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Cavalier Vert – Tome 6 – La flamme et la glace

cavalier vert

Auteur : Kristen Britain

Genre : Fantasy

Édition : Bragelonne

Titre : Cavalier Vert – Tome 6 – La flamme et la glace

Quatrième de couverture :

Encore éprouvée par son voyage dans le temps, la Cavalière Karigan G’ladheon reçoit pourtant une nouvelle mission : retrouver les légendaires p’ehdroses afin de raviver une ancienne alliance. Une idée avisée à l’heure où les ennemis de la Sacoridie tentent de la détruire en usant de magie noire…
En route vers le Nord, Karigan doit affronter des hordes de blatterreux, des spectres, puis défier la nécromancienne qui dirige le Second Empire, dont les forces sont retranchées pour l’hiver dans la Forêt Solitaire. Tandis que, au pays, le roi Zacharie a été capturé par un élémental de glace lié à l’Empire…
Karigan parviendra-t-elle à libérer son souverain ?

Quelques mots sur l’auteur :

Kristain Britain a été garde forestier pour les parcs nationaux avant de s’installer dans le Maine (Etats-Unis). Elle vit dans une cabane en rondins où elle se livre à ses activités favorites : l’écriture, la lecture, l’illustration, la guitare, l’équitation, la rêverie …

Ma chronique :

Cela faisait trois ans que j’attendais la parution en France de ce tome 6 de cette merveilleuse série de fantasy qu’est Cavalier Vert, et quel plaisir de repartir à l’aventure sur les traces de Messire Karigan …

Malgré la longue période entre la lecture du tome 5 et celle-ci, j’ai directement été mis dans le bain, contrairement aux tomes jusqu’au 3, où les débuts étaient un peu poussifs, là, tout comme le tome précédent nous avons la suite quasiment instantanée de ce que l’on a lu avant ce qui nous replonge de suite dans l’histoire.

Vraiment quel plaisir que j’éprouve à chaque fois que je me plonge dans cette série, il y a tout ce que j’aime dans la fantasy médiévale, de la magie, différents peuples, de l’action, des paysages à couper le souffle, une héroïne plus qu’au top … Ce qui fait également que j’adore cette série est sans grande surprise Karigan, ou désormais Messire Karigan Galadheon, j’adore son caractère (sale caractère même), son humour, son espèce de poisse qui lui colle à la peau depuis le tout début, elle est géniale et trop forte, imaginez, la première cavalier vert et bouclier noir (je vous dis, il faut absolument lire cette série 😉 . Après, j’aime également beaucoup les différentes factions que l’on peut avoir, j’en ai déjà cité quelques unes plus haut, il y a les cavaliers verts, les boucliers noirs, les armes … et les différents peuples, tout particulièrement les élétiens avec leurs machinations plus que tordues.

Vous l’aurez compris, il s’agit d’une de mes séries de fantasy coup de coeur. Dans ce tome, j’ai toujours été à fond, il y a tout le temps de l’action, c’est un pavé de presque 800 pages, mais je ne les ai pas vu défiler. J’ai aimé également dans ce tome, les petites intrigues que l’on a en parallèle de l’histoire principale, tout particulièrement celle sur Anna, la ramasseuse de cendres.

Bref encore un super tome, j’attends la suite avec impatience et je peux dire que je suis gâté en ce moment avec mes lectures, troisième coup de coeur de suite. Alors amateurs de fantasy lancez-vous et venez me dire ce que vous en aurez pensé.

Ma note : 10 / 10

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Mon désir le plus ardent

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Auteur : Pete Fromm

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Mon désir le plus ardent

Quatrième de couverture :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.
Mon désir le plus ardent est le portrait d’un couple ancré dans le temps présent qui affronte avec courage et humour les épreuves de la vie. Avec sa voix pleine d’énergie, tout à la fois drôle et romantique, Pete Fromm nous offre une histoire d’amour inoubliable.

