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The Main

Auteur : Trevanian

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : The Main

Quatrième de couverture :

Années 1970, Montréal. La « Main », autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les immigrants. Bourdonnante d’accents divers, mouvante et bruyante comme la foule qui s’y presse, la Main connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude LaPointe la parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, LaPointe enquête sur un meurtre. Une affaire d’apparence banale qui le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l’inacceptable.

Quelques mots sur l’auteur :

Écrivain inclassable, échappant à toute catégorisation, Trevanian est autant une légende qu’un mystère. Un auteur sur lequel les rumeurs les plus incroyables ont circulé et qui a attisé la plus folle curiosité du monde littéraire. Un écrivain sans visage dont les livres se sont vendus à plus de cinq millions d’exemplaires et ont été traduits en près de quinze langues sans qu’il ait jamais fait de promotion.

Tout commence par la parution de La Sanction en 1972, succès planétaire qui sera adapté au cinéma trois ans plus tard par Clint Eastwood. Le film connaîtra le même retentissement que le livre, mais toujours aucune trace du romancier : le livre a été publié sous l’anonymat le plus complet et à aucun moment l’écrivain ne dissipe le mystère.

Un an plus tard, Trevanian donne une suite à La Sanction avec L’Expert. Même succès, même silence de l’auteur.

Après trois années d’absence, Trevanian publie un roman policier dont l’action se situe au Canada, The Main. À cette période, Trevanian a eu un corps. Celui d’un Texan qui faisait des apparitions lors de cocktails littéraires. Il s’avérera être un imposteur, de mèche avec le véritable Trevanian.

En 1979, pour le lancement de Shibumi, Trevanian accepte de donner une interview par téléphone et de lever un tant soit peu le voile sur ses inspirations et ses goûts littéraires – toujours sans révéler son identité. En 1983, il publie L’Été de Katya. À l’occasion de la parution de ce livre, qui tranche radicalement avec les précédents ouvrages, un article du Washington Post révèle qui se cache derrière Trevanian, et l’éditrice du Who’s Who in America renchérit : elle indique que le véritable auteur s’appelle Rodney Whitaker, qu’il est né au Japon en 1925, est titulaire d’un doctorat en communication et a été professeur à l’université du Texas.

Bien que l’auteur véritable ait été découvert, cela n’empêche pas le mythe de perdurer au rythme des parutions sporadiques de Trevanian : à la toute fin des années 1990, la rumeur court qu’il est mort (il l’avait déjà été en 1987), mais il publie bientôt un recueil de nouvelles.

À la publication d’Incident à Twenty-Mile, en 1998, le créateur de cet étrange auteur, dont tout le monde semble vouloir nier l’existence, se livre enfin dans deux entretiens réalisés par fax. Et le jour où le monde découvre qui se cache derrière Trevanian se révèle un autre mystère : celui de son créateur, Rodney Whitaker. Un écrivain protéiforme et inclassable qui aura écrit des ouvrages sur le cinéma et d’autres romans et nouvelles, sous son propre nom, sous le pseudonyme de Trevanian, mais également sous ceux de Benat Le Cagot (le nom d’un personnage de Shibumi), Nicolas Seare, Edoard Moran ou Jean-Paul Morin.

Il révèle que tous les pseudonymes qu’il utilise sont d’abord des personnages qu’il a lui-même créés. Après avoir eu l’idée du livre, Whitaker invente l’auteur le mieux à même de raconter l’histoire, lui donnant la voix, le style, le passé, le milieu social, tout ce qui fait de lui le meilleur écrivain pour ce texte précis. La clé du mystère Trevanian est là : ce besoin éperdu de liberté dans la création littéraire, le refus d’être associé à un nom de plume – en particulier pour pouvoir aborder tous les genres, toutes les histoires possibles -, l’’écriture avant tout.

À la question de son refus de se montrer, il répond : “Je préfère la dignité à la richesse.”

Depuis cette longue explication par fax, des éléments biographiques concernant Whitaker sont apparus. Né en 1931 à Granville, dans l’État de New York, il passe son enfance entre les côtes Est et Ouest des États-Unis. Une partie de sa famille a des origines indiennes du Canada. Il effectue son service militaire dans l’US Navy en Corée et au Japon, de 1949 à 1953. À son retour d’Asie, il s’inscrit à l’université de Washington pour y suivre des études de théâtre, avant d’obtenir un doctorat en communication à l’université Northwestern. Il enseigne la mise en scène au Dana College à Blair, dans le Nebraska, puis devient professeur associé à l’université du Texas, à Austin – département cinéma.

