Archives pour la catégorie Les chroniques de RevanBane

La vertu du mensonge

Autrice : Ellen G. Simensen

Édition : Gallmeister

Genre : Thriller

Titre : La vertu du mensonge

Quatrième de couverture :

À Hønefoss en Norvège, le policier Lars Lukassen enquête sur le meurtre présumé d’un ancien camarade de classe. Peu à peu l’ambiance de la petite ville se tend : une silhouette sinistre rôde autour des cours d’écoles et tourmente des enfants en leur chuchotant des histoires effrayantes. C’est là qu’une nouvelle enseignante, Johanna, rejoint la classe de la petite Annie, la fille de Lars. Ce dernier tombe rapidement sous le charme de la jeune femme qui semble pourtant exceller dans l’art du mensonge. Pourquoi ment-elle? Quels secrets a-t-elle amenés dans les profondes forêts de Hønefoss en fuyant ses terres natales près fjord de Nordgulen ? Perturbé dans ses investigations, Lars doit agir sur tous les fronts.

Quelques mots sur l’autrice :

Née en 1975, Ellen G. Simensen vit à Ringerike, près d’Olso. Elle est professeur et conseillère d’orientation professionnelle. Elle a intégré l’école d’écriture de fiction policière de Cappelen Damm et anime le podcast sur la criminalité Helt Kriminelt. Elle organise également des cours d’écriture créative pour les jeunes. La vertu du mensonge est son premier roman.

Ma chronique :

Voici une chronique d’un roman de la rentrée littéraire 2022 de chez Gallmeister. La vertu du mensonge, le premier roman d’une autrice norvégienne, Ellen G. Simensen. Après le roman danois Là où sont les oiseaux de Maren Uthaug, Gallmeister continu son exploration des romans du nord de l’Europe.

La vertu du mensonge possède tous les éléments qui font que l’on aime les polars nordiques. Des personnages simples et touchants, de belles descriptions des lieux avec ici des passages dans une forêt et dans un fjord très intéressants et surtout un rythme lent.

J’ai beaucoup aimé les personnages dans ce roman, Lars le flic tiraillé entre sa vie de famille avec sa fille et la passion qu’il porte à son métier. Johanna qui débarque de son fjord avec sa valise pleine de lourds secrets et avec son petit caractère. Il y a également Annie la fille de Lars qui apporte de la fraicheur dans ce thriller.

L’intrigue en elle-même est intéressante, enfin si l’on parle de l’enquête concernant la mort d’une fille de la classe de Annie. Parce que se rajoute à cela, deux autres petites intrigues secondaires qui de mon point de vue ne servent pas à grand chose. Une en particulier n’apporte absolument rien.

Un point qui m’a déplu, c’est le simulacre de jalousie pour le poste de chef de la part du collègue de Lars, c’est du niveau cours d’école et viens cassé un peu le truc qui fait que l’on arrive à projeter le roman dans la réalité.

La dernière partie du roman, à partir du moment où Johanna retourne dans le fjord est pour moi la partie la plus aboutie, il y a de la pression et je n’ai pas réussi à décrocher jusqu’au final.

C’est donc un bon thriller, qui a peut-être quelques défauts du fait d’être un premier roman, mais j’ai pris plaisir à le lire. Par contre, depuis que Gallmeister a ouvert son catalogue à des romans non américains, je trouve qu’à chaque fois c’est une réussite et qu’il y a une logique à retrouver ces romans chez cet éditeur, mais là, je ne comprend pas trop, ce n’est pas le roman que l’on s’attend à trouver chez Gallmeister.

Ma note : 07/10

Impurs

Auteur : David Vann

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Impurs

Quatrième de couverture :

Été 1985. En plein cœur de la Vallée Centrale de Californie, Galen, vingt et un ans, vit seul avec sa mère. Étouffé par son amour exclusif, le jeune homme se réfugie dans la méditation. Leur existence est rythmée par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu’ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l’accumulation de rancœurs entre les deux sœurs et l’obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l’explosion.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann naît en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, où il passe une partie de son enfance avant de s’installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Quand il a treize ans, son père se suicide : ce drame marque très fortement le jeune garçon et le poursuivra toute sa vie.

David Vann travaille à l’écriture d’un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d’un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succès à se faire publier aux États-Unis : aucun agent n’accepte de soumettre le manuscrit, jugé trop noir, à un éditeur. Ses difficultés à faire publier son livre le conduisent vers la mer : il gagne alors sa vie en naviguant pendant plusieurs années dans les Caraïbes et en Méditerranée.

