Archives pour la catégorie Les chroniques de RevanBane

Un jour viendra

Autrice : Giulia Caminito

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Un jour viendra

Quatrième de couverture :

À Serra de’ Conti, sur les collines des Marches italiennes, Lupo et Nicola vivent dans une famille pauvre et sans amour. Fils du boulanger Luigi Ceresa, le jeune Lupo, fier et rebelle, s’est donné pour mission de protéger son petit frère Nicola, trop fragile, trop délicat avec son visage de prince. Flanqués de leur loup apprivoisé, les deux frères survivent grâce à l’affection indestructible qui les unit. Leur destin est intimement lié à celui de Zari, dite Soeur Clara, née au lointain Soudan et abbesse respectée du couvent de Serra de’ Conti. Car un mensonge sépare les frères et un secret se cache derrière les murs du monastère. Alors que souffle le vent de l’Histoire, et que la Grande Guerre vient ébranler l’Italie, le jour viendra où il leur faudra affronter la vérité. 

Quelques mots sur l’autrice :

Giulia Caminito est née en 1988 à Rome. Elle est diplômée en philosophie politique. Son premier roman, La Grande A (2016, Giunti) a reçu plusieurs prix littéraires prestigieux. Un jour viendra, son deuxième roman et le premier traduit en France, se déroule dans le village d’origine de sa mère, à Serra de’ Conti dans les Marches italiennes, sur les hauteurs d’Ancône.

Ma chronique :

Première excursion en dehors des États-Unis pour les éditions Gallmeister avec ce roman de Giulia Caminito, autrice italienne qui nous propose ici son second roman, Un jour viendra. Je dois dire que j’ai été un peu surpris par ce pas de côté de ma maison d’éditions préférée, j’ai même eu un peu peur qu’elle perde son identité. Et bien je peux dire que je suis rassuré, c’est pour le moment une réussite.

Un jour viendra, est un roman très fort, poignant et passionnant. Une histoire de famille, de deux frères… Une histoire de secret de famille et de non-dits. C’est également l’histoire de l’Italie et de la région des Marches. Alors en ce qui concerne ce dernier point, j’avoue que par moment j’ai été un peu perdu, je ne connaissais absolument pas l’histoire de l’Italie. J’ai donc appris pas mal de choses ce qui est génial. Bon forcément, vous connaissez mon aversion pour tout ce qui touche aux deux guerres mondiales, alors les passages décrivant celle de 14-18 ont été assez laborieux à lire pour moi.

J’ai été happé par la plume de Giulia Caminito que j’ai trouvé très directe, elle va droit au but et touche en plein coeur. J’ai adoré la relation entre les deux frères tellement à l’opposé l’un de l’autre. Le plus âgé, Lupo, mon personnage préféré, un rebelle épris de liberté et de justice, capable de laisser de côté ses rêves pour s’occuper de son petit frère. Il est comme emprisonné dans cette relation, ce qui l’attache à son village et lui fait taire ses ambitions révolutionnaires. Le petit, Nicola, lui est intelligent, il sait lire, mais il est une petite chose fragile qui est lui emprisonné dans son corps et par cette fusion qu’il a avec son frère. Ce roman parle d’eux et c’est une vrai réussite, ils m’ont touché ces deux là.

Il y a également dans ce roman, une histoire en parallèle qui vient s’entortillée avec l’intrigue principale, c’est l’histoire de Soeur Clara, une abbesse dure comme la pierre de son monastère, aux premiers abords, mais qui au final a un coeur énorme et qui veille sur tout son petit monde en étant discrète et pleine d’humilité. Cela rajoute un thème à ce roman, avec la religion et le rôle de l’église, j’ai trouvé cela vraiment captivant.

Voilà donc un roman captivant pour lequel j’ai même été déçu de tourner la dernière page, j’aurais aimé continuer ma route avec Lupo et Nicola. Merci beaucoup à Gallmeister pour avoir pris le risque de sortir de leur zone de confort pour nous faire découvrir une pépite comme celle-ci. J’ai maintenant hâte de voir ce que vos autres excursions vont donner.

Ma note : 10 / 10

À chacun sa mort

Auteur : Ross MacDonald

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : À chacun sa mort

Quatrième de couverture :

Dans une maison décrépite de Santa Monica, une veuve glisse dans la main de Lew Archer 50 dollars pour qu’il retrouve sa fille Galatea, disparue depuis Noël. Ça n’est pas cher payé et les indices sont minces, mais une photo de la séduisante jeune femme achève de convaincre le détective. Galatea semble en danger : elle a été vue pour la dernière fois en compagnie d’un malfrat notoire. Des quartiers pauvres de San Francisco aux villas de Palm Springs, dans un monde gouverné par les commerces illicites, les cadavres s’accumulent et la ravissante disparue mène un jeu des plus troubles.

