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Une vie inachevée

Auteur : Mark Spragg

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Une vie inachevée

Quatrième de couverture :

Dans un ranch délabré du Wyoming, Einar vit reclus depuis la mort de son fils, dix ans plus tôt. Aussi voit-il d’un mauvais œil resurgir sa belle-fille, Jean, qu’il tient pour responsable de l’accident qui a coûté la vie à son fils. Fuyant son compagnon violent, la jeune femme vient se réfugier chez lui. Einar découvre alors l’existence de sa petite-fille Griff, âgée de neuf ans. Le caractère bien trempé de l’enfant et la fascination qu’exerce sur elle la vie au ranch ne laissent pas le vieil homme indifférent. Mais alors qu’un équilibre fragile semble s’instaurer, l’ex-amant de Jean débarque en ville.

Quelques mots sur l’auteur :

Mark Spragg naît en 1952 et grandit dans un ranch du Wyoming. Dans Là où les rivières se séparent, récit autobiographique primé par une association de libraires indépendants aux États-Unis, il évoque son enfance et sa jeunesse passées parmi les chevaux au cœur d’une nature rude et majestueuse. 

Outre De flammes et d’argile, publié aux États-Unis en 2010, il est l’auteur de deux autres romans, dont Une vie inachevée, qui a été porté à l’écran par Lasse Hallström, avec Robert Redford dans le rôle d’Einar. Son œuvre est aujourd’hui traduite en quinze langues.

Ma chronique :

Il s’agit du 5ème roman que je li pour le thème « C’est la vie » dans le cadre du #challengegallmeister. Il est dans ma pile à lire depuis pas mal de temps, ce fut donc l’occasion de l’en sortir. Il fait partie des romans chez Gallmeister qui me correspondent parfaitement.

Il commence fort ce roman, avec Einar dans son ranch et son meilleur ami, grièvement blessé par un ours. J’ai de suite été mis dans l’ambiance, nous sommes dans le Wyoming et la vie est rude. Einar a perdu sa femme et son fils il y a plusieurs année et la perte de ce dernier n’a pas été digérée.

Ensuite, il y a Griff, une petite gamine baladée par sa mère, Jean, au grès de ses errances amoureuses. Elle est géniale cette petite, elle a un caractère bien trempé, ne se laisse pas marcher dessus et quand elle a décidé quelque chose, elle se donne les moyens d’y parvenir. Griff est la petite fille de Einar, elle ne le sait pas tout de suite, mais lorsqu’elle s’aperçoit que sa mère a encore une fois reçu des coups, elle oblige cette dernière à partir. À ce moment là, Jean lui révèle l’existence de son grand-père et elles partent toutes les deux à sa rencontre.

La relation entre Griff et Einar est juste extra, j’ai adoré. L’un et l’autre ne sont pas avides de mots, mais font passer tellement d’émotions. Gravitant autour d’eux, il y a donc Mitch le meilleur ami d’Einar avec son chien, qui prend sous son aile les deux femmes et essaye de se faire la voix de la sagesse pour son ami. Les dialogues sont courts, il n’y a pas besoin de beaucoup de mots, Mark Spragg avec beaucoup de simplicité fait passer beaucoup d’émotions. J’ai même eu envie de me tenir aux côtés de ses personnages.

J’ai tellement aimé cette lecture que j’ai été déçu de la terminer, j’avais envie de rester au ranch avec tout ces personnages attachants et authentiques. Un vrai petit coup de coeur pour ce roman.

Ma note : 10 / 10

# 262 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Le covid est enfin derrière moi, je retourne au travail en présentiel, cela va faire bizarre. Il faut aussi que cette semaine je me remette sur mes cours, surtout que j’ai plus grand chose à finir avant d’enfin passer concrètement sur le métier du livre. Je me pose également en ce moment des questions sur le devenir de mon blog, je trouve qu’il perd de plus en plus en visibilité. Je me demande si les blogs ne sont pas en train d’être complètement remplacés par les réseaux sociaux, notamment par Instagram. Mais bon, le blog c’est un peu mon bébé donc je ne sais pas trop. En attendant, faisons le point sur nos lectures.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

Une vie inachevée de Mark Spragg

Dans un ranch délabré du Wyoming, Einar vit reclus depuis la mort de son fils, dix ans plus tôt. Aussi voit-il d’un mauvais œil resurgir sa belle-fille, Jean, qu’il tient pour responsable de l’accident qui a coûté la vie à son fils. Fuyant son compagnon violent, la jeune femme vient se réfugier chez lui. Einar découvre alors l’existence de sa petite-fille Griff, âgée de neuf ans. Le caractère bien trempé de l’enfant et la fascination qu’exerce sur elle la vie au ranch ne laissent pas le vieil homme indifférent. Mais alors qu’un équilibre fragile semble s’instaurer, l’ex-amant de Jean débarque en ville.

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

Les derniers grizzlys de Rick Bass

Les grizzlys parcourent-ils encore les montagnes des San Juan, dans le Colorado, où ils sont depuis longtemps considérés comme éteints ? Sur la foi d’une improbable rumeur, Rick Bass accompagne le légendaire Doug Peacock (héros du mythique Gang de la clef à molette d’Edward Abbey) et son ami le biologiste Dennis Sizemore sur la piste de ces animaux fabuleux, traquant la moindre empreinte de patte et la plus petite trace de griffe. Tandis que s’enchaînent les péripéties, les trois hommes sont de plus en plus hantés par la présence de l’animal insaisissable.

3. Que vais-je lire ensuite ?

Chinook de Pete Fromm

Le Chinook est un vent qui balaye ce Montana rural de ranchs et de petites villes, toile de fond des nouvelles de Pete Fromm qui nous parlent de vie de famille comme de solitude, d’amour et de fidélité, d’engagement ou d’héroïsme. À travers les portraits de gens simples se dessine le tableau tout en finesse des existences fragiles qui peuplent cet Ouest américain. On y découvre ce fils obéissant qui n’ose pas avouer à ses parents que sa femme vient de le quitter, ou ce père désespéré au point de kidnapper son propre fils… La prouesse singulière de Pete Fromm est de révéler combien ces gens « ordinaires » sont dans leur humanité bien plus grands qu’il n’y paraît, donnant ainsi davantage de profondeur à nos propres existences.


L’auteur d’Indian Creek et d’Avant la nuit nous offre avec Chinook un recueil mémorable qui nous prouve une nouvelle fois que Pete Fromm compte parmi les écrivains les plus captivants de sa génération.

Et vous que lisez-vous ? Dites moi tout … Je vous souhaite une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 230 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je partage avec vous un extrait de ma cinquième lecture pour le #challengegallmeister , il s’agit du roman de Mark Spragg, Une vie inachevée.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Comment c’était ?

– Doux. Tellement doux, j’ai cru que c’était ma maman qui me piquait.

Einar glisse la seringue, son enveloppe en plastique et le bout de coton dans sa botte gauche. Il fait couler quelques gouttes de liniment dans sa paume, se frotte les mains et étale le liquide verdâtre sur les lombaires de Mitch. L’odeur lui fait couler les yeux et le nez.

– Maintenant on vend de la morphine en flacon avec un compte-gouttes, dit-il. Je pourrais t’en avoir un, et tu le garderais ici. Tu t’en mettrais un peu sous la langue quand tu en aurais envie. Au cas où tu n’arriverais pas à dormir, ça t’aiderait peut-être.

– Je ne tiens pas à devenir un toxicomane, il ne manquerait plus que ça. Je ne veux pas être comme tu étais avec la boisson.

Tu n’as jamais été comme moi.

– J’ai jamais dis ça. Je dis juste que j’aime la morphine, sans doute plus que tu aimais la bouteille.

Einar enfonce profondément ses pouces dans les larges rubans luisants de chair cicatrisée d’un noir violacé qui s’entrecroisent sur le dos de Mitch, puis il masse plus doucement le creux où se logeait naguère son rein droit. Mitch gémit. C’est pareil tous les matins. Il gémit, inspire, expire, et ce son est comme un coup qui frappe Einar juste sous le sternum. Pas comme un poing, mais comme le vide à l’intérieur d’un poing.

Là où les rivières se séparent

Auteur : Mark Spragg

Édition : Gallmeister

Genre : Autobiographie

Titre : Là où les rivières se séparent

Quatrième de couverture :

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

Quelques mots sur l’auteur :

Mark Spragg naît en 1952 et grandit dans un ranch du Wyoming. Dans Là où les rivières se séparent, récit autobiographique primé par une association de libraires indépendants aux États-Unis, il évoque son enfance et sa jeunesse passées parmi les chevaux au cœur d’une nature rude et majestueuse. Outre De flammes et d’argile, publié aux États-Unis en 2010, il est l’auteur de deux autres romans, dont Une vie inachevée, qui a été porté à l’écran par Lasse Hallström, avec Robert Redford dans le rôle d’Einar. Son œuvre est aujourd’hui traduite en quinze langues.

