Archives du mot-clé rentrée littéraire 2020

Les aérostats

Autrice : Amélie Nothomb

Édition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Titre : Les aérostats

Quatrième de couverture :

« La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir ».

Quelques mots sur l’autrice :

Depuis 1992 et Hygiène de l’assassin, tous les livres d’Amélie Nothomb ont été publiés aux éditions Albin Michel. Elle a reçu, entre autres, le prix Chardonne, le Grand prix du roman de l’Académie française, le prix de Flore, et le Grand prix Jean Giono pour l’ensemble de son oeuvre. Ses oeuvres sont traduites dans 40 langues, des U.S.A. au Japon.

Ma chronique :

Enfin je découvre Amélie Nothomb. C’est une autrice qui m’a toujours fait peur… Peur, oui, sans trop savoir pourquoi. Mais la semaine dernière nous étions en vacances dans le Médoc et ma copine d’aventure Lucile m’en a parlé avec beaucoup de passion et elle m’a donc prêté son dernier roman, Les aérostats.

À quoi s’attendre avec cette mystérieuse quatrième de couverture ?

« La jeunesse est un talent, il faut des années pour l’acquérir ».

Et bien à pas grand chose ma fois… J’ai donc ouvert ce roman avec une certaine appréhension. Mais voilà, dès les premières pages le talent de cette autrice a opéré sur moi. Comme beaucoup j’ai lu ce livre d’une traite en très peu de temps.

La plume d’Amélie Nothomb ? Incisive et profonde. Tout un univers qui donne envie de découvrir ses autres romans. Dans celui-ci il est question de jeunesse, de littérature de rapports parents-enfant. J’ai aimé ces thèmes. J’ai aimé ces personnages aux noms originaux, