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# 48 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, comme tous les jeudi, je vais vous présenter un poème. Cette fois, il s’agit d’un poème breton de Anatole Le Braz. J’espère que celui-ci vous plaira.

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Au lavoir de Keranglaz

L’étang mire des fronts de jeunes lavandières.
Les langues vont jasant au rythme des battoirs,
Et, sur les coteaux gris, étoilés de bruyères,
Le linge blanc s’empourpre à la rougeur des soirs.

Au loin, fument des toits, sous les vertes ramées,
Et, droites, dans le ciel, s’élèvent les fumées.

Tout proche est le manoir de Keranglaz, vêtu
D’ardoise, tel qu’un preux en sa cotte de maille,
Et des logis de pauvre, aux coiffures de paille,
Se prosternent autour de son pignon pointu.

Or, par les sentiers, vient une fille, si svelte
Qu’une tige de blé la prendrait pour sa soeur ;
C’est la dernière enfant d’un patriarche celte,
Et sa beauté pensive est faite de douceur.

Elle descend, du pas étrange des statues,
Et, soudain, au lavoir, les langues se sont tues.

L’eau même qui susurre au penchant du chemin
Se tait, sous ses pieds nus qui se heurtent aux pierres,
On voit courir des pleurs au long de ses paupières,
Et sa quenouille pend, inerte, de sa main…

L’étang mire, joyeux, des fronts de lavandières,
Et sait pourtant quel deuil ils porteront demain !…

lavoir

# 32 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Me voilà donc pour ce 15 août à vous proposer un extrait de ma lecture en cours qui n’est autre que L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Un roman qui à l’air de faire l’unanimité parmi vous, alors j’ai vraiment hâte de m’y plonger sérieusement.

lombre du vent

Cette après-midi de brume et de crachin, Clara Barcelo me vola le cœur, la respiration et le sommeil. Profitant de la lumière ensorcelée de l’Ateneo, ses mains écrivirent sur ma peau une malédiction qui devait me poursuivre pendant des années. Tandis que je la contemplais, fasciné, la nièce du libraire me raconta son histoire et comment elle était tombée, elle aussi par hasard, sur les pages de Julien Carax.

Je vous souhaite à tous une bonne journée !

# 55 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

Aller, une nouvelle semaine commence, certains sont en vacances, d’autres font le pont du 15 août et d’autres vont au travail, mais que cela ne nous empêche pas de faire le point sur nos lectures.

Vous l’aurez peut-être vu sur le blog, mais pour moi cette semaine a été marquée par un ouragan qui est venu bouleverser ma petite vie de lecteur, je parle bien sûr du Gang des rêves de Luca Di Fulvio. J’aimerais vraiment connaître vos ressentis pour ceux qui l’on lu et pour les autres, Hissez les torchons et venez rejoindre le gang !!!

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

commentjai reussi a attraper la lune

Comment j’ai réussi à attraper la lune de Laurence Labbé

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

le gang des reves

Le Gang des rêves de Luca Di Fulvio

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

lombre du vent

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent.

3. Que vais-je lire ensuite ?

en lieu sur

En lieu sûr de Wallace Stegner

Deux couples d’enseignants à l’âge de la retraite, amis de longue date, passent leurs vacances dans une maison isolée en pleine forêt. Les uns étaient modestes, les autres mondains, mais l’amour de la littérature, le partage des bonheurs et des épreuves de l’existence ont forgé entre eux un lien aussi indissoluble que nécessaire. Au fil des retours sur le passé, Stegner évoque avec force et émotion le flot de la vie et la puissance du souvenir, tandis que s’invite la promesse de la mort.

Et vous que lisez-vous de beau cette semaine ?

Récapitulatif de la semaine

Je vous souhaites à tous une excellente semaine !

Le gang des rêves

le gang des reves

Auteur : Luca Di Fulvio

Genre : Contemporain

Edition : Pocket

Titre : Le gang des rêves

Quatrième de couverture :

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils. Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

Quelques mots sur l’auteur :

Dramaturge, le Romain Luci Di Fulvio est l’auteur de dix romans. Deux d’entre eux ont déjà été adapté au cinéma. Le gang des rêves a paru en 2016 aux Editions Slatkine, suivi de son dernier roman Les enfants de Venise (2017) chez le même éditeur.

