Archives pour la catégorie Les chroniques de RevanBane

Mauvaise graine

Auteur : Nicolas Jaillet

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Thriller pop

Titre : Mauvaise graine

Quatrième de couverture :

Jeune institutrice, Julie mène une vie tranquille de célibataire sans histoire. La première surprise, c’est ce bébé dans son ventre, arrivé là mystérieusement et pourtant, elle sait bien qu’un enfant, ça ne se fait pas tout seul. La deuxième surprise, plus grande encore, c’est que cette grossesse développe chez elle d’étranges pouvoirs. Ne lui reste plus qu’à mener l’enquête pour comprendre ce qui lui arrive et régler ses comptes…
À mi-chemin entre Kill Bill et Bridget Jones, Mauvaise graine est un roman fantasque et trépidant à savourer sans reprendre son souffle.

Quelques mots sur l’auteur :

Nicolas Jaillet est né en 1971 en région parisienne. Il a été comédien, musicien et a publié cinq romans, notamment aux éditions Bragelonne, ainsi que deux livres jeunesse. Passant de la comédie au western avec des détours vers le thriller, le récit historique et le roman d’aventure, Nicolas Jaillet explore les frontières des genres avec intelligence et maitrise.

Ma chronique :

J’ai reçu à la fin du mois de juin, le roman Fatal Baby du même auteur sans savoir que c’était une suite, du coup je me suis procuré Mauvaise graine. Bien m’en a pris, j’ai passé un excellent moment de lecture.

Mauvaise graine est le genre de roman inclassable et totalement décalé, de quoi forcément passer un super moment de lecture. C’est une lecture addictive, je l’ai d’ailleurs lu en deux petites journées. Tout va à un rythme effréné, cela ne s’arrête jamais et c’est complètement barré. Nicolas Jaillet réussi un vrai tour de force, j’ai eu l’impression de regarder le film du livre en même temps, c’est vraiment très fort.

C’est vraiment un roman très original, porté par la plume fraîche et sans chichi de Nicolas Jaillet et par des personnages qui au final pourraient être monsieur et madame « tout le monde ». Il y a quelques scènes un peu abracadabrantesques mais cela est cohérent avec le style du coup cela ne m’a pas dérangé.

J’ai donc passé un bon moment de lecture, j’ai hâte de lire la suie et de savoir ce qu’il arrive à Julie et à son enfant.

Ma note : 08/10

Sortis des bois

Auteur : Chris Offutt

Édition : Gallmeister

Genre : Nouvelles

Titre : Sortis des bois

Quatrième de couverture :

— C’est où, chez vous ?
— Kentucky.
— Quelle partie ?
— Celle que les gens quittent.
Le déracinement, la route, l’errance, comme une part de l’identité de l’Amérique profonde. Huit histoires de petites gens du Sud qui survivent de leur mieux, entre jobs précaires et bouteille, violence quotidienne et solitude, espoir et résignation. Le portrait saisissant d’un univers dont la rudesse exprime une sensibilité à fleur de peau, par l’auteur du magnifique Nuits Appalaches.

Quelques mots sur l’auteur :

Chris Offutt naît en 1958 et grandit dans le Kentucky, sur les contreforts des Appalaches, au sein d’une ancienne communauté minière. Il est issu d’une famille d’ouvriers. Une fois son diplôme en poche, il entreprend un voyage en stop à travers les États-Unis et exerce différents métiers pour vivre.

En 1992, il publie un premier recueil de nouvelles, Kentucky Straight, qui est encensé par Jim Harrison, James Salter et Larry Brown. Cet ouvrage est suivi en 1997 par Le Bon Frère, son premier roman. 

Pendant les vingt années suivantes, Chirs Offut délaisse la littérature pour le cinéma. Il travaille à Hollywood, où il est scénariste de plusieurs séries télévisées, parmi lesquelles True Blood et Weeds. Il revient au roman avec Nuits Appalaches. Il est également l’auteur de chroniques parues dans de nombreuses revues et journaux, dont le New York Times et Esquire.

Il vit aujourd’hui dans le Mississippi sur une vaste propriété isolée, et partage son temps entre l’enseignement, l’écriture et le jardinage.

Ma chronique :

Enfin, je découvre Chris Offutt, cet auteur américain dont j’entend tant parler. C’est donc à travers ce recueil de huit nouvelles sortis au mois de juin que j’ai fait connaissance avec sa plume. Je remercie d’ailleurs Gallmeister pour cet envoi.

Alors, j’aime bien de temps en temps lire des nouvelles, je trouve que c’est un exercice qui permet de découvrir le talents des auteurs(rices) qui s’y adonnent. En effet, réussir à faire passer des émotions, à faire voyager et à raconter une histoire en quelques pages ne doit pas être exercice aisé. En tout cas, avec Sortis des bois, Chris Offutt réussi à merveille à cocher tous les points.