Quelques mots sur l’auteur :

Ross Macdonald, de son vrai nom Kenneth Millar, naît en 1915 en Californie. Lorsqu’il est âgé de quatre ans, sa famille s’installe au Canada. Son père quitte alors le foyer familial et le jeune garçon grandit dans la pauvreté. Il connaît une adolescence violente, à la limite de la délinquance.

À la mort de son père, un petit héritage lui permet d’entrer à l’université. Sa mère meurt en 1935. Après deux années passées à voyager en Europe, il revient au Canada, où il reprend ses études et épouse en 1938 Margaret Sturm, qui s’illustrera elle aussi dans le monde du polar sous le nom de Margaret Millar.

Il enseigne pendant quelques années avant de rejoindre l’US Navy dans le Pacifique. À son retour de la guerre, il s’installe en Californie et publie un premier roman, The Dark Tunnel, en 1944, sous son véritable nom. Trois autres romans suivront avant la publication, en 1949, de Cible mouvante. Celui-ci paraît sous le pseudonyme de « John Macdonald », que l’auteur ne tardera pas à remplacer par celui de « Ross Macdonald ». La série dont Lew Archer est le héros est née. 


Mais si la carrière de Ross Macdonald décolle à ce moment-là, sa vie privée le condamne traverse plusieurs épreuves. Son mariage bat de l’aile et il tente de se suicider. En 1956, sa fille unique Linda, alors âgée de dix-sept ans, est impliquée dans un homicide involontaire. Trois ans plus tard, alors qu’elle est en liberté conditionnelle et sous traitement psychiatrique, elle disparaît pendant une semaine avant d’être finalement retrouvée dans le Nevada.


Dès lors, l’œuvre de Ross Macdonald connaît un tournant. Les aspects les plus sombres et les plus troublants de son expérience personnelle entrent dans ses romans : enfants perdus, adultes aux prises avec les regrets, secrets de famille. Ses personnages gagnent en nuance et en profondeur. 


En 1969, une poignée de journalistes organisent ce que l’on appellera la “conspiration Ross Macdonald” : décidant de dépasser le présupposé selon lequel le polar est un sous-genre littéraire, ils s’accordent pour publier de concert des articles majeurs destinés à pousser l’auteur sur le devant de la scène littéraire. À partir de cette date, les romans de Ross Macdonald deviennent des best-sellers ; il fait même la une de Newsweek en 1971. Des millions d’exemplaires sont vendus et le roman policier acquiert grâce à lui ses lettres de noblesse.


Ross Macdonald meurt en 1983 à l’âge de soixante-sept ans. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands écrivains de romans noirs. James Crumley disait avoir relu dix fois son œuvre et James Ellroy lui a dédicacé le premier volume de sa trilogie Lloyd Hopkins.

Ma chronique :

Comme vous le savez, je me suis donné comme but de faire la collection de tous les Totems, la collection poche de chez Gallmeister. Et comme fin février je n’avais pas de lectures prioritaires dans le cadre de mes partenariats, j’ai donc pioché sur l’étagère dédiée à cette collection. Me voilà donc à découvrir Ross MacDonald avec, À chacun sa mort. En le commençant je comprend rapidement qu’il s’agit d’une série avec comme détective Lew Archer. Ce roman est le troisième de la série mais hormis ne pas trop en savoir sur l’histoire du détective cela ne gène pas la lecture.

Bon je vous le dis tout de suite, ce n’est pas ma meilleure lecture de l’année. En fait je crois que je m’attendais à retrouver du Crumley (si vous ne connaissez pas allez voir ici, ici, ici et ici) mais ici nous avons droit à un polar à mon sens moins noir. Par contre en lisant la biographie de Ross MacDonald, qui soit dit en passant n’a pas eu une vie très facile, j’ai cru comprendre que ce côté noir justement allait crescendo dans cette série. Du coup, je compte bien lire les trois premiers puis ensuite me les faire dans l’ordre. C’est une série qui compte treize enquêtes donc j’ai quoi faire.

Après, j’ai tout de même passé de bons moments avec ce roman, surtout grâce à Lew Archer, le narrateur et le détective. Il est je trouve super désabusé et met beaucoup d’ironie dans la manière de raconter ce qu’il se passe. J’ai apprécié les personnages, des laissés pour compte. Et cette ambiance de la côte Ouest des États-Unis avec le soleil qui tape sur la tête. Ross MacDonald à vraiment le sens de la tournure c’est excellent pour ça.

