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# 219 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je suis content de partager avec vous ce matin, un extrait de ma nouvelle lecture. Il s’agit du premier roman danois de chez Gallmeister. Le roman de Maren Uthaug, Là où sont les oiseaux.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

– Tu crois que le gardien a zigouillé sa femme ?

– Nan…

– Moi non plus.

– Moi non plus, répéta-t-il bêtement, tout en se rendant compte comme c’était idiot.

– Viens, dit-elle en se levant soudain, main tendue.

Il se laissa hisser.

Je connais un endroit.

Hannah se retourna sans remarquer qu’il avait rougi au contact de sa paume, et continua vers l’abri à bateau en périphérie du port. Johan, gêné, la suivait d’un pas gauche en fixant les oiseaux perchés sur le toit de la cabane.

– Je ne peux pas m’absenter très longtemps, il faut que j’aide à ranger le quai.

– Allez viens, lança-t-elle en riant.

Il jeta un coup d’oeil inquiet vers la capitainerie.

Hannah ouvrit la porte de l’abri à bateau au verrou trop rouillé pour pouvoir être condamné. Elle attira Johan à l’intérieur, le mena dans un coin tout au fond du local, où elle prit place sur quelques sacs de jute.

Il s’installa maladroitement près d’elle.

– Tu as déjà embrassé une fille ? demanda-t-elle.

# 249 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

C’est la première fois que je dis cela, mais c’est la dernière semaine avant les vacances scolaire de mon loulou. En plus la semaine dernière il était malade du coup ce matin il était trop content de retourner voir sa maîtresse et ses copains, copines. De mon côté, au boulot, le projet démarre du coup je suis à fond et cela fait vraiment du bien. J’ai également eu ma première note concernant mes cours, un 17/20 , c’est top. Mercredi soir j’ai mon premier oral, un peu de stress mais le cours je le maitrise donc ça devrait le faire.

Concernant mes lectures, je m’étais mis comme objectif de finir ma lecture encours, soit un peu plus de 300 pages et bien j’ai réussi. Du coup je vais pouvoir enchaîner. C’est parti, faisons le point.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

TAO de Olivier Patry

Un manoir au cœur de la forêt et la mort qui rôde …
Une soirée non conformiste qui tourne au cauchemar …
Un corps sans vie, le visage mutilé, et un loup de carnaval comme seul indice …
Michel Darros, capitaine revêche du mythique Quai des Orfèvres, est chargé de l’enquête. Secondé par une équipe singulière et fantaisiste, il va se confronter à un esprit sagace. Celui d’un homme machiavélique au passé douloureux et au dessein diabolique.
S’engage alors une course contre le temps…
Une course jonchée d’obstacles qu’il faut franchir coûte que coûte…
Au risque que le pire ne se produise….
Simulacres, révélations, manipulations…
Et s’il était déjà trop tard ?

RevanBane :

Retour à Varennes de Anne Villemin-Sicherman

1791. Augustin Duroch, artiste vétérinaire, se trouve chargé d’enquêter sur la mort mystérieuse d’Alexandre du Tertre, un capitaine de cavalerie de Metz. Réputé pour savoir maîtriser toute monture, il est pourtant retrouvé le crâne brisé, à côté de son cheval. Gabrielle, la maîtresse d’Alexandre, se décide à mener son enquête à la lecture d’une lettre de menace visant son amant.
La quête de la vérité s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. À mesure qu’Augustin démêle les fils de cet assassinat, fusils et fourches des Français – tout juste devenus citoyens – se lèvent dans l’Est : la rumeur de la fuite du roi vers Varennes gronde.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

TAO de Olivier Patry

RevanBane :

Là où sont les oiseaux de Maren Uthaug

Au large de la Norvège se dresse, inébranlable, le phare de Kjeungskjær. Coupés du monde, les habitants de cette contrée soumise aux lois de la nature vivent dans un profond isolement. Johan rêve de fuir vers l’Amérique avec la belle Hannah, son premier amour. Mais pour subvenir au besoin de sa vieille mère, le jeune homme devient le gardien du phare et prend pour épouse la fille du pasteur, Marie. Rapidement, Marie met au monde deux enfants, Darling et Valdemar. Seulement ici, les liens familiaux sont des chaînes qui, une fois brisées, libèrent la folie de chacun. Les années s’écoulent, épuisantes, au gré de féroces tempêtes. Johan, Darling, Marie… les apparences sont trompeuses et, à mesure que le temps passe, de sombres désirs se réveillent.