De ce que j’ai pu en lire, Chris Offutt écrit et raconte le Kentucky et c’est bien le cas dans ces nouvelles. Il nous parle également de ses habitants, qui pour une raison ou une autre sont partis et revenus ou tout simplement partis pour de bon. En fait, il nous parle du déracinement, des liens qui peuvent nous unir à la terre de notre naissance. Dans notre culture européenne, ce n’est pas quelque chose de marquée, mais aux États-Unis – surtout dans les états centraux, dans l’Amérique profonde – c’est une notion très forte. Les racines et l’attachement à la terre. C’est ce qui transpire des huit nouvelles de ce recueil. Cela, mais également le fait que une fois que vous êtes partis, vous devenez presque un intrus quand vous revenez sur les terres qui pourtant vous on vu naître. C’est magnifiquement bien écrit par Chris Offutt.

Après, on va aussi y retrouver tout ce que j’aime dans cette littérature, des âmes blessées, en perdition, qui cherchent un sens à leurs existences. C’est de la littérature noire, avec son lot de violence, d’alcool et bien entendu d’armes. Chris Offutt, raconte l’Amérique des laissés pour compte, l’Amérique des terriens, des hommes des champs, des bois et des plaines.

Chose intéressante à souligner selon moi, et ce n’est pas forcément le cas dans tous les recueils de nouvelles que j’ai eu l’occasion de lire, il n’y a pas de textes qui va prendre l’ascendant sur un autre, ou inversement. Ils sont tous égaux de mon point de vue. Il n’y en a aucun que je n’ai pas aimé.

Me voilà donc ultra satisfait de cette lecture rapide. J’ai maintenant très envie de lire les romans de Chris Offutt, à commencer certainement par Nuits Appalaches.

Ma note : 10/10

Seule la haine

Auteur : David Ruiz Martin

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : Seule la haine

Quatrième de couverture :

Persuadé que le psychanalyste Larry Barney est responsable du suicide de son frère, Elliot le prend en otage dans son cabinet.
Sous la menace d’une arme, Larry n’a pas d’autre choix que de laisser l’adolescent de 15 ans lui relater ses derniers mois.
Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Tandis que les détails scabreux se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix…

Un thriller psychologique qui va vous retourner la tête !!!

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Madrid en 1978, David Ruiz Martin arrive en Suisse à l’âge de 4 ans. Formé en menuiserie, il est aujourd’hui à la tête de sa propre entreprise. Autodidacte et passionné de littérature noire, il sort son premier thriller en 2014. « Seule la haine » est son quatrième roman, un thriller psychologique qui a obtenu le prix littéraire des lectrices du salon Sang pour Sang thriller en 2020.

Ma chronique :

Une fois de plus un grand merci aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman. Cette maison d’éditions me captive de plus en plus avec ses thrillers qui se dévorent.

David Ruiz Martin, avec Seule la haine, nous offre un huis-clos psychologique qui ne nous laisse pas indemne. Avec ce roman, j’ai été sous pression du début jusqu’à la fin. La plume de l’auteur est efficace. C’est noir, c’est gore, cela n’épargne aucun détail.

Nous sommes donc enfermé dans un cabinet avec un psychiatre et son ravisseur. Nous sommes dans la tête de Larry et je peux vous dire que j’ai vraiment été immergé dans cette histoire. Ce qui est superbement réussi par l’auteur, c’est le fait que tout comme Larry, j’ai imaginé un nombre incalculable de scénarii pour essayer de comprendre et de détortiller ce que racontait Elliot. Alors c’est super immersif et je me suis bien fait avoir. David Ruiz Martin se joue de nous à la perfection. Tu crois comprendre… Et bien non, un nouveau twist arrive pour ébranler toutes tes certitudes. C’est super réussi.

Une ambiance oppressante, le personnage d’Elliot froid et complexe, une tension permanente et beaucoup d’horreurs font que ce roman a été pour moi une excellente lecture. J’aime beaucoup les thrillers psychologiques et bien ici j’ai été servi.

Encore une fois Taurnada nous offre un excellent thriller que je ne peux que vous conseiller.

Ma note : 09/10

Sur quoi repose le monde

Autrice : Kathleen Dean Moore

Édition : Gallmeister

Genre : Nature Writing

Titre : Sur quoi repose le monde

Quatrième de couverture :

“Je crois que la plus belle chose que l’on puisse dire à quelqu’un, c’est ‘Regarde’. Et la position la plus tendre, ce n’est pas une longue étreinte, mais deux personnes se tenant côte à côte, regardant ensemble le monde.” Regarder le monde, c’est regarder les êtres aussi bien que les lieux. Non seulement pour mieux les comprendre et mieux les préserver, mais surtout parce qu’il s’agit de l’un des besoins les plus fondamentaux de l’espèce humaine. Nous n’avons pas seulement besoin du milieu naturel pour notre survie, nous dépendons affectivement de lui. Nous sommes tous liés à lui de mille manières insoupçonnées.

Quelques mots sur l’autrice :

Kathleen Dean Moore est écrivain, philosophe et naturaliste. Elle a passé son enfance dans l’Ohio et enseigne aujourd’hui la philosophie à l’université de l’Oregon, où elle donne des cours sur l’éthique environnementaliste et la philosophie de la nature.

