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Aztèques – Saison 1 – Harem

azteques

Auteur : Eric Costa

Genre : Historique

Edition : Auto-édité

Titre : Aztèques – Saison 1 – Harem

Quatrième de couverture :

Une jeune esclave peut-elle faire tomber un Empire ?

Lorsqu’elle retrouve son village en feu et son chien éventré, Ameyal se jure d’exterminer les Aztèques qui les attaquent. Mais son courage et sa volonté ne peuvent rivaliser contre les guerriers.

Elle perd tout, famille, amis, son village est détruit et elle est emportée.

Rabaissée à l’état d’esclave, plongée dans un harem où les intrigues font loi, où sauver sa peau se joue derrière chaque porte, Ameyal doit faire face aux pires injustices, trahisons et humiliations.

Au-delà de ces épreuves, une question s’impose : existe-t-il un cage assez grande pour retenir la fille de l’aigle ?

Quelques mots sur l’auteur :

Eric Costa a fait ses études de dramaturgie pendant trois ans.

« Harem: Aztèques » (2017) a été récompensé par le prix du Jury Amazon KDP au salon du livre de Paris 2017.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier Eric Costa pour l’envoi de son premier roman et pour sa confiance. J’insiste vraiment sur mes remerciements car j’ai eu un énorme coup de cœur pour ce premier tome d’une saga qui est très prometteuse.

Vous devez savoir que je suis un fan de lecture historique avec des héroïnes fortes et rebelles. Je peux vous dire que dans ce roman j’ai été servi. Côté histoire, l’auteur a choisi l’époque précolombienne pour son roman. Je suis déjà de base très admiratif de cette époque et féru des mythes sur les peuples aztèques, maya, incas … je ne pouvais donc que adhérer à ce choix. Mais la grande force de Eric Costa est toutes les recherches qu’il a du mener avant d’écrire son roman. Car, ce n’est pas juste une histoire, c’est avant tout un véritable roman historique, qui nous en apprend beaucoup sur la culture aztèque, les mœurs et la vie à cette époque. Cela va jusqu’au nom des personnages et de certaines choses. Donc oui, nous sommes dans un roman, mais une fois ce livre fermé, nous avons appris des choses, et cela moi, j’adore. En plus, Eric Costa, à la fin de son livre, propose un lexique, une galerie des personnages et nous en dit plus sur les dieux évoqués à travers les pages dans un panthéon aztèque.

En plus de son côté historique, Aztèques a une intrigue comme je les aimes. Tout commence par une catastrophe qui touche notre héroïne. C’est à partir de là que tout s’emballe et que Ameyal, la jeune villageoise va petit à petit devenir une femme forte et rebelle à travers toutes les épreuves qu’elle va traverser. Et ce n’est que le tome un, alors cela promet du lourd par la suite, parce que la pauvre elle a vécue des choses inimaginables. Comme son nom l’indique, l’histoire se déroule dans un harem, donc pour les connaisseurs une sorte de huis-clos avec des secrets, des mystères, des intrigues et où l’on ne peut faire confiance qu’à sois même. J’ai déjà lu des romans se déroulant dans ce genre d’endroits, mais pour le coup, celui-ci est vraiment bien détaillé et l’histoire se passe quasiment exclusivement à l’intérieur de ce harem.

Bref, j’ai eu un véritable coup de cœur pour ce premier tome à l’histoire addictive et avec lequel, j’ai voyagé dans le temps. Ce n’est vraiment pas étonnant que Eric Costa a reçu le prix du jury Amazon Kindle lors du salon du livre Paris 2017. J’ai hâte de découvrir la suite et de me replonger aux côtés de Ameyal.

Ma note : 10/10

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L’alchimiste

alchimiste

Auteur : Paulo Coelho

Genre : Conte philosophique

Edition : Le grand livre du mois

Titre : L’alchimiste

Quatrième de couverture :

Un jeune berger andalou, Santiago, part à la recherche d’un trésor enfoui au pied des pyramides. Il découvrira pendant son périple la clef d’une quête spirituelle. ‘L’ Alchimiste’ est le récit d’une quête, celle de Santiago, un jeune berger andalou parti à la recherche d’un trésor enfoui au pied des Pyramides. Dans le désert, initié par l’alchimiste, il apprendra à écouter son cœur, à lire les signes du destin et, par-dessus tout, à aller au bout de son rêve. Destiné à l’enfant que chaque être cache en soi, ‘L’ Alchimiste’ est un merveilleux conte philosophique, que l’on compare souvent au ‘Petit Prince’, de Saint Exupéry, et à ‘Jonathan Livingston le Goéland’, de Richard Bach.