Concernant l’enquête, franchement il n’y a pas de quoi cassé trois pattes à un canard. J’ai d’ailleurs été un peu perdu et n’ai pas forcément tout compris. Ce qui est plutôt intéressant (et un un plus par rapport à Crumley) , c’est le côté procédurier avec la collaboration, ou non, avec la police locale, j’ai trouvé ce point vraiment sympa.

Vous l’aurez donc compris, ce n’est pas une lecture qui restera dans les annales mais c’est un roman qui m’aura permis de découvrir Ross MacDonald et son célèbre détective Lew Archer.

Ma note : 06 / 10

Montana 1948

Auteur : Larry Watson

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Montana 1948

Quatrième de couverture :

« De l’été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n’a pu chasser ni même estomper. » Ainsi s’ouvre le récit du jeune David Hayden. Cet été 1948, une jeune femme sioux porte de lourdes accusations à l’encontre de l’oncle du garçon, charismatique héros de guerre et médecin respecté. Le père de David, shérif d’une petite ville du Montana, doit alors affronter son frère aîné. Impuissant, David assistera au déchirement des deux frères et découvrira la difficulté d’avoir à choisir entre la loyauté à sa famille et la justice.

Quelques mots sur l’auteur :

Larry Watson est né en 1947 à Rugby, dans le Dakota du Nord. Fils et petit-fils de shérif, il rompt la tradition familiale et se lance dans l’écriture. Auteur de plusieurs romans et recueils de nouvelles traduits en une dizaine de langues, il a été récompensé par de nombreux prix littéraires. Montana 1948 a, dès sa parution aux États-Unis en 1993, été reconnu comme un nouveau classique américain.

Aujourd’hui, Larry Watson vit et enseigne dans le Wisconsin.

Ma chronique :

Le Totem n° 1… Je l’ai trouvé sur Vinted il y a quelques temps et je n’ai pas résisté longtemps à l’envie de le lire.

Larry Watson nous offre avec ce roman un grand classique de la littérature américaine. Tout est parfait dans ce roman qui est relativement court. Tout d’abord, le narrateur, un jeune garçon. Cela donne une vision pleine d’innocence et surtout sans voyeurisme. Et puis les autres personnages sont complexes comme j’aime. Surtout le père qui est tiraillé entre son esprit de justice et ses liens familiaux. Surtout l’histoire en elle-même, c’est simple, efficace cela va droit au but, c’est noir, bref c’est du Gallmeister.

J’ai aimé la rudesse de cette histoire, la rudesse des descriptions, la rudesse du Montana, c’est tout ce que j’aime dans mes lectures américaines. Et il y a comme souvent dans ces romans, du racisme avec les indiens, une fois de plus parqués et presque non reconnus comme hommes en tant que tel. Et bien sûr, il y a les armes, éléments importants dans ce roman.

Voilà donc un grand roman que j’ai dévoré en une journée. Avec un passage dans le monde adulte par la violence et la toute puissance que peut avoir une famille sur une petite ville du Montana. Du coup, jusqu’où aller pour ne pas écorcher l’image de la famille, j’ai adoré la position du père et son choix final.

Bref, encore un Gallmeister que je vous invite à découvrir.

Ma note : 10 / 10

J’ai cassé l’hologe du temps

Autrice : Nadia Baudouin Bekkari

Édition : Les Auteurs Libres

Genre : Contemporain

Titre : J’ai cassé l’horloge du temps

Quatrième de couverture :

 » Rassure-toi Alweel, ce que nous te demanderons, tu es maintenant capable de le faire. Sache tout de même que ta tâche ne sera pas simple. Tu viens d’un monde imprégné de mauvais choix, tu dois nous montrer que rien n’est perdu et que la confiance que Théa a en toi est légitime. – Et si je ne souhaite pas vous aider ? – Tu retourneras à ton sort. – Je serai de nouveau morte. « 

Quelques mots sur l’autrice :

Autrice de deux romans « Après tout, je ne fais de mal à personne » et « J’ai cassé l’horloge du temps ».Nadia Baudouin Bekkari travaille en psychiatrie. La maladie mentale fait partie de son univers professionnel, elle la côtoie quotidiennement. Pour son premier roman, elle nous donne à découvrir, à travers ce sujet tabou, un univers où la normalité n’existe pas

Ma chronique :

Il y a quelques semaines, j’ai été contacté par Nadia Baudouin Bekkari pour découvrir son deuxième roman. J’étais ravi surtout que j’avais adoré son premier, Après tout je ne fais de mal à personne.

