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Premier sang

Autrice : Amélie Nothomb

Édition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Titre : Premier sang

Quatrième de couverture :

« Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. »

Quelques mots sur l’autrice :

Depuis 1992 et Hygiène de l’assassin, tous les livres d’Amélie Nothomb ont été publiés aux éditions Albin Michel. Elle a reçu, entre autres, le prix Chardonne, le Grand prix du roman de l’Académie française, le prix de Flore, et le Grand prix Jean Giono pour l’ensemble de son oeuvre. Ses oeuvres sont traduites dans 40 langues, des U.S.A. au Japon.

Ma chronique :

J’ai découvert Amélie Nothomb l’année dernière avec Les aérostats, grâce à ma copine d’aventure Lucille, j’avais plutôt apprécié ma lecture mais j’étais resté sur ma faim. Cette année, toujours grâce à Lucille, j’ai lu son dernier roman qui est paru cet été.

Premier sang, ou l’histoire du père d’Amélie Nothomb, Patrick. J’ai trouvé ce roman super intéressant. Patrick n’a pas connu son père et est élevé par ses grands-parents maternel. Sous prétexte qu’ils le jugent un peu tendre, il est envoyé chez les Nothomb en pleine Forêt Noire.

Il faut savoir que le père d’Amélie Nothomb est décédé au tout début du confinement, ce roman est donc certainement une manière pour l’autrice de faire son deuil. Dans ce roman, justement, il est question de la quête et du manque du père, il est question des relations familiales qui peuvent être soit inexistantes, soit nocives, ou au contraire qui peuvent faire grandir et évoluer. Pour Patrick, c’est un peu tout cela.

C’est un roman court comme toujours avec Amélie Nothomb, donc je ne vais pas vous en dire beaucoup plus. Sachez juste, que j’ai vraiment apprécié les tournures de phrases et la plume de l’autrice. J’ai bien ri également. Pour le coup ce fut un vrai bon moment de lecture.

Ma note : 09/10

Les sorties du mois de septembre chez mes partenaires

Bonjour tout le monde,

Deuxième mois de la rentrée littéraire, cela s’annonce encore riche en belles sorties chez mes partenaires. Je vous invite à découvrir cela ensemble.

Commençons comme d’habitude avec Gallmeister qui nous propose dès le 2 septembre, deux titres en grand format ainsi que trois nouveaux Totems.

Le cercueil de Job de Lance Weller

Alors que la Guerre de Sécession fait rage, Bell Hood, jeune esclave noire en fuite, espère gagner le Nord en s’orientant grâce aux étoiles. Le périple vers la liberté est dangereux, entre chasseurs d’esclaves, combattants des deux armées et autres fugitifs affamés qui croisent sa route. Jeremiah Hoke, quant à lui, participe à l’horrible bataille de Shiloh dans les rangs confédérés, plus par hasard que par conviction. Il en sort mutilé et entame un parcours d’errance, à la recherche d’une improbable rédemption pour les crimes dont il a été le témoin. Deux destinées qui se révèlent liées par un drame originel commun, emblématique d’une Amérique en tumulte.

 
Doté d’un souffle épique qui emporte tout sur son passage, Le Cercueil de Job est un somptueux roman qui rend justice aux plus beaux espoirs humains. 

La Cité des Marges de William Boyle

Brooklyn, années 1990. Donnie Parascandolo, flic brutal et corrompu, rend des services à un truand local avec deux comparses. Décidé à donner une petite leçon à un joueur minable, il outrepasse quelque peu ses instructions et jette l’homme d’un pont. Malheureusement, le joueur minable ne savait pas nager. Ce qui n’empêchera jamais Donnie de dormir. Il sait bien que dans ce quartier les Italiens règlent leurs affaires entre eux, et que lui n’a rien à craindre de personne. Mais quelques années plus tard, un gamin que Donnie avait tabassé découvre une vérité qu’il n’avait jamais imaginée et prend une décision qui va changer sa vie. Et pas seulement la sienne, tant les destinées des habitants de ce quartier s’entremêlent de toutes les manières possibles.

