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# 114 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

Je vous retrouve ce matin pour partager avec vous un extrait de ma lecture du moment, il s’agit de Satan dans le désert de Boston Teran, un roman qui pour le moment me plait beaucoup.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

satan dans le désert

John Lee surveille les autres. Gutter est accroupi devant l’un des phares. Assise à côté de lui sur le pare-chocs, Lena fume une cigarette. Granny Boy, lui, fait les cent pas en parlant tout seul. Il n’est pas redescendu après la dose de speed qu’il a prise avant le massacre.

– Comment ça ? Insiste John Lee.

– Comment ça ? Comment ça ? répète Granny Boy d’un ton railleur.

John Lee le fixe pour le forcer à détourner le regard, mais l’autre tend négligemment la main et étire ses doigts dans son gant tout déchiré.

– Me mate pas comme ça, capitaine. L’odeur du sang m’a échauffé et la nuit n’est pas finie. Je suis partant pour continuer le job.

John Lee cède le premier, mais pas trop vite, pour que le petit con ne se rende pas compte qu’il le met mal à l’aise.

– Est-ce que le négro a souffert ? demande-t-il à Cyrus ?

– J’ai fait comme tu l’aurais fait toi-même, si tu avais eu plus de couilles.

– Tu sais, je te préférais quand tu  n’étais qu’un junkie.

Cyrus se rapproche brusquement de lui. Leurs deux visages se frôlent presque.

– Quand je bossais pour toi, tu veux dire ? Le cul en l’air, à te donner du « oui, chef » ou du « non, chef » ? Ça, c’est de l’histoire ancienne, mec.

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# 139 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour à tous,

Après un weekend qui a commencé par l’arrachage d’une dent de sagesse et qui n’a pas été de tout repos, on repart pour une nouvelle semaine. La météo nous annonce une nouvelle semaine de canicule donc attention à vous et à vos proches surtout. Aller, c’est parti pour notre point hebdomadaire sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

la tête en désordre

La tête en désordre – L’exposition prénatale à l’alcool de Catherine Dartiguenave et Stéphanie Toutain

Comment accueillir un enfant porteur de troubles liés à une alcoolisation pendant la grossesse ? Quatre familles racontent leur histoire, une histoire dendurance hors du commun : elles ont dû faire preuve, jour après jour, de trésors dinventivité. Elles ont dû puiser dans leurs ressources intérieures tout en recherchant de laide, pour parvenir à relever ce défi imprévu. Un dernier chapitre, davantage théorique, sadresse plus particulièrement aux professionnels de lenfance qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur le sujet.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

satan dans le désert

Satan dans le désert de Boston Teran

Bob Hightower, flic croyant et plutôt terne, sort de sa léthargie le jour où son ex-femme est massacrée avec son compagnon noir, et sa fille Gabi kidnappée.
Pour tenter de la retrouver, Bob accepte l’aide de Case, ex junkie qui porte des cicatrices indélébiles à l’âme et sur le corps. À travers les playas désertiques du Nouveau-Mexique, elle le conduira jusqu’à Cyrus, chef d’une secte satanique dont elle fut jadis la victime. Leur traque fait alterner des scènes atroces, speedées, qui plongent au plus profond de la barbarie humaine, et d’étonnantes conversations sur la foi en Dieu et les justifications morales du passage à l’acte.
Au bout du chemin Bob, dont les certitudes ont volé en éclats, découvrira que le Mal était assis devant sa porte. La prose extrêmement personnelle de Boston Teran, mélange de violence âpre et de lyrisme déchirant, harponne le lecteur avec des dialogues au poignard.

3. Que vais-je lire ensuite ?

ristretto

Ristretto de Bertrand Puard

Votre café n’aura plus jamais le même goût
Trois meurtres sont commis en trois endroits du monde et sans mobile apparent. Un seul dénominateur commun : sur les lieux du crime, on retrouve une cerise d’un café arabica extrêmement rare, et sur laquelle est dessinée une esperluette rouge sang.
Il y a quelques mois encore, Clara était déontologue à la Premium, un groupe influent dans la finance internationale. Depuis sa démission, elle vit avec son fils, retirée à la campagne. Jusqu’au jour où elle-même est destinataire de la funeste cerise de café.
Entre plantations de caféiers et salles des marchés, la jeune femme devra lutter pour sa survie, en affrontant tout autant ses propres démons que les forces sombres qui la traquent sans relâche.

