Archives pour la catégorie Les chroniques d’Ann’Gaëlle

La cave aux poupées

la cave aux poupées

Auteure : Magali Collet

Editions : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : La cave aux poupées

Quatrième de couverture :

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge. En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé. Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale… Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

L’auteure en quelques mots :

Après des études de musique (piano et violoncelle) et une licence de musicologie à la Sorbonne, Magali Collet est devenue professeur d’éducation musicale et de chant choral.
Elle a d’abord travaillé en région parisienne, puis en Picardie, où elle réside depuis près de 20 ans. Elle est également accompagnatrice de classes de chant (pianiste).

Passionnée des mots, elle écrit des poèmes, des nouvelles et des chroniques depuis de nombreuses années. Elle fait partie de l’équipe de gestion du site http://www.lapassiondespoèmes.com depuis 2013.

Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses textes.

Avec son premier roman, « La Cave aux poupées » (2020), elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses, mais aussi d’un profond désir de rédemption.

Ma chronique :

… WOUAHOU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Je m’explique…. !
Ce premier roman de Magali Collet a eu la malchance- ou pas- de sortir en pleine période de confinement. Je suivais l’auteure sur les réseaux car j’avais vu passer de nombreuses éloges sur l’ouvrage, et me l’étais procuré. Jusqu’au jour où, au travers d’une publication Facebook, Magali Collet nous partage son désarroi, son angoisse, ses doutes suite à sa première critique… négative…. (« Les goûts et les couleurs »… ).
Ne l’ayant pas encore lu à l’époque, mais faisant partie de ma PAL, je me suis permise un petit commentaire personnel d’encouragement à sa publication.

Puis est venu le temps de commencer ma lecture, un 7 juillet.
Puis j’ai terminé ma lecture, un … 7 juillet !!

Et là, maintenant, à ce stade de ma chronique, je peux vous redire: WOUAHOU !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Mais quelle claque, quelle gifle magistrale j’ai pris !
Moi qui suis une accro, une addict du thriller psychologique, du noir de chez noir, je peux vous assurer que j’ai été servie, et que j’en reprendrai bien encore un peu !
Après de nombreuses lectures de thrillers d’auteurs célèbres à succès, je vous avais partagé ma déception: tout le temps la même écriture, la même construction, et une fin baclée, qui m’a trop souvent gâché mon plaisir. Et bien là, rien de tout ça !

Allé, on rentre un tout petit peu dans le vif du sujet… mais pas trop, vous savez que je n’aime pas raconter l’histoire.

 » Quand on vit dans la merde, on finit par lui ressembler quoi qu’on fasse. »

C’est la vie que mène Manon, une jeune fille qui vit isolée et coupée du monde avec son père, « le père ». Elle passe ses journées à tenir la maison de manière impeccable et irréprochable pour ne pas hatiser la colère de son père, à cuisiner, et surtout à s’occuper des « poupées » qui sont à la cave … Un peu simplette, forcément, puisque tout ce qu’elle sait de la vie, elle l’apprend par ce qu’elle voit à la télé.
Autre mission pour Manon :  assouvir les besoins et désirs sexuels de son père quand les »poupées saignent » … C’est juste abominable.

La cave aux poupées: âmes sensibles, s’abstenir, croyez-moi.
Ce fut une lecture sordide, émotionnellement éprouvante (qu’il est dur à lire ce roman !).
J’avais ce besoin- malsain pour le coup- d’avancer dans l’histoire, coûte que coûte…

L’auteure m’a fait vivre un aller-retour dans les antres de l’enfer … Alors, qui sera le prochain ? Dites-moi tout !

Ma note :

10/10

Une histoire des loups

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Auteure : Emily Fridlund

Editions : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Une histoire des loups

Quatrième de couverture :

Madeline, adolescente un peu sauvage, observe à travers ses jumelles cette famille qui emménage sur la rive opposée du lac. Un couple et leur enfant dont la vie aisée semble si différente de la sienne. Bientôt alors que le père travaille au loin, la jeune mère propose à Madeline de s’occuper du garçon, de passer avec lui ses après-midi, puis de partager leurs repas. L’adolescente entre petit à petit dans ce foyer qui la fascine, ne saisissant qu’à moitié ce qui se cache derrière la fragile gaieté de cette mère et la sourde autorité du père. Jusqu’à ce qu’il soit trop tard.

L’auteure, en quelques mots :

Emily Fridlund a grandi dans le Minnesota, et vit dans la région des Finger Lakes dans l’État de New York.

Titulaire d’un doctorat en littérature de l’Université de Californie, professeur à Cornell, elle a remporté plusieurs prix pour ses écrits publiés dans diverses revues et journaux.

« Une histoire des loups » est son premier roman.

Ma chronique :

C’est vivement encouragée et conseillée par mon ami Anthony que je me suis lancée dans la lecture de ce premier roman d’Emily Fridlund.

J’ai débuté ma lecture, lu les premières pages, avide d’avancer et de comprendre ce qui clochait…
En toute franchise, quand j’ai eu terminé ma lecture, j’ai dit à Anthony que je n’avait pas accroché du tout avec l’histoitre et la construction qu’en a faite l’auteure. J’étais déçue, je n’y avait rien trouvé d’extraordinaire. J’avais trouvé ça lent, confus, fouillis…
J’ai en revanche été littéralement séduite par la description que fait l’auteure de la nature toute au lond de l’histoire. C’est tout simplement beau, sauvage et envoûtant.