Ma chronique :

Bonsoir New-York !!!

Bonsoir le blog, me voilà en ce dimanche soir pour vous parler d’un livre … non en fait pour vous parler d’un pur chef d’oeuvre, Le Gang des rêves de Luca Di Fulvio. Alors je vous préviens de suite, je vais essayer d’organiser ma chronique mais ayant passé la journée sur ce livre et étant tellement bouleversé par cette lecture que je ne suis pas certain que cet article soit bien structuré. J’ai réfléchi pour savoir si je devais faire ma chronique de suite ou attendre quelques jours, mais après réflexion, si je ne vous dit pas tout de suite ce que j’en pense, cela va me bouffer de l’intérieur et je ne pourrais pas passer à autre chose. Oui car ce roman est un vrai piège, une fois commencé, on ne peut plus le lâcher, et une fois terminé on ne pense qu’à lui, qu’à Christmas, qu’à Ruth, à Cetta et à Sal …

C’est l’histoire de l’Amérique, l’histoire de New-York entre les années 1910 et 1930, l’histoire de tous ces immigrés européens qui ont tout quitté pour ce rêve américain. C’est une histoire de ghettos, une histoire qui parle de prostitution, de racisme, de gang, de la prohibition, de gangsters. C’est un roman qui parle de la misère, de la mort de la tristesse, du rêve brisé. C’est un roman qui nous plonge dans la vie de ces italiens et polonais qui malgré l’immense déception lorsque le rêve s’est transformé en cauchemar, vont tenté de vivre et de survivre. C’est l’histoire de ces juifs, ceux qui s’en sont sortis et ceux qui sont toujours dans cette misère, cette crasse qu’est la ville de New-York. C’est l’histoire des « nègres » encore marqués par l’esclavage et par l’exclusion.

Alors oui, vu comme cela, çà ne donne pas forcément envie de lire ce roman. Mais voilà, c’est aussi une histoire de rêves, une histoire d’amitié, de fidélité, d’amour et d’envie. Oui cette envie qui prend aux tripes et qui pousse toujours à aller plus loin à ne pas se satisfaire de la vie qui nous est promis suite à notre couleur de peau, notre pays d’origine ou notre niveau social. C’est une histoire terriblement bouleversante de deux adolescents qui se rencontrent suite à un drame et pour qui l’amour va être plus fort que tout. C’est l’histoire d’un destin. C’est l’histoire de rencontres qui changent la vie et qui font que l’on devient toujours un peu meilleur.

Alors attention, ce n’est pas non plus une histoire d’amour impossible entre un pauvre et une riche que tout oppose, cela serait trop simple. Ici l’auteur nous offre une fresque épique de cet amour et même si la fin est belle, nous passons par toute sorte d’émotions. Pendant ma lecture, j’ai souvent été en colère, j’ai été bouleversé plus d’une fois, j’ai eu envie de pleurer, j’ai ri aussi par moment, mais j’ai été une très grande partie angoissé. C’est le coup de génie de Luca Di Fulvio avec Bill et Ruth et cette proximité malsaine qui m’a bouffé à chaque fois que je lisais les passages les concernant.

Ce roman est une petite pépite, c’est un diamant brut qui va devenir un incontournable. Alors comme dirais une fan absolue de ce livre sur Instagram, rejoignez vite le gang et venez avec nous partager ce bonheur immense.

Alors… Hissez les torchons !!! Bonsoir New-York, ici Diamond Dog, rejoignez mon gang et tous ensemble réalisons nos rêves avec passion et montrons à tous que si l’on a l’envie, les montagnes ne sont pas si difficiles que çà à déplacer …

Vous l’aurez compris, ce livre est un véritable coup de cœur, un ouragan qui à bouleversé et comblé ma petite vie de lecteur.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

Comment j’ai réussi à attraper la lune

commentjai reussi a attraper la lune

Auteur : Laurence Labbé

Genre : Contemporain

Édition : Auto-édition

Titre : Comment j’ai réussi à attraper la lune

Quatrième de couverture :

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

Quelques mots sur l’auteur :

Laurence Labbé réside en région parisienne avec ses deux enfants. Hormis le travail, ses passions sont la lecture, l’écriture et le sport. Curieuse de nature, autodidacte, elle a exercé différents métiers. Elle aime écrire des romans qui mettent en scène des personnages hauts en couleur dans un contexte actuel, évoquant en toile de fond des réflexions sur le monde qui nous entoure.