Alors dans ce nouveau roman, nous sommes complètement à l’opposé du précédent. Nous sommes limite dans un roman de science fiction. Les thèmes abordés sont la conservation de notre planète, l’humanité et la vie après la mort. Il y a de très belles idées dans ce roman, j’ai trouvé que c’était très intéressant.

C’est assez compliqué pour moi de parler de ce roman, je l’ai lu hyper vite et dans l’ensemble j’ai bien aimé. Par contre je reste sur ma faim, j’ai envie de plus, cela est allé trop vite. J’ai trouvé que par moment ce n’était pas assez abouti et du coup c’est frustrant. C’est dommage car il y a tellement de belles choses dans ce roman et c’est vraiment très bien écrit.

J’ai aimé suivre les personnages dans cette histoire, et même si Alweel par moment m’a paru insupportable, ce qu’elle vit est juste dingue. Et ses acolytes sont juste excellents. J’ai vraiment passé un bon moment avec ce livre même si comme dit un peu plus haut j’aurais aimé en avoir plus.

Voilà donc un roman sympathique servi par une plume efficace. Nadia confirme son talent avec cette belle histoire.

Ma note : 07 / 10

l’oiseau moqueur

Auteur : Walter Tevis

Édition : Gallmeister

Genre : Science-fiction

Titre : Seul l’oiseau moqueur

Quatrième de couverture :

Sous la chape d’acier du XXVe siècle technologique, l’Amérique s’éteint, doucement mais sûrement. Automatisée, « tranquillisée », stérilisée. Et l’un de ses maîtres est un robot, Spofforth, splendide prototype de race noire, aux facultés intellectuelles inouïes. Mais les systèmes trop parfaits sont fragiles… Ainsi Spofforth, par la faute de son concepteur, a gardé un coupable souffle d’âme… Ainsi Paul, petit fonctionnaire soumis, découvre par hasard, soudain émerveillé, les secrets de la lecture depuis longtemps bannie. Il les partagera avec Mary Lou, la jolie rebelle qui refuse ce monde mécanisé. Un robot capable de souffrir, un couple qui redécouvre l’amour et les mots, est-ce l’ultime chance de l’humanité ?

Quelques mots sur l’auteur :

Né en Californie en 1928, diplômé de l’Université du Kentucky, il écrit d’abord des nouvelles puis un premier roman, L’Arnaqueur (1959), qui se déroule dans l’univers du billard et que Robert Rossen porte à l’écran. L’Homme tombé du ciel, roman de science-fiction, est ensuite adapté au cinéma avec David Bowie dans le rôle principal. Devenu professeur, il sombre dans l’alcool avant de se reprendre et de déménager à New York, où il écrit d’autres nouvelles et quatre romans, dont La Couleur de l’argent (1984), suite de L’Arnaqueur et adapté par Martin Scorsese. Le Jeu de la Dame vient d’être adapté par Netflix en mini-série de 6 épisodes.

Ma chronique :

Comme toujours un grand merci aux éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman. J’ai découvert cet auteur grâce à la série Le jeu de la dame sur Netflix, d’ailleurs le roman sort en Totem dans quelques jours, j’étais donc très curieux de découvrir ce roman. De plus que de la science-fiction chez Gallmeister ce n’est pas courant.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui est paru pour la première fois en 1980. Malgré son âge, je l’ai trouvé toujours d’actualité, alors ça s’est bien car je n’ai pas eu l’impression de lire un vieux roman, mais en même temps cela fait peur et ne donne pas confiance en l’être humain. Car cette histoire, c’est j’ai trouvé la déchéance de l’humanité. Les hommes ont été au bout de leurs rêves technologiques en créant des robots toujours plus perfectionnés et surtout, toujours plus humains. Ces robots sont tellement performants, intelligents et efficaces, que nous les hommes nous nous sommes laissé aller à ne plus rien faire. Mais vraiment rien faire, jusqu’à ne même plus réfléchir et penser par soi-même. C’est dans cette situation que des robots de classe 9, comme Spofforth l’un des protagoniste de cette histoire, en sont venus à diriger totalement le monde et à ne faire de nous que des zombies.

Le décor est planté. Maintenant, Walter Tevis a eu la merveilleuse idée d’imaginer que même la lecture, les livres et l’écriture sont interdits et complètement oubliés, il a donc créé un second personnage qui va tomber sur des petits livres et qui va grâce à eux apprendre à lire. J’ai adoré la place que les livres va avoir dans ce roman. Le pouvoir des mots va pour Paul dans un premier temps puis pour Mary Lou être le déclencheur d’une révolte intérieure puis d’une totale libération. Les mots comme carburant à l’émancipation. J’ai juste adoré ce choix de l’auteur.

