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Une journée pourrie au paradis des truites

Auteur : John Gierach

Édition : Gallmeister

Genre : Nature Writing

Titre : Une journée pourrie au paradis des truites

Quatrième de couverture :

La contemplation des rivières inspire à John Gierach bien plus qu’une belle description de paysages émaillée de secrets de pêche à la mouche. À sa manière sensible et personnelle, il donne vie aux moments et aux choses. Il capture l’essence d’expériences anodines avec l’esprit, le détachement et l’humour d’un sage oriental. Pour un pêcheur, l’oeuvre de Gierach est un pur régal. Pour un non-pêcheur, elle est une réflexion sur notre place dans le monde, qu’on se trouve en pleine nature sauvage ou bien installé dans son fauteuil.

Quelques mots sur l’auteur :

John Gierach est sans conteste le plus célèbre des “écrivains-pêcheurs” américains.

Il grandit dans le Middle West où il suit un cursus de philosophie, avant de s’installer dans l’Ouest américain et d’y découvrir la pêche à la mouche, qui deviendra la grande passion de sa vie.

Installé depuis plus de trente ans à Lyons, dans le Colorado, il est l’auteur d’une vingtaine de livres et collabore régulièrement à divers magazines de pêche et d’activités de plein air. Il tient également une chronique mensuelle dans le New York Times.

Ses textes mêlent les récits plein d’humour de ses aventures de pêche à des réflexions inspirantes sur les grandes questions universelles de l’existence humaine. En 1994, il a reçu le prix Roderick Haig-Brown, décerné par la Fédération Américaine des Pêcheurs à la mouche, qui récompense une œuvre littéraire incarnant la philosophie de la pêche à la mouche et faisant montre d’un profond respect pour les rivières et leurs habitants.

Ma chronique :

Cela faisait longtemps que les romans de John Gierach me faisaient de l’œil. Il s’agit d’un des auteurs marquant chez Gallmeister. Mais voilà, la pèche à la mouche ne m’attirait pas plus que cela, peur de m’ennuyer pendant mes lectures. Malgré cela, j’ai acheté il n’y a pas longtemps, Une journée pourrie au paradis des truites et j’ai décidé de le lire pour #lemoisaméricain organisé sur Instagram.

Et maintenant, me direz-vous ? Et bien, j’aurais pu, j’aurais acheté un billet pour les États-Unis et me serais envolé pour aller pécher dans les rivières décrites par John Gierach. Mais pourquoi n’ai-je pas lu cet auteur plus tôt ? Mais quelle erreur, cette lecture a tellement été rafraichissante. Il y a tellement d’humour et d’intelligence dans la plume de cet auteur. Je n’y connaissais absolument rien en pèche à la mouche, mais cela n’a en rien gêné ma lecture, j’ai eu l’impression de découvrir plein de choses, c’est génial.

John Gierach est en plus plein d’auto-dérision, c’est un régal. Il nous offre plusieurs moments de pèche et plusieurs réflexion sur ce sport et sur la nature qu’il l’entoure chaque jour. J’ai lu quelque part que lire Gierach, c’est comme partager le café du bivouac, et c’est exactement cela. L’impression de partager un moment au bord de la rivière, avec son pote, la canne à la main ou en train de boire un verre, à partager des souvenirs et à refaire le monde.

Mais attention, ne nous y trompons pas derrière l’humour et la bonhomie du pécheur, il y a l’écrivain qui à travers sa plume dresse un magnifique portrait de son Amérique des rivières et des lacs. Il y a l’écrivain qui subtilement inculque à ses lecteurs l’amour de la nature sauvage et du respect que tous nous devons avoir envers celle-ci. Et bien Monsieur Gierach, pour moi, le message est passé et j’espère bien un jour avoir la chance de profiter d’une partie de pèche à la mouche sur une des rivières que vous décrivez si bien.

Voilà donc un roman nécessaire, un roman sur la pèche et sur la nature. Un roman à partager.

Ma note : 10/10

Atmosphère

Autrice : Jenny Offill

Édition : Dalva

Genre : Contemporain

Titre : Atmosphère

Quatrième de couverture :

Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Et si, comme Lizzie on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéos. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école.

Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons.