Quelques mots sur l’auteur :

Pete Fromm est né en 1958 dans le Wisconsin et a d’abord été ranger avant de se consacrer à l’écriture. Il a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Son livre Indian Creek a rencontré un grand succès aux États-Unis avant d’être traduit en français en 2006. Il vit avec sa famille à Missoula, dans le Montana.

Ma chronique :

Première lecture de l’année 2019 et premier coup de coeur. Je ne suis pas trop surpris en même temps, je n’ai entendu que de très belles choses sur ce roman, en plus il s’agit de Pete Fromm, dont j’ai déjà lu Lucy in the sky , lui aussi un coup de coeur. Après il s’agit d’un roman édité par Gallmeister, il est quand même rare que je finisse déçu par un de leurs romans.

Ma première rencontre avec ce roman fut grâce à un petit livre que j’ai eu en cadeau lors du passage de Thibault de chez Gallmeister à la librairie Au Temps des livres de Sully Sur Loire, Textes inédits & entretiens croisés , dans lequel se trouve la nouvelle, Remous, qui fut à l’origine de Mon désir le plus ardent. En effet, c’est l’écriture de cette nouvelle qui a donné envie à Pete Fromm d’aller plus loin dans l’histoire de Maddy et de Dalt.

Mon désir le plus ardent, est je peux le dire, la plus merveilleuse, la plus douce et la plus belle histoire d’amour qu’il m’a été donné de lire. Les mots sont justes, les émotions transpirent entre les pages de ce roman. Pete Fromm parle ici d’une histoire d’amour avec un grand A. C’est touchant mais ce n’est pas cul cul. J’ai adoré les conversations entre ces deux jeunes flirtant, puis ces deux amoureux et enfin ces deux époux et parents.

Ce roman parle avant tout d’une terrible maladie, la sclérose en plaques, ou comme dit Maddy la SP ou la putain de sclérose en putain de plaques. Le fil conducteur est donc très sérieux et pas forcément très gai, mais grâce à la plume de Pete Fromm, cela ne tombe pas dans le cliché ou le larmoyant. Le sujet est traité avec respect et parfois même humour. Je dois avouer qu’à la base c’est à cause de ce thème que je me suis pas jeté dès sa sortie sur ce roman, je ne suis pas fan de livre traitant de maladie, j’ai toujours peur que cela devienne un peu trop médical et documentaire. Pour le coup ce ne fut pas le cas ici. J’en ai appris beaucoup sur les symptômes de cette maladie auto-immune.

J’ai beaucoup aimé la construction de ce roman, chaque chapitre est un peu comme une nouvelle, ils peuvent chacun se suffire à eux mêmes, comme l’a fait Remous en son temps mais qui fait désormais parti d’un ensemble plus grand car c’est devenu un chapitre de ce roman. Le vrai plus est la narration à la première personne par Maddy, cela donne encore plus de prise à ce livre ce qui m’a submergé d’émotions.

Comme dit plus haut, c’est donc un roman traitant d’une maladie mais également une très belle histoire d’amour, à cela nous pouvons rajouter une magnifique leçon de vie. Je ressors de cette lecture complètement remué et chamboulé, je dois même avouer que j’ai versé ma petite larme en refermant ce roman que je ne peux que vous conseiller tellement c’est un énorme coup de coeur. Il restera très longtemps dans ma tête et dans mes pensées.

Ma note : 10 / 10

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Bilan de l’année 2018

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Bonsoir à tous,

Hier soir, j’ai publié mon bilan du mois de décembre, ce soir, il est temps de partager avec vous mon bilan de l’année 2018, en quelques chiffres et en quelques mots.

Tout d’abord, cette année 2018 fut pour nous l’année de la procédure pour l’agrément d’adoption et de l’obtention de celui-ci. Ce fut vraiment le fil conducteur de notre année, cela nous a pris beaucoup de temps, d’énergie et nous a procuré beaucoup d’émotions, ce fut un magnifique parcours pour nous et qui s’est conclu par l’obtention au mois de juillet de notre agrément. 2018, fut aussi l’année de la deuxième étoile, de la mise au sport pour moi et de pas mal de soirées et journées entre amis.