Après avoir traversé les États-Unis en char à voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il échoue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu’il a dessiné et construit lui-même. En 2005, il publie A mile down, récit de son propre naufrage dans les Caraïbes lors de son voyage de noces quelques années plus tôt. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times.

Ce premier succès lui permet de gagner partiellement sa vie grâce à l’écriture et il commence à enseigner. Il propose alors Sukkwan Island à un concours de nouvelles qu’il remporte et, en guise de prix, voit son livre publié en 2008 aux Presses de l’Université du Massachusetts. L’ouvrage est tiré à 800 exemplaires, puis réimprimé suite à la parution d’une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3 000 exemplaires de cette édition qui sont distribués sur le marché américain.

Publié en France en janvier 2010, Sukkwan Island remporte immédiatement un immense succès. Il est récompensé par prix Médicis étranger et se vend à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

David Vann est également l’auteur de DésolationsImpursGoat MountainDernier jour sur terreAquariumL’Obscure clarté de l’air et Un poisson sur la lune. Il partage aujourd’hui son temps entre la Nouvelle-Zélande où il vit et l’Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature.

Ma chronique :

Et voici ma première lecture pour le #challengegallmeister , commencé ce challenge et commencer par un David Vann c’est juste impeccable.

Le dernier Vann que j’ai lu était Komodo, roman pour lequel je trouvais qu’il manquait quelque chose pour cet auteur et cela m’avait frustré. Et bien avec Impurs, aucune frustration, il s’agit d’un très grand Vann.

Voilà un roman bien noir et oppressant qui tourne autour de seulement cinq personnages. D’abord, il y a la tante et la cousine jamais loin pour s’assurer de ne pas être lésées de l’argent de la Grand-Mère, puis il y a la mère qui essaye de faire en sorte que tout son petit monde mène une vie normale. Pour finir, il y a Galen, 21 ans qui vit toujours chez sa mère et qui est sacrément perché prisonnier entre ces méditations et les rancœurs familiales.

Dès les premières pages, nous sentons bien le malaise qu’il y a dans cette famille, les relations entre tous sont malsaines, surtout celle entre Galen et sa cousine. David Vann est le maître pour rendre angoissant un roman, il nous plonge dans une Californie caniculaire et nous entraine dans la folie qui s’empare de ses personnages.

Ce roman a un peu la même forme que Sukkwan Island, à un moment tout bascule. La première partie de ce roman va mettre le lecteur sous pression, entre les échanges entre la mère et la tante, le fait que la grand-mère perde la tête et les histoires de cul entre Galen et sa cousine. Jusqu’au moment où tout bascule. Et là on se retrouve dans une sorte de huis clos entre Galen et sa mère. Cette partie nous plonge dans la démence et la folie. Qu’est-ce que c’est dur à lire, mais que c’est bien écrit.

Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman de David Vann, et bien je peux vous dire que c’est un très grand Vann, j’ai adoré.

Ma note : 10/10

Les serpents de la frontière

Auteur : James Crumley

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : Les serpents de la frontière

Quatrième de couverture :

Cela fait des années que Milo a arrêté de boire, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne lui a pas réussi. Dépossédé de son héritage par un escroc, il finit par débusquer son vieux pote Sughrue au fin fond du Texas. Le plan est simple : à eux deux, ils vont mettre à profit leur expérience d’enquêteurs peu conventionnels pour retrouver l’escroc et rendre une justice exemplaire. Accessoirement, Milo entend “arrêter d’arrêter” les substances déconseillées pour la santé. Mais Sughrue a lui aussi quelque chose à demander. Toujours incontrôlable, il s’est mis à dos une bande sacrément dangereuse, les “serpents de la frontière”. Des serpents connus pour ne pas faire de quartier. Sauf que Sughrue n’a pas le sens de la mesure, et puisque Milo est là…

 
Les deux héros de James Crumley conjuguent leurs fulgurances et leur folie dans une quête qui les entraîne au cœur des déserts du Mexique. 

Quelques mots sur l’auteur :

James Crumley est né à Three Rivers, au Texas, en 1939. Il sert deux ans dans l’armée, aux Philippines, puis continue ses études et sort diplômé de l’Université de l’Iowa. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus et où il côtoiera notamment Richard Hugo et James Lee Burke.

