Archives du mot-clé poème

# 77 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Voilà, nous sommes jeudi, et comme annoncé la semaine dernière pour ce mois de juillet je partage avec vous un nouveau texte de a.r.t.pocalypse , aller voir son compte instagram elle a vraiment du talent.

Tiers

Je pense être entière
Mais lorsqu’elles sont là
Je réalise
Que je n’étais que partie de moi-même

Je me sens maintenant complète
Mes sourires sont vrais
Et mes pensées savent se faire entendre
Sans honte

Je revis, ravivée par leur vitalité
Et nous marchons
Rattrapant le temps perdu
Écoutant ce que nous n’étions pas là pour voir

Mais vient le temps des adieux
Et alors que je les vois s’éloigner
Je sens mon coeur se séparer

Une partie de moi est restée avec elles
L’autre, orpheline, attendra
Que sa moitié revienne.

inconnus

Publicités

# 76 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

En ce mois de juillet, lors des Instants Poésie du jeudi, je vais vous faire découvrir une instagrameuse avec beaucoup de talents, a.r.t.pocalypse , j’aime vraiment les textes qu’elle écrit, j’espère donc que vous apprécierez autant que moi .

Pluie

Le ciel pleure et m’attire
Ses sanglots reposant me purifient
Tandis que j’erre
Dans les rues
Appréciant ce que tous fuient

Tout se vide
Des ombres subsistent
Cachées
Je suis seule dans l’obscurité
Et les pleurs
S’intensifient

Je ne fais qu’un avec la nuit
Mes angoisses ruissellent dans la pluie
Et mes larmes se mêlent à celles des nuages

Éclats suivis de sanglots assourdissants
Tout autour de moi se déchaîne
Mais résonne en moi

Et rie ne saura rompre
Cette transe céleste.

pluie

# 75 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

En ce nouveau jeudi, le dernier du mois de juin, je vous propose de partager avec vous quelques textes de @lesmotsdaxo un instagramer que je suis depuis peu mais dont j’aime  vraiment bien ses textes.

 « Ce n’est pas la destination qui compte,
mais la façon d’y aller,
je peux déjà te dire
que ce sera en te serrant par la main. »

« 23 juin …
Le jour où tout a commencé,
où nous nous sommes aimés,
ce jour particulier,
autrefois fête de notre amour.
Je vais y penser
et laisser surement quelques larmes couler. »

« Nos corps à corps, j’en veux encore,
Faisons le tous les jours,
J’te dirai des mots d’amour,
Embrasse moi, embrasons nous,
Que brûle un feu ardent,
Pendant que j’te prends,
Viens là que j’te prenne
Tant pis si mon coeur saigne. »

« Un soir d’ivresse,
Ode à la tristesse,
A elle je pense,
Plus rien ne me panse,
Avec la gorge nouée,
Je vais me coucher. »

editions-ricordi-puzzle-1000-pices--portrait-du-docteur-gachet-vincent-van-gogh.146071-1.550

# 74 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Il y avait longtemps que je n’avais pas publié ce rendez-vous qui me tiens pourtant vraiment à coeur … Donc cette fois c’est bien reparti, je vais partager avec vous pendant ces deux prochaines semaines des textes de lesmotsdaxo un Instagramer . J’ai vraiment apprécié ce qu’il écrit par le spleen qui s’en dégage et par le manque qu’il nous fait ressentir. Surtout n’hésitez pas à aller suivre son compte, il poste régulièrement ses textes.

« Fidèle au rendez-vous,
tu es là tous les matins.
Je me presse pour te retrouver.
De longs cheveux bruns attachés,
élégamment habillée,
délicatement maquillée,
les yeux se posent sur toi.
Nous montons ensemble dans le train.
A destination,
nos chemins se séparent.
Un dernier regard,
vivement demain,
ma belle inconnue du train. » 

« Le cerisier,
devait nous voir enlacés,
il nous aura vu en pleurs,
en train de nous déchirer.
Aujourd’hui,
je le vois en fleur. »

« Parfois,
Sous d’autres draps,
Dans d’autres bras,
Ici, ou bien là bas,
Le goût de toi,
Je ne retrouve pas,
Si seul qu’avec moi,
A mon unique amour,
Je pense toujours »

 » Cette nuit je me suis réveillé,
Tu n’étais pas là,
Je pense que tu devais rêver,
Dans ses bras,
Et moi je suis là à tourner dans mes draps,
t’arrive-t-il de penser à moi parfois ?
Mes nuits sont froides depuis que tu n’es plus là,
Ca me rend malade, de te savoir dans ses draps,
Ma vie est fade, depuis que tu n’es plus dans mes bras »

edvard-munch-melancolie

# 73 – Instant Poésie

Bonjour les amis,

Pour ce dernier Instant Poésie du mois d’avril, je vais partager un dernier poème de Carine Foulon, je vous invite tous à rejoindre sa page Facebook pour découvrir son oeuvre.

Au gouffre du sans-bruit

    Au gouffre du sans-bruit, écouter ton absence. Aux gorges de l’absence, vouloir me faire silence. Les entailles faites au temps lentement décomposent l’écorce de mes cris, mon âme à fleur d’écrit.

J’aurais voulu te dire avant que de m’amuïr. Tu me manques, c’est certain, dans la nuit qui distille le froid, le manque, l’envie, tous mes sens aux abois. L’absence de ton regard : mon œil s’est refermé sur une travée blafarde.

Le jour, le jour viendra, comme on dit dans l’enfance, du prince charmant peut-être, mais toi, tu n’es plus là. Et la ville est comme morte, quand nos cœurs n’y sont pas.

