Archives du mot-clé thriller

# 169 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Hier c’était la reprise du boulotte pfff j’avais mal à la tête en rentrant. En plus j’ai une sciatique qui me fait souffrir et qui va m’empêcher d’aller au sport pendant quelques temps ça m’énerve. Bon aujourd’hui je vous propose un extrait du roman Les refuges de Jérôme Loubry, un auteur que je découvre.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Dès lors, Vincent ne cessa de multiplier les gestes discrets à son égard et de tenter d’attirer l’attention de cette Parisienne (une provenance exotique pour quiconque avait passé toute sa vie dans une bourgade reculée).

Il prit tout d’abord plaisir à lui expliquer le fonctionnement du journal (sujet vite épuisé puisqu’ils n’étaient que deux à y travailler, lui et Pierre, le responsable d’agence) et enchaîna avec la présentation du village et de ses habitants. Le jeune homme lui décrivit divers détails de la vie quotidienne : les personnes qu’il fallait écouter, celles qu’il fallait éviter, les bonnes adresses pour se restaurer, les endroits sympas où prendre un verre…

La peine du bourreau

Autrice : Estelle Tharreau

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : La peine du bourreau

Quatrième de couverture :

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.
Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Quelques mots sur l’autrice :

Après avoir travaillé dans le secteur privé et public, cette passionnée de littérature sort son premier roman en 2016, Orages, suivi de L’Impasse en 2017. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture.

Ma chronique :

Encore une fois un grand merci à Joël et aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman qui sort le 1er octobre en librairie.

Et c’est un grand roman que nous avons là. Un roman que j’ai dévoré en quelques heures, un véritable page turner.

Alors pour ou contre la peine de mort ? Voilà ce à quoi nous sommes confrontés dans ce roman. Nous allons passé quatre heures avec un bourreau, quatre heures pendant lesquelles le destin d’un être humain se joue.

Estelle Tharreau que je ne connaissais pas avant la lecture de ce roman nous offre ici un très très bon roman, une critique acerbe de l’Amérique et un débat enflammé sur la peine de mort. Nous sommes dans une prison du Texas, état du Sud des États-Unis, un état encore très encré dans les vieilles valeurs anti-noir, ultra-religieux, moralisateur, bref un état où il ne fait pas bon vivre.

Avec le bourreau McCoy nous allons revivre les quatre vingt dernières années des États-Unis et du Texas à travers les différentes exécutions dont il a pris part mais également à travers l’histoire du condamné numéro 0451. C’est vraiment une critique du système américain avec les erreurs judiciaires, les condamnés à la va-vite car, bah oui il est noir c’est forcément lui le coupable… Tout ce que j’ai en horreur aux États-Unis.

Qu’il est intéressant d’avoir le point de vu du bourreau, le dernier maillon de la chaîne, lui qui est juste là pour exécuter un ordre… un homme. Il y a à travers ces confessions une sorte de repentir, un mal-être profond d’avoir pris la vie d’hommes qui ne le méritait pas mais qui sous des prétextes politiques ou de soi-disant normalité sont passés de vis à trépas. Et dans le même temps une colère immense envers la société qui au contraire va laisser de véritables monstres poursuivent leurs vies.

C’est un roman noir comme je les aime et français chose assez rare pour le souligner. C’est un grand roman que je conseille à tous.

Ma note : 10 / 10

Goliat

Auteur : Mehdi Brunet

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : Goliat

Quatrième de couverture :

La mer de Barents, au large des côtes norvégiennes : Goliat, une plateforme pétrolière en proie aux éléments déchaînés, est le sinistre théâtre d’une série de meurtres odieux.
David Corvin, ex-agent du FBI, va devoir utiliser toutes ses compétences pour stopper l’hécatombe.
Mais au bout du chemin, il risque de perdre son âme…
Et bien plus encore…

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1974, Mehdy Brunet aime le changement : Gironde, Haute-Savoie, île de la Réunion, Genève, Lozère, la Manche, un sentiment de liberté anime sa vie. Agent de maîtrise dans l’industrie technologique, ce n’est que très tard qu’il découvre sa passion pour l’écriture. Au fil des mots, une facette méconnue de sa personnalité va poindre à l’ombre de sa plume.

Ma chronique :

Pour commencer, je tiens à remercier Joël et les Éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman.