En 1970, il obtient le Esquire Magazine’s Publisher’s Award pour un moyen métrage, coécrit et codirigé avec Richard Kooris, intitulé Stasis et adapté de la nouvelle de Sartre, Le Mur. La même année, il publie sous son vrai nom The Language of Film, un essai sur le cinéma, avant de s’atteler au roman qui fera connaître Trevanian dans le monde entier.

Au milieu des années 1970, après avoir quitté l’université du Texas, il devient professeur à l’université Bucknell, en Pennsylvanie, ainsi qu’au Emerson College, à Boston, avant de quitter définitivement les États-Unis et de partager son temps entre la France, dans un petit village basque du nom de Mauléon, et l’Angleterre, à Dinden, dans le Somerset. Il y passera le reste de sa vie avec sa femme, rencontrée à Paris, et ses quatre enfants. Il meurt en 2005.

Ma chronique :

Nouvelle chronique pour #lemoisamericain , cette fois avec pour le thème polar / thriller, le roman de Trevanian, The Main. J’avais déjà lu Shibumi de cet auteur, un roman que j’avais énormément aimé. Trevanian m’intrigue particulièrement, les mystères l’entourant donnent envie de découvrir son œuvre. De plus, des copines sur Instagram ne le porte absolument pas dans leur cœur entre autre car pour elles, il serait sexiste. Il faut avouer que c’est un peu (beaucoup diraient-elles) le cas dans Shibumi. J’ai donc souhaité me faire une autre opinion en lisant un autre de ses romans.

Bon, je dois dire que j’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire, j’ai trouvé l’écriture très lourde, surtout au début, ce qui n’aide pas le lecteur à s’immerger. Beaucoup de descriptions, longues, répétitives et par moment des divagations qui ne me permettaient pas d’entrer dans ce roman. Maintenant que je l’ai terminé, je peux dire que même si c’est un point négatif car potentiellement des lecteurs peuvent abandonner, cela sert l’histoire et vient donner une épaisseur au quartier – The Main est un quartier multi-ethnique de Montréal – cela vient poser le climat et l’ambiance des rues.

The Main est un roman policier, il y a un meurtre, un flic qui enquête et etc … Mais, j’ai l’impression que ceci est un peu un prétexte à plus grand. Car au final, ok il y a LaPointe, le flic que j’ai bien aimé d’ailleurs – un peu torturé, de la vieille école … – mais le personnage principal c’est bien La Main. Trevanian se sert comme prétexte le meurtre pour parler d’un quartier où le brassage ethnique est immense et pour confronter la pauvreté et la misère au monde politique et plus bourgeois. Il dénonce dans son roman le traitement que peuvent subir ces quartiers qui sous prétexte d’amélioration de qualité de vie ou autre sont détruits et leurs habitants relogés avec des loyers bien plus élevés que ceux qu’ils pouvaient avoir précédemment.

Pour en revenir à l’enquête, j’ai bien aimé le duo LaPointe et le petit jeune qu’on lui refourgue. Les balades à pied dans La Main à la recherche de suspects et de portes à franchir pour découvrir d’autres indices sont géniales et parfois pleine d’humour. La révélation finale, même si je ne m’y suis pas attendu ne m’a procuré aucune sensation particulière. Comme j’ai pu le dire plus haut, c’est juste un prétexte.

Voilà donc un roman dont le rythme lent pourrait perdre plus d’un lecteur mais qui se révèle être bien plus qu’un polar.

Ma note : 07/10

# 246 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Dernière semaine du mois de septembre et donc dernière semaine du #lemoisamericain, j’espère pouvoir lire encore deux romans pour ce challenge que j’apprécie tant.

Sinon à la maison ça va, Chaton aime toujours autant l’école et d’après la maîtresse, c’est un petit filou adorable et attachant. Bon le rythme commence à peser, il est fatigué, vivement les vacances scolaires.

Pour Ann’Gaëlle et son grand tout se passe bien également, Robin s’éclate dans son lycée et ramène de bonnes notes, c’est chouette.

Voilà, comme chaque semaine, il est temps de faire le point sur nos dernières lectures.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

RevanBane :

The Main de Trevanian

Années 1970, Montréal. La « Main », autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les immigrants. Bourdonnante d’accents divers, mouvante et bruyante comme la foule qui s’y presse, la Main connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude LaPointe la parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, LaPointe enquête sur un meurtre. Une affaire d’apparence banale qui le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l’inacceptable.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

RevanBane :

Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis

Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l’énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l’histoire américaine du XXe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l’Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d’un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d’une mère insaisissable et le parcours d’une nation en devenir.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