Ma chronique :

Alors, toujours grâce à la plateforme Simplement.pro, je me suis mis en relation avec Laurence Labbé pour recevoir et lire son nouveau roman. Je tiens d’ailleurs à la remercier sincèrement pour sa gentillesse et pour sa confiance. Mais je tiens également à la remercier car j’ai vraiment passé un super moment de lecture.

Une des premières choses que m’a dit Laurence Labbé est que son livre n’était pas quelque chose que j’avais l’habitude de lire. Et effectivement, j’ai été assez surpris de ce livre, du thème abordé et de la plume de l’auteur et de tout ces bruits et ces sons qu’elle exprime à l’écrit à travers tout son roman. Après comme je lui en ai parlé, j’ai retrouvé dans ce livre un peu la même folie que dans le roman de Romain Puèrtolas, La petite fille qui avait avalé un nuage aussi grand que la Tour Eiffel.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est la question qui se pose quasiment dès le début et qui est le titre de ce livre  » Comment réussir à attraper la lune ?  » , nous sommes plongé dans une histoire plein de folie et du coup je me suis demandé dès le départ si cela allait être une simple image …

Les personnages sont peu nombreux mais ont tous quelque chose d’un peu fou et ils sont tous très attachants. Il y a au début deux histoires parallèles, celle de  Nina qui d’un coup est amnésique et se retrouve à errer dans les rues de Paris et celle de Lucas cinq ans qui rêve que son papa revienne. Deux histoires complètement à l’opposées l’une de l’autre mais qui vont finir par se rejoindre, c’est à ce moment que tout part un peu en vrille.

J’ai passé un super moment de lecture, j’ai trouvé cette histoire intrigante, drôle, pleine d’humour, de jeu de mots et avec de jolis message, vraiment tout ce qui fait qu’un livre est bien, c’est ce qui fait que l’on passe un bon moment.

J’ai beaucoup ri avec ce roman et j’aime çà. Si vous cherchez un petit livre rafraichissant qui fait du bien, franchement foncez vous ne devriez pas être déçu. Et prochainement sur le blog, je vous proposerais une petite interview de Laurence Labbé qui nous parlera de son parcours et de l’auto-édition.

Ma note : 09/10

# 47 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, dans cet Instant Poésie, je vais vous présenter deux textes d’un poète belge, Yann Suerte que je ne connaissais pas encore il y a quelques jours. C’est Guilhaine Chambon, auteur du roman Résultat des courses et dont je vous avais aussi proposé un texte lors d’un précédent numéro de ce rendez-vous qui me l’a fait découvrir et je l’en remercie.

Je n’ai jamais vécu sans passion…
Elle m’a conduit à mes premiers pas, mes premiers émois…
Mes premiers mots, mes premières larmes…
Elle m’a emmené aux sommets des cathédrales,
au cœur des cirques antiques…
Elle m’a fait embrasser la vie à pleines mains…
Et j’ai aimé la danser plus que tout…
Je m’y suis aveuglé aussi…brûlé et détruit…
On l’a enchaînée…
ensevelie sous des gravats de titres haineux…
On l’a jugée et condamnée pour ses errements…
Mais je n’ai jamais vécu sans passion…
Et je ne vivrai plus sans elle…
Elle est mon feu, ma flamme…
Mon souffle et mon âme…
Elle est mon cœur…
Une, unique et inaliénable.

