Archives du mot-clé thriller

Ravages

Autrice : Lison Carpentier

Editions : Nouvelles plumes

Titre : Ravages

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Clémence Duchesnay, trentenaire divorcée, partage sa vie entre son métier de photographe pour un magazine géographique et sa passion pour l’exploration urbaine.Lors d’une escapade dans l’ancienne prison de Rennes, elle découvre un jeune garçon agonisant dont le corps mutilé porte une inscription gravée sur le torse.
Dès lors le cauchemar commence : prise au piège, Clémence commet l’irréparable et se trouve confrontée à un monstre sadique, pétri de vengeance qui utilise les lieux explorés par la jeune femme comme scène d’exposition de ses crimes. Lorsque son propre fils disparait, Clémence n’a d’autre choix que d’accepter le chantage de son bourreau et de suivre ses traces.

L’autrice en quelques mots :

Passionnée de littérature, Lison Carpentier a obtenu une licence de Lettres Modernes de l’Université d’Arras.

Elle est ensuite devenue employée de bureau tout en restant fidèle à cette passion dévorante, passant depuis quelques années de la lecture à la plume.

Auteur indépendant, elle vit près d’Angers.

https://loeilnoir.wordpress.com/liens/

Ma chronique :

Ravages … Un seul mot, lourd de sens. Très vite mon esprit s’est mis à vagabonder et à je me suis imaginé des scénarios tous pires les uns que les autres, mais croyez-moi, ça n’était rien comparé à ce que m’a fait vivre l’autrice !

L’histoire démarre très vite avec Clémence Duchesnay , une jeune femme d’une trentaine d’années qui allie parfaitement métier et passion. Photographe de profession pour un magasine géographique, elle passe son temps libre et mêmes ses nuits à vivre sa passion pour l’exploration urbaine.

Clémence est une femme simple, passionnée, sans problème, jusqu’au jour où sa vie bascule et prend un tout autre tournant.
Alors qu’elle explore la vieille prison de Rennes, en pleine nuit, Clémence fait une macabre découverte: un jeune ado agonisant est accroché à une croix, un prénom tatoué sur son torse : CLÉMENCE…
Le message est clair, la consigne également.

A partir de ce moment là, tout va crescendo: l’intrigue, l’enquête, les découvertes, nos émotions. Le rythme s’accélère encore lorque le propre fils de Clémence est enlevé par le prédateur qui a décidé de faire de sa vie un enfer.
Aucun répit n’est accordé, ce qui a rendu ma lecture addictive !

Pour moi qui suis une accro des thrillers dérangeants, autant vous dire que j’ai été servie !
L’intrigue est finement menée, le personnage principal est attachant.
La plume de l’autrice est précise et juste, et j’ai beaucoup aimé sa façon de décrire les événements, la façon qu’elle a de jouer entre la réalité du jeu de piste qu’est forcée de mener Clémence pour retrouver son fils et les secrets révélés au fil de la lecture.

Seul bémol pour ma part: tout au long de ma lecture, j’ai eu du mal à comprendre la réaction de Clémence lorsqu’elle a découvert le 1er corps. Pourquoi obéir? Pourquoi ne pas simplement aller voir la police? Même si l’autrice nous donne une information importante sur le passé de Clémence qui pourrait expliquer sa décision, je me suis malgré tout posé la question de sa réaction. Ce qui en réfléchissant bien montre à quel point l’autrice a su m’impliquer dans l’histoire, puisque je me suis mise à la place de Clémence en me demandant quelle aurait été ma réaction !

Un thriller donc que je conseille vivement à tous les fans du genre « dérangeant », et comme d’habitude, je conseillerai aux âmes sensibles de s’abstenir !

Ma note : 09/10

L’enfant étoile

Autrice : Katrine Engberg

Édition : Fleuve Noir

Genre : Thriller

Titre : L’enfant étoile

Quatrième de couverture :

En plein centre-ville de Copenhague, une jeune étudiante est retrouvée dans son appartement sauvagement assassinée, le visage marqué par d’étranges entailles. L’inspecteur Jeppe Korner et son équipière Annette Werner, chargés de l’affaire, découvrent rapidement que le passé de la victime contient de lourds secrets. Quant à la propriétaire de l’immeuble et également voisine, Esther, elle est en train d’écrire un roman qui relate dans les moindres détails le déroulement du meurtre.
Simple coïncidence ou plan machiavélique ?
Commence alors pour Jeppe et Annette une plongée au cœur d’une ville dans laquelle les apparences sont morte

Quelques mots sur l’autrice :

Katrine Engberg est née en 1975 à Copenhague. Elle travaille pour la télévision et le théâtre. Son premier roman a connu un succès international et l’a installée comme l’une des nouvelles stars du polar scandinave.