La Catabase de Jack Jakoli

Elle émerge lentement, aveuglée par un projecteur.
Nue et enchaînée à une table métallique.
Près d’elle, un homme portant un masque de porc installe une caméra.
Il se retourne vers l’objectif et prononce quelques mots avant de saisir un marteau : « J’ai bien reçu vos paiements. Nous allons pouvoir commencer conformément à vos directives. »
Belgique, été 2006.
Un promeneur découvre un corps sauvagement mutilé.
Contraint d’intégrer la section criminelle d’un village tranquille, Matt entame sa première enquête.
Rien ne pouvait le préparer à ce qu’il va découvrir.
Tiré de faits réels, Jack Jakoli vous invite à prendre part à une terrible descente aux Enfers…

RevanBane :

L’été de Katya de Trevanian

À l’été de 1914, Jean-Marc Montjean, jeune médecin tout juste diplômé, revient s’installer à Salies, petit village du Pays basque dont il est originaire. Rapidement, il est appelé à soigner Paul Treville dont la jolie sœur jumelle, Katya, l’intrigue de plus en plus. Bien accueilli chez les Treville, le jeune homme devient un ami de la famille, qu’il fréquente assidûment en dépit d’une certaine ambiguïté dans leurs relations. Et même s’il devine derrière leurs hospitalité et bonnes manières un lourd et douloureux secret, il ne peut s’empêcher de tomber éperdument amoureux de Katya, quelles qu’en soient les conséquences.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 215 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je continu mes lecture pour #lemoisamericain avec The Main de Trevanian. C’est le deuxième roman que je li de cet auteur après Shibumi. Je vous en propose ce matin un extrait.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Ils avaient tous au moins la quarantaine quand ils ont commencé à jouer ensemble. LaPointe a maintenant cinquante-trois ans et Moishe vient sans doute de dépasser la soixantaine.

David se frotte les mains et regarde ses amis en ricanant.

– Allons, donnes les cartes. La chance était contre moi jusqu’ici ce soir, mais maintenant je tiens la forme. Cet excellent père et moi, nous allons vous faire schneider, mes pauvres petits. Allons. Qu’est-ce que vous attendez pour donner ?

– Rien. Parce que c’est justement à toi de donner David, lui rappelle Moishe.

– Ah ! Tout s’explique. Parfait, allons-y !

David distribue les cartes avec une dextérité tapageuse qui l’amène assez souvent à en retourner une. Chaque fois il dit :

– Et un œuf sur le plat, un !

Mais ses cartes à lui ne se retournent jamais. Le geste large, il les ramasse d’une main et commence à les ranger avec des murmures de satisfaction étonnée destinés à effrayer l’adversaire :

– Tiens donc ! Mets-toi là, ma jolie, dit-il en glissant une bonne carte en place et en l’alignant d’un coup de doigt.

# 245 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Weekend tout gris, weekend de pluie et weekend malade donc weekend bof bof 😉

Du coup, pas un moral de fou pour commencer la semaine, mais bon faisons le point sur nos lectures.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

RevanBane :

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres de Emil Ferris

Chicago, fin des années 1960. Karen Reyes, dix ans, adore les fantômes, les vampires et autres morts-vivants. Elle s’imagine même être un loup-garou: plus facile, ici, d’être un monstre que d’être une femme. Le jour de la Saint-Valentin, sa voisine, la belle Anka Silverberg, se suicide d’une balle dans le cœur. Mais Karen n’y croit pas et décide d’élucider ce mystère. Elle va vite découvrir qu’entre le passé d’Anka dans l’Allemagne nazie, son propre quartier prêt à s’embraser et les secrets tapis dans l’ombre de son quotidien, les monstres, bons ou mauvais, sont des êtres comme les autres, ambigus, torturés et fascinants. Journal intime d’une artiste prodige, Moi, ce que j’aime, c’est les monstres est un kaléidoscope brillant d’énergie et d’émotions, l’histoire magnifiquement contée d’une fascinante enfant. Dans cette œuvre magistrale, tout à la fois enquête, drame familial et témoignage historique, Emil Ferris tisse un lien infiniment personnel entre un expressionnisme féroce, les hachures d’un Crumb et l’univers de Maurice Sendak. 