Quelques mots sur l’autrice :

Jenny Offill est née en 1968 et a passé sa vie aux quatre coins des États-Unis. Après ses études, elle exerce une foule de petits boulots (serveuse, caissière, secrétaire médicale, etc.) avant de publier son premier livre en 2000. Elle est aujourd’hui l’autrice de trois romans salués par la critique et distingués par diverses reconnaissances littéraires et de plusieurs ouvrages pour la jeunesse. Jenny Offill est également professeure de littérature et éditrice free-lance.

Ma chronique :

Les éditions Dalva nous proposent comme troisième roman, Atmosphère de Jenny Offill, autrice américaine, et quelle belle idée, ce roman est comme annoncé sur la quatrième de couverture un incontournable pour les amoureux de l’Amérique.

Lizzie est bibliothécaire, a la quarantaine, une famille à porter sur ses épaules et est un peu philosophe. De plus, elle a accepté un second job et répond à des emails qui sont destinés à une spécialiste de la crise climatique. Du coup, elle nous offre ses disgressions sur la vie, elle nous fait vivre ses rencontres et nous dévoile les échanges mails auxquels elle répond. La forme est parfaite, même si au premier abord cela peut-être perturbant.

J’ai aimé le climat de ce roman, entre éco-anxiété, psychose sociale et peur de l’avenir. Nous sommes juste avant et juste après l’élection de Trump. C’est le moment où l’Amérique est assez divisée et où les peurs pour l’avenir surgissent. Alors entre des lecteurs un peu décalés, un frère complètement nocif et un mari juif et parano, cette mère de famille à de quoi bien cogiter.

Il y a plein d’humour dans ces pages, Jenny Offill par le biais de Lizzie nous fait partager une vie plutôt classique mais perturbée par ce qu’il se passe dans le monde et aux États-Unis, c’est extrêmement bien écrit et parfaitement dosé.

Une lecture qui amène à réfléchir tout en étant à la porté de tous. C’est le genre de livre qui aide à comprendre la société d’aujourd’hui. Il faut le lire et ne pas passer à côté.

Ma note : 10/10

Fay

Auteur : Larry Brown

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Fay

Quatrième de couverture :

À dix-sept ans à peine, Fay fuit une vie de misère. Elle s’élance sur les routes du Mississippi pour gagner la mer et un autre avenir. Elle n’a pas mis les pieds à l’école depuis longtemps, ignore beaucoup des règles de la vie en société et ne sait pas vraiment ce que les hommes attendent des femmes. Belle, lumineuse et parfois inconsciente, elle trace sa destinée au hasard de ses rencontres, s’abandonnant aussi facilement qu’elle prend la fuite. Mais cette femme-enfant, qui ne réalise qu’à demi l’emprise qu’elle exerce sur ceux qui croisent son chemin, laissera dans son sillage une traînée de cendres et de sang.

Quelques mots sur l’auteur :

Larry Brown est né en 1951 près d’Oxford, dans le Mississippi, où il a habité toute sa vie. Passionné par la pêche, la chasse et la lecture plus que par les études, il a exercé des métiers aussi divers que bûcheron, peintre en bâtiment ou droguiste, puis a été pompier pendant dix-sept ans avant de se consacrer uniquement à la littérature. Il est le seul écrivain à avoir reçu à deux reprises le prestigieux Southern Book Award for Fiction.

Il est décédé en novembre 2004.

Ma chronique :

Voilà un nouveau Totem de lu et un nouvel auteur de découvert. J’avais hâte de lire Larry Brown après en avoir entendu beaucoup de bien sur Bookstagram.

A la lecture du résumé, j’ai tout de suite su que ce roman allait me plaire. J’aime lire les histoires de filles / femmes qui partent de loin et qui vont essayer de s’en sortir le mieux possible dans la vie. Ici, c’est l’histoire de Fay, 17 ans, qui vient de quitter sa famille pour se protéger des agressions de son père et de l’attirance perverse qu’il peut avoir vis à vis d’elle. Elle est seule, avec très peu d’éducation, très peu d’argent mais elle est terriblement belle. Elle veut rejoindre la mer qui est selon elle, le bout du chemin, avec un travail et un logement à la clef. Mais bon, vous vous en doutez, rien ne va se passer comme elle le souhaite.

