Archives du mot-clé mardi

# 172 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Au vu de la semaine et du weekend super chargés je n’ai pas avancé autant que je l’aurais souhaité sur ma lecture en cours. Du coup, je vous propose ce matin un nouvel extrait de celle-ci.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Simone Vozelle était entre les mains de Franky. Franky dressait le portrait-robot de la mystérieuse blonde. Joseph, Laurent, Thierry, Abdel et Véronique étaient au téléphone depuis une heure et demie. Numéros 3, 4, 5, 6 et 7 me zieutaient à intervalles réguliers. Je n’ai lâché aucune information sur mon état physique dégradé. Mamy devait être sur la route, au volant de sa Rover. Monique Chabert devait se remettre de sa nuit dans la chambre d’un hôtel Campanile. Le groupe du commandant Dubak était en ordre de marche. Les Zozos étaient attentifs. Je les ai rencardés sur la mystérieuse blonde. Abbe était hétéroclite ou bisexuel.

# 171 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

J’espère que vous allez bien. Pour ma part, très grosse semaine avec un démarrage d’un dossier très important à mon travail. Aujourd’hui, je vous propose un extrait du nouveau roman de François Médéline, L’ange rouge. À la fin du mois, grâce à La Manufacture de Livres je vais participer à une rencontre virtuelle avec l’auteur, hâte de vous en parler.

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Le soda m’a glacé la gorge. J’ai haussé les épaules. J’ai cherché une idée à la con dans la couleur brune du rhum arrangé. J’ai vu Mamy à travers la bouteille. Elle avait la gueule déformée d’un Boko absolument camé. Chaque fois que je cherche une idée, je tombe sur la même : Alexandra. Alexandra adore la bouteille en verre qu’elle a achetée en promo chez Habitat et le cône rouge qui sert de bouchon. Sans doute plus que notre location de la rue du Boeuf.

# 170 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Mes nuits de merde recommencent, j’essaie de réduire les cachets mais il n’y a rien à faire je me réveil très tôt et je tourne et retourne dans mon lit avec le cerveau qui est déjà à fond, pffff. Sinon, vous avez vu, nous fêtons l’anniversaire du blog avec un premier concours. Aujourd’hui, je vous partage un extrait du troisième tome de Trois Empires, une saga de fantasy débutée il y a quelques années.

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Son imagination lui jouait des tours néanmoins, il se méfiait d’eux et n’avait que peu de foi en la stratégie d’hissa. Il mettait en doute la parole de Nicolas Varinsk’Dâ. S’il avait accepté la proposition de la future reine, il y avait une raison sous-jacente, une raison qu’Alfred finirait bien par découvrir.

Il chassa ses vieilles rancoeurs et se tourna vers son bureau. Il avait demandé à Madanian – son plus ancien conseiller – de faire venir Johann dans son cabinet dès son arrivée. Depuis le départ de Constantin, le vieux roi s’était rabattu sur ses anciennes alliances. Bien que Madanian Essère ait perdu ses faveurs depuis de nombreuses années, il n’avait pu se contraindre à renvoyer celui-ci vers le domaine de son neveu.

Ils avaient été des amis par le passé, et il incombait à Madanian d’être tombé en défaveur uniquement parce qu’il avait privilégié le prince Godric au détriment de la princesse Hisha. Cela avait été une erreur.

# 169 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Hier c’était la reprise du boulotte pfff j’avais mal à la tête en rentrant. En plus j’ai une sciatique qui me fait souffrir et qui va m’empêcher d’aller au sport pendant quelques temps ça m’énerve. Bon aujourd’hui je vous propose un extrait du roman Les refuges de Jérôme Loubry, un auteur que je découvre.

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Dès lors, Vincent ne cessa de multiplier les gestes discrets à son égard et de tenter d’attirer l’attention de cette Parisienne (une provenance exotique pour quiconque avait passé toute sa vie dans une bourgade reculée).

