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Les sorties d’avril chez Gallmeister

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Bonjour tout le monde,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter les romans de chez Gallmeister que vous allez pouvoir retrouver chez vos libraires préférés à partir du 4 avril.

Collection Americana

américana

en attendant eden

Tous les jours, Mary est tout près de son époux, à l’hôpital. Tous les jours depuis trois ans, après son retour d’Irak. Eden est inconscient, et ses blessures ne guériront pas. Personne ne sait plus comment l’appeler, sauf elle : c’est son mari, et il est toujours en vie. Leur fille, qu’Eden n’a pas eu le temps de connaître, grandit dans cet hôpital où Mary attend avec patience et détermination un changement. Un jour, en son absence, Eden semble trouver un moyen de reprendre contact avec le monde extérieur. Dès lors, c’est Mary seule qui aura la responsabilité d’interpréter ces signaux et de prendre des décisions, ramenée tout d’un coup face à certaines vérités troublantes sur leur mariage.
D’une profonde humanité, En attendant Eden est une méditation perçante sur la loyauté et la trahison, la peur et l’amour.

En attendant Eden de Elliot Ackerman, traduction de Jacques Mailhos

whiskey

Andre et Smoker ont grandi dans le Pacifique Nord-Ouest, près de la réserve indienne de Colville. Après le divorce de leurs parents, dont la passion désordonnée n’a résisté ni au temps ni à l’alcool, les deux frères deviennent inséparables. Adultes, ils restent farouchement loyaux l’un envers l’autre. Aussi, lorsque Smoker apprend que son ex-femme a confié leur fille à une communauté marginale nichée en pleine montagne, Andre n’hésite pas une seconde à tout lâcher pour se joindre à lui. Commence une quête qui, de bagarres en virées alcoolisées, repoussera les limites de l’amour fraternel.
Whiskey est une fresque familiale où chacun semble s’acharner à causer son propre malheur en même temps que celui des autres. Avec un humour âpre, Bruce Holbert nous entraîne à travers les paysages insolites d’une Amérique désenchantée.

Whiskey de Bruce Holbert, traduction de François Happe

Collection Totem

totem

face au vent

Dans la famille Johannssen, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d’Einstein, étudie leur trajectoire. Par tous les temps, le dimanche est synonyme de sortie en mer. Les deux frères, Bernard et Josh, s’entraînent avec passion, sous la bruyante houlette paternelle. Ruby, la cadette, écoute à peine. C’est inutile : elle semble commander au vent. Mais lorsqu’un jour elle décide d’abandonner une carrière de championne toute tracée, la famille se disloque et s’éparpille. Douze ans plus tard, une nouvelle course sera l’occasion de retrouvailles aussi attendues que risquées.

Face au vent de Jim Lynch, traduction de Jean Esch

Lien de ma chronique ici

heure de plomb

Hiver 1918. Le Nord-Ouest américain connaît l’apocalypse : l’un des pires blizzards de l’histoire du pays balaie tout sur son passage. Perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, des jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par une femme qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Matt reprend vie. Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l’a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial. Labeur, amour, violence : face à la beauté sauvage de cette terre, Matt tente de maintenir un équilibre fragile.

L’heure de plomb de Bruce Holbert, traduction de François Happe

Lien de ma chronique ici

le cas wycherly

“Vous dramatisez les choses. Quand des jeunes filles disparaissent, elles ont souvent de bonnes raisons de le faire. Tous les ans, des milliers de jeunes femmes abandonnent leurs familles, leurs écoles…” Pas de quoi s’inquiéter ? Homer Wycherly, riche Californien, n’est pas de cet avis. Voilà deux mois que Phoebe, sa fille unique, a disparu, alors qu’il était à l’étranger. Maintenant qu’il est rentré, il se fait un sang d’encre et s’en remet à Lew Archer pour la retrouver. sauf qu’il ne lui facilite pas la tâche, car il veut laisser son ex-femme, à la conduite pour le moins bizarre, en dehors de l’affaire. Naturellement, cette exigence ne fait qu’attiser la curiorité d’Archer. Les cadavres commencent à sortir des placards.