Alors qu’ai-je pensé de Goliat, ce thriller à la couverture glaçante ? Et bien pour tout vous dire, même si je l’ai dévoré j’ai été un peu déçu. Déjà, une raison à cela… Je deviens je pense très exigent sur les thrillers que je lis et celui-ci ne m’a pas surpris ni engendrer le moindre frisson. C’est dommage car l’environnement choisi par l’auteur était très prometteur.

Dans Goliat, nous avons droit à deux lignes temporelles distinctes. Dans la première nous suivons deux agents du FBI à la poursuite d’un tueur en série éviscérant ses victimes et dans la seconde, il s’agit de David Corvin, lui ex-agent du FBI avec sa femme s’embarquant sur une plateforme pétrolière en pleine tempête dans la mer de Barents. J’ai trouvé très intéressant ce choix fait par l’auteur, cela emmène du peps et rend la lecture fluide même si l’identité du tueur n’est pas un mystère. Cela à également un défaut à mon sens, effectivement cela nous éloigne régulièrement de la plateforme et pour ma part m’a empêché de ressentir l’angoisse ou l’atmosphère oppressante du lieu, je ne me suis jamais senti dans un huis clos.

Plusieurs petites choses m’ont dérangées, tout d’abord, des touches d’humour un peu trop présentes et qui ne font pas naturelles dans les dialogues, je retrouve de plus en plus ce petit défaut dans mes lectures et franchement cela ne sert à rien et cela n’apporte rien, en plus ici nous sommes dans un thriller qui se veut glaçant. L’autre chose qui m’a fortement déplue c’est les facilités et les préjugés présents tout du long de ce roman, les relations tendues entre le FBI et … bah tout le monde, les traits étaient trop forcés c’était pénible. Et pourquoi ces jugements sur les deux agents ? L’un hispanique et l’autre d’origine amérindienne, le nombres de clichés, j’ai trouvé cela abusé et limite du racisme… Quel dommage.

Bref, vous l’aurez compris, vraiment une lecture en demi-teinte pour moi.

Ma note : 05 / 10

# 167 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je vous écris cet article ce matin de Saint-Laurent Médoc où nous sommes pour quelques jours. Cela fait vraiment du bien de changer d’air. Je vous partage aujourd’hui un extrait de ma nouvelle lecture, il s’agit du roman de Mehdi Brunet, Goliat, qui est sorti le 3 septembre.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

À son arrivée, le personnel a déjà installé le cadavre sur la table de travail en suivant le protocole à la lettre.Trois personnes patientent autour. »Messieurs, lance-t-il sèchement.- Salut, Patton, lui répond Curtis, je te présente l’agent spécial Munny et l’agent spécial… »Le flic se rend alors compte que dans la confrontation il n’a même pas retenu le nom de l’adversaire du moment. »… de merde, complète Diaz instinctivement, latino de merde. »Curtis offre alors un énorme sourire à l’homme en blouse blanche. »Bienvenue dans mon univers ! » ajoute-t-il sur un ton moqueur.

Lumière noire

lumière noire

Auteur: Lisa Gardner

Editions: Le Livre de Poche

Genre: Thriller psychologique

Titre: Lumière noire

Quatrième de couverture :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

L’auteur, en quelques mots :

Écrivaine américaine, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Autrice de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. Elle vit actuellement dans le New Hampshire.

Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision.

Elle a reçu le Grand prix des lectrices du magazine Elle en 2011 dans la catégorie policier pour son roman « La Maison d’à côté ». Lisa Gardner publie des one shots ainsi que des séries avec un ou plusieurs personnages récurrents (D. D Warren, Tessa Leoni)

Pour en savoir plus : http://lisagardner.com/

Ma chronique :

J’ai découvert Lisa Gardner il y a peu de temps au hasard des allées d’une librairie, avec  un titre qui a su encore une fois éveiller ma curiosité, « arrétez-moi », et je n’avais vraiment pas été déçue. Je me suis donc facilement laissée tentée par « Lumière noire », son dernier roman.

Une fois n’est pas coutume, je ne vous dirai que peu de choses sur l’histoire en elle-même.
Flora Dane a survécu à 472 jours d’enfermement dans un cercueil, prise au piège des mains d’un pédophile sans pitié, avant d’être retrouvée par le FBI. Bien que vivante, l’enfer qu’elle a vécu est imprégné en elle, et la prive de sa joie de vivre, de son sourire, de sa vie d’avant.
Flora est une battante, une combattante même, c’est donc sans surprise qu’elle fera tout à partir de son premier jour de liberté pour ne pas redevenir une proie…. et si on échangeait les rôles ??