Passons aux chiffres …

Les chiffres du blog

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Cette année, j’ai moins publié que l’année dernière mais pourtant vous êtes de plus en plus nombreux à me lire, me suivre et commenter mes articles, pour cela je vous adresse à tous de grands mercis.

Au niveau des abonnés, vous êtes dorénavant 288 sur le blog, 1442 sur Instagram et 113 sur Facebook.

Les chiffres sur Instagram

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Voici les neuf photos ayant reçues le plus d’impressions cette année. Pas étonnant d’y retrouver plusieurs photos sur l’adoption, du Gallmeister car j’adore de plus en plus cette maison d’Éditions et les romans nord-américains. Par contre étonnant d’y retrouver une photo sur le zéro déchet, je m’y met depuis quelques mois et je trouve vraiment cela top que cette photo fasse partie du top, cela veut dire qu’il y a une prise de conscience collective.

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Et voilà, les neuf photos ayant reçues le plus de likes sur cette année. Encore du Gallmeister et du Nord-Américains, avec en plus un « cadavre exquis », le roman de Sandrine Collette et une photo de La Menace Blackstone, un roman français.

Mes coups de coeur de l’année 2018

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Vraiment un peu de tout dans ce top nine, je ne peux que vous les recommander, mais en avez vous lus ? Avez-vous eu des coups de coeur pour certains d’entre eux ?

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Il me reste encore une fois à vous souhaiter une très belle année 2019, plein de bonnes choses pour vous et vos proches et également beaucoup de belles lectures.

Dix jours avant la fin du monde

dix jours avant la fin du monde

Auteur : Manon Fargetton

Édition : Gallimard Jeunesse

Genre : Science-Fiction

Titre : Dix jours avant la fin du monde

Quatrième de couverture :

France, dans les années 2010. Des explosions d’origine inconnue frappent la terre. Toute vie est condamnée à disparaître d’ici dix jours. Six jeunes hommes et femmes s’unissent pour mettre fin à cette menace.

Quelques mots sur l’auteur :

Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre la musique et les mots. Elle vit aujourd’hui à Paris où elle est régisseuse lumière, musicienne et écrivain, bien décidée à poursuivre son chemin d’encre à travers les genres avec la finesse et l’imagination qui caractérisent sa plume. Elle a remporté pas moins de vingt récompenses littéraires dont le prix Imaginales 2016 pour L’Héritage des Rois-Passeurs.

Ma chronique :

Voilà enfin ma chronique de ce dernier roman lu en 2018, en effet, j’ai eu besoin de le digérer et même d’entamer une nouvelle lecture pour pouvoir vous partagez mon ressenti sur ce roman de Manon Fargetton.

J’ai pris mon temps pour lire ce roman, j’ai été sous tension quasiment pendant toute ma lecture et je craignais autant que les différents personnages cette fin du monde annoncée dès le départ. J’ai du coup apprécié ce rythme soutenu, en effet dix jours, cela passe vite surtout quand on sais ce qu’il nous attend au bout.

J’ai adoré le roman dans le roman et je suis assez fier de moi d’avoir deviné lequel est venue dans la tête de Manon Fargetton en premier. Il faut dire que j’adore cette auteure et tous ses romans, dans chacun, il y a quelque chose qui en fait que je les aimes forcément, il y a une sorte de puissance dans l’écriture qui me plait, comme si les personnages ou les univers créés forçaient le passage entre l’esprit de Manon et sa plume, bref j’adore.

Ce roman en est encore une fois la preuve, j’adore tous les personnages, avec une préférence pour Lili-Ann et Gwenaël. Tous les personnages de ce roman sont différents les uns des autres avec des histoires de vie et des psychologies bien travaillées, ils ont forcément au final le même destin et le même but et une terrible envie de ne pas finir seul. Ce qui rend aussi ce roman très particulier c’est le fait que même s’ils sont différents, ils se ressemblent tous, comme si au final ils n’était qu’un.

