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Ce que tu as fait de moi

Autrice : Karine GIEBEL

Éditions : Pocket

Titre : Ce que tu as fait de moi

Genre : Thriller psychologique

Quatrième de couverture :

Personne n’est assez fort pour la vivre.
Personne n’est préparé à l’affronter, même si chacun la désire plus que tout.
La passion, la vraie…
Extrême.
Sans limites.
Sans règles.

On se croit solide et fort, on se croit à l’abri. On suit un chemin jalonné de repères, pavé de souvenirs et de projets. On aperçoit bien le ravin sans fond qui borde notre route, mais on pourrait jurer que jamais on n’y tombera. Pourtant, il suffit d’un seul faux pas. Et c’est l’interminable chute.
Aujourd’hui encore, je suis incapable d’expliquer ce qui est arrivé. Si seulement j’avais plongé seul…
Cette nuit, c’est le patron des Stups, le commandant Richard Ménainville, qui doit confesser son addiction et répondre de ses actes dans une salle d’interrogatoire. Que s’est-il réellement passé entre lui et son lieutenant Laëtitia Graminsky ? Comment un coup de foudre a-t-il pu déclencher une telle tragédie ?
Si nous résistons à cette passion, elle nous achèvera l’un après l’autre, sans aucune pitié.
Interrogée au même moment dans la salle voisine, Laëtitia se livre. Elle dira tout de ce qu’elle a vécu avec cet homme. Leurs versions des faits seront-elles identiques ?
Si nous ne cédons pas à cette passion, elle fera de nous des ombres gelées d’effroi et de solitude.
Si nous avons peur des flammes, nous succomberons à un hiver sans fin.

La passion selon Karine Giebel… conduit forcément à l’irréparable.

L’autrice en quelques lignes :

Karine Giébel est une auteure française de romans policiers.

Elle publie deux premiers romans, « Terminus Elicius » (Prix Marseillais du Polar 2005) et « Meurtres pour rédemption », dans la collection « Rail noir » aux éditions La Vie du Rail en 2004 et 2006.

« Les Morsures de l’ombre », son troisième roman, a obtenu le Prix Polar du festival de Cognac en 2008 et le Prix SNCF Polar 2009.

« Juste une ombre », paru au Fleuve Noir en mars 2012, a reçu le Prix Marseillais du Polar et le Prix Polar du meilleur roman français au Festival Polar de Cognac.

« Purgatoire des innocents » (Fleuve noir, 2013) confirme son talent et la consacre définitivement « reine du polar ». Après « Satan était un ange » (Fleuve noir, 2014), elle rejoint les éditions Belfond pour la parution de son 9ème roman, « De force » (2016), qui a rencontré un immense succès, de « Terminus Elicius » (2016) dans une nouvelle édition augmentée, puis de « D’ombre et de silence » (2017), un recueil de nouvelles où elle condense en quelques pages toute la force de ses romans.

Son roman « Toutes blessent la dernière tue » (Belfond, 2018) a reçu le Prix Plume d’Or du thriller francophone, le Prix Évasion, le Book d’or thriller du Prix Bookenstock 2019 et le Prix de l’Évêché 2019.

Ma chronique :

Alerte coup de coeur!!!

J’ai découvert Karine Giebel avec « Meurtre pour rédemption », qui m’a tellement touchée, et dont la lecture a été non seulement addictive mais éprouvante, angoissante, qu’à chaque autre roman que je lisais d’elle, j’avais cette sensation d’inachevé. De trop « léger ». Et puis j’ai été particulièrement déçue par « Toutes blessent, la dernière tue », alors j’attendais vraiment, mais vraiment beaucoup de son dernier roman.
Et wouhaou!! Quelle claque!!

Petite mise en bouche rapide pour celles et ceux qui n’auraient pas encore lu ce roman….
Laëtitia Graminsky est lieutenant de police, elle a vingt-six ans, et elle a intégré son premier poste, encore stagiaire, à la brigade des stupéfiants de L. , en attendant sa titularisation.
Mariée et maman d’une petite Lolla, elle attend donc patiemment et s’exécute parfaitement sur les tâches subalternes qui lui sont affectées avant de pouvoir goûter à l’adrénaline du terrain.
Et puis un jour, elle met la vie de ses collègues en danger, alors elle suppliera Ménainville, son supérieur, de bien vouloir fermer les yeux sur son erreur, consciente du charme qu’elle exerce sur lui. Mais sans se douter qu’elle signe un pacte avec le Diable.

