Archives du mot-clé Poésie

# 75 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

En ce nouveau jeudi, le dernier du mois de juin, je vous propose de partager avec vous quelques textes de @lesmotsdaxo un instagramer que je suis depuis peu mais dont j’aime  vraiment bien ses textes.

 « Ce n’est pas la destination qui compte,
mais la façon d’y aller,
je peux déjà te dire
que ce sera en te serrant par la main. »

« 23 juin …
Le jour où tout a commencé,
où nous nous sommes aimés,
ce jour particulier,
autrefois fête de notre amour.
Je vais y penser
et laisser surement quelques larmes couler. »

« Nos corps à corps, j’en veux encore,
Faisons le tous les jours,
J’te dirai des mots d’amour,
Embrasse moi, embrasons nous,
Que brûle un feu ardent,
Pendant que j’te prends,
Viens là que j’te prenne
Tant pis si mon coeur saigne. »

« Un soir d’ivresse,
Ode à la tristesse,
A elle je pense,
Plus rien ne me panse,
Avec la gorge nouée,
Je vais me coucher. »

editions-ricordi-puzzle-1000-pices--portrait-du-docteur-gachet-vincent-van-gogh.146071-1.550

Publicités

# 74 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Il y avait longtemps que je n’avais pas publié ce rendez-vous qui me tiens pourtant vraiment à coeur … Donc cette fois c’est bien reparti, je vais partager avec vous pendant ces deux prochaines semaines des textes de lesmotsdaxo un Instagramer . J’ai vraiment apprécié ce qu’il écrit par le spleen qui s’en dégage et par le manque qu’il nous fait ressentir. Surtout n’hésitez pas à aller suivre son compte, il poste régulièrement ses textes.

« Fidèle au rendez-vous,
tu es là tous les matins.
Je me presse pour te retrouver.
De longs cheveux bruns attachés,
élégamment habillée,
délicatement maquillée,
les yeux se posent sur toi.
Nous montons ensemble dans le train.
A destination,
nos chemins se séparent.
Un dernier regard,
vivement demain,
ma belle inconnue du train. » 

« Le cerisier,
devait nous voir enlacés,
il nous aura vu en pleurs,
en train de nous déchirer.
Aujourd’hui,
je le vois en fleur. »

« Parfois,
Sous d’autres draps,
Dans d’autres bras,
Ici, ou bien là bas,
Le goût de toi,
Je ne retrouve pas,
Si seul qu’avec moi,
A mon unique amour,
Je pense toujours »

 » Cette nuit je me suis réveillé,
Tu n’étais pas là,
Je pense que tu devais rêver,
Dans ses bras,
Et moi je suis là à tourner dans mes draps,
t’arrive-t-il de penser à moi parfois ?
Mes nuits sont froides depuis que tu n’es plus là,
Ca me rend malade, de te savoir dans ses draps,
Ma vie est fade, depuis que tu n’es plus dans mes bras »

edvard-munch-melancolie

# 73 – Instant Poésie

Bonjour les amis,

Pour ce dernier Instant Poésie du mois d’avril, je vais partager un dernier poème de Carine Foulon, je vous invite tous à rejoindre sa page Facebook pour découvrir son oeuvre.

Au gouffre du sans-bruit

    Au gouffre du sans-bruit, écouter ton absence. Aux gorges de l’absence, vouloir me faire silence. Les entailles faites au temps lentement décomposent l’écorce de mes cris, mon âme à fleur d’écrit.

J’aurais voulu te dire avant que de m’amuïr. Tu me manques, c’est certain, dans la nuit qui distille le froid, le manque, l’envie, tous mes sens aux abois. L’absence de ton regard : mon œil s’est refermé sur une travée blafarde.

Le jour, le jour viendra, comme on dit dans l’enfance, du prince charmant peut-être, mais toi, tu n’es plus là. Et la ville est comme morte, quand nos cœurs n’y sont pas.

La chamade pluvieuse qui martèle mon toit ouvre son promontoire aux souvenirs d’autrefois. Les sanglots de ma vie lentement s’évaporent ; l’hellébore ivre, aux portes de l’aurore, combat la folie de mes derniers remords.

Effacement progressif, et le jour reparaît. Au gouffre du sans-bruit,  oublier ton absence. Dans le fonds du silence, puiser cette ignorance.

absence

# 72 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Comme chaque jeudi de ce mois d’avril, je vous propose de découvrir des poèmes de Carine Foulon, auteure rencontrée grâce à Instagram.