Le cas Wycherly de Ross MacDonald, traduction de Jacques Mailhos

Voilà, encore de belles sorties en ce mois d’avril, notamment en Totem avec Face au vent et l’Heure de plomb qui furent tout deux des coups de coeur mais surtout pour le nouveau roman de Bruce Holbert, Whiskey. Quels sont donc les livres qui vous tentent le plus ?

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# 12 – Ancienne Chronique

chronique

Bonjour à tous,

Cette semaine je lis le dernier roman de Bruce Holbert, alors pour ce vendredi quoi de mieux que de repartager avec vous la chronique de son premier roman, Animaux solitaires.

animaux solitaires

Ma chronique ici

Les sorties de mars chez Gallmeister

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Re bonjour les amis,

Nouvel article aujourd’hui sur le blog pour vous présenter comme chaque mois les nouvelles sorties de la maison d’éditions Gallmeister. Ce mois-ci vous retrouverez ces nouveautés dès demain dans vos librairies.

Collection Americana

américana

nuits appalaches

À la fin de la guerre de Corée, Tucker, jeune vétéran de dix-huit ans, est de retour dans son Kentucky natal. En stop et à pied, il rentre chez lui à travers les collines, et la nuit noire des Appalaches apaise la violence de ses souvenirs. Sur son chemin, il croise Rhonda, quinze ans à peine, et la sauve des griffes de son oncle. Immédiatement amoureux, tous deux décident de se marier pour ne plus jamais se quitter. Tucker trouve un boulot auprès d’un trafiquant d’alcool de la région, et au cours des dix années qui suivent, malgré leur extrême précarité, les Tucker s’efforcent de construire un foyer heureux : leurs cinq enfants deviennent leur raison de vivre. Mais quand une enquête des services sociaux menace la famille, les réflexes de combattant de Tucker se réveillent. Acculé, il découvrira le prix à payer pour défendre les siens.
Nuits Appalaches, le nouveau roman de Chriss Offutt, est une histoire amorale de détermination, de vengeance et de rédemption.

Nuits Appalaches de Chriss Offutt, traduction de Anatole Pons

sauvage

À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.
Flirtant avec le fantastique, ce troublant roman d’initiation nous plonge dans l’intimité d’une jeune fille singulière qui s’interroge sur sa nature profonde.

Sauvage de Jamey Bradbury, traduction de Jacques Mailhos

Lien de ma chronique ici

Collection Totem

totem

le diable en personne

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya, dix-huit ans à peine. échappe de justesse à une sauvage tentative d’assassinat. Victime d’un vaste trafic de prostituées géré par le redoutable Mexico, elle a eu le malheur de découvrir les sombres projets d’un « client » haut placé. Son destin semblait scellé, mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

Le diable en personne de Peter Farris, traduction de Anatole Pons

incident à twenty mile

En 1898, au cœur des montagnes du Wyoming, la petite bourgade de Twenty-Mile dépérit en même temps que s’épuise sa mine d’argent. C’est donc avec scepticisme que ses quinze derniers habitants considèrent l’arrivée inopinée d’un jeune étranger bien décidé à se faire une place parmi eux. Mais le danger vient d’ailleurs : trois tueurs au sang froid, échappés de prison, s’abattent sur la ville pour y attendre le prochain convoi chargé de minerai. L’isolement de Twenty-Mile, encore renforcé par une terrible tempête, va coûter cher à ses habitants pris au piège.

Incident à Twenty-Mile de Trevanian, traduction de Jacques Mailhos

un moindre mal

Cape Cod, 1957. Dans cette petite communauté tranquille, une série de meurtres d’enfants paralyse la population et bouleverse la routine du lieutenant Warren. Une famille disparaît dans d’étranges circonstances, un homme se fait violemment tabasser et refuse de dénoncer ses agresseurs. L’enquête de Warren piétine et sa position devient intenable quand des policiers de choc débarquent de Boston, dirigés par le légendaire Stasiak, flic brutal et manipulateur aux pratiques douteuses. Dépossédé de ses dossiers, Warren poursuit pourtant l’enquête, au risque d’y perdre sa place, sa réputation et peut-être beaucoup plus.