Peu après son arrivée à Missoula, en 1969, il écrit son premier roman, Un pour marquer la cadence, avec comme toile de fond la guerre du Viêt Nam. En 1975 paraît Fausse Piste (The Wrong Case), le premier roman d’une saga mettant en scène Milo Milodragovitch, un privé mélancolique vétéran de la guerre de Corée. Suivront Dancing Bear en 1983, Bordersnakes et The Final Country en 1996. En 1978, James Crumley écrit The Last Good Kiss, le premier livre d’une nouvelle saga qui introduit un nouveau privé : C. W. Sughrue. Puis, en 1993, The Mexican Tree DuckBordersnakes (où Sughrue et Milodragovitch se rencontrent) et The Right Madness en 2005.

Ces deux personnages, antihéros excessifs en tout, rassemblent toutes les obsessions et pas mal des traits de caractère de leur créateur : vétérans du Viêt Nam, divorcés maintes fois, portés sur les femmes dangereuses, l’alcool, les drogues dures, les armes à feu et les nuits sans sommeil, toutes choses en général censées représenter un danger pour eux ou pour autrui.

James Crumley décède le 17 septembre 2008, à Missoula. Il est aujourd’hui considéré par ses pairs comme un des plus grands auteurs de polar. Son œuvre, l’une des plus emblématiques du roman noir, est en voie de retraduction intégrale chez Gallmeister par Jacques Mailhos.

Ma chronique :

J’ai finis l’année avec James Crumley et ça c’est juste top. J’adore tellement cet auteur, j’attend avec impatience le mois de novembre pour la réédition annuelle d’un de ses titres chez Gallmeister.

Et là, quel titre !!! Les serpents de la frontière… où la rencontre entre Milo et Sughrue… Et bien, cela détone, c’est absolument jouissif. J’adore ces deux détectives, mais là ensemble, franchement c’est le pied. On les retrouve entre le Texas, la Californie et le Mexique pour de longs trajets en voiture et forcément des arrêts dans des bars et des motels. Ce que j’aime bien avec Crumley c’est qu’il nous emmène dans des endroits mal famés où drogue, alcool et sexe sont à leur paroxysme.

Tout le long du roman, on alterne les points de vues entre Milo et Sughrue ce qui est super intéressant car cela nous permet de rentrer dans leurs têtes, d’en apprendre plus sur eux et sur leurs passés. Et franchement, être dans la tête de ces deux là, c’est jubilatoire, surtout qu’ils sont rarement sobres ces messieurs. Cela donne donc quelques réflexions philosophiques assez mémorables.

Concernant l’intrigue, Sughrue veut se venger d’avoir faillit y passer quelques mois auparavant, tandis que Milo lui veut récupérer son argent… Oui celui qu’il a tant attendu et bien il lui a été soufflé sous le nez avant même qu’il puisse en profiter. Ils sont donc bien énervés nos deux lascars et cela va faire des étincelles. Je dois avouer que j’ai vraiment eu du mal à suivre cette intrigue pas très claire pour moi. mais bon, je ne pense pas que c’était l’objectif premier de Crumley.

D’ailleurs Crumley s’est surpassé avec cet opus, son style inimitable nous offre encore un très très grand polar noir. J’adore, c’est un gros kiff à chaque fois. J’ai maintenant hâte de retrouver les deux héros chacun de leur côté, cette fois peut-être de retour dans le Montana.

Ma note : 09/10

Le koala tueur et autres histoires

Auteur : Kenneth Cook

Édition : Éditions Autrement

Genre : Nouvelles

Titre : Le koala tueur et autres histoires

Quatrième de couverture :

Être poursuivi par un cochon sauvage enragé, se retrouver coincé avec un type qui cache six serpents dans son pantalon, ou pris en otage par un dromadaire roublard dans le désert… Est-ce ça le bush ? Kenneth Cook n’est pas au bout de ses peines !
Au fil de ses pérégrinations australiennes, l’écrivain magnifie l’art de se mettre dans des situations ridiculement dangereuses et terriblement drôles.

Quelques mots sur l’auteur :

Kenneth Cook (1929-1987), écrivain australien célèbre, a publié à l’âge de 32 ans, en 1961, Wake in Fright, qui fait figure de classique contemporain en Australie, où il est constamment réimprimé. Ce roman, traduit en plusieurs langues, adapté avec succès au cinéma en 1971 (sous le titre Outback), a atteint une forme d’universalité.