passion

L’atelier

Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Elle s’enlace de ses amis,
S’angoisse de ses amants…
Et du bout de ses velours
Froisse d’invisibles absences,
Murmure d’indicibles caresses…
Elle s’entoile de sombre,
S’assombrit de lune
Et « s’enpleure » d’étoiles
Pendue aux silences des petites mains…
Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Elle s’effile au gré des notes,
Au fil des pas, aux vers des poètes…
Et du bord de ses dentelles,
Se fronce d’impassibles attentes,
S’emmaille d’impossibles étreintes…
Elle se ganse de triste,
« S’entisse » de vieux
Et s’empèse de galons effacés.
Perdue aux silences des petites mains…
Assise dessous les combles,
Juchée dessus le temps,
Pendue dessus les cintres…
Perdue dessous les autres…
Et du bout de ses heures,
L’atelier s’endort…

atelier

# 31 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Comme toutes les semaines, je viens vous présenter un extrait de ma lecture en cours. Pour aujourd’hui, je viens juste de terminer celle-ci, vous retrouverez donc bientôt la chronique sur le blog.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

commentjai reussi a attraper la lune

Le vieux qui s’attendait certainement à quelque répartie en langage « djeun » qui lui eusse permis de triompher par une supériorité qu’il s’estimait acquise, n’eut cure de la pertinence de la remarque. Il brandit un index vengeur vers le ciel et déclama avec ostentation : 

« Jeunes délinquants, vous symbolisez la honte et le déclin de notre civilisation ! »

Comme quoi, quand quelqu’un a une idée en tête, même le discours le plus pertinent ne peut porter ses fruits.

Puis il prit la poudre d’escampette. Je lus dans le regard déterminé de Théo que le vieux allait finir en saucisson pour faire honneur à son pays.

Car ce qu’il n’avait sans doute pas présagé, c’est que mon ami du jour se mit à le suivre. L’autre hâta le pas. Je suis sûre qu’il n’avait pas marcher aussi vite depuis le jour où sa mère lui avait couru après pour lui administrer une fessée bien méritée.

Voilà pour aujourd’hui, je vous souhaite une excellente journée !

 

 

# 54 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

Comme chaque semaine, voici un nouveau C’est lundi que lisez-vous ?

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

mila

MILA de Dominique Durand

Ce matin du 5 mars 2015, j’émergeais d’une longue année de coma à l’hôpital Percy Clamart et prenais connaissance du diagnostic?: l’accident avait provoqué une perte totale de ma mémoire. Ce matin du 5 mars 2015, je serrais dans mes bras ma propre fille Camille en réalisant qu’elle n’était pour moi qu’une parfaite inconnue.
Pour me reconstruire, je devais reprendre une vie normale, suivre un traitement adapté, mais rien ne s’est passé comme prévu. Sans doute aurais-je dû me méfier ?
Comment aurais-je pu imaginer l’extraordinaire aventure que je venais de vivre des côtes australes jusqu’aux terres gelées du grand continent blanc ? Qui était celle qui m’attendait quelque part, cloîtrée dans une geôle, prisonnière de syndromes étonnants encore plus puissants que les miens.
De ma mémoire chancelante émergeait une seule certitude?: je devais la retrouver pour connaître l’incroyable vérité, celle que les plus hautes instances internationales avaient tenté de dissimuler. Je disposais pour cela de très peu d’indices?:
Juste quatre lettres qui dansaient jour et nuit dans ma tête, comme une musique entêtante, Juste quatre lettres, d’une importance capitale pour ma survie?:
M I L A

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

commentjai reussi a attraper la lune

Comment j’ai réussi à attraper la lune de Laurence Labbe

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

3. Que vais-je lire ensuite ?

Alors là, j’hésite entre ces deux romans :

lombre du vent

L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent.

le gang des reves

Le gang des rêves de Luca Di Fulvio

Une Italienne de quinze ans débarque avec son fils dans le New York des années vingt… L’histoire commence, vertigineuse, tumultueuse. Elle s’achève quelques heures plus tard sans qu’on ait pu fermer le livre, la magie Di Fulvio. Roman de l’enfance volée, Le Gang des rêves brûle d’une ardeur rédemptrice : chacun s’y bat pour conserver son intégrité et, dans la boue, le sang, la terreur et la pitié, toujours garder l’illusion de la pureté.

Et vous que lisez-vous de beau ?