Et puis j’avais malgré tout cette impression d’être passée à côté de quelque chose qui ne me quittait pas….

Alors j’ai décidé de me laisser du temps pour écrire ma chronique… et j’ai bien fait !
J’avais besoin de digérer tout ça, de faire mûrir ce que je n’avais fait qu’apercevoir au fil de ma lecture. J’ai  bien fait, mais je suis aujourd’hui contrariée de ne pas avoir apprécié ce roman à sa juste valeur.

J’ai donc fait la connaissance de Madeline /Linda, qui nous raconte une année de sa vie particulièrement éprouvante pour elle. Madeline, dont les parents sont très peu présents pour elle, est une jeune ado très solitaire, qui sait couper du bois, vider des poissons, s’occuper de ses chiens. Elle est débrouillarde, et préfère glisser sur l’eau dans son canoë plutôt que d’être à l’école.

Alors quand à travers ses jumelles elle voit s’installer une nouvelle famille de l’autre côté du lac, cela attise sa curiosité ; elle veut voir ! Et elle verra de près, de trop près même… Elle va entrer dans la vie de cette famille qui l’y aura invitée, et deviendra donc la baby-sitter du petit Paul, 4 ans.

Et c’est maintenant que débute l’histoire.
C’est maintenant qu’un trouble quasi obsessionnel s’installe dans notre esprit. On sent que quelque chose ne va pas, qu’un drame se profile dans le cours de leur histoire.
Mais quel drame ? Il va falloir être très patient, car l’auteure n’est pas décidée à tout nous dire comme ça, en quelques phrases.

Bien au contraire, Emily Fridlund va prendre tout son temps dans son écriture et dans la construction de son histoire avant de mettre fin au trouble !

Comme je vous l’ai dit un peu plus haut, quand j’ai refermé ce livre, je n’avais pas été séduite. Et dans ces cas là, je préfère attendre un peu avant de partager mes impressions de lecture, et je me permets même une deuxième lecture à ma manière.
Pour avoir échangé avec Anthony, je pense comme lui que certains livres doivent être lus en une seule fois; et c’est le cas d’Une histoire des loups.

Aujourd’hui, je peux vous assurer qu’en écrivant cette chronique, j’ai envie de le lire une deuxième, mais sans interruption cette fois !

Ma note :

7/10

L’Empreinte

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Auteur : Alexandria (Alex) Marzano-Lesnevich

Editions : 10/18

Genre : Roman

Titre : L’empreinte

Quatrième de couverture :

Etudiante en droit à Harvard, Alexandria Marzano-Lesnevich est une farouche opposante à la peine de mort. Jusqu’au jour où son chemin croise celui d’un tueur emprisonné en Louisiane, Rick Langley, dont la confession l’épouvante et ébranle toutes ses convictions. Pour elle, cela ne fait aucun doute : cet homme doit être exécuté. Bouleversée par cette réaction viscérale, Alexandria ne va pas tarder à prendre conscience de son origine en découvrant un lien tout à fait inattendu entre son passé, un secret de famille et cette terrible affaire qui réveille en elle des sentiments enfouis. Elle n’aura alors cesse d’enquêter inlassablement sur les raisons profondes qui ont conduit Langley à commettre ce crime épouvantable.

L’auteure, en quelques mots :

Alexandria (Alex) Marzano-Lesnevich est écrivaine et enseignante.

Fille de deux avocats, elle a obtenu son doctorat en droit à la Harvard Law School, où elle s’est concentrée sur des questions relatives à la peine de mort.
Elle est également titulaire d’un BA en sociologie de l’Université Columbia et d’une maîtrise en écriture documentaire de l’Emerson College.

Alexandria Marzano-Lesnevich est l’auteure de « L’Empreinte » (« The Fact of a Body: A Murder and a Memoir », 2017), salué par la critique, notamment par « The Guardian ».
Ce premier récit littéraire lui vaut de remporter le Chautauqua Prize ainsi que le Lambda Literary Award for Lesbian Memoir en 2018. Alexandria Marzano-Lesnevich est la lauréate 2019 du Prix du livre étranger JDD/France Inter et du Grand prix des lectrices de Elle-Documents 2019.
Passionnée par l’écriture et le journalisme, elle a contribué à des journaux prestigieux.
Professeure de littérature anglaise au Bowdoin College, elle vit à Portland dans le Maine.

Son site : http://alexandria-marzano-lesnevich.com/
Page Facebook : https://www.facebook.com/AMLwriter/

Ma chronique :

« Je porte ce souvenir quelque part dans mon corps, en un lieu que je ne peux contrôler, auquel je ne peux accéder pour en supprimer toute trace. Je veux tout de même en être libérée. Mais je me sens assujettie à des liens que je ne verrai jamais, ne comprendrai jamais. »

« Il n’y a aucun moyen d’échapper aux souvenirs, pas lorsqu’ils viennent de l’intérieur. »

En 2 citations, tout est dit.