 
Dans un décor glacé, Maren Uthaug signe une saga familiale à trois voix, qui brûle d’un désir ardent de liberté.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Une journée d’automne de Wallace Stegner

Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être.

Dans ce court roman demeuré inédit en France, Wallace Stegner révèle avec la virtuosité qu’on lui connaît les drames qui se jouent derrière les apparences d’une existence paisible.

RevanBane :

Circé de Madeline Miller

Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croisent tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse….

Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu’elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu’elle a appris à aimer.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 218 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve ce matin pour partager avec vous un extrait de ma nouvelle lecture. Il s’agit de la troisième enquête que je li d’Augustin Duroch, Retour à Varennes de Anne Villemin-Sicherman. En plus j’ai eu la chance de rencontrer l’autrice ce weekend à Blois lors du salon du livre des Rendez-vous de l’Histoire.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Goguelat, qui approchait de près le couple royal, admirait cette dernière, qui joignait aux agréments de son sexe toute la noblesse de son rang. Son coeur, disait-il, ne trouvait pas de plus grande jouissance que celle de faire le bien. La position désolante des souverains, leurs confidences et le soin de la correspondance de Marie-Antoinette exigeaient de lui un secret impénétrable. Le jour où la reine lui avait fait part de son choix, il était tombé à genoux pour lui baiser les mains, et elle l’avait instamment prié de se relever en disant « Monsieur de Goguelat, je vous en supplie, je vous en supplie ! » sur un ton si implorant qu’il en avait été profondément troublé. Depuis, le parfum de rose, de violette et de jasmin qu’elle portait le hantait, au point qu’il le recherchait avec passion, humant les fleurs autour de lui pour en retrouver le souvenir capiteux.

# 248 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

J’ai passé un super weekend, j’ai emmené ma petite famille au Salon du Livre de Blois qui se déroule lors des Rendez-vous de l’Histoire. J’ai pu y rencontrer François-Henri Soulié et surtout Anne Villemin-Sicherman. Nous avons passé de bons moments et mon fils a eu ses premiers livres dédicacés, je suis trop fier. L’après-midi nous nous sommes baladés à Chambord, c’était génial.

Anne-Gaëlle a elle aussi passé un bon weekend, qui fut festif pour le quinzième anniversaire de son fils.

Concernant mes lectures, ma prochaine est ma première lecture dans le cadre de mes études 😉

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

TAO de Olivier Patry

Un manoir au cœur de la forêt et la mort qui rôde …
Une soirée non conformiste qui tourne au cauchemar …
Un corps sans vie, le visage mutilé, et un loup de carnaval comme seul indice …
Michel Darros, capitaine revêche du mythique Quai des Orfèvres, est chargé de l’enquête. Secondé par une équipe singulière et fantaisiste, il va se confronter à un esprit sagace. Celui d’un homme machiavélique au passé douloureux et au dessein diabolique.
S’engage alors une course contre le temps…
Une course jonchée d’obstacles qu’il faut franchir coûte que coûte…
Au risque que le pire ne se produise….
Simulacres, révélations, manipulations…
Et s’il était déjà trop tard ?

RevanBane :

Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis

Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l’énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l’histoire américaine du XXe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l’Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d’un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d’une mère insaisissable et le parcours d’une nation en devenir.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

TAO de Olivier Patry

RevanBane :

Retour à Varennes de Anne Villemin-Sicherman

1791. Augustin Duroch, artiste vétérinaire, se trouve chargé d’enquêter sur la mort mystérieuse d’Alexandre du Tertre, un capitaine de cavalerie de Metz. Réputé pour savoir maîtriser toute monture, il est pourtant retrouvé le crâne brisé, à côté de son cheval. Gabrielle, la maîtresse d’Alexandre, se décide à mener son enquête à la lecture d’une lettre de menace visant son amant.
La quête de la vérité s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. À mesure qu’Augustin démêle les fils de cet assassinat, fusils et fourches des Français – tout juste devenus citoyens – se lèvent dans l’Est : la rumeur de la fuite du roi vers Varennes gronde.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Une journée d’automne de Wallace Stegner

Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être.

Dans ce court roman demeuré inédit en France, Wallace Stegner révèle avec la virtuosité qu’on lui connaît les drames qui se jouent derrière les apparences d’une existence paisible.

RevanBane :

Circé de Madeline Miller

Helios, dieu du soleil, a une fille : Circé. Elle ne possède ni les pouvoirs exceptionnels de son père, ni le charme envoûtant de sa mère mais elle se découvre pourtant un don : la sorcellerie, les poisons et la capacité à transformer ses ennemis en créatures monstrueuses. Peu à peu, même les dieux la redoutent.
Son père lui ordonne de s’exiler sur une île déserte sur laquelle elle développe des rites occultes et croisent tous les personnages importants de la mythologie : le minotaure, Icare, Medée et Ulysse….