Quelques mots sur l’auteur :

Paulo Coelho est né à Rio de Janeiro. Sa notoriété en Amérique Latine est comparable à celle de Gabriel Garcia Marquez. Ses quatre livres figurent en tête des listes de best-sellers au Brésil. L’alchimiste à été publié dans 22 pays et rencontre partout un immense succès.

Ma chronique :

Et voilà, il fallait bien que je finisse un jour par chroniquer ce livre. Effectivement, l’alchimiste est pour moi un petit bijou que je relis régulièrement. Ce ne m’était pas arrivé depuis l’ouverture de mon blog, voilà donc chose faite.

Bon, vous l’aurez compris, je ne vais pas être le plus objectif sur ce roman, il m’a marqué quand j’étais très jeune et continu encore maintenant à chacune de mes relectures. Paulo Coelho, nous offre avec cette histoire, un merveilleux conte philosophique. Il nous fait également voyager, nous partons avec le jeune Santiago de l’Andalousie, pour nous retrouver en Egypte en passant par le Maroc, et le désert du Sahara. Pendant toute ma lecture, mon esprit à traversé ces pays, j’adore quand des livres me font cet effet, cet envie d’évasion et de voyage.

L’alchimiste, est un conte philosophique, une quête poétique et pleine de sagesse. Une quête amenant à croire en ses rêves et à son destin. Un message nous dévoilant que la recherche du bonheur est dans la manière de prendre son destin en main.

C’est une lecture vraiment facile qui peut-être selon moi lue même assez jeune, j’ai dû le lire la première fois vers l’âge de dix ans. L’auteur a écrit son roman avec des mots simples et pleins de sagesse. C’est une lecture qui fait du bien et qui mérite vraiment d’être lue et relue.

Ma note : 10/10

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L’enfer de Church Street

church street

Auteur : Jake Hinkson

Genre : Policier

Édition : Gallmeister

Titre : L’enfer de Church Street

Quatrième de couverture :

Geoffrey Webb est en train de se faire braquer sur un parking. Et cette situation lui convient bien, il en redemanderait même. À son agresseur, il propose un marché : empocher les trois mille dollars qui se trouvent dans son portefeuille, le dépouiller de tout s’il le faut, en échange de cinq heures de voiture jusqu’à Little Rock, en Arkansas. Webb a besoin de se confesser. Ce braquage et ce pistolet pointé sur lui, il les mérite. Et il est prêt à expliquer pourquoi.

Quelques mots sur l’auteur :

Jake Hinkson est originaire de l’Arkansas. Né en 1975, ce fils de prêcheur baptiste a commencé à boire à l’âge de trente ans. Il vit aujourd’hui à Chicago avec sa femme et un chat qui le regarde écrire.

Ma chronique :

Me voilà donc avec ma dernière lecture du mois de mai consacré à la maison d’éditions Gallmeister. J’en suis d’autant plus content que ayant comme vous avez pu le constater pas vraiment accroché à Sukkwan Island, j’ai eu un petit coup de coeur pour celui-ci.

Jake Hinkson nous offre avec ce roman, une confession, celle d’un homme hanté par son passé et par les actes horribles qu’il a commis. Un homme qui a fait de la manipulation et des machinations des arts pervers en outils pour faire de sa vie quelque chose de plus que celle qui lui était selon lui destinée.

Jake Hinkson fait le choix avec ce récit d’une narration à la première personne, j’ai totalement adhéré à ce parti prix, car dans le livre, Geoffrey Webb, notre « héros » se confesse à son agresseur, mais en réalité, son agresseur s’est nous le lecteur, nous somme l’épaule sur laquelle se penche cet homme et sur laquelle il va dévoiler toute sa vie et la noirceur de ses pensées.

C’est un roman court et intense dans lequel l’action est présente jusqu’à la fin. Fin qui je trouve correspond à un jugement, celui que le lecteur va avoir sur cet homme, celui que l’agresseur va porter sur lui.

J’ai également beaucoup aimé me plonger dans une petite ville américaine typique comme on peut se les imaginer avec leurs églises, leurs pasteurs, les réunions des paroissiens et toutes les manipulations et les non-dits qui caractérisent ces milieux religieux. J’ai apprécié la manière qu’a l’auteur à mine de rien caricaturer la religion et les religieux.