L’auteure nous emmène avec elle dans les allers-retours entre sa propre histoire, les agressions sexuelles subies pendant son enfance, et celle de Ricky Langley, un pédophile coupable de meurtre sur un petit garçon de 6 ans, et condamné à mort.

Fille d’avocats, Alex Marzano-Lesnevich est fermement opposée à la peine de mort, malgré son histoire.  Mais en visionnant une vidéo d’interrogatoire de Ricky Langley, sa première rencontre avec lui, l’auteure prend pleinement conscience qu’elle serait incapable de défendre un tel monstre.

Ricky Langley lui renvoie d’une certaine manière l’image de son propre agresseur. Elle resseent alors le besoin d’aller plus loin, de comprendre ce qu’il se passe dans la tête d’un pédophile, d’un criminel…

Petit à petit, ses convictions ne le sont plus et nous assistons doucement mais sûrement à sa remise en question, lorsque la mère du petit garçon, Loreleï, demande à ce que la peine de mort à l’encontre du tueur ne soit pas prononcée. Elle ne lui pardonne pas pour autant, mais sa récation choque l’auteure meurtrie par les sévices qu’elle même à dû subir étant petite.

Et la réaction de Loreleï la traumatise d’autant plus qu’elle voit en elle sa propre mère, qui mise face à la réalité de ce qu’endurait sa fille, n’a rien- strictement rien- fait pour sauver sa fille de ce traumatisme.

Vous l’aurez compris, cette histoire qui chemine entre l’autobiographie et l’enquête journalistique, brise des tabous, des non-dits, et nous fait sortir de nos propres convictions.

Nous aussi, en tant que lecteurs, nous nous remettons en question, nous nous transposons à la place de l’auteure. Je me suis souvent demandé comment moi j’aurais réagi face à une telle violence. Je n’ai pas de réponse. Mais beaucoup de questions se sont formées dans mon esprit:
Peut-on pardonner une telle atrocité ? Doit-on pardonner ? L’appartenance à sa famille est-elle immuable ? Peut-on s’en détacher ? Et la peine de mort, pour ou contre ? Pour quelles raisons ?
Parce qu’il s’agit d’êtres humains, comme vous et moi, et pour lesquels nous ne connaissons pas la cause de leurs agissements, même si certains profilers et comportementalistes diront qu’ils ont eux-même été victimes de sévices dans leur enfance.

Ce livre est poignant, déchirant, je n’étais plus sûre de rien en le refermant.

En fait on ne lit pas l’histoire, on la vit, on la ressent, elle nous bouleverse. Elle laisse son empreinte en nous….

Ma note :

10/10

Lumière noire

lumière noire

Auteur: Lisa Gardner

Editions: Le Livre de Poche

Genre: Thriller psychologique

Titre: Lumière noire

Quatrième de couverture :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

L’auteur, en quelques mots :

Écrivaine américaine, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Autrice de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. Elle vit actuellement dans le New Hampshire.

Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision.

Elle a reçu le Grand prix des lectrices du magazine Elle en 2011 dans la catégorie policier pour son roman « La Maison d’à côté ». Lisa Gardner publie des one shots ainsi que des séries avec un ou plusieurs personnages récurrents (D. D Warren, Tessa Leoni)

Pour en savoir plus : http://lisagardner.com/

Ma chronique :

J’ai découvert Lisa Gardner il y a peu de temps au hasard des allées d’une librairie, avec  un titre qui a su encore une fois éveiller ma curiosité, « arrétez-moi », et je n’avais vraiment pas été déçue. Je me suis donc facilement laissée tentée par « Lumière noire », son dernier roman.

Une fois n’est pas coutume, je ne vous dirai que peu de choses sur l’histoire en elle-même.
Flora Dane a survécu à 472 jours d’enfermement dans un cercueil, prise au piège des mains d’un pédophile sans pitié, avant d’être retrouvée par le FBI. Bien que vivante, l’enfer qu’elle a vécu est imprégné en elle, et la prive de sa joie de vivre, de son sourire, de sa vie d’avant.
Flora est une battante, une combattante même, c’est donc sans surprise qu’elle fera tout à partir de son premier jour de liberté pour ne pas redevenir une proie…. et si on échangeait les rôles ??

Flora va donc suivre des cours d’autodéfense, va tout apprendre sur les techniques de survie, le profilage, la victimologie, et va se glisser dans la peau d’une traqueuse sans peur aucune, au sang froid exceptionnel, et au moral d’acier. Traquer, chasser, punir les violeurs, pédophiles et autres sales types deviendra sa raison de vivre, son obsession, jusqu’au jour où…. ça RE-dérape pour elle.

Vous l’aurez compris, c’est maintenant que l’histoire commence ! Et je vous laisse le soin de la découvrir si votre coeur et votre curiosité vous en dit 🙂

Mon avis est en fait très mitigé. J’ai réellement été tenue en haleine par l’histoire, pleine de rebondissements, et qui ne vous épargne rien émotionnellement, malgré quelques longueurs tout à fait acceptables.
Cependant, encore une fois, j’ai trouvé que sur la fin, cela devenait un peu du « tout et n’importe quoi ».