Comment tout a commencé de Pete Fromm

Dans une petite ville du Texas perdue au milieu du désert, Austin, quinze ans, et sa soeur aînée Abilene défient l’ennui et la monotonie du paysage en pratiquant avec acharnement le base-ball. Abilene est déterminée à faire d’Austin le meilleur lanceur de tous les temps, et la jeune fille entraîne son frère jusqu’à l’épuisement. Emporté par l’irrésistible exubérance de sa soeur, Austin refuse de voir que quelque chose ne tourne pas rond. Pourtant, les lubies et les disparitions inexpliquées d’Abilene détériorent de plus en plus le climat familial et commencent à compromettre l’avenir du jeune garçon. Lorsqu’il découvre que sa soeur est atteinte de troubles bipolaires, Austin nie la réalité. Mais l’inébranlable complicité qui les unit envers et contre tout semble se fissurer insidieusement.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

RevanBane :

The Main de Trevanian

Années 1970, Montréal. La « Main », autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les immigrants. Bourdonnante d’accents divers, mouvante et bruyante comme la foule qui s’y presse, la Main connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude LaPointe la parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, LaPointe enquête sur un meurtre. Une affaire d’apparence banale qui le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l’inacceptable.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

RevanBane :

Les douze tribus d’Hattie de Ayana Mathis

Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l’énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l’histoire américaine du XXe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l’Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d’un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d’une mère insaisissable et le parcours d’une nation en devenir.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Les sorties du mois de juin 2021 chez mes partenaires

Bonjour amis lecteurs,

Aujourd’hui, c’est jour de sorties en librairies, je viens donc partager avec vous les nouveautés de mes partenaires que vous pourrez trouver dès à présent. Alors faisons le tour chez Gallmeister, La Manufacture de Livres et Taurnada.

Commençons donc avec Gallmeister qui nous offre deux grands formats et trois Totems.

Voilà donc les sorties dans la collection « Fiction » qui sortent aujourd’hui le 3 juin

Sur quoi repose le monde de Kathleen Dean Moore

“Je crois que la plus belle chose que l’on puisse dire à quelqu’un, c’est ‘Regarde’. Et la position la plus tendre, ce n’est pas une longue étreinte, mais deux personnes se tenant côte à côte, regardant ensemble le monde.” Regarder le monde, c’est regarder les êtres aussi bien que les lieux. Non seulement pour mieux les comprendre et mieux les préserver, mais surtout parce qu’il s’agit de l’un des besoins les plus fondamentaux de l’espèce humaine. Nous n’avons pas seulement besoin du milieu naturel pour notre survie, nous dépendons affectivement de lui. Nous sommes tous liés à lui de mille manières insoupçonnées. 

Après le merveilleux Petit traité de philosophie naturelle, Kathleen Dean Moore partage, non sans humour, ses méditations sur la beauté du monde.

Dédale Mortel de S. Craig Zahler

Tout réussit à Darren Taskin, malfrat prudent et calculateur qui sait éviter les écueils du métier. Même s’il n’hésite pas à recourir à des méthodes douteuses, le beau « Task » se voit plutôt comme un entrepreneur qui gère méticuleusement son business. Ses activités de jeu et de prostitution sont habilement dissimulées dans des immeubles résidentiels, loin du regard de la police. Rien ni personne ne semble pouvoir l’empêcher d’atteindre son but : mettre de côté un énorme paquet d’argent pour tout arrêter et se la couler douce. Pourtant, c’est un banal « recrutement » qui le fait déraper. Car pour convaincre la belle Erin Green de rejoindre son équipe de belles-de-nuit, Task doit recourir à des stratagèmes risqués. Pour une fois, il a mal évalué la situation, et chaque nouvelle décision semble le perdre un peu plus dans un dédale dangereux.

On continu avec les Totems également en librairie dès aujourd’hui

L’été de Katya de Trevanian

Ce fut de loin que je vis Katya pour la première fois, en cet été 1914. J’étais assis avec mon carnet sur les genoux, comme en ce moment, sous ce même arbre centenaire, dans le parc au bord du gave. Je rêvassais sous couvert de méditer quand je levai les yeux et la vis traverser la pelouse dans ma direction. Ce premier coup d’œil, par-dessous mon canotier, fut distrait et rapide, et je me replongeai dans mes pensées. Sauf que, presque immédiatement, mon regard fut de nouveau attiré. Je me dis plus tard que j’avais dû percevoir quelque chose d’inhabituel dans son apparition.

Coup de vent de Mark Haskell Smith

À quoi sert de posséder dix millions de dollars en liquide si, comme Neal Nathanson, on s’est perdu en mer à bord d’un voilier en train de sombrer ? Strictement à rien, sauf à en brûler un sac ou deux dans l’espoir fou d’attirer l’attention. Sauvé in extremis, Neal se réveille menotté sur le bateau d’une navigatrice en solitaire, méfiante et bien décidée à entendre son histoire. Neal lui parle alors de Bryan, un jeune loup de Wall Street qui a réussi à détourner un magot conséquent avant de s’enfuir dans les Caraïbes. Bien sûr, la banque qui l’employait a lancé des enquêteurs à sa poursuite. C’est ainsi que Neal, accompagné d’une pro de la finance, la très douée Seo-yun, s’est retrouvé chargé de récupérer l’argent. Simplement, ils n’étaient pas les seuls.