Ce roman est un énorme coup de coeur, c’est assez difficile pour moi d’en parler, je suis passé par tellement d’émotions différentes. Je suis vraiment content d’avoir fini l’année 2018 avec cette histoire qui restera j’en suis certain dans ma tête très longtemps.

Ma note : 10 / 10

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Les petits yeux étoilés

les petits yeux étoilés

Auteur : Bruno Madelaine

Édition : Les Éditions du Net

Genre : Contemporain

Titre : Les petits yeux étoilés

Quatrième de couverture :

Notre société de consommation aime étiqueter, tracer et catégoriser tous ses produits. Si vous voulez y trouver votre place, il vous faudra entrer sagement dans une des cases qu’elle vous aura réservée. Inutile d’essayer d’en changer en cours de route, la colle utilisée est bien trop forte. Moi Simon Renaud, jeune handicapé de 18 ans, n’ai pas pu échapper à cette règle dès ma naissance :  » 3.720 kg, Origine France, Viande génétiquement modifiée, AOC Syndrome de Williams & Beuren, élevé en Institut medico-educatif et nourri pendant 18 ans par alimentation entérale hypercalorique.  » Or, je compte bien par le récit extraordinaire de mon histoire, faire voler en éclats chacune de vos certitudes. Jamais plus vous ne verrez le handicap de la même manière. Il se pourrait bien d’ailleurs que celui-ci vous offre l’extraordinaire opportunité de dépasser vous aussi vos propres difficultés et peut-être même de changer radicalement votre vision de la vie. Alors certes, je suis un être différent, mais pas exactement comme vous pouvez le penser et surtout bien plus encore que vous ne l’imaginez…  » Vous dites que je suis différent, or moi je pense que vous êtes tous les mêmes  » Simon Renaud

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Angers (Maine et Loire) le 29 mars 1978, Bruno MADELAINE a publié son premier roman, « La vie d’après » aux éditions du Net, à l’âge de 37 ans. Grâce à un style simple, emprunt d’humour parfois noir, il est capable d’aborder des sujets graves avec légèreté. Il accorde une attention particulière à ses personnages tantôt truculents, souvent attachants. La spiritualité Bouddhiste, qu’il étudie et pratique depuis près de 20 ans, constitue le fil conducteur de son existence et transparaît dans ses écrits. Ainsi il affectionne tout particulièrement l’exploration des thèmes comme l’Amour, l’amitié, la compassion, la réincarnation, la mort, la vieillesse.

Ma chronique :

Je tiens à remercier Bruno Madelaine qui m’a contacté sur la plateforme Simplement.pro pour me demander de lire son second roman.

Dans Les petits yeux étoilés, Bruno Madeleine traite le sujet de l’handicap, plus précisément celui lié au syndrome de Williams & Beuren qui est un syndrome d’origine génétique qui associe une retard psychomoteur et un profil comportemental particulier caractérisé notamment par une hyper sociabilité et des manifestations cardiovasculaires.   Dans ce roman se livre un homme qui a fait face à l’handicap et à toutes ses difficultés.

C’est l’histoire de Simon Renaud qui nous raconte lui-même à travers la lecture de ses petits carnets sa vie de son point de vue et avec une dérision pleine d’humour. J’ai adoré son histoire c’est extrêmement positif, beau, plein d’espoir et cela m’a mis plein d’étoiles dans les yeux et de papillons dans le coeur. À travers ces pages, Simon nous montre sa vie, la vie de son frère et de ses parents vivant chaque jours avec les difficultés du quotidien par rapport au handicap. La médecine, l’école, l’alimentation, les liens sociaux tout est compliqué pour les personnes en situation d’handicap. C’est un sujet qui me touche particulièrement car à un moindre niveau, dans nos ouvertures pour l’adoption, nous sommes prêts à accueillir un enfant en difficulté devant par exemple aller en classe  Ulis.

Ce roman parle de la famille, de l’amitié, de la vie, de l’espoir, il nous pousse à croire en nos rêves, à nous surpasser et à croire en la vie et en l’amour. Je tiens vivement à remercier Bruno Madelaine pour m’avoir permis de découvrir cette histoire qui je pense doit être lu par tous pour le très beau message.