L’horreur peut alors commencer….

Si l’Amour est généralement écrit sur un fond rose avec des coeurs, des papillons dans le ventre et des sourires béats sur les visages, une chose est sûre, ce n’est pas de Giebel.

Ici, l’Amour est un combat de tous les jours pour survivre, et où tous les coups sont permis pour parvenir à ses fins. Tel un chasseur après sa proie, Ménainville ne la lâchera plus.
Certes, il l’aime.. mais au-delà de ça, il veut la posséder, la dominer, il ne pense plus qu’à ça. Tout est malsain en lui, il transpire la violence, tout en étant profondément malheureux de cet amour à sens unique.

Et c’est là qu’entre en scène tout le talent, prodigieux, de Karine Giebel! Parce qu’entre vous et moi, j’ai eu plus d’une fois eu envie de dire le fond de ma pensée (je reste polie, mais je n’en pense pas moins!!) au commandant Menainville qui est machiavélique et abusif, et de remettre de l’ordre dans les pensées de Laetitia quand je la sentais perdue.

Après chaque nouvelle page lue, une question me taraude, me hante, me poursuit… « comment peut-on en arriver là?? ». Je veux dire, à ce point là? Un niveau de souffrance, d’horreur et d’angoisse telles que plusieurs fois j’ai dû arrêter ma lecture, reprendre mes esprits.

Encore une fois, Karine Giebel fait ce qu’elle veut de ses lecteurs, joue avec leurs émotions et leurs sentiments, les entraîne dans son « made in Giebel », un monde obscur, violent, destructeur.

J’ai été complètement électrisée par ma lecture, j’y ai survécu, et j’en redemande !!

Ma note: 10/10

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dans son silence

Auteur : Alex Michaeledis

Titre : Dans son silence

Editions : Le livre de poche

Genre : Roman policier

Quatrième de couverture :

Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari, assassiné, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée, Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychothérapeute, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…

L’auteur en quelques mots :

Alex Michaelides est un scénariste et écrivain britannique.

Né d’un père grec et d’une mère anglaise, il a étudié la littérature anglaise à l’Université de Cambridge et est titulaire d’un M.A. en scénarisation à l’American Film Institute à Los Angeles.

Il est le scénariste du film « The Devil You Know » (2013) et le coscénariste de « The Con Is On » (2018), réalisé par James Oakley avec Uma Thurman et Tim Roth.

Il a aussi étudié la psychanalyse, et a travaillé deux ans dans une clinique psychiatrique pour jeunes.

« Dans son silence » (The Silent Patient, 2019), son premier roman, est sur le point de devenir un phénomène dans le monde entier.

Twitter : https://twitter.com/alexmichaelides?lang=fr
Instagram : https://www.instagram.com/alex.michaelides/

Ma chronique :

Avec un peu de retard, je vous partage enfin ma chronique suite à ma lecture éclair de Dans son silence, le premier roman d’Alex Michaeledis. Eclair parce que j’ai dû le lire en à peine 24h; j’avais besoin de savoir !

Alicia est une jeune femme brillante, une artiste reconnue qui a tout pour être heureuse. Un mari aimant, une carrière professionnelle prometteuse, une belle maison. Tout bascule le jour où la police la retrouve hagarde et recouverte de sang. La presse s’empare de cet atroce fait divers ; Alicia ne dira quant à elle plus un seul mot, ancrée dans un mutisme sans fond.

Alors qu’elle est internée, le psychothérapeute Théo Faber n’est animé que par un seul objectif: être embauché dans l’hôpital dans lequel Alicia est enfermée pour la faire parler, et découvrir la vérité sur la nuit du drame.

S’ensuit alors une enquête de la part de Théo digne d’un inspecteur: il va de témoignages en témoignages pour tenter de faire éclater le vérité. Mais dans quel but ? Et pourquoi cette obsession ?

J’ai passé toute ma lecture à me poser des dizaines de questions, à tenter de comprendre les faits, à essayer de résoudre le mystère de ce meurtre atroce …

Pour au final me prendre une gifle magistrale de la part de l’auteur !!!!
Je n’ai rien vu venir, et quand j’ai refermé mon livre, j’ai crié « bravo » à l’auteur, comme s’il pouvait m’entendre! Simplement époustouflant !

Toute l’histoire est racontée de manière simple, presque banale, comme si vous racontiez votre propre histoire à un ami. Je ne me suis pas méfiée un seul instant, même si je me posais pas mal de questions!

Et même si parfois je remettais en question ce qu’écrivait l’auteur sur ce qu’il se passait dans l’hôpital et comment cela se passait, cela ne m’a en rien dérangée.

J’ai été happée par l’intrigue et me suis faite avoir …. comme une bleue !!

Ma note :

10/10

LE CHUCHOTEUR

Auteur : Donato Carrisi

Éditions : Le livre de poche

Genre : Thriller

Titre : Le chuchoteur

Quatrième de couverture :

Cinq petites filles ont disparu. Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière. Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis le début de l’enquête, le criminologue Goran Gavilla et son équipe ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre les oriente vers un assassin différent. Lorsqu’ils découvrent un sixième bras, appartenant à une victime inconnue, ils appellent en renfort Milla Vasquez, experte en affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire…

Un époustouflant thriller littéraire, inspiré de faits réels.

L’auteur en quelques mots :

Donato Carrisi est un romancier, journaliste, dramaturge et scénariste italien, auteur de roman policier.

Juriste de formation, spécialisé en criminologie et sciences du comportement, il délaisse la pratique du droit en 1999 pour se tourner vers l’écriture de scénarios.

« Le Chuchoteur » (2009), son premier roman, s’est vendu en France à plus de 300 000 exemplaires, a été traduit dans vingt pays et a remporté plusieurs prix littéraires, dont le prix SNCF du polar européen 2011 et le prix des lecteurs Livre de Poche 2011.

Donato Carrisi est également dramaturge, scénariste pour la télévision et un collaborateur régulier du quotidien milanais « Corriere della Sera ».

En 2017, il réalise son premier film, « La fille dans le brouillard », qui est une adaptation de son roman éponyme, et pour lequel il remporte le prix du meilleur réalisateur débutant lors de la 63e cérémonie des David di Donatello en 2018.

sites :
http://www.donatocarrisi.it/
http://www.donato-carrisi.fr/
Twitter : https://twitter.com/donatocarrisi

Ma chronique :

Le chuchoteur est le premier livre que je lis de Donato Carrisi, et je vous avoue que je suis bluffée.

De la manipulation complète, sans filet, franche et directe, je n’ai absolument rien vu venir, et j’adore ça !

Tout commence par la découverte de 5 bras gauches de fillettes disparues, et d’un sixième appartenant à une victime inconnue. L’enquête n’avance pas, et Goran fait appel à Mila, une enquêtrice spécialisée dans les enlèvements d’enfants, pour renforcer l’équipe.

Goran est la tête pensante du groupe, fiable et homme de confiance.
Mila est une professionnelle reconnue dons son domaine de prédilection. Elle côtoie pédophiles et autres meurtriers des plus violents et terrifiants. Insensible, elle ne ressent aucune empathie à cause d’un événement traumatisant qu’elle a vécu.

Ensemble, et entourés de leurs coéquipiers, Goran et Mila se lancent dans une chasse à l’homme et mettent tout en oeuvre pour retrouver le meurtrier.
Problème….C’est le meurtrier qui mène la danse et qui sème des cadavres tout au long de sa traque tel le Petit Poucet qui sème ses cailloux blancs dans la forêt !

Et tout se complexifie au fil de la lecture: à chaque cadavre, de nouveaux suspects, de nouveaux indices, de nouvelles hypothèses.

Alors si vous souhaitez vous aventurer dans ce roman, armez-vous de patience, soyez concentrés, sinon vous perdrez le fil ! Le tueur est machiavélique, et rien ne l’arrête.
Âmes sensibles, attention: certaines scènes, certains descriptions font réellement froid dans le dos.
Il est violent, intelligent. Il joue au chat et à la souris avec la police comme personne ne l’a fait avant lui.

Vous l’aurez compris, je vous recommande vivement cette lecture addictive, et qui parfois flirte avec les limites du supportable.

Ma note :

09/10

Inexorable

inexorable

Auteure : Claire Favan

Editions : Pocket

Genre : Roman

Titre : Inexorable

Quatrième de couverture :

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorable, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

L’auteure, en quelques mots :

Claire Favan est une femme de lettres française, auteure de romans policiers.

Mère de famille parisienne, elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisirs.

Son premier roman, « Le Tueur intime » (Les Nouveaux Auteurs, 2010), a remporté le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011. « Le Tueur de l’ombre » (2012), son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.

Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014. En 2016, Claire Favan revient avec un thriller d’une noirceur absolue : « Serre-moi fort ». Elle enchaîne en 2017 avec un nouvel ouvrage intitulé « Dompteur d’Anges ».