Un moindre mal de Joe Flanagan, traduction de Janique Jouin-de Laurens

la nuit des lucioles

Kit Noonan est un historien de l’art au chômage avec des soucis d’argent. Son épouse Sandra, exaspérée, le convainc que pour prendre un nouveau départ, il doit trouver la réponse à une question essentielle : qui est son véritable père ? Sa mère refusant tout net d’aborder le sujet, Kit part à la recherche de son beau-père, Jasper, qui l’a élevé pendant plus de dix ans avant de disparaître de sa vie. Ses souvenirs seraient les seuls à pouvoir receler des indices, même ténus, suceptibles de le guider. Et même si ce nouvel éclairage sur le passé risque de raviver des sujets délicats, c’est le seul moyen pour Kit de résoudre l’énigme de ses origines et peut-être de trouver enfin la paix.

La nuit des lucioles de Julia Glass, traduction de Anne Damour

Et voilà pour les romans que vous retrouverez demain en librairie. Je ne peux que vous conseiller Sauvage qui est pour moi un magistral coup de coeur.

 

Les sorties de février chez Gallmeister

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Bonjour à tous,

On se retrouve aujourd’hui pour que je vous présente les sorties du mois de février de notre maison d’éditions fétiche, Gallmeister. Ce mois-ci vous retrouverez ces romans dans vos librairies le jeudi 07 février.

Collection Americana

américana

un poisson sur la lune

“Les gens seraient-ils en réalité tous au bord du suicide, toute leur vie, obligés de survivre à chaque journée en jouant aux cartes et en regardant la télé et en mangeant, tant de routines prévues pour éviter ces instants de face à face avec un soi-même qui n’existe pas ?” Tel est l’état d’esprit de James Vann lorsqu’il retrouve sa famille en Californie – ses parents, son frère cadet, son ex-femme et ses enfants. Tous s’inquiètent pour lui et veulent l’empêcher de commettre l’irréparable. Car James voyage avec son Magnum, bien décidé à passer à l’acte. Tour à tour, chacun essaie de le ramener à la raison, révélant en partie ses propres angoisses et faiblesses. Mais c’est James qui devra seul prendre la décision, guidé par des émotions terriblement humaines face au poids du passé, à la cruauté du présent et à l’incertitude de l’avenir.
 David Vann revisite son histoire familiale et réussit une confession spectaculaire, mêlant subtilement réalité et fiction pour livrer une implacable réflexion sur ce qui nous fait tenir à la vie.

Un poisson sur la lune de David Vann, traduction de Laura Derajinski

le bon lieutenant

En mission dans la périphérie de bagdad, le lieutenant Emma Fowlers, compétente et droite, fait de son mieux pour assurer les bons choix tactiques, motiver sa section, être aussi juste que possible. mais aujourd’hui, elle doit récupérer le corps de son adjoint près d’une maison éventrée. Elle le sait : cette mort est le résultat d’erreurs et de magouilles. Remontant alors le temps, le roman revient sur les évènements qui ont conduit au désastre. L’attentat qui a tué deux soldats, et qui, peut-être, aurait pu être évité. Des informateurs suspects, des renseignements douteux – “la guerre est une saloperie”, certes, – mais que faire si l’ennemi se trouvait aussi dans son propre camp ? A quel moment l’enchaînement tragique aurait-il pu être arrêté ?
Construit à rebours, à la manière d’un puzzle, pour nous faire comprendre la logique absurde de la machine militaire américaine, Le Bon Lieutenant est un roman original et saisissant.