Ma chronique :

Me revoilà pour vous parler d’un roman de chez Gallmeister – il y avait longtemps me direz-vous – , mais que voulez-vous quand on aime on ne compte pas. Aujourd’hui, il s’agit donc du roman de Mark Spragg, Là où les rivières se séparent.

Je découvre cet auteur avec ce roman, et quoi de mieux car il s’agit d’une autobiographie. Mark Spragg nous raconte sa vie dans le Wyoming de sa petite enfance jusqu’au moment où il s’est mis à écrire.

J’ai beaucoup apprécié ce livre, chaque chapitre se suffit à lui-même, c’est en quelque sorte un enchainement de petites nouvelles. Bon de temps en temps j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, surtout vers la fin, mais dans l’ensemble c’est vraiment un très bon roman.

Mark Spragg nous parle donc de sa jeunesse dans le Wyoming, cet état des États-Unis qui dans les années 50 est encore à l’état sauvage. Pour vous situer c’est tout proche du Parc de Yellowstone, il y a des montagnes, des rivières et des forêts. On ne va pas se mentir ce qui fait vraiment la force de ce roman autobiographie c’est la nature. Mark Spragg a une manière de nous la décrire qui est sensationnelle, j’ai adoré, et j’ai qu’une seule envie dorénavant c’est d’aller parcourir ces terres sauvages. Une autre force dans ce roman pour moi, c’est le lien entre Mark Spragg et les chevaux, j’ai trouvé cela extraordinaire, c’est très beau à lire.

De base, je ne suis pas un fana d’autobiographie mais ici le côté très contemplatif, très nature writing m’a rendu ma lecture vraiment très agréable. Je recommande et maintenant je suis curieux de lire ce qu’a écrit Mark Spragg en fiction.

Ma note : 08 / 10

# 189 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Alors ce weekend caniculaire, vous vous en êtes sortis ? Chez nous ça a pété dimanche soir et nous avons eu droit à du vent et un peu de fraicheur, que cela fait du bien. Bon, il me reste encore quatre semaines avant les vacances, je vous assure cela commence à être long. En tout cas certains d’entre vous doivent être en vacances, alors profitez en bien. Pour les autres plein de courage à tous

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

RevanBane :

là ou les rivières se séparent

Là où les rivières se séparent de Mark Spragg

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

RevanBane :

betty

Betty de Tiffany McDaniel

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

le chuchoteur

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Revanbane :

les dynamiteurs

Les dynamiteurs de Benjamin Whitmer

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

# 161 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Hier dans le C’est lundi je réclamais un weekend juste après un weekend, mais bon juste après un lundi ou un mardi cela me va aussi lol. Mon dieu, c’est fou ça un weekend de dingue et le type il est hs une semaine, ce n’est pas possible 😉 Bon j’ai quand même la force de vous proposer un extrait de ma lecture en cours. Il s’agit toujours de Là où les rivières se séparent de Mark Spragg chez Gallmeister

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

là ou les rivières se séparent

Il a treize ans, un an et demi de moins que moi, et il est plus malin. Il est penché sur un devoir qu’il doit rendre le lendemain. Nous n’avons pas la télévision et nous ne recevons que quelques stations de radio locales (comme Koma, implantée à Oklahoma City) à condition d’attendre jusqu’à minuit, d’orner l’antenne d’un petit drapeau de papier aluminium, et que l’un de nous reste debout à côté du poste pour tenir le bout de l’antenne. Nous lisons parce que mon père a des livres par milliers. Nous ne sommes pas une famille qui part en vacances. Nous sommes une famille qui fait cent cinquante kilomètres aller-retour pour aller chercher des provisions en ville une fois par mois. Mon frère et moi, nous avons recours aux livres quand nous voulons nous évader du Wyoming. Nous venons à bout d’un atlas en trois ans. Je m’assieds sur mon lit et j’ouvre sur mes genoux le grand livre rectangulaire rempli de cartes.