Page Facebook : https://www.facebook.com/claire.favan

Ma chronique :

Me voici replongée dans l’écriture de Claire Favan que j’avaiis découvert avec Dompteur d’anges.

Dans Inexorable, Claire Favan change de registre, même si une enquête policière tisse sa toile au fil des pages. C’est un roman qui est effectivement très différent de ce qu’elle écrit habituellement, mais il n’en est pas moins addictif ! Pour preuve,  je l’ai dévoré en quelques heures !

L’auteure aborde ici un sujet d’actualité, à savoir les enfants dits « différents » qui ne rentrent pas dans le moule imposé par la société, et qui font par voie de conséquence l’objet de tous les regards curieux et discours durs et violents. 

J’ai donc fait la connaissance d’Alexandra, la maman de Milo, qui assiste impuissant du haut de ses 4 ans à l’arrestation musclée de son papa, au beau milieu de la nuit.
A partir de ce moment-là, Milo change. Il devient agressif, bagarreur, triste. Il a en lui une colère permanente qui chaque jour prend un peu plus le dessus; et pour cause…. un fils de truand ne fait pas bon genre à l’école, ni dans les familles des copains, ni … nulle part d’ailleurs.

Et oui hein… quel avenir pour ce pauvre gosse dont le père est en prison pour braquages, et dont la mère se démène seule contre tous pour lui assurer son avenir? 
Quel avenir pour ce gamin qui ne rentre pas dans les cases imposées par notre société? 
Parce que, la bagarre à l’école, c’est de la faute de Milo, forcément…
Parce que l’agression d’une jeune fille dans la rue, Milo est suspecté, évidemment.
Parce que le meurtre de son amie…. ne cherchez pas, les enquêteurs ont immédiatement trouver le coupable … idéal … fils d’un truand… c’est dire…

Ce roman, je l’ai lu la gorge nouée, la gorge serrée.
En tant que maman d’un enfant « qui ne rentre ni dans le moule, ni dans les cases, ni dans rien du tout », je ne pouvais pas ne pas m’identifier à Alexandra.
Ce cercle vicieux auquel j’ai assisté tout au long de ma lecture m’a véritablement bouleversée. Tout est fait, et tout le monde fait tout pour désigner « celui qui est différent ». 

Alors quoi?
Un fils de truand n’a pas d’avenir? Il suivra forcément les traces de son père ? De sa mère?
Un enfant dit « différent » n’a pas d’avenir non plus sous prétexte qu’il ne rentre pas dans les dictas qu’on nous impose partout, tous les jours?
Alors quoi?  Nous, parents, devrions arrêter de nous battre sous prétexte qu’un enfant DYS, qu’un enfant autiste, qu’un enfant donc DIFFÉRENT, n’arrivera à rien? 
Le problème aujourd’hui c’est que la société en général voit le handicap avant tout en terme d’incapacité : la personne à mobilité réduite, l’aveugle, le déficient mental … S’il est entendu voire même logique je dirai de cerner une personne par rapport à des caractéristiques évidentes, cela réduit non seulement la personne porteuse de déficience à une étiquette étriquée e restreinte, mais cela n’ouvre pas la voie à la reconnaissance de tant d’autres facultés qui les animent…

Et pour tout vous dire, malgré ma colère et mon ras le bol sur ce sujet, je dois vous avouer que plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis reconnue en Alexandra, à douter malgré tout de son propre enfant, que pourtant on défend chaque jour bec et ongles contre le regard des autres, coûte que coûte.

Et autant ma lecture a été émouvante, autant l’écriture de ma chronique a été éprouvante…  La différence peut être tellement destructrice que c’en est terrifiant…

Ma note :

10/10

Cauchemar

cauchemar

Auteur: Paul Cleave

Editions: Sonatine

Genre: Thriller

Titre: Cauchemar

Quatrième de couverture:

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence.

L’auteur, en quelques mots:

Paul Cleave est né à Christchurch, en Nouvelle Zélande, en 1974.

Il a travaillé comme prêteur sur gages pendant sept ans avant de se tourner totalement vers l’écriture. Il avait écrit son premier roman à 19 ans, et depuis ses premiers jours à l’école, a toujours voulu être un écrivain.

« Un employé modèle » est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution en tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle Zélande et en Australie.

Il publie ensuite « Nécrologie », « Un père idéal », « Un prisonnier modèle », « Ne fais confiance à personne ».