Activement engagée dans la défense de la nature sauvage, elle est l’auteur de nombreux essais et récits encore non traduits en français, notamment Riverwalking (1996) et The Pine Island Paradox (2004), unanimement salués par la critique et le public américains. Ses récentes publications portent sur le changement climatique.

Ma chronique :

Quel plaisir de lire du Nature Writing. J’adore ce style et j’adore les parutions Gallmeister qui font honneur à ce genre littéraire. Kathleen Dean Moore, bien connue pour son Petit traité de philosophie naturelle, livre que j’ai dans ma pal, revient avec ce livre dont la couverture est magnifique.

Kathleen Dean Moore, dans ce nouveau livre nous propose ses disgressions sur la nature qu’elle observe, sur l’impact de l’homme sur celle-ci, sur le fait que nous sommes infiniment petit dans ce grand tout mais que nos actions sont immensément bouleversantes.

Ce sont toujours les mêmes arguments que l’on nous sert à chaque fois pour tenter coûte que coûte de préserver aux seuls humains une place sur le piédestal. Voici celui qui revient tout le temps : il semblerait que les humains soient à part et au-dessus du reste de la création naturelle, car la Bible dit que Dieu a créé l’homme à son image, plusieurs jours après avoir créé les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, et qu’il a donné à l’homme le pouvoir de dominer toutes les créatures qui marchent, qui volent et qui nagent.

C’est un livre très philosophique, l’autrice profite de ses souvenirs d’enfance, de vacances, de voyages et encore de sorties scolaires pour s’interroger sur son rôle vis à vis de la nature. Quelle est sa place en tant qu’être humain, en tant que femme, en tant que mère, en tant que professeur et en tant que naturaliste, voilà à quoi elle tente de répondre. Cela se lit facilement, j’ai beaucoup voyagé à ses côtés, à travers les pages de ce livre. J’ai pu m’imaginer en pleine nature à écouter les chants de la nature ou encore à regarder des pluies d’étoile dans le ciel.

De temps en temps cela peut-être un brin culpabilisateur et moralisateur, mais à un moment faut que nous ayons tous conscience que nous sommes en train de détruire notre planète que que nous allons laisser aux futures générations une Terre malade et fatiguée. Je trouve cela génial d’avoir des autrices et des auteurs qui s’engagent pour l’environnement, tout en ayant conscience que personne n’est irréprochable, pas même eux, mais que la prise de conscience est nécessaire pour passer à l’action.

Je me permet de vous partager un autre passage qui m’aura profondément marqué.

Il fut un temps peut-être où cela avait du sens de penser que la terre était un parent qui nous avait donné la vie, qui nous avait nourris, calmés, lavés, bercés, instruits et nous avait chanté des chansons. Mais la métaphore devient vite plus compliquée. Combien d’agressions un corps peut-il endurer avant que ses processus naturels de guérison s’épuisent et qu’il commence à changer ? La terre et la mer resteront, mais les grands systèmes qui nous maintiennent en vie – les cycles féconds de la nature, les cycles de réchauffement et de refroidissement, la respiration des plantes, les cycles des saisons, les grands courants des océans – changent sans que nous comprenions comment. Que devons-nous faire, nous, les enfants abandonnés, qui racontons des histoires la nuit ?

Il n’y a pas d’autre solution : nous devons devenir les gardiens des lieux que nous habitons. Nous devons être moralement responsables du bien-être de l’air, de l’eau, de la terre. Et si cela rend nos relations avec la terre compliquées et douloureuses, peut-être n’y a-t-il là rien de surprenant. « Un changement s’impose, écrivait Linda Hogan dans Dwellings ». Assumer le rôle de gardiens est la responsabilité la plus spirituelle et physique de notre temps.

Voilà un extrait qui pour moi à un véritable sens, en tout cas un extrait qui a eu une résonnance en moi

Je ne peux que vous encourager à lire ce livre, ne serait-ce que pour la nature qui y est décrite.

Ma note : 08/10

Naître personne

Auteur : Albert Likhanov

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Récit

Titre : Naître personne

Quatrième de couverture :

Il y a d’abord cet orphelinat où grandissent ceux que les mères ne peuvent assumer et qu’elles viennent parfois voir, se présentant avec les maigres cadeaux qu’elles ont pu acheter. Les enfants y poussent jusqu’à leur majorité avant d’être livrés à la rue. Pour le jeune Koltcha, ce sera l’institut de mécanique et la promesse d’un avenir laborieux et peu glorieux. Mais, croisé au hasard d’une soirée arrosée, voilà qu’apparaît dans la vie de l’orphelin ce Valentin, charismatique gangster qui le prend sous son aile. Le destin de Koltcha prend alors une nouvelle couleur. Celle de l’argent facile et de l’aventure, du pouvoir et du mystère. Une destinée russe moderne et pleine de promesses.

