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Dans la vallée du soleil

Auteur : Andy Davidson

Édition : Gallmeister

Genre : Encore à déterminer

Titre : Dans la vallée du soleil

Quatrième de couverture :

Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l’espoir toujours déçu d’apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s’affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l’aide à remettre d’aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l’importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n’est pas ce qu’il prétend.

Quelques mots sur l’auteur :

Andy Davidson a grandi dans l’Arkansas, et vit avec sa femme et ses chats en Géorgie, où il enseigne l’anglais à l’université. Dans la vallée du soleil, son premier roman, a été finaliste du Bram Stoker Award aux États-Unis, et son écriture a été comparée à celle de Flannery O’Connor, Cormac McCarthy, Daniel Woodrell ou encore Neil Gaiman.

Ma chronique :

Voilà, je vous présente aujourd’hui le troisième titre phare de la rentrée littéraire de chez Gallmeister. Je les remercie encore une fois pour leur confiance et pour l’envoi de ce roman.

Alors… Comment vous dire ??? Ce roman… Je ne sais pas trop par où commencer. Déjà, comme vous avez pu le voir un peu plus haut dans la présentation, j’ai bien été embêté pour identifier son genre, du coup vu que je ne sais toujours pas j’ai préféré ne pas en mettre. Qu’il est étrange ce roman, le premier de Andy Davidson, ça promet pour les prochains… Dans la vallée du soleil est vraiment, mais vraiment particulier, c’est je trouve un peu un ovni dans le catalogue de Gallmeister. Mais ne vous y tromper pas, il est très bon et il y a toute sa place.

Avec Dans la vallée du soleil, nous flirtons avec différents genre, western, policier, surnaturel, fantastique, noir… et j’en passe. Je dois avouer que j’ai eu dû mal à rentrer dans cette histoire, j’étais perdu, le côté surnaturel m’a surpris et je n’osais y croire… Était-ce de la folie ? Ben certainement mais pas que… Du coup, une fois que j’ai eu accepté l’étrange, je me suis laissé embarquer dans ce roman qui au final tient vraiment la route et qui s’enchaine parfaitement.

Je trouve qu’il y a un petit côté Edgar Allan Poe dans la plume de Andy Davidson, j’ai vraiment hâte de lire d’autres avis sur ce roman. En tout cas pour ma part j’ai bien aimé, c’est noir comme j’aime. Le décor est planté au Texas, un motel qui a l’air paumé tout ce que j’aime. Des personnages peu nombreux mais des relations humaines fortes et une atmosphère oppressante font de ce roman une très belle lecture.

Ma note : 09 / 10

Le manteau de neige

le manteau de neige

Auteur : Nicolas Leclerc

Édition : Seuil

Genre : Thriller

Titre : Le manteau de neige

Quatrième de couverture :

Depuis sa plus tendre enfance, Katia subit les affres de l’haptophobie, une maladie qui empêche tout contact physique. Mais le jour où sa grand-mère, pourtant catatonique depuis plus de trente ans, assassine sauvagement son propre mari au plus profond des montagnes du Haut-Doubs, son existence bascule : en suivant ses parents dans l’antique ferme familiale, des visions effroyables l’assaillent. Katia est aussitôt persuadée qu’elle est harcelée par des fantômes, tandis que sa mère, Laura, est convaincue que c’est sa phobie qui provoque ces hallucinations et qu’elle devient sans doute schizophrène. Les nombreux médecins, puis les guérisseurs auxquels elles font appel semblent impuissants. Et l’état de Katia se dégrade à vue d’oeil. La jeune femme, aidée par Laura, va devoir percer le mystère qui ronge sa famille et affronter ses propres tourments pour se libérer d’une emprise terrifiante.

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1981 à Pontarlier, Nicolas Leclerc a quitté le Jura pour étudier l’audiovisuel et le cinéma. Il travaille aujourd’hui pour la télévision. Le Manteau de Neige est son premier roman

Ma chronique :

Un grand merci au site BePolar et aux éditions du Seuil pour l’envoi de ce roman que j’ai lu dans le cadre de mon statut d’enquêteur.

J’ai lu ce roman, le premier de Nicolas Leclerc, assez vite, c’est le genre de livre que l’on ne peut lâcher une fois happé par l’histoire. Ce roman a donc l’étiquette « thriller », mais je dois dire que même si il en comporte beaucoup de critères, pour moi cela frôlerai plus le paranormal voir le fantastique … Et c’est ce que j’ai aimé en fin de compte.

La force de ce roman est dans la légende familiale qu’il nous propose, les mystères et le passé de la famille Devillers. Il y a également l’ambiance qui vient participer au plaisir, nous sommes plongés dans les montagnes Jurassiennes en plein hiver, il fait froid, c’est humide, j’adore. De plus Katia, la dernière de la lignée Devillers, jeune adolescente est atteinte d’une maladie que je ne connaissais pas, l’haptophobie, qui empêche tout contact physique, mais est surtout atteinte de visions. Elle pense voir des fantômes et être en contact avec les morts. Nous sommes ici dans des sujets que j’adore retrouvé dans les romans donc beaucoup de plaisir pour moi avec cette lecture.

J’ai bien aimé la relation entre Katia et ses parents, relation qui évolue tout au long de cette histoire, surtout celle avec sa mère Laura. Cette dernière étant très terre à terre, elle a dû mal à comprendre et à croire ce que vit sa fille, en plus elle pâtit du fait de ne pas avoir de contact avec cette dernière. J’ai beaucoup aimé cette jeune fille, je l’ai trouvé très attachante, malgré le fait qu’elle soit complètement perdue entre sa maladie et ses visions.

Il y a quelque chose de très étouffant dans ce roman, nous sommes tout du long partagé entre les potentiels syndromes de la maladie, voir même la schizophrénie et le côté paranormal, les visions, les fantômes et les possessions par les morts. De plus, l’écriture de Nicolas Leclerc est très fluide et nous sommes véritablement dans un page-turner.

Alors j’ai quand même quelques points négatifs, j’aurais aimé que la maladie soit plus approfondie et avoir une fin un petit peu moins rapide, surtout que je n’ai pas eu de grandes surprises. Voilà, c’est un très bon premier roman qui m’a beaucoup plu même si j’en aurais aimé un peu plus.

Ma note : 08 / 10