Le bon lieutenant de Whitney Terrell, traduction de Anatole Pons

Collection Totem

totem

obscur clarté

“Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui brise tous les tabous pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de vengeance ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Ce portrait d’une femme exceptionnelle, qui s’élève contre la loi des hommes, allie noirceur et passion dévorante.
David Vann offre une relecture moderne du mythe originel et fondateur de la civilisation occidentale dans toute sa complexe et terrifiante beauté.

L’obscure clarté de l’air de David Vann, traduction de Laura Derajinski

marches de l'amerique

Flora, jeune esclave noire à la beauté fascinante, est dotée d’un esprit fier qui seul lui permet de survivre à la brutalité de son maître. Quand ce dernier part pour la guerre et que son fils unique meurt, Flora se trouve libre. Elle conçoit alors une vengeance terrible : elle apportera à son ancien bourreau le corps de son enfant, conservé dans un cercueil empli de sel. Mais, en ce milieu du XIXe siècle, les territoires immenses qu’elle doit traverser, aux confins de l’Amérique, sont sauvages et sans loi, pleins de troubles et de sang. Flora engage donc deux voyous intrépides et fatalistes, Pigsmeat et Tom, pour l’escorter sur la route du Mexique, sans savoir ce qui l’attend.

Les Marches de l’Amérique de Lance Weller, traduction de François Happe

Lien de ma chronique ici

pouvoir du chien

Montana, années 1920. Phil et George, deux frères que tout oppose, vivent et travaillent ensemble dans l’un des plus grands ranchs de l’État. Cow-boy charismatique et flamboyant, Phil est aussi brillant et dominateur. Ses manières rudes et brutales donnent le ton à la vie sur le domaine tandis que George, taiseux et maladroit, reste dans son ombre. Lorsque George épouse Rose, la veuve d’un docteur local, Phil est persuadé qu’elle manipule son frère pour son argent. Quand Rose vient s’installer au ranch avec son fils, un garçon sensible et sujet de railleries, Phil décide de rendre leur vie insoutenable et multiplie humiliations et affronts insidieux. Mais les plus faibles ne sont pas toujours ceux qu’on croit.

Le pouvoir du chien de Thomas Savage, traduction de Laura Derajinski

Encore de belles sorties ce mois-ci, un nouveau David Vann ainsi que un autre en Totem. Et il y a en Totem également la sortie du roman de Lance Weller, Les Marches de l’Amérique, qui est juste « the » roman Nord-Américain qu’il faut avoir lu.

Les sorties de janvier chez Gallmeister

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Bonjour à tous,

Cette année, j’ai décidé une fois par mois de vous présenter les nouvelles sorties chez mon partenaire Gallmeister, On commence donc avec celle du mois de janvier qui ont eu lieu le jeudi 03.

Collection Americana

américana

handsome harry

Dans la bande de John Dillinger, il y a Red, Charley, Russell et moi, “Handsome Harry” Pierpont. S’il y avait eu un chef, ça aurait été moi, même John le dit. Mais John aime avoir sa photo dans les journaux et faire le malin devant les dames, alors on ne se souvient que de lui. Il est le plus cool d’entre nous, je vous le garantis, sur un boulot comme sous les balles. Nous prenons l’argent là où il se trouve : dans les banques. Les journaux disent que nous sommes dangereux, l’Ennemi public n°1 : n’exagérons rien. On ne veut de mal à personne, on aime juste les belles voitures, les jolies filles et les fêtes entre copains. On sait bien que ça ne va pas durer, que les flics nous attraperont un jour ou l’autre. En attendant, on profite de la vie.S’inspirant de l’histoire bien réelle du Gang Dillinger, James Carlos Blake réinvente avec brio la cavale de ces braqueurs de légende, héros hauts en couleur de l’Amérique des années folles.