Sous la plume d’Albert Likhanov, le témoignage anonyme d’un gangster russe aujourd’hui reconverti dans des activités licites, se fait récit d’initiation à la vie criminelle dans ces années 90 où les vagabonds pouvaient devenir millionnaires à la faveur de l’effondrement de l’URSS. Ouvrage réalisé avec le concours de l’Institut de la Traduction de Moscou.

Quelques mots sur l’auteur :

Albert Likhanov a été journaliste pour divers journaux russes, de la Sibérie à Moscou. Engagé dans la défense de la cause des orphelins, il a notamment représenté l’URSS dans des conférences internationales et participé à la rédaction de la convention des Nations Unies sur les droits de l’enfant. Écrivain prolifique, il est l’auteur d’une œuvre vendue à des millions d’exemplaires et plusieurs fois adaptée au cinéma. Il a reçu pour ce livre le témoignage exclusif d’un oligarque dont il révèle anonymement les débuts criminels.

Ma chronique :

Voilà un livre qui à première vue ne serait jamais tombé dans mes mains, mais c’était sans compter sur l’équipe de La Manufacture des Livres qui me l’a proposé. Je ne regarde pas trop leur collection « Document », à tort il s’avère, mais à la lecture de la quatrième de celui-ci et avec la notion que c’était un récit romancé, je me suis laissé tenter. Grand bien m’en a pris.

Il s’agit donc d’un livre écrit par un écrivain et journaliste russe célèbre, se déroulant dans la Russie des année 1990 au moment de la fin de l’URSS. Albert Likhanov a reçu le témoignage d’un ancien gangster et c’est anonymement et très bien romancé qu’il nous raconte les débuts de cet homme dans le monde criminel.

Et bien je peux vous dire que j’ai vraiment bien aimé cette histoire, c’est magnifiquement bien raconté. Il y a des prises de parties franches mais également des critiques de ce que fut – et certainement de ce qu’est encore aujourd’hui – la Russie. C’est un pays que je connais mal et dont l’histoire m’est en grande partie inconnue, ce fut donc une lecture enrichissante et intéressante pour moi. De plus, une grande partie du livre se passe dans un internat, une sorte d’orphelinat pour les grands, c’est quelque chose qui me touche, ayant adopté mon fils et ayant pendant toutes ces années de préparation entendu parler de l’adoption en Russie et des difficultés dont pouvait être atteint les enfants. Albert Likhanov qui est un grand défenseur des orphelins et des droits de l’enfant nous immerge totalement dans cet environnement et du regard des jeunes, c’est le gros point fort de ce roman à mon sens. Plus que la manière dont ce jeune est devenu gangster, c’est toute son enfance en institution et sa prise de conscience de n’être personne, dans le sens de ne pas avoir d’identité, qui m’a touché dans ce livre.

De plus, les personnages, tous jeunes ont tous déjà un lourd passé qu’ils portent, ce qui leur donne une certaine puissance. Cela donne des personnages matures, graves et extrêmement touchants. Je ne me suis pas une seconde ennuyé. Ce livre se lit vraiment comme un roman, d’ailleurs si je n’avais pas su qu’il s’agissait en grande partie d’un témoignage, je ne m’en serais pas douté une seconde.

Je ne peux que le conseiller à vous qui aimez la Russie, les histoires de gangsters ou encore à vous qui souhaitez découvrir quelque chose de plus inconnu, cela vaut vraiment le coup de s’y attarder.

Ma note : 09 / 10

# 231 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Et voilà, déjà la deuxième semaine de boulot. Que dire ? Ma reprise a énormément perturbée Mahlo, le lundi fut terrible et ensuite les autres jours furent aussi compliqués, avec beaucoup de grosses colères et quelques petites régressions. Ce weekend je m’en suis pris plein la tête par mon fils cela a été dur à gérer, heureusement que l’on a quand même eu de bons moments tout les deux. Ces deux jours pleins de soleil ont quand même fait du bien, on a pu profiter à fond de la terrasse, de la piscine et du spa, ça fait du bien. Après, il y a le boulot, je me pose beaucoup de questions sur mon avenir pro, c’est chiant. Mais bon c’est comme ça donc ne perdons pas l’essentiel et parlons de nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

L’écorchée de Donato Carrisi

Avez-vous jamais eu envie de disparaître ? On a tous ressenti un jour ou l’autre l’envie de disparaître. De fuir le plus loin possible. De tout laisser derrière soi. Mais il y en a pour qui cette sensation n’est pas que passagère. Elle les obsède, les dévore, les engloutit. Ces individus se volatilisent corps et bien. Nul ne sait pourquoi. Nul ne sait où. Et bientôt, tout le monde les oublie. Ou presque. Chaque fois que Mila Vasquez entre dans « Les Limbes », le bureau des personnes disparues aux murs tapissés de leurs portraits, leurs yeux se braquent sur elle. Elle les garde toujours à l’esprit, elle, l’enquêtrice qui porte dans sa chair les marques des ténèbres, comme autant de fleurs rouge sang. Peut-être est-ce pour cela, d’ailleurs, qu’elle excelle dans son domaine. Peut-être est-ce pour cela, aussi, que sept ans après s’être mesurée au Chuchoteur, elle refuse d’éprouver la moindre émotion. Et si, soudain, ces disparus réapparaissaient pour tuer ? Comme le ressac, les ténèbres recrachent d’abord les indices d’une existence passée. Puis les êtres. À première vue ils semblent identiques, mais dans l’intervalle, le mal les a transformés. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Pourquoi sont-ils revenus ? Pour arrêter cette armée des ombres, Mila devra échafauder une hypothèse convaincante, solide, rationnelle. Une hypothèse du mal. Mais pour la mettre à l’épreuve, il lui faudra à son tour basculer dans l’abîme.