Voilà pour moi, je vous souhaite à tous une excellente semaine livresque !

# 138 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

On recommence une nouvelle semaine après un super weekend sur Bordeaux. C’était genial, nous sommes allés autour du Bassin d’Arcachon, à Lacanau et le dimanche sur Bordeaux même, c’est vraiment une ville très jolie. En plus il a fait super beau. Bon j’ai encore chopé des coups de soleil malgré la crème solaire. Mais bon, cela change et ça nous a fait du bien.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

clepsydre sur seine

Clepsydre sur Seine de Bertrand Puard

Heurteauville, microscopique village coincé à l’ombre de l’abbaye de Jumièges, n’aurait jamais dû apparaître sur les écrans radars d’Ewan Lahuppe, jeune Parisien de 13 ans bien dans ses baskets !
Alors quand son père Antoine, flic mythique du 36, quai des Orfèvres, lui annonce qu’ils partent s’y installer avec sa demi-soeur Chloris et sa belle-mère Marie, Ewan se cabre.
Heauteauville… mais c’est nulle part !
Peut-être…
Si l’on veut bien faire abstraction de la présence d’une des plus grandes communautés scientifiques d’Europe qui y travaille en secret et d’un afflux de milliardaires que rien ne permet d’expliquer.
Si ce n’est un gisement de cristaux de temps, piégé dans les dépôts alluvionnaires de la Seine, qui rendrait – théoriquement – possible le voyage dans le temps.
Entre catastrophe écologique et résolution d’un crime américain vieux d’un siècle, Ewan, Chloris et Alicia, l’héritière de l’empire pétrolier Cobblepot, auront tôt fait de passer la théorie à la pratique !
Dans une course contre la mort et le temps, les trois héros vont devoir éprouver leurs limites pour éviter les pièges meurtriers de Clepsydre-sur-Seine !

Ma chronique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

la tête en désordre

La tête en désordre – L’exposition prénatale à l’alcool de Catherine Dartiguenave et Stéphanie Toutain

Comment accueillir un enfant porteur de troubles liés à une alcoolisation pendant la grossesse ? Quatre familles racontent leur histoire, une histoire dendurance hors du commun : elles ont dû faire preuve, jour après jour, de trésors dinventivité. Elles ont dû puiser dans leurs ressources intérieures tout en recherchant de laide, pour parvenir à relever ce défi imprévu. Un dernier chapitre, davantage théorique, sadresse plus particulièrement aux professionnels de lenfance qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur le sujet.

3. Que vais-je lire ensuite ?

satan dans le désert

Satan dans le désert de Boston Teran

Bob Hightower, flic croyant et plutôt terne, sort de sa léthargie le jour où son ex-femme est massacrée avec son compagnon noir, et sa fille Gabi kidnappée.
Pour tenter de la retrouver, Bob accepte l’aide de Case, ex junkie qui porte des cicatrices indélébiles à l’âme et sur le corps. À travers les playas désertiques du Nouveau-Mexique, elle le conduira jusqu’à Cyrus, chef d’une secte satanique dont elle fut jadis la victime. Leur traque fait alterner des scènes atroces, speedées, qui plongent au plus profond de la barbarie humaine, et d’étonnantes conversations sur la foi en Dieu et les justifications morales du passage à l’acte.
Au bout du chemin Bob, dont les certitudes ont volé en éclats, découvrira que le Mal était assis devant sa porte. La prose extrêmement personnelle de Boston Teran, mélange de violence âpre et de lyrisme déchirant, harponne le lecteur avec des dialogues au poignard.

Je vous souhaite à tous une très belle semaine livresque !

# 137 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Après un weekend super ensoleillé et quelques coups de soleil, nous sommes repartis pour une semaine de travail. Certains d’entre-vous sont probablement en vacances, alors profitez-en à fond. Pour les autres, je vous envois plein de courage. Et sinon, comme chaque lundi, faisons le point sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

au nom du bien

Au nom du bien de Jake Hinkson

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

Ma chronique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

clepsydre sur seine

Clepsydre sur Seine de Bertrand Puard

Heurteauville, microscopique village coincé à l’ombre de l’abbaye de Jumièges, n’aurait jamais dû apparaître sur les écrans radars d’Ewan Lahuppe, jeune Parisien de 13 ans bien dans ses baskets !
Alors quand son père Antoine, flic mythique du 36, quai des Orfèvres, lui annonce qu’ils partent s’y installer avec sa demi-soeur Chloris et sa belle-mère Marie, Ewan se cabre.
Heauteauville… mais c’est nulle part !
Peut-être…
Si l’on veut bien faire abstraction de la présence d’une des plus grandes communautés scientifiques d’Europe qui y travaille en secret et d’un afflux de milliardaires que rien ne permet d’expliquer.
Si ce n’est un gisement de cristaux de temps, piégé dans les dépôts alluvionnaires de la Seine, qui rendrait – théoriquement – possible le voyage dans le temps.
Entre catastrophe écologique et résolution d’un crime américain vieux d’un siècle, Ewan, Chloris et Alicia, l’héritière de l’empire pétrolier Cobblepot, auront tôt fait de passer la théorie à la pratique !
Dans une course contre la mort et le temps, les trois héros vont devoir éprouver leurs limites pour éviter les pièges meurtriers de Clepsydre-sur-Seine !

3. Que vais-je lire ensuite ?

satan dans le désert

Satan dans le désert de Boston Teran

Bob Hightower, flic croyant et plutôt terne, sort de sa léthargie le jour où son ex-femme est massacrée avec son compagnon noir, et sa fille Gabi kidnappée.
Pour tenter de la retrouver, Bob accepte l’aide de Case, ex junkie qui porte des cicatrices indélébiles à l’âme et sur le corps. À travers les playas désertiques du Nouveau-Mexique, elle le conduira jusqu’à Cyrus, chef d’une secte satanique dont elle fut jadis la victime. Leur traque fait alterner des scènes atroces, speedées, qui plongent au plus profond de la barbarie humaine, et d’étonnantes conversations sur la foi en Dieu et les justifications morales du passage à l’acte.
Au bout du chemin Bob, dont les certitudes ont volé en éclats, découvrira que le Mal était assis devant sa porte. La prose extrêmement personnelle de Boston Teran, mélange de violence âpre et de lyrisme déchirant, harponne le lecteur avec des dialogues au poignard.

Voilà pour moi, je vous souhaite une très belle semaine !

Au nom du bien

au nom du bien

Auteur : Jake Hinkson

Édition : Gallmeister

Genre : Policier

Titre : Au nom du bien

Quatrième de couverture :

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

Quelques mots sur l’auteur :

Jake Hinkson est originaire de l’Arkansas. Né en 1975, ce fils de prêcheur baptiste découvre en cachette le roman policier à l’âge de quatorze ans. Les deux obsessions de ses jeunes années – la religion et le crime – l’habitent encore aujourd’hui. Il vit à Chicago où il passe le plus clair de son temps à écrire et à fréquenter les salles de cinéma.

Ma chronique :

J’avais vraiment hâte de lire ce roman après avoir rencontré Jake Hinkson il y a quelques semaines sur Orléans. J’ai déjà lu de cet auteur L’enfer de Church Street qui fut un coup de coeur.

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Ce roman est assez particulier déjà de part sa construction, il est totalement écrit à la première personne mais il y a cinq narrateurs qui se partagent les chapitres. Ensuite, il se déroule sur une seule journée, le samedi avant Pâques. Pour Jake Hinkson, ce samedi est fascinant, car Jésus meurt le vendredi et il ressuscite le dimanche … Du coup qu’est-ce qui s’est passé le samedi ? Voilà pourquoi il a voulu que son roman, qui raconte la vie de cinq personnes d’une communauté de l’Arkansas dont le lien envers la religion est très fort, se passe sur ce samedi.

Ce roman met donc en scène un pasteur, sa femme, deux jeunes un peu paumés et un homme ayant comme projet d’ouvrir un magasin d’alcools et de spiritueux. Chacune de ces personnes est tiraillée entre sa fois et ses doutes. Ce tiraillement est encore plus présent chez le pasteur et sa femme. Cette dernière est vraiment le personnage que j’ai le plus apprécié, c’est une femme forte mais en même temps enchaînée dans la vie quelle mène.

Comme dans L’enfer de Church Street, Jake Hinkson nous parle de religion et encore une fois, je trouve que les américains avec leurs nombreuses branches catholiques sont un peu comme renfermés sur eux-même, j’ai l’impression que c’est en quelque sorte une secte. Le fait que beaucoup de chose soit basé sur l’image que l’on donne de soi et sur le regard que porte les gens qui nous entourent sur nous me perturbe au plus au point, j’ai l’impression que dans ce cas, nous ne sommes pas totalement libre.

Avec ce roman, Jake Hinkson, nous parle donc des doutes, des tiraillements qui habitent chacun de ses personnages et montre jusqu’à où ils sont prêts à aller pour préserver leur rang social et l’image que la communauté porte sur eux, mais également pour certain ce qu’ils sont prêts à faire pour obtenir leur liberté en essayant de sortir de cette communauté justement. Tout cela sur fond d’élection américaine avec comme candidats, Trump et Hillary Clinton et avec une réflexion de fond sur l’alcool.

En tout cas encore un très bon roman de la part de cet auteur américain vraiment très intéressant.

Ma note : 9 / 10

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# 111 – Le mardi sur son 31

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Bonjour les amis,

Je vous retrouve comme tous les mardis matins pour partager avec vous un extrait de ma lecture en cours.

au nom du bien

– Je sais que je te déçois. On a juste foncé trop vite sur ce projet. C’est aussi simple que ça. Erreur de débutant. On aurait dû se concentrer sur la première étape, faire valider le vote. C’est autant de ma faute que de la tienne. J’ai vraiment pensé qu’on avait tout prévu, aussi, mais c’était pas le cas.
On s’est fait baiser la première fois que les juges ont refusé de voter sur la motion. C’est là qu’on a commencé à perdre de l’argent, exactement là. Et il faut qu’on l’accepte. Si on arrête maintenant, on ne perdra que ce qu’on a déjà donné à O’Keefe. C’est un perte importante, mais c’est mieux que d’injecter de l’argent et du temps dans un projet qui ne se concrétisera jamais. Pas dans cette ville. Pas maintenant. Pour faire court, ce magasin ne se fera pas, mec. Je suis désolé, mais il ne se fera pas, c’est tout.
J’ai envie de lui dire quelque chose. Le traiter de dégonflé à nouveau, le pourrir d’insultes, le supplier, mais j’ai déjà vidé mon sac. Il me reste plus rien. Ray va jusqu’à sa porte, l’ouvre et rentre chez lui. Il me regarde pas une seule fois.

# 136 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous avez survécu à cette première canicule de l’été. Cela se rafraîchit doucement, mais que cela fait du bien, ce fut vraiment étouffant cette température. Première semaine du mois de juillet, je pense que certain d’entre-vous doivent commencer leurs vacances, alors profitez-en bien surtout. Et pour les autres comme moi, je vous souhaite plein de courage.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

canyons

Canyons de Samuel Western

Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

Vous pouvez retrouvez ma chronique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

au nom du bien

Au nom du bien de Jake Hinkson

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

3. Que vais-je lire ensuite ?

clepsydre sur seine

Clepsydre sur Seine de Bertrand Puard

Heurteauville, microscopique village coincé à l’ombre de l’abbaye de Jumièges, n’aurait jamais dû apparaître sur les écrans radars d’Ewan Lahuppe, jeune Parisien de 13 ans bien dans ses baskets !
Alors quand son père Antoine, flic mythique du 36, quai des Orfèvres, lui annonce qu’ils partent s’y installer avec sa demi-soeur Chloris et sa belle-mère Marie, Ewan se cabre.
Heauteauville… mais c’est nulle part !
Peut-être…
Si l’on veut bien faire abstraction de la présence d’une des plus grandes communautés scientifiques d’Europe qui y travaille en secret et d’un afflux de milliardaires que rien ne permet d’expliquer.
Si ce n’est un gisement de cristaux de temps, piégé dans les dépôts alluvionnaires de la Seine, qui rendrait – théoriquement – possible le voyage dans le temps.
Entre catastrophe écologique et résolution d’un crime américain vieux d’un siècle, Ewan, Chloris et Alicia, l’héritière de l’empire pétrolier Cobblepot, auront tôt fait de passer la théorie à la pratique !
Dans une course contre la mort et le temps, les trois héros vont devoir éprouver leurs limites pour éviter les pièges meurtriers de Clepsydre-sur-Seine !