Flora va donc suivre des cours d’autodéfense, va tout apprendre sur les techniques de survie, le profilage, la victimologie, et va se glisser dans la peau d’une traqueuse sans peur aucune, au sang froid exceptionnel, et au moral d’acier. Traquer, chasser, punir les violeurs, pédophiles et autres sales types deviendra sa raison de vivre, son obsession, jusqu’au jour où…. ça RE-dérape pour elle.

Vous l’aurez compris, c’est maintenant que l’histoire commence ! Et je vous laisse le soin de la découvrir si votre coeur et votre curiosité vous en dit 🙂

Mon avis est en fait très mitigé. J’ai réellement été tenue en haleine par l’histoire, pleine de rebondissements, et qui ne vous épargne rien émotionnellement, malgré quelques longueurs tout à fait acceptables.
Cependant, encore une fois, j’ai trouvé que sur la fin, cela devenait un peu du « tout et n’importe quoi ».

Une fin abracadabrante et baclée selon moi, qui gâche tout, et c’est bien dommage, car je n’ai aucun doute sur le talent de cette autrice.

Ma note :

7/10

Urbex Sed Lex

urbex sed lex

Auteur : Christian Guillerme

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : Urbex Sed Lex

Quatrième de couverture :

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Clichy-la-Garenne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste de groupes de rock, vit en Seine-et-Marne. Il exerce aujourd’hui dans le monde du digital au sein d’une grande entreprise.
Son premier livre, La corde de Mi (éd. Art En Mots), a rencontré un franc succès. Urbex Sed Lex, son second roman, très visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la pure tradition des thrillers mettant en scène des personnages ordinaires confrontés à quelque chose de terrifiant qui les dépasse.

Ma chronique :

Je tiens à remercier Joël des éditions Taurnada qui a la gentillesse de me proposer régulièrement des partenariats et donc de me donner la chance de découvrir les nouveautés de cette maison d’éditions toujours très surprenante.

Alors, ce roman, Urbex Sed Lex, je dois avouer que je ne savais pas du tout où je mettais les pieds… Je ne connaissais même pas le terme Urbex qui est l’abréviation de Urban Exploration en anglais ou en français l’exploration urbaine. C’est une activité qui consiste à visiter des lieux construits et abandonnés par l’homme, des lieux qui sont parfois interdits d’accès. Me voilà donc au taquet pour me plonger dans ce livre. À la lecture du pitch et sachant ce qu’est l’urbex, de la tension, de l’action et du stress devaient être au programme.

Je commence donc ma lecture et fais la connaissance de quatre jeunes plutôt sympathiques et assez attachants. Il s’agit de deux couples passionnés d’urbex qui se connaissent depuis longtemps. J’ai vraiment apprécié ces quatre personnages qui je trouve se complètent parfaitement. Petit bémol par contre, les dialogues, j’ai trouvé que certains ne font pas vrai … J’ai eu par moment du mal à m’imaginer des jeunes discuter de cette façon. Les « bébé » et les « mon gros bêta » sont venus pour moi alourdir ma lecture. Concernant les autres personnes présentes dans le sanatorium, car vous avez bien compris que nos quatre amis ne sont pas seuls, j’ai malheureusement trouvé qu’ils n’étaient pas tous traités de manière égale et que cela nous fait donc passer à côté de certains points de vue. C’est dommage, d’autant plus que d’autres sont vraiment très intéressants avec des personnalités fortes qui apportent beaucoup.