Mais cette existence de femme indépendante et dangereuse inquiète les dieux et effraie les hommes. Pour sauver ce qu’elle a de plus cher à ses yeux, Circé doit choisir entre ces deux mondes : les dieux dont elle descend, les mortels qu’elle a appris à aimer.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Mon bilan du mois de septembre

Bonjour les amis,

Nous voilà au début du mois, ce qu’il veut dire que c’est l’heure du bilan. Alors c’est parti pour le bilan du mois de septembre.

Un peu de racontage de vie

Ce mois de septembre était le mois de la première rentrée scolaire de notre Chaton avec nous. Il est entré en moyenne section de maternelle, dans l’école privée de notre ville. Nous avions beaucoup d’appréhension, cela faisait six moi que notre fils était avec nous à la maison (même si moi j’ai repris le boulot depuis le mois de juin) et sachant la difficulté qu’il a à gérer les changements et son comportements de cet été, nous avions peur que cela se passe pas terrible. Et bien, Mahlo nous surprend encore une fois, la rentrée s’est super bien passée, il avait le choix de ne pas y aller les après-midi au début, mais il a voulu y aller. Il adore sa maîtresse, il s’est fait des copains et des copines, il apprend plein de chose et s’éclate vraiment. Nous voyons son évolution tous les jours c’est juste génial. Bon par contre les journées où il n’y a pas d’école, Monsieur n’est pas très content…

Voilà, à part ça, moi je suis très fatigué depuis plusieurs semaines et je suis embêté par des maux de tête en permanence qui viennent me gâcher un peu la vie. Par contre bonne nouvelle, comme j’ai pu vous le dire ici, j’ai commencé mes cours dans le Métier du Livre, je suis super content.

Ce que j’ai lu au mois de septembre

Atmosphère de Jenny Offill

Une journée pourrie au paradis des truites de John Gierach

Les villes de papier de Dominique Fortier

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de Emil Ferris

Comment tout a commencé de Pete Fromm

The Main de Trevanian

Six belles lectures pour #lemoisamericain organisé sur Instagram, je suis assez content de moi, pour une fois j’ai un peu près suivi le programme 😉

Ma PAL du mois d’octobre

Objectif, me mettre à jour dans mes partenariats, du coup c’est ambitieux, surtout que je devrais recevoir plusieurs livres prochainement.

Voilà pour ce bilan, je vous souhaite à tous un très beau mois d’octobre.

Les sorties du mois d’octobre chez mes partenaires

Bonjour tout le monde,

Un nouveau mois commence et avec lui plein de nouveaux livres en librairie. Je vous présente aujourd’hui les sorties chez mes partenaires. Allez c’est parti.

Pour commencer, allons voir chez Gallmeister, mon éditeur préféré. Comme souvent il nous propose trois grands formats ainsi que trois Totems. Vous retrouverez ces titres dès le 7 octobre dans vos librairies.

Western Star de Craig Johnson

Tout juste rentré du Vietnam, le jeune adjoint Walt Longmire participe pour la première fois à l’excursion de l’Association des shérifs du Wyoming à bord du Western Star, train à vapeur légendaire de la conquête de l’Ouest. Une bonne occasion de resserrer les liens entre collègues en buvant du bourbon. Très vite, les langues se délient et Walt a vent de meurtres non-élucidés. Elément troublant, certains shérifs manifestent une mauvaise volonté évidente à répondre à ses questions. Walt ne se doute évidemment pas qu’il est sur le point de faire l’une des rencontres les plus dangereuses de sa vie. Et voilà que quarante ans plus tard, les échos de cette ancienne affaire résonnent de la plus terrifiante des manières.

 
Dans cette nouvelle aventure qui télescope passé et présent, se révèle un jeune Walt Longmire plein de surprise.

Là où sont les oiseaux de Maren Uthaug

Au large de la Norvège se dresse, inébranlable, le phare de Kjeungskjær. Coupés du monde, les habitants de cette contrée soumise aux lois de la nature vivent dans un profond isolement. Johan rêve de fuir vers l’Amérique avec la belle Hannah, son premier amour. Mais pour subvenir au besoin de sa vieille mère, le jeune homme devient le gardien du phare et prend pour épouse la fille du pasteur, Marie. Rapidement, Marie met au monde deux enfants, Darling et Valdemar. Seulement ici, les liens familiaux sont des chaînes qui, une fois brisées, libèrent la folie de chacun. Les années s’écoulent, épuisantes, au gré de féroces tempêtes. Johan, Darling, Marie… les apparences sont trompeuses et, à mesure que le temps passe, de sombres désirs se réveillent.