Je vous ai donc parlé des trois personnages principaux de ce roman. Il y a Spofforth, le dernier robot classe 9, presque plus humain que les hommes mais qui est juste incapable de mourir à son grand désespoir. Il est froid mais j’ai trouvé qu’il était également très touchant. Ensuite il y a Paul, celui que l’on va plus suivre, je l’ai adoré car il est parti de vraiment loin et il a dû remettre en question toute son existence pour se libérer de ses chaînes. Il y a beaucoup à apprendre de ce personnage. Pour finir il y a Mary Lou, cette femme rebelle qui n’est jamais entré dans une case et qui va poursuivre cette vie de liberté envers et contre tous.

Vous l’aurez certainement compris, j’ai adoré ce roman, par son histoire et par tous les messages qu’il comporte. La vision que Walter Tevis a voulu donner de l’humanité est super intéressante. Je le conseil vraiment à tous.

Ma note : 09 / 10

Sous le soleil de la lune

Autrice : Sonja Kourakine

Édition : Auto-édition

Genre : Fantastique

Titre : Sous le Soleil de la Lune

Quatrième de couverture :

Great Lake City, Utah, 1861. À presque quatorze ans, Rébecca Brightman est une jeune fille intrépide et courageuse. Elle se rebelle contre la sévère éducation de son père, pasteur tyrannique et violent, qui nourrit en secret un terrible projet pour elle. Derrière les brimades et les coups, elle rêve de découvrir le monde au delà des barrières de sa communauté. Au détour d’une rencontre inespérée, elle voit sa vie prendre un nouveau tournant. Son avenir est sur le point de changer à jamais. Le long chemin semé d’embûches sur lequel elle s’engage la menera-t-il au bout de sa quête d’elle même et sur la voie de l’amour? Réussira-t-elle à percer les mystères du pouvoir qui sommeille en elle, cette étrange différence qui la pousse à vouloir trouver la liberté ?

Quelques mots sur l’autrice :

Sonja Kourakine est professeur des écoles et passionnée par l’écriture. Son premier roman « Sous le soleil de la lune » est sorti le 31 octobre 2020. 

Ma chronique :

Voici un roman qui à la base n’était pas destiné à finir entre mes mains, mais voilà une amie autrice a parlé de moi à Sonja qui a eu la gentillesse de me l’envoyer et surtout la grande patience d’attendre que j’arrive à avoir du temps pour le lire.

Ce roman, je l’ai dévoré. Impossible de le lâcher, vraiment totalement addictif. C’est un roman qui m’a fait du bien, j’adore ressentir cette sensation de ne pas vouloir quitter les personnages et de continuer vaille que vaille à être à leurs côtés.

Sonja nous offre un magnifique roman se passant au XIXème siècle aux États-Unis, en pleine période de cowboys et d’indiens. Une période que j’apprécie particulièrement. De plus c’est une histoire mélangeant les légendes indiennes et écossaises de quoi finir de me conquérir. Il y a également des touches de magie joliment mises en place.

Les personnages sont attachants et vivent de belles péripéties surtout Rebecca qui va passer par plusieurs identités pour finir par enfin se trouver réellement. Entre les personnages, l’ambiance pleine de magie et de légendes et la plume de Sonja qui est très fluide tout est réuni pour faire de ce livre un super roman fantastique s’adressant à tous.

J’ai également bien aimé les débuts de chapitres avec des explications sur les pierres et sur les cartes divinatoires du Tarot de Marseille. À chaque fois, il y a un lien avec ce qu’il va se passer, c’est très original. Du coup j’ai à chaque fois cherché à faire le lien, ce qui a rendu ma lecture encore plus intéressante.

Voilà, je ne peux que vous recommander ce super roman qui en plus est un premier tome. J’attend donc avec impatience le second. Et il y a longtemps mais voilà un très beau coup de coeur.

Ma note : 10 / 10

En descendant la rivière

Auteur : Edward Abbey

Édition : Éditions Gallmeister

Genre : Nouvelles

Titre : En descendant la rivière

Quatrième de couverture :

Exploration de la beauté impérissable des derniers grands espaces sauvages américains, En descendant la rivière nous entraîne dans des paysages où le corps et l’esprit flottent librement. Et leur immensité réveille des méditations sur des sujets allant de la vie d’Henry David Thoreau à la militarisation des grands espaces. On y entend alors une condamnation passionnée des coups portés à notre patrimoine naturel au nom du progrès, du profit et de la sécurité. Rempli d’aubes enflammées, de rivières brillantes et de canyons radieux, ce recueil, inédit en France, est chargé d’une rage sincère et déchaînée contre la cupidité humaine.

