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Une vie inachevée

Auteur : Mark Spragg

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Une vie inachevée

Quatrième de couverture :

Dans un ranch délabré du Wyoming, Einar vit reclus depuis la mort de son fils, dix ans plus tôt. Aussi voit-il d’un mauvais œil resurgir sa belle-fille, Jean, qu’il tient pour responsable de l’accident qui a coûté la vie à son fils. Fuyant son compagnon violent, la jeune femme vient se réfugier chez lui. Einar découvre alors l’existence de sa petite-fille Griff, âgée de neuf ans. Le caractère bien trempé de l’enfant et la fascination qu’exerce sur elle la vie au ranch ne laissent pas le vieil homme indifférent. Mais alors qu’un équilibre fragile semble s’instaurer, l’ex-amant de Jean débarque en ville.

Quelques mots sur l’auteur :

Mark Spragg naît en 1952 et grandit dans un ranch du Wyoming. Dans Là où les rivières se séparent, récit autobiographique primé par une association de libraires indépendants aux États-Unis, il évoque son enfance et sa jeunesse passées parmi les chevaux au cœur d’une nature rude et majestueuse. 

Outre De flammes et d’argile, publié aux États-Unis en 2010, il est l’auteur de deux autres romans, dont Une vie inachevée, qui a été porté à l’écran par Lasse Hallström, avec Robert Redford dans le rôle d’Einar. Son œuvre est aujourd’hui traduite en quinze langues.

Ma chronique :

Il s’agit du 5ème roman que je li pour le thème « C’est la vie » dans le cadre du #challengegallmeister. Il est dans ma pile à lire depuis pas mal de temps, ce fut donc l’occasion de l’en sortir. Il fait partie des romans chez Gallmeister qui me correspondent parfaitement.

Il commence fort ce roman, avec Einar dans son ranch et son meilleur ami, grièvement blessé par un ours. J’ai de suite été mis dans l’ambiance, nous sommes dans le Wyoming et la vie est rude. Einar a perdu sa femme et son fils il y a plusieurs année et la perte de ce dernier n’a pas été digérée.

Ensuite, il y a Griff, une petite gamine baladée par sa mère, Jean, au grès de ses errances amoureuses. Elle est géniale cette petite, elle a un caractère bien trempé, ne se laisse pas marcher dessus et quand elle a décidé quelque chose, elle se donne les moyens d’y parvenir. Griff est la petite fille de Einar, elle ne le sait pas tout de suite, mais lorsqu’elle s’aperçoit que sa mère a encore une fois reçu des coups, elle oblige cette dernière à partir. À ce moment là, Jean lui révèle l’existence de son grand-père et elles partent toutes les deux à sa rencontre.

La relation entre Griff et Einar est juste extra, j’ai adoré. L’un et l’autre ne sont pas avides de mots, mais font passer tellement d’émotions. Gravitant autour d’eux, il y a donc Mitch le meilleur ami d’Einar avec son chien, qui prend sous son aile les deux femmes et essaye de se faire la voix de la sagesse pour son ami. Les dialogues sont courts, il n’y a pas besoin de beaucoup de mots, Mark Spragg avec beaucoup de simplicité fait passer beaucoup d’émotions. J’ai même eu envie de me tenir aux côtés de ses personnages.

J’ai tellement aimé cette lecture que j’ai été déçu de la terminer, j’avais envie de rester au ranch avec tout ces personnages attachants et authentiques. Un vrai petit coup de coeur pour ce roman.

Ma note : 10 / 10

Là où les rivières se séparent

Auteur : Mark Spragg

Édition : Gallmeister

Genre : Autobiographie

Titre : Là où les rivières se séparent

Quatrième de couverture :

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

Quelques mots sur l’auteur :

Mark Spragg naît en 1952 et grandit dans un ranch du Wyoming. Dans Là où les rivières se séparent, récit autobiographique primé par une association de libraires indépendants aux États-Unis, il évoque son enfance et sa jeunesse passées parmi les chevaux au cœur d’une nature rude et majestueuse. Outre De flammes et d’argile, publié aux États-Unis en 2010, il est l’auteur de deux autres romans, dont Une vie inachevée, qui a été porté à l’écran par Lasse Hallström, avec Robert Redford dans le rôle d’Einar. Son œuvre est aujourd’hui traduite en quinze langues.

