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Betty

Autrice : Tiffany McDaniel

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Betty

Quatrième de couverture :

“Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Quelques mots sur l’autrice :

Tiffany McDaniel vit dans l’Ohio, où elle est née. Son écriture se nourrit des paysages de collines ondulantes et de forêts luxuriantes de la terre qu’elle connaît. Elle est également poète et plasticienne. Son premier roman, L’Été où tout a fondu, est à paraître aux Éditions Gallmeister.

Ma chronique :

Voilà, je viens de refermer Betty. Et me voilà à essuyer mes larmes qui coulent depuis une cinquantaine de pages. Alors je savais que ce livre avait quelque chose de fort après avoir lu avant même sa sortie de nombreux avis élogieux. Mais là, on est plus sur un simple très bon roman, ce livre c’est une véritable tornade, un bouleversement énorme dans ma vie de lecteur.

Betty, ma chère Betty, ma petite indienne tu as chamboulé mon coeur. Lire ton histoire fut pour moi un bonheur immense, je suis passé par mille émotions à travers tes lignes, à suivre ta vie et celle de ta famille, la famille Carpenter. Comment ne pas ressortir marqué à vie par cette lecture ? J’ai pris mon temps, j’ai savouré, je ne voulais pas te quitter Betty, toi la petite Cherokee. Tu as rythmé ma vie de lecteur pendant plusieurs jours et ce fut une expérience extraordinaire, merci à toi Betty et merci à vous Tiffany McDaniel, sans oublier bien entendu l’équipe de Gallmeister qui encore une fois nous offre un magnifique roman.

Il est donc temps pour moi de vous parler de ce roman, Betty, second roman de Tiffany McDaniel (le premier va paraître chez Gallmeister – autant vous dire que j’ai hâte), premier des titres phares de la rentrée littéraire de ma maison d’éditions préférée. Ce livre s’inspire de l’histoire de la famille de Tiffany McDaniel dont celle de sa mère Betty.

C’est donc Betty qui nous raconte l’histoire de sa famille, les Carpenter, un père d’origine Cherokee, une mère blanche et leurs huit enfants. Il s’agit d’une famille modeste qui va être marquée très vite par la perte de deux enfants tout jeune. Elle nous raconte également ce qu’est l’Amérique dans les années 60.

Comment vous parler de Betty, sans vous parler de son père, Landon Carpenter, un homme et un père fantastique. Un homme qui rend la vie belle, un homme qui est capable de faire de la plus simple des petites choses quelque chose de totalement extraordinaire. J’ai adoré ses histoires, j’ai adoré le bien qu’il répand autour de lui, j’ai adoré la relation qu’il a avec ses enfants, avec sa femme et avec tous les gens qui l’entourent. Je pourrais vous parler pendant des heures de tous les membres de cette famille, de Fraya, de Trustin, de Lint … Cette famille va rester graver à jamais dans mon coeur.

Je vous disais que mes émotions avaient joué aux montagnes russes pendant ma lecture. Et bien c’est exactement cela, j’ai été transporté de bonheur souvent, pris de colère plusieurs fois, dégoûté par moment, terriblement triste également. C’est cela qui fait que ce roman est magique, qui fait que ce roman est unique et qui fait qu’il va laisser une marque indélébile en moi.

C’est un roman très féministe, c’est un roman contre le racisme, pour la différence, c’est un roman d’amour … c’est un roman magique. C’est un roman qui contient plein de petites histoires fantastiques qui font en sorte que malgré les difficultés, malgré la méchanceté, malgré les malheurs qui viennent frapper, malgré la cruauté de certains hommes, malgré l’étroitesse d’esprit de beaucoup, la vie est belle et que cela vaut le coup d’apporter du bonheur autour de soi. Ce roman, c’est aussi l’histoire d’une terre, d’une nature magnifique qui fait entièrement partie de cette histoire.

Vous l’aurez compris je pourrais encore et encore vous parler de Betty, mais je préfère vous laisser découvrir cette petite indienne au grand coeur, alors n’hésitez pas, lancez-vous, je suis certain que vous sortirez changé de cette lecture.

Ma note : 10 / 10

Souvenirs d’Emanon

souvenirs emanon

Scénario : Shinji Kajio

Dessin : Kenji Tsuruta

Édition : Latitudes

Titre : Souvenirs d’Emanon

Quatrième de couverture :

1967, dans le sud du Japon. Loin des événements qui agitent le monde, un étudiant prend le chemin du retour après un voyage d’errance. Une longue nuit en ferry s’annonce. Alors qu’il cherche à oublier une énième déception amoureuse en se plongeant dans ses romans de SF, une intrigante jeune femme s’installe à ses côtés.
Fumant cigarette sur cigarette, elle a pour unique bagage un sac à dos marqué des initiales “E. N.” Son nom ? Emanon, ou “no name” lu à l’envers… Elle aussi voyage seule et sans but apparent. D’abord peu bavarde, les yeux dans le vague, elle se rapproche du jeune homme, car il lui rappelle un ancien amour… datant de plusieurs siècles !
Au fil de la conversation, elle lui dévoile son secret : sous ses airs d’étudiante, elle cache une âme vieille de trois milliards d’années ! Ses souvenirs remontent au plus profond des âges, avant même l’apparition de l’humanité. Son récit dépasse toutes les histoires de SF. Cette nuit en compagnie d’Emanon va bouleverser à jamais la vision du monde du jeune voyageur…

Ma chronique :

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Je n’ai pas l’habitude de vous présenter des romans graphiques sur le blog, mais j’ai à coeur de vous présenter celui-ci. Il s’agit ici du prequel de la série Emanon.