Quelques mots sur l’auteur :

Edward Abbey (1927-1989) est né dans la ville d’Indiana, en Pennsylvanie, le 29 janvier 1927. En 1944, à l’âge de dix-sept ans, il quitte la ferme familiale pour traverser les États-Unis en stop et partir à la découverte de l’Ouest américain. C’est alors qu’il tombe fou amoureux du désert, d’un amour qui l’animera toute sa vie.

Après un bref séjour dans l’armée en Italie entre 1945 et 1947, il rejoint l’université et rédige une thèse sur « L’anarchie et la moralité de la violence ». Pendant ses études, il se fait remarquer par le FBI, qui commence à le surveiller après qu’il a incité ses camarades à brûler leurs papiers de conscription. Cette surveillance durera toute sa vie – ce à quoi Abbey rétorqua, quand on le lui fit remarquer, « Je considérerais comme un affront qu’ils ne fassent pas attention à moi. »

Il commence à travailler en tant que ranger dans divers parcs nationaux américains et passe notamment deux saisons au parc national des Arches, dans l’Utah. Cette expérience lui inspirera son récit Désert solitaire, publié en 1968.

Il gagne en notoriété en 1962 quand son roman Seuls sont les indomptés est porté à l’écran avec Kirk Douglas et Gena Rowlands dans les rôles principaux.

Le succès de Désert solitaire et du roman Le Gang de la clef à molette, paru en 1975, font de lui une icône de la contre-culture et le pionnier d’une prise de conscience écologiste aux États-Unis. Le New York Times le qualifie de « héros subversif de l’underground« . Personnage provocateur et subversif, il devient le pape du nature writing. De nombreux écrivains se réclament de sa vision radicale de la société, dont Larry McMurtry, qui l’appelle « le Thoreau de l’Ouest américain ».

En 1987, il se voit offrir un des prix littéraires les plus prestigieux de l’Académie américaine des arts et des lettres. Mais il décline cet honneur : il avait prévu la descente d’une rivière de l’Idaho la semaine de la cérémonie de remise du prix…

Abbey meurt en 1989 à l’âge de soixante-deux ans des complications d’une intervention chirurgicale. Il laisse derrière lui une veuve, quatre enfants, une douzaine de livres et un message pour la postérité : « No comment. » Il avait demandé à être enterré clandestinement dans le désert, ce dont se charge son ami Doug Peacock. Aujourd’hui encore, personne ne sait où se trouve sa tombe.

Ma chronique :

Encore une fois, un grand merci aux éditions Gallmeister pour cet envoi. Chose n’est pas coutume avec moi, dans la partie juste au-dessus, je ne vous ai pas mis que quelques mots sur cet auteur qu’est Edward Abbey, mais toute sa biographie trouvé sur le site de Gallmeister. Je trouve que cela vient mettre en perspective ce recueil de nouvelles qui est inédit en France.

Je n’avais pas encore lu Edward Abbey, j’avoue que je sais pas trop pourquoi, surtout que j’ai Le gang de la clef à molette dans ma PAL, mais voilà, il fait parti de ces auteurs qui m’impressionne et qui me font un peu peur, si je puis m’exprimer ainsi. Bon, voilà, c’est chose faite maintenant … Et bien je peux vous dire qu’il m’impressionne d’autant plus… Tout commence avec sa préface, où, je découvre une grande gueule qui sait de quoi elle parle et qui ne mâche pas ses mots. C’est posé direct, on sait à quoi s’attendre et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu. Il parait que c’est un grand du Nature Writing, il le prouve parfaitement dans ces nouvelles.

Du coup, j’ai découvert Edward Abbey avec ce livre, mais pas que, j’ai également fait la connaissance de Henry David Thoreau cet écrivain du XIXème siècle dans la première nouvelle de ce recueil. Dans celle-ci, Abbey descend une rivière et au grès de son parcours il nous présente Thoreau, il s’adresse à lui même. Cette nouvelle se lit un peu comme un essai, elle peut paraître lourde mais eu final elle parle de tellement de chose que cela en devient super intéressant.

La force de ce livre c’est qu’il a été publié dans les années 80 mais qu’il est toujours autant d’actualité. Abbey parle de la nature et plus précisément des rivières avec une passion débordante. Il nous fait réfléchir sur la mondialisation, l’agriculture industrielle, le tout profit. Il peut être très revendicateur dans ses propos et je pense qu’il a dû pas mal se faire bousculer à son époque.

J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à descendre les rivières en compagnie de Edward Abbey. Encore un livre de plus qui me donne envie de découvrir les États-Unis. En descendant la rivière est un vrai livre de Nature Writing, Gallmeister sont vraiment excellent dans ce mouvement, encore un grand merci à eux.