Ma chronique :

Ce livre est arrivé dans les mains grâce à une collègue qui me l’a prêté. Je dois dire que sans cela, je ne pense pas qu’un jour j’aurais lu cet auteur et découvert ces nouvelles.

Il s’agit donc d’un petit recueil de nouvelles qui se lis assez vite. Elles se passent toutes en Australie, dans le Bush.

Et plusieurs commencent même dans un pub.

J’ai passé de très bons moments de rigolade à la lecture de ce livre. Ce qui est marquant, c’est que chacune des nouvelles racontent une aventure vécue par l’auteur. Et c’est là que c’est drôle, car c’est juste dingue. Nous ne pouvons que mettre en doute la véracité des propos de Kenneth Cook. Franchement, lisez celle avec le Koala, je rigolais tout seul avec mon livre, c’est juste dingue. C’est donc ça qui est fort, au final qu’est-ce qui est vrai et qu’est-ce qui est faux ?

Bon, je m’attendais à découvrir un peu plus le bush, mais le côté loufoque prenant le dessus, ce ne fut pas trop le cas.

Je garderais de bons souvenirs de cette lecture car elle m’a bien fait rire.

Ma note : 07/10

Les yeux d’Iris

Autrice : Magali Collet

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : Les yeux d’Iris

Quatrième de couverture :

Un meurtre et un suicide.
Trois hommes. Trois femmes.
Des retrouvailles.
Un pacte.
Tout se paye, même l’amitié.

Quelques mots sur l’autrice :

Née en 1972 à Colombes, Magali Collet est une passionnée des mots. Elle écrit des poèmes, des nouvelles et des chroniques depuis de nombreuses années. Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses textes. Avec son premier roman, La Cave aux poupées, elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses, mais aussi d’un profond désir de rédemption.

Ma chronique :

Une fois encore, un grand merci à Joël et aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman.

J’ai déjà eu la chance de lire le premier roman de Magali Collet, La cave aux poupées qui m’avait particulièrement plu. Avec Les yeux d’Iris, l’autrice confirme son grand talent dans l’écriture de thriller glaçant et bien noir.

Bon, vous lisez la quatrième de couverture, vous ne savez pas vraiment ce qu’il vous attend. Du coup, je vais respecter ce mystère dans ma chronique en vous en dévoilant le moins possible.

Ce qu’il faut savoir, c’est que ce roman je l’ai dévoré en quelques heures. Magali Collet a une plume vraiment addictive. J’ai beaucoup aimé ses personnages, surtout Morgane qui a un sacré caractère. Je suis assez fan quand il y a des bandes d’amis, des secrets et des pactes et ici je suis servi, c’est parfaitement mené. Il y a dans la première partie du roman beaucoup de non-dits ce qui apporte pas mal de mystère et qui moi en tant que lecteur m’a permis de m’interroger, ne sachant pas ce qui m’attendais. Ensuite, nous découvrons l’élément déclencheur de ce thriller et là le rythme s’accélère avec encore des révélations inattendues.

Il y a donc beaucoup de noirceur dans le roman de Magali Collet, certaines scènes sont très dures, mais c’est ce qui fait que ce thriller est très bon. Je trouve que c’est totalement maitrisé et c’est ce qui m’a énormément plu.

Voilà donc une excellente lecture pour moi, une nouvelle fois avec cette autrice à suivre.

Ma note : 10 / 10

Sarasqueta

Auteur : Chaïm Helka

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Sarasqueta

Quatrième de couverture :

1939. Ce devait être pour l’homme quelques heures de solitude au cœur de paysages rudes et escarpés, une parenthèse de fin de journée, une partie de chasse sous le soleil écrasant d’Espagne. Mais l’inconnu en noir apparût au loin, mystérieux et implacable, son fusil à la main. Et l’homme comprit que la cible, c’était lui. Commença alors une curieuse traque, de celle à laquelle on ne peut se soustraire, une poursuite sans issue. Restait à l’homme à comprendre pourquoi, et si un jour, il n’avait pas lui-même, sans le savoir, ouvert cette porte qui menait aux enfers.
Sarasqueta est le récit d’une chute, des secrets enfin révélés et des comptes que l’on doit rendre un jour. Avec ce roman, poétique, hypnotique, Chaïm Helka nous conte l’histoire d’un face à face inexorable avec la mort et des dettes que l’on finit toujours par payer.