J’ai tout de suite été complètement happé par les magnifiques dessins de Kenji Tsuruta, ils sont magnifiques, entre les planches colorées, les pages entières et même les doubles pages j’en ai pris plein les yeux. les lignes sont simples, il y a peu de texte ce qui permet de vraiment apprécier ces beaux dessins.

emanon 2

Quant à l’histoire, j’ai adoré, c’est la première fois que je suis confronté à ce genre de lecture, très poétique et suggestif. Cela nous emmène à nous questionner sur la vie, notre place sur cette terre et dans notre société. Il y a quelque chose de très magnétique avec ce manga, je pense que cela est dû en premier lieu à Emanon, l’héroïne, qui est au passage juste magnifique, elle est super mystérieuse et tellement captivante, j’aurais aimé faire cette traversée en sa compagnie. Il y a également ce jeune homme fan de science-fiction et malheureux en amour qui tombe nez à nez sur la demoiselle et qui passe le plus merveilleux voyage de toute sa vie. C’est court mais vraiment intense.

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J’ai vraiment eu un gros coup de coeur pour cette histoire que j’ai trouvé très douce. C’est le genre de lecture qui fait du bien tout en s’interrogeant sur le rôle que chacun d’entre nous peut avoir dans notre évolution. C’est un récit qui démontre qu’il faut croire en ses rêves et faire en sorte de ne pas passer à côté de Son Histoire.

Ma note : 10 / 10

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Le gang des rêves

le gang des reves

Auteur : Luca Di Fulvio

Titre : Le gang des rêves

Genre : Roman

Editions : Editions Pocket

Quatrième de couverture:

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.
Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

L’auteur en quelques mots :

Luca Di Fulvio est né le 13 mai 1957 à Rome. C’est un homme de théâtre et un écrivain italien, auteur de roman policier, de fantastique et de littérature d’enfance et de jeunesse

Avant de fonder sa propre compagnie de théâtre (Le Moveable Feast), il travaille avec Paola Bourbons, Sergio Graziani, Mario Marans, Andrzej Wajda. Il est également consultant éditorial de plusieurs maisons d’édition.

Publié en 1996, son premier roman, « Zelter », est une histoire de vampire.

Son deuxième roman, « L’empailleur » (L’impagliatore, 2000), est un thriller qui est adapté au cinéma en 2004 par Eros Puglielli sous le titre « Ochi di cristallo ».
Les droits cinématographiques de son roman « L’échelle de Dionysos » (La scala di Dioniso, 2006), dont il a aussi écrit le scénario, sont vendus avant même la parution du livre en librairie.

Sous le pseudonyme de Duke J. Blanco, il aborde la littérature d’enfance et de jeunesse avec « I misteri dell’Altro Mare » en 2002.

Luca Di Fulvio est devenu l’un des nouveaux phénomènes littéraires à suivre avec la sortie de « Le gang des rêves » (« La gang dei sogni », 2008) publié en France en juin 2016 chez Slatkine & Cie et premier tome d’une forme de trilogie. Plébiscité par les libraires et les lecteurs, le livre, qui raconte le New York des années 20 par les yeux d’un jeune Italien, s’est lentement mais sûrement transformé en best-seller. Suivra, un an plus tard, « Les enfants de Venise » (La ragazza che toccava il cielo, 2013) puis « Le soleil des rebelles » (2018).

Ma chronique :

Je termine ma lecture à l’instant, et à peine ai-je refermé mon livre que je me précipite pour écrire ma chronique ! J’ai hâte de partager avec vous mes impressions, mon ressenti, ma passion de la lecture -de cette lecture. Sauf que j’ai tellement de choses à dire, j’ai tellement adoré ce livre, je me suis tellement attachée aux personnages, j’étais tellement bien dans cette Amérique des années 1920, j’ai ressenti de telles émotions que je ne sais pas par où commencer … !

Entre vous et moi, ce livre est un pur bijou; attendez-vous à prendre une gifle…littéraire !

Le gang des rêves, c’est l’histoire de Cetta Luminata, une jeune italienne qui se fait violée et qui devient la maman d’un petit garçon. Bien décidée à vivre sa vie et à ne pas la subir, elle quitte sa terre natale pour New York. Cetta ne se plaint jamais, pourtant la vie ne lui fait aucun cadeau. Alors elle veut mieux pour son fils, sa raison de vivre, sa priorité, qu’elle élève dans le respect: le respect d’autrui, le respect des règles, des lois, le respect des femmes…

Mais comment voulez-vous devenir quelqu’un de bien quand vous êtes entourés de petites frappes, de gangsters et de gros bonnets ??!                                                                   Comme sa mère, Christmas sait ce qu’il veut, et il s’en donnera les moyens, parce qu’il a vite compris que pour y arriver, il doit se servir de sa tête et non de ses poings.                                                                                                                                                          C’est un bon garçon, qui deviendra un homme bien.