 
Dans un décor glacé, Maren Uthaug signe une saga familiale à trois voix, qui brûle d’un désir ardent de liberté.

Nature morte avec truite de John Gierach

Sillonnant les États-Unis d’Ouest en Est, John Gierach partage de nouvelles aventures de pêche à la mouche et des moments d’intimité à savourer entre amis. En cours de route, il médite sur l’importance des bons guides (“Et, pour tout dire, la seule chose que peut faire un psychiatre et que ne peut pas faire un bon guide est de rédiger des ordonnances.”), le défi que présente la pêche au saumon (“Les saumons sont des rôdeurs. S’ils ne sont pas là tout de suite, ils pourraient y être dans une demi-heure. Ou demain. Ou le mois prochain.”) et le zen de la pêche en solitaire (“J’apprécie aussi la direction que prennent mes pensées lorsque je pêche seul, c’est-à-dire aucune en particulier.”).

 
Le plus célèbre des “écrivains-pêcheurs” offre des récits pleins d’esprit à ceux qui aiment la pêche, la nature et la vie en général.

La Lettre Écarlate de Nathaniel Hawthorne

Sur la place publique de Boston, les honorables paroissiens estiment qu’il aurait fallu, au moins, marquer le front d’Hester Prynne au fer rouge. Au lieu de quoi, elle ne devra porter sur sa poitrine qu’une lettre écarlate, afin de rappeler à tous son crime odieux : l’adultère et le bébé qui en est né. Comble de scandale, la lettre qu’elle a brodée, exubérante, la pare comme un bijou. Dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle, forgée par le puritanisme, la jeune femme est mise au ban de la société. Mais l’humiliation publique n’est qu’un aspect de la peine : la colère du mari trahi et la culpabilité qui ronge le père de l’enfant vont se révéler des poisons bien plus terribles.

Jambes fluettes, etc. de Tom Robbins

Ellen Cherry n’avait aucune intention d’épouser Randolph “Boomer” Petway, son flirt du lycée. Car quand on ambitionne de devenir artiste, un ex devenu soudeur ne présente pas grand intérêt. Ellen Cherry préfère fuir sa ville natale pour les lumières de Seattle où elle expose ses premières toiles. Jusqu’au jour où Boomer vient la chercher au volant d’une caravane transformée en dinde géante. Elle succombe, et les deux jeunes mariés partent pour New York. Mais dès leur arrivée, Boomer et sa dinde roulante vont lui voler la vedette et accaparer l’attention de l’avant-garde artistique. Ellen Cherry se reconvertira alors en serveuse dans un restaurant tenu par un Juif et un Arabe en face de l’ONU.

Sur fond de troubles au Moyen-Orient, de Danse des Sept Voiles et de Super Bowl, Tom Robbins tord le cou aux faux artistes et aux guerres de religion dans un récit brillant et espiègle, aussi incisif qu’hilarant.

La Vénus de Botticelli Creek de Keith McCafferty

Dans la vallée de la Madison, une femme s’est volatilisée, et, cette nuit-là, le hurlement des loups en a réveillé plus d’un. Nanika Martinelli, surnommée “la Vénus de Botticelli Creek”, est une jeune guide de rivière aux cheveux roux qui attire les clients comme les mouches attirent les truites. Lancée à sa recherche dans les montagnes enneigées, le shérif Martha Ettinger découvre avec effroi le corps d’un homme empalé sur les bois d’un cerf géant. Accident ou meurtre ? Serait-ce une piste pour retrouver la disparue que tout le monde croit dévorée par un loup ? Aidée de son ami peintre, pêcheur et privé occasionnel, Sean Stranahan, Martha devra se confronter à un groupe fanatique de défense des animaux, le Clan du Loup à trois griffes, et à leur meneur au charisme destructeur.

Dans leur enquête la plus dangereuse à ce jour, Martha Ettinger et Sean Stranahan jouent les agents doubles face à des humains qui masquent mal leur sauvagerie.

Continuons avec les éditions Dalva, Juliette Ponce et son équipe nous propose également pour le 7 octobre le premier essai de cette toute jeune maison d’éditions. En fin de mois, le 28, vous trouverez dans vos librairie un très beau livre qui me fait bien envie.

