Archives du mot-clé mardi

# 88 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Cette semaine, je vous propose un nouvel extrait du tome 6 de Cavalier Vert qui est toujours ma lecture du moment. J’adore ce livre et cette série mais il s’agit d’un gros pavé, presque 800 pages, mais je devrais en venir à bout d’ici peu.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

cavalier vert

Les jours suivants, l’hiver céda du terrain. Sous un ciel plus clair, alors que les journées s’allongeaient, la neige commença fondre – et à se transformer en verglas la nuit.

Avec son père et ses tantes, Karigan visita des musées, fit des emplettes et se régala de thé dans un salon de la rue Gryphon. À plusieurs occasions, Stevic les « laissa entres filles » pour « aller s’occuper de ses affaires ». Ou rendre visite à Larenne, soupçonnait plutôt Karigan.

En tout cas, ses proches, nota-t-elle, se montraient bien plus prudents avec elle. La traitant comme une adulte, ses tantes n’avaient plus fouillé sa chambre et elles respectaient son intimité. Même si elle attendait ça depuis longtemps, Karigan eut l’impression de voir mourrir une grande partie de son enfance. De temps en temps, elle se surprit à regretter que les siens soient un peu trop respectueux, justement …

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# 87 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Je me réveille une nouvelle fois en Normandie, avant de reprendre la route du Loiret. Comme chaque mardi, je viens partager avec vous un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

cavalier vert

Le Second Empire avait besoin d’une victoire ! Jusque-là, il y en avait eu trop peu, mais si ce sort fonctionnait, il pourrait dévaster la Sacoridie.

Si elle mettait les mains sur le roi, Grand-Mère lui promettait un calvaire qui resterait gravé dans l’histoire. Loin d’être invincible, cet homme de chair et de sang avait des faiblesses, et nul mieux que la vieille femme n’était qualifié pour en tirer parti. Le parti de la souffrance, bien entendu.

– Frappe la Cité de Sacor, je t’en supplie ! cria Grand-Mère en brandissant sa boule de neige.

Avec les élémentaux, mieux valait supplier qu’ordonner, ce qui risquait d’être pris pour une offense.

En signe d’approbation, le vent rugit et malmena les branches.

– Et sur le château, déchaîne donc ta furie hivernale !

Grand-Mère lança la boule de neige aussi haut que possible.

 

# 86 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Que s’est dur ce matin … J’espère que vous êtes mieux réveillé que moi en tout cas. Bon, on se motive et je partage avec vous comme chaque mardi un extrait de ma lecture du moment.

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Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

dix jours avant la fin du monde

Il a l’air inquiet. Il a toujours été protecteur avec elle. Et soudain, tandis que les yeux perçants de son supérieur fouillent dans les siens, Béatrice se sent faiblir. Elle n’a pas pris le temps de sonder ses pensées ou de digérer le choc qu’a provoqué la nouvelle des explosions. Elle a foncé ici pour ne pas avoir à y réfléchir. Elle a endossé son costume de super-flic, refoulant au fond d’elle-même ses sentiments personnels. Et au fond d’elle-même, elle est terrifiée.

– Je vais tenir le coup, répond-elle d’une voix trop aiguë.

– Tu vas visiter tes parents ?

Elle hausse les épaules.

– Ils ne savent pas qui je suis. À quoi ça servirait ?

– C’est toi qui vois.

– C’est tout vu.

– Je peux compter sur toi, alors ?

– Comme toujours, boss.

Béatrice se force à lui sourire, puis tourne les talons.

 

# 85 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour à tous,

Comme chaque mardi on se retrouve pour vous faire partager un extrait de ma lecture en cours. Aujourd’hui, il s’agit d’un service presse sur le thème du handicap.

les petits yeux étoilés

« La semaine suivante, j’eus l’occasion de me rendre chez Juliette. Nous devions réviser ensemble un devoir de musique. Or, il me faut vous le dire, en matière de chants, le handicap n’était pour une fois pas de mon côté. Juliette chantait comme un canard atteint de la grippe aviaire. Quant à moi, j’avais l’immense avantage d’être atteint du bon syndrome. En effet, les Williams, c’est ainsi que l’on se nomme entre nous, ont pour une grande majorité d’entre eux l’oreille absolue et une très grande sensibilité à la musique. »

 

 

# 84 – Le mardi sur son 31

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Bonjour à tous,

Cette semaine, je partage avec vous un extrait de La danse de l’ours, la deuxième aventure de Milo Milodragovitch, un détective privé très borderline créé par James Crumley.

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danse de l'ours

Nous nous dépêchâmes tous de traverser le champ pour regagner la rivière, la Royal Coachman toujours resplendissante à mon oreille. Ils burent du café, puis du whisky, puis sans que je men rende compte, l’instant d’après, mon paternel partit main dans la main avec cette splendide inconnue, remontant le courant, disparaissant derrière les saules.

– Continue à bien pêcher ce coin, Bud, me cria mon père par-dessus son épaule, hilare, et puis au pire du pire, plonge-toi la tête sous l’eau, histoire de voir si tu arrives à ferrer quelques unes de ces petites garces à ton oreille.

Je voulais également partager avec vous une des illustrations de Aude Samama se trouvant dans ce livre .

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Mais également un extrait qui m’a bien fait rire et exprimant complètement l’ambiance du roman.

J’eus envie de pleurer, et je pleurai. Mes couilles eurent envie de se carapater à l’intérieur de mon corps , et elles tentèrent de le faire , en suant sous l’effort. Je démarrai et essayai de descendre la piste en douceur, mais mon pied enfonça la pédale d’accélérateur, noyant le moteur froid, et je calai. « Ah, bordel de Dieu », m’entendis-je dire …

 

# 83 – Le mardi sur son 31

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Bonjour à tous,

Je vais partager à nouveau avec vous un extrait d’Absurditerre de Azelma Sigaux, je dois dire que j’ai vraiment du mal avec cette lecture, je ne m’attendais pas du tout à cela et je suis quelque peu déçu, mais bon il me reste que quelques pages donc je tiens le bon bout.

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absurditerre

– Les plus grands changements dans notre style de vie ont principalement eu lieu à partir de l’an 2160, reprit-il. Avant cela, malgré les multiples injustices et tragédies qu’ils ont traversées, nos ancêtres n’ont pas su remettre leur système en question. Il a fallu attendre d’immenses catastrophes pour finalement n’avoir d’autre choix que d’abolir certaines institutions telles que la Justice. Ou l’argent. Ou bien d’autres sujets de ce genre. Vous l’avez vu, c’est l’intervention d’un peuple extraterrestre qui a poussé les hommes à se poser véritablement la question de savoir s’il ne fallait pas commencer par soigner leur propre planète. Tous les chapitres du programme sont intrinsèquement liés. Il n’y a pas de guerre sans pouvoir, il n’y a pas de pouvoir sans argent, il n’y a pas de crime sans arme. C’est pourquoi toutes ces créations de l’humanité ont pris fin à quelques années d’intervalle, comme une rangée de dominos, l’une entraînant la chute de l’autre. En bref, ne voyez pas ces récits comme des dates à retenir, mais comme des leçons à en tirer.

 

# 82 – Le mardi sur son 31

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Bonsoir les amis,

La journée n’est pas terminée, alors je vais vous dévoiler un petit extrait de ma lecture en cours. Je dois vous dire que ce n’est pas évident pour moi en ce moment j’ai mal au dos depuis une quinzaine de jours et j’ai dû retourner chez le médecin, du coup je dois avoir une déchirure intercostale , et pfff qu’est-ce que cela fait mal.

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absurditerre

Leur cerveau, eux, étaient loin d’être de marbre, mais plutôt en ébullition. Les évènements, qu’ils avaient vécus ces derniers mois, et qui avaient changé leur quotidien du tout au tout, ne pouvaient pas s’effacer de leur mémoire, même avec un peu de vodka. chacun dans son coin, sans se regarder, se remémorait secrètement les épisodes de cette extravagante aventure. La nature étant bien faite, malgré la colère et la rancoeur, plus les sans-abri se creusaient les méninges, et plus les mauvais souvenirs disparaissaient pour laisser place aux meilleurs. Ils se passèrent en boucle les plus beaux passages de leur expérience commune et peu commune à la fois. Ils s’étaient rendu des services, s’étaient offert des cadeaux et du bon temps, avaient vécu confortablement sans mendier et surtout, ils avaient fait ce qu’ils aimaient.

# 81 – Le mardi sur son 31

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Bonjour les amis,

J’espère que vous allez bien. Comme chaque mardi, nous nous retrouvons sur le blog pour que je vous partage un extrait de ma lecture en cours, et quel extrait …

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fausse piste

« Et si je suis à la recherche d’un jeune gars qui est tombé dans les petits trafics de rue, je ne vais jamais bien loin. Même les piliers endurcis de la délinquance locale, ceux qui me connaissent depuis leur naissance, ceux qui me refilent ma came, refusent de m’aider à retrouver quelqu’un. Ils savent que personne n’a envie de rentrer à la maison – la maison qu’on vient de fuir -, alors ils ne me parlent pas, et quand les gens ne me parlent pas je suis authentiquement infoutu de retrouver mon trou du cul avec ma propre main gauche.
« Alors gardez votre argent. Si vous voulez que quelqu’un s’occupe de votre petit frère, allez voir la police. Ces enfoirés sont peut-être pourris mais ils ne coûte pas cher. Moi je suis pourri et je coûte cher. Je ne suis même pas un très bon détective. Je peux trouver une femme nue dans une chambre obscure, mais pas si elle court … Merde, dis-je en essayant d’imiter sa façon de soupirer et en découvrant que j’étais maintenant debout, lourdement appuyé sur le rebord de mon bureau, pris du léger tremblement typique de l’homme qui a plus besoin d’une rasade de whiskey qu’il n’a besoin de franchise. Alors j’ouvris le tiroir et je m’en offris une.

# 80 – Le mardi sur son 31

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Bonjour à tous,

Je vous propose aujourd’hui un extrait de Résilience, un roman entamé et fini hier et dont ma chronique ne devrait pas tarder à arriver sur le blog.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

résilience

– Tu n’as aucune idée de qui tu as affaire, rétorque Vincent lui envoyant son poing dans la figure.

Yassir l’esquive aussitôt avant de le frapper à l’estomac. Le souffle court, Vincent s’étale sur le sol en haletant. Yassir enjambe Vincent et s’accroupit sur lui. Il attrape ses longs cheveux blonds qui cachent des yeux gris et délavés. Un regard sans vie.

Vincent gémit, l’Arabe tire de toutes ses forces sur son cuir chevelu.

– Putain ! Lâche-moi !

– Je ne reçois d’ordres de personne, et encore moins d’un petit connard qui veut s’imposer dès son premier jour.

– Tu ne sais pas de quoi je suis capable …

# 79 – Le mardi sur son 31

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Bonjour à tous,

Toujours dans ma lecture du premier tome de Trois Empires, je vais donc partager avec vous un nouvel extrait. Je dois dire que j’aime vraiment bien cette lecture, c’est de la bonne fantasy mais pour le moment je n’ai pas de grosse surprise.

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Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Trois-Empires-min

« En pénétrant dans le village, Alfred frissonna ; le lieu était lugubre et peu accueillant. Il s’élevait vers l’amont de la montagne et se terminait par une petite maisonnette. Il n’y avait que peu d’habitants à l’extérieur des maisons, la plupart d’entre eux étaient à l’intérieur, observant par les petites ouvertures, creusées dans les murs, les nouveaux arrivants.
En détaillant leurs visages, ils virent que la plupart des habitants semblaient hostiles et apeurés par leur arrivée. Les deux jeunes princes furent conduits jusqu’à une maison de pierres.
Une petite femme attendait devant celle-ci, un châle marron sur ses épaules maigres. Elle observa les jeunes princes tour à tour avant de baisser les yeux devant le chef du village. Il n’eut pas un regard pour elle alors que ses hommes transportaient le cadavre de son frère dans la maison. »