Handsome Harry de James Carlos Blake, traduction d’Emmanuel Pailler

après maida

“Quelque chose de certain a été perdu”. Ce sont les seuls mots qui viennent à Gene pour parler de sa femme Maida après sa disparition. Quoi de plus insaisissable que le souvenir d’une personne aimée ? Gene se remémore leur rencontre, leur mariage, les étés joyeux près du lac, avec leurs amis de toujours Ed et Gayle, dans des maisons traversées de rires et d’enfants. Sur les photos, Maida est toujours radieuse. Mais étaient-ils vraiment heureux ? Quel est ce lien qui les a unis pendant près de cinquante ans de mariage ? Étonnamment, c’est parce qu’il se tourne vers le passé que surgit pour Gene une possibilité de renouveau. Mais, pour réapprendre à vivre, il lui faudra changer de regard sur ses proches et savoir saisir sa chance. Après Maida interroge avec tendresse notre rapport à ceux que nous chérissons. Le style juste et délicat de Katharine Dion nous permet d’entendre les battements du coeur humain mis à nu.

Après Maida de Katharine Dion, traduction de Juliane Nivelt

Collection Totem

totem

une histoire des loups

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt, alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

Une histoire des loups de Emily Fridlund, traduction de Juliane Nivelt

Lien de ma chronique ici

sans lendemain

Billie Dixon sillonne les coins les plus reculés du Midwest des années 1940, où elle tente de vendre des films de seconde zone aux salles de cinéma locales. Il faut bien vivre. Jusqu’à ce que dans un bled paumé de l’Arkansas, un prédicateur fanatique s’en prenne à elle, bien décidé à bouter hors de la ville tout ce qui ressemble à du cinéma. Billie aimerait le convaincre de changer d’avis, mais les choses se compliquent lorsqu’elle commence à se sentir attirée par Amberly, l’épouse du pasteur. Un désir qui va la conduire à s’emmêler dans un filet de mensonges et de supercheries, jusqu’à l’inévitable point de non-retour.

Sans lendemain de Jake Hinkson, traduction de Sophie Aslanides

hot spot

Madox, un vagabond pas vraiment recommandable, arrive dans une petite ville paumée du Texas où il se trouve un emploi de vendeur de voitures. Mais pourquoi s’échiner ainsi, alors que la banque locale paraît si vulnérable ? Comme si de telles idées ne suffisaient pas à risquer de lui attirer des ennuis, Madox se sent vite tiraillé entre deux femmes dont l’une est merveilleusement innocente et l’autre dangereusement torride. Très vite, les nuages s’accumulent au-dessus de lui. Une des réussites les plus jubilatoires de Charles Williams, grand spécialiste des atmosphères sudistes, des machinations qui tournent mal et des femmes fatales.

Hot Spot de Charles Williams, traduction de Laura Derajinski

Que de belles sorties pour ce premier mois de l’année, et les couvertures Totem sont toujours aussi sublimes. En avez-vous lus ? Comptez-vous les lires ?

Belle journée à tous !

# 107 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

Une nouvelle semaine commence et j’espère que j’aurais moins mal au dos que la semaine précédente car je commence vraiment à en avoir marre. J’espère que vous avez passé un bon weekend et que vous êtes en forme pour faire un petit point sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

fausse piste

Fausse piste de James Crumley

Quand on est pauvre avec un héritage bloqué par testament jusqu’à l’âge de cinquante-trois ans et que l’on vient de perdre l’essentiel de son gagne-pain quotidien, on ne crache plus dans la soupe. Milo Milodragovitch, rejeton maudit de ce qui fut une famille importante de Meriwether (Montana), ne peut qu’accepter l’offre d’Helen Duffy. Retrouver un frère innocent, gentil garçon, raisonnablement de gauche et passionné d’armes à feu, disparu dans un incendie, n’est pas si compliqué. Surtout si la demande émane d’une femme à ce point démunie qu’elle en devient troublante. Le vice, la haine et la violence ne sont pourtant pas loin. La laideur cache son jeu et les morts s’amoncellent. Qui ment et pour quelles raisons ? À coucher avec ses clients, Milo ne verra que trop tard ce qu’il avait sous le nez…