On l’accompagne dans sa quête personnelle, on le suit au gré de ses rencontres, de SA rencontre avec Ruth. Ruth n’a pas 14 ans quand elle doit faire face elle aussi à la cruauté de la vie, à la barbarie des hommes, d’un homme… elle entre, par la force des choses, bien trop vite et bien trop tôt dans le monde des adultes .

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, je souhaite que vous la découvriez par vous-même, et que vous y preniez autant de plaisir que moi ! Vraiment!

C’est beau, c’est touchant, c’est noir, c’est captivant, c’est époustouflant !

Les personnages sont attachants parce qu’on les voit évoluer les uns avec les autres.  Christmas se fait une place dans la société, Cetta ne lâche rien et arrive à amadouer Sal, un gangster au coeur plus doux que de la guimauve, et qui a fait fondre le mien!

Bref vous l’aurez compris, j’ai tout simplement adoré !

Je ne connaissais pas Luca Di Fulvio avant, l’erreur est réparée !                                            Je ne connaissais pas le Gang des rêves… aujourd’hui, je suis fière de faire partie des  Diamonds Dog !!          « Hissez les torchons et bonsoir New York » !!!!!!!!!!

L’amour, l’amitié, les rêves, l’espoir, la souffrance … on ne sort pas indemne d’une telle lecture.

Une petite citation pour terminer:

« Le sens: voilà ce qu’il avait cherché. Donner un sens à la vie, la rendre moins arbitraire. C’était ça, la perfection, non pas le succès, la réussite, le couronnement d’un rêve ou d’une ambition: c’était le sens. Ainsi dans son histoire, même les méchants trouvaient un sens à leur vie, en tout cas ils lui en donnaient un. Et chaque vie était reliée à celle des autres, comme des fils qui se croisaient et se recroisaient et finissaient par dessiner une toile d’araignée – un dessin bien réel, sans rien d’abstrait. Il n’y avait ni pathos ni ironie, que du sentiment. »

Ma note :

10/10

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Mon désir le plus ardent

mon désir

Auteur : Pete Fromm

Editions : Gallmeister

Genre : Roman d’Amour

Titre : Mon désir le plus ardent

Quatrième de couverture :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

L’auteur, en quelques mots :

Pete Fromm est né le 29 septembre 1958 à Milwaukee dans le Wisconsin. Peu intéressé par les études, c’est par hasard qu’il s’inscrit à l’université du Montana pour suivre un cursus de biologie animale. Il vient d’avoir vingt ans lorsque, fasciné par les récits des vies de trappeurs, il accepte un emploi consistant à passer l’hiver au cœur des montagnes de l’Idaho, à Indian Creek, pour surveiller la réimplantation d’œufs de saumons dans la rivière. Cette saison passée en solitaire au cœur de la nature sauvage bouleversera sa vie. À son retour à l’université, il supporte mal sa vie d’étudiant et part barouder notamment en Australie. Poussé par ses parents à terminer ses études, il s’inscrit au cours de creative writing de Bill Kittredge, ce cours du soir étant le seul compatible avec l’emploi du temps qui lui permettrait d’achever son cursus au plus tôt. C’est dans ce cadre qu’il rédige sa première nouvelle et découvre sa vocation. Son diplôme obtenu, il devient ranger et débute chaque jour par plusieurs heures d’écriture avant de décider de s’adonner à cette activité à plein temps. Pete Fromm a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Indian Creek, récit autobiographique, a été son premier livre traduit en français. Il vit dans le Montana.

Ma chronique :

Mon désir le plus ardent, c’est un mélange d’Amour, de tendresse, de rires, de colère, de peurs, de tristesse …. C’est un roman absolument fabuleux !

Dans ce roman, Pete Fromm nous raconte la vie de couple de Mad et de Dalt qui se sont connus jeunes, qui se sont mariés, qui ont créé leur entreprise de rafting, qui ont fondé une famille, et qui affrontent la maladie de Mad, ensemble.

La maladie, c’est cette putain de sclérose en plaque qui s’est immiscée dans leur vie. Mais pas question de se laisser aller à la pleurnicherie pour Mad, qui fait preuve de courage, de pudeur et d’humour face à la douleur et au handicap qui grandit chaque jour un peu plus. Dans le couple, Mad affronte la maladie, Dalt l’anticipe et la prévoit.