Coup de vent est une folle course-poursuite sanglante dans les Caraïbes, aux rebondissements multiples et à l’humour féroce.

Sortis des bois de Chris Offutt

— C’est où, chez vous ? 
— Kentucky. 
— Quelle partie ? 
— Celle que les gens quittent. 
Le déracinement, la route, l’errance, comme une part de l’identité de l’Amérique profonde. Huit histoires de petites gens du Sud qui survivent de leur mieux, entre jobs précaires et bouteille, violence quotidienne et solitude, espoir et résignation. Le portrait saisissant d’un univers dont la rudesse exprime une sensibilité à fleur de peau, par l’auteur du magnifique Nuits Appalaches.

Continuons avec La Manufacture de Livres qui nous propose également aujourd’hui deux romans et un récit romancé que je suis en train de lire d’ailleurs.

Le nageur d’Aral de Louis Grall

« Peut-être as-tu gardé souvenir de cet homme qui à soixante-dix sept ans s’était noyé en plongée ? Viens au monastère passer quelques jours, il me faut te raconter son histoire. Il te sera difficile d’y croire, mais sache qu’elle est parfaitement vraie. C’est à moi qu’il revient de te révéler des faits qui datent de plus de cinquante ans. Des faits que nous avons couverts d’un silence absolu jusqu’à présent. »

Le destinataire de ce message rejoint le monastère de Landevennec où lui sera conté le destin d’un mystérieux étranger, hébergé là au nom de cette règle millénaire qu’est le droit d’asile. Ce roman est son histoire, retranscrite dans une langue d’une poésie brute, mélopée intimiste faisant écho au chant de la nature.

Fatal Baby de Nicolas Jaillet

Un premier bébé, la plus merveilleuse des aventures… Mais l’expérience devient un challenge quand le nouveau-né est doué de superpouvoirs impossibles à contrôler. Et elle se transforme en cauchemar quand un laboratoire pharmaceutique pour le moins douteux décide de mettre la main sur cet enfant, coûte que coûte. Julie, jeune femme au tempérament bien trempé, doit fuir aux quatre coins du monde avec sa fille dans les bras. Mais il ne sera pas dit qu’une mère est à court de ressources quand il s’agit de protéger son enfant… Ses poursuivants ont intérêt à s’accrocher.
Après Mauvaise graine, Nicolas Jaillet nous offre un nouveau thriller trépidant. Dans cette cavale entre rire et adrénaline, culture pop et littérature noire s’entremêlent pour nous offrir quelques heures de pur bonheur de lecture.

Naître Personne de Albert Likhanov

Il y a d’abord cet orphelinat où grandissent ceux que les mères ne peuvent assumer et qu’elles viennent parfois voir, se présentant avec les maigres cadeaux qu’elles ont pu acheter. Les enfants y poussent jusqu’à leur majorité avant d’être livrés à la rue. Pour le jeune Koltcha, ce sera l’institut de mécanique et la promesse d’un avenir laborieux et peu glorieux. Mais, croisé au hasard d’une soirée arrosée, voilà qu’apparaît dans la vie de l’orphelin ce Valentin, charismatique gangster qui le prend sous son aile. Le destin de Koltcha prend alors une nouvelle couleur. Celle de l’argent facile et de l’aventure, du pouvoir et du mystère. Une destinée russe moderne et pleine de promesses.

Sous la plume d’Albert Likhanov, le témoignage anonyme d’un gangster russe aujourd’hui reconverti dans des activités licites, se fait récit d’initiation à la vie criminelle dans ces années 90 où les vagabonds pouvaient devenir millionnaires à la faveur de l’effondrement de l’URSS. Ouvrage réalisé avec le concours de l’Institut de la Traduction de Moscou.

On termine avec les éditions Taurnada, avec un roman qui lui sort le 10 juin.

Seule la haine de David Ruiz Martin

Persuadé que le psychanalyste Larry Barney est responsable du suicide de son frère, Elliot le prend en otage dans son cabinet.
Sous la menace d’une arme, Larry n’a pas d’autre choix que de laisser l’adolescent de 15 ans lui relater ses derniers mois.
Mais très vite, c’est l’escalade de l’horreur : Larry est jeté dans un monde qui le dépasse, aux frontières de l’abject et de l’inhumanité. Tandis que les détails scabreux se succèdent, une seule idée l’obsède : celle de s’en sortir, à tout prix…

Un thriller psychologique qui va vous retourner la tête !!!