Voilà, j’ai eu un petit coup de coeur pour ce roman et pour le côté très irrévérencieux de la plume de l’auteur et cela dès les premières lignes. Je n’ai pas trop l’habitude, mais je vous laisse avec un extrait que je trouve très représentatif de l’ensemble du roman.

En même temps, la troisième vérité fondamentale de l’existence est la suivante: pour 99,9 pour cent du monde, vous n’existez pas. Je ne suis pas dans l’auto-apitoiement, là, puisque c’est de vous que je parle. Vous n’existez pas pour la plupart du reste du monde. Combien de personnes savent même que vous existez ? Et parmi ceux-là, combien s’en préoccupent ? Ne faites pas le compte si vous êtes facilement déprimé.

Ma note : 10/10

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Dans la forêt

dans la foret

Auteur : Jean Hegland

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : Dans la forêt

Quatrième de couverture :

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Quelques mots sur l’auteur :

Jean Hegland est née en 1956 dans l’Etat de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur et se lance dans l’écriture. Son premier roman, Dans la forêt, paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd’hui au milieu des forêts de Caroline du Nord et partage son temps entre l’apiculture et l’écriture.

Ma chronique :

Me voilà à chronique, un nouveau roman de la maison d’éditions Gallmeister, et encore une fois, je suis tombé sous le charme d’une autre de leur parution. En même temps, il est pour moi impensable de ne pas apprécier ce roman de Jean Hegland.

C’est un roman post-apocalyptique, ce qui pourrait être le thème principal de ce livre, mais en fin de compte pas du tout, cela plante juste le décor, et peu à peu on oubli ce thème, on oubli le pourquoi et le comment et on oubli le monde. Oui, on oubli le monde, la société, les gens, pour se concentrer sur trois personnages, Nell et Eva, deux sœurs orphelines, et la Forêt, avec un F majuscule, car dans ce roman, pour le clin d’œil à Nell, ce n’est pas comme le cite notre encyclopédie, Wikipédia, une étendue boisée relativement grande, constituée d’un ou plusieurs peuplements d’arbres, arbustes et arbrisseaux, et aussi d’autres plantes indigènes associées, mais un personnage, qui va par moment, être attachant, par d’autres angoissant, on va l’aimer comme la détester pour en fin de compte se rendre compte qu’elle est là et que c’est le plus important.

Ce roman, est raconté par Nell, à la manière d’un journal intime, mais il n’y a aucun reperds temporel, et nous suivons les pensées, les souvenirs, les peurs et les joies de la jeune fille, ainsi que celles de sa sœur à travers son regard. C’est l’histoire de deux sœurs qui s’aiment d’un amour inconditionnel, ce qui ne va pas les empêcher de ne pas toujours être d’accord et d’entrer dans de violents conflits, mais en fin de compte, l’amour fraternel est plus fort que tout et elles se retrouvent indubitablement.

C’est un roman bouleversant, qui a selon moi tout pour devenir, un chef d’oeuvre, un incontournable de la littérature, qui peu et qui doit être lu par tous, car il est une vrai leçon de vie. Il est également un rappel de ce que peu provoquer notre monde capitaliste et notre société de consommation. Car, ce livre a beau être écrit en 1996, et sans que l’auteur nous explique vraiment pourquoi, le monde est dans un état post-apocalyptique, sans électricité, sans internet, sans essence … , elle nous donne quand même plusieurs explications possibles, les guerres, les catastrophes naturelles, les maladies … Si l’on ne porte pas tous des œillères, et que l’on regarde notre monde dans l’état qu’il est actuellement, on peut se poser la question : Est-ce que ce qui est décrit dans ce livre peut se produire pour de vrai ?

L’énorme point fort de ce roman, est donc le lien qu’entretiennent Nell et Eva avec la Forêt, et la Nature, j’adore le côté Nature-Writing de ce livre et le changement dans la façon de vivre des deux sœurs, grâce à ce que la Forêt offre … mais attention ce qu’elle offre, elle peut aussi le reprendre …

Dans tous les cas, encore un coup de cœur pour moi, encore un grand Gallmeister. Je vous encourage tous à lire ce fabuleux roman qui sans aucun doute ne vous laissera pas insensible et vous marquera, comme moi, pour longtemps.

Ma note : 10/10

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Les épées de glace

les épées de glace

Auteur : Olivier Gay

Genre : Fantasy

Edition : Bragelonne

Titre : Les épées de glace – L’intégrale

Quatrième de couverture :

orsque Deria, fille d’un obscur baron du Nord, est retrouvée assassinée dans la capitale, les plus puissants de l’Empire font tout pour cacher sa mort à son père.
Les deux amis les plus proches de la jeune fille, Shani, sa servante, et Mahlin, un garde du palais, se retrouvent alors mêlés malgré eux à cette conspiration. N’écoutant que leur cœur, ils décident de se rendre dans le Nord annoncer eux-mêmes la nouvelle au mystérieux baron.
Ils n’auraient sans doute jamais entrepris un tel voyage, s’ils avaient su qui était réellement le père de Deria.
Car, désormais, l’Empire va trembler.

Quelques mots sur l’auteur :

Olivier Gay est né en 1979. Reconnu par la critique pour ses romans policiers et jeunesse, il n’en est pas moins un grand lecteur de fantasy et un admirateur inconditionnel de David Gemmel, G.R.R. Martin et Robert Jordan.

Ma chronique :

J’ai découvert ce livre lors du salon InterPol’Art de Reims 2016, durant lequel, j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec cet auteur et par la même, d’avoir une dédicace sur ce magnifique livre. Il est vrai que comme beaucoup de Bragelonne cette couverture est juste sublime.

Je retrouve avec ce roman, mon genre de prédilection, la fantasy. Pour le coup, ici, de l’héroïc fantasy médiévale, sans magie, sorcier ou autre créature fantastique. L’intrigue est relativement simple et reprend des thèmes déjà exploités dans ce genre littéraire. Par contre, la grande force de ce roman, ce sont ses personnages, auxquels nous sommes obligé de nous attachés, même s’il y en a que nous apprécions forcément moins que d’autre. Pour moi ce fut le cas de Mahlin, un garde que j’ai trouvé par moment un peu trop niais.

J’ai vraiment adoré l’ambiance de ce roman, parfois la noirceur des pensées ou des actes des personnages comme Le Boucher ou Shani, une jeune servante qui va voir sa vie basculer suite à une décision liée à l’amour et à l’amitié. Hormis Le Boucher, qui est vraiment l’anti-héros, mais que nous ne pouvons qu’adorer, Shani est la personne que j’ai le plus apprécié, je suis conquis par l’évolution que lui fait prendre l’auteur et par l’obscurité qui va l’envahir suites aux épreuves qu’elles va traverser.

Là où j’en veux à l’auteur, c’est la façon avec laquelle il nous fait super aimer Déria, alors que l’on sait par avance grâce à la quatrième de couverture qu’elle va mourir. Pendant ma lecture, je redoutais de voir ce moment arriver.

Comme j’ai déjà pu l’évoquer sur Instagram, ce roman est vraiment une petite merveille, j’ai retrouvé par moment, l’ambiance de Games Of Thrones, que ce soit dans certains lieux ou chez certains personnages.

Encore une prouesse de l’auteur, l’épilogue, nous avons le fin mot de l’histoire qu’à la toute fin du livre. Pour le coup je suis resté sur le cul, comme on dit …

Vous l’aurez compris, ce livre est pour moi un coup de cœur et je le conseil à tous les amateurs du genre. Par contre, attention, ce n’est pas un roman young adulte ou de la fantasy gentillette et Le Boucher peut vite venir hanter vos rêves.

Ma note : 10/10

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Quelqu’un à qui parler

quelqunaquiparler

Auteur : Cyril Massarotto

Genre : Contemporain

Edition : XO Editions

Titre : Quelqu’un à qui parler

Quatrième de couverture :

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ? Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Quelques mots sur l’auteur :

Cyril Massarotto, né le 25 juin 1975 à Perpignan, est un écrivain français. Ses œuvres sont toutes éditées chez XO éditions et son premier roman, Dieu est un pote à moi, est traduit dans 15 langues à travers le monde.

Ma chronique :

Quelqu’un à qui parlé, est un vrai bon livre, un livre qui fait du bien et un livre qui à moi m’a parlé. Dans ce roman, un homme de trente cinq ans, est rattrapé par la morosité de sa vie et par sa solitude, il trouve donc du réconfort au téléphone avec le « lui » d’autrefois, quand il était jeune et innocent, des rêves plein la tête.

Franchement, ce livre m’a parlé, il m’a directement fait pensé à mes séances de psy, lorsque ma psy me disait : « Demandez-vous ce que pensait le petit Anthony … Faites plaisir au petit Anthony qui sommeille en vous … ». Ce livre à été pour moi une grande bouffée d’oxygène, je l’ai sincèrement adoré.