RevanBane :

Naître personne de Albert Likhanov

Il y a d’abord cet orphelinat où grandissent ceux que les mères ne peuvent assumer et qu’elles viennent parfois voir, se présentant avec les maigres cadeaux qu’elles ont pu acheter. Les enfants y poussent jusqu’à leur majorité avant d’être livrés à la rue. Pour le jeune Koltcha, ce sera l’institut de mécanique et la promesse d’un avenir laborieux et peu glorieux. Mais, croisé au hasard d’une soirée arrosée, voilà qu’apparaît dans la vie de l’orphelin ce Valentin, charismatique gangster qui le prend sous son aile. Le destin de Koltcha prend alors une nouvelle couleur. Celle de l’argent facile et de l’aventure, du pouvoir et du mystère. Une destinée russe moderne et pleine de promesse.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

L’égarée de Donato Carrisi

Dans une atmosphère étouffante, dans une ville engourdie par une vague de canicule, une jeune femme est retrouvée dans les bois, nue avec une jambe cassée. Elle a réussi à s’échapper après une longue séquestration. Elle est encore vivante, mais totalement désorientée.
Aussitôt prise en main dans un hôpital spécialisé, la jeune femme est interrogée par un spécialiste, le Docteur White, mais ne se souvient que de quelques bribes de ce qui lui est arrivé. Un homme, un labyrinthe, un bébé… Tout est flou. Cependant, son identité a bien été retrouvée: il s’agit de Samantha, kidnappée il y a quinze ans, un cas surmédiatisé à l’époque. Sa réapparition fait la une de tous les journaux et met la police dans l’embarras. C’est alors que le détective privé Bruno Genko décide de reprendre l’enquête qu’il avait démarrée à l’époque, embauché par les parents de la victime. Cependant, la donne a changé car Genko, atteint d’une grave maladie, sait que ses jours sont comptés: le cas de Samantha sera sa dernière mission.
De fil en aiguille, Genko parvient à retrouver des indices ignorés à l’époque, et commence à faire le lien avec des enfants abusés par le clergé… Mais où se cache donc le kidnappeur sadique qui a enfermé Samantha ? Et, en a-t-il enfermé d’autres ?
Le compte à rebours s’enclenche, l’ombre du Chuchoteur plane, et Bruno Genko a si peu de temps pour résoudre l’enquête…

RevanBane :

Sur quoi repose le monde de Kathleen Dean Moore

“Je crois que la plus belle chose que l’on puisse dire à quelqu’un, c’est ‘Regarde’. Et la position la plus tendre, ce n’est pas une longue étreinte, mais deux personnes se tenant côte à côte, regardant ensemble le monde.” Regarder le monde, c’est regarder les êtres aussi bien que les lieux. Non seulement pour mieux les comprendre et mieux les préserver, mais surtout parce qu’il s’agit de l’un des besoins les plus fondamentaux de l’espèce humaine. Nous n’avons pas seulement besoin du milieu naturel pour notre survie, nous dépendons affectivement de lui. Nous sommes tous liés à lui de mille manières insoupçonnées. 

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

À pas de loup de Isabelle Villain

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barbarie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien trop pesant. pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l’équilibre de cette nouvelle vi va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.
Et ce très beau rêve ça se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

RevanBane :

Seule la haine de David Ruiz Martin

Persuadé que le psychanalyste Larry Barney est responsable du suicide de son frère, Elliot le prend en otage dans son cabinet.
Sous la menace d’une arme, Larry n’a pas d’autre choix que de laisser l’adolescent de 15 ans lui relater ses derniers mois.
Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Tandis que les détails scabreux se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix…

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Komodo

Auteur : David Vann

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Komodo

Quatrième de couverture :

Sur l’invitation de son frère aîné Roy, Tracy quitte la Californie et rejoint l’île de Komodo, en Indonésie. Pour elle, délaissée par son mari et épuisée par leurs jeunes jumeaux, ce voyage exotique laisse espérer des vacances paradisiaques : une semaine de plongée en compagnie de requins et de raies manta. C’est aussi l’occasion de renouer avec Roy, qui mène une vie chaotique depuis son divorce et s’est éloigné de sa famille. Mais, très vite, la tension monte et Tracy perd pied, submergée par une vague de souvenirs, de rancoeurs et de reproches. Dès lors, un duel s’engage entre eux, et chaque nouvelle immersion dans un monde sous-marin fascinant entraîne une descente de plus en plus violente à l’intérieur d’elle-même, jusqu’à atteindre un point de non-retour. 