Fay va donc rencontrer sur sa route, des personnes mal intentionnées qui veulent abuser d’elle, mais également de bons samaritains. Le problème qui se pose, c’est que malgré toute la bonne volonté dont elle fait preuve, le malheur arrive toujours, comme une sorte de malédiction qui plane au dessus d’elle. Fay attire les hommes, elle a une sorte de pouvoir sur eux, sans s’en rendre bien compte, cette femme/enfant fait ressortir le pire et le meilleur chez chacun d’eux.

Voilà donc un très bon roman noir, sur cette Amérique qui me passionne tant, cette Amérique paumée, cette Amérique d’alcool, de drogue et de sexe. J’ai passé un excellent moment de lecture, malgré je dois l’avouer quelques longueurs parfois, mais c’est aussi ce qui donne cette espèce de noirceur à la lecture. Je découvre Larry Brown avec ce roman, et je découvre un grand auteur, j’ai plusieurs de ses romans dans ma PAL que je vais m’empresser de lire.

Ma note : 09/10

True Story

Autrice : Kate Reed Petty

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : True Story

Quatrième de couverture :

Talentueuse mais solitaire, Alice Lovett prête sa plume pour écrire les histoires des autres. Pourtant elle reste hantée par la seule histoire qui lui échappe : sa propre vie. Une simple rumeur, lancée en ce lointain été 1999 par deux ados éméchés, a embrasé en un rien de temps toute la communauté. Que s’est-il réellement passé sur la banquette arrière de cette voiture alors qu’ils ramenaient Alice, endormie, chez elle ? Accusations, rejets, déni, faux-semblants… la réalité de chaque protagoniste vacille et reste marquée à tout jamais. Et quand le présent offre une chance de réparer le passé, comment la saisir ? Faut-il se venger ou pardonner ? Ou mieux vaut-il tout oublier ? Mais peut-on oublier ce qu’on n’a jamais vraiment su ?

 
Construit comme un piège machiavélique qui bouscule les certitudes, True Story explore la fluctuante tension entre fiction et réalité et la manière dont notre société diffuse et affronte la rumeur

Quelques mots sur l’autrice :

Kate Reed Petty est diplômée de l’université de St Andrews, en Écosse, et vit à Baltimore, Maryland. Elle a publié dans plusieurs magazines, et ses courts métrages ont été montrés au Maryland Film Festival. Elle est co-autrice de la bande dessinée pour enfants Chasma Knights.

Ma chronique :

True Story est le premier roman de Kate Reed Petty, il fait parti de la rentrée littéraire de Gallmeister, que je remercie beaucoup pour me l’avoir envoyé. Vous pourrez le retrouver en librairie dès le 19 août.

Dans quel état serions nous si l’on apprenait que l’on avait abusé de nous mais que l’on en gardait aucun souvenir, comme un grand trou noir ? Seuls les ragots sont là pour nous dire qu’il s’est passé quelque chose. C’est ce que va nous raconter Alice, personnage inventé par Kate Reed Petty.

Ce roman, je l’ai dévoré. De part son originalité dans sa construction et part la plume de l’autrice, tout est fait pour rendre notre lecture addictive. Les chapitres alternent entre le point de vue d’un homme qui est spectateur de ce qu’il s’est ou qui ne s’est pas passé, entre des morceaux de scénarii de films écrient par Alice et sa meilleure amie à l’adolescence, entre des mails envoyés par Alice et enfin entre le point de vue de cette dernière. C’est comme dit plus haut absolument original.

Il y a une sorte de tension qui monte tout au long de notre lecture, par moment on se demande même où veux nous emmener l’autrice, mais au final c’est comme les pièces d’un puzzle, Alice les rassemblent pour comprendre et nous lecteurs nous assistons à sa reconstruction jusqu’à un final que je n’ai pas vu venir, terriblement efficace.

Peut-être encore plus que l’histoire, c’est la construction de ce roman qui m’a plu. Mention spéciale au chapitre avec les lettres de candidature pour l’université, j’ai trouvé cela génial, c’est à ce moment là que l’on entre vraiment dans la tête de Alice. Psychologiquement j’ai trouvé cela grandiose.

Autre chose intéressante, c’est un peu la trame secondaire de l’histoire, cette Amérique où il faut toujours se battre et être les meilleurs, cette pression constante sur tous, notamment sur les jeunes.

Alors, ce n’est pas un coup de cœur, même si j’ai adoré. Encore un très bon roman que nous a déniché Gallmeister.