Récapitulatif de la semaine

Je vous souhaite à tous une excellente semaine !

MILA

mila

Auteur : Dominique Durand

Genre : Fantastique

Edition : Durand-Peyrolles

Titre : MILA

Quatrième de couverture :

« Ce matin du 5 mars 2015, j’émergeais d’une longue année de coma à l’hôpital Percy Clamart et prenais connaissance du diagnostic : l’accident avait provoqué une perte totale de ma mémoire.
Ce matin du 5 mars 2015, je serrais dans mes bras ma propre fille Camille en réalisant qu’elle n’était pour moi qu’une parfaite inconnue.
Pour me reconstruire, je devais reprendre une vie normale, suivre un traitement adapté, mais rien ne s’est passé comme prévu. Sans doute aurais-je dû me méfier ?
Comment aurais-je pu imaginer l’extraordinaire aventure que je venais de vivre des côtes australes jusqu’aux terres gelées du grand continent blanc ? Qui était celle qui m’attendait quelque part, cloîtrée dans une geôle, prisonnière de syndromes étonnants encore plus puissants que les miens.
De ma mémoire chancelante émergeait une seule certitude : je devais la retrouver pour connaître l’incroyable vérité, celle que les plus hautes instances internationales avaient tenté de dissimuler. Je disposais pour cela de très peu d’indices :
Juste quatre lettres qui dansaient jour et nuit dans ma tête, comme une musique entêtante,
Juste quatre lettres, d’une importance capitale pour ma survie :

M I L A »

Quelques mots sur l’auteur :

Dominique Durand est né en 1965 et réside à Treize-Septiers, avant de s’installer à Longèves, en Vendée. Auteur de textes de chansons, de nouvelles, il connaît son premier succès avec un roman surprenant : « Danse avec le temps ».

Ma chronique :

Encore un roman lu en partenariat avec l’auteur grâce à la plateforme Simplement.pro, donc un grand merci à Dominique Durand pour sa confiance. J’ai lu ce livre au format numérique mais je vais me le procurer au format papier rapidement.

Bon, je ne vais pas chipoter longtemps, j’ai vraiment bien aimé ce roman et cette histoire. J’ai adoré le style d’écriture et les personnages créés par Dominique Durand.

C’est un roman fantastique, mais ce côté ne prend pas trop de place et fait que ce roman garde un côté humain que j’ai vraiment aimé. Les personnages sont supers et les suivre fut un agréable plaisir. Je dois avouer que Mila est juste géniale et franchement trop craquante …

J’ai été happé par l’histoire et par le style d’écriture et j’ai donc lu ce roman très vite, je n’arrivais pas à le lâcher. Je ne vais pas vous raconter l’histoire ici, mais il y a du suspens, de l’action et pas mal de rebondissements ce qui rend la lecture vraiment passionnante. En plus l’histoire ce déroule en partie en France et plus précisément en Bretagne ce qui donne un côté très nature qui est bien mis en valeur par l’auteur.

J’ai beaucoup aimé l’humanité qui se dégage des deux personnages principaux et leur amour qui au fil des pages devient plus fort que tout. Juste un peu de déception côté personnage, car si nos deux protagonistes principaux sont super bien travaillés les personnages secondaires sont vraiment mis en retrait ce qui pour moi en un petit peu dommage, il y en a certain qui aurait mérités un meilleur traitement.

Autre petit bémol qui fait que je n’ai pas eu un coup de cœur est la dernière partie du roman qui vient un peu gâcher la fin et qui est selon moi juste là pour remplir les pages et qui n’apporte pas grand chose de plus.

En tout cas, cela n’empêche pas que c’est un super roman que je conseil vraiment. Quant à moi je vais me pencher un peu plus sur les autres ouvrages de Dominique Durand.