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

absurditerre

Absurditerre de Azelma Sigaux

Dans un futur utopique, les humains vivent au sein d’un monde verdoyant, pacifique, généreux et altruiste. Pour éviter que les erreurs du passé ne se répètent, et afin de préserver cette vie idéale pour l’éternité, un programme scolaire est mis en place. Il s’agit de sensibiliser les élèves aux plus grands échecs de l’Histoire. Ainsi, un professeur va raconter, chapitre après chapitre, qu’il fut un temps où l’argent, la hiérarchie, le pouvoir, la maltraitance animale, la pollution, les frontières et bien d’autres inventions humaines, existaient. A travers les récits de l’enseignant, chaque sujet est poussé à son absurdité. Les enfants vont alors découvrir avec stupeur les passages les plus surréalistes du passé. Mais le futur s’avérera-t-il aussi parfait qu’il n’y paraît ?

3. Que vais-je lire ensuite ?

danse de l'ours

La danse de l’ours de James Crumley

L’ancien détective privé Milo Milodragovitch s’est assagi : délaissant les drogues, il limite désormais ses vices à l’alcool et s’est trouvé un job paisible d’agent de sécurité à Meriwether, Montana, en attendant de pouvoir toucher l’héritage parental le jour de ses cinquante-deux ans. Quand une riche vieille dame, ancienne maîtresse de son père, vient remuer de vieux souvenirs et lui confier une enquête si facile qu’elle ne semble pas justifier ses généreux émoluments, l’aubaine est trop alléchante pour pouvoir résister. Mais ce qui devait n’être qu’une mission de routine ne tarde pas à exploser en tous sens et se transforme en une course frénétique entre voitures en feu, lancers de grenades, tirs de mitrailleuses et rails de cocaïne.

Et vous alors, quelles sont vos lectures du moment ?

Récapitulatif de la semaine 

 

Voilà, je vous souhaite à tous une très belle semaine avec plein de belles lectures !

Fausse piste

fausse piste

Auteur : James Crumley

Genre : Policier

Édition : Gallmeister

Titre : Fausse piste

Quatrième de couverture :

Quand on est pauvre avec un héritage bloqué par testament jusqu’à l’âge de cinquante-trois ans et que l’on vient de perdre l’essentiel de son gagne-pain quotidien, on ne crache plus dans la soupe. Milo Milodragovitch, rejeton maudit de ce qui fut une famille importante de Meriwether (Montana), ne peut qu’accepter l’offre d’Helen Duffy. Retrouver un frère innocent, gentil garçon, raisonnablement de gauche et passionné d’armes à feu, disparu dans un incendie, n’est pas si compliqué. Surtout si la demande émane d’une femme à ce point démunie qu’elle en devient troublante. Le vice, la haine et la violence ne sont pourtant pas loin. La laideur cache son jeu et les morts s’amoncellent. Qui ment et pour quelles raisons ? À coucher avec ses clients, Milo ne verra que trop tard ce qu’il avait sous le nez…

Quelques mots sur l’auteur :

James Crumley est né à Three Rivers au Texas en 1939. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus. Peu après son arrivée à Missoula, en 1969, il écrit son premier roman, Un pour marquer la cadence, avec pour toile de fond la guerre du Vietnam. En 1975, il écrit Fausse piste, premier roman d’une saga mettant en scène Milo Milodragovitch, un privé mélancolique survivant de la guerre de Corée. James Crumley est aujourd’hui considéré par ses pairs comme un des plus grands auteurs de polar. Il décède en 2008.

Ma chronique :

Je remercie tout d’abord les Éditions Gallmeister, pour l’envoi de ce roman. Fausse piste de James Crumley est sorti au mois de novembre dans la collection Totem. Il s’agit d’une réédition en format poche après être paru en 2016 en grand format dans la collection « noire ».

James Crumley dans ce roman que l’on peut qualifier de policier voir de polar bien noir nous fais faire la connaissance avec un détective privé un peu spécial, Milo Milodragovitch qui va devenir son héros pendant quatre aventures et donc quatre romans.