Ils s’aiment à en crever, ils s’aiment avec humour et ils combattent la maladie par l’autodérision, qui est je pense salvatrice. Un épisode me revient en mémoire au moment où j’écris. Alors que Mad attend seule dans la voiture, elle regarde ses doigts crochus, qui ne lui répondent plus depuis longtemps. Elle veut essayer d’en remettre un « droit », sauf qu’elle le casse! Petit extrait:

« – Qu’est ce qu’on va leur dire? je demande, me tournant pour regarder Dalt.                      Je tends mon bras fonctionnel qui, par chance, se trouve être du bon côté, et je serre sa grosse main battoir dans la  mienne.                                                                                                   – Je leur ai déjà dit que j’étais désolé, que j’ignorais ce qui m’avait pris, que cela n’arriverait plus. J’ai eu beaucoup de mal à parler parce qu’ils s’excusaient en même temps, disant qu’ils n’avaient pas voulu te critiquer, ils avaient juste eu peur de louper la séance, la course aux tickets.                                                                                                               Je cogne ma main contre le siège, plusieurs fois.                                                                             – Non. A propos de mon doigt.                                                                                                              – Quatre à six semaines.                                                                                                                       – Pas combien de jours je vais garder l’attelle, imbécile. Comment je me suis débrouillée pour me casser un doigt alors que j’étais assise toute seule dans la voiture.                      Dalt s’engage dans notre rue.                                                                                                              – Un accident de curage de nez?                                                                                                         – Toi, t’es vraiment un trou du cul. »

Voilà, c’est leur histoire, leur Amour, leur façon de s’aimer tous les jours, et c’est comme ça tout au long de la lecture.                                                                                                           Une crise de SEP? Un ptit coup d’humour et c’est reparti. Pas de pathos, ni de complaintes larmoyantes, ni de prières interminables, jamais!

Je ne veux pas vous raconter l’histoire, non, je ne vous dévoilerai rien, parce que très franchement, ce livre est un pur diamant . Il faut juste le lire!

L’Amour avec un grand A, c’est leur désir le plus ardent….

Ce livre est poignant, il m’a émue aux larmes, et je l’ai encore en tête.

Mon premier énoooooorme coup de cœur pour 2020 !

Ma note :

10/10

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Les mots d’Owen

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Auteur : Gilles Voirin

Édition : NomBre7

Genre : Contemporain

Titre : Les mots d’Owen

Quatrième de couverture :

Katmandou, Garden of Dreams, 1er août 2018, Owen reçoit un mail inattendu de Juliette, son amie des années Lycée, ses pensées s’évadent et voltigent. Elles remontent le temps comme un funambule avance sur son fil.
Qui est Owen ? Petit garçon à l’enfance improbable et adulte inachevé, Owen nous offre un univers d’émotions, avec des personnages profondément attachants, des moments de vie drôles, délicats ou éprouvants, mais toujours authentiques. De Katmandou à Cannes, en passant par Paris, impossible d’oublier ce petit bonhomme aux yeux bleus « couleur carrelage de la salle de bains ».
Des émotions et des mots, posés sur les maux, comme autant de possibles et de pensables. Des mots qui ne s’effacent pas, comme le dit Owen lui-même : « L’oubli est passé devant moi comme une insulte qu’on ne dit pas ». Des mots pour se réfugier, pour se construire, et se perdre parfois pour mieux se retrouver ensuite : Les mots d’Owen.
Dans ce récit à fleur de peau et de mots, Gilles Voirin nous offre une écriture salvatrice face aux absences trop étouffantes d’une vie. Une écriture moderne, avec des mots qui peuvent changer une vie aussi vite que les battements d’ailes d’un colibri. Et si cette vie était la vôtre ?

Quelques mots sur l’auteur :

Gilles Voirin est professeur agrégé dans l’Enseignement supérieur. Il conjugue à tous les temps ses fonctions d’enseignant, sa passion pour l’écriture et la littérature, ainsi que sa contemplation inconditionnelle de la vie animale. Il aime voyager en Asie pour lire ou relire Duras, et continuer à se laisser écrire comme on se laisse respirer. Il adore être ici et ailleurs, puisque « ailleurs » est toujours « l’ici » de quelque part. Sa philosophie de vie est réductible à un double « oui » : un « oui » à l’être et un « oui » à l’autre.

Ma chronique :

Je repartage aujourd’hui une chronique publiée l’année dernière, car Gilles Voirin, mon ami auteur a trouvé un éditeur pour son merveilleux roman. Vous pouvez du coup dorénavant découvrir Les mots d’Owen chez NomBre7 Éditions. Je tiens d’ailleurs à remercier ces derniers pour l’envoi de ce roman. Gilles, est venu rafraîchir son roman qui par la même occasion gagne une magnifique couverture. En plus et là j’en suis trop trop fan, il cite mon prénom ainsi que mon blog dans son roman.

Pour en revenir à mon avis, Les mots d’Owen raconte l’histoire de ce jeune homme, et quelle histoire … Il faut avouer que dès qu’il a pointé le bout de son nez dans ce monde, ce fut compliqué pour Owen, c’est un bébé pour lequel sa mère ne veut pas lui donner de prénom. Et ça, ce n’est que le premier gravier qui va venir remplir le bocal d’Owen.

Vivre sa vie parce que le bonheur n’est pas une option, mais un chemin parsemé de mots : ceux d’Owen.