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann naît en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, où il passe une partie de son enfance avant de s’installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Quand il a treize ans, son père se suicide : ce drame marque très fortement le jeune garçon et le poursuivra toute sa vie.

David Vann travaille à l’écriture d’un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d’un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succès à se faire publier aux États-Unis : aucun agent n’accepte de soumettre le manuscrit, jugé trop noir, à un éditeur. Ses difficultés à faire publier son livre le conduisent vers la mer : il gagne alors sa vie en naviguant pendant plusieurs années dans les Caraïbes et en Méditerranée.

Après avoir traversé les États-Unis en char à voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il échoue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu’il a dessiné et construit lui-même. En 2005, il publie A mile down, récit de son propre naufrage dans les Caraïbes lors de son voyage de noces quelques années plus tôt. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times.

Ce premier succès lui permet de gagner partiellement sa vie grâce à l’écriture et il commence à enseigner. Il propose alors Sukkwan Island à un concours de nouvelles qu’il remporte et, en guise de prix, voit son livre publié en 2008 aux Presses de l’Université du Massachusetts. L’ouvrage est tiré à 800 exemplaires, puis réimprimé suite à la parution d’une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3 000 exemplaires de cette édition qui sont distribués sur le marché américain.

Publié en France en janvier 2010, Sukkwan Island remporte immédiatement un immense succès. Il est récompensé par prix Médicis étranger et se vend à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

David Vann est également l’auteur de DésolationsImpursGoat MountainDernier jour sur terreAquariumL’Obscure clarté de l’air et Un poisson sur la lune. Il partage aujourd’hui son temps entre la Nouvelle-Zélande où il vit et l’Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature.

Ma chronique :

Bon, je commence à être un grand fan de David Vann du coup son dernier roman me faisait de l’oeil depuis sa sortie, je n’ai donc pas hésité longtemps avant de me jeter en librairie pour me le procurer. Et je l’ai lu la semaine dernière.

Que vous dire ? Franchement, je suis déçu, je ressors de cette lecture un peu perplexe. Je vais essayer de m’expliquer un peu… Il faut savoir que David Vann est quand même le maître lorsqu’il s’agit de décrire et de disséquer les relations humaines et surtout les relations familiales. Il faut dire qu’avec son bagage, il a une sacré expérience. Dans Komodo, nous n’y manqueront pas, il a choisi de parler de la relation d’un frère avec sa soeur – comme toujours avec Vann, il puise dans son vécu – , mais également du rôle de mère. Je devrais même dire du métier de maman. En l’occurence, c’est réussi, nous sommes bien immergés entre une soeur et son frère ainsi qu’avec une mère et ses enfants.

Mais alors me direz-vous ? Et bien, David Vann, nous a aussi habitués à du noir bien sombre et à des rebondissements qui viennent tout chambouler. Alors qu’avec Komodo, rien … C’est plat, c’est fade même. J’ai attendu le truc qui ferait basculer le roman dans la catégorie des chef d’oeuvres. Je l’ai espéré. Plusieurs fois j’y ai cru. Mais non, au final, il ne se passe pas grand chose et c’est bien dommage. Quand j’ai refermé ce livre, je me suis dis, « Mais, pourquoi ? ».

Après, je ne vais pas nier que le côté plongées en Indonésie fait rêver. Il y a comme toujours avec Vann, un très beau côté Nature Writing qui ici va être mis en exergue grâce à la faune et à la flore marine que l’on trouve près de l’île de Komodo. C’est magnifique, j’ai vraiment kiffé malgré le côté un peu répétitif des plongées qui se succèdent les unes aux autres.

Je n’ai pas aimé la dernière partie du roman, qui pour moi, aurait pu même être un autre roman. C’est vraiment dommage, j’ai vraiment adoré la relation entre Tracy et son frère Roy ainsi que celle entre ce dernier et sa mère. Il y avait une sorte de trio un peu fou qui avait un énorme potentiel mais qui pour moi n’a pas été assez exploité.

Bon, ce n’est pas grave, je ne vais pas en tenir rigueur à David Vann mais je vais me venger en essayant de lire dans les prochains mois les derniers de ses romans que je n’ai pas encore lus. Je suis par ailleurs très curieux d’avoir les avis de ceux qui ont lu ce roman, alors n’hésitez pas à commenter.

Ma note : 05 / 10

Trinity, Trinity, Trinity

Autrice : Erika Kobayashi

Édition : Dalva

Genre : Contemporain

Titre : Trinity, Trinity, Trinity

Quatrième de couverture :

Tokyo se prépare à l’arrivée de la flamme olympique. Mais de loin en loin, depuis quelque temps, on assiste à un étrange phénomène. Les anciens, hommes et femmes, mus par une force magnétique, apportent dans des lieux publics des pierres radioactives. Et dans la mégapole en proie à cette étrange menace terroriste, une quadragénaire assiste au déclin de sa mère, chaque jour plus mystérieuse. Le travail envahit son quotidien. Les amours se font virtuelles. Sa fille adolescente devient étrangère. Les souvenirs sont voués à l’oubli.

