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Inexorable

inexorable

Auteure : Claire Favan

Editions : Pocket

Genre : Roman

Titre : Inexorable

Quatrième de couverture :

Vous ne rentrez pas dans le moule ? Ils sauront vous broyer.
Inexorable, les conséquences des mauvais choix d’un père.
Inexorable, le combat d’une mère pour protéger son fils.
Inexorable, le soupçon qui vous désigne comme l’éternel coupable.
Inexorable, la volonté de briser enfin l’engrenage…
Ils graissent les rouages de la société avec les larmes de nos enfants.

L’auteure, en quelques mots :

Claire Favan est une femme de lettres française, auteure de romans policiers.

Mère de famille parisienne, elle travaille dans la finance et écrit sur son temps de loisirs.

Son premier roman, « Le Tueur intime » (Les Nouveaux Auteurs, 2010), a remporté le Prix VSD du Polar 2010 ainsi que le Prix Sang pour Sang Polar en 2011. « Le Tueur de l’ombre » (2012), son second roman, clôture le diptyque sur le tueur en série Will Edwards.

Son troisième livre, « Apnée Noire » est paru aux Éditions du Toucan en janvier 2014. En 2016, Claire Favan revient avec un thriller d’une noirceur absolue : « Serre-moi fort ». Elle enchaîne en 2017 avec un nouvel ouvrage intitulé « Dompteur d’Anges ».

Page Facebook : https://www.facebook.com/claire.favan

Ma chronique :

Me voici replongée dans l’écriture de Claire Favan que j’avaiis découvert avec Dompteur d’anges.

Dans Inexorable, Claire Favan change de registre, même si une enquête policière tisse sa toile au fil des pages. C’est un roman qui est effectivement très différent de ce qu’elle écrit habituellement, mais il n’en est pas moins addictif ! Pour preuve,  je l’ai dévoré en quelques heures !

L’auteure aborde ici un sujet d’actualité, à savoir les enfants dits « différents » qui ne rentrent pas dans le moule imposé par la société, et qui font par voie de conséquence l’objet de tous les regards curieux et discours durs et violents. 

J’ai donc fait la connaissance d’Alexandra, la maman de Milo, qui assiste impuissant du haut de ses 4 ans à l’arrestation musclée de son papa, au beau milieu de la nuit.
A partir de ce moment-là, Milo change. Il devient agressif, bagarreur, triste. Il a en lui une colère permanente qui chaque jour prend un peu plus le dessus; et pour cause…. un fils de truand ne fait pas bon genre à l’école, ni dans les familles des copains, ni … nulle part d’ailleurs.

Et oui hein… quel avenir pour ce pauvre gosse dont le père est en prison pour braquages, et dont la mère se démène seule contre tous pour lui assurer son avenir? 
Quel avenir pour ce gamin qui ne rentre pas dans les cases imposées par notre société? 
Parce que, la bagarre à l’école, c’est de la faute de Milo, forcément…
Parce que l’agression d’une jeune fille dans la rue, Milo est suspecté, évidemment.
Parce que le meurtre de son amie…. ne cherchez pas, les enquêteurs ont immédiatement trouver le coupable … idéal … fils d’un truand… c’est dire…

Ce roman, je l’ai lu la gorge nouée, la gorge serrée.
En tant que maman d’un enfant « qui ne rentre ni dans le moule, ni dans les cases, ni dans rien du tout », je ne pouvais pas ne pas m’identifier à Alexandra.
Ce cercle vicieux auquel j’ai assisté tout au long de ma lecture m’a véritablement bouleversée. Tout est fait, et tout le monde fait tout pour désigner « celui qui est différent ». 