Concernant l’intrigue, pour le coup, maintenant on sait à quoi s’attendre, une nuit dans un sanatorium à l’abandon on a de quoi frissonner. Il s’agit de celui de Dreux qui existe vraiment. Pour vous mettre dans l’ambiance je vous met une photo partagée sur la page Facebook de Christian Guillerme, je vous laisse imaginer de nuit …

sanatorium

Alors effectivement, on reconnait tout de suite que l’auteur sait de quoi il parle et les descriptions du lieu sont vraiment top, je n’aurais vraiment pas aimé me retrouver à la place des quatre jeunes. Il y a donc pas mal de tension liée à l’environnement et au lieu. Par contre, j’ai trouvé que l’ensemble manquait d’action et de vitesse ce qui vient faire perdre le stress que j’aurais pu ressentir. Pourtant les chapitres sont courts et bien écrits, mais cela, à mon sens, manque de dynamisme. C’est le point qui m’a le plus déçu pour le coup, je m’attendais vraiment à stresser et à ne plus pouvoir m’arrêter de tourner les pages pour connaître le dénouement, mais cela n’a pas fonctionné avec moi. Tous les chapitres avec les quatre jeunes m’ont vraiment tenus en haleine et je les ai trouvés géniaux, mais quand il s’agissait des chapitres avec les autres, le soufflet retombait, je pense que cela est lié aux retours dans le passé qui sont venus alourdir l’ensemble.

Voilà, une lecture qui malgré tout cela m’a plue et que j’ai trouvée intéressante. Christian Guillerme est selon moi un auteur à suivre et je ne me priverai pas de lire ses futurs romans. En ce qui concerne sa sortie elle est prévue le 18 juin.

Ma note : 07 / 10

La nuit du renard

la nuit du renard

Autrice : Mary Higgins Clark

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Policier

Titre : La nuit du renard

Quatrième de couverture :

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

Quelques mots sur l’autrice :

D’abord secrétaire puis hôtesse de l’air, ce n’est qu’au décès de son mari que Mary Higgins Clark se lance dans la rédaction de scripts pour la radio. Son premier ouvrage est une biographie de George Washington. Elle décide ensuite d’écrire un roman à suspense, La Maison du guet, son premier best-seller. Encouragée par ce succès, elle continue à écrire tout en s’occupant de ses enfants. En 1980, elle reçoit le Grand prix de littérature policière pour La Nuit du renard. Mary Higgins Clark a écrit alors un roman par an, toujours accueilli avec le même succès par le public. Elle décéde le vendredi 31 janvier 2020 à l’âge de 92 ans.

Ma chronique :

Il est assez rare que je lise une seconde fois des livres, mais celui-ci fait parti des lectures ayant marquées mon adolescence et vu que je suis tombé dessus il y a pas longtemps en librairie je suis content qu’il rejoigne ma bibliothèque.

Une histoire bien pensée, un suspens haletant font de ce livre un grand roman. Je n’ai pas lu beaucoup de Mary Higgins Clark mais celui-ci est mon préféré. Une course contre la montre pour empêcher un potentiel innocent de passer sur la chaise électrique et pour retrouver un jeune garçon kidnappé par un fou, cela donne un véritable page-turner que j’ai dévoré en l’espace de deux jours.

J’ai beaucoup aimé la trame chronologique utilisée ici par l’autrice cela a rendu ma lecture encore plus addictive. C’est un vrai bon roman policier qui il est vrai est marqué par son âge, plus de trente ans, mais qui néanmoins a très bien vieilli. J’ai apprécié les interrogations que ce roman apporte sur la peine de mort aux États-Unis ainsi que les divergences que cela amène.

J’ai passé encore une fois un très bon moment de lecture avec ce roman qui reste une référence dans le genre.

Ma note : 09 / 10

# 172 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Je sais que pour beaucoup en ce moment cela ne veut rien dire, mais pour moi j’ai un week-end de trois jours et cela fait du bien. De plus il fait un temps magnifique, je passe mon temps dehors sur la terrasse dans mon hamac à lire. Et vous que faites-vous pour vous occupez ? En tout cas prenez bien soin de vous et surtout restez chez vous.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

RevanBane :

la nuit du renard

La nuit du renard de Mary Higgins Clark

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

RevanBane :

angélus

Angélus de François-Henri Soulié

1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l’atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l’on nommera bientôt les  » Cathares « . Au grand scandale de l’Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
L’archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l’assassin. Les  » hérétiques  » désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

l'obscure clarté de l'air

L’obscure clarté de l’air de David Vann

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout restez chez vous !