Ce roman, nous entraîne donc sur les traces d’Owen, nous suivons le fil de ses pensées, qui de fil en aiguilles nous plonge dans son histoire, dans sa tête et nous fait voyager à travers lui. Une pensée en entrainant une autre, nous sommes ballotés d’une époque à une autre, mais sans que cela ne soit dérangeant, il y a bien un fil conducteur et cela a rendu ma lecture très agréable.

Ce que j’ai plus que tout apprécié, c’est la manière dont est utilisée la langue française, c’est beau et c’est recherché, Gilles Voirin nous offre avec son roman, une petite pépite d’écriture. J’ai même appris quelques mots que je ne connaissais pas, ce qui est vraiment top. En plus de ça, il y a disséminées à travers les pages, les propres définitions des mots d’Owen, je trouve l’idée sublime et cela apporte une note de fraicheur à la lecture, comme un petit intermède entre deux scènes. J’ai plus d’une fois été emmené à attendre la prochaine définition, c’est que du coup le but recherché est atteint.

Comme vous le savez, je m’attarde rarement dans mes chroniques sur l’histoire en elle-même pour vous laisser la découvrir, et avec Les mots d’Owen, cela va être d’autant plus le cas que c’est tellement enrichissant de croiser au détour d’une ouverture d’un livre, ce grand homme , né de « prénom inconnu » mais avec une telle envie de vivre sa vie et son rêve qu’il est impossible de ne pas lui tirer notre chapeau et d’apprécier son histoire.

C’est vraiment un magnifique conte initiatique moderne dans la même veine que l’Alchimiste de Paulo Coelho qui est d’ailleurs cité plusieurs fois dans ce roman. En parlant de ça, les nombreuses références littéraires inscrites dans ces pages sont un gros plus, j’adore et je me suis même noté quelques titres que j’ai dorénavant envie de découvrir, par exemple Le monde selon Garp de John Irving .

J’ai un gros coup de coeur pour ce roman pour lequel j’ai pris un plaisir fou à lire. Une fois fini, j’ai ressenti un manque car durant toute ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression d’être avec mon pote qui me racontait sa vie, avec ses graviers, ses expériences, ses envies et Son Rêve. Je ne peux que vous conseiller à tous de le lire, c’est le genre de livre grâce auquel on ressort grandi.

Écrire que désormais les jours et les nuits vont passer, sans me dépasser, et que même si on ne refait pas sa vie, on peut toujours se décider à la « construire », plutôt que de se résigner à la laisser continuer à rejouer mille fois le même scénario. « À coeur vaillant, rien d’impossible », autrement dit, il n’est jamais trop tard.

Ma note : 10 / 10

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La vie en chantier

la vie en chantier

Auteur : Pete Fromm

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : La vie en chantier

Quatrième de couverture :

Marnie et Taz ont tout pour être heureux. Jeunes et énergiques, ils s’aiment, rient et travaillent ensemble. Lorsque Marnie apprend qu’elle est enceinte, leur vie s’en trouve bouleversée, mais le couple est prêt à relever le défi. Avec leurs modestes moyens, ils commencent à retaper leur petite maison de Missoula, dans le Montana, et l’avenir prend des contours plus précis. Mais lorsque Marnie meurt en couches, Taz se retrouve seul face à un deuil impensable, avec sa fille nouvellement née sur les bras. Il plonge alors tête la première dans le monde inconnu et étrange de la paternité, un monde de responsabilités et d’insomnies, de doutes et de joies inattendus.

Quelques mots sur l’auteur :

Pete Fromm est né en 1958 dans le Wisconsin et a d’abord été ranger avant de se consacrer à l’écriture. Il a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Son livre Indian Creek a rencontré un grand succès aux États-Unis avant d’être traduit en français en 2006. Il vit avec sa famille à Missoula, dans le Montana.

Ma chronique :

Oh là là, Pete Fromm, j’aime tellement cet auteur, c’est vraiment un pur génie. Ils sont rare les auteurs capable de me faire ressentir ce que Pete Fromm me fait ressentir à travers sa plume fantastique et à travers le regard qu’il porte sur la vie. J’ai dévoré ce roman en une journée, je ne pouvais plus le lâcher, c’était juste impensable pour moi. La plume de Pete Fromm est envoutante.

Tout comme dans Mon désir le plus ardent, Pete Fromm prend le parti de parler de la vie, il commence son histoire en nous parlant de Marnie et de Taz, c’est beau, mais rapidement arrive le drame annoncé, et à partir de ce moment, le talent de Pete Fromm est dévoilé. Rarement j’ai autant ressenti des montagnes russes dans mes émotions. J’ai juste eu un coup de coeur monumental pour ce roman, on va pas se mentir, mais j’ai également eu très mal, ce fut pour moi une lecture éprouvante.

Oui, éprouvante, dans le sens où elle m’a épuisé psychologiquement. Mais il ne faut ici pas entendre le terme éprouvant comme du négatif. C’est tout le contraire, un roman capable de procurer les émotions que celui-ci m’a procuré, vous êtes tous des lecteurs, ça n’arrive pas tous les jours. J’ai ressenti beaucoup de tristesse pendant ma lecture, j’ai beaucoup pleuré aussi … Mais ce qui je crois m’a le plus épuisé, c’est le fait d’être à un moment au bord des larmes (voir plus au bord du tout) et à la phrase suivante d’avoir le sourire jusqu’aux oreilles, puis la fois d’après rebelote … Voilà toutes les émotions que m’a procuré ce livre.

Ce livre, est un grand roman, je n’ai pas encore lu tous les romans de Pete Fromm, c’est juste le troisième, mais pour moi c’est le meilleur, et pourtant qu’est ce que j’ai aimé les deux autres. Ce que je crois que j’ai le plus aimé dans ce roman, c’est l’amour avec un grand A. L’Amour entre Marnie et Taz, l’Amour entre Taz et Midge, l’Amour en Elmo et Taz, l’Amour entre Taz et Rudy … C’est une grande histoire d’amour, d’amitié, de tendresse, de force et de combat pour l’avenir. C’est touchant, tendre et tout simplement magique.

Alors comment ne pas avoir un coup de coeur monumental pour ce roman ? Vous voyez, rien qu’à en reparler, j’en ai des frissons et des larmes aux yeux 😉

Ma note : 10 / 10

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Mon père, ce tueur

mon père ce tueur

Auteur : Thierry Crouzet

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Mon père, ce tueur

Quatrième de couverture :

«J’ai toujours eu peur de mon père. Je savais qu’il avait déjà tué au cours de la guerre d’Algérie. J’étais persuadé qu’il pouvait recommencer.»
Thierry grandit dans l’ombre glaçante de Jim, élaborant des scénarios de fuite et se barricadant toutes les nuits dans sa chambre. Quelques années après la mort de ce père menaçant, le fils se plonge dans les photographies et les carnets où Jim ne parle que de la guerre. Il décide de partir à la recherche du fantôme, de retouver par les mots celui qui avait été un jeune garçon à qui l’on avait appris à être un tueur. Car pour se garder de transmettre l’héritage de la violence, il faut en connaître la source.

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Sète en 1963, Thierry Crouzet devient journaliste dans diverses revues d’informatique et publie des textes en ligne. Il se consacre à la littérature noire et à d’autres littératures de genre ainsi qu’à des récits ou essais sur notre rapport aux nouvelles technologies. Mon père, ce tueur est son premier roman de littérature blanche.

Ma chronique :

« Mon père, ce tueur » est le second roman que j’ai eu la chance de lire grâce à mon partenariat avec la maison d’éditions La Manufacture de Livre, je les en remercie encore beaucoup. De plus, j’ai eu la chance de rencontrer Thierry Crouzet ainsi que Pierre Fourniaud le créateur de cette maison d’éditions.

« Mon père, ce tueur » est un roman qui est une histoire vraie comme le dit si bien Pierre Fourniaud, c’est l’histoire du père de Thierry Crouzet. C’est un roman qui permet à un fils de comprendre son père, une figure paternelle tellement violente, un homme ayant vécu la guerre d’Algérie.

Tout commence par une lettre laissée par un père à son fils, une lettre que Thierry Crouzet ne souhaite pas ouvrir tant qu’il n’a pas compris cet homme qu’il ne connait pas vraiment, cet homme qui lui a fait tellement peur lorsqu’il était enfant, cet homme qui ne le comprenait pas. C’est une histoire que j’ai trouvé dure à lire de par la violence qui se dégage de cet homme et de part le fait que la guerre d’Algérie nous est racontée avec les yeux et les mots d’un soldat. En effet, Jim, le père de Thierry, a écrit plusieurs notes sur cette guerre qui l’a marquée à vie. Cette guerre que tout le monde a envie d’oublier, cette guerre incompréhensible, cette guerre fraternelle mais tellement atroce.

Suite à la rencontre avec l’auteur et aux échanges qui ont eu lieu, je peux désormais affirmer que la guerre d’Algérie qui est bien évidemment omniprésente dans ce roman a marquée beaucoup de lecteurs, mais pour moi c’est presque passé au second plan. Ce qui m’a marqué dans ce roman, c’est vraiment la recherche du père, mais également le fait de vouloir comprendre à travers ce père, la violence qui fait partie du fils. C’est quelque chose qui m’a touchée et qui m’a profondément parlée, en effet, j’ai perdu mon père il y a plusieurs années, mon père était lui aussi violent même si ce n’est pas du tout comparable, et parfois il y a en moi cette violence qui le caractérisait, je me suis longtemps haï je pense à tort.

C’est un roman qui m’a profondément marqué, un roman qui malgré la noirceur dont il est emprunt est une magnifique histoire d’amour entre un fils et son père. C’est vraiment un roman à lire.

Ma note : 10 / 10

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L’ours

l'ours

Autrice : Claire Cameron

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Drame

Titre : L’ours

Quatrième de couverture :

Anna, 5 ans, et son petit frère Stick campent avec leurs parents dans un parc naturel sauvage lorsqu’ils sont surpris en pleine nuit par ce que la petite fille confond avec un gros chien. Le lendemain, Anna découvre qu’elle et Stick sont désormais seuls, et que c’est à elle, la « grande », qu’il incombe de protéger son frère. Débute alors pour les deux enfants isolés une dangereuse errance…

Quelques mots sur l’autrice :

Claire Cameron est romancière et journaliste. Après l’écriture, la nature est sa grande passion et elle a travaillé en tant que monitrice en milieu sauvage. Aujourd’hui elle vit à Toronto avec son mari et leurs deux enfants.