Je vous souhaite à tous une très belle semaine livresque.

Canyons

canyons

Auteur : Samuel Western

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Canyons

Quatrième de couverture :

Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

Quelques mots sur l’auteur :

Samuel Western est né dans le Vermont et a servi dans la marine marchande suédoise, avant de travailler comme bûcheron, pêcheur professionnel, docker et guide de chasse. Il est également diplômé de l’Université de Virginie, où il a enseigné l’anglais avant de s’installer à Sheridan, dans le Wyoming. Canyons est son premier roman.

Ma chronique :

Premier roman pour Samuel Western, encore une pépite dénichée par Gallmeister. Je ne le répèterais jamais assez, mais j’adore la ligne éditoriale de cette maison d’éditions, capable de nous permettre à nous français de découvrir ces magnifiques romans américains et en plus superbement traduits.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce roman mis à part qu’il évoquerait les thèmes du pardon, du deuil et de la rédemption. J’ai tout d’abord été happé par le premier chapitre. Il donne le ton dramatique directement, cela m’a même surpris. Je savais que cela allait se passer, mais aussitôt … J’ai trouvé cela surprenant. Ensuite, il y a beaucoup de dualité dans ce livre, dualité entre les deux hommes, Ward Fall et Éric Lindsay. Dualité entre leurs univers, pour le premier, la nature, la terre, c’est un cowboy et pour le second, la ville, l’argent, le showbiz, c’est un musicien. Pour finir, il y a la dualité dans la manière de gérer le drame commun, l’un est dans le reproche de soi et dans une déprime latente, l’autre est dans l’auto-destruction et dans une perpétuelle colère.

Samuel Western, a réussi à m’embarquer dans les deux univers de ses personnages. J’ai adoré découvrir le monde de la musique, des salles d’enregistrements, de la composition et de tout ce qui peut se cacher derrière un titre ou un album. En même temps, les descriptions du ranch, de la gestion de celui-ci, de la vie commune avec les animaux et de la façon de vivre de la famille Fall avec la mère ayant un rapport important avec sa religion, sont justes parfaites et m’ont réellement plongé dans cette Amérique.

Le point commun entre les deux hommes est la philosophie, nous avons ici deux hommes extrêmement intelligents et cultivés, en quelque sorte un cowboy et un musicien philosophe. Les échanges philosophiques qu’ils ont l’un envers l’autre sont de haut niveaux mais très intéressants.

Alors, je dois avouer que la plume de Samuel Western, m’a beaucoup fait penser à celle de David Vann, tout d’abord par le côté tortueux de la psychologie des personnages, également la relation avec les armes à feu, mais surtout par la tension qui monte crescendo tout au long de la lecture. On sait qu’il va se passer quelque chose de dramatique et Samuel Western, tout comme David Vann arrive à créer chez le lecteur une sorte de peur de tourner la page suivante. Bon par contre, je ne suis pas certain que Monsieur Vann aurait choisi la même conclusion, mais j’ai trop pensé à par exemple Sukkwan Island ou à Goat Mountain à la lecture de Canyons.

Voilà, encore une fois un grand merci à Gallmesteir de me permettre de lire de belles pépites de la littérature américaine. Ce roman est vraiment très très bien j’ai adoré.

Ma note : 10 / 10

# 110 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Ce matin, je vous invite à découvrir un extrait de ma nouvelle lecture.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

canyons

Eric posa la mallette sur ses genoux et Tavernier ferma la portière. Il passa le bras sous le siège, prit le Glock et l’examina. Il sortit le chargeur, qu’il étudia avant de le remettre en place.

– Vous êtes un petit sournois, monsieur Lindsay. Eh bien, eh bien. Un calibre 40. Belle pièce, très belle pièce. Pour ma part, je préfère le bon vieux .380 ACP. Mais, poursuivit-il , soupesant le Glock tout en observant Eric, si je me souviens bien, la loi dit que vous n’êtes pas censé porter ce genre d’arme.

– Parce que la vôtre est légale ? Qu’est-ce que vous me voulez, putain ?

– Voyons. Je fais toujours mes petites visites de courtoisie le matin.

– Je n’ai pas l’argent.

– Ça, nous l’avions déjà compris. Nous aimerions savoir quand vous l’aurez.

– Aucune idée.