 
Le nouveau roman de William Boyle, La Cité des marges, est une fresque enlevée et foisonnante, emplie d’une touchante humanité.

L’amitié est un cadeau à se faire de William Boyle

Veuve d’un célèbre mafioso de Brooklyn, Rena Ruggiero n’apprécie guère les lourdes avances de son voisin octogénaire, qu’elle finit par assommer à coup de cendrier. Persuadée de l’avoir tué, elle file chez sa fille Adrienne, mais cette dernière lui claque la porte au nez. En face, une voisine compatissante lui offre l’hospitalité : la pétillante Lacey Wolfstein, ancienne star du porno, est ravie d’avoir un peu de compagnie. Mais l’ambiance se tend quand Richie, amant d’Adrienne et tueur de la mafia, débarque avec un joli magot obtenu en massacrant une bande rivale. Rena et Lacey réussissent à s’emparer du pactole. Mieux vaut alors décamper rapidement.

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Jours de juin de Julia Glass

Juin 1995. Paul McLeod part voyager en Grèce pour surmonter le deuil de sa femme. Il fait la connaissance de Fern, une jeune artiste américaine dont il s’éprend. Cette rencontre le fait réfléchir sur son mariage ; une histoire d’amour qui fut à la fois belle et un peu bancale. Six ans plus tard, toujours en juin, la mort de Paul réunit ses trois fils et leurs familles dans la maison de leur enfance, en Ecosse. L’aîné, Fenno, revenu pour l’évènement de Manhattan où il est libraire, est bouleversé par ce qu’il apprend de leur passé familial. Quatre ans après, il rencontre par hasard Fern. La jeune femme est enceinte, et s’interroge sur le passé, l’avenir et le sens de la famille.

Le grand silence de Jennifer Haigh

“La plupart d’entre vous sont maintenant au courant de ce qui est arrivé à mon frère, ou du moins d’une version de l’histoire qui a ruiné sa vie.” Bien qu’éloignée de sa famille, Sheila McGann est demeurée proche de son frère aîné, Art, curé dévoué et populaire de la région de Boston. Quand il est accusé d’avoir abusé d’un jeune garçon, elle refuse d’y croire et décide de découvrir ce qu’il s’est passé. Mais leur autre frère, Mike, ancien policier, est persuadé qu’Art est coupable. Leurs enquêtes croisées vont ébranler toutes leurs certitudes.

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Chez La Manufacture de Livres, également le 2 septembre en librairie, nous retrouverons une autobiographie et un roman.

Hollywood, les hommes et moi de Barbara Payton

Des gamines envieuses de mon succès souvent me demandaient : « Comment avez-vous fait pour devenir une Star ? C’est le talent ? Une jolie frimousse ? Un beau corps ? Ou bien c’est d’avoir couché avec les gens qui comptent en ville ? » Vous voulez savoir la vérité ? La réussite tient un peu de tout ça, et ne croyez pas celles qui vous raconteront autre chose.

Barbara Payton, jeune femme libre et sulfureuse découvre le formidable tourbillon de la gloire hollywoodienne alors qu’elle n’a que dix-huit ans. Elle tourne avec les plus grands, est adulée par les médias, ses moindres faits et gestes sont racontés, commentés, copiés… Cela ne durera que quelques années. Car Barbara n’a pas le goût de baisser la tête pour faire ce qu’on l’attend d’elle, pas le courage de se soumettre. Elle trinque à la fausseté d’Hollywood, affirme son droit au plaisir et à la liberté. Sex-symbol bientôt déchu, elle sera bannie par ceux qui ont fait sa gloire. Mais Barbara gardera la tête haute, riant de la mécanique trompeuse du succès. Depuis la chambre d’hôtel où elle vendait son corps pour quelques dollars, elle nous révèle les coulisses d’un monde d’apparence et nous raconte son destin de femme.