Ma chronique :

Voici un nouveau roman que j’ai eu la chance de lire grâce à BePolar. D’ailleurs je les remercie ainsi que les Éditons Fleuve pour cet envoi. Ce premier roman de Katrine Engberg sort en librairie le 7 janvier 2021.

Ce que je peux tout de suite vous dire c’est que c’est un premier roman réussi et que je l’ai dévoré en une journée. Ce qui est plutôt bon signe. Katrine Engberg signe donc ici un thriller de qualité. Un meurtre atroce, un duo d’enquêteurs percutant, même s’il manque un peu d’originalité, et des personnages tous très bien travaillés même ceux qui sont au second plan.

J’ai apprécié le fait d’être complètement plongé dans l’enquête, au milieu de tous ces flics et services techniques, j’ai trouvé ça intéressant. Car même si l’on suit principalement les deux enquêteurs principaux, les autres flics ne sont pas oubliés et on sait ce qu’ils font. Le côté procédurier dans ce roman est pour moi une réussite.

Concernant l’intrigue, je l’ai trouvé intéressante, même si j’ai découvert l’assassin assez rapidement, je me suis quand même fait avoir à la fin, ce qui est toujours plaisant. Il y a plein de pistes explorées par les enquêteurs et forcément cela nous embrouille et rend la lecture palpitante. La preuve je n’ai pas réussi à le lâcher. De plus, j’ai trouvé l’idée du roman dans le roman super, cela apporte encore un peu plus de mystère.

Voilà donc un thriller scandinave très réussi. J’ai passé un très bon moment de lecture.

Ma note : 09 / 10

LE CHUCHOTEUR

Auteur : Donato Carrisi

Éditions : Le livre de poche

Genre : Thriller

Titre : Le chuchoteur

Quatrième de couverture :

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

L’auteur en quelques mots :

Donato Carrisi est un romancier, journaliste, dramaturge et scénariste italien, auteur de roman policier.

Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios.

« Le Chuchoteur » (2009), son premier roman, s’est vendu en France à plus de 300 000 exemplaires, a été traduit dans vingt pays et a remporté plusieurs prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011 et le prix des lecteurs Livre de Poche 2011.

Donato Carrisi est également dramaturge, scénariste pour la télévision et un collaborateur régulier du quotidien milanais « Corriere della Sera ».

En 2017, il réalise son premier film, « La fille dans le brouillard », qui est une adaptation de son roman éponyme, et pour lequel il remporte le prix du meilleur réalisateur débutant lors de la 63e cérémonie des David di Donatello en 2018.

sites :
http://www.donatocarrisi.it/
http://www.donato-carrisi.fr/
Twitter : https://twitter.com/donatocarrisi

Ma chronique :

Le chuchoteur est le premier livre que je lis de Donato Carrisi, et je vous avoue que je suis bluffée.

De la manipulation complète, sans filet, franche et directe, je n’ai absolument rien vu venir, et j’adore ça !

Tout commence par la découverte de 5 bras gauches de fillettes disparues, et d’un sixième appartenant à une victime inconnue. L’enquête n’avance pas, et Goran fait appel à Mila, une enquêtrice spécialisée dans les enlèvements d’enfants, pour renforcer l’équipe.

Goran est la tête pensante du groupe, fiable et homme de confiance.
Mila est une professionnelle reconnue dons son domaine de prédilection. Elle côtoie pédophiles et autres meurtriers des plus violents et terrifiants. Insensible, elle ne ressent aucune empathie à cause d’un événement traumatisant qu’elle a vécu.

Ensemble, et entourés de leurs coéquipiers, Goran et Mila se lancent dans une chasse à l’homme et mettent tout en oeuvre pour retrouver le meurtrier.
Problème….C’est le meurtrier qui mène la danse et qui sème des cadavres tout au long de sa traque tel le Petit Poucet qui sème ses cailloux blancs dans la forêt !

Et tout se complexifie au fil de la lecture: à chaque cadavre, de nouveaux suspects, de nouveaux indices, de nouvelles hypothèses.

Alors si vous souhaitez vous aventurer dans ce roman, armez-vous de patience, soyez concentrés, sinon vous perdrez le fil ! Le tueur est machiavélique, et rien ne l’arrête.
Âmes sensibles, attention: certaines scènes, certains descriptions font réellement froid dans le dos.
Il est violent, intelligent. Il joue au chat et à la souris avec la police comme personne ne l’a fait avant lui.

Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement cette lecture addictive, et qui parfois flirte avec les limites du supportable.

Ma note :

09/10

Némésis

Auteur : Xavier Massé

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : Némésis

Quatrième de couverture :

« David… ? C’est moi, c’est Vincent ! Il faut que tu viennes ! Il faut que tu me rejoignes dans notre village d’enfance… il s’est passé quelque chose… c’est horrible, je n’ai jamais vu ça !… »
Une disparition anormale, un meurtre sans précédent, un village divisé entre croyances et superstitions, une atmosphère étouffante…
David et Vincent, deux gosses d’Assieu devenus flics, vont s’immerger dans cette enquête, et sans le savoir vont descendre aux portes de l’enfer…

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1977 à Roussillon (Isère), Xavier Massé est un jeune écrivain à l’imagination débordante. Passionné par le cinéma et la littérature, il devient très tôt fan du genre thriller, avec un goût toujours plus prononcé pour les scénarios complexes. Il sort en 2016 Répercussions, qui remporte le prix du 1er roman Dora-Suarez 2018. Il décide de continuer l’aventure avec L’Inconnue de l’équation, un huis clos qui ne laisse aucun répit au lecteur.

Ma chronique :

Je n’avais encore pas eu l’occasion de découvrir la plume de Xavier Massé, auteur que je vois pourtant pas mal tourner sur Bookstagram. Alors quand Joël de chez Taurnada, que je remercie, m’a proposé de lire son dernier roman, je me suis empressé d’accepter.

Alors que nous réserve Némésis ? Un thriller avec un suspens haletant et pas mal de rebondissements, ce qui est vraiment bien. Des meurtres absolument horribles commis sur des bébés de quelques mois ça c’est un fait. Le pari d’utiliser des bébés si petits comme victimes est je trouve un pari assez osé, cela peut, pour certain être gore et gâcher la lecture. Pour moi, malgré quelques malaises sur certaines scènes j’ai passé un bon moment de lecture.

Je disais donc que c’est un thriller avec pas mal de rebondissements et en effet, on ne s’ennuie pas. Je l’ai lu quasiment entièrement dans la journée d’hier. J’ai apprécié de me faire balader par Xavier Massé. Son style est vif et précis. Le fait que cela se passe dans un petit village donne une impression d’oppression superbement retranscrite par l’auteur.

Alors j’ai apprécié cette lecture, mais pour moi ce roman comporte quelques défauts. Tout d’abord, les dialogues entre David et Vincent que j’ai trouvés parfois niais et qui pour moi ne collaient pas avec le reste, nous sommes sensés avoir affaire à deux flics sous une pression énorme, faisant face à des crimes absolument horribles. Deuxième point négatif pour moi, c’est la fin que j’ai trouvé longuette, elle vient expliquer le pourquoi du comment. J’avoue que pour moi il n’y aurait pas eu cette partie cela ne m’aurait pas dérangé, je n’ai pas vraiment adhéré à ces explications.

Malgré ces points négatifs, j’ai vraiment passé un bon moment de lecture. Cela m’a donné envie de découvrir les autres romans de Xavier Massé. C’est donc que c’est un bon roman.

Ma note : 07 / 10

# 175 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Je partage avec vous ce matin un extrait de ma nouvelle lecture. Il s’agit du troisième roman de Xavier Massé, Némésis qui est sorti la semaine dernière.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

– Aucun, Vincent, on a affaire à un truc de malade… On va attraper ce fils de p…

– Chut ! Pas dans l’église !

– Tu es marrant, toi, avec tes « nom de Dieu » !

– Pas faux…

– Il va aussi falloir qu’on interroge dans le détail le père Henry pour tenter de savoir pourquoi l’enfant s’est retrouvé ici en particulier. S’il y a un lien avec lui, l’église…

– Assieu ne va jamais s’en remettre…

– Il faudra surtout tempérer les anciens, quand ils sauront, leur assurer que nous mettons tout en oeuvre pour retrouver le meurtrier ; le déploiement de tant d’hommes et de moyens devrait suffire à les convaincre. Ils devraient ainsi pouvoir calmer les autres villageois qui, par respect, les écouteront. Mais on ne laisse rien filtrer des tortures, sinon, ce sera le chaos… »

Les refuges

Auteur : Jérôme Loubry

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Thriller

Titre : Les refuges

Quatrième de couverture :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Quelques mots sur l’auteur :

Jérôme Loubry est né en 1976. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Il est lauréat du Prix Libre d’Argent avec son premier roman Les Chiens de Détroit, du Prix Sang pour Sang polar pour Le Douzième chapitre ainsi que du Prix Cognac du meilleur roman francophone et du Grand Prix de l’Iris noir de Bruxelles pour Les Refuges

Ma chronique :

L’été est terminé, les lectures en partenariat avec BePolar reprennent donc. Je les remercie ainsi que les éditions Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman.

Il s’agit du troisième roman de Jérôme Loubry, mais le premier que j’ai l’occasion de lire. Je peux vous dire qu’il frappe très fort et qu’il m’a forcément donné envie de découvrir ses deux autres romans, Les chiens de Détroit et Le deuxième chapitre.

Les refuges est donc un thriller… Et quel thriller, j’ai adoré et l’auteur s’est joué de moi tellement de fois que s’en ai même frustrant. Je n’ai rien vu venir c’est bluffant. Je me suis laissé embarqué par la plume fluide de Jérôme Loubry, par l’histoire qu’il nous raconte. Que dis-je par les histoires qu’il nous raconte. Autant d’histoires que de refuges. C’est vraiment un tour de force magistral, je suis resté scotché à chaque fois.

En plus c’est sombre, noir, inquiétant… J’ai eu des frissons à plusieurs reprises. Je n’arrivais pas à lâcher ma lecture. J’ai eu beau chercher les indices, les balises laissées entre les lignes par l’auteur, je me suis complètement fait avoir, et cela faisait vraiment pas mal de temps que cela ne m’était pas arrivé avec un thriller.

Alors si ce n’est pas encore fait, je vous invite à vous laisser embarquer avec Sandrine au bord du Lazarus en direction de cette île mystérieuse.

Ma note : 10 / 10

Inexorable

inexorable

Auteure : Claire Favan

Editions : Pocket

Genre : Roman

Titre : Inexorable

Quatrième de couverture :

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorable, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

L’auteure, en quelques mots :

Claire Favan est une femme de lettres française, auteure de romans policiers.

Mère de famille parisienne, elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisirs.

Son premier roman, « Le Tueur intime » (Les Nouveaux Auteurs, 2010), a remporté le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011. « Le Tueur de l’ombre » (2012), son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.

Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014. En 2016, Claire Favan revient avec un thriller d’une noirceur absolue : « Serre-moi fort ». Elle enchaîne en 2017 avec un nouvel ouvrage intitulé « Dompteur d’Anges ».

Page Facebook : https://www.facebook.com/claire.favan

Ma chronique :

Me voici replongée dans l’écriture de Claire Favan que j’avaiis découvert avec Dompteur d’anges.

Dans Inexorable, Claire Favan change de registre, même si une enquête policière tisse sa toile au fil des pages. C’est un roman qui est effectivement très différent de ce qu’elle écrit habituellement, mais il n’en est pas moins addictif ! Pour preuve,  je l’ai dévoré en quelques heures !

L’auteure aborde ici un sujet d’actualité, à savoir les enfants dits « différents » qui ne rentrent pas dans le moule imposé par la société, et qui font par voie de conséquence l’objet de tous les regards curieux et discours durs et violents. 

J’ai donc fait la connaissance d’Alexandra, la maman de Milo, qui assiste impuissant du haut de ses 4 ans à l’arrestation musclée de son papa, au beau milieu de la nuit.
A partir de ce moment-là, Milo change. Il devient agressif, bagarreur, triste. Il a en lui une colère permanente qui chaque jour prend un peu plus le dessus; et pour cause…. un fils de truand ne fait pas bon genre à l’école, ni dans les familles des copains, ni … nulle part d’ailleurs.

Et oui hein… quel avenir pour ce pauvre gosse dont le père est en prison pour braquages, et dont la mère se démène seule contre tous pour lui assurer son avenir? 
Quel avenir pour ce gamin qui ne rentre pas dans les cases imposées par notre société? 
Parce que, la bagarre à l’école, c’est de la faute de Milo, forcément…
Parce que l’agression d’une jeune fille dans la rue, Milo est suspecté, évidemment.
Parce que le meurtre de son amie…. ne cherchez pas, les enquêteurs ont immédiatement trouver le coupable … idéal … fils d’un truand… c’est dire…

Ce roman, je l’ai lu la gorge nouée, la gorge serrée.
En tant que maman d’un enfant « qui ne rentre ni dans le moule, ni dans les cases, ni dans rien du tout », je ne pouvais pas ne pas m’identifier à Alexandra.
Ce cercle vicieux auquel j’ai assisté tout au long de ma lecture m’a véritablement bouleversée. Tout est fait, et tout le monde fait tout pour désigner « celui qui est différent ». 

Alors quoi?
Un fils de truand n’a pas d’avenir? Il suivra forcément les traces de son père ? De sa mère?
Un enfant dit « différent » n’a pas d’avenir non plus sous prétexte qu’il ne rentre pas dans les dictas qu’on nous impose partout, tous les jours?
Alors quoi?  Nous, parents, devrions arrêter de nous battre sous prétexte qu’un enfant DYS, qu’un enfant autiste, qu’un enfant donc DIFFÉRENT, n’arrivera à rien? 
Le problème aujourd’hui c’est que la société en général voit le handicap avant tout en terme d’incapacité : la personne à mobilité réduite, l’aveugle, le déficient mental … S’il est entendu voire même logique je dirai de cerner une personne par rapport à des caractéristiques évidentes, cela réduit non seulement la personne porteuse de déficience à une étiquette étriquée e restreinte, mais cela n’ouvre pas la voie à la reconnaissance de tant d’autres facultés qui les animent…

Et pour tout vous dire, malgré ma colère et mon ras le bol sur ce sujet, je dois vous avouer que plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis reconnue en Alexandra, à douter malgré tout de son propre enfant, que pourtant on défend chaque jour bec et ongles contre le regard des autres, coûte que coûte.

Et autant ma lecture a été émouvante, autant l’écriture de ma chronique a été éprouvante…  La différence peut être tellement destructrice que c’en est terrifiant…

Ma note :

10/10

197 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Le weekend s’est terminé et nous repartons sur une nouvelle semaine qui va être bien chargée pour moi. Vous savez quoi ? Ce mois de septembre nous avons fêté les 5 ans du blog. Et à cette occasion avec Ann’Gaëlle nous vous prévoyons plein de belles surprises. Mais en attendant, comme chaque lundi, il est temps de faire le point sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

My Absolute Darling de Gabriel Tallent

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Revanbane :

Les refuges de Jérôme Loubry

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

My Absolute Darling de Gabriel Tallent

RevanBane :

Trois Empires, tome 3, Le Sacre du Sanglier de Aurora Clerc

Deux peuples ennemis. Une femme ambitieuse. Un homme cherchant sa place. S’entendront-ils pour atteindre leur objectif commun ? Quel étrange sentiment pour Johann que de revenir au royaume de son enfance, ce monde dont il garde la vision cauchemardesque d’un bourreau aux cheveux roux. Le jeune homme sait qu’il devra faire de nombreuses concessions s’il veut soutenir du mieux possible l’accession au trône de sa sœur. 

Pourtant, bien des embuches se présentent sur sa route. Saura-t-il se rapprocher d’Hisha, sa sœur, celle qu’il n’a pas vue en quatorze ans ? Arrivera-t-il à se faire respecter des soldats de l’armée alcane qui le considèrent comme un ennemi ? 

 Le Sacre du Sanglier décrit la conquête du pouvoir par Hisha Enagor. Avec l’aide de Johann, deviendra-t-elle la première femme à monter sur le trône d’Alcatran ?