Discordance

Je me demande hier soir
Ce que tu fis demain
Quand l’étau délétère
Aura rompu nos freins
Quand tu ne seras plus guère
Qu’un souvenir dans ma faim
Je me demande hier
Ce que tu fus demain.



Peut-être bien un soir,
Peut-être bien demain,
Je revivrai des instants
Sur un autre chemin
Mais maintenant qu’ils m’échappent
J’essaie d’en retenir
Les prémisses d’un envol
Encore en devenir.

Et pourquoi conjuguer
Ce qui appartient au passé ?
Qu’il fut proche ou lointain
Ne permet pas d’avancer.
La concordance des temps
M’ennuie au dernier point
Quand il s’agit d’hurler
Au présent ce refrain.

236c4967575a54df7f26426fe8b4fb2eimg00252

# 71 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Comme annoncé la semaine dernière, je vais consacré le mois d’avril à la découverte des poèmes de Carine Foulon, j’espère que vous apprécierez autant que moi ses textes.

Six heures passèrent sous les hauts candélabres

Six heures passèrent sous les hauts candélabres
Or leurs corps frissonnaient dans leurs désirs macabres
Alors que l’aube étrange et rosissante éclose
Par la travée blafarde ourlait la chambre close.

Les lueurs vacillaient. Mais des cris, dans le loin,
Bousculaient, râles clairs, ce qu’on cache avec soin.
Pendant que des bougies se consumaient sans bruit,
Flammèches et cire fondant avec la nuit.

Crevant le silence, on attendait un ange,
Les ailes déployées, tel un fantasme étrange,
Mais il n’y avait rien que des corps effarés.

Des âmes exsangues et des membres en croix
Comme chair de potence en quinconce d’effroi
Dans les creux de l’aurore au sépulcre amarrés.

1

 

 

# 70 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Tout au long du mois d’avril, dans ce rendez-vous du jeudi, je vous propose de découvrir les très jolis poèmes de Carine Foulon, que j’ai eu la chance de croiser sur Instagram. Si vous voulez découvrir ses différents ouvrages, je vous laisse aller jeter un oeil sur sa page Facebook .

La bonne parole

Aux fossoyeurs de liberté,
Aux sectateurs d’insanités,
Aux cris portés sur les pavés,
Aux détenteurs de vérité,
Qu’un ciel étouffe leur suffisance
Des plumes de stérilité ;
Ainsi soit-il
De ville en ville…

Qu’on n’oublie point ce qu’est d’aimer.

Aux nostalgiques des grands bûchers,
À ceux qui chassaient les sorciers,
Aux âmes des bien intentionnés,
Aux prêcheurs de normalité,

À ceux qui portent leur lumière
Au seul sillon de leur paupière,
Et qui croient former sur la terre
Une auréole pour leur parterre.

Qu’un ciel étrangle leur arrogance
Dans la corde de la volupté ;
Ainsi soit-il
De ville en ville…

Qu’on n’oublie point ce qu’est d’aimer.

dali-lit-ovide-art-d-aimer-1534

# 68 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Dans ce nouvel Instant Poésie, je vais partager avec vous un texte tiré du recueil La provende des sibylles de Philippe Souchet.

Je suis

Je suis le sable, je suis le temps
Je suis la mer, je suis le sang
Je suis la guerre et le printemps
Je suis la haine, le châtiment

Je suis l’épreuve et le délice
Je suis la dague et le calice
Je suis l’orgueil et la malice
Je suis la peur sur toi qui glisse

Je suis la plaie et l’abandon
Je suis le crime et le pardon
Je suis la paille et le chardon
Je suis le grain et le pilon

Je suis le maître emprisonné
Je suis l’esclave glorifié
Je suis la mare empoisonnée
Je suis l’horizon embrasé

Je suis la chaîne au pied du vent
Je suis la lumière du levant
Je suis l’alpha et l’oméga
Je ne suis rien si tu n’es pas

Gustave_Moreau_-_Salomé

# 67 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Aujourd’hui, dans ce nouvel Instant Poésie, je viens vous inviter à lire et surtout à voter pour le texte de Guilhaine Chambon qui participe au prix du Printemps sur le site de Short Éditions . J’aime beaucoup ce texte et plus généralement tous les écrits de cette auteur comme vous avez pu le constater sur le blog.

Lignes incertaines

Je n’écris pas pour passer le temps
J’écris sur le temps qui passe,
J’invente des jours futurs
Des jours comme des fruits mûrs
Gorgés de sucre doux-amer
Et j’ai toujours un mal d’amour
J’ai aussi le mal de mère.