Une fin abracadabrante et baclée selon moi, qui gâche tout, et c’est bien dommage, car je n’ai aucun doute sur le talent de cette autrice.

Ma note :

7/10

Cauchemar

cauchemar

Auteur: Paul Cleave

Editions: Sonatine

Genre: Thriller

Titre: Cauchemar

Quatrième de couverture:

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence.

L’auteur, en quelques mots:

Paul Cleave est né à Christchurch, en Nouvelle Zélande, en 1974.

Il a travaillé comme prêteur sur gages pendant sept ans avant de se tourner totalement vers l’écriture. Il avait écrit son premier roman à 19 ans, et depuis ses premiers jours à l’école, a toujours voulu être un écrivain.

« Un employé modèle » est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution en tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle Zélande et en Australie.

Il publie ensuite « Nécrologie », « Un père idéal », « Un prisonnier modèle », « Ne fais confiance à personne ».

Ma chronique:

Me revoici, après de longues – trop longues – semaines d’absence. Alors, je n’ai ni disparu, ni été kidnappée!!! Non, non, c’est beaucoup plus simple et bien moins passionnant que ça!! J’ai « simplement » été complètement débordée par cette crise, entre des horaires de dingue au travail, ma deuxième journée de maman- et de prof… !- qui commençait le soir. J’étais épuisée et ne trouvais plus de temps pour moi et notre passion commune….

Au passage, un grand merci pour ta patience d’ange Anthony 😉

Je sors enfin la tête de l’eau, et tente de rattraper le temps perdu en vous présentant aujourd’hui Cauchemar, de Paul Cleave, auteur inconnu pour moi. J’avais lu tellement de choses positive sur ce roman que je ne pouvais pas passer à côté.

Ai-je été déçue? Certainement pas, et je vous avoue que j’en redemande!

Ce fut une lecture passionnante, angoissante, violente, sanglante et brutale.

Noah Harper, notre héros, est un ex-flic qui a perdu son travail à cause de ses méthodes peu orthodoxes. Mais c’est un fou, il est incontrôlable! Et rien ne l’arrêtera dans ses recherches pour connaître la vérité et retrouver Alyssa Stone.

Alyssa Stone a été kidnappée…. pour la deuxième fois en douze ans… L’auteur nous malmène dès le début du livre, puisqu’il nous parle de sa libération…. mais de la première! A peine notre lecture débutée, et nous voici face à une happy end?? Evidemment, non!

J’ai vraiment adoré! L’ambiance qui règne est à la fois nostalgique, mélancolique, violente. Le tout avec des touches d’humour qui n’enlèvent rien au côté thriller psychologique, bien au contraire, ça rend notre lecture encore plus addictive je trouve.

Ajouter à tout cela un fin digne d’un polar, d’un thriller, à laquelle on ne s’attend pas, et qui m’a fait espérer avoir une suite… et vous obtenez «  »Whaterver it takes », de son titre original; comprenez « tout ce qu’il faut »… Noah Harper en est la digne incarnation, et Paul Cleave nous le fait bien savoir.

Ma note:

10/10

 

 

 

Dans la forêt

dans la forêt

Auteur: Jean Hegland

Editions: Gallmeister

Genre: Roman

Titre: Dans la forêt

Quatrième de couverture:

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’éléctricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses.

L’auteur, en quelques mots:

Jean Hegland est une écrivaine américaine.

Elle commence ses études au Fairhaven College de Bellingham dans l’État de Washington, puis obtient un BA en arts libéraux de l’Université d’État de Washington en 1979.

Après avoir occupé divers petits boulots, dont des ménages dans une maison de retraite, elle décroche en 1984 une maîtrise en rhétorique et enseignement de la composition de l’université de Washington. Elle devient alors enseignante.

Ma chronique:

Nell et Eva, Eva et Nell…. l’une ne va pas sans l’autre, et pour cause.

Ces deux jeunes sœurs se retrouvent totalement seules dans la maison familiale, après qu’un double drame familial ne les frappe. Isolées en plein cœur de la forêt, elles vont devoir apprendre à se débrouiller avec les « moyens du bord »;  tout y passe et rien ne se perd. Elles ne peuvent pas se le permettre.

Au fil de la lecture, on comprend qu’il s’est également passé quelque chose de grave « à la ville »: les maisons sont vides, l’électricité est coupée, les télécom aussi. Il n’y a plus d’essence, plus de nourritures, plus de magasins. Une sorte de fin du monde qui pèse tout au long du roman.

J’ai été totalement hypnotisée par ma lecture et par la vie de robinson que vivent Nell et Eva, qui sont admirables, touchantes, et tellement courageuses. Il y a un savant mélange d’angoisse, de questions sans réponses, et de remise en question, pour ma part.
« Comment aurais-je réagi à leur place? Comment me serais-je débrouillée? Aurais-je eu leur courage? Leur foi, leur volonté? Leur force? Leur détermination? »…

J’ai aussi retrouvé avec plaisir le nature writing qui est si cher aux éditions Gallmeister et qui me fait tellement de bien ! La forêt fait partie intégrante de l’histoire, et est un personnage du livre à part entière. Elle nous suit et nous fait partager sa noirceur, sa dangerosité, mais également sa poésie, ses richesses, sa beauté…. Elle est époustouflante.