Profond et trouble, Trinity, Trinity, Trinity dépeint dans une langue acérée les vies de trois femmes, trois générations qui font face à un monde en mutation où le passé et la mémoire réclament avec puissance leur place.

Quelques mots sur l’autrice :

Erika Kobayashi est née en 1978 à Tokyo, où elle vit aujourd’hui encore. Artiste plasticienne, mangaka et romancière, elle expose au Japon, en Europe, aux États-Unis, et est lauréate de plusieurs prix littéraires. Son travail explore les thèmes de l’Histoire, de la mémoire et des traces oubliées du passé. Elle se passionne pour les parcours de Thomas Edison et Marie Curie, à laquelle elle a consacré un roman. Dès ses premiers textes et même avant l’incident de Fukushima, elle aborde la question du nucléaire et de ses invisibles radiations.

Ma chronique :

Aujourd’hui, je vous parle du deuxième roman édité par les éditions Dalva. Il est sorti début mai en même temps que L’Octopus et moi. Pour celui-ci partons au Japon avec Erika Kobayashi.

Je vais avoir un peu de mal à chroniquer ce roman, car j’en sort en ayant le sentiment de ne pas avoir tout compris. J’ai déjà lu plusieurs romans japonais, et il y a toujours ce petit truc très contemplatif. Ce style qui nous donne l’impression de partir dans tous les sens. J’ai retrouvé un peu du Murakami dans ce roman et dans le style de Erika Kobayashi.

Alors, avec ce roman, nous sommes au Japon en 2020 juste avant les Jeux Olympique – et oui le Covid n’étais pas d’actualité – la flamme traverse la ville de Tokyo. Et il y a une ambiance post Fukushima très pesante. L’autrice nous dresse un portrait des japonais qui sont vraiment traumatisés par l’explosion de la centrale nucléaire. Des personnes âgées se baladent en ville avec des cailloux soit disant radioactifs, cela fait carrément peur.

Erika Kobayashi nous donne un aperçu de toute sa connaissance sur le nucléaire et sur les radiations, moi qui n’y connait absolument rien j’ai trouvé que c’était très intéressant même si par moment j’ai été perdu. Ce thème est la toile de fond du roman mais ce n’est pas que cela. Il y a également le portrait d’une femme d’une quarantaine d’année et de sa mère malade. Il y a beaucoup de réflexion sur la vie, sur le fait d’être mère, femme, sur la sexualité, sur les difficultés à gérer une personne dépendante.

Voilà, c’est compliqué de vous parler de ce roman. J’ai eu beaucoup de mal à le lâcher, car j’avais besoin de savoir où voulait me mener Erika Kobayashi, j’avoue que je ne le sais toujours pas, même après m’être posé pour analyser ma lecture. Après, j’ai bien aimé les réflexions qui découlent de ce que raconte la narratrice, le style typiquement japonais. Je serais vraiment curieux et ravi d’échanger avec d’autres lecteurs de ce roman, alors n’hésitez pas.

Ma note : 07 / 10

… Et pour le pire

Auteur : Noël Boudou

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : … Et pour le pire

Quatrième de couverture :

Bénédicte et Vincent auraient pu vieillir paisiblement ensemble. Malheureusement, le destin en a décidé autrement, il y a vingt ans…
Vingt ans. Vingt ans à attendre… à attendre que les assassins de sa femme sortent de prison.
Depuis vingt ans, Vincent Dolt n’a qu’une seule idée en tête : venger sa douce Bénédicte…
Depuis vingt ans, seule la haine le maintient en vie.
Mais une vengeance n’est jamais simple, surtout à 86 ans.
Il a vécu le meilleur, il se prépare au pire…

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Toulouse en 1974, Noël Boudou travaille auprès de personnes âgées et vit aujourd’hui près de Cahors. Depuis l’âge de 16 ans, chanteur dans divers groupes allant du hard-rock au death metal, écrire ses textes de chansons lui donne un jour l’envie de s’essayer à raconter des histoires. Fan de Jim Thompson, Joe R. Lansdale et David Peace, c’est tout naturellement qu’il se tourne vers le roman noir. Son premier livre, Elijah (Flamant Noir), remporte le prix du Roman Noir 2017 lors du Festival de Cognac.

Ma chronique :

Une nouvelle fois merci à Joël des éditions Taurnada pour cet envoi. Je commence à en avoir l’habitude avec cette maison d’éditions, mais j’ai encore passé un super moment de lecture. Noël Boudou, je l’ai découvert avec l’excellent Benzos qui m’avait bien marqué et qui est d’ailleurs cité dans ce nouveau roman.

J’ai donc eu une excellente lecture avec ce roman captivant et addictif, au point de le lire très rapidement. Une histoire d’un point de vue original, celui d’un vieux monsieur, avec des rebondissements et des surprises à chaque chapitres.