Pour une résistance oisive de Jenny Odell

Ne rien faire… Et s’il s’agissait là du seul véritable acte révolutionnaire contemporain, celui qui nous soustrait enfin à la tyrannie du temps libre passé sur écran. Dans un monde accro à des technologies conçues pour monnayer notre attention, où nous sommes sans cesse évalués à l’aune d’une productivité numérique dévorante, quel sens donner au temps libre ? Car ces moments accordés à nos vies digitales sont-ils autre chose qu’un temps libre de consommer ? Ou de devenir nous-même un produit pour ceux qui monétisent notre temps de cerveau disponible ? Ce sont les questions que pose Jenny Odell dans cet essai lumineux qui interroge notre rapport à l’attention, notre place dans le monde et notre lien à la nature. Loin des recettes de détox numérique, ce texte invite le lecteur à un cheminement philosophique, poétique et érudit, entre essai et manifeste de résistance.

Les thèses de Jenny Odell, à l’origine d’un phénomène viral outre-atlantique, sont rassemblées dans ce livre devenu un best-seller américain et considéré par Barack Obama comme une lecture indispensable.

Biographie sentimentale de l’Huître de M.F.K. Fisher

« L’huître mène une vie terrible, mais palpitante. Quand on y songe, ses chances de vivre sont des plus minces, et si elle échappe aux traits que lui décoche sa propre outrageuse fortune, et parvient à trouver au cours des deux semaines que dure son insouciante jeunesse un endroit propre et lisse où se fixer, les années qui suivent regorgent de tensions, de passions et de dangers. »

Évoquant tout à la fois l’existence de ce mollusque bivalve et les plaisirs du palais qui lui sont attachés, M.F.K. Fisher, grande poétesse des appétits vénérée par tant de grands noms de la littérature — de Jim Harrison à David Foster Wallace — compose une savoureuse initiation à ce mets étrange et délicieux, jetant ainsi les bases d’une véritable anthropologie culinaire. De leçon de biologie marine en succulentes recettes, de considérations sur l’art d’accommoder les huîtres en souvenirs croustillants de moments passés à les cuisiner ou à les déguster, cette grande dame des lettres américaines transforme le livre de cuisine en texte poétique et la littérature en denrée jamais périssable.

Autour de La Manufacture de Livres qui nous propose un roman et un témoignage également en librairie le 7 octobre.

Ainsi Berlin de Laurent Petitmangin

Alors que la guerre vient de s’achever, dans les décombres de Berlin, Käthe et Gerd s’engagent dans la construction du monde nouveau pour lequel ils se sont battus. Ils imaginent un programme où les enfants des élites intellectuelles, retirés à leurs familles, élevés loin de toute sensiblerie, formeraient une génération d’individus supérieurs assurant l’avenir de l’Allemagne de l’Est. Mais, à l’ouest du mur qui s’élève, une femme a d’autres idéaux et des rêves de renouveau. Liz, architecte américaine, entend bien tout faire pour défendre les valeurs du monde occidental. Quand Gerd rencontre Liz, la force de ses convictions commence à vaciller…

Ainsi Berlin, second roman de Laurent Petitmangin, confirme l’immense talent de son auteur pour sonder les nuances et les contradictions de l’âme humaine. Avec son héros tiraillé entre deux femmes, ballotté par l’Histoire, se tenant entre deux facettes de Berlin, deux mondes, l’auteur dessine le duel entre sentiments et idéaux, un combat éternel mené contre soi-même.

Converti de Ruddy Terranova

En 2019, un certain Ruddy Terranova propose à Pierre Fourniaud de La Manufacture de livres un projet de livre-témoignage. Connu pour des faits de banditisme et fiché S, notre position première est claire : nous ne souhaitons pas publier quelqu’un qui se revendique de l’Islam radical. «Je comprends, répond Ruddy Terranova. Mais mon point de vue est le suivant. Je soutiens le droit des musulmans à partir à l’étranger défendre les leurs qui se font massacrer.C’est le jihad auquel j’adhère, pas celui de Mohamed Merah. On ne tue pas des femmes ou des enfants au nom de la religion. On ne commet pas d’attentat aveugle. Vous pouvez choisir de ne pas entendre mon témoignage. Mais, monsieur, nous sommes plusieurs milliers. Que comptez-vous faire de nous ? Tous nous tuer ?» Cette conversation fut la première de nombreux échanges qui aboutirent à ce livre. Le parcours de Ruddy Terranova est celui d’un Français qui s’est retrouvé embarqué sur la voix de l’extrémisme. Elle raconte aussi une part de notre société.