Et voilà pour un mois de juin encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

Shibumi

shibumi

Auteur : Trevanian

Édition : Gallmeister

Genre : À déterminer

Titre : Shibumi

Quatrième de couverture :

Nicholaï Hel est l’homme le plus recherché du monde. Né à Shanghai en plein chaos de la Première Guerre mondiale, fils d’une aristocrate russe et protégé d’un maître de Go japonais, il a survécu à la destruction d’Hiroshima pour en émerger comme l’assassin le plus doué de son époque. Son secret réside dans sa détermination à atteindre une forme rare d’excellence personnelle : le shibumi.
Désormais retiré dans sa forteresse du Pays basque en compagnie de sa délicieuse maîtresse, Nicholaï accueille une jeune étrangère venue lui demander son aide. Il se retrouve alors traqué par une organisation internationale de terreur et d’anéantissement – la Mother Company – et doit se préparer à un ultime affrontement.

Quelques mots sur l’auteur :

Écrivain inclassable, échappant à toute catégorisation, Trevanian est autant une légende qu’un mystère. Un auteur sur lequel les rumeurs les plus incroyables ont circulé et qui a attisé la plus folle curiosité du monde littéraire. Un écrivain sans visage dont les livres se sont vendus à plus de cinq millions d’exemplaires et ont été traduits en près de quinze langues sans qu’il ait jamais fait de promotion.

Ma chronique :

Il y a des livres, je ne sais pourquoi, ils me font peur … C’est le cas de celui-ci, longtemps j’ai hésité à l’acheter et il ne serait peut-être pas sorti tout de suite de ma PAL sans ce confinement. Pourtant, une fois refermé, je suis bien content de ne pas être passé à côté.

Ce roman est pour moi un petit ovni. Il est vraiment particulier. Un roman de chez Gallmeister dont l’intrigue se déroule entre le Japon et le Pays Basque, déjà ce n’est pas commun. Ensuite, particulier par le genre… Ou les genres, enfin, je ne sais pas trop, il est totalement inclassable. Roman d’espionnage ? Oui pourquoi pas. Thriller ? Je ne pense pas. Ovni, je vous ai dit, ça c’est certain. Je me suis régalé avec ce Shibumi, ce roman qui est un genre à lui tout seul.

L’auteur est un véritable jongleur, il adapte son style à la situation ou à l’histoire qu’il raconte. Comme dit un peu plus haut, une partie de ce roman se passe au Japon, et bien j’ai trouvé que par bien des manières Trevanian a adapter son écriture au style japonais, ce côté très contemplatif propre à cette littérature, c’est ce que j’ai retrouvé dans Shibumi. Mais il n’y a pas que ça, à un autre moment, nous avons carrément à faire à un roman sur la spéléologie et cela m’a super intéressé alors que à la base c’est quelque chose qui ne m’attire pas du tout. Et entre tout cela, l’auteur nous propose de l’espionnage, de l’action, des situations et des dialogues à mourrir de rire. Vous y rajoutez des critiques acerbes de la société et des occidentaux (tout le monde y passe, pas de jaloux) et c’est un véritable melting-pot qui fait de ce roman un chef d’oeuvre.

Voilà, encore une très belle découverte chez Gallmeister. Un roman que je ne peux que conseiller à tout ceux qui ne l’on pas encore lu et qui aiment les ovnis littéraires.

Ma note : 10 / 10

 

# 175 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Je viens de passer quelques jours de repos, et même si on ne peut pas sortir, le fait de récupérer un rythme de jour m’a fait un bien fou. Au programme avec ma femme, classique avec Disney +, Blanche Neige et les sept nains et Qui veut la peau de Roger Rabbit et série sur Netflix avec Locke & Key et Sex Éducation. Vous rajoutez à cela un peu de lecture et hop un grand week-end parfait. Et vous que faites-vous de beau pendant ce confinement ?

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

shibumi

Shibumi de Trevanian

Nicholaï Hel est l’homme le plus recherché du monde. Né à Shanghai en plein chaos de la Première Guerre mondiale, fils d’une aristocrate russe et protégé d’un maître de Go japonais, il a survécu à la destruction d’Hiroshima pour en émerger comme l’assassin le plus doué de son époque. Son secret réside dans sa détermination à atteindre une forme rare d’excellence personnelle : le shibumi.
Désormais retiré dans sa forteresse du Pays basque en compagnie de sa délicieuse maîtresse, Nicholaï accueille une jeune étrangère venue lui demander son aide. Il se retrouve alors traqué par une organisation internationale de terreur et d’anéantissement – la Mother Company – et doit se préparer à un ultime affrontement.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

RevanBane :

shibumi

Shibumi de Trevanian

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

lumière noire

Lumière noire de Lisa Gardner

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière… Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