Quelques mots sur l’auteur :

Passionné de boxe anglaise et de rap, Chaïm Helka est né en 1975 d’un père algérien et d’une mère espagnole et  a passé une partie de son enfance à l’étranger. Aujourd’hui, il vit et travaille à Dijon.  Ses influences littéraires vont de Louis-Ferdinand Céline à Charles Bukowski et il cite parmi les livres qui l’ont le plus marqué Phèdre de Racine et Madame Bovary de Gustave Flaubert. 

Ma chronique :

Sarasqueta est tout à fait le genre de roman que je n’aurais pas lu si je ne l’avais reçu. Merci beaucoup à La Manufacture de Livres pour cet envoi inattendu.

Sarasqueta c’est également et surtout le nom d’un fusil de chasse. Et dans ce roman, c’est de chasse qu’il est question, de chasse à l’homme même. Dans une nature hostile espagnol, tel un huis clos, ce roman envoutant et captivant est construit d’une manière à ne pas pouvoir le lâcher avant de l’avoir fini.

C’est un roman très court, mais qui suffit à nous entrainer dans une grande noirceur. L’homme en noir est particulièrement flippant à tout le temps saluer. Chaïm Helka, met plein de poésie dans son écriture et c’est un peu tout le paradoxe de ce roman. Une grande noirceur servie par une plume douce.

De plus, la fin est excellente, elle fait se poser des questions, c’est top.

Ma note : 09/10

Poudre blanche Sable d’or

Auteur : Matthieu Luzak

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Poudre blanche Sable d’or

Quatrième de couverture :

Le premier est un journaliste sans passion qui travaille pour un média de seconde zone. Vie de couple pourrie. Une fille née d’un plan d’un soir. Perspective zéro. Un bon joint au petit-déj pour oublier que les journées n’annoncent rien de neuf. Le second sort de taule. Des combines et suffisamment de relations pour faire son trou dans la cité. De la coke pour égayer le quotidien, juste ce qu’il faut. Les voici partis pour quelques jours entre potes à Malaga, histoire de décompresser. Le cadre n’est pas au top, mais au moins, ils pourront parler entre hommes. Et justement à Malaga, il y a quelques années, Farid a monté un sacré coup. De ceux qui réussissent et qu’on ne raconte pas trop. De ceux que les journalistes ne traitent pas et qui pourtant en disent long.

Dans ce premier roman, Matthieu Luzak nous propose d’accompagner dans leur virée des types qui racontent une société sans avenir et résolument contemporaine. À la manière des lyrics d’un rap cru, il nous livre les rêves et les drames des désillusionnés du XXIème siècle.

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1981, Matthieu Luzak a passé sa jeunesse dans le quartier populaire de la Source à Orléans, où il s’adonne au football, au graffiti et au vol à l’étalage. Durant un cursus de doctorat inachevé, il délaisse les lectures sociologiques pour les romans de Donald Goines ou d’Edward Bunker. Devenu journaliste, il sillonne la France avant de s’établir à Aubervilliers. Avec Poudre blanche, sable d’or, il signe son premier roman.

Ma chronique :

J’ai reçu ce livre lors de sa sortie pour la rentrée littéraire de septembre. Je tiens d’ailleurs à remercier les éditions La Manufacture de Livres pour leur confiance. Chose que j’ai découvert en ouvrant ce livre, c’est que l’auteur est d’Orléans près de chez moi.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre avec ce court roman, même la quatrième de couverture peut laisser perplexe. Et bien, ce fut une très belle surprise.

Matthieu Luzak a parfaitement réussi à mélanger biographie, autobiographie et fiction. Il y a beaucoup de point commun entre lui et son personnage qui se prénomme également Matthieu. Il y a beaucoup de force dans ce récit, l’écriture de Matthieu Luzak est moderne et rythmée, un peu à l’image des morceaux de rap qu’il écoute. C’est frais, cela change et fait du bien.

Du bien, oui, car dans son roman Matthieu Luzak nous conte un monde et un milieu tellement peu évoqué dans les livres. Un monde de banlieue où les trafics sont monnaie courante et où le danger est présent à chaque coin d’immeuble. Mais également quelque chose encore plus rarement évoquée, la condition précaire des journalistes qui ne percent pas, qui n’ont pas de relations.

En tout cas, vraiment une très belle lecture, très originale. Pour un premier roman, c’est vraiment fort.