Poudre blanche Sable d’or de Matthieu Luzak

Le premier est un journaliste sans passion qui travaille pour un média de seconde zone. Vie de couple pourrie. Une fille née d’un plan d’un soir. Perspective zéro. Un bon joint au petit-déj pour oublier que les journées n’annoncent rien de neuf. Le second sort de taule. Des combines et suffisamment de relations pour faire son trou dans la cité. De la coke pour égayer le quotidien, juste ce qu’il faut. Les voici partis pour quelques jours entre potes à Malaga, histoire de décompresser. Le cadre n’est pas au top, mais au moins, ils pourront parler entre hommes. Et justement à Malaga, il y a quelques années, Farid a monté un sacré coup. De ceux qui réussissent et qu’on ne raconte pas trop. De ceux que les journalistes ne traitent pas et qui pourtant en disent long.

Dans ce premier roman, Matthieu Luzak nous propose d’accompagner dans leur virée des types qui racontent une société sans avenir et résolument contemporaine. À la manière des lyrics d’un rap cru, il nous livre les rêves et les drames des désillusionnés du XXIème siècle.

Chez Dalva, pour leur troisième roman qui sortira lui le 9 septembre, Juliette Ponce a choisi une autrice espagnole avec un premier roman.

L’Étrangère de Olga Merino

Dans ce coin d’Espagne aux terres arides et brûlantes, Angie est revenue vivre en solitaire dans la maison de ses ancêtres, renouant avec leur histoire et leurs fantômes. Au village, elle reste l’étrangère. Celle qu’on regarde avec suspicion, qu’on évite de croiser. Et c’est elle, justement, qui découvre le corps de Don Julián, grand propriétaire de la région, pendu sur la colline. Bientôt, au village, arrivent les jumelles, ses héritières qui entendent exploiter cette terre d’une toute autre manière. Alors, derrière les portes closes, dans des chuchotements sourds, les langues commencent à se délier, racontant des histoires de malédictions et de familles qui se déchirent, de terres conquises et d’amours impossibles.

Avec cette héroïne qui lutte pour affirmer sa liberté, Olga Merino nous entraîne dans un roman aux accents de western contemporain. Entre le poids de la rumeur publique et celui d’indicibles secrets, elle donne voix à un monde d’ouvriers et de paysans qui refuse d’être condamné à l’oubli.

On fini avec les éditions Taurnada qui sort le 9 septembre également le nouveau roman d’un auteur déjà chroniqué sur le blog.

Transaction de Christian Guillerme

Un site de petites annonces en ligne comme il en existe des dizaines.
L’arnaque de trois amis, noyée parmi des milliers de bonnes affaires.
Un individu dangereux qui sommeille au milieu des acheteurs potentiels.
Quelle était la probabilité qu’ils se croisent ?
Transaction… l’engrenage fatal est enclenché !

Et voilà pour un mois de septembre encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

Les sorties du mois d’août 2021 chez mes partenaires

Bonjour amis lecteurs,

Comme chaque mois depuis quelques temps, je viens vous parler des nouveautés qui vont paraître chez mes partenaires. Une occasion de plus de les mettre en avant.

Commençons avec Gallmeister, qui nous promet une rentrée littéraire riche. Vous retrouverez les romans que je vous présente dès le 19 août en librairie.

Comme souvent avec cet éditeur nous avons droit à deux grands formats.

True Story de Kate Reed Petty

Talentueuse mais solitaire, Alice Lovett prête sa plume pour écrire les histoires des autres. Pourtant elle reste hantée par la seule histoire qui lui échappe : sa propre vie. Une simple rumeur, lancée en ce lointain été 1999 par deux ados éméchés, a embrasé en un rien de temps toute la communauté. Que s’est-il réellement passé sur la banquette arrière de cette voiture alors qu’ils ramenaient Alice, endormie, chez elle ? Accusations, rejets, déni, faux-semblants… la réalité de chaque protagoniste vacille et reste marquée à tout jamais. Et quand le présent offre une chance de réparer le passé, comment la saisir ? Faut-il se venger ou pardonner ? Ou mieux vaut-il tout oublier ? Mais peut-on oublier ce qu’on n’a jamais vraiment su ?