Ma chronique:

Me revoici, après de longues – trop longues – semaines d’absence. Alors, je n’ai ni disparu, ni été kidnappée!!! Non, non, c’est beaucoup plus simple et bien moins passionnant que ça!! J’ai « simplement » été complètement débordée par cette crise, entre des horaires de dingue au travail, ma deuxième journée de maman- et de prof… !- qui commençait le soir. J’étais épuisée et ne trouvais plus de temps pour moi et notre passion commune….

Au passage, un grand merci pour ta patience d’ange Anthony 😉

Je sors enfin la tête de l’eau, et tente de rattraper le temps perdu en vous présentant aujourd’hui Cauchemar, de Paul Cleave, auteur inconnu pour moi. J’avais lu tellement de choses positive sur ce roman que je ne pouvais pas passer à côté.

Ai-je été déçue? Certainement pas, et je vous avoue que j’en redemande!

Ce fut une lecture passionnante, angoissante, violente, sanglante et brutale.

Noah Harper, notre héros, est un ex-flic qui a perdu son travail à cause de ses méthodes peu orthodoxes. Mais c’est un fou, il est incontrôlable! Et rien ne l’arrêtera dans ses recherches pour connaître la vérité et retrouver Alyssa Stone.

Alyssa Stone a été kidnappée…. pour la deuxième fois en douze ans… L’auteur nous malmène dès le début du livre, puisqu’il nous parle de sa libération…. mais de la première! A peine notre lecture débutée, et nous voici face à une happy end?? Evidemment, non!

J’ai vraiment adoré! L’ambiance qui règne est à la fois nostalgique, mélancolique, violente. Le tout avec des touches d’humour qui n’enlèvent rien au côté thriller psychologique, bien au contraire, ça rend notre lecture encore plus addictive je trouve.

Ajouter à tout cela un fin digne d’un polar, d’un thriller, à laquelle on ne s’attend pas, et qui m’a fait espérer avoir une suite… et vous obtenez «  »Whaterver it takes », de son titre original; comprenez « tout ce qu’il faut »… Noah Harper en est la digne incarnation, et Paul Cleave nous le fait bien savoir.

Ma note:

10/10

 

 

 

Serre moi fort

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Auteur : Claire Favan

Editions : Pocket

Titre : Serre-moi fort

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

L’autrice en quelques mots : 

Claire Favan vit à Paris et exerce dans la finance. Elle écrit ses romans durant ses loisirs1. En 2010, elle publie son premier roman, Le Tueur intime, premier volume d’un diptyque consacré au tueur en série Will Edwards. Avec ce roman, elle est lauréate du grand prix VSD du polar 2010 et du prix Sang pour Sang Polar en 2011.
Elle participe à l’écriture d’un cadavre exquis, Les Aventures du Concierge masqué, publié en 2013. Avec le collectif Les Auteurs du noir, elle publie deux nouvelles dans les recueils Santé et Irradié.

Ma chronique : 

C’est avec un réel plaisir que je partage avec vous cette chronique sur une autrice que j’ai découverte cet été avec « Dompteur d’anges ». J’ai tellement été bluffée par l’écriture et le scénario, que j’en ai lu un deuxième; à l’époque, je ne partageais pas le blog avec Anthony, je n’ai pas pu vous faire part de mes retours. Avec ce troisième roman, que je vais donc chroniquer, je vais enfin pouvoir vous faire découvrir l’univers de Claire Favan. Attachez vos ceintures !

Serre moi fort, c’est au départ une histoire banale. Une jeune fille disparaît, sans explication et sans laisser de traces. Ses parents qui l’idolâtraient ne s’en remettent pas, au point d’abandonner leur fils, qui devient inexistant, transparent.

Nous suivons un premier enquêteur dans ses investigations, qui ne le mènent nulle part, et qui ne l’ont pas laissé indemne psychologiquement. Puis nous suivons un deuxième enquêteur, pour qui les choses vont mal, très mal tourner….

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas plus quant à l’histoire; ce qui m’intéresse c’est de vous donner mon ressenti, et de vous faire découvrir cette autrice dont je suis fan.

Claire Favan m’a encore une fois bluffée ! Elle est incroyable. Ce thriller psychologique est noir. Certaines scènes sont glauques, et d’une telle violence que je me suis fait la réfléxion « à ne pas laisser entre n’importes quelles mains »… âmes sensibles, s’abstenir. Vraiment….