RevanBane :

cassandra

Cassandra de Todd Robinson

Boo et Junior ne se sont pas quittés depuis l’orphelinat. Aujourd’hui adultes, ils sont videurs dans un club de Boston. Avec leurs deux cent quinze kilos de muscles et leurs dix mille dollars de tatouages, ça leur va plutôt bien de jouer les durs. Mais quand on leur demande de rechercher la fille du procureur de Boston qui a disparu, ils vont devoir recourir à autre chose qu’à leurs biceps. Que la gamine fasse une fugue, soit. Il faut bien que jeunesse se passe. Mais quand elle se retrouve sous l’emprise de ses mauvaises fréquentations, c’est une autre histoire.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

# 147 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour tout le monde,

Je continu d’enchaîner les romans de chez Gallmeister qui constituaient ma PAL. Aujourd’hui, je vus propose un extrait du célèbre Shibumi de Trevanian.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

shibumi

Le plus haut responsable en dessous des fantoches politiques qui servaient épisodiquement de bouc émissaire à l’opinion publique outragée était le Vice Inspecteur du Bureau des Relations Omnidirectionnelles, en réalité délégué aux affaires internationales, que l’on avait coutume de désigner par son acronyme. Miss Swivven informa son supérieur qu’il était encore dans la maison.

– Ça fera l’affaire. Dites-lui de se tenir à ma disposition. Et annulez ma partie de tennis prévue ce week-end.

Miss Swivven haussa les sourcils au-dessus des petites lunettes de protection noires. Ça devait être vraiment sérieux.

 

# 174 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Déconfinement ? Nous avons tous entendu ce mot dans la bouche du Président et du Premier Ministre, mais ce mot était accolé à la date du 11 mai, il me semble… Alors pouvez-vous me dire pourquoi tout est en train de ré-ouvrir ? Franchement je ne comprend pas ce qu’il se passe en France en ce moment. J’ai entendu le coup de gueule de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, il est complètement justifié, mais le problème n’est pas de ce qui est interdit ou de ce qui ne l’est pas… Mais bien pourquoi il y a des choses non interdites ? Le pire c’est quand je vois des files interminables pour des drives de Mac Donald venant de ré-ouvrir ou des personnes exprimant sur les réseaux sociaux leurs immenses joies devant la ré-ouverture d’un kebab. Je trouve cela tellement triste… Mon sentiment du moment est donc pauvre France… Aller, concernant mes lectures, je continu de vider ma PAL de Gallmeister.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

RevanBane :

l'obscure clarté de l'air

L’obscure clarté de l’air de David Vann

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

Ma chronique ici

le diable en personne

Le diable en personne de Peter Farris

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

shibumi

Shibumi de Trevanian

Nicholaï Hel est l’homme le plus recherché du monde. Né à Shanghai en plein chaos de la Première Guerre mondiale, fils d’une aristocrate russe et protégé d’un maître de Go japonais, il a survécu à la destruction d’Hiroshima pour en émerger comme l’assassin le plus doué de son époque. Son secret réside dans sa détermination à atteindre une forme rare d’excellence personnelle : le shibumi.
Désormais retiré dans sa forteresse du Pays basque en compagnie de sa délicieuse maîtresse, Nicholaï accueille une jeune étrangère venue lui demander son aide. Il se retrouve alors traqué par une organisation internationale de terreur et d’anéantissement – la Mother Company – et doit se préparer à un ultime affrontement.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

lumière noire

Lumière noire de Lisa Gardner

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière… Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

RevanBane :

cassandra

Cassandra de Todd Robinson

Boo et Junior ne se sont pas quittés depuis l’orphelinat. Aujourd’hui adultes, ils sont videurs dans un club de Boston. Avec leurs deux cent quinze kilos de muscles et leurs dix mille dollars de tatouages, ça leur va plutôt bien de jouer les durs. Mais quand on leur demande de rechercher la fille du procureur de Boston qui a disparu, ils vont devoir recourir à autre chose qu’à leurs biceps. Que la gamine fasse une fugue, soit. Il faut bien que jeunesse se passe. Mais quand elle se retrouve sous l’emprise de ses mauvaises fréquentations, c’est une autre histoire.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

Les sorties de mars chez Gallmeister

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Re bonjour les amis,

Nouvel article aujourd’hui sur le blog pour vous présenter comme chaque mois les nouvelles sorties de la maison d’éditions Gallmeister. Ce mois-ci vous retrouverez ces nouveautés dès demain dans vos librairies.