Ma note : 10/10

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La carrière du mal

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Auteur : Robert Galbraith

Genre : Policier

Édition : Le Livre de Poche

Titre : La carrière du mal

Quatrième de couverture :

Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.
Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.
Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

Quelques mots sur l’auteur :

Robert Galbraith est le pseudonyme de J.K. Rowling, auteur de la série Harry Potter et d’Une place à prendre.

Ma chronique :

La carrière du mal est la troisième enquête de Cormoran Strike, le détective privé imaginé par Robert Galbraith alias J.K. Rowling, après L’Appel du Coucou et Le Ver à soie et pour ce nouveau roman on peut dire que J.K. Rowling nous en met plein la vue.

J’ai tout simplement dévoré ce livre, j’ai adoré du début à la fin, et quelle fin encore une fois je ne m’y attendais pas du tout, digne d’un Agatha Christie.

Dans cette nouvelle enquête, tout commence très fort et très vite avec le colis envoyé à Robin, une jambe … Il n’en faut pas plus pour faire le lien avec Cormoran et sa jambe perdue lors d’une explosion de mine quand il était militaire.

Ce qui est vraiment génial dans ce roman est le fait que rapidement Cormoran Strike nous propose trois coupables potentiels, qui sont tous trois sortis de son passé. Du coup tout le long il mène avec Robin et Scotland Yard une triple enquête. C’est en plus sans compter la force de l’auteur qui fais en sorte également de nous imposer dans nos esprit que potentiellement ce n’est peut-être aucun de ces trois là.

Pour la première fois, nous quittons un peu Londres pour nous retrouver par exemple à Edimbourg, j’ai adoré toutes les descriptions qui m’ont fait voyager de Londres en Écosse en passant par différentes petites villes. Il y a beaucoup de recherche et pour avoir naviguer un peu sur Internet hier, on se rend bien compte que J.K. Rowling s’est déplacée dans tous les lieux qu’elle nous décrit, sans compter le fait qu’elle a vécue longtemps à Londres et que dorénavant elle habite Édimbourg.

J’ai aimé en apprendre plus sur Cormoran Strike, sur son enfance et sur sa carrière militaire au sein de la BSI. J’ai mieux compris le personnage et son côté taciturne. On en apprend également un peu plus sur Robin ce qui donne vraiment de plus en plus de poids à ce personnage, surtout que ici elle participe pleinement à l’enquête et ose tenir tête à son patron ainsi que mettre en avant ses propres initiatives.

Pour finir la relation entre Cormoran et Robin est juste fabuleuse l’auteur prend le parti de laisser plein de non-dits entre eux et du coup cela rend cette amitié très intéressante, je me suis pris à des moments à vouloir que tout aille plus loin entre eux et à d’autres à me dire « oh non surtout pas » par peur qu’ils ne puissent ensuite plus travailler ensemble.

La fin est juste remarquable, malgré les indices disséminés tout le long je me suis bien fait avoir et la manière dont le livre se termine est juste parfaite. C’est le genre de fin qui donne envie de suite d’aller chercher la suite et de s’y lancer tout de go. Ce qui pour le coup est impossible, le quatrième tome nommé « Lethal white » ne sortant que ce mois de septembre aux États-Unis. Pour informations et pour ceux qui comme moi son fan de cette série, J.K. Rowling a prévue de sortir au moins sept tomes et il y a une adaptation en série télévisée des trois premiers tomes. Je ne l’ai pas encore vu mais je vais essayer de me la trouver pour voir ce que cela donne.

En tout cas vous l’aurez compris j’ai eu un coup de coeur pour cette troisième enquête.

Ma note : 10 / 10

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My absolute darling

my absolut darling

Auteur : Gabriel Tallent

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : My absolute darling

Quatrième de couverture :

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Quelques mots sur l’auteur :

Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.

Ma chronique :

Encore une fois, je remercie les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman, mais surtout pour la sortie de ce chef d’oeuvre.