Il y a dans le titre de ce livre, un double sens, « Quelqu’un à qui parler », fait référence à Samuel adulte parlant par téléphone à Samuel enfant, mais je pense également qu’il fait référence à Samuel parlant à nous lecteur. Car, effectivement, Samuel, nous raconte sa vie et ses états d’âme, un peu comme si l’on était sa petite conscience. Du coup, il n’y a pas de barrière, il nous délivre ses pensées, comme elles lui arrivent, avec beaucoup d’humour, d’humilité et parfois d’énervement.

J’ai apprécié dans ce livre, la morale que l’on peut en tirer, c’est vrai, qui maintenant qu’il est adulte à entièrement réalisé ses rêves d’enfant ? Je ne pense pas que l’on a tous la vie de Samuel, qui lui vit seul, sans réel ami et faisant un boulot ne lui plaisant pas, mais on a tous eu des rêves gamins que l’on a pas réalisé, car la vie adulte nous a rattrapée, et par fatalisme ou manque de motivation. Ce qui est génial dans ce roman, c’est le fait que au début de la relation entre l’adulte et l’enfant, c’est l’adulte qui pense aider le plus jeune, mais on se rend bien compte que petit à petit, tout s’inverse et c’est au final l’enfant qui va aider l’adulte à repartir dans la vie et à se dire que « OK, j’ai trente cinq ans, mais qu’est ce qui m’empêche encore de réaliser mes rêves » …

Dans ce livre, il y a de l’humour, de l’amour, de l’amitié, quelques éloges à la littérature, beaucoup de petites choses qui font que le Samuel enfant me parle, je me suis vraiment reconnu en lui pour certaine chose. Vous l’aurez compris, ce livre fut pour moi un véritable coup de cœur, c’est un livre qui fait du bien et que je conseil forcément à tous. C’est tout de même agréable de tomber sur des livres de ce genre avec une happy end  et une superbe morale.

Ma note : 10/10

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Edwenn Le Monde des Faës

edwenn

Auteur : Charline Rose

Genre : Fantasy

Edition : Nouvelles Plumes

Titre : Edwenn Le Monde des Faës

Quatrième de couverture :

Depuis d’ancestrales querelles, les humains et les Faës vivent séparés par une frontière invisible, le Voile. Intrépide et courageuse, la jeune Edwenn ne supporte pas la vie à laquelle sa société condamne les femmes, et rêve dans sa quête d’aventures de pouvoir explorer cet autre monde mystérieux.
Mêlée à son insu au conflit qui oppose le prince faë Kadvael au Seigneur des Chimères, la voilà projetée sur les terres des Faës. Mais il ne fait pas bon être humaine dans cet univers peuplé d’êtres magiques. Menacée par les Chimères qui réclament justice, Edwenn doit lutter pour sa survie. Elle rencontre Jezekael, prince des Faës et frère de Kadvael, et tombe sous le charme de cet homme lumineux et bienveillant. Mais entre humains et Faës, l’amour est le plus grand des interdits…

Quelques mots sur l’auteur :

Charline Rose, ancienne étudiante en cinéma, a toujours eu l’envie d’écrire des histoires qu’elles soient photographiques ou littéraires. Avec ce premier roman, elle nous ouvre les portes de son univers féerique, où se mêlent sa passion pour les légendes celtes et son amour pour la nature.

Ma chronique :

Un grand roman de fantasy, une claque littéraire, voilà mon ressenti lorsque j’ai fermé ce roman. Charline Rose nous offre avec son premier livre une pépite. Il y a bien longtemps que je n’ai pas pris autant de plaisir à la lecture d’un roman de fantasy de ce style.

Déjà, il y a Edwenn, une humaine, une héroïne comme je les aime, forte, courageuse avec un sacré caractère. Autour d’elle, plein de merveilleux personnages, des faës, des chimères, et plein d’autres créatures magiques comme des elfes, et des ondines pour ne citer qu’eux.

Tout part d’une histoire d’amour interdite entre un prince faës et une princesse chimère et voilà notre petite humaine embarquée dans un conflit entre des peuples qu’elles n’imaginaient que dans les légendes qu’on lui a racontées étant jeune.

Nous allons découvrir en même temps qu’elle un univers riche et complexe, ce qui rend ce roman magique. Charline Rose nous offre des descriptions parfaites pour nous embarquer en Féérie. Elle a ce petit quelque chose de poétique qui provoque chez le lecteur l’impression d’être complètement immergé dans le monde qu’elle a imaginé pour nous. Sa plume est fluide et juste, j’imagine tout le travail qu’elle a du fournir pour trouver les mots justes et parfaits. J’ai ressenti l’influence de Tolkien et du Seigneur des Anneaux.

Nous avons ici un roman de fantasy qui par moment est assez sombre mais qui rassemble vraiment tous les atouts que l’on peut attendre de ce genre et qui en plus sont exploités avec brio. Il y a beaucoup de lieux différents qui sont tous décrits avec finesse, combien de fois me suis-je dit que j’aimerais bien parcourir la cité D’Alwena, de me pencher sur un balcon du chateau de Vorgell l’Ardente dans le royaume de Nuit ou encore chevaucher aux côtés de Maenowen dans les Terres Pourpres.

En plus des lieux, il y a aussi les personnages, ils sont tous différents et tous bien développés c’est encore une des raisons qui rend agréable cette lecture.

Voilà, en tout cas pour moi il s’agit d’un énorme coup de cœur, j’espère pouvoir continuer à découvrir la plume de Charline Rose à travers d’autres romans et surtout une suite, car oui, il en faut absolument une que l’on puisse retourner en Féérie. Je conseil ce roman à tous les fans de fantasy, vous êtes assurés de passer de bons moments.

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Ma note : 10/10

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Les Illusions de Sav-Loar

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Auteur : Manon Fargetton

Genre : Fantasy

Edition : Bragelonne

Titre : Les Illusions de Sav-Loar

Quatrième de couverture :

Dans le royaume d’Ombre, les femmes qui possèdent le don sont persécutées. Pour survivre et devenir magiciennes, il leur faut se réfugier dans la cité légendaire de Sav-Loar. Or Bleue se trouve très loin de là lorsque apparaissent ses pouvoirs : elle n’est qu’une jeune esclave entre les griffes d’un seigneur sadique desquelles nul ne s’est jamais évadé. Mais certains de ses compagnons de captivité vont risquer leur vie pour tenter de sauver Bleue, à commencer par Fèl, une beauté farouche qui ne rêve que de liberté. Leur fuite éperdue va précipiter le royaume dans une guerre impitoyable au cours de laquelle Bleue, dont la puissance s’affirme de jour en jour, pourrait bien changer le monde …

Quelques mots sur l’auteur :

Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre la musique et les mots. Elle vit aujourd’hui à Paris où elle est régisseuse lumière, musicienne et écrivain, bien décidée à poursuivre son chemin d’encre à travers les genres avec la finesse et l’imagination qui caractérisent sa plume. Elle a remporté pas moins de vingt récompenses littéraires dont le prix Imaginales 2016 pour L’Héritage des Rois-Passeurs.

Ma chronique :

Enfin, j’ai pu me replonger dans le monde d’Ombre, je l’avais quitté avec L’Héritage des Rois Passeurs que j’avais juste adoré. Il s’agit du livre qui m’a redonné le goût à la lecture après plusieurs mois sans lire. Alors autant vous dire que lorsque j’ai vu Manon Fargetton dire sur les réseaux sociaux qu’elle était entrain d’écrire un nouveau roman sur cet univers j’avais trop hâte d’y retourner.

J’ai été tout le long de ce gros pavé enchanté par la plume de Manon Fargetton, toujours avec cette envie de tourner les pages. J’ai vraiment vécu ma lecture à fond.

L’histoire se passe avant, pendant et après L’Héritage des Rois Passeurs, vous n’êtes pas obligés d’avoir lu ce dernier pour vous lancer dans ce roman, mais je pense que ce serait dommage tout de même. Il y a de nombreux clins d’œils et j’avoue que j’ai retrouvé avec plaisir certains personnages et le fait de vivre certaines scènes avec un regard différent est juste une super idée.

Comme avec chacun de ses livres, Manon nous fais complètement voyager et nous entraîne dans de merveilleuses contrées. Il y a l’aride Désert des Regrets, L’île-Qui-Rêve avec ces soigneurs et bien entendu La Forêt des Songes. J’ai trouvé Sav-Loar tout simplement magique. Je suis tombé sur une image l’autre jour sur Pinterest qui m’y a fait tout de suite penser, regardez :

savloar

Nous découvrons dans ce roman une foule de personnages. Il y a tout d’abord bien sûr, Bleue mais elle ne va pas être seule dans son périple, à ses côtés, il va y avoir Fèl, une jeune femme éprise de liberté, Oreb, un ancien soldat plein de mystères, Guilhem et Tiriss qui apportent une touche de fraîcheur et d’humour et Amesân qui va se dévoiler n’être pas celui que l’on croit. Ces cinq personnages gravitant autour de Bleue sont tous différents mais vont être amener à devenir complémentaire et aussi soudé qu’une famille. Il y a aussi autour d’eux nombres de personnages si différents les uns des autres que tout le monde y trouvera ce qui lui plaît. Il y a les magiciennes de Sav-Loar Manala, Tyna et Néphélie, le mage du clos Til Enarion, le grand Sker mais également le prêtre gris et les trois divinités déjà évoqués dans L’Héritage des Rois-Passeurs.