Ce roman est pur, hypnotique, oppressant. Il nous fait voir la vie sous un angle différent et nous fait réfléchir à notre condition actuelle. Et si l’opulence n’était plus, comment ferions-nous? Qu’adviendrait-il de nous? Saurions-nous passer de nos ordinateurs, de nos portables, de nos grandes surfaces, d’internet….? Pas si sûre…. La question est posée ;o)

En tout état de cause, je ne peux que vous conseiller – à l’impératif !! – de lire ce petit chef d’œuvre littéraire si ce n’est pas déjà fait.

Ma note:
10/10

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Sous le compost

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Auteur : Nicolas Maleski

Titre : Sous le compost

Genre : Roman

Editions : Harper Collins Poche

Quatrième de couverture :

Gisèle est vétérinaire de campagne, Franck s’est voulu écrivain. Il est désormais père au foyer. Pas de méprise, ce statut est une source intarissable de joie. Car en plus de lui assurer un temps précieux auprès de ses filles, il le dispense de côtoyer ses semblables.
Hormis la fréquentation de quelques soiffards, cyclistes tout-terrain ou misanthropes à mi-temps comme lui, Franck Van Penitas peut se targuer de mener une existence conforme à son tempérament : ritualisée et quasi solitaire. Son potager en est la preuve, où aucun nuisible susceptible d’entraver ce rêve d’autarcie ne survit bien longtemps. Franck traque la météo et transperce à coups de bêche les bestioles aventureuses.
Jusqu’à ce jour où une lettre anonyme lui parvient, révélant l’infidélité de sa femme.
Face à un événement aussi cataclysmique que banal, n’est pas Van Penitas qui veut. Accablement ? Coup de sang ? Répartition des blâmes ? Très peu pour lui. Franck a beau être un garçon régulier, il n’en est pas moins tout à fait surprenant et modifier son bel équilibre n’entre guère dans ses vues. Son immersion en territoire adultérin, le temps d’un été, prendra l’allure d’un étrange et drolatique roman noir conjugal.

L’auteur, en quelques mots :

Nicolas Maleski est auteur d’un premier roman, « Sous le compost » (2017), le 3e des 5 finalistes du Grand Prix RTL-Lire 2017.

Il signe avec « La science de l’esquive » (2020), un roman qui ménage un suspense de polar et déroule, dans langue où la lucidité combat à armes égales avec la causticité, l’épopée d’un antihéros insaisissable et pourtant pas si éloigné de nous.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier les Editions Harper Collins et tout particulièrement Mélusine qui dans le cadre du partenariat qu’elle a proposé à Anthony, m’a non seulement permis de participer à l’aventure, mais m’a en plus offert ce premier roman de Nicolas Maleski, Sous le compost.

Anthony et moi avons déjà lu La science de l’esquive, et vous avions fait partager nos impressions via nos chroniques ici et là.

Me revoici donc parmi vous  avec le premier roman de cet auteur, Sous le compost.

Je souris à la première phrase qui me viens à l’esprit pour commencer ma chronique… « un prêter pour un rendu » … !! En effet, Franck Van Penitas, écrivain raté, apprend par le biais d’une lettre anonyme que sa femme Gisèle, qui travaille dans une clinique vétérinaire de campagne, lui est infidèle. Elle couche avec son associé ! Franck comprend mieux les heures supp, la paperasse en retard du samedi matin et les urgences du dimanche…

Bah oui hein… « si ma femme n’avait pas commencé à me tromper, je n’aurais probablement jamais versé dans l’extra-conjugalité » !!! Oui c’est sûr… entre le dialogue et un « y a pas de mal à se faire du bien », Franck n’a pas mis longtemps à faire son choix !

Ce que vous devez savoir, c’est que dans cette famille, les rôles sont inversés: Gisèle travaille, Franck est à la maison avec leurs trois filles à éduquer, les machines à laver hebdomadaires, les courses, et sont potager qu’il travaille avec patience et passion.

Autant vous dire donc que la lettre anonyme a eu l’effet d’un choc électrique pour lui… sa femme se paye du bon temps pendant que lui rame à la maison. La vilaine….

L’histoire ne tourne pas uniquement autour de parties de jambes en l’air même s’il y en a un peu trop à mon goût- et que l’auteur ma foi les écrit sacrément bien !  Non, l’histoire est écrite sur un fond de questionnement personnel de Franck: sa vie de couple, son travail raté, ses filles, sa vie à lui.

Comme d’habitude, je ne vous dirai rien de l’histoire, mais tout au long de ma lecture, j’ai suivi Franck dans sa vie de tous les jours et il m’a beaucoup plus. Son côté agora-claustrophobe et chiant, pas toujours drôle voire parfois limite rabas joie m’a séduit. Je me suis reconnue en lui (excepté l’adultère hein, je vous vois venir !!), avec ce côté chat sauvage, allergique aux soirées « politico-correctes ». Peu enclin aux mondanités, aux discussions de courtoisie, il se sent mieux chez lui dans son potager qu’il chéri autant qu’il chérirait sa femme, qu’en ville entouré de monde.