Ma note : 08 / 10

À pas de loup

Autrice : Isabelle Villain

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : À pas de loup

Quatrième de couverture :

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barbarie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien trop pesant. pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l’équilibre de cette nouvelle vi va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.
Et ce très beau rêve ça se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

Quelques mots sur l’autrice :

Née au Maroc en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels. Amatrice de littérature policière depuis l’enfance, elle obtient en 2015 le prix Maurice Bouvier pour Peine capitale, et en 2016 le prix polar du festival Jeter l’Encre pour Âmes battues.

Ma chronique :

Encore une fois, un grand merci à Taurnada pour l’envoi de ce roman. Il s’agit du dernier Isabelle Villain sorti au mois de janvier.

Ce roman étiqueté Thriller est selon moi plus que cela. Je n’ai effectivement pas trop ressenti l’effet thriller, si ce n’est à la fin, et encore. Je trouve que l’on est plus dans un drame sociétal sur fond d’écologie et de sectarisme. Mais au final c’est ce qui fait que ce roman est bon et que l’on ne le lâche pas.

Car oui, ce roman est un véritable page turner, je n’ai pas pu le lâcher et c’était presque un déchirement quand je devais le fermer pour aller travailler. L’écriture d’Isabelle Villain est complètement addictive. Elle nous embarque dans ce petit hameau perdu au milieu des montagnes, avec ses personnages dont l’idéal de vie est compréhensible et doit parler à tout le monde. Du coup, tout se passe bien, on se demande même où nous emmène l’autrice, il n’y a pas vraiment de tension, cela en est même un peu perturbant. Et puis, doucement et très intelligemment Isabelle Villain instille quelque chose de dérangeant, il se passe quelque chose de malsain. Nous voilà embarqués dans le dernier tiers du roman qui montre toute la puissance de celui-ci et toute son originalité.

La grande force de ce roman est pour moi l’intelligence de sa construction, j’ai adoré me faire promener et complètement aspirer par cette fin. J’avais besoin de savoir et de tourner les pages coûte que coûte. J’ai apprécié les thèmes abordés, l’écologie et le sectarisme, c’est original dans ce type de roman. De plus la fin vient apporter une conclusion parfaite.

Encore un très bon moment de lecture passé grâce à Taurnada.

Ma note : 09/10

Nos corps étrangers

Autrice : Carine Joaquim

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Nos corps étrangers

Quatrième de couverture :

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l’agi­tation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convain­cus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrou­ver le bonheur et l’insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n’existent plus, d’oublier les trahi­sons ? Et si c’était en dehors de cette famille, auprès d’autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ? Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions nais­santes comme les relations détruites, les incompréhen­sions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

Quelques mots sur l’autrice :

Née en 1976 à Paris où elle grandit, Carine Joaquim vit aujourd’hui en région parisienne et y enseigne l’histoire-géographie. Si elle écrit depuis toujours, c’est depuis six ans qu’elle s’y consacre avec ardeur. Nos corps étrangers est son premier roman publié.

Ma chronique :

Voici une des sorties du mois de janvier chez La Manufacture de Livres, que je remercie d’ailleurs pour leur confiance. Nos corps étrangers est le premier roman de Carine Joaquim.

Notre corps peut-il être notre pire ennemi ? C’est un peu la question posé par Carine Joaquim dans ce roman. Faut-il écouter ce corps qui nous crie que la personne qui partage notre vie depuis tant d’année et avec laquelle nous avons eu un enfant, nous dégoute et qu’elle est répugnante ? Ce corps qui rejète l’autre mais qui est attiré par un être nouveau. Voilà donc ce que raconte cette histoire que j’ai trouvé très addictive.

Peu de personnages, mais on rentre dans leur tête, c’est très bien fait de la part de l’autrice. Le côté psychologique de ce roman est vraiment un point fort. Les problèmes rencontrés par les personnages peuvent être nos problèmes, c’est ce qui rend ce roman intéressant. Ce roman parle des relations, des relations entre le couple, entre les parents et leur enfant et également les relations entre adolescents. Pour moi, mention spéciale pour Élisabeth, j’ai aimé la noirceur qui l’habite, elle est seule malgré sa fille et son mari et cette solitude l’enfonce dans une profonde déprime. Par contre, Maëva, sa fille m’a insupportée avec ses grands airs et cette manie de pleurer quand elle se fait engueuler. Et il y a son petit copain, sénégalais, sans papier dont l’âge n’est pas vraiment certain. Je n’ai pas vraiment compris ce besoin de venir apporter dans ce roman une histoire d’immigration, pour moi cela n’apporte pas grand chose.