 

# 144 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour tout le monde,

Pour ceux que le peuvent, j’espère que vous profiter de ces jours de confinement pour écouler un peu vos piles à lire. En ce qui me concerne, je continu à bosser, mais de nuit, du coup j’ai pas mal de temps pour lire et j’en profite pas mal. Je vous partage aujourd’hui un extrait de ma lecture en cours qui est une relecture d’un roman que j’ai lu adolescent.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

la nuit du renard

Neil avait dû tout raconter aux policiers et reconnaître l’homme au procès. Ensuite, papa avait dit : « Essaie d’oublier, Neil. Souviens-toi de tous les jours heureux avec maman. » Mais il ne pouvait oublier. Il faisait toujours le même rêve et il se réveillait avec une crise d’asthme.

Maintenant, papa allait peut-être se marier avec Sharon, Sandy lui avait raconté que tout le monde disait qu’une femme n’a pas envie des enfants des autres, surtout quand ils sont souvent malades.

M. et Mme Lufts parlaient tout le temps de partir en Floride. Neil se demandait si papa le laisserait aux Lufts quand il épouserait Sharon. Il espérait que non. Malheureusement, il regarda par la fenêtre, tellement perdu dans ses pensées que Sandy dut lui donner un coup de coude quand le car s’arrêta devant l’école.

La cave aux poupées

la cave aux poupées

Autrice : Magali Collet

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : La cave aux poupées

Quatrième de couverture :

Manon n’est pas une fille comme les autres, ça, elle le sait depuis son plus jeune âge.
En effet, une fille normale ne passe pas ses journées à regarder la vraie vie à la télé.
Une fille normale ne compte pas les jours qui la séparent de la prochaine raclée monumentale…
Mais, par-dessus tout, une fille normale n’aide pas son père à garder une adolescente prisonnière dans la cave de la maison.

Quelques mots sur l’autrice :

Après des études de musique (piano et violoncelle) et une licence de musicologie à la Sorbonne, Magali Collet est devenue professeur d’éducation musicale et de chant choral.
Elle a d’abord travaillé en région parisienne, puis en Picardie, où elle réside depuis près de 20 ans. Elle est également accompagnatrice de classes de chant (pianiste).
Passionnée des mots, elle écrit des poèmes, des nouvelles et des chroniques depuis de nombreuses années. Elle fait partie de l’équipe de gestion du site http://www.lapassiondespoèmes.com depuis 2013.
Sa sensibilité à la cause des femmes, celles qui souffrent de ne pouvoir échapper à leur condition, apparaît en filigrane dans tous ses textes.
Avec son premier roman, « La Cave aux poupées » (2020), elle plonge ses lecteurs dans les fosses ténébreuses des âmes, pleines de violences, d’angoisses, mais aussi d’un profond désir de rédemption.

Ma chronique :

Un grand merci à Joël et aux éditions Taurnada, pour leur confiance et pour l’envoi de ce roman. C’est le deuxième partenariat que j’ai avec cette maison d’éditions et pour la seconde fois je suis vraiment ravi de cette lecture.

La cave aux poupées est un huis clos d’une noirceur épouvantable, c’est noir, c’est atroce, Magali Collet ne nous épargne rien de l’horreur qu’elle a mit en page. C’est un roman décrivant une violence physique monumentale mais également une violence psychologique extrêmement malsaine.

Je me suis pris un bel uppercut avec ce roman, dont l’ambiance est super oppressante et qui bizarrement a été pour moi très addictif … C’était comme si il y avait une urgence à tourner les pages pour connaître la fin. Magali Collet a une plume très incisive, elle met son lecteur à l’épreuve, c’est glauque mais en même temps il y a une certaine douceur. Elle arrive parfaitement à faire ressortir les côtés les plus sombre des êtres humains. Je parlait d’ambiance un peu plus haut et ici aussi l’autrice m’a convaincu, j’ai tremblé dans cette cave, j’ai ressenti un froid vraiment glaçant.

Concernant les personnages, c’est pareil, vous avez Manon, cette jeune femme est une tortionnaire c’est vrai, mais j’ai ressenti énormément d’empathie pour elle. Elle a depuis son plus jeune âge été brisée par Le Père, qui est un prédateur sexuel et dont l’emprise psychologique qu’il a sur les femmes est ahurissante. Vous imaginez qu’un être humain puisse se considérer comme n’étant rien, voir pire penser être une merde … Et bien c’est cela que vous découvrirez dans ce roman.

Voilà, un roman efficace que j’ai adoré, décidément Taurnada me surprend vraiment. Je le conseil à tous les amateurs de thrillers noir, violent et glauque.

Ma note : 10/10