Ma note : 10 / 10

Sortis des bois

Auteur : Chris Offutt

Édition : Gallmeister

Genre : Nouvelles

Titre : Sortis des bois

Quatrième de couverture :

— C’est où, chez vous ?
— Kentucky.
— Quelle partie ?
— Celle que les gens quittent.
Le déracinement, la route, l’errance, comme une part de l’identité de l’Amérique profonde. Huit histoires de petites gens du Sud qui survivent de leur mieux, entre jobs précaires et bouteille, violence quotidienne et solitude, espoir et résignation. Le portrait saisissant d’un univers dont la rudesse exprime une sensibilité à fleur de peau, par l’auteur du magnifique Nuits Appalaches.

Quelques mots sur l’auteur :

Chris Offutt naît en 1958 et grandit dans le Kentucky, sur les contreforts des Appalaches, au sein d’une ancienne communauté minière. Il est issu d’une famille d’ouvriers. Une fois son diplôme en poche, il entreprend un voyage en stop à travers les États-Unis et exerce différents métiers pour vivre.

En 1992, il publie un premier recueil de nouvelles, Kentucky Straight, qui est encensé par Jim Harrison, James Salter et Larry Brown. Cet ouvrage est suivi en 1997 par Le Bon Frère, son premier roman. 

Pendant les vingt années suivantes, Chirs Offut délaisse la littérature pour le cinéma. Il travaille à Hollywood, où il est scénariste de plusieurs séries télévisées, parmi lesquelles True Blood et Weeds. Il revient au roman avec Nuits Appalaches. Il est également l’auteur de chroniques parues dans de nombreuses revues et journaux, dont le New York Times et Esquire.

Il vit aujourd’hui dans le Mississippi sur une vaste propriété isolée, et partage son temps entre l’enseignement, l’écriture et le jardinage.

Ma chronique :

Enfin, je découvre Chris Offutt, cet auteur américain dont j’entend tant parler. C’est donc à travers ce recueil de huit nouvelles sortis au mois de juin que j’ai fait connaissance avec sa plume. Je remercie d’ailleurs Gallmeister pour cet envoi.

Alors, j’aime bien de temps en temps lire des nouvelles, je trouve que c’est un exercice qui permet de découvrir le talents des auteurs(rices) qui s’y adonnent. En effet, réussir à faire passer des émotions, à faire voyager et à raconter une histoire en quelques pages ne doit pas être exercice aisé. En tout cas, avec Sortis des bois, Chris Offutt réussi à merveille à cocher tous les points.

De ce que j’ai pu en lire, Chris Offutt écrit et raconte le Kentucky et c’est bien le cas dans ces nouvelles. Il nous parle également de ses habitants, qui pour une raison ou une autre sont partis et revenus ou tout simplement partis pour de bon. En fait, il nous parle du déracinement, des liens qui peuvent nous unir à la terre de notre naissance. Dans notre culture européenne, ce n’est pas quelque chose de marquée, mais aux États-Unis – surtout dans les états centraux, dans l’Amérique profonde – c’est une notion très forte. Les racines et l’attachement à la terre. C’est ce qui transpire des huit nouvelles de ce recueil. Cela, mais également le fait que une fois que vous êtes partis, vous devenez presque un intrus quand vous revenez sur les terres qui pourtant vous on vu naître. C’est magnifiquement bien écrit par Chris Offutt.

Après, on va aussi y retrouver tout ce que j’aime dans cette littérature, des âmes blessées, en perdition, qui cherchent un sens à leurs existences. C’est de la littérature noire, avec son lot de violence, d’alcool et bien entendu d’armes. Chris Offutt, raconte l’Amérique des laissés pour compte, l’Amérique des terriens, des hommes des champs, des bois et des plaines.

Chose intéressante à souligner selon moi, et ce n’est pas forcément le cas dans tous les recueils de nouvelles que j’ai eu l’occasion de lire, il n’y a pas de textes qui va prendre l’ascendant sur un autre, ou inversement. Ils sont tous égaux de mon point de vue. Il n’y en a aucun que je n’ai pas aimé.

Me voilà donc ultra satisfait de cette lecture rapide. J’ai maintenant très envie de lire les romans de Chris Offutt, à commencer certainement par Nuits Appalaches.