Finissons avec Taurnada qui nous propose le nouveau roman d’Estelle Tharreau en librairie lui aussi le 7 octobre.

Les eaux noires d’Estelle Tharreau

Lorsque les eaux noires recrachent le corps de la fille de Joséfa, personne ne peut imaginer la descente aux enfers qui attend les habitants de la Baie des Naufragés.
L’assassin restant introuvable, à l’abri des petits secrets et des grands vices, une mécanique de malheur va alors tout balayer sur son passage…
Les révélations d’un corbeau, la détresse d’une mère et le cynisme d’un flic alimenteront l’engrenage de la rumeur, de la suspicion et de la haine.
Joséfa réussira-t-elle à survivre à la vérité ?

Et voilà pour un mois d’octobre encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

# 217 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je n’ai pas tellement lu la semaine dernière, du coup, je vous partage à nouveau un extrait de ma lecture du moment, Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Hattie leva la main comme si elle allait se la plaquer sur la bouche. C’eut été la chose à faire, repousser ces paroles méchantes au fond de sa gorge. Mais elle ne le fit pas et les mots restèrent en suspens entre eux. Margaret hurlait. L’instinct d’August lui disait de la prendre; il avait toujours su y faire avec les bébés qui pleuraient. Il avait envie de la prendre dans son couffin et de la bercer un instant. Il avait envie de lui chanter quelque chose jusqu’à ce qu’elle s’endorme. Hattie s’est juste laissée emporter, se dit-il. Elle est furieuse et elle dit n’importe quoi, c’est tout. Mais il sentait des larmes couler sur ses joues. Il était si fatigué tout d’un coup. Il ressentit le besoin de s’asseoir à la table et de poser la tête entre ses mains.

# 247 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Encore un weekend gris et pluvieux, l’automne est bien là et j’avoue ne pas être un grand fan de cette saison. Sinon, pas mal de fatigue en ce moment et surtout des maux de têtes en permanence qui m’épuisent, c’est très pénible d’avoir cette sensation d’avoir mal à la tête en permanence.

C’est ce qui explique que je n’ai pas énormément lu la semaine dernière. Le #lemoisamericain étant terminé ma prochaine lecture change, faisons donc le point.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

La Catabase de Jack Jakoli

Elle émerge lentement, aveuglée par un projecteur.
Nue et enchaînée à une table métallique.
Près d’elle, un homme portant un masque de porc installe une caméra.
Il se retourne vers l’objectif et prononce quelques mots avant de saisir un marteau : « J’ai bien reçu vos paiements. Nous allons pouvoir commencer conformément à vos directives. »
Belgique, été 2006.
Un promeneur découvre un corps sauvagement mutilé.
Contraint d’intégrer la section criminelle d’un village tranquille, Matt entame sa première enquête.
Rien ne pouvait le préparer à ce qu’il va découvrir.
Tiré de faits réels, Jack Jakoli vous invite à prendre part à une terrible descente aux Enfers…

RevanBane :

Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis

Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l’énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l’histoire américaine du XXe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l’Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d’un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d’une mère insaisissable et le parcours d’une nation en devenir.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

TAO de Olivier Patry

Un manoir au cœur de la forêt et la mort qui rôde …
Une soirée non conformiste qui tourne au cauchemar …
Un corps sans vie, le visage mutilé, et un loup de carnaval comme seul indice …
Michel Darros, capitaine revêche du mythique Quai des Orfèvres, est chargé de l’enquête. Secondé par une équipe singulière et fantaisiste, il va se confronter à un esprit sagace. Celui d’un homme machiavélique au passé douloureux et au dessein diabolique.
S’engage alors une course contre le temps…
Une course jonchée d’obstacles qu’il faut franchir coûte que coûte…
Au risque que le pire ne se produise….
Simulacres, révélations, manipulations…
Et s’il était déjà trop tard ?

RevanBane :

Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Une journée d’automne de Wallace Stegner

Suspendue au bras de son mari Alec, Margaret guette avec impatience l’arrivée du train de sa sœur Elspeth, venue d’Écosse pour vivre avec eux dans l’Iowa. Vive et malicieuse, s’émerveillant d’un rien, Elspeth respire la joie de vivre et ne tarde pas à illuminer leur vie de riches fermiers bien installés. Mais alors que l’automne s’annonce, un triangle amoureux se forme peu à peu entre Alec et les deux sœurs. Lorsque survient l’irréparable, celui-ci ne tarde pas à se transformer en piège dramatique. Il faudra alors sauver ce qui peut l’être.