J’écris pour contourner le temps,
Rester un peu à la lisière
Et pour confier de temps en temps
À la feuille qui n’en a que faire
Des désillusions, des rêves, des folies
Ceux qui s’éveillent au creux des nuits
Quand le sommeil est en vacances
Il me laisse alors la nuit blanche,
Plage aux lignes incertaines
Caressée d’un ressac blanc.

La nuit mes rêves rutilent d’une toute autre couleur
La nuit mes souvenirs ont une toute autre saveur
Souvenirs, ce territoire trop vaste, galets polis de temps
Funambule j’avance, j’avance entre l’hier et le présent
Puisque demain est mort.
Quand les mots dansent et rient joyeuse farandole
J’imagine des hommes jouant à mots prisonniers
Qui se baladent et pensent dans un frileux soir de dimanche
Où le regret se hissent sur les hanches de la nuit,
Et vibre comme un alto,
Où les non-dits nécrosent cette pâle fin d’après minuit.

ancient letter and ink feath

# 66 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Comme chaque jeudi, je viens aujourd’hui, partager avec vous un nouveau poème. J’ai choisi, un texte de Guilhaine Chambon, car j’aime vraiment beaucoup ce qu’elle écrit. Pour ce matin, ce sera un poème léger sur le verbe …

Le Verbe

Le verbe se balance entre son sujet et son complément
Se fige entre deux ponctuations
Chef d’orchestre de cette symphonie des mots
Il hésite entre deux conjugaisons
Puis se décide pour l’imparfait
Tout ne peut se conjuguer qu’à l’imparfait
Des ambigus et des tangentes
Territoire  des sentiments flous
Dans l’impalpable des incertitudes
Territoire des sentiments fous
Où l’inutile épouse l’illusoire.
Mots poudre d’insolence
Mots futiles en apparence
Mots utiles, mots aveu d’impuissance.
Le verbe ayant choisi son temps
Sème parfois le trouble, modère l’impatience du sujet
Ulcère parfois le complément qui se voudrait magnifié
Le verbe choisit souvent de se parer d’un auxiliaire.
verbe

# 65 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Je vous retrouve aujourd’hui pour vous présenter un texte de Sherdan De Sheratan le créateur de l’univers de Aventures Arcanes dont le premier tome est sorti en roman l’année dernière, Périple sur la sente de Passemonde . Si l’univers vous intéresse, je vous conseils d’aller visiter et suivre la page Facebook de Aventures Arcanes – Collection .

Le Golem de Rosée

Mille milliards d’étoiles scintillent au-dessus de moi.
Elles dansent depuis la nuit des Temps sur le tapis étincelant de la nuit.
Je les regarde, allongé dans la verdure estivale de ce sommet hors d’atteinte des Hommes.
Autour de moi, herbes et boutons ondulent doucement sous la brise.
Marée de Fleurs que je ne puis qu’imaginer car je ne les verrai jamais.

Mille Milliards de Souvenirs tournent et au fond de moi.
Elles dansent depuis le crépuscule sur le tapis de ma vie qui s’enfuit.
Je les regarde, perché en équilibre instable sur mes émotions hors d’atteinte des Hommes.
En moi, pensées et regrets se bousculent violemment sous mes leçons bien apprises.
Marée de Sentiments que je ne puis qu’imaginer car je ne les verrai jamais.

Mille Milliards d’Hommes s’agitent au-dessous de moi.
Ils dansent depuis le Matin sur le tapis de la médiocrité qui les nourrit.
Je les regarde, agrippés à leurs vains Désirs d’Eternité, bien hors d’atteinte des Hommes.
Sous moi, cupidité et égoïsme s’épousent, convalescents, sous les bravos de la Traîtrise.
Marée de Chair que je ne veux imaginer et je me réjouis car je ne les verrai jamais.

Un feu embrase soudain les sommets enneigés
Je le vois poindre à l’horizon et déjà il réchauffe mon Cœur.
Je me consume déjà d’amour pour lui et déborde de Bonheur.
Car il est aussi ma mort annoncée.

Brève est ma vie, je suis le Golem de Rosée.
Je nais avec la nuit et me voilà déjà évaporé.
Surtout qu’aucune larme ne verse de vos yeux,
Puisque je vous le dis, j’étais heureux.

Voilà, j’espère que ce texte vous plaira autant qu’à moi. Vu que je trouve cela super intéressant, voici quelques explications de l’auteur sur le système de rime : « Le système de rime est différent d’un système standard puisque les deux premiers quatrains riment vers à vers entre eux, le troisième est en rime croisée et le dernier en rime classique. »

Je vous propose également une illustration dont Sherdan De Sheratan est le dessinateur.

The Way to no Spring Sherdan de Sheratan