L’Heure de Plomb

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Auteur : Bruce Holbert

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : L’Heure de Plomb

Quatrième de couverture :

Hiver 1918. L’État de Washington connaît, durant un instant, l’Apocalypse : l’un des pires blizzards de l’histoire du pays balaie tout sur son passage. Perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, des jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par une femme qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Matt reprend vie. Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l’a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial. Labeur, amour et violence, autant de découvertes pour Matt, qui se retrouve face à la beauté sauvage de cette terre, tentant de maintenir l’équilibre fragile entre les êtres qui l’entourent. Dans une langue puissante et incarnée, L’Heure de plomb conte la plus dure leçon que l’Ouest donne aux hommes, celle de la confrontation avec les forces brutes de la nature, au fondement même du mythe américain.

Quelques mots sur l’auteur :

Bruce Holbert a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’Etat de Washington, bercé par les mythes de l’Ouest américain. Diplômé de l’université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui, il a publié en 2011 son premier roman, Animaux solitaires, fortement inspiré par son histoire familiale. Son deuxième roman, L’Heure de Plomb, paraît en 2015 aux Etats-Unis et confirme son immense talent de conteur.

Ma Chronique :

Comment faire cette chronique, car oui cela va être un peu difficile, j’ai pleins d’émotions qui se bousculent, j’en suis arrivé à verser ma petite larme à la toute fin de ce généralissime roman. Je vais commencer quand même par vous expliquer comment ce livre m’est tombé dans les mains. C’est lors d’une balade à Orléans, que je rentre comme lors de chacune de celles-ci chez Librairie Nouvelle. Mis en avant sur un stand, les éditions Gallmeister que je ne connaissais pas du tout. Je commence à jeter un oeil et je vois que Bruce Holbert est en rencontre exclusive accompagné de son interprète et du traducteur le 28 septembre. Je regarde son livre et lis la quatrième. C’est alors que je me dis pourquoi pas, ce n’est pas le genre de livre dont j’ai l’habitude mais celui-ci m’intrigue et si en plus je peux rencontrer son auteur alors je fonce.

Voilà pour ma petite vie, j’ouvre donc ce livre et commence tout naturellement par la préface qui, je trouve cela génial, nous propose un rapide état des lieux du monde lors de l’année 1918, année à laquelle débute ce roman. Nous rentrons directement dans l’histoire avec une tempête de neige monstrueuse. À cause de celle-ci Matt Lawson perd son frère jumeau et son père. Il devient par la même un homme alors qu’il n’avait que quatorze ans.

Voilà comment débute cette histoire, avec Matt qui doit gérer le ranch familial, sa mère victime d’une profonde dépression suite à la perte de son mari, dont l’on a pas retrouvé le corps et de son fils, du deuil aussi car lui aussi a perdu un père et un frère.

Par la suite, il y a plusieurs personnages qui vont venir graviter autour de Matt : Linda Jefferson, Wendy, sa mère, Les Jarms, Garett et Lucky. Toutes ses personnes m’ont touchées par leurs caractères, par leurs blessures et par leurs actes.

Alors, même si ce roman se passe entre 1918 et un peu après 1950, et que chaque personnage va devoir vivre sa propre histoire et faire ses propres choix, on se rend compte tout au long du roman que le destin, pour ne pas dire la fatalité va faire en sorte qu’ils se croisent et qu’ils sont liés par leur terre, par leurs épreuves et surtout par la vie.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de ce roman, cela serait tellement dommage pour ceux et celles qui comptent le lire, mais je vais vous expliquer ce qui m’a plut dans ce livre.

Tout d’abord, Bruce Holbert, est un conteur hors pair, j’encaissais ces lignes comme j’aurais pu boire ces paroles. Ce monsieur, aime son pays et nous le fais aimer, il nous le décrit d’une façon merveilleuse, tel un poème. Ce qui m’a marqué dans le début, c’est lors d’un nouveau chapitre, il nous décrit la région de La Palouse, mais avec toutes les saisons, l’ont passe de l’été à l’automne et ainsi de suite. Cette description fais bien plusieurs pages, au point où je me suis demandé où il voulait m’emmener. Et là, boum, d’un coup, d’une manière tellement intelligente, il nous remet dans l’histoire. C’est là toute la magie de son oeuvre, il n’y a pas simplement la découverte d’une fiction, mais aussi la découverte d’un pays et d’une histoire.

palouse

Oui d’une histoire, car l’on traverse une bonne partie du vingtième siècle, avec tout ce que cela comporte, l’arrivée dans l’Amérique profonde de l’automobile, du fanatisme religieux, de l’industrie. Mais aussi l’après-première guerre mondiale et la seconde. Il y a aussi l’arrivée des migrants tel que les chinois. D’ailleurs, je vous propose un tout petit extrait, qui m’a bien fait rire, car oui, il y a aussi un brin d’humour.

« – Un chinois, il a pas à dire à un américain combien il doit payer en Amérique, Jarms, dit l’un d’eux, vêtu d’une épaisse veste de laine rouge à carreaux.

– Et en Chine, il peut lui dire ? Demanda Jarms.

– Là-bas non plus. »

Voilà, j’ai tout aimé dans ce roman qui traite en grande partie de la solitude et hormis les dialogues, ce qui pour moi est le plus fort c’est les silences, les nombreux moments où les personnages n’ont pas besoin de parler. Ces moments Bruce Holbert les traite à merveille.

En bref, vous l’aurez compris j’ai un magistral coup de cœur  pour ce roman qui est dur, fort et violent mais aussi tellement beau.

Ma note : 10/10

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