# 188 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Pourquoi nous n’avons pas un weekend juste après un weekend ? Vous l’aurez compris le réveil et ce lundi sont durs pour moi. Ce weekend nous avons eu les cousins à la maison et comme d’habitude, rires, jeux, balades, resto, escape game perdu (on enchaîne les défaites lol) en plus avec un temps magnifique. Bref c’était génial mais tout sauf reposant. Aller, on se motive tout de même et hop on partage nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

RevanBane :

les lumières de tel aviv

Les lumières de Tel-Aviv de Alexandra Schwartzbrod

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

Ma chronique ici

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

RevanBane :

là ou les rivières se séparent

Là où les rivières se séparent de Mark Spragg

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

le chuchoteur

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Revanbane :

betty

Betty de Tiffany McDaniel

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

# 160 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Aujourd’hui, pour ce Mardi sur son 31, une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous proposer un extrait tiré de cette fameuse page 31, mais à la place deux extraits du début du roman qui m’ont marqués et que je trouve trop beau. J’espère que vous apprécierez autant que moi. Je vous souhaite une très belle journée

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

là ou les rivières se séparent

Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone. Je savais qu’il se trouvait dans le Shoshone National Forest, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska et Hawaï exceptés. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre. Quand on me demandait où j’habitais, je répondais : « dans le Wyoming ». Je voulais parler de la zone nord-ouest de l’État, d’un morceau de l’Idaho et du Montana. Je voulais parler de la région proprement dite, de cette partie de la planète restée sauvage, intacte.

Dans mon rêve, je me mettais debout sur la croupe du cheval et je pissais : un arc jaune dans l’air, ma tête retombait en arrière et je criais à la voûte noire du ciel nocturne, puis je me retournais, marchais jusqu’au garrot et m’y asseyais.
C’était un cheval pie, aux yeux foncés, aux naseaux foncés, aux jambes gainées de sombre avec un sabot blanc, l’avant gauche, un peu plus doux que les trois noirs. Chaque pied émettait une note distincte lorsqu’il avançait pour brouter. Il faisait de la musique en galopant. En frappant la terre, le sabot blanc rendait un son plus clair que les trois autres.
Je m’asseyais sur ce cheval, je tendais les bras vers le haut, comme les armatures de longues ailes élancées, je me penchais un peu en avant et il partait au galop. Je sentais l’air frais me tendre la chair. Je sentais le cheval s’échauffer et écumer, je savais que lorsqu’un cheval file à toute allure vers la courbe de la terre, les quatre pieds, quelle que soit leur couleur, quittent le sol en même temps. Je fermais les yeux. Je nous entendais voler en l’air puis de nouveau toucher terre, et je savais que c’était à ces moments suspendus, libres de tout effort, que le cavalier et sa monture pouvaient à cet instant, au suivant puis au suivant, avoir accès à la vue de Dieu. Dans le rêve, je voyais Dieu me regarder et je savais que c’était un cheval que je devais remercier.

# 187 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

Comment s’est passé votre weekend ? Et vos vacances pour ceux qui ont la chance d’y être ? En parlant de vacances, pensons à Ann’Gaëlle, qui reprend le chemin du travail ce matin. En tout cas un weekend un peu près ensoleillé qui fait du bien, même si je recommence à mal dormir, si cela continu, je vais devoir reprendre mes cachets et c’est pas top. En tout cas, belle semaine à tous, la dernière du mois de juillet.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

RevanBane :

les lumières de tel aviv

Les lumières de Tel-Aviv de Alexandra Schwartzbrod

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

RevanBane :

là ou les rivières se séparent

Là où les rivières se séparent de Mark Spragg

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

le chuchoteur

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Revanbane :

arthur

Le Cycle de Pendragon, tome 3, Arthur de Stephen Lawhead

« Arthur n’est pas digne d’être roi. Pion de Merlin, il est de basse naissance. Inconstant, mesquin, cruel et stupide, c’est une brute ignorante et bornée. Les gens disent tout ceci, et bien pire encore, au sujet d’Arthur. Laissez-les faire. Quand tout est dit, quand tous les arguments sont épuisés, ce simple fait demeure : nous suivrions Arthur jusqu’aux portes de l’Enfer, et même au-delà, s’il le demandait. Montrez-moi un autre homme qui puisse se prévaloir d’une telle loyauté. «Cymbrogi», nous appelle-t-il : «compagnons de coeur». Cymbrogi ! Nous sommes pour lui le ciel et la terre. Et Arthur est pour nous tout cela… et bien davantage. Méditez cela. Réfléchissez-y longuement. Alors seulement, peut-être, commencerez-vous à comprendre l’histoire que je vais vous narrer… »

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !