professionnels des musées d’aller à la rencontre du grand public et de le sensibiliser aux défis auxquels les musées doivent faire face pour être des institutions au service de la société et de son développement. Cette journée internationale se déroule tous les ans le 18 mai et porte haut sa devise : « Les musées, moyen important d’échanges culturels, d’enrichissement des cultures, du développement de la compréhension mutuelle, de la coopération et de la paix entre les peuples ».

Dimanche 19 mai

JMMICI

 

 

 

 

S’allier pour mieux se battre c’est l’objectif de la journée mondiale des Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI), que sont la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique. Avec plus de 6 millions de malades dans le monde, 3 millions en Europe et le nombre de cas n’a cessé d’augmenter durant ces quinze dernières années. La cause devient mondiale. La journée mondiale des MICI (« World IBD day » en anglais) est officiellement célébrée tous les 19 mai. Chaque pays décide de faire de cette journée au niveau national une journée de sensibilisation, mais aussi une journée de lobbying pour porter la voix des malades avec une force européenne et mondiale.

# 80 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

La semaine dernière comme j’ai pu en parler dans # 1 – Mots d’enfants , nous sommes allés débarrasser un peu chez mes grands-parents, à cette occasion, je suis tombé sur un vieux cahier avec dedans plusieurs poèmes écrits à la main par ma grand-mère. Alors je ne sais pas s’ils sont d’elle ou non mais j’ai envie de vous les partager sur ce mois d’août.

L’enfant

Qu’y a t-il de plus beau au monde
Qu’un sourire de petit enfant ?
Surtout lorsque sa tête blonde
Repose sur un petit lit blanc.

Quand doucement il s’endort
Son dernier mot n’est-il pas maman !
Qu’y a t-il de plus beau au monde ?
Qu’un sourire de petit enfant ?

Quand, sortant d’un rêve il s’éveille
Son premier sourire est pour sa maman
Qu’y a t-il de plus beau au monde
Qu’un sourire de petit enfant ?

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