Cependant, malgré mon enthousiasme, je vous avoue que celui-ci m’a malgré tout un peu déçue. Je m’explique…

Le roman est en 3 partie, et à la fin de première, l’autrice nous « lâche » une petite bombe en dévoilant le nom du tueur. Même si elle m’a surprise, voire même un peu déçue, je me suis dit que, la connaissant, la suite n’en serait que plus passionnante.

Sauf que la suite, surtout la dernière partie pour être précise, je l’ai trouvée tirée par les cheveux, invraisemblable, peu réaliste, exagérée. Mais pourquoi, dans quel but? Faire du thriller psycho? Justifier le côté psycho, sombre, noir, violent du roman?

Je n’ai hélas pas du tout accroché à son approche. Je n’ai pas arrêté de me dire à moi-même « pfff, non, impossible pour telles et telles raisons », « pffff, n’importe quoi, ça va trop loin, trop vite ». Bref vous aurez donc bien compris ma déception !

Et c’est hyper dur pour moi car vraiment,  cette autrice est l’une de mes favorites!

Alors je me tourne vers vous… l’avez-vous lu, et qu’en avez-vous pensé? J’ai hâte de connaître vos avis !!

Ma note : 

7/10

Vis-à-vis

vis-à-vis

Auteur : Peter Swanson

Édition : Gallmeister

Genre : Thriller

Titre : Vis-à-vis

Quatrième de couverture :

Illustratrice talentueuse mais psychologiquement fragile, Hen, soutenue parson mari Lloyd, a enfin trouvé son équilibre grâce à un nouveau traitement. Le couple déménage dans une petite ville proche de Boston et sympathise avec ses voisins, Mira et Matthew. Mais à l’occasion d’un dîner chez eux, Hen repère dans le bureau de Matthew un objet lié à un ancien meurtre non résoluqui l’avait obsédée par le passé. Maintenant, Hen sait qui est le tueur. Pire encore, elle comprend très vite que Matthew sait qu’elle sait… À moins que tout cela ne soit le symptôme d’un nouvel épisode psychotique… ou alors une simple coïncidence ?

Quelques mots sur l’auteur :

Peter Swanson, né en 1968, publie en 2014 un premier roman très remarqué, La Fille au coeur mécanique, élu meilleur premier roman policier de l’année par le Washington Post. Son deuxième roman, Parce qu’ils le méritaient, est finaliste du Ian Fleming Steel Dagger 2015 et lauréat du New England Society Book Award 2016 et remporte un immense succès aux États-Unis. Il vit avec sa femme à Somerville, dans le Massachusetts.

Ma chronique :

Je vous propose aujourd’hui, ma chronique d’un roman de chez Gallmeister qui sort le 06 février dans toutes vos librairies. Je dois dire que j’ai été assez surpris de cette sortie, qui pour moi sort un peu de ce que Gallmeister à l’habitude de publier … Un thriller et pas de noir annoncé … Mais bon avec cet éditeur, j’ai rarement de mauvaises surprises, du coup encore une fois merci à eux ainsi qu’à Clotilde pour cet envoi.

Comme dit un peu plus haut, vis-à-vis est donc un thriller, au début de ma lecture, je l’aurais même qualifié de thriller domestique. J’avoue que les premiers chapitres ne m’ont pas tellement emballés, je trouvais qu’il y avait un enchainement constant de descriptions et de situations mais même si c’était intéressant, il me manquait quelque chose pour faire partir le truc.

Il faut dire que le meurtrier nous est dévoilé dès les premières pages et même dès la quatrième de couverture, alors j’avais un peu de mal à voir où cela pouvait me mener. Puis petit à petit, Peter Swanson m’a gentiment attrapé dans son filet, je ne pouvais quasiment plus lâcher mon livre. Il a réussi à faire passer ce thriller de simple thriller domestique à un très bon thriller psychologique.

J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux que sont Hen et Matthew, leurs psychologies et leur relation très particulière sont des points vraiment très intéressants. Hen est dès le départ annoncé avec des problèmes psychologiques et du coup tout le long de la lecture nous sommes obnubilé par ce fait, c’est super bien joué de la part de l’auteur car cela lui permet de détourner l’attention du lecteur. Car c’est là que ce roman prend toute sa force et sa puissance, c’est la surprise finale, inattendue, époustouflante, magistrale…

Encore une fois Gallmeister vient nous dénicher une belle pépite qui effectivement sort un peu de leur ligne éditoriale habituelle, mais ce n’est pas moi qui va leur en vouloir. J’espère par contre avoir une chance de lire les précédents romans de Peter Swanson, peut-être un jour en Totem 😉

Ma note : 08 / 10