J’ai vraiment bien aimé cette lecture et la plume de James Crumley, c’est noir, ça colle et ça pue l’alcool et la drogue. Le vrai plus de ce roman tient du fait que tout du long nous suivons les pensées de Milo, ce détective complètement désabusé par la vie et par ce qu’est devenue sa ville de Meriwether. C’est un homme bourré d’addiction, l’alcool, la drogue, les femmes, il est tellement sarcastique que cela en devient vraiment marrant et que l’on s’attache à lui malgré tout. Le côté sombre qu’il a en lui et la bataille qui se livre à lui même en permanence – c’est le genre de type qui a horreur de la violence mais qui ne peut pas s’empêcher d’être violent – rend ce roman et ce personnage super intéressant.

J’ai aimé l’humour noir ainsi que la grivoiserie présente tout au long de ce roman et je compte bien du coup me laisser tenter par les autres oeuvres de cet auteur américain car c’est totalement un style que j’adore. Je vais d’ailleurs bientôt lire La danse de l’ours qui est la deuxième aventure de Milo, roman sorti également chez Gallmeister au mois de novembre.

Ma note : 08/10

# 81 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

J’espère que vous allez bien. Comme chaque mardi, nous nous retrouvons sur le blog pour que je vous partage un extrait de ma lecture en cours, et quel extrait …

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

fausse piste

« Et si je suis à la recherche d’un jeune gars qui est tombé dans les petits trafics de rue, je ne vais jamais bien loin. Même les piliers endurcis de la délinquance locale, ceux qui me connaissent depuis leur naissance, ceux qui me refilent ma came, refusent de m’aider à retrouver quelqu’un. Ils savent que personne n’a envie de rentrer à la maison – la maison qu’on vient de fuir -, alors ils ne me parlent pas, et quand les gens ne me parlent pas je suis authentiquement infoutu de retrouver mon trou du cul avec ma propre main gauche.
« Alors gardez votre argent. Si vous voulez que quelqu’un s’occupe de votre petit frère, allez voir la police. Ces enfoirés sont peut-être pourris mais ils ne coûte pas cher. Moi je suis pourri et je coûte cher. Je ne suis même pas un très bon détective. Je peux trouver une femme nue dans une chambre obscure, mais pas si elle court … Merde, dis-je en essayant d’imiter sa façon de soupirer et en découvrant que j’étais maintenant debout, lourdement appuyé sur le rebord de mon bureau, pris du léger tremblement typique de l’homme qui a plus besoin d’une rasade de whiskey qu’il n’a besoin de franchise. Alors j’ouvris le tiroir et je m’en offris une.

Goat Mountain

goat mountain

Auteur : David Vann

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : Goat Mountain

Quatrième de couverture :

Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les 250 hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser sur les terres familiales. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent de la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonnances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme, abandonné à ses instincts sauvages.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île d’Adak, en Alaska, où il a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie. Son premier roman Sukkwan Island, publié en France en 2010, a remporté un immense succès et a été couronné par le prix Médicis étranger. Il est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays. Goat Mountain est son quatrième roman.

Ma chronique :

Je peux vous dire que j’ai hésité avant de commencer ce roman de David Vann, en, effet, j’avais vraiment beaucoup aimé Aquarium mais Sukkwan Island m’a tellement dérangé que j’y pense encore régulièrement. Je me suis donc lancé avec une pointe de crainte à petits pas en tâtonnant, histoire de ne pas me faire surprendre encore une fois par l’auteur.

Autant le dire de suite, ce roman est bien signé David Vann, aucun doute, cet homme à une plume tellement personnelle et je dirais tellement fascinante que cela devient vraiment perturbant. Il nous entraîne dans une sorte d’addiction malsaine dans sa folie, enfin dans la folie qu’il décrit, car oui, ici aussi, rien n’est net, c’est gore, ça pue mais là où nous avons tout le contraste avec Monsieur Vann c’est que c’est également très poétique, il arrive à nous décrire l’horreur avec des mots superbement choisis c’est un vrai art de poète.