Ma note : 08/10

Codex Memoriae – Le sacrifice des âmes du purgatoire

codex memoriae

Auteur : Christophe Michaud

Genre : Fantastique

Edition : Auto-édition

Titre : Codex Memoriae – Le sacrifice des âmes du purgatoire

Quatrième de couverture :

« Papillon dans la nuit, tel un enfant, j’erre dans le vide qui m’entoure, attiré par des lumières qui se révèlent à moi. »

Un vagabond amnésique est conduit au sanitarium local spécialisé dans les troubles post-traumatiques de la Première Guerre mondiale. Il n’a aucune mémoire, ni présente ni passée. Pour ne pas sombrer, il essaye de se raccrocher comme il peut à tout ce qui l’entoure dans l’espoir de se construire une identité, mais c’est sans compter sur la rivalité de deux médecins qui se cristallise à son sujet.

Il poursuit ainsi son cheminement mental dans une errance onirique teintée de mythologie grecque avant de se trouver confrontée à une réalité brutale qui prend corps au travers de l’étrange docteur Bonne.

Quelques mots sur l’auteur :

Passionné par le livre, il arrête ses études pour devenir libraire et accède à une richesse culturelle incroyable dans les rayons de la librairie dans laquelle il travaille. De quoi rassasier sa curiosité et lui permettre de découvrir et de rencontrer de nombreux auteurs.
Après avoir exercé d’autres métiers dont l’urbanisme, il décide de franchir le pas et de se lancer dans la littérature fantastique qu’il affectionne particulièrement. Il écrit « Le sacrifice des dieux » en empruntant l’univers de H.P. Lovecraft et nous emmène dans la vie d’un enquêteur à travers son journal.
Il illustre dans ce récit une descente aux enfers où le rêve et la réalité se confondent, où les mythes se croisent et où le lecteur suit un périple aux frontières de la folie.

Ma chronique :

J’ai lu ce livre grâce à la plateforme mettant en relation auteur et chroniqueur Simplement.pro , et je remercie donc Christophe Michaud pour l’envoi de son roman et sa confiance.

Je vais commencé par parlé de l’objet, du livre en lui même. Il faut avouer que nous avons droit à un magnifique objet, la couverture est sublime et il y a un gros travail de présentation tout au long du roman comme vous pouvez le voir sur ces photos :

C’est un roman illustré et en plus le choix de la police est vraiment top, il rentre parfaitement dans le thème et l’ambiance du roman.

Voilà, c’était donc pour présenter l’objet livre qui mérite vraiment que l’on en parle. Par contre, du côté de l’histoire, je dois avouer que je n’ai pas vraiment compris où l’auteur voulait m’emmener. Je m’explique, j’ai lu ce roman assez rapidement avec cette idée que l’on connais tous, « où cela va m’emmener ? Quel est le but de l’auteur ? »,  et bien, je ne sais pas. J’ai mis plusieurs jours avant de faire cette chronique car mon premier avis à la fin de ma lecture était de me dire, j’aime pas. Alors qu’en fin de compte, je crois pas que c’est cela, mais plus une sorte d’incompréhension. Car, oui, je n’ai pas aimé plus que cela ma lecture, mais je ne l’ai pas détesté non plus car je voulais toujours en savoir plus et j’ai vraiment apprécié le mélange entre mythologie et psychiatrie que l’on retrouve dans ce roman. En plus le mystère entourant le personnage principal m’intriguait vraiment.

Je pense que c’est comme cela que je vais pouvoir définir ce roman pour moi, intriguant. Ce n’est pas un roman bourré d’action, mais on ne s’ennui pas à sa lecture. Comme dit plus haut, le mélange entre la mythologie et la psychiatrie est très intéressant. Il y a quelque chose de mystérieux dans ce livre et en y réfléchissant bien, cela doit être cela le but de l’auteur. En tout cas, il est très bien écrit avec un langage assez complexe en utilisant les termes de l’époque décrite dans le roman. Je pense qu’il doit y avoir un énorme travail de recherche et d’écriture pour ce roman et pour cela je félicite vraiment l’auteur.

En bref, une lecture qui fut pour moi mystérieuse et intrigante  qui ne m’a pas laissé indifférent mais qui n’a pas trouvé en moi cette résonance que je recherche à la lecture de nouveau roman. Par contre je serais assez curieux de connaitre les avis de d’autres lecteurs, donc n’hésitez pas à venir partager avec moi  vos avis.

Ma note : 05/10