Avec ce roman, Manon Fargetton nous propose une histoire très féministe avec des femmes fortes et courageuses qui n’ont pas peur de bousculer l’ordre établi pour leurs croyances et leur liberté. Nous avons droit à un roman par moment assez sombre avec des thèmes comme la religion, la politique et l’amour.

Je vous recommande à tous ce fabuleux roman, qui pour moi est un gros coup de cœur.

Ma note : 10/10

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Après tout, je ne fais de mal à personne

apres tout je ne fais de mal a personne

Auteur : Nadia Baudouin Bekkari

Genre : Contemporain

Édition : Les auteurs libres

Titre : Après tout, je ne fais de mal à personne

Quatrième de couverture :

Schizophrénie, hallucinations…

Il n’y a que Rebecca pour aimer à ce point sa maladie.
Mais s’intégrer à la société et y vivre de façon normale n’est pas facile. Elle doit faire face à ses craintes, ses peurs, ses doutes…
De son côté, Josselin, infirmier en hôpital psychiatrique, est empreint d’une représentation de la santé mentale formatée par son travail.
Pourtant, ces deux êtres que tout oppose vont se rencontrer.
Malgré leurs différences, un sentiment unique va naître, si intense qu’il abolit toute raison.

Ne dit-on pas que l’amour, le vrai, rend fou ?

Quelques mots sur l’auteur :

Nadia Baudouin Bekkari travaille en psychiatrie. La maladie mentale fait partie de son univers professionnel, elle la côtoie quotidiennement.

Pour son premier roman, elle nous donne à découvrir, à travers ce sujet tabou, un univers où la moralité n’existe pas.

Ma chronique :

J’ai découvert ce livre et cette auteure lors du Printemps du livre de Lamotte Beuvron, et je l’ai lu dans le cadre du Summer Holidays Challenge organisé par Élodie du blog La Citadelle de l’Imaginaire.

Tout d’abord, je tiens à signaler, qu’à la base, ce livre a été repéré par ma femme, et ayant lu après elle le résumé et aimant beaucoup la couverture, nous l’avons acheté après quelques gentils mots échangés avec l’auteure et un petit autographe.

Bon, je ne vais pas aller par quatre chemins, ce livre, je l’ai lu en une journée, et je me suis pris une grande claque, j’ai tout simplement adoré mais aussi détesté. Je m’explique, ce livre traite de la schizophrénie, une maladie mentale, mais aussi de l’enfermement en soins psychiatrique et de la façon dont cette maladie est traitée.

Il y a deux personnages, une femme, et un homme, chacun d’eux raconte son histoire à tour de rôle, Rebecca est atteinte de schizophrénie tandis que Josselin est infirmier en soin psychiatrique. Vous me direz, cela tombe bien, le lien est tout trouvé, mais vous vous trompez, la rencontre de ces deux êtres va se faire par petite touche sans que l’un ou l’autre ne s’en rende compte.

J’ai beaucoup aimé la façon dont ce roman est découpé, on alterne avec le point de vue de Rebecca et de celui de Josselin, chaque passage est précédé d’un signe de l’homme ou de la femme suivant celui qui nous raconte sa vie. Cela rend le récit vivant et du coup très rapide à lire.

Je ne travaille pas du tout dans la santé, et je ne connais pas du tout le côté psychiatrie, je me suis donc lancé dans cette lecture avec quelques appréhensions, mais celles-ci se sont vite effacées, tout est bien expliqué, l’auteure prend le temps de nous expliquer avant le commencement les termes assez compliqués pour un lecteur lambda comme moi.

J’ai donc, comme je le disais plus haut adoré ce roman, car j’ai appris énormément de chose, je n’aurais plus forcément les mêmes apprioris sur cette maladie, mon regard sur elle a changé, c’est juste super de fermer un livre en ayant l’impression d’avoir été grandi à la lecture de ces lignes.