Noël Boudou grâce à une plume brute et acérée se met parfaitement dans la peau de cette homme qui se sent mort depuis l’assassinat de sa femme vingt ans auparavant, et qui n’a qu’un seul but avant de mourir, se venger des monstres qui ont fait subir les pires horreurs à la femme de sa vie. Il chope son lecteur et ne le lâche plus jusqu’à une fin juste dingue.

J’ai beaucoup aimé Vincent, un vieux con, éperdument amoureux de sa femme et extrêmement solitaire. Il y a aussi ses nouveaux voisins qui ont toute leur importance mais qui pour le coup m’ont paru un peu « trop »… C’est vrai, je pense que c’est voulu par l’auteur mais cela m’a un peu gêné. Rien de grave, cela ne m’a pas gâché le plaisir bien au contraire.

Comme dit plus haut, c’est une fois de plus une très belle sortie pour Taurnada qui confirme le niveau de ses thrillers.

Ma note : 09 / 10

Grizzly

Auteur : James Oliver Curwood

Édition : Gallmeister

Genre : Nature Writing

Titre : Grizzly

Quatrième de couverture :

Thor, le grand grizzly, arpente les montagnes du Grand Nord, un vaste et magnifique territoire, son royaume. Un royaume que deux êtres mystérieux, des créatures agressives à l’odeur étrange et accompagnées de pisteurs enragés à quatre pattes, s’apprêtent à lui disputer. Blessé comme s’il avait été foudroyé par le ciel, Thor parvient à s’enfuir dans la forêt. Là, il rencontre Muskwa, un ourson orphelin incapable de survivre par lui-même, qu’il adopte et auquel il s’attache chaque jour davantage. Mais leurs deux ennemis n’ont pas dit leur dernier mot, et la confrontation est inévitable. D’autant plus inévitable qu’ils parviennent à capturer Muskwa.

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1878 dans le Michigan, James Oliver Curwood est d’abord journaliste avant de démissionner pour se consacrer à l’écriture. Il voyage dans le Grand Nord, où il vit comme un trappeur et qu’il explore même pour le compte du gouvernement canadien. Il publie près de trente romans d’aventure et de nature, dont Kazan (1914), Le Grizzly(1916) et Bari chien-loup (1917), qui rencontrent un immense succès et fait de Curwood l’un des auteurs les mieux payés de son temps. Il meurt stupidement en 1927, piqué (a priori par une araignée) à travers sa botte lors d’une expédition de pêche.

Ma chronique :

Encore une magnifique couverture pour ce Totem. Un grand merci à Gallmeister pour cet envoi et surtout pour avoir réédité avec une nouvelle traduction de François Happe, ce grand classique du Nature Writing.

Grizzly est le roman qui a servit d’inspiration à Jean-Jacques Annaud pour son film éponyme L’ours sorti en 1988.

Je n’avais jamais lu ce roman malgré les nombreuses éditions déjà existantes, ce fut donc une très belle découverte. Dans ce roman nous suivons un très grand grizzly dans les montagnes du Grand-Nord Américain. Un endroit qui n’a pas encore été marqué par l’homme. Une vaste étendue naturelle tellement bien décrite par James Oliver Curwood que rien que pour ça, c’est déjà une magnifique expérience de lecture. De plus avoir comme protagoniste un ours c’est super, cela change et permet de nouvelles perspectives.

Et tout d’un coup ce qui devait arriver arriva et les hommes pénétrèrent dans cet espace sauvage, ils virent ce magnifique grizzly et la première chose qu’ils se dirent c’est « allons le chasser, cela me fera un magnifique tapis ». Je résume, mais l’esprit est là. Nous voilà donc à suivre un ours qui est lui même pourchasser par des chasseurs et des chiens. J’ai adoré les mots trouvé par l’auteur pour décrire l’intrusion des hommes sur le territoire du grizzly, c’est nouveau pour ce dernier, de nouvelles odeurs, de nouveaux bruits et ces espèces de bâtons de feu qui blessent.

Ce géant de la montagne va tomber sur un ourson noir et va le prendre sous son aile. Le roman va donc mettre en avant les liens entre les animaux, la transmission également. J’ai adoré lire que ce petit ours courait derrière et puisait dans toute son énergie pour ne pas perdre son protecteur.

Bon, il faut également parler des hommes, ces chasseurs. Pour le coup, ici, ce ne sont pas des bêtes avides de sang, ils ont une forme de respect pour leurs proies, et également un respect et une reconnaissance pour la nature qui les entoure. J’ai adoré la scène du face en face entre l’homme et la bête. Et tout comme James Oliver Curwood, l’homme prend conscience de la puissance et de l’importance de l’animal, qu’ils sont égaux tous les deux et qu’il n’y en a pas un au-dessus de l’autre, il lui devient donc impossible de tuer un autre être vivant.

Quel magnifique roman de Nature Writing, une très belle histoire inspirée par le vécu de l’auteur comme il le précise en postface.

Ma note : 09 / 10