Ma note : 10/10

Kingdomtide

Auteur : Rye Curtis

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Kingdomtide

Quatrième de couverture :

Seule rescapée d’un accident d’avion, Cloris Waldrip, soixante-douze ans, se retrouve piégée au fin fond des montagnes du Montana. Face à la nature impitoyable, elle ne peut compter que sur sa ténacité pour survivre. La ranger Debra Lewis, résolue à la secourir, se lance sur sa piste, suivie de quelques autres sauveteurs. Mais les jours passent, et l’espoir s’étiole. Quand, épuisée, Cloris se trouve confrontée à ce qu’elle prend pour un miracle, puis pour un fantôme, elle hésite à en croire ses sens. Mais s’il existe quelque part un royaume des spectres, ce pourrait bien être dans les forêts du Montana.

Emplie d’éléments naturels envoûtants, cette surprenante aventure réunit des personnages troublants et inattendus qui s’accrochent désespérément à la vie.

Quelques mots sur l’auteur :

L’auteur est né au Texas où il a grandi dans un ranch isolé. Diplômé de l’université de Columbia, il vit maintenant dans le Queens à New York. Kingdomtide est son premier roman.

Ma chronique :

J’aime les éditions Gallmeister, ça vous le savez déjà, mais voilà qu’une fois encore j’ai un gros coup de coeur pour un de leur roman. Le premier de Rye Curtis, un jeune auteur, Kingdomtide un livre à la couverture et au contenu hypnotique.

Oh oui, j’ai complètement été hypnotisé par cette histoire et par la plume de Rye Curtis. Pourtant, de base le thème ne m’attirait pas plus que cela, il faut dire qu’avoir un accident d’avion et être le seul survivant dans une la nature fait parti de mes pires angoisses. Mais là, c’est juste fantastiquement bien écrit. Je suis hyper impressionné par la maturité de l’écriture de l’auteur qui est plutôt jeune. Il y a une réelle force dans son écriture, je me suis carrément cru dans la Bitterroot en compagnie de Cloris.

Alors on est dans du Nature Writing c’est certain, avec la montagne, la forêt, la rivière, les animaux sauvages, comme dit plus haut on s’y croirait. Mais ce n’est pas que cela, c’est un roman avec des personnages tous plus barrés les uns que les autres, c’est génial, on ne s’ennui pas une seconde. D’un côté il y a Pete et Claude qui sont à la recherche d’une espèce de fantôme, ensuite il y a Bloor et Jill, le père et la fille vraiment, mais vraiment déjantés et qui gère un peu tout ce petit monde il y a Debra Lewis, consommatrice hallucinante de Merlot (certainement le mot qui revient le plus dans ce roman, demandez donc à ChinooK 😉 ). Cette dernière est carrément dézinguée par la vie, elle n’a pourtant pas quarante ans, mais c’est la seule qui croit dur comme fer que Cloris est en vie et qui organise des recherches. Il y a donc aussi Madame Waldrip avec ses soixante douze ans et une force pour la vie qui pourrait être un exemple, c’est d’ailleurs malgré les épreuves qu’elle traverse, certainement la plus sensée de tous. Elle va vivre et survivre dans ces montagnes des choses dingues et elle n’est peut-être pas toute seule dans ces contrées sauvages.

Mais c’est également un roman qui explore la nature humaine, qui parle de la vie, de solitude et des relations entre chacun. J’ai beaucoup aimé quand Cloris raconte sa vie dans le Texas avec un regard très critique c’est excellent. La relation entre Lewis et Jill est également très intéressante. L’ambiance et les situations sont parfois dérangeantes mais cela fait parti du tout et j’ai trop aimé.

Vous l’aurez compris j’ai tout aimé dans ce roman, un véritable coup de coeur. Un roman pour lequel j’ai eu de la peine de tourner la dernière page et que je vous recommande fortement. Je ne les pas vu beaucoup tourner sur les réseaux et c’est vraiment dommage.

Ma note : 10 / 10

À chacun sa mort

Auteur : Ross MacDonald

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : À chacun sa mort

Quatrième de couverture :

Dans une maison décrépite de Santa Monica, une veuve glisse dans la main de Lew Archer 50 dollars pour qu’il retrouve sa fille Galatea, disparue depuis Noël. Ça n’est pas cher payé et les indices sont minces, mais une photo de la séduisante jeune femme achève de convaincre le détective. Galatea semble en danger : elle a été vue pour la dernière fois en compagnie d’un malfrat notoire. Des quartiers pauvres de San Francisco aux villas de Palm Springs, dans un monde gouverné par les commerces illicites, les cadavres s’accumulent et la ravissante disparue mène un jeu des plus troubles.

Quelques mots sur l’auteur :

Ross Macdonald, de son vrai nom Kenneth Millar, naît en 1915 en Californie. Lorsqu’il est âgé de quatre ans, sa famille s’installe au Canada. Son père quitte alors le foyer familial et le jeune garçon grandit dans la pauvreté. Il connaît une adolescence violente, à la limite de la délinquance.

À la mort de son père, un petit héritage lui permet d’entrer à l’université. Sa mère meurt en 1935. Après deux années passées à voyager en Europe, il revient au Canada, où il reprend ses études et épouse en 1938 Margaret Sturm, qui s’illustrera elle aussi dans le monde du polar sous le nom de Margaret Millar.

Il enseigne pendant quelques années avant de rejoindre l’US Navy dans le Pacifique. À son retour de la guerre, il s’installe en Californie et publie un premier roman, The Dark Tunnel, en 1944, sous son véritable nom. Trois autres romans suivront avant la publication, en 1949, de Cible mouvante. Celui-ci paraît sous le pseudonyme de « John Macdonald », que l’auteur ne tardera pas à remplacer par celui de « Ross Macdonald ». La série dont Lew Archer est le héros est née. 


Mais si la carrière de Ross Macdonald décolle à ce moment-là, sa vie privée le condamne traverse plusieurs épreuves. Son mariage bat de l’aile et il tente de se suicider. En 1956, sa fille unique Linda, alors âgée de dix-sept ans, est impliquée dans un homicide involontaire. Trois ans plus tard, alors qu’elle est en liberté conditionnelle et sous traitement psychiatrique, elle disparaît pendant une semaine avant d’être finalement retrouvée dans le Nevada.


Dès lors, l’œuvre de Ross Macdonald connaît un tournant. Les aspects les plus sombres et les plus troublants de son expérience personnelle entrent dans ses romans : enfants perdus, adultes aux prises avec les regrets, secrets de famille. Ses personnages gagnent en nuance et en profondeur. 


En 1969, une poignée de journalistes organisent ce que l’on appellera la “conspiration Ross Macdonald” : décidant de dépasser le présupposé selon lequel le polar est un sous-genre littéraire, ils s’accordent pour publier de concert des articles majeurs destinés à pousser l’auteur sur le devant de la scène littéraire. À partir de cette date, les romans de Ross Macdonald deviennent des best-sellers ; il fait même la une de Newsweek en 1971. Des millions d’exemplaires sont vendus et le roman policier acquiert grâce à lui ses lettres de noblesse.


Ross Macdonald meurt en 1983 à l’âge de soixante-sept ans. Il est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands écrivains de romans noirs. James Crumley disait avoir relu dix fois son œuvre et James Ellroy lui a dédicacé le premier volume de sa trilogie Lloyd Hopkins.

Ma chronique :

Comme vous le savez, je me suis donné comme but de faire la collection de tous les Totems, la collection poche de chez Gallmeister. Et comme fin février je n’avais pas de lectures prioritaires dans le cadre de mes partenariats, j’ai donc pioché sur l’étagère dédiée à cette collection. Me voilà donc à découvrir Ross MacDonald avec, À chacun sa mort. En le commençant je comprend rapidement qu’il s’agit d’une série avec comme détective Lew Archer. Ce roman est le troisième de la série mais hormis ne pas trop en savoir sur l’histoire du détective cela ne gène pas la lecture.

Bon je vous le dis tout de suite, ce n’est pas ma meilleure lecture de l’année. En fait je crois que je m’attendais à retrouver du Crumley (si vous ne connaissez pas allez voir ici, ici, ici et ici) mais ici nous avons droit à un polar à mon sens moins noir. Par contre en lisant la biographie de Ross MacDonald, qui soit dit en passant n’a pas eu une vie très facile, j’ai cru comprendre que ce côté noir justement allait crescendo dans cette série. Du coup, je compte bien lire les trois premiers puis ensuite me les faire dans l’ordre. C’est une série qui compte treize enquêtes donc j’ai quoi faire.