Je l’ai aussi détesté, même si le terme n’est pas approprié, je dirais plus que j’ai été en colère. Oui, en colère contre les gens comme moi, qui n’y connaissons rien et qui se permettent de juger des personnes malades. En colère aussi contre le système et les médecins avec leurs traitements, ces malades, ne sont pas des animaux, ce sont des personnes comme nous. Ils ont le droit à un minimum de chose. Et surtout, je suis en colère contre la fin du livre, je ne m’y attendais quasiment pas, ou du moins pas comme cela. Après coup, et oui, j’ai attendus quasiment 24h pour écrire ma chronique tellement ce bouquin m’a bouleversé, il ne pouvait finir autrement, mais quand même …

J’ai vraiment un énorme coup de coeur pour ce roman, je le conseil à toutes et à tous, peu importe que l’on travaille dans la santé ou dans la psychiatrie, il est juste bouleversant et terriblement touchant. Il y a longtemps que je n’avais pas lu un livre qui me touche autant. Ce n’est pas compliqué, quand je l’ai refermé une fois terminé, ma femme me parlait, mais j’étais complètement bloqué, il m’a fallu cinq bonne minutes pour reprendre mes esprits.

Vous l’aurez compris, il n’y a rien à attendre, allez acheté ce super roman et venez me dire ce que vous en avez pensé.

Ma note : 10/10

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La porte de la salle de bain

la porte de la salle de bain

Auteur : Sandrine Beau

Genre : Jeunesse contemporain

Edition : Talents Hauts Ego

Titre : La porte de la salle de bain

Quatrième de couverture :

J’attendais mes seins avec impatience. C’est à partir des petits oeufs au plat que tout s’est déglingué. Comme s’ils s’étaient passé le mot pour gâcher ma joie toute nouvelle. Ça a commencé dans le bus. C’est là que j’ai vu le regard des hommes changer. Enfin de certains hommes … Ceux-là, ils ne se gênaient pas pour me regarder. Ou plutôt pour me regarder directement dans les seins. Pas gênés ! Tranquilles. Je détestais ça.

Quelques mots sur l’auteur :

Après avoir été clown, réalisatrice de films vidéo, ou encore Miss Météo, Sandrine BEAU est maintenant animatrice radio sur France Bleu Besançon. Elle est aussi maman et passionnée de livres pour enfants. C’est peut-être ce qui explique qu’elle écrit aujourd’hui des histoires pour les petits, et les grands aussi. Ses textes ont été publiés chez Bayard Jeunesse, aux Editions Talents Hauts, mais aussi en presse ou encore joués sur scène, par la Compagnie Teraluna.

Ma chronique :

Bouleversant !!! C’est le premier mot qu’il m’est venu à l’esprit quand j’ai fermé ce livre. Je l’ai lu très rapidement, en à peine une heure ce matin. C’est un tout petit livre, un peu moins de cent pages. Mais par contre, il est prenant, touchant, énervant …

C’est l’histoire de Mia, jeune demoiselle de douze ans, elle est impatiente de voir ses seins poussés et scrute tous les jours dans le miroir, la moindre évolution de sa petite poitrine. La narration ce fait à la première personne ce qui nous immerge vraiment dans la tête et les pensées de Mia. Nous sommes heureux avec elle, mais aussi en colère ou nous avons peur, c’est véritablement très bien écrit. La plume de l’auteure est soignée et juste.

Une fois sa poitrine apparue, le beau-père de Mia change complètement d’attitude envers elle et trouve toutes excuses pour rentrer dans la salle de bain pendant la douche de la jeune fille. C’est à partir de ce moment là que le roman devient poignant. Nous sommes plongés avec Mia dans sa terreur et ses angoisses. Elle à peur de rentré chez elle et de prendre sa douche. Elle a peur de raconter à sa mère ou à quelqu’un d’autre ce qui lui arrive car elle a peur de ne pas être crue ou que les gens se moque d’elle. Elle vit très mal tout ceci, elle ne dort plus, n’arrive plus à se concentrer à l’école, bref, elle est en vrai souffrance morale.

C’est un sujet sensible, difficile, certainement tabou, mais moi il m’a touché, à une échelle  vraiment moindre, mais le fait de ne pas pouvoir parler de problèmes à sa famille ou à ses amis est quelque chose de vraiment dur à supporter, du coup l’on garde tous en nous et cela nous bouffe la vie.

Heureusement, Mia, à droit à une jolie fin, elle a de la chance, mais cela ne nous empêche pas de réfléchir à ce qui arrive à toutes les jeunes filles qui elles n’ont pas eu la même chance.

J’ai un vrai coup de coeur pour ce roman, il m’a marqué et fait réfléchir. C’est un très beau livre, une histoire dure mais tellement bien écrit.

Ma note : 10/10

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