Ma chronique :

Il y a des livres que l’on achète sur un coup de tête, comme ça à cause d’un titre, ou d’une couverture et qui après restent longtemps sur les étagères de nos bibliothèques. Ce fut le cas de ce roman. Et pourtant je l’en ai sorti et qu’est-ce que j’ai bien fait.

L’ours de Claire Cameron est basé sur un fait divers, un réel drame survenu en 1991. À partir de là, l’autrice est venu écrire une histoire, nous savons que c’est une fiction, mais c’est puissant, c’est dur et cela a fait mal à mon coeur de lecteur.

La particularité de ce roman, c’est qu’il est totalement construit d’après le point de vue d’une petite fille de cinq ans, c’est elle Anna, la narratrice. C’est vraiment un tour de force énorme de l’autrice, se placer à la place d’une gamine, se mettre entièrement dans sa tête et nous livrer avec toute son innocence, ses pensées, ses rêves et sa vision du drame.

J’ai été terrifié par cette lecture, je lisais cette histoire comme l’adulte que je suis mais à hauteur de l’enfant qui l’a raconte et c’est terrible. J’ai totalement été embarqué, j’ai eu l’impression de vivre ce drame en compagnie de ces frère et soeur. C’est un roman poignant, dur, mais il y a également beaucoup d’amour, d’innocence et de simplicité.

J’ai su lorsque j’ai tourné la dernière page et que j’étais en pleurs que c’était un coup de coeur. Quand un roman est capable de ce genre de prouesse c’est qu’il est bien et quel va te marquer longtemps.

Je ne veux pas trop vous en dévoiler car il ne faut pas gâcher la découverte de ce roman mais je ne peux que vous le conseiller.

Ma note : 10 / 10

coup-de-coeur

Idaho

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Autrice : Émily Ruskovich

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Idaho

Quatrième de couverture :

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

Quelques mots sur l’autrice :

Émily Ruskovich a grandi dans les montagnes Hoodoo, au nord de l’Idaho. Sa fiction est apparue dans Zoetrope, One Story et The Virginia Quarterly Review. Elle est la lauréate du prix O. Henry de 2015 et est diplômée de l’Iowa Writer’s Workshop. Elle enseigne maintenant l’écriture créative à l’Université du Colorado à Denver. Idaho est son premier roman.

Ma chronique :

Mais bon sang, pourquoi ai-je attendu autant de temps pour lire ce roman ? Il y avait quelques temps que je n’avais pas eu de réel coup de coeur et bien c’est chose faite avec ce chef d’oeuvre qu’est le premier roman d’Émily Ruskovich.

Je vais commencer par vous parler de l’écriture de cette autrice. Elle a une plume magnifique, les mots sont choisis à la perfection et font mouche, ils vont à l’essentiel mais sans aller droit au but. Il y a également une sorte de brouillard tout au long de ce roman qui donne une atmosphère très pesante. Alors, ne pensez surtout pas que ce qui suit est négatif, mais j’ai trouvé qu’il y a quelque chose de malsain dans cette histoire. J’ai eu l’impression de rentrer dans la tête des personnages ce qui est le but mais ce qui est perturbant.

En parlant des personnages, il y a les protagonistes du drame Wade et Jenny, à côté il y a Ann, la nouvelle femme de Wade qui est emprunte de doute, de culpabilité mais surtout d’un amour fou pour ce mari dont la mémoire s’effrite jusqu’à occulter une grande partie de sa vie. Et tout autour gravitent des personnes plus ou moins proches, dont Émily Ruskovich nous raconte un morceaux de vie, on se demande pourquoi, où veut-elle nous emmener ? Et bien les réponses ne viennent pas forcément. Il y a également pour moi deux autres personnages non évoqués mais qui je trouve ont toute leur importance dans cette histoire, il s’agit de l’Idaho et de cette p***** de maladie venant au fur et à mesure enlever tous les morceaux de vie de Wade.

Les silences et les non-dits ont également une présence tellement importante dans ce roman. Cette histoire est triste, est bouleversante mais fut pour moi addictive. On navigue entre les années, on pense se rapprocher d’une réponse, d’une révélation … Mais non, ne vous attendez pas à avoir des réponses dans ce roman, il n’y en aura pas. Je sais que cela à pu en déranger certain, mais pour ma part j’ai trouver cela parfait, c’est le genre de roman qui n’a pas besoin d’une belle fin ou d’un final apportant réponses à toutes les interrogations que l’ont aurait pu se poser.

Je ne peux que vous conseiller ce roman perturbant mais au final tellement beau. C’est un grand chef d’oeuvre de la littérature américaine.