Il prit tout d’abord plaisir à lui expliquer le fonctionnement du journal (sujet vite épuisé puisqu’ils n’étaient que deux à y travailler, lui et Pierre, le responsable d’agence) et enchaîna avec la présentation du village et de ses habitants. Le jeune homme lui décrivit divers détails de la vie quotidienne : les personnes qu’il fallait écouter, celles qu’il fallait éviter, les bonnes adresses pour se restaurer, les endroits sympas où prendre un verre…

# 168 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

J’ai pas mal lu la semaine dernière et du coup je n’ai pas pu vous partager des extraits de toutes mes lectures. Du coup cette semaine, me voilà avec mon premier roman de littérature indienne, un classique et un roman écologique en plus. J’espère que cet extrait vous plaira.

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Après avoir erré pendant deux heures sans retrouver mon chemin, je me suis soudain dit, pourquoi ne pas me diriger en regardant les étoiles. C’était l’été et Orion brillait juste au-dessus de ma tête. Mais je ne parvins pas à déterminer de quelle direction il venait. Je ne trouvai pas la Grande Ourse. Abandonnant donc l’espoir de retrouver ma route grâce aux étoiles, je laissai à mon cheval la bride sur le cou. Je parcourus ainsi quelques kilomètres avant d’apercevoir une lumière vers laquelle je me dirigeai. Dans une petite clairière se trouvait une cabane très basse, faite de branchages, devant laquelle un feu brillait, alors que nous étions en été. À quelque distance, un homme s’affairait. Il sursauta en entendant les pas du cheval et demanda : « Qui va là ? » Puis il me reconnut et, s’approchant, m’aida à descendre de ma monture avec respect.

# 167 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je vous écris cet article ce matin de Saint-Laurent Médoc où nous sommes pour quelques jours. Cela fait vraiment du bien de changer d’air. Je vous partage aujourd’hui un extrait de ma nouvelle lecture, il s’agit du roman de Mehdi Brunet, Goliat, qui est sorti le 3 septembre.

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À son arrivée, le personnel a déjà installé le cadavre sur la table de travail en suivant le protocole à la lettre.Trois personnes patientent autour. »Messieurs, lance-t-il sèchement.- Salut, Patton, lui répond Curtis, je te présente l’agent spécial Munny et l’agent spécial… »Le flic se rend alors compte que dans la confrontation il n’a même pas retenu le nom de l’adversaire du moment. »… de merde, complète Diaz instinctivement, latino de merde. »Curtis offre alors un énorme sourire à l’homme en blouse blanche. »Bienvenue dans mon univers ! » ajoute-t-il sur un ton moqueur.

# 166 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je suis toujours dans ma lecture de Dans la vallée du soleil de Andy Davidson, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans ce roman, mais maintenant c’est bon. Par contre je dois dire que je ne m’attendais pas du tout à ça et c’est un peu déroutant. Je vous partage donc un nouvel extrait.

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Elle plante son regard dans les yeux marron terne du pianiste, effleure la peau de son cou où elle boira tandis que l’allumette oubliée continue de brûler entre ses doigts. Elle se souvient du visage du petit garçon que son homme blême avait laissé pour elle sur l’oreiller dans l’hôtel des montagnes, de ses yeux vitreux de la même couleur que ceux du pianiste, de leur air aussi vague et stupide dans la mort. Le plus étrange des souvenirs, étant donné toutes les années qui la séparent de ce moment. Elle entend la voix de son homme blême – l’amour, ce n’est pas pour nous, Ruby, rien que le sang – et laisse retomber le poignet du pianiste. Il recule, le talon de son mocassin noir rate le bord du trottoir et il trébuche dans la rue. Il lâche l’allumette en sifflant et suce son pouce, puis descend la rue, se rappellent brusquement qu’il a un concert dans un restaurant, qu’il est attendu.

# 165 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je vous présente un extrait du troisième titre phare de la rentrée littéraire de septembre de chez Gallmeister. Franchement c’est du très très lourd cette année, je ne peux que vous conseillez de vous y plongez. Du coup aujourd’hui, il s’agit du premier roman de Andy Davidson, Dans la vallée du soleil.