Alors quoi?
Un fils de truand n’a pas d’avenir? Il suivra forcément les traces de son père ? De sa mère?
Un enfant dit « différent » n’a pas d’avenir non plus sous prétexte qu’il ne rentre pas dans les dictas qu’on nous impose partout, tous les jours?
Alors quoi?  Nous, parents, devrions arrêter de nous battre sous prétexte qu’un enfant DYS, qu’un enfant autiste, qu’un enfant donc DIFFÉRENT, n’arrivera à rien? 
Le problème aujourd’hui c’est que la société en général voit le handicap avant tout en terme d’incapacité : la personne à mobilité réduite, l’aveugle, le déficient mental … S’il est entendu voire même logique je dirai de cerner une personne par rapport à des caractéristiques évidentes, cela réduit non seulement la personne porteuse de déficience à une étiquette étriquée e restreinte, mais cela n’ouvre pas la voie à la reconnaissance de tant d’autres facultés qui les animent…

Et pour tout vous dire, malgré ma colère et mon ras le bol sur ce sujet, je dois vous avouer que plusieurs fois au cours de ma lecture, je me suis reconnue en Alexandra, à douter malgré tout de son propre enfant, que pourtant on défend chaque jour bec et ongles contre le regard des autres, coûte que coûte.

Et autant ma lecture a été émouvante, autant l’écriture de ma chronique a été éprouvante…  La différence peut être tellement destructrice que c’en est terrifiant…

Ma note :

10/10

Cauchemar

cauchemar

Auteur: Paul Cleave

Editions: Sonatine

Genre: Thriller

Titre: Cauchemar

Quatrième de couverture:

Un cauchemar qui va vous tenir éveillé toute la nuit.
Acacia Pine, États-Unis. Une petite fille, Alyssa Stone a mystérieusement disparu. Noah, un des flics du village fait irruption chez le principal suspect. Envahi par la colère, il le séquestre et le torture jusqu’à ce que l’homme lui révèle le lieu où Alyssa est captive. Noah file alors vers une vieille maison abandonnée, la ferme des Kelly, où il la retrouve enchaînée dans la cave, encore en vie. Fin de l’histoire ? Non, début de l’histoire. Dévoiler davantage la suite des événements serait criminel. Sachez seulement que ceux-ci se passent douze ans plus tard. Le jour où Alyssa est à nouveau portée disparue. Et que le cauchemar recommence.

L’auteur, en quelques mots:

Paul Cleave est né à Christchurch, en Nouvelle Zélande, en 1974.

Il a travaillé comme prêteur sur gages pendant sept ans avant de se tourner totalement vers l’écriture. Il avait écrit son premier roman à 19 ans, et depuis ses premiers jours à l’école, a toujours voulu être un écrivain.

« Un employé modèle » est son premier roman. Il a connu un succès international retentissant, se classant dès sa parution en tête des meilleures ventes en Allemagne, au Japon, en Nouvelle Zélande et en Australie.

Il publie ensuite « Nécrologie », « Un père idéal », « Un prisonnier modèle », « Ne fais confiance à personne ».

Ma chronique:

Me revoici, après de longues – trop longues – semaines d’absence. Alors, je n’ai ni disparu, ni été kidnappée!!! Non, non, c’est beaucoup plus simple et bien moins passionnant que ça!! J’ai « simplement » été complètement débordée par cette crise, entre des horaires de dingue au travail, ma deuxième journée de maman- et de prof… !- qui commençait le soir. J’étais épuisée et ne trouvais plus de temps pour moi et notre passion commune….

Au passage, un grand merci pour ta patience d’ange Anthony 😉

Je sors enfin la tête de l’eau, et tente de rattraper le temps perdu en vous présentant aujourd’hui Cauchemar, de Paul Cleave, auteur inconnu pour moi. J’avais lu tellement de choses positive sur ce roman que je ne pouvais pas passer à côté.

Ai-je été déçue? Certainement pas, et je vous avoue que j’en redemande!

Ce fut une lecture passionnante, angoissante, violente, sanglante et brutale.

Noah Harper, notre héros, est un ex-flic qui a perdu son travail à cause de ses méthodes peu orthodoxes. Mais c’est un fou, il est incontrôlable! Et rien ne l’arrêtera dans ses recherches pour connaître la vérité et retrouver Alyssa Stone.