L’écriture quant à elle est à la fois drôle mais fine, cynique, crue parfois. Pas de chichis, on va droit au but.

Ne vous attendez pas à un meurtre sanglant et à des suspects en pagaille, vous seriez déçus. Par contre, une histoire toute en finesse, avec une touche de cynisme, narrée par un personnage ronchon et atypique, je vous dis jackpot!!

Sous le compost, c’est un roman inclassable pour moi, je n’avais jamais rien lu de tel, mais je me suis laissée happée par les premières lignes, et j’en suis ravie ! En fait, j’ai eu comme l’impression de vivre moi-même l’histoire au fil de ma lecture !

Ma note :

8/10

 

Mon chien stupide

mon chien stupide

Auteur : John Fante

Editions : 10/18

Titre : Mon chien stupide

Genre : Roman

Quatrième de couverture :

D’origine italienne, Henry Molise vit en Californie, mais garde au fond de lui son rêve de partir vivre à Rome pour retrouver ses origines. Mais ce rêve est également symptomatique du mal-être qui l’habite. Auteur de scénarii minables, père de quatre ados-adultes indignes, relations instables avec sa femme, Henry se demande où est sa vraie place. Jusqu’à l’arrivée de Stupide, un énorme chien errant qui a élu domicile chez cette famille -pas si- atypique.
Ce nouveau venu va faire remonter à la surface les rancœurs, les vraies personnalités, et les vérités de chacun. Henry doit alors faire des choix entre ses rêves et sa famille, pour trouver la stabilité qui calmera ce joyeux bordel à l’américaine.

L’auteur en quelques mots :

John Fante, né le 8 avril 1909 à Denver (Colorado) et mort le 8 mai 1983 à Los Angeles (Californie), est un romancier, nouvelliste et scénariste américain.
Il commence à écrire très tôt et est avide de littérature : il se nourrit spirituellement avec Knut Hamsun, Dostoïevski, Nietzsche, Jack London et Sinclair Lewis, et fait ses premières gammes en écriture.
Ses premières nouvelles attireront l’attention du célèbre H. L. Mencken, rédacteur en chef de la prestigieuse revue littéraire The American Mercury, qui publiera régulièrement, dès 1932, la prose du jeune Fante.
En 1933, son roman La Route de Los Angeles (The Road to Los Angeles) est refusé car jugé trop cru et trop provocant (malgré une correction de son ébauche vers 1936, le roman ne sera publié qu’en 1985, après sa mort).
Son premier roman Bandini, paraît en 1938, est largement autobiographique et constitue le premier quart d’un cycle autobiographique constitué de La Route de Los Angeles, Demande à la poussière (Ask the Dust, publié en 1939), et beaucoup plus tardivement de Rêves de Bunker Hill (Dreams from Bunker Hill, publié en 1982).
À l’époque de Demande à la poussière, Fante est encore un gamin torturé et impulsif.
Sa rencontre avec Joyce, une étudiante fortunée, éditrice et écrivain, qu’il épouse en juillet 1937 lui permettra de s’adonner pendant de longs mois à ses deux passions, le golf et le jeu. Il trouve tout de même le temps d’écrire et d’éditer son plus grand succès de librairie Pleins de vie (Full of Life, 1952) dont la manne financière lui permet d’acquérir une maison à Malibu. Le succès de sa dernière parution lui ouvre aussi les portes d’Hollywood. De 1950 à 1956, John Fante vit sous le règne de l’abondance, il travaille notamment pour laFox et la MGM où il devient un scénariste important et reconnu avec les films My Man and I (1952), Full of Life (en) (1956), Un seul amour (Jeanna Eagels, 1957), Miracle à Cupertino (The Reluctant Saint) (1962), La Rue chaude (Walk on the Wild Side, 1962), Mes six amours et mon chien (My Six Loves, 1963) et le téléfilm Something for a Lonely Man (en) (1968). Il est nommé aux Writers Guild of America Award du meilleur scénario en 1957 pour Full of Life (en).
Cette carrière fut vraisemblablement alimentaire pour Fante, qui regrettait la cruauté bruyante de son travail de romancier. Il tombe alors dans un oubli relatif jusqu’à ce que Charles Bukowski, qui le vénérait, entreprenne avec son ami et éditeur John Martin de Black Sparrow Press, de rééditer Demande à la poussière. La situation matérielle de Fante s’améliore dans les années qui suivent mais Fante est désormais aveugle et cul-de-jatte à cause de complications liées à son diabète. À l’occasion de sa rencontre avec Charles Bukowski, Fante dit alors : « La pire chose qui puisse arriver aux gens c’est l’amertume. Ils deviennent tous si amers ». Peu avant sa mort, il dicte à sa femme Joyce les épreuves de Rêves de Bunker Hill. Il meurt en mai 1983, à l’âge de 74 ans.

Ma chronique :

Je vais être très franche.  J’ai acheté ce livre pour trois raisons: le titre, que j’ai trouvé drôle et intrigant. La couverture que j’ai trouvée super jolie (la couverture d’un livre m’influence beaucoup dans mes choix !). La critique du Figaro Magasine qui écrit « C’est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement bien écrit. A lire de toute urgence. » Autant vous dire que je n’ai pas réfléchis longtemps !