Après, j’ai tout de même passé de bons moments avec ce roman, surtout grâce à Lew Archer, le narrateur et le détective. Il est je trouve super désabusé et met beaucoup d’ironie dans la manière de raconter ce qu’il se passe. J’ai apprécié les personnages, des laissés pour compte. Et cette ambiance de la côte Ouest des États-Unis avec le soleil qui tape sur la tête. Ross MacDonald à vraiment le sens de la tournure c’est excellent pour ça.

Concernant l’enquête, franchement il n’y a pas de quoi cassé trois pattes à un canard. J’ai d’ailleurs été un peu perdu et n’ai pas forcément tout compris. Ce qui est plutôt intéressant (et un un plus par rapport à Crumley) , c’est le côté procédurier avec la collaboration, ou non, avec la police locale, j’ai trouvé ce point vraiment sympa.

Vous l’aurez donc compris, ce n’est pas une lecture qui restera dans les annales mais c’est un roman qui m’aura permis de découvrir Ross MacDonald et son célèbre détective Lew Archer.

Ma note : 06 / 10

La peine du bourreau

Autrice : Estelle Tharreau

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : La peine du bourreau

Quatrième de couverture :

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.
Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Quelques mots sur l’autrice :

Après avoir travaillé dans le secteur privé et public, cette passionnée de littérature sort son premier roman en 2016, Orages, suivi de L’Impasse en 2017. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture.

Ma chronique :

Encore une fois un grand merci à Joël et aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman qui sort le 1er octobre en librairie.

Et c’est un grand roman que nous avons là. Un roman que j’ai dévoré en quelques heures, un véritable page turner.

Alors pour ou contre la peine de mort ? Voilà ce à quoi nous sommes confrontés dans ce roman. Nous allons passé quatre heures avec un bourreau, quatre heures pendant lesquelles le destin d’un être humain se joue.

Estelle Tharreau que je ne connaissais pas avant la lecture de ce roman nous offre ici un très très bon roman, une critique acerbe de l’Amérique et un débat enflammé sur la peine de mort. Nous sommes dans une prison du Texas, état du Sud des États-Unis, un état encore très encré dans les vieilles valeurs anti-noir, ultra-religieux, moralisateur, bref un état où il ne fait pas bon vivre.

Avec le bourreau McCoy nous allons revivre les quatre vingt dernières années des États-Unis et du Texas à travers les différentes exécutions dont il a pris part mais également à travers l’histoire du condamné numéro 0451. C’est vraiment une critique du système américain avec les erreurs judiciaires, les condamnés à la va-vite car, bah oui il est noir c’est forcément lui le coupable… Tout ce que j’ai en horreur aux États-Unis.

Qu’il est intéressant d’avoir le point de vu du bourreau, le dernier maillon de la chaîne, lui qui est juste là pour exécuter un ordre… un homme. Il y a à travers ces confessions une sorte de repentir, un mal-être profond d’avoir pris la vie d’hommes qui ne le méritait pas mais qui sous des prétextes politiques ou de soi-disant normalité sont passés de vis à trépas. Et dans le même temps une colère immense envers la société qui au contraire va laisser de véritables monstres poursuivent leurs vies.

C’est un roman noir comme je les aime et français chose assez rare pour le souligner. C’est un grand roman que je conseille à tous.

Ma note : 10 / 10

Le sang ne suffit pas

le sang ne suffit pas

Auteur : Alex Taylor

Édition : Gallmeister

Genre : Aventure

Titre : Le sang ne suffit pas

Quatrième de couverture :

1748. Dans les montagnes enneigées de l’Ouest de la Virginie, un voyageur affamé arrive près d’une cabane isolée. Reathel erre depuis des mois, flanqué d’un dogue féroce. Mais l’entrée lui est refusée par un colon hostile qu’il n’hésite pas à tuer. Il découvre alors à l’intérieur une jeune femme, Della, sur le point d’accoucher. L’enfant naît dans cette solitude glaciale. Pourtant, le froid, la faim et l’ourse qui rôde dans les parages ne sont pas les seuls dangers pour la mère et le nouveau-né. Car ce dernier a été promis à la tribu Shawnee : c’est le prix à payer pour que Blacktooth, leur chef, laisse les Blancs du village environnant en paix. Alors que les Shawnees se font de plus en plus impatients, le village envoie deux frères à la poursuite de Della, désormais prête à tout pour sauver son bébé.