Ma chronique :

Me revoilà pour vous parler d’un roman de chez Gallmeister – il y avait longtemps me direz-vous – , mais que voulez-vous quand on aime on ne compte pas. Aujourd’hui, il s’agit donc du roman de Mark Spragg, Là où les rivières se séparent.

Je découvre cet auteur avec ce roman, et quoi de mieux car il s’agit d’une autobiographie. Mark Spragg nous raconte sa vie dans le Wyoming de sa petite enfance jusqu’au moment où il s’est mis à écrire.

J’ai beaucoup apprécié ce livre, chaque chapitre se suffit à lui-même, c’est en quelque sorte un enchainement de petites nouvelles. Bon de temps en temps j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, surtout vers la fin, mais dans l’ensemble c’est vraiment un très bon roman.

Mark Spragg nous parle donc de sa jeunesse dans le Wyoming, cet état des États-Unis qui dans les années 50 est encore à l’état sauvage. Pour vous situer c’est tout proche du Parc de Yellowstone, il y a des montagnes, des rivières et des forêts. On ne va pas se mentir ce qui fait vraiment la force de ce roman autobiographie c’est la nature. Mark Spragg a une manière de nous la décrire qui est sensationnelle, j’ai adoré, et j’ai qu’une seule envie dorénavant c’est d’aller parcourir ces terres sauvages. Une autre force dans ce roman pour moi, c’est le lien entre Mark Spragg et les chevaux, j’ai trouvé cela extraordinaire, c’est très beau à lire.

De base, je ne suis pas un fana d’autobiographie mais ici le côté très contemplatif, très nature writing m’a rendu ma lecture vraiment très agréable. Je recommande et maintenant je suis curieux de lire ce qu’a écrit Mark Spragg en fiction.

Ma note : 08 / 10

# 160 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Aujourd’hui, pour ce Mardi sur son 31, une fois n’est pas coutume, je ne vais pas vous proposer un extrait tiré de cette fameuse page 31, mais à la place deux extraits du début du roman qui m’ont marqués et que je trouve trop beau. J’espère que vous apprécierez autant que moi. Je vous souhaite une très belle journée

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

là ou les rivières se séparent

Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone. Je savais qu’il se trouvait dans le Shoshone National Forest, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska et Hawaï exceptés. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre. Quand on me demandait où j’habitais, je répondais : « dans le Wyoming ». Je voulais parler de la zone nord-ouest de l’État, d’un morceau de l’Idaho et du Montana. Je voulais parler de la région proprement dite, de cette partie de la planète restée sauvage, intacte.

Dans mon rêve, je me mettais debout sur la croupe du cheval et je pissais : un arc jaune dans l’air, ma tête retombait en arrière et je criais à la voûte noire du ciel nocturne, puis je me retournais, marchais jusqu’au garrot et m’y asseyais.
C’était un cheval pie, aux yeux foncés, aux naseaux foncés, aux jambes gainées de sombre avec un sabot blanc, l’avant gauche, un peu plus doux que les trois noirs. Chaque pied émettait une note distincte lorsqu’il avançait pour brouter. Il faisait de la musique en galopant. En frappant la terre, le sabot blanc rendait un son plus clair que les trois autres.
Je m’asseyais sur ce cheval, je tendais les bras vers le haut, comme les armatures de longues ailes élancées, je me penchais un peu en avant et il partait au galop. Je sentais l’air frais me tendre la chair. Je sentais le cheval s’échauffer et écumer, je savais que lorsqu’un cheval file à toute allure vers la courbe de la terre, les quatre pieds, quelle que soit leur couleur, quittent le sol en même temps. Je fermais les yeux. Je nous entendais voler en l’air puis de nouveau toucher terre, et je savais que c’était à ces moments suspendus, libres de tout effort, que le cavalier et sa monture pouvaient à cet instant, au suivant puis au suivant, avoir accès à la vue de Dieu. Dans le rêve, je voyais Dieu me regarder et je savais que c’était un cheval que je devais remercier.