Au début, je ne comprenais pas où l’auteur voulait m’emmener. J’ai donc persisté dans ma lecture, ma curiosité aidant. Mais plus j’avançais dans l’histoire, et plus cette première impression s’ancrait en moi. Au point qu’une fois le livre lu et refermé, je n’en ai toujours pas saisi le sens.

Oui, c’est parfois drôle, mais rien d’extraordinaire.

Je n’ai pas vraiment vu le côté tragique de l’histoire.

J’ai lu un roman basé, selon moi, sur les relations familiales qui peuvent s’avérer difficiles tant entre époux/épouses qu’entre parents/enfants. Le narrateur et personnage qu’est le père est cynique et a un humour noir qui parfois m’a fait sourire.

L’écriture est adaptée au milieu social de la famille qui occupe la scène: franc parlé, vulgarités, cynisme, chantages affectifs.

Mais je n’ai pas saisi la trame qu’a écrite l’auteur; je n’ai pas compris son message. Je suis passée à côté. C’est la première fois que cela m’arrive en 35 ans de lecture, et j’ai dû mal à l’accepter.

J’aime comprendre, je vais donc je pense lire d’autres chroniques sur ce roman afin de mieux le cerner, et de m’apaiser.

Si certains d’entre vous l’ont lu, sauriez-vous me dire ce que j’ai râté !?

Ma note :

3/10

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Serre moi fort

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Auteur : Claire Favan

Editions : Pocket

Titre : Serre-moi fort

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

L’autrice en quelques mots : 

Claire Favan vit à Paris et exerce dans la finance. Elle écrit ses romans durant ses loisirs1. En 2010, elle publie son premier roman, Le Tueur intime, premier volume d’un diptyque consacré au tueur en série Will Edwards. Avec ce roman, elle est lauréate du grand prix VSD du polar 2010 et du prix Sang pour Sang Polar en 2011.
Elle participe à l’écriture d’un cadavre exquis, Les Aventures du Concierge masqué, publié en 2013. Avec le collectif Les Auteurs du noir, elle publie deux nouvelles dans les recueils Santé et Irradié.

Ma chronique : 

C’est avec un réel plaisir que je partage avec vous cette chronique sur une autrice que j’ai découverte cet été avec « Dompteur d’anges ». J’ai tellement été bluffée par l’écriture et le scénario, que j’en ai lu un deuxième; à l’époque, je ne partageais pas le blog avec Anthony, je n’ai pas pu vous faire part de mes retours. Avec ce troisième roman, que je vais donc chroniquer, je vais enfin pouvoir vous faire découvrir l’univers de Claire Favan. Attachez vos ceintures !

Serre moi fort, c’est au départ une histoire banale. Une jeune fille disparaît, sans explication et sans laisser de traces. Ses parents qui l’idolâtraient ne s’en remettent pas, au point d’abandonner leur fils, qui devient inexistant, transparent.

Nous suivons un premier enquêteur dans ses investigations, qui ne le mènent nulle part, et qui ne l’ont pas laissé indemne psychologiquement. Puis nous suivons un deuxième enquêteur, pour qui les choses vont mal, très mal tourner….

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas plus quant à l’histoire; ce qui m’intéresse c’est de vous donner mon ressenti, et de vous faire découvrir cette autrice dont je suis fan.

Claire Favan m’a encore une fois bluffée ! Elle est incroyable. Ce thriller psychologique est noir. Certaines scènes sont glauques, et d’une telle violence que je me suis fait la réfléxion « à ne pas laisser entre n’importes quelles mains »… âmes sensibles, s’abstenir. Vraiment….

Cependant, malgré mon enthousiasme, je vous avoue que celui-ci m’a malgré tout un peu déçue. Je m’explique…

Le roman est en 3 partie, et à la fin de première, l’autrice nous « lâche » une petite bombe en dévoilant le nom du tueur. Même si elle m’a surprise, voire même un peu déçue, je me suis dit que, la connaissant, la suite n’en serait que plus passionnante.

Sauf que la suite, surtout la dernière partie pour être précise, je l’ai trouvée tirée par les cheveux, invraisemblable, peu réaliste, exagérée. Mais pourquoi, dans quel but? Faire du thriller psycho? Justifier le côté psycho, sombre, noir, violent du roman?

Je n’ai hélas pas du tout accroché à son approche. Je n’ai pas arrêté de me dire à moi-même « pfff, non, impossible pour telles et telles raisons », « pffff, n’importe quoi, ça va trop loin, trop vite ». Bref vous aurez donc bien compris ma déception !

Et c’est hyper dur pour moi car vraiment,  cette autrice est l’une de mes favorites!

Alors je me tourne vers vous… l’avez-vous lu, et qu’en avez-vous pensé? J’ai hâte de connaître vos avis !!