C’est un roman avec un rythme extrêmement lent, avec une ambiance lourde et pesante, avec une puanteur certaine, des personnages froids qui ne sont , sauf un, jamais nommé donc on a dû mal à s’accrocher à eux. La magie de David Vann est de parsemer dans toute cette noirceur de magnifiques descriptions de la nature comme lui seul sait le faire, c’est juste sublime j’ai carrément voyagé à Goat Mountain.

Ce roman est par contre extrêmement tourné sur la religion, la bible et les mythologies, il y a à travers ces pages une sorte d’essai de justifier par la bible les actes et les événements présents. C’est en quelque sorte une réécriture entre autre de l’ancien testament, il faut vraiment oser, mais ici cela marche plutôt bien.

Nous avons donc quatre personnages dans ce roman, quatre personnages et un mort, et c’est un peu comme si nous avions les quatre disciples du mort. C’est une image qui m’est venue vers la fin de ma lecture, mais plus j’y pense et plus c’est réellement cela. Le narrateur est l’un deux, le plus jeune qui nous raconte ce passage de sa vie plusieurs années après, combien ? On ne le sait pas. Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ? On ne le sait pas. A la fin, pourtant tout s’accélère et se fini comme ça avec un point final, sans savoir … Frustrant … Mais au fond était ce vraiment important de savoir ?

Ma note : 08/10

Meurtres à Willow Pond

willow pond

Auteur : Ned Crabb

Genre : Policier

Édition : Gallmeister

Titre : Meurtres à Willow Pond

Quatrième de couverture :

Sur les rives d’un petit lac du Maine, Alicia et Six Godwin coulent une existence paisible, entre la librairie qu’ils ont créée et leur passion commune pour la pêche. Jusqu’au jour où ils décident de passer le week-end dans le luxueux lodge que leur richissime cousine, Iphigene Seldon, dirige d’une main de fer. Âgée de soixante-dix-sept ans et dotée d’un caractère bien trempé, la vieille femme a justement convoqué ce même week-end ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu’elle modifie son testament. Au lodge, l’atmosphère devient électrique. Et tandis qu’un orage d’une extrême violence se prépare, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre.

Quelques mots sur l’auteur :

Ned Crabb est né en 1939 dans l’Alabama. Il a été rédacteur en chef, journaliste et illustrateur, notamment pour le Wall Street Journal. Son premier roman, l’inoubliable La bouffe est chouette à Fatchakulla, est publié aux États-Unis en 1978 et sort deux ans plus tard chez Gallimard. Il vécut avec sa femme Kay à New-York et passèrent la plupart de leurs étés à North Pond, dans le Maine. Ils eurent deux filles. Il s’éteint en 2017 à New-York.

Ma chronique :

Et bien que ce fut dur, qu’est-ce que j’ai pris du temps avec cette lecture. Je dois tout d’abord dire que je n’ai pas donné toutes ses chances à ce roman, je l’ai commencé en lecture commune, mais ma collègue à abandonné, ensuite, j’ai lu plusieurs autres romans en même temps et je l’ai laissé trainer pas mal de temps sur le côté. Mais bon malgré tout, je n’ai pas apprécié cette lecture et cela fut vraiment difficile pour moi d’aller au bout.

Pourtant, il avait bien commencé, le couple de professeurs avait tout pour me plaire, le premier meurtre assez horrible et la multitude d’assassins potentiels présageaient vraiment d’un roman policier qui aurait du me plaire. Mais non cela ne l’a pas fait.

Ma chronique va donc être courte mais voilà ce que j’ai pensé de ce roman, nous avons droit à une ambiance qui aurait pu être digne des romans d’Agatha Christie, mais trop de dialogues mièvres et ne servant à rien, trop de choses inutiles qui viennent gâcher la lecture et qui par la même fait perdre toute valeur à ce roman policier. En plus aucune surprise pour le coupable et par dessus tout la fin m’a fait penser à une série ou à un film américain grand public avec des actions sorties de nul part pour faire sensation. Sans compter une des scène finale où j’ai pensé que l’on se moquait complètement de moi.

Bref une déception pour moi.

Ma note : 2/10

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