Ma note : 09/10

Transaction

Auteur : Christian Guillerme

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : Transaction

Quatrième de couverture :

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines.
L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires.
Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels.
Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ?
Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Clichy-la-Garenne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste de groupes de rock, vit en Seine-et-Marne. Il exerce aujourd’hui dans le monde du digital au sein d’une grande entreprise.
Son premier livre, La corde de Mi (éd. Art En Mots), a rencontré un franc succès. Urbex Sed Lex, son second roman, très visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la pure tradition des thrillers mettant en scène des personnages ordinaires confrontés à quelque chose de terrifiant qui les dépasse.

Ma chronique :

Alors que dire de ce roman ? Déjà, c’est le second que je lis de cet auteur après Urbex Sed Lex . Je tiens d’ailleurs à remercier les éditions Taurnada pour cet envoi. Je dois dire que c’est un peu une déception cette lecture.

Je m’explique. Tout d’abord, l’idée est génial, un achat par internet qui se passe mal, nous pouvons tous être confrontés à cette expérience. Ensuite quand l’acheteur a de sérieux problèmes et qu’il réclame vengeance, on se doute que cela peut aller très loin et peut donc faire une très bonne histoire. Mais voilà, le choix de l’auteur de mettre la fin au début m’a complètement fait passer à côté.

Et c’est dommage, car les personnages sont attachants, j’ai bien aimé cette petite bande de trois, tous différents avec chacun un bagage pas évident à porter mais très soudés. Le rythme est bon, les chapitres sont courts, la plume simple et efficace. Mais voilà, aucune tension pour moi, pas de surprise et de grand rebondissement.

Je suis donc déçu par cette lecture. Après, ce qui me rassure, c’est que j’ai lu plein d’avis très positif donc je vous invite à vous faire votre propre opinion.

Ma note : 05/10

Fatal Baby

Auteur : Nicolas Jaillet

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Fatal Baby

Quatrième de couverture :

Un premier bébé, la plus merveilleuse des aventures… Mais l’expérience devient un challenge quand le nouveau-né est doué de superpouvoirs impossibles à contrôler. Et elle se transforme en cauchemar quand un laboratoire pharmaceutique pour le moins douteux décide de mettre la main sur cet enfant, coûte que coûte. Julie, jeune femme au tempérament bien trempé, doit fuir aux quatre coins du monde avec sa fille dans les bras. Mais il ne sera pas dit qu’une mère est à court de ressources quand il s’agit de protéger son enfant… Ses poursuivants ont intérêt à s’accrocher.
Après Mauvaise graine, Nicolas Jaillet nous offre un nouveau thriller trépidant. Dans cette cavale entre rire et adrénaline, culture pop et littérature noire s’entremêlent pour nous offrir quelques heures de pur bonheur de lecture.

Quelques mots sur l’auteur :

Nicolas Jaillet est né en 1971 en région parisienne. Il a été comédien, musicien et a publié cinq romans, notamment aux éditions Bragelonne, ainsi que deux livres jeunesse. Passant de la comédie au western avec des détours vers le thriller, le récit historique et le roman d’aventure, Nicolas Jaillet explore les frontières des genres avec intelligence et maitrise.

Ma chronique :

J’ai enfin lu la suite de Mauvaise graine. mais malheureusement, j’ai été moins emballé que par ce dernier.

Nous retrouvons donc Julie, quelques mois après la naissance de sa fille et au Canada. Déjà, j’aurais bien aimé savoir ce qu’il s’est passé pendant cette période. Alors, ok, ce roman se suffit à lui-même, mais pour les lecteurs attendant une suite, c’est un peu dommage.

Cette fois, ce n’est plus Julie qui a des pouvoirs, mais sa fille. Imaginez donc bien qu’à trois mois, il n’y a aucune maitrise, ce qui nous donne plusieurs situations cocasses. Je trouvais que Mauvaise graine était complètement déjanté, mais je n’ai pas retrouvé cela dans Fatal Baby et ça m’a manqué.

Alors effectivement, Julie et sa fille son poursuivies par une organisation capable de tout et avec des moyens financier et technologique illimités, mais franchement, je n’ai pas trouvé qu’il se passait grand chose au final. Bon, si, si l’on est intéressé par les histoires de cul de Julie et par ses questions existentielles sur sa sexualité, on est servi… Mais pourquoi j’ai envie de dire ?