Alyssa Stone a été kidnappée…. pour la deuxième fois en douze ans… L’auteur nous malmène dès le début du livre, puisqu’il nous parle de sa libération…. mais de la première! A peine notre lecture débutée, et nous voici face à une happy end?? Evidemment, non!

J’ai vraiment adoré! L’ambiance qui règne est à la fois nostalgique, mélancolique, violente. Le tout avec des touches d’humour qui n’enlèvent rien au côté thriller psychologique, bien au contraire, ça rend notre lecture encore plus addictive je trouve.

Ajouter à tout cela un fin digne d’un polar, d’un thriller, à laquelle on ne s’attend pas, et qui m’a fait espérer avoir une suite… et vous obtenez «  »Whaterver it takes », de son titre original; comprenez « tout ce qu’il faut »… Noah Harper en est la digne incarnation, et Paul Cleave nous le fait bien savoir.

Ma note:

10/10

 

 

 

Serre moi fort

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Auteur : Claire Favan

Editions : Pocket

Titre : Serre-moi fort

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

L’autrice en quelques mots : 

Claire Favan vit à Paris et exerce dans la finance. Elle écrit ses romans durant ses loisirs1. En 2010, elle publie son premier roman, Le Tueur intime, premier volume d’un diptyque consacré au tueur en série Will Edwards. Avec ce roman, elle est lauréate du grand prix VSD du polar 2010 et du prix Sang pour Sang Polar en 2011.
Elle participe à l’écriture d’un cadavre exquis, Les Aventures du Concierge masqué, publié en 2013. Avec le collectif Les Auteurs du noir, elle publie deux nouvelles dans les recueils Santé et Irradié.

Ma chronique : 

C’est avec un réel plaisir que je partage avec vous cette chronique sur une autrice que j’ai découverte cet été avec « Dompteur d’anges ». J’ai tellement été bluffée par l’écriture et le scénario, que j’en ai lu un deuxième; à l’époque, je ne partageais pas le blog avec Anthony, je n’ai pas pu vous faire part de mes retours. Avec ce troisième roman, que je vais donc chroniquer, je vais enfin pouvoir vous faire découvrir l’univers de Claire Favan. Attachez vos ceintures !

Serre moi fort, c’est au départ une histoire banale. Une jeune fille disparaît, sans explication et sans laisser de traces. Ses parents qui l’idolâtraient ne s’en remettent pas, au point d’abandonner leur fils, qui devient inexistant, transparent.

Nous suivons un premier enquêteur dans ses investigations, qui ne le mènent nulle part, et qui ne l’ont pas laissé indemne psychologiquement. Puis nous suivons un deuxième enquêteur, pour qui les choses vont mal, très mal tourner….

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas plus quant à l’histoire; ce qui m’intéresse c’est de vous donner mon ressenti, et de vous faire découvrir cette autrice dont je suis fan.

Claire Favan m’a encore une fois bluffée ! Elle est incroyable. Ce thriller psychologique est noir. Certaines scènes sont glauques, et d’une telle violence que je me suis fait la réfléxion « à ne pas laisser entre n’importes quelles mains »… âmes sensibles, s’abstenir. Vraiment….

Cependant, malgré mon enthousiasme, je vous avoue que celui-ci m’a malgré tout un peu déçue. Je m’explique…

Le roman est en 3 partie, et à la fin de première, l’autrice nous « lâche » une petite bombe en dévoilant le nom du tueur. Même si elle m’a surprise, voire même un peu déçue, je me suis dit que, la connaissant, la suite n’en serait que plus passionnante.

Sauf que la suite, surtout la dernière partie pour être précise, je l’ai trouvée tirée par les cheveux, invraisemblable, peu réaliste, exagérée. Mais pourquoi, dans quel but? Faire du thriller psycho? Justifier le côté psycho, sombre, noir, violent du roman?