 
Construit comme un piège machiavélique qui bouscule les certitudes, True Story explore la fluctuante tension entre fiction et réalité et la manière dont notre société diffuse et affronte la rumeur

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Les dents de lait de Hélène Bukowski

Skalde et sa mère Edith vivent dans leur maison isolée à l’orée de la forêt. L’adolescente n’a jamais vu le bleu du ciel : leur région est en proie au brouillard et à la sécheresse depuis si longtemps. Les derniers habitants du coin, après avoir fait sauter l’unique pont qui les reliait au reste du monde, espèrent ainsi que leur autarcie volontaire les protègera du chaos. Un jour, Skalde découvre dans une clairière une enfant à la chevelure rouge feu. D’où vient-elle ? Comment a-t-elle pu arriver jusqu’ici ? Consciente de sa transgression, l’adolescente recueille la petite fille, sous le regard méfiant de sa mère Edith. Car les deux femmes ne se sont jamais vraiment intégrées à cette communauté pétrie de peurs et de superstitions. Tandis que les villageois s’organisent, le trio devra bientôt faire face à une véritable chasse aux sorcières.

 
Premier roman frappant, Les Dents de lait est une fable moderne sur la peur et la différence.

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Continuons avec les trois Totems, toujours aussi beaux 😉

Les dynamiteurs de Benjamin Withmer

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Une poignée d’orphelins s’est réfugiée dans une usine désaffectée. À leur tête, Cora les protège farouchement du haut de ses quinze ans, avec l’aide de Sam, un an de moins, éperdu- ment amoureux d’elle. Sam est le seul qui sache lire : c’est ainsi qu’il devient l’interprète de Goodnight, un géant défiguré et muet, homme de main d’un gangster local. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de dynamiter son enfance, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

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Les nouveaux héritiers de Kent Wascom

Sauvé de l’orphelinat par une famille bourgeoise et aimante, Isaac devient artiste peintre. Il se consacre à son art sur la côte sauvage de Floride dont la luxuriance le fascine. Un jour de 1914, tandis qu’il navigue dans la baie voisine, il rencontre Kemper, une héritière rebelle à la famille étouffante dont il tombe immédiatement amoureux. Tous deux se construisent un refuge sur la côte du Golfe, loin des bruits du monde. Mais le bonheur est de courte durée : les drames qui déchirent la famille de Kemper et la Première Guerre mondiale mettent en danger leur union.

Rêves arctiques de Barry Lopez

Résultat de quatre années de voyage, de réflexions et de rencontres dans l’Arctique, ce livre est tout à la fois un récit d’aventures, une méditation sur l’art de l’exploration et une collection d’images d’ours blancs et d’icebergs grands comme des villes.

C’est l’histoire d’une conversation sans âge, non seulement entre nous, sur ce que nous avons l’intention d’entreprendre ou ce que nous voulons réaliser, mais aussi avec cette terre – notre contemplation et notre admiration devant un orage sur la prairie, devant la crête découpée d’une jeune montagne ou devant l’essor soudain des canards au-dessus d’un lac isolé. Nous nous sommes raconté l’histoire de ce que nous représentons sur cette terre depuis 40 000 ans. Je crois qu’au cœur de cette histoire repose une simple et durable certitude : il est possible de vivre avec sagesse sur la Terre, et d’y vivre bien.

Récompensé en 1986 par le National Book Award, le plus prestigieux prix littéraire américain, Rêves arctiques est un classique magique et intemporel.