Dans ce court roman demeuré inédit en France, Wallace Stegner révèle avec la virtuosité qu’on lui connaît les drames qui se jouent derrière les apparences d’une existence paisible.

RevanBane :

Retour à Varennes de Anne Villemin-Sicherman

1791. Augustin Duroch, artiste vétérinaire, se trouve chargé d’enquêter sur la mort mystérieuse d’Alexandre du Tertre, un capitaine de cavalerie de Metz. Réputé pour savoir maîtriser toute monture, il est pourtant retrouvé le crâne brisé, à côté de son cheval. Gabrielle, la maîtresse d’Alexandre, se décide à mener son enquête à la lecture d’une lettre de menace visant son amant.
La quête de la vérité s’avère plus complexe qu’il n’y paraît. À mesure qu’Augustin démêle les fils de cet assassinat, fusils et fourches des Français – tout juste devenus citoyens – se lèvent dans l’Est : la rumeur de la fuite du roi vers Varennes gronde.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

The Main

Auteur : Trevanian

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : The Main

Quatrième de couverture :

Années 1970, Montréal. La « Main », autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les immigrants. Bourdonnante d’accents divers, mouvante et bruyante comme la foule qui s’y presse, la Main connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude LaPointe la parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, LaPointe enquête sur un meurtre. Une affaire d’apparence banale qui le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l’inacceptable.

Quelques mots sur l’auteur :

Écrivain inclassable, échappant à toute catégorisation, Trevanian est autant une légende qu’un mystère. Un auteur sur lequel les rumeurs les plus incroyables ont circulé et qui a attisé la plus folle curiosité du monde littéraire. Un écrivain sans visage dont les livres se sont vendus à plus de cinq millions d’exemplaires et ont été traduits en près de quinze langues sans qu’il ait jamais fait de promotion.

Tout commence par la parution de La Sanction en 1972, succès planétaire qui sera adapté au cinéma trois ans plus tard par Clint Eastwood. Le film connaîtra le même retentissement que le livre, mais toujours aucune trace du romancier : le livre a été publié sous l’anonymat le plus complet et à aucun moment l’écrivain ne dissipe le mystère.

Un an plus tard, Trevanian donne une suite à La Sanction avec L’Expert. Même succès, même silence de l’auteur.

Après trois années d’absence, Trevanian publie un roman policier dont l’action se situe au Canada, The Main. À cette période, Trevanian a eu un corps. Celui d’un Texan qui faisait des apparitions lors de cocktails littéraires. Il s’avérera être un imposteur, de mèche avec le véritable Trevanian.

En 1979, pour le lancement de Shibumi, Trevanian accepte de donner une interview par téléphone et de lever un tant soit peu le voile sur ses inspirations et ses goûts littéraires – toujours sans révéler son identité. En 1983, il publie L’Été de Katya. À l’occasion de la parution de ce livre, qui tranche radicalement avec les précédents ouvrages, un article du Washington Post révèle qui se cache derrière Trevanian, et l’éditrice du Who’s Who in America renchérit : elle indique que le véritable auteur s’appelle Rodney Whitaker, qu’il est né au Japon en 1925, est titulaire d’un doctorat en communication et a été professeur à l’université du Texas.

Bien que l’auteur véritable ait été découvert, cela n’empêche pas le mythe de perdurer au rythme des parutions sporadiques de Trevanian : à la toute fin des années 1990, la rumeur court qu’il est mort (il l’avait déjà été en 1987), mais il publie bientôt un recueil de nouvelles.

À la publication d’Incident à Twenty-Mile, en 1998, le créateur de cet étrange auteur, dont tout le monde semble vouloir nier l’existence, se livre enfin dans deux entretiens réalisés par fax. Et le jour où le monde découvre qui se cache derrière Trevanian se révèle un autre mystère : celui de son créateur, Rodney Whitaker. Un écrivain protéiforme et inclassable qui aura écrit des ouvrages sur le cinéma et d’autres romans et nouvelles, sous son propre nom, sous le pseudonyme de Trevanian, mais également sous ceux de Benat Le Cagot (le nom d’un personnage de Shibumi), Nicolas Seare, Edoard Moran ou Jean-Paul Morin.

Il révèle que tous les pseudonymes qu’il utilise sont d’abord des personnages qu’il a lui-même créés. Après avoir eu l’idée du livre, Whitaker invente l’auteur le mieux à même de raconter l’histoire, lui donnant la voix, le style, le passé, le milieu social, tout ce qui fait de lui le meilleur écrivain pour ce texte précis. La clé du mystère Trevanian est là : ce besoin éperdu de liberté dans la création littéraire, le refus d’être associé à un nom de plume – en particulier pour pouvoir aborder tous les genres, toutes les histoires possibles -, l’’écriture avant tout.

À la question de son refus de se montrer, il répond : “Je préfère la dignité à la richesse.”

Depuis cette longue explication par fax, des éléments biographiques concernant Whitaker sont apparus. Né en 1931 à Granville, dans l’État de New York, il passe son enfance entre les côtes Est et Ouest des États-Unis. Une partie de sa famille a des origines indiennes du Canada. Il effectue son service militaire dans l’US Navy en Corée et au Japon, de 1949 à 1953. À son retour d’Asie, il s’inscrit à l’université de Washington pour y suivre des études de théâtre, avant d’obtenir un doctorat en communication à l’université Northwestern. Il enseigne la mise en scène au Dana College à Blair, dans le Nebraska, puis devient professeur associé à l’université du Texas, à Austin – département cinéma.

En 1970, il obtient le Esquire Magazine’s Publisher’s Award pour un moyen métrage, coécrit et codirigé avec Richard Kooris, intitulé Stasis et adapté de la nouvelle de Sartre, Le Mur. La même année, il publie sous son vrai nom The Language of Film, un essai sur le cinéma, avant de s’atteler au roman qui fera connaître Trevanian dans le monde entier.

Au milieu des années 1970, après avoir quitté l’université du Texas, il devient professeur à l’université Bucknell, en Pennsylvanie, ainsi qu’au Emerson College, à Boston, avant de quitter définitivement les États-Unis et de partager son temps entre la France, dans un petit village basque du nom de Mauléon, et l’Angleterre, à Dinden, dans le Somerset. Il y passera le reste de sa vie avec sa femme, rencontrée à Paris, et ses quatre enfants. Il meurt en 2005.

Ma chronique :

Nouvelle chronique pour #lemoisamericain , cette fois avec pour le thème polar / thriller, le roman de Trevanian, The Main. J’avais déjà lu Shibumi de cet auteur, un roman que j’avais énormément aimé. Trevanian m’intrigue particulièrement, les mystères l’entourant donnent envie de découvrir son œuvre. De plus, des copines sur Instagram ne le porte absolument pas dans leur cœur entre autre car pour elles, il serait sexiste. Il faut avouer que c’est un peu (beaucoup diraient-elles) le cas dans Shibumi. J’ai donc souhaité me faire une autre opinion en lisant un autre de ses romans.

Bon, je dois dire que j’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire, j’ai trouvé l’écriture très lourde, surtout au début, ce qui n’aide pas le lecteur à s’immerger. Beaucoup de descriptions, longues, répétitives et par moment des divagations qui ne me permettaient pas d’entrer dans ce roman. Maintenant que je l’ai terminé, je peux dire que même si c’est un point négatif car potentiellement des lecteurs peuvent abandonner, cela sert l’histoire et vient donner une épaisseur au quartier – The Main est un quartier multi-ethnique de Montréal – cela vient poser le climat et l’ambiance des rues.

The Main est un roman policier, il y a un meurtre, un flic qui enquête et etc … Mais, j’ai l’impression que ceci est un peu un prétexte à plus grand. Car au final, ok il y a LaPointe, le flic que j’ai bien aimé d’ailleurs – un peu torturé, de la vieille école … – mais le personnage principal c’est bien La Main. Trevanian se sert comme prétexte le meurtre pour parler d’un quartier où le brassage ethnique est immense et pour confronter la pauvreté et la misère au monde politique et plus bourgeois. Il dénonce dans son roman le traitement que peuvent subir ces quartiers qui sous prétexte d’amélioration de qualité de vie ou autre sont détruits et leurs habitants relogés avec des loyers bien plus élevés que ceux qu’ils pouvaient avoir précédemment.

Pour en revenir à l’enquête, j’ai bien aimé le duo LaPointe et le petit jeune qu’on lui refourgue. Les balades à pied dans La Main à la recherche de suspects et de portes à franchir pour découvrir d’autres indices sont géniales et parfois pleine d’humour. La révélation finale, même si je ne m’y suis pas attendu ne m’a procuré aucune sensation particulière. Comme j’ai pu le dire plus haut, c’est juste un prétexte.

Voilà donc un roman dont le rythme lent pourrait perdre plus d’un lecteur mais qui se révèle être bien plus qu’un polar.

Ma note : 07/10