Quelques mots sur l’auteur :

Alex Taylor vit à Rosine, Kentucky. Il a fabriqué du tabac et des briquets, démantelé des voitures d’occasion, tondu des pelouses de banlieue et aussi été colporteur de sorgho pour différentes chaînes alimentaires. Il est diplômé de l’université du Mississippi et enseigne aujourd’hui à l’université de Western Kentucky. Ses nouvelles ont été publiées dans de nombreuses revues littéraires.

Ma chronique :

Encore une fois je tiens à remercier les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman. Le sang ne suffit pas est le second roman de Alex Taylor après Le verger de marbre qui est paru en 2016. Premier titre que je n’ai pas encore eu le plaisir de découvrir.

Avec le sang ne suffit pas, Alex Taylor nous livre un roman d’aventure, un roman historique et un roman noir qui prend aux tripes, un roman qui t’attrape dès les premières lignes pour te laisser en mille morceaux à la toute fin et forcément en t’ayant tenu en haleine d’un bout à l’autre. Ce roman me fait un peu penser au roman de Lance Weller, Les marches de l’Amérique, c’est le type de roman qui fait toute la richesse du catalogue de Gallmeister.

Donc ce roman nous raconte l’histoire de l’Amérique, cette histoire pleine de sang et de larmes, cette histoire écoeurante par la manière dont les colons ont traités les natifs de ce continent et cette histoire qui est venue semer le terreau de ce qu’allait devenir les États-Unis d’Amérique. J’aime lire cette histoire et ici avec Le sang ne suffit pas j’ai pris beaucoup de plaisir.

Alex Taylor ne ménage pas son lecteur ; c’est sombre, les personnages sont tous plus abimés les uns que les autres, il y a une sorte de melting pot de personnages dans ce roman, ce qui en fait toute la richesse. Des indiens, des français, des anglais, des écossais, des sang-mêlés et même une ourse… Bref toute une palette de personnages, tous très intéressants mais à qui rien ne sera épargné.

L’ambiance du roman est juste glaçante, cela se passe en Virginie en plein hiver et je peux vous dire que le froid décrit par l’auteur, et bien moi je l’ai bien ressenti. Tout est parfait dans ce roman, on ne s’ennuie pas, entre le froid, la peur de l’ourse, la crainte de se faire scalper, la sorte de chasse à l’homme et surtout la force d’une femme voulant échapper à un destin tout tracé… Tout m’a plu. Alors il ne me reste plus qu’à vous conseiller ce très beau roman, ce grand roman.

Ma note : 10 / 10

# 13 – Il n’y a pas que la lecture dans la vie

culture

Bonsoir les amis,

Dans ce nouveau rendez-vous, j’ai envie de vous parler de La Statue de La Liberté.

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Aussi appelé La Liberté éclairant le Monde , elle mesure sans son socle, 46,05 mètre et trône sur l’île de Liberty Island depuis le 28 octobre 1886.

Mais ce soir, ce n’est pas de la new-yorkaise dont j’ai envie de vous parler … Comme vous avez pu le voir dans l’article de ce matin racontant notre week-end , j’ai envie de vous parler de celle se situant à Paris sur l’île aux Cygnes.

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Comme vous le savez, la statue américaine a été offerte aux États-Unis pour témoigner de l’amitié franco-américaine et pour célébrer le centenaire de la Déclaration d’Indépendance. Sa création a été confiée à Auguste Bartholdi qui s’est lui-même entouré de Gustave Eiffel pour la mise en oeuvre.

Celle dont je vous parle sur Paris, qui mesure 11,5 mètre de haut a quant à elle été offerte par les citoyens français habitant aux États-Unis pour célébrer le centenaire de La Révolution Française.

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Mais savez-vous que ce n’est pas la seule statue de la Liberté sur Paris ?

Et oui, il y en a également quatre autres modèles :

  • La maquette originale en plâtre créée par Auguste Bartholdi est conservée au musée des Arts et Métiers ;
  • Dans les jardins de ce même musée, on trouve une copie en bronze de la maquette ;
  • Une version miniature en bronze accueille les visiteurs à l’entrée du musée d’Orsay;
  • Une réplique de la flamme trône depuis 1989 place de l’Alma.