Nos corps étrangers

Autrice : Carine Joaquim

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Nos corps étrangers

Quatrième de couverture :

Quand Élisabeth et Stéphane déménagent loin de l’agi­tation parisienne avec leur fille Maëva, ils sont convain­cus de prendre un nouveau départ. Une grande maison qui leur permettra de repartir sur de bonnes bases : sauver leur couple, réaliser enfin de vieux rêves, retrou­ver le bonheur et l’insouciance. Mais est-ce si simple de recréer des liens qui n’existent plus, d’oublier les trahi­sons ? Et si c’était en dehors de cette famille, auprès d’autres, que chacun devait retrouver une raison de vivre ? Dans son premier roman, Carine Joaquim décrypte les mécaniques des esprits et des corps, les passions nais­santes comme les relations détruites, les incompréhen­sions et les espoirs secrets qui embrasent ces vies.

Quelques mots sur l’autrice :

Née en 1976 à Paris où elle grandit, Carine Joaquim vit aujourd’hui en région parisienne et y enseigne l’histoire-géographie. Si elle écrit depuis toujours, c’est depuis six ans qu’elle s’y consacre avec ardeur. Nos corps étrangers est son premier roman publié.

Ma chronique :

Voici une des sorties du mois de janvier chez La Manufacture de Livres, que je remercie d’ailleurs pour leur confiance. Nos corps étrangers est le premier roman de Carine Joaquim.

Notre corps peut-il être notre pire ennemi ? C’est un peu la question posé par Carine Joaquim dans ce roman. Faut-il écouter ce corps qui nous crie que la personne qui partage notre vie depuis tant d’année et avec laquelle nous avons eu un enfant, nous dégoute et qu’elle est répugnante ? Ce corps qui rejète l’autre mais qui est attiré par un être nouveau. Voilà donc ce que raconte cette histoire que j’ai trouvé très addictive.

Peu de personnages, mais on rentre dans leur tête, c’est très bien fait de la part de l’autrice. Le côté psychologique de ce roman est vraiment un point fort. Les problèmes rencontrés par les personnages peuvent être nos problèmes, c’est ce qui rend ce roman intéressant. Ce roman parle des relations, des relations entre le couple, entre les parents et leur enfant et également les relations entre adolescents. Pour moi, mention spéciale pour Élisabeth, j’ai aimé la noirceur qui l’habite, elle est seule malgré sa fille et son mari et cette solitude l’enfonce dans une profonde déprime. Par contre, Maëva, sa fille m’a insupportée avec ses grands airs et cette manie de pleurer quand elle se fait engueuler. Et il y a son petit copain, sénégalais, sans papier dont l’âge n’est pas vraiment certain. Je n’ai pas vraiment compris ce besoin de venir apporter dans ce roman une histoire d’immigration, pour moi cela n’apporte pas grand chose.

Bon c’est un bon roman qui se lit très bien, la plume de Carine Joaquim est fluide et pousse le lecteur à s’identifier à ses personnages. Comme dit un peu plus haut, il y a de la noirceur dans ces pages ce que j’apprécie beaucoup. De plus je n’ai pas vu venir cette fin qui pour le coup est bien noir, limite écoeurante. Je n’avais pas du tout imaginé cela et sur le coup j’ai été déçu, mais après réflexion je me dit qu’une autre fin n’aurait pas rendu ce roman si marquant.

Ma note : 08 / 10

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