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Lumière noire

lumière noire

Auteur: Lisa Gardner

Editions: Le Livre de Poche

Genre: Thriller psychologique

Titre: Lumière noire

Quatrième de couverture :

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre.

Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues.
Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière…

L’auteur, en quelques mots :

Écrivaine américaine, Lisa Gardner a grandi à Hillsboro, dans l’Oregon. Autrice de plusieurs thrillers, elle a également écrit des romans sous le pseudonyme d’Alicia Scott. Elle vit actuellement dans le New Hampshire.

Plusieurs de ses romans ont fait l’objet d’une adaptation au cinéma ou à la télévision.

Elle a reçu le Grand prix des lectrices du magazine Elle en 2011 dans la catégorie policier pour son roman « La Maison d’à côté ». Lisa Gardner publie des one shots ainsi que des séries avec un ou plusieurs personnages récurrents (D. D Warren, Tessa Leoni)

Pour en savoir plus : http://lisagardner.com/

Ma chronique :

J’ai découvert Lisa Gardner il y a peu de temps au hasard des allées d’une librairie, avec  un titre qui a su encore une fois éveiller ma curiosité, « arrétez-moi », et je n’avais vraiment pas été déçue. Je me suis donc facilement laissée tentée par « Lumière noire », son dernier roman.

Une fois n’est pas coutume, je ne vous dirai que peu de choses sur l’histoire en elle-même.
Flora Dane a survécu à 472 jours d’enfermement dans un cercueil, prise au piège des mains d’un pédophile sans pitié, avant d’être retrouvée par le FBI. Bien que vivante, l’enfer qu’elle a vécu est imprégné en elle, et la prive de sa joie de vivre, de son sourire, de sa vie d’avant.
Flora est une battante, une combattante même, c’est donc sans surprise qu’elle fera tout à partir de son premier jour de liberté pour ne pas redevenir une proie…. et si on échangeait les rôles ??

Flora va donc suivre des cours d’autodéfense, va tout apprendre sur les techniques de survie, le profilage, la victimologie, et va se glisser dans la peau d’une traqueuse sans peur aucune, au sang froid exceptionnel, et au moral d’acier. Traquer, chasser, punir les violeurs, pédophiles et autres sales types deviendra sa raison de vivre, son obsession, jusqu’au jour où…. ça RE-dérape pour elle.

Vous l’aurez compris, c’est maintenant que l’histoire commence ! Et je vous laisse le soin de la découvrir si votre coeur et votre curiosité vous en dit 🙂

Mon avis est en fait très mitigé. J’ai réellement été tenue en haleine par l’histoire, pleine de rebondissements, et qui ne vous épargne rien émotionnellement, malgré quelques longueurs tout à fait acceptables.
Cependant, encore une fois, j’ai trouvé que sur la fin, cela devenait un peu du « tout et n’importe quoi ».

Une fin abracadabrante et baclée selon moi, qui gâche tout, et c’est bien dommage, car je n’ai aucun doute sur le talent de cette autrice.

Ma note :

7/10

Préférer l’hiver

préférer l'hiver

Titre : Préférer l’hiver

Auteur : Aurélie Jeannin

Editions : Harper Collins

Genre : Contemporain

Quatrième de couverture :

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au cœur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

L’auteure en quelques mots :

Aurélie Jeannin est née en 1982. Elle vit avec son mari et ses enfants en forêt, quelque part en France.

Ma chronique :

Je tiens dans un premier temps à remercier chaleureusement Mélusine et les Editions Harper Collins pour leur gentillesse et leur confiance. A travers cette collection nouvellement créée, ils m’ont permis de découvrir une nouvelle auteure, et ce fut un réel plaisir ! Préférer l’hiver partage d’ailleurs la scène avec un autre roman, La science de l’esquive, de Nicolas Maleski, qu’Anthony et moi vous avons récemment présenté; nos chroniques ici et .

Revenons à notre roman.                                                                                                               Une mère et sa fille, qui ont dû faire face à un drame qui n’est pas dans l’ordre des choses, à savoir la perte d’un enfant, ont pris la décision radicale d’aller vivre- survivre-  seules, recluses et isolées, dans une cabane quelque part- en France ?- en forêt.

Nous ne connaissons et ne connaîtrons rien d’elles, si ce n’est ces drames. Pas de prénom, pas d’âge, pas de description physique, rien de tout cela. Nous les suivons hors du temps dans leur survie et leur introspection. Je dis « hors du temps » en choisissant bien ces mots, car là aussi, nous n’en avons aucune notion : quand ont-elles vécu ces drames? Depuis combien de temps sont-elles parties? Combien de temps s’est-il écoulé entre le début et la fin de leur histoire?                                                                                                    Nous partageons leurs peines, leurs peurs, leurs angoisses avec la même pudeur qu’a la narratrice en nous racontant leurs vies. C’est un peu déroutant au début, mais on s’y fait très facilement, et ça n’a en rien gêné ma lecture.

Préférer l’hiver est un très beau roman: une histoire poignante, un thème brutal. La narratrice se livre à nous au travers de son introspection, dans un huit clos glacial.

Ne vous attendez pas à une histoire pleine de rebondissements ! Vous ne trouverez pas votre bonheur ! L’auteure a choisi l’analyse et la psychologie dans un soliloque livré par cette femme pour nous raconter une histoire très contemplative. Et j’ai adoré !

Ma note :

9/10