La chamade pluvieuse qui martèle mon toit ouvre son promontoire aux souvenirs d’autrefois. Les sanglots de ma vie lentement s’évaporent ; l’hellébore ivre, aux portes de l’aurore, combat la folie de mes derniers remords.

Effacement progressif, et le jour reparaît. Au gouffre du sans-bruit,  oublier ton absence. Dans le fonds du silence, puiser cette ignorance.

absence

# 72 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Comme chaque jeudi de ce mois d’avril, je vous propose de découvrir des poèmes de Carine Foulon, auteure rencontrée grâce à Instagram.

Discordance

Je me demande hier soir
Ce que tu fis demain
Quand l’étau délétère
Aura rompu nos freins
Quand tu ne seras plus guère
Qu’un souvenir dans ma faim
Je me demande hier
Ce que tu fus demain.



Peut-être bien un soir,
Peut-être bien demain,
Je revivrai des instants
Sur un autre chemin
Mais maintenant qu’ils m’échappent
J’essaie d’en retenir
Les prémisses d’un envol
Encore en devenir.

Et pourquoi conjuguer
Ce qui appartient au passé ?
Qu’il fut proche ou lointain
Ne permet pas d’avancer.
La concordance des temps
M’ennuie au dernier point
Quand il s’agit d’hurler
Au présent ce refrain.

236c4967575a54df7f26426fe8b4fb2eimg00252

# 71 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Comme annoncé la semaine dernière, je vais consacré le mois d’avril à la découverte des poèmes de Carine Foulon, j’espère que vous apprécierez autant que moi ses textes.

Six heures passèrent sous les hauts candélabres

Six heures passèrent sous les hauts candélabres
Or leurs corps frissonnaient dans leurs désirs macabres
Alors que l’aube étrange et rosissante éclose
Par la travée blafarde ourlait la chambre close.

Les lueurs vacillaient. Mais des cris, dans le loin,
Bousculaient, râles clairs, ce qu’on cache avec soin.
Pendant que des bougies se consumaient sans bruit,
Flammèches et cire fondant avec la nuit.

Crevant le silence, on attendait un ange,
Les ailes déployées, tel un fantasme étrange,
Mais il n’y avait rien que des corps effarés.

Des âmes exsangues et des membres en croix
Comme chair de potence en quinconce d’effroi
Dans les creux de l’aurore au sépulcre amarrés.

1

 

 

# 70 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Tout au long du mois d’avril, dans ce rendez-vous du jeudi, je vous propose de découvrir les très jolis poèmes de Carine Foulon, que j’ai eu la chance de croiser sur Instagram. Si vous voulez découvrir ses différents ouvrages, je vous laisse aller jeter un oeil sur sa page Facebook .

La bonne parole

Aux fossoyeurs de liberté,
Aux sectateurs d’insanités,
Aux cris portés sur les pavés,
Aux détenteurs de vérité,
Qu’un ciel étouffe leur suffisance
Des plumes de stérilité ;
Ainsi soit-il
De ville en ville…

Qu’on n’oublie point ce qu’est d’aimer.

Aux nostalgiques des grands bûchers,
À ceux qui chassaient les sorciers,
Aux âmes des bien intentionnés,
Aux prêcheurs de normalité,

À ceux qui portent leur lumière
Au seul sillon de leur paupière,
Et qui croient former sur la terre
Une auréole pour leur parterre.

Qu’un ciel étrangle leur arrogance
Dans la corde de la volupté ;
Ainsi soit-il
De ville en ville…

Qu’on n’oublie point ce qu’est d’aimer.

dali-lit-ovide-art-d-aimer-1534

# 69 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Pour ce nouvel Instant Poésie et pour faire suite au dernier avec le poème Je suis de Philippe Souchet, je vous propose aujourd’hui le texte se nommant Tu es du même auteur.

Tu es

 Tu es l’essence, la racine,
L’élan et la finalité.

Tu es ma raison et ma preuve,
La condition de mes possibles

Tu es un murmure incarné
Le chant visible de la grâce
Le regard vrai au noble envol.

Tu es la liesse du printemps
Qui fend les pierres d’amertume
De ne pouvoir suivre tes pas.

Tu es la flamme pacifique
Au port de reine et qui, passant,
Fait courber l’échine aux centaures
Tout en amusant les enfants.

Tu es l’oiseau de paradis,
La caresse soufflée qui chasse les scories,
La valse improvisée qui réjouit les nuages.

Tu es une goutte de ciel,
La vague du miracle qui revient toujours,
La victoire embrassée riant de l’évidence.

Tu es ma promise éternelle,
La source intarissable des ravissements,
La jambe dénudée pour traversé le gué,
Le pinceau,
Le ruisseau,
Le désir du tracé,
Un baiser de pastel sur le bord du papier.

bell_centaure_sirene$

# 68 – Instant Poésie

Bonjour à tous,

Dans ce nouvel Instant Poésie, je vais partager avec vous un texte tiré du recueil La provende des sibylles de Philippe Souchet.

Je suis

Je suis le sable, je suis le temps
Je suis la mer, je suis le sang
Je suis la guerre et le printemps
Je suis la haine, le châtiment

Je suis l’épreuve et le délice
Je suis la dague et le calice
Je suis l’orgueil et la malice
Je suis la peur sur toi qui glisse

Je suis la plaie et l’abandon
Je suis le crime et le pardon
Je suis la paille et le chardon
Je suis le grain et le pilon

Je suis le maître emprisonné
Je suis l’esclave glorifié
Je suis la mare empoisonnée
Je suis l’horizon embrasé

Je suis la chaîne au pied du vent
Je suis la lumière du levant
Je suis l’alpha et l’oméga
Je ne suis rien si tu n’es pas

Gustave_Moreau_-_Salomé