Comme vous avez-pu peut-être le lire sur Instagram, j’ai dévoré ce roman pendant le weekend, je n’ai quasiment pas pu le lâcher. Ce n’est pas compliqué, dès les premières pages Gabriel Tallent m’a ferré et complètement conquis.

Ce n’est pas à proprement parlé un roman sombre, car j’ai ressenti beaucoup de luminosité à travers la plume de l’auteur qui décrit parfaitement les lieux de l’intrigue. Il a d’ailleurs vécu dans cette région ce qui explique certainement les magnifiques descriptions et le fait que j’ai sans difficulté réussi à m’y projeter. Donc pour moi ce n’est pas un roman sombre, mais ce serait plutôt un roman très dur, un roman plein de violence que cela soit de la violence physique ou de la violence psychologique.

Car là est vraiment le coeur de cette histoire, la manière dont le père de Turtle fait en sorte de rendre sa fille totalement dépendante psychologiquement de lui, la façon qu’il a de la vider de sa moindre pensée propre, de se sentir vide et de devoir vivre et réfléchir à la manière dont lui l’aurait autorisé. J’ai cherché des excuses à se personnage, tantôt je me suis dit que c’était la perte de la mère de Turtle, tantôt l’enfance que lui-même a eu, tantôt l’amour inconditionnel qui le lie à sa fille mais qu’il ne sait pas exprimer. Mais voilà, en fin de compte, ce n’est rien de tout cela, nous sommes devant un être particulièrement intelligent mais qui est fondamentalement un pervers narcissique d’une violence rare.

Sa victime est donc Julia, ou Turtle ou encore Croquette, je l’adore … Je l’adore par la force de son esprit qui est continuellement en train de se battre contre les pensées qui lui sont imposées, je l’adore par la singularité dont elle est la preuve, je l’adore par la force qu’elle dégage et surtout par l’envie de liberté et de justice qu’elle va en fin de compte laisser sortir de sa tête et exprimer une bonne fois pour toute et à ce moment là plus rien ne l’arrête.

Voilà, c’est donc un roman psychologiquement violent, il m’a pris aux tripes, m’a donné envie de gerber et envie de pleurer, mais il m’a aussi fait sourire et rire par les pensées de Turtle et les dialogues qu’elle a pu avoir avec Jacob et Brett entre autre. L’écriture de ce roman est cru, elle est crash, il n’y a pas tellement de dialogue, nous sommes continuellement dans la tête de Turtle, voilà ce qui donne fait la force de cette histoire, voilà ce qui en fait un chef d’oeuvre et voilà ce qui fait qu’il est un de mes gros coups de coeur de ces dernières années. Encore merci à Gabriel Tallent pour son talent (oui je sais c’est facile 😉 ) et aussi à Gallmeister pour la publication en France.

Ma note : 10/10

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Les larmes de Potap

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Auteur : Nadège Mazery

Genre : Contemporain

Édition : Auto-édition

Titre : Les larmes de Potap

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Potap. Potap Kerenski pour être précis. Je suis né à Tcheboksary, en Tchouvachie, sur les bords de la Volga, à 600 km à l’est de Moscou. Aujourd’hui, entouré de ma famille et de mes rares amis, je célèbre mes 18 ans. Un âge où, juridiquement, je deviens pleinement responsable de mes actes. Quels qu’ils soient. Pour ma part, j’assume totalement les miens. En conséquence, n’en déplaise à mon frère, ceci est mon dernier anniversaire.

Quelques mots sur l’auteur :

Nadège Mazery est née à Nantes, a grandi et étudié dans cette région avant de s’exiler deux ans outre-Manche. A son retour, petit job tranquille en Vendée avant un changement de cap et une nouvelle vie sur Paris. Deux jolis bébés plus tard, elle pose ses valises à la campagne, en Charente-Maritime, où elle vit et travaille, en tant que free-lance pour de nombreux magazines européens. Les déplacements hors frontières sont très courants. Pour les occuper, lecture et à présent écriture. Pour se distraire au début, puis de fil en aiguille pour se donner un nouveau but (l’effet quarantaine certainement) et faire plaisir aux amis… Après sa trilogie Caboclos Nord, Est et Sud, qui a rencontré un beau succès, elle publie enfin son dernier roman « Les Larmes de Potap ».