Je retiendrais le passage dans un chalet convivial au Québec qui est la partie la plus intéressante du roman avec les différentes personnalités présentes. Mais pas grand chose de plus malheureusement.

La fin est ouverte, il y aura donc peut-être encore une suite. À voir si je me laisserai tenter. En tout cas, petite déception pour cette lecture.

Ma note : 04/10

Conte de Noël

Auteur : Charles Dickens

Édition : La Bibliothèque de l’Aventure

Genre : Conte

Titre : Conte de Noël

Quatrième de couverture :

Dans ces cinq contes, Dickens célèbre l’esprit de Noël, le partage et la charité, et dénonce l’injustice sociale qui exclut les pauvres de cette fête. C’est un portrait truculent de la vie quotidienne et une condamnation sans appel de l’exploitation et de la misère. Ce message social, Dickens nous le donne en douceur, par le détour du conte et du fantastique.

Cette édition ne comporte que le conte La Noël de Scrooge.

Quelques mots sur l’auteur :

Charles John Huffam Dickens est un romancier anglais.

Il passa une enfance heureuse à Chatham au sein d’une famille modeste. Malheureusement, alors qu’il rejoint son père, muté à Londres, il doit arrêter ses études pour des raisons financières. Les difficultés sont telles que la famille se retrouve en grande misère et que son père est emprisonné pour dettes. A tout juste douze ans, Charles Dickens se retrouve employé dans une simple fabrique de cirage. Cette nostalgie de l’enfance heureuse et pure, cette obsession de la faim et de la pauvreté sont des thématiques et de réels sentiments qui se retrouveront dans son œuvre.

Quelques temps après, Charles Dickens entreprend tout de même trois années d’études et entre ainsi dans un cabinet juridique au service d’un avoué. Friand et passionné de littérature et de lectures en tout genre, il trouve une place en tant que sténographe dans une revue.

En 1833, il fait ses débuts d’écrivain dans divers journaux et magazines de contes dans les quartiers populaires de Londres. C’est en 1836, que son premier livre de contes et autres pièces intitulées « Les Esquisses de Boz » (Boz étant son pseudonyme) paraît. Dès 1837, il commence à révéler son talent avec « Les Aventures de M. Pickwick », son succès est immédiat. Entre écriture et grands voyages, Charles Dickens est prolifique et inspiré. C’est à cette même époque qu’il se marie avec Catherine Hogarth.

Pratiquement tous les romans de Charles Dickens seront publiés de façons mensuelles ou hebdomadaires. En pleine gloire, il se sépare de sa femme et devient à ce qu’on dit « le baladin national et international de l’Angleterre » car il fait alors des lectures à travers le monde : en Angleterre, en France et même aux États-Unis. Surmené et très nerveux, Charles Dickens ne se ménage pas et sa santé en pâtit.

Le 9 juin 1865, il a un terrible et grave accident de chemin de fer qui le diminue physiquement. Le même jour, cinq ans plus tard, il meurt.

« Les Aventures d’Oliver Twist », « De Grandes Espérances », « Contes de Noël », « David Copperfield » et « Un Conte des Deux Villes », font partie de ses œuvres majeures.

Ma chronique :

Tout d’abord, il est bon de préciser que mon édition ne comporte qu’un seul conte, Le Noël de Scrooge.

J’ai lu ce livre car il a été choisi par le club de lecture de mon école. De plus ce livre fait parti de la collection La Bibliothèque de l’Aventure, la collection que mon père m’avait faite quand j’étais jeune. Il s’agit donc d’une relecture. Mais je ne me rappelais guère cette ancienne lecture.

Je n’ai pas vraiment l’habitude de lire de la littérature classique anglaise et j’ai trouvé ici une certaine lourdeur dans la construction des phrases. Cela m’a un peu dérouté. Par contre, je trouve que ce conte est assez moderne pour l’époque avec ce côté fantastique.

Bon, c’est un conte très connu de part les nombreuses adaptations, mais lire la version originale est plutôt plaisant. J’ai trouvé que ce conte dresse un portrait intéressant de la société anglaise de l’époque.

Dans ce conte, nous sommes forcé de nous attaché à Scrooge, cet horrible personnage qui grâce à la visite des esprits de Noël, passé, présent et futur, va petit à petit retrouver cet esprit de Noël. C’est un bon conte qu’il faut avoir lu au moins une fois.

Ma note : 07 / 10