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Dans son silence de Alex Michaelides

Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari défiguré par des coups de couteau fatals, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée,Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychiatre, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…

Revanbane :

L’Ange rouge de François Médéline

À la nuit tombée, un radeau entre dans Lyon porté par les eaux noires de la Saône. Sur l’embarcation, des torches enflammées, une croix de bois, un corps mutilé et orné d’un délicat dessin d’orchidée. Le crucifié de la Sâone, macabre et fantasmatique mise en scène, devient le défi du commandant Alain Dubak et de son équipe de la police criminelle. Six enquêteurs face à l’affaire la plus spectaculaire qu’ait connu la ville, soumis à l’excitation des médias, acculés par leur hiérarchie à trouver des réponses. Vite. S’engage alors une course contre la montre pour stopper un tueur qui les contraindra à aller à l’encontre de toutes les règles et de leurs convictions les plus profondes. Porté par la plume brillante et explosive de François Médéline, L’Ange rouge invite son lecteur à une plongée hallucinée parmi les ombres de la ville et les âmes blessées qui s’y débattent.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 169 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Hier c’était la reprise du boulotte pfff j’avais mal à la tête en rentrant. En plus j’ai une sciatique qui me fait souffrir et qui va m’empêcher d’aller au sport pendant quelques temps ça m’énerve. Bon aujourd’hui je vous propose un extrait du roman Les refuges de Jérôme Loubry, un auteur que je découvre.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Dès lors, Vincent ne cessa de multiplier les gestes discrets à son égard et de tenter d’attirer l’attention de cette Parisienne (une provenance exotique pour quiconque avait passé toute sa vie dans une bourgade reculée).

Il prit tout d’abord plaisir à lui expliquer le fonctionnement du journal (sujet vite épuisé puisqu’ils n’étaient que deux à y travailler, lui et Pierre, le responsable d’agence) et enchaîna avec la présentation du village et de ses habitants. Le jeune homme lui décrivit divers détails de la vie quotidienne : les personnes qu’il fallait écouter, celles qu’il fallait éviter, les bonnes adresses pour se restaurer, les endroits sympas où prendre un verre…

La peine du bourreau

Autrice : Estelle Tharreau

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : La peine du bourreau

Quatrième de couverture :

McCoy est « bourreau » au Texas. Après 42 ans passés dans le couloir de la mort, il reçoit la visite officieuse du Gouverneur Thompson qui doit se prononcer sur la grâce du condamné numéro 0451.
Il ne leur reste que quatre heures pour faire revivre les souvenirs de McCoy avant l’injection létale.
Quatre heures dans l’isolement de la prison de Walls.
Quatre heures pour cinq crimes qui déchaînent les passions.
Quatre heures pour ce qui pourrait être la dernière exécution de McCoy.
Quatre heures pour jouer le sort d’un homme.

Quelques mots sur l’autrice :

Après avoir travaillé dans le secteur privé et public, cette passionnée de littérature sort son premier roman en 2016, Orages, suivi de L’Impasse en 2017. Depuis, elle se consacre entièrement à l’écriture.

Ma chronique :

Encore une fois un grand merci à Joël et aux éditions Taurnada pour l’envoi de ce roman qui sort le 1er octobre en librairie.

Et c’est un grand roman que nous avons là. Un roman que j’ai dévoré en quelques heures, un véritable page turner.

Alors pour ou contre la peine de mort ? Voilà ce à quoi nous sommes confrontés dans ce roman. Nous allons passé quatre heures avec un bourreau, quatre heures pendant lesquelles le destin d’un être humain se joue.

Estelle Tharreau que je ne connaissais pas avant la lecture de ce roman nous offre ici un très très bon roman, une critique acerbe de l’Amérique et un débat enflammé sur la peine de mort. Nous sommes dans une prison du Texas, état du Sud des États-Unis, un état encore très encré dans les vieilles valeurs anti-noir, ultra-religieux, moralisateur, bref un état où il ne fait pas bon vivre.

Avec le bourreau McCoy nous allons revivre les quatre vingt dernières années des États-Unis et du Texas à travers les différentes exécutions dont il a pris part mais également à travers l’histoire du condamné numéro 0451. C’est vraiment une critique du système américain avec les erreurs judiciaires, les condamnés à la va-vite car, bah oui il est noir c’est forcément lui le coupable… Tout ce que j’ai en horreur aux États-Unis.

Qu’il est intéressant d’avoir le point de vu du bourreau, le dernier maillon de la chaîne, lui qui est juste là pour exécuter un ordre… un homme. Il y a à travers ces confessions une sorte de repentir, un mal-être profond d’avoir pris la vie d’hommes qui ne le méritait pas mais qui sous des prétextes politiques ou de soi-disant normalité sont passés de vis à trépas. Et dans le même temps une colère immense envers la société qui au contraire va laisser de véritables monstres poursuivent leurs vies.

C’est un roman noir comme je les aime et français chose assez rare pour le souligner. C’est un grand roman que je conseille à tous.

Ma note : 10 / 10