Ma chronique :

En premier lieu, je tiens à remercier Nadège Mazery pour avoir accepté de m’envoyer son roman et pour sa confiance.

J’avais prévu de lire ce roman plus tôt cette année, mais le moral n’étant pas au beau fixe et craignant une lecture très noire au vu de la quatrième de couverture, j’ai préféré attendre le bon moment. Je peux vous dire dors et déjà que j’ai bien fait. Oui, car effectivement ce livre est très sombre et très froid, j’ai pu ressentir lors de ma lecture le froid extrême de la Russie ainsi que l’humidité présente dans une certaine cave … C’est un point super positif de ce roman, Nadège Mazery a une manière parfaite pour décrire les lieux et les ambiances présents dans son roman et ainsi immerger complètement le lecteur dans son histoire.

Alors oui ce roman est sombre, mais ce côté noir est parfaitement contre balancé par l’amour débordant qu’a Mak envers son petit frère Potap, alors oui il ne sait pas franchement le montrer mais cet amour fraternel transpire des lignes de ce livre et c’est encore plus fort que le narrateur n’est autre que Potap.

Les personnages sont pour certains super attachants, je pense à Vassily ou à Dédouchka et pour d’autres totalement répugnants. J’ai adoré le petit road-trip entre les deux frères et le grand-père nous emmenant au bord de la Mer Noire.

Malgré le fait que ce soit un roman, il y a malheureusement une triste vérité derrière ces lignes et c’est ce qui donne également toute sa force à ce roman. Ces « tronches de vies » , ces âmes perdues qui sans personne pour leurs tendre la main finissent plus bas que terre et sont complètement laissés pour compte par le gouvernement Russe.

J’ai littéralement pris une claque avec Les larmes de Potap, j’ai pris une claque par la dureté de l’histoire, pris une claque par la force de l’amour d’un grand frère pour son cadet, pris une claque par l’espoir et toujours l’amour transpirant de la bonté d’un grand-père. Mais j’ai surtout pris une claque par l’espoir qui se cache entre les lignes et par le fait que rien n’est écrit d’avance.

J’ai vers la fin de ma lecture carrément ralenti mon rythme car à tout moment je sentais que l’auteur pouvait nous faire basculer d’un côté ou de l’autre, du côté obscur ou vers la lumière. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher votre lecture, mais sachez que ce livre est une petite pépite et que j’ai eu un énorme coup de coeur pour Les larmes de Potap.

Ma note : 10/10

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Dix petits nègres

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Auteur : Agatha Christie

Genre : Policier

Édition : Le Livre de Poche

Titre : Dix petits nègres

Quatrième de couverture :

Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?

Quelques mots sur l’auteur :

Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller le 15 septembre 1890 à Torquay et morte le 12 janvier 1976 à Wallingford (Oxfordshire), est une femme de lettres britannique, auteur de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme la « Reine du crime » ; cela fait d’elle l’un des plus importants et des plus novateurs des écrivains (dans le développement du genre). Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Ma chronique :

Enfin une chronique de La Reine du crime sur mon blog, et il était temps je pense. En effet, j’ai lu très tôt pendant mon adolescence tous les romans de Agatha Christie, je suis tombé en admiration pour Hercule Poirot et Miss Marple. J’ai donc décidé de temps en temps de me lancer dans des relectures de ces romans policiers qui sont à mon avis la base pour les amateurs du genre.

J’ai choisi comme première relecture, Dix petits nègres qui fut le second roman que j’ai lu de Agatha Christie. Et comme je pouvais l’espérer j’ai enchainé les pages et passé un super moment. Bon, ok je connaissais l’histoire mais il y avait tellement longtemps que je l’avais lu que je me suis laissé prendre au jeu de l’angoisse.