Ma note : 

7/10

Le gang des rêves

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Auteur : Luca Di Fulvio

Titre : Le gang des rêves

Genre : Roman

Editions : Editions Pocket

Quatrième de couverture:

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.
Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

L’auteur en quelques mots :

Luca Di Fulvio est né le 13 mai 1957 à Rome. C’est un homme de théâtre et un écrivain italien, auteur de roman policier, de fantastique et de littérature d’enfance et de jeunesse

Avant de fonder sa propre compagnie de théâtre (Le Moveable Feast), il travaille avec Paola Bourbons, Sergio Graziani, Mario Marans, Andrzej Wajda. Il est également consultant éditorial de plusieurs maisons d’édition.

Publié en 1996, son premier roman, « Zelter », est une histoire de vampire.

Son deuxième roman, « L’empailleur » (L’impagliatore, 2000), est un thriller qui est adapté au cinéma en 2004 par Eros Puglielli sous le titre « Ochi di cristallo ».
Les droits cinématographiques de son roman « L’échelle de Dionysos » (La scala di Dioniso, 2006), dont il a aussi écrit le scénario, sont vendus avant même la parution du livre en librairie.

Sous le pseudonyme de Duke J. Blanco, il aborde la littérature d’enfance et de jeunesse avec « I misteri dell’Altro Mare » en 2002.

Luca Di Fulvio est devenu l’un des nouveaux phénomènes littéraires à suivre avec la sortie de « Le gang des rêves » (« La gang dei sogni », 2008) publié en France en juin 2016 chez Slatkine & Cie et premier tome d’une forme de trilogie. Plébiscité par les libraires et les lecteurs, le livre, qui raconte le New York des années 20 par les yeux d’un jeune Italien, s’est lentement mais sûrement transformé en best-seller. Suivra, un an plus tard, « Les enfants de Venise » (La ragazza che toccava il cielo, 2013) puis « Le soleil des rebelles » (2018).

Ma chronique :

Je termine ma lecture à l’instant, et à peine ai-je refermé mon livre que je me précipite pour écrire ma chronique ! J’ai hâte de partager avec vous mes impressions, mon ressenti, ma passion de la lecture -de cette lecture. Sauf que j’ai tellement de choses à dire, j’ai tellement adoré ce livre, je me suis tellement attachée aux personnages, j’étais tellement bien dans cette Amérique des années 1920, j’ai ressenti de telles émotions que je ne sais pas par où commencer … !

Entre vous et moi, ce livre est un pur bijou; attendez-vous à prendre une gifle…littéraire !

Le gang des rêves, c’est l’histoire de Cetta Luminata, une jeune italienne qui se fait violée et qui devient la maman d’un petit garçon. Bien décidée à vivre sa vie et à ne pas la subir, elle quitte sa terre natale pour New York. Cetta ne se plaint jamais, pourtant la vie ne lui fait aucun cadeau. Alors elle veut mieux pour son fils, sa raison de vivre, sa priorité, qu’elle élève dans le respect: le respect d’autrui, le respect des règles, des lois, le respect des femmes…

Mais comment voulez-vous devenir quelqu’un de bien quand vous êtes entourés de petites frappes, de gangsters et de gros bonnets ??!                                                                   Comme sa mère, Christmas sait ce qu’il veut, et il s’en donnera les moyens, parce qu’il a vite compris que pour y arriver, il doit se servir de sa tête et non de ses poings.                                                                                                                                                          C’est un bon garçon, qui deviendra un homme bien.

On l’accompagne dans sa quête personnelle, on le suit au gré de ses rencontres, de SA rencontre avec Ruth. Ruth n’a pas 14 ans quand elle doit faire face elle aussi à la cruauté de la vie, à la barbarie des hommes, d’un homme… elle entre, par la force des choses, bien trop vite et bien trop tôt dans le monde des adultes .

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, je souhaite que vous la découvriez par vous-même, et que vous y preniez autant de plaisir que moi ! Vraiment!

C’est beau, c’est touchant, c’est noir, c’est captivant, c’est époustouflant !

Les personnages sont attachants parce qu’on les voit évoluer les uns avec les autres.  Christmas se fait une place dans la société, Cetta ne lâche rien et arrive à amadouer Sal, un gangster au coeur plus doux que de la guimauve, et qui a fait fondre le mien!

Bref vous l’aurez compris, j’ai tout simplement adoré !

Je ne connaissais pas Luca Di Fulvio avant, l’erreur est réparée !                                            Je ne connaissais pas le Gang des rêves… aujourd’hui, je suis fière de faire partie des  Diamonds Dog !!          « Hissez les torchons et bonsoir New York » !!!!!!!!!!

L’amour, l’amitié, les rêves, l’espoir, la souffrance … on ne sort pas indemne d’une telle lecture.

Une petite citation pour terminer:

« Le sens: voilà ce qu’il avait cherché. Donner un sens à la vie, la rendre moins arbitraire. C’était ça, la perfection, non pas le succès, la réussite, le couronnement d’un rêve ou d’une ambition: c’était le sens. Ainsi dans son histoire, même les méchants trouvaient un sens à leur vie, en tout cas ils lui en donnaient un. Et chaque vie était reliée à celle des autres, comme des fils qui se croisaient et se recroisaient et finissaient par dessiner une toile d’araignée – un dessin bien réel, sans rien d’abstrait. Il n’y avait ni pathos ni ironie, que du sentiment. »

Ma note :

10/10

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