Ma note : 10 / 10

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La Pierre et le Bocal, Les mots d’Owen

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Auteur : Gilles Voirin

Édition : Librinova

Genre : Contemporain

Titre : La Pierre et le Bocal, Les mots d’Owen

Quatrième de couverture :

Katmandou, Garden of Dreams, 1er août 2018, Owen reçoit un mail inattendu de Juliette, son amie des années Lycée, ses pensées s’évadent et voltigent. Elles remontent le temps comme un funambule avance sur son fil. Né de « prénom inconnu », bringuebalé au gré des déménagements de sa mère volage, Owen s’est très tôt réfugié dans les « mots ».Des mots pour être heureux ou malheureux. Des mots pour penser et se panser à la fois. Des mots pour changer une vie. Des mots qu’Owen ne choisit pas toujours, mais avec lesquels il lui faut composer.Dans ce roman à la fois léger et profond, avec ses personnages attachants et colorés, et sa palette d’émotions largement déployée, Gilles Voirin joue avec les mots, comme Owen jongle avec ses souvenirs. Avec une dextérité singulière. C’est ainsi qu’en suivant le chemin de vie cabossé d’Owen, on découvre une version inédite d’un conte initiatique moderne, qui invite à se poser les vraies questions. Pour se trouver ou se retrouver.

Quelques mots sur l’auteur :

Professeur agrégé de l’Éducation nationale, dans l’Enseignement supérieur, Gilles Voirin, qui parle le mandarin, a également suivi plusieurs formations en criminologie.
Il conjugue sa passion pour l’écriture et son amour pour la Littérature, avec sa contemplation de la vie animale.

Ma chronique :

Encore une fois je ne peux que remercier les auteurs qui m’envoient gentillement leurs romans, c’est toujours un plaisir de les lire et de pouvoir échanger avec eux. Ce fut le cas avec Gilles Voirin, nous avons beaucoup échangé ensemble tout au long de ma lecture et je trouve cela tellement bien de parler des mots que l’on est entrain de lire directement avec celui qui les a écrits. Alors merci beaucoup Gilles, j’espère que l’on continuera à échanger sur ton roman ou pourquoi pas sur les animaux, une autre de nos passions en commun.

Pour en revenir au livre, La Pierre et le Bocal, c’est l’histoire d’Owen qui est racontée, et quelle histoire … Il faut avouer que dès qu’il a pointé le bout de son nez dans ce monde, ce fut compliqué pour Owen, c’est un bébé pour lequel sa mère ne veut pas lui donner de prénom. Et ça, ce n’est que le premier gravier qui va venir remplir le bocal d’Owen.

Ce roman, nous entraîne donc sur les traces d’Owen, nous suivons le fil de ses pensées, qui de fil en aiguilles nous plonge dans son histoire, dans sa tête et nous fait voyager à travers lui. Une pensée en entrainant une autre, nous sommes ballotés d’une époque à une autre, mais sans que cela ne soit dérangeant, il y a bien un fil conducteur et cela a rendu ma lecture très agréable.

Ce que j’ai plus que tout apprécié, c’est la manière dont est utilisée la langue française, c’est beau et c’est recherché, Gilles Voirin nous offre avec son roman, une petite pépite d’écriture. J’ai même appris quelques mots que je ne connaissais pas, ce qui est vraiment top. En plus de ça, il y a disséminées à travers les pages, les propres définitions des mots d’Owen, je trouve l’idée sublime et cela apporte une note de fraicheur à la lecture, comme un petit intermède entre deux scènes. J’ai plus d’une fois été emmené à attendre la prochaine définition, c’est que du coup le but recherché est atteint.

Comme vous le savez, je m’attarde rarement dans mes chroniques sur l’histoire en elle-même pour vous laisser la découvrir, et avec La Pierre et le Bocal, cela va être d’autant plus le cas que c’est tellement enrichissant de croiser au détour d’une ouverture d’un livre, cet Owen, né de « prénom inconnu » mais avec une telle envie de vivre sa vie et son rêve qu’il est impossible de ne pas lui tirer notre chapeau et d’apprécier son histoire.

C’est vraiment un magnifique conte initiatique moderne dans la même veine que l’Alchimiste de Paulo Coelho qui est d’ailleurs cité plusieurs fois dans ce roman. En parlant de ça, les nombreuses références littéraires inscrites dans ces pages sont un gros plus, j’adore et je me suis même noté quelques titres que j’ai dorénavant envie de découvrir, par exemple Le monde selon Garp de John Irving .

J’ai un gros coup de coeur pour ce roman pour lequel j’ai pris un plaisir fou à lire. Une fois fini, j’ai ressenti un manque car durant toute ma lecture, j’ai vraiment eu l’impression d’être avec mon pote qui me racontait sa vie, avec ses graviers, ses expériences, ses envies et Son Rêve. Je ne peux que vous conseiller à tous de le lire, c’est le genre de livre grâce auquel on ressort grandi.

Écrire que désormais les jours et les nuits vont passer, sans me dépasser, et que même si on ne refait pas sa vie, on peut toujours se décider à la « construire », plutôt que de se résigner à la laisser continuer à rejouer mille fois le même scénario. « À coeur vaillant, rien d’impossible », autrement dit, il n’est jamais trop tard.

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Ma note : 10 / 10

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