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Le gamin était assis en habits du dimanche sur les marches de la ferme, un lapin blanc sur les genoux. Il le caressait, le berçait dans ses bras, sans quitter des yeux, depuis l’ombre généreuse qu’offrait le porche le matin, le pied de la colline herbeuse où se tenait sa mère, dos à lui, le vent agitant le bas et les manches de sa robe du dimanche, celle avec les oiseaux jaunes sur fond bleu et un col en dentelle montant. Elle se tenait comme une vis en acier posée sur la tête, en équilibre, immobile.

# 164 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

J’espère que vous allez bien et que votre début de semaine se passe bien. Vous savez je pense comment ma dernière lecture m’a chamboulé, il est donc difficile pour moi de me plonger entièrement dans un nouveau roman. Du coup, je piétine, je prend mon temps, je reviens en arrière, je ne veux pas passer à côté. Surtout qu’il s’agit du dernier roman de Benjamin Whitmer, Les dynamiteurs, il sort en librairie le 3 septembre. Benjamin Whitmer est un auteur que j’apprécie énormément alors j’ai vraiment hâte de me plonger entièrement dans son roman. En attendant, voici un extrait qui j’espère vous plaira.

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L’été, quand l’atmosphère était si chaude et si marécageuse en bas, on vivait sur le toit. Il y avait un cabanon que nous avions construit avec du bois de récupération, du papier goudronné, et des vieux bouts de tuyau de poêle que nous avions coupés en deux et aplatis à coups de semelle. À l’intérieur, on faisait notre feu sur une plaque de fer qu’on avait trouvé en bas, de sorte que nous pouvions cuisiner même quand il pleuvait ou qu’il y avait du vent.

Là, il y avait quelque chose dans notre cabanon. La chose avait envoyé valser nos casseroles et était entrée se protéger de la neige de printemps, dont une fine couche était tombée pendant la nuit.

Je quittai l’escalier et m’approchai, tournant autour du cabanon de cuisine.

Puis je reculai.

# 163 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je vous retrouve ce matin pour partager un nouvel extrait de ma lecture en cours. Je suis toujours avec Betty de Tiffany McDaniel, je dois dire que c’est un pur bonheur que de lire ce roman, l’histoire de cette petite indienne, mais je me freine, je veux savourer et du coup prendre mon temps. Je vous propose ce matin un extrait que j’aime beaucoup et qui parle à nous lecteurs que nous sommes. J’aimerais avoir votre avis sur cet extrait un peu long, mais tellement magnifique.

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betty

Il nous a fait balancer doucement, le regard fixé sur le ciel d’orage. Il y avait des choses chez mon père qui commençaient à s’écailler, comme une peinture qui vieillit. Quand je lisais les livres que j’empruntais à la bibliothèque, je pensais que mon père – comme les histoires que ces livres racontaient –  était né de l’esprit de ces écrivains. Je croyais que le Grand Créateur avait expédié ces écrivains sur la lune, portés par les ailes d’oiseaux-tonnerre, et leur avait dit de m’écrire un père. Des écrivains tels que Mary Shelley, qui avait donné à mon père une compréhension gothique pour la tendresse de tous les monstres.
Agatha Christie avait créé le mystère qui habitait mon père et Edgar Allan Poe avait conçu pour lui l’obscurité de manière à ce qu’il puisse s’élever jusqu’au vol du corbeau. William Shakespeare avait écrit pour lui un coeur de Roméo en même temps que Susan Fenimore Cooper lui avait imaginé une proximité avec la nature et le désir d’un paradis à retrouver.
Emily Dickinson avait partagé sa sensibilité de poète pour que mon père sache que le texte le plus sacré se lit dans la façon dont les êtres humains riment ou ne riment pas les uns avec les autres, laissant à John Steinbeck le soin de mettre dans le coeur de mon père une boussole afin qu’il puisse toujours vérifier qu’il était bien à l’est d’Éden et légèrement au sud du paradis. Pour ne pas être en reste, Sophia Alice Callahan s’était assurée qu’une partie de mon père resterait à jamais un enfant de la forêt, tandis que Louisa May Alcott avait mis en mots toute la loyauté et l’espoir que contenait son âme. C’était Theodore Dreiser qu’était revenue la tâche d’écrire pour mon père la tragédie américaine qui devait être son destin, non sans que Shirley Jackson l’ait d’abord préparé aux horreurs qui devaient accompagner cette tragédie.