Dix petits nègres, est un huis clos extrêmement bien ficelé et angoissant à souhait et il a été écrit en 1939, c’est tout juste génialissime. Le fil rouge de se roman est une comptine d’enfant et les morts vont se succéder au rythme des couplets de cette dernière faisant monté la tension des personnages et les mettant dans un stress psychologique tellement bien décrit. Mais cela fait aussi monter la tension du lecteur l’empêchant de fermer son livre avant la fin. Et quelle fin ?

Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu ou qui l’ont lu pour la première fois, je vous met au défi d’avoir deviné qui est le coupable et la manière dont il s’y ai prise.

Agatha Christie mérite amplement son surnom de « La reine du crime » avec ce roman qui est après Le crime de L’Orient-Express mon préféré de cette auteur.

Ma note : 10/10

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Face au vent

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Auteur : Jim Lynch

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : Face au vent

Quatrième de couverture :

Dans la famille Johannsen, la voile est une question d’ADN. Installés au cœur de la baie de Seattle, le grand-père dessine les voiliers, le père les construit, la mère, admiratrice d’Einstein, calcule leur trajectoire. Si les deux frères, Bernard et Josh, ont hérité de cette passion, c’est la jeune et charismatique Ruby qui sait le mieux jouer avec les éléments. Seule sur un bateau, elle fait corps avec le vent. Mais lorsqu’un jour elle décide d’abandonner cette carrière toute tracée, la famille explose. Bien des années plus tard, les parents se sont éloignés, Bernard a pris la fuite sur les océans, Ruby travaille dans l’humanitaire en Afrique. Quant à Josh, il cherche inlassablement son idéal féminin sur un chantier naval à Olympia. Douze ans après la rupture, une ultime course sera l’occasion de retrouvailles risquées pour cette famille attachante et dysfonctionnelle.

Quelques mots sur l’auteur :

Jim Lynch est né en 1961. Diplômé de l’Université de Washington, il a sillonné le pays en tant que reporter pour des journaux en Alaska, en Virginie et à Washington D.C. Il est l’auteur de quatre romans et collabore avec plusieurs journaux dont le Seattle Times. Il vit et navigue à Olympia et dans l’État de Washington.

Ma chronique :

Seconde lecture de cette nouvelle année et premier coup de coeur. Encore une fois, merci à Gallmeister pour leur confiance et pour nous offrir des pépites dans ce genre. Face au vent, est le second roman que je lis de Jim Lynch et j’avais d’ailleurs déjà beaucoup aimé Les grandes marées.

Ce roman, est un hymne à la voile, l’auteur nous fait partager sa passion pour ces bateaux et franchement cela donne envie, pourtant, je peux vous assurer que à la base ce n’est vraiment pas mon truc. Mais à la lecture de ce livre, vous aurez forcément envie de monter sur un voilier et d’aller faire une petite balade en mer ou pourquoi pas participer à une régate.

Ce roman est donc l’histoire d’une famille passionnée par la voile, il y a le grand-père, les trois enfants, deux fils et une fille, la mère et enfin pour guider le tout, le père qui est un peu le grand gourou de cette famille qui est juste géniale dans sa folie et par les différences qu’il y a entre chacune de ces personnes . J’ai tellement apprécié de voir l’évolution des relations entre chacun des membres de la famille Johannssen, l’éloignement et toujours et encore cette passion qui toujours les rapproches tous.

Encore une fois, la plume de Jim Lynch est envoutante, toute en finesse et en poésie. Il y a de tout dans son roman, de l’humour, j’ai adoré les rancards de Josh, de l’amour et de l’amitié, mais également de la tension et de la tristesse. C’est un grand roman, une histoire pleine de générosité et de belle promesse.

Comme avec Les grandes marées, je trouve que Jim Lynch a le don pour dévoiler les belles choses de l’humanité et de ce monde, c’est une belle histoire qui fait du bien.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous le conseiller, c’est certain, vous passerez un super moment avec cette famille un peu bizarre mais tellement touchante.

Ma note : 10/10

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