Collection Americana

américana

nuits appalaches

À la fin de la guerre de Corée, Tucker, jeune vétéran de dix-huit ans, est de retour dans son Kentucky natal. En stop et à pied, il rentre chez lui à travers les collines, et la nuit noire des Appalaches apaise la violence de ses souvenirs. Sur son chemin, il croise Rhonda, quinze ans à peine, et la sauve des griffes de son oncle. Immédiatement amoureux, tous deux décident de se marier pour ne plus jamais se quitter. Tucker trouve un boulot auprès d’un trafiquant d’alcool de la région, et au cours des dix années qui suivent, malgré leur extrême précarité, les Tucker s’efforcent de construire un foyer heureux : leurs cinq enfants deviennent leur raison de vivre. Mais quand une enquête des services sociaux menace la famille, les réflexes de combattant de Tucker se réveillent. Acculé, il découvrira le prix à payer pour défendre les siens.
Nuits Appalaches, le nouveau roman de Chriss Offutt, est une histoire amorale de détermination, de vengeance et de rédemption.

Nuits Appalaches de Chriss Offutt, traduction de Anatole Pons

sauvage

À dix-sept ans, Tracy Petrikoff possède un don inné pour la chasse et les pièges. Elle vit à l’écart du reste du monde et sillonne avec ses chiens de traîneau les immensités sauvages de l’Alaska. Immuablement, elle respecte les trois règles que sa mère, trop tôt disparue, lui a dictées : «ne jamais perdre la maison de vue», «ne jamais rentrer avec les mains sales» et surtout «ne jamais faire saigner un humain». Jusqu’au jour où, attaquée en pleine forêt, Tracy reprend connaissance, couverte de sang, persuadée d’avoir tué son agresseur. Elle s’interdit de l’avouer à son père, et ce lourd secret la hante jour et nuit. Une ambiance de doute et d’angoisse s’installe dans la famille, tandis que Tracy prend peu à peu conscience de ses propres facultés hors du commun.
Flirtant avec le fantastique, ce troublant roman d’initiation nous plonge dans l’intimité d’une jeune fille singulière qui s’interroge sur sa nature profonde.

Sauvage de Jamey Bradbury, traduction de Jacques Mailhos

Lien de ma chronique ici

Collection Totem

totem

le diable en personne

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya, dix-huit ans à peine. échappe de justesse à une sauvage tentative d’assassinat. Victime d’un vaste trafic de prostituées géré par le redoutable Mexico, elle a eu le malheur de découvrir les sombres projets d’un « client » haut placé. Son destin semblait scellé, mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

Le diable en personne de Peter Farris, traduction de Anatole Pons

incident à twenty mile

En 1898, au cœur des montagnes du Wyoming, la petite bourgade de Twenty-Mile dépérit en même temps que s’épuise sa mine d’argent. C’est donc avec scepticisme que ses quinze derniers habitants considèrent l’arrivée inopinée d’un jeune étranger bien décidé à se faire une place parmi eux. Mais le danger vient d’ailleurs : trois tueurs au sang froid, échappés de prison, s’abattent sur la ville pour y attendre le prochain convoi chargé de minerai. L’isolement de Twenty-Mile, encore renforcé par une terrible tempête, va coûter cher à ses habitants pris au piège.

Incident à Twenty-Mile de Trevanian, traduction de Jacques Mailhos

un moindre mal

Cape Cod, 1957. Dans cette petite communauté tranquille, une série de meurtres d’enfants paralyse la population et bouleverse la routine du lieutenant Warren. Une famille disparaît dans d’étranges circonstances, un homme se fait violemment tabasser et refuse de dénoncer ses agresseurs. L’enquête de Warren piétine et sa position devient intenable quand des policiers de choc débarquent de Boston, dirigés par le légendaire Stasiak, flic brutal et manipulateur aux pratiques douteuses. Dépossédé de ses dossiers, Warren poursuit pourtant l’enquête, au risque d’y perdre sa place, sa réputation et peut-être beaucoup plus.

Un moindre mal de Joe Flanagan, traduction de Janique Jouin-de Laurens

la nuit des lucioles

Kit Noonan est un historien de l’art au chômage avec des soucis d’argent. Son épouse Sandra, exaspérée, le convainc que pour prendre un nouveau départ, il doit trouver la réponse à une question essentielle : qui est son véritable père ? Sa mère refusant tout net d’aborder le sujet, Kit part à la recherche de son beau-père, Jasper, qui l’a élevé pendant plus de dix ans avant de disparaître de sa vie. Ses souvenirs seraient les seuls à pouvoir receler des indices, même ténus, suceptibles de le guider. Et même si ce nouvel éclairage sur le passé risque de raviver des sujets délicats, c’est le seul moyen pour Kit de résoudre l’énigme de ses origines et peut-être de trouver enfin la paix.

La nuit des lucioles de Julia Glass, traduction de Anne Damour

Et voilà pour les romans que vous retrouverez demain en librairie. Je ne peux que vous conseiller Sauvage qui est pour moi un magistral coup de coeur.