Continuons avec cette toute jeune maison d’éditions qu’est Dalva. Une seule sortie prévue pour le 19 août également.

Atmosphère de Jenny Offill

Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Et si, comme Lizzie on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéos. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école.

Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons.

Terminons avec les sorties chez La Manufacture de Livres. Tout d’abord avec un livre photo qui paraitra le 12 août.

Larzac de Yan Morvan, préface de José Bové

« Je vous salue paysans du Larzac et je salue votre lutte pour la justice, la liberté et pour la paix, la plus belle lutte de notre XXème siècle. »

Jean-Paul Sartre

En 1971 est annoncé l’agrandissement du camp militaire du Larzac. Une centaine d’exploitations sont appelées à disparaître. Ce Causse situé à l’entrée des Cévennes, au sud du Massif central, entre alors dans l’Histoire. Paysans et habitants du plateau engagent une lutte qui durera jusqu’en 1981. Près de 100 000 personnes convergent vers le Larzac, partout en France on organise manifestations, grèves de la faim, occupations de bâtiments militaires, fêtes, marches… C’est ainsi que naquirent la première « ZAD » et les mouvements altermondialistes français. Le Larzac obtint gain de cause dix ans après le début de l’occupation. Trois ans avant cette victoire, en 1978, une grande marche est organisée jusqu’à Paris, moment fort de la lutte qui gagna alors le soutien officiel de François Mitterand. Yan Morvan couvrit en tant que photo-reporter ces dernières années du combat. C’est de ce moment de l’Histoire que témoignent ces photographies.

Pour finir, La Manuf nous propose deux romans qui eux sortirons le 19 août.

Le fils du professeur de Luc Chomarat

« Mes parents, j’avais l’impression de les connaître comme si je les avais faits. Cette jeune femme très Nouvelle Vague, cinquante de tour de taille, des dents blanches et bien alignées, grande douceur un peu triste, c’était ma maman. L’autre, si grand que la plupart du temps je ne savais pas trop à quoi il ressemblait là-haut, une voix qui descendait d’entre les nuages, c’était le professeur. Mon papa. » Dans cette petite famille se joue l’éternelle aventure de l’enfance. Il y a les combats acharnés contre les copains cow-boys, les stratagèmes habiles pour trouver sa place dans la cour de récré, les questionnements existentiels et la fascination pour les femmes si indéchiffrables. Et pendant ce temps, d’autres luttent pour la liberté, tuent des présidents, marchent sur la lune, mènent une guerre froide…

Des souvenirs vagues de la maternelle aux élans de l’adolescence, Luc Chomarat nous invite à redécouvrir un monde empli de mystères et peuplé d’amis imaginaires. De sa plume impertinente et pleine d’esprit, il propose de cheminer à hauteur d’enfant sur la route faite de rêves et de défis qui mène à l’âge adulte.

Villebasse de Anna de Sandre

Au cœur d’une vallée s’élève Villebasse, entrelacs de rues centenaires où s’entassent bicoques et immeubles, comme partout ailleurs. Depuis quelques années, sans que personne s’en inquiète, une étrange lune bleue vient éclairer le ciel. Ceux qui arrivent ici en repartent rarement, restreignant leurs existences à l’enceinte de la ville. Villebasse est leur horizon et leur malédiction. C’est au commencement de l’hiver que Le Chien arrive en ville. Il rôde de parcs en ruelles, partageant tour à tour la vie des uns et des autres, tantôt protecteur, tantôt justicier.

Avec ce premier roman poétique et onirique, Anna De Sandre nous donne à lire la mythologie contemporaine d’un monde ravagé par nos maux ordinaires.