Je n’ai hélas pas du tout accroché à son approche. Je n’ai pas arrêté de me dire à moi-même « pfff, non, impossible pour telles et telles raisons », « pffff, n’importe quoi, ça va trop loin, trop vite ». Bref vous aurez donc bien compris ma déception !

Et c’est hyper dur pour moi car vraiment,  cette autrice est l’une de mes favorites!

Alors je me tourne vers vous… l’avez-vous lu, et qu’en avez-vous pensé? J’ai hâte de connaître vos avis !!

Ma note : 

7/10

Vis-à-vis

vis-à-vis

Auteur : Peter Swanson

Édition : Gallmeister

Genre : Thriller

Titre : Vis-à-vis

Quatrième de couverture :

Illustratrice talentueuse mais psychologiquement fragile, Hen, soutenue parson mari Lloyd, a enfin trouvé son équilibre grâce à un nouveau traitement. Le couple déménage dans une petite ville proche de Boston et sympathise avec ses voisins, Mira et Matthew. Mais à l’occasion d’un dîner chez eux, Hen repère dans le bureau de Matthew un objet lié à un ancien meurtre non résoluqui l’avait obsédée par le passé. Maintenant, Hen sait qui est le tueur. Pire encore, elle comprend très vite que Matthew sait qu’elle sait… À moins que tout cela ne soit le symptôme d’un nouvel épisode psychotique… ou alors une simple coïncidence ?

Quelques mots sur l’auteur :

Peter Swanson, né en 1968, publie en 2014 un premier roman très remarqué, La Fille au coeur mécanique, élu meilleur premier roman policier de l’année par le Washington Post. Son deuxième roman, Parce qu’ils le méritaient, est finaliste du Ian Fleming Steel Dagger 2015 et lauréat du New England Society Book Award 2016 et remporte un immense succès aux États-Unis. Il vit avec sa femme à Somerville, dans le Massachusetts.

Ma chronique :

Je vous propose aujourd’hui, ma chronique d’un roman de chez Gallmeister qui sort le 06 février dans toutes vos librairies. Je dois dire que j’ai été assez surpris de cette sortie, qui pour moi sort un peu de ce que Gallmeister à l’habitude de publier … Un thriller et pas de noir annoncé … Mais bon avec cet éditeur, j’ai rarement de mauvaises surprises, du coup encore une fois merci à eux ainsi qu’à Clotilde pour cet envoi.

Comme dit un peu plus haut, vis-à-vis est donc un thriller, au début de ma lecture, je l’aurais même qualifié de thriller domestique. J’avoue que les premiers chapitres ne m’ont pas tellement emballés, je trouvais qu’il y avait un enchainement constant de descriptions et de situations mais même si c’était intéressant, il me manquait quelque chose pour faire partir le truc.

Il faut dire que le meurtrier nous est dévoilé dès les premières pages et même dès la quatrième de couverture, alors j’avais un peu de mal à voir où cela pouvait me mener. Puis petit à petit, Peter Swanson m’a gentiment attrapé dans son filet, je ne pouvais quasiment plus lâcher mon livre. Il a réussi à faire passer ce thriller de simple thriller domestique à un très bon thriller psychologique.

J’ai beaucoup aimé les deux personnages principaux que sont Hen et Matthew, leurs psychologies et leur relation très particulière sont des points vraiment très intéressants. Hen est dès le départ annoncé avec des problèmes psychologiques et du coup tout le long de la lecture nous sommes obnubilé par ce fait, c’est super bien joué de la part de l’auteur car cela lui permet de détourner l’attention du lecteur. Car c’est là que ce roman prend toute sa force et sa puissance, c’est la surprise finale, inattendue, époustouflante, magistrale…

Encore une fois Gallmeister vient nous dénicher une belle pépite qui effectivement sort un peu de leur ligne éditoriale habituelle, mais ce n’est pas moi qui va leur en vouloir. J’espère par contre avoir une chance de lire les précédents romans de Peter Swanson, peut-être un jour en Totem 😉

Ma note : 08 / 10