Bon c’est un bon roman qui se lit très bien, la plume de Carine Joaquim est fluide et pousse le lecteur à s’identifier à ses personnages. Comme dit un peu plus haut, il y a de la noirceur dans ces pages ce que j’apprécie beaucoup. De plus je n’ai pas vu venir cette fin qui pour le coup est bien noir, limite écoeurante. Je n’avais pas du tout imaginé cela et sur le coup j’ai été déçu, mais après réflexion je me dit qu’une autre fin n’aurait pas rendu ce roman si marquant.

Ma note : 08 / 10

Justice Indienne

Auteur : David Heska Wanbli Weiden

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : Justice Indienne

Quatrième de couverture :

Sur la réserve indienne de Rosebud, dans le Dakota du Sud, le système légal américain refuse d’enquêter sur la plupart des crimes, et la police tribale dispose de peu de moyens. Aussi les pires abus restent-ils souvent impunis. C’est là qu’intervient Virgil Wounded Horse, justicier autoproclamé qui loue ses gros bras pour quelques billets. En réalité, il prend ses missions à cœur et distille une violence réfléchie pour venger les plus défavorisés. Lorsqu’une nouvelle drogue frappe la communauté et sa propre famille, Virgil en fait une affaire personnelle. Accompagné de son ex-petite amie, il part sur la piste des responsables de ce trafic ravageur. Tiraillé entre traditions amérindiennes et modernité, il devra accepter la sagesse de ses ancêtres pour parvenir à ses fins.

Quelques mots sur l’auteur :

David Heska Wanbli Weiden est un membre de la Nation Lakota Sicangu. Il est diplômé de l’Institute of American Indian Arts et a reçu un doctorat de l’Université du Texas à Austin. Justice indienne est son premier roman.

Ma chronique :

Une fois de plus, un grand merci aux éditions Gallmeister, grâce à eux, j’ai toujours le plaisir de découvrir de nouveaux auteurs et par la même de nouvelles histoires.

Justice indienne est le premier roman de David Heska Wanbli Weiden, il s’agit d’un polar amérindien. Je connais peu de roman de ce genre, ce fut donc une découverte pour moi.

La culture amérindienne et particulièrement ici la culture Lakota est partie prenante de tout le roman et c’est vraiment le gros point fort selon moi. J’ai aimé lire les rituels tel que la hutte de sudation par exemple, et j’ai appris beaucoup sur l’histoire de ce peuple. C’est vraiment super intéressant, l’auteur est un Lakota et cela transpire dans toutes les pages de ce roman. Il y a également décrit dans ce livre la manière dont son traité ce peuple, je suppose d’ailleurs que cela doit être la même chose pour tous les amérindiens, et encore une fois cela me révolte de constater la suprématie blanche, mais qui sommes nous pour nous sentir tellement supérieur ? Enfermer tout un peuple dans une réserve, lui voler ses terres, lui imposer une justice à deux vitesses… C’est juste révoltant !

Ce roman, c’est également des personnages attachants, tous complexes par leur place dans cette réserve. Il y a Virgil Wounded Horse, le narrateur, qui a subit les railleries et du harcèlement toute sa jeunesse car il n’est pas 100 % Lakota – il y a en filigramme un fort message sur le racisme – et qui devient celui que l’on appelle pour faire respecter une sorte de justice car le système lui n’en a rien à fiche de ce qu’il se passe à Rosebud. Il y a également son jeune neveu embarqué malgré lui dans une affaire de drogues. Et il y a Marie dont le seul but est de venir en aide à son peuple tout en respectant les coutumes et traditions. J’ai vraiment aimé ces trois personnages qui comme je le disait plus haut sont vraiment attachants.

Et pour l’histoire en elle-même, je dois dire que j’ai été un peu déçu par le côté polar. Je m’explique, l’affaire est un fil rouge dans ce roman, mais j’ai trouvé qu’elle était souvent mise au second plan. Alors est-ce un mal ? Me concernant, je ne trouve pas car cela permet de s’immerger davantage dans la vie de la réserve et dans les interrogations de Virgil et de Marie. Pour le coup j’aurais trouvé cela dommage d’avoir un vrai polar tout du long mais de ne pas en apprendre plus sur les Lakotas. C’est un premier roman qui est déjà très bien, peut-être que pour le prochain l’auteur trouvera un juste milieu pour pouvoir combler tout le monde.

En conclusion, une belle découverte, un auteur à suivre et encore un beau roman chez les éditions Gallmeister.

Ma note : 09/10