Et voilà pour un mois d’août encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

Les dents de lait

Autrice : Hélène Bukowski

Édition : Gallmeister

Genre : Post-Apocalyptique

Titre : Les dents de lait

Quatrième de couverture :

Skalde et sa mère Edith vivent dans leur maison isolée à l’orée de la forêt. L’adolescente n’a jamais vu le bleu du ciel : leur région est en proie au brouillard et à la sécheresse depuis si longtemps. Les derniers habitants du coin, après avoir fait sauter l’unique pont qui les reliait au reste du monde, espèrent ainsi que leur autarcie volontaire les protègera du chaos. Un jour, Skalde découvre dans une clairière une enfant à la chevelure rouge feu. D’où vient-elle ? Comment a-t-elle pu arriver jusqu’ici ? Consciente de sa transgression, l’adolescente recueille la petite fille, sous le regard méfiant de sa mère Edith. Car les deux femmes ne se sont jamais vraiment intégrées à cette communauté pétrie de peurs et de superstitions. Tandis que les villageois s’organisent, le trio devra bientôt faire face à une véritable chasse aux sorcières.

 
Premier roman frappant, Les Dents de lait est une fable moderne sur la peur et la différence.

Quelques mots sur l’autrice :

Helene Bukowski est née à Berlin en 1993. Elle a étudié l’écriture littéraire à Hildesheim en Allemagne. Ses textes sont publiés dans plusieurs revues et anthologies. Pour l’écriture des Dents de lait, son premier roman, elle a vécu seule pendant plusieurs semaines dans une cabane de Basse-Saxe.

Ma chronique :

Encore un grand merci à Gallmeister de me permettre de découvrir un nouveau roman de leur rentrée littéraire. Les dents de lait qui sort dans vos librairies le 19 août est le premier roman allemand du catalogue Gallmeister. Après l’Italie de Giulia Caminito et de Piergiorgio Pulixi, Gallmeister nous emmène à la découverte d’une toute jeune autrice allemande, Hélène Bukowski.

Ce roman, je l’ai dévoré en une petite journée. C’est un très beau coup de cœur pour moi. C’est un roman qui va être comparé à Dans la forêt de Jean Hegland c’est évident et on ne pourra pas nous en blâmer. Pourtant ces deux romans sont bien éloignés l’un de l’autre. Le point commun selon moi est le côté post-apocalyptique qui est sous-entendu mais sans aucune explication. Puis il y a la nature évidemment.

Les dents de lait explore la relation mère-fille avec Skalde et sa mère Edith, c’est superbement écrit. La tension entre les deux femmes qui tour à tour se protègent, se détestent, se jalousent et s’aiment. Il y a comme quelque chose de nocif dans cette relation, mais en même temps elles sont touchantes. C’est un roman porté par les femmes, elles sont pour une fois bien plus nombreuse que les hommes et ces derniers ne servent que de figurants.

La lecture est addictive, les chapitres sont très courts, le rythme ne s’emballe pourtant pas, la tension monte au fil des pages. Nous sommes presque dans un huis-clos, tout se déroule dans un endroit coupé du reste du monde, d’un côté il y a un fleuve et le pont, seul accès à l’autre rive a été détruit par les habitants pour se protéger et de l’autre il y a on ne sait pas vraiment quoi, ce n’est jamais clairement dit mais on imagine le pire forcément comme une sorte de mur infranchissable.

C’est un roman d’apprentissage, sur l’acceptation de soi et des autres. C’est un roman qui nous parle de la nature, celle qui est bienfaitrice pour l’homme, mais également celle qui peut se montrer cruelle. C’est un roman sur les relations humaines, sur les forces et les faiblesses d’un clan. C’est un roman magistral porté par une plume intelligente et fraîche. C’est un roman coup de cœur.

Je vais mettre ce roman avec ceux que je considère dans la même veine : Dans la forêt, My Absolute Darling, Une histoire des loups, Sauvage ou encore Betty.

Voilà, un gros coup de coeur et j’ai hâte que vous puissiez tous le découvrir pour que l’on puisse échanger. Je n’ai aucun doute qu’il va faire parti des titres dont on va entendre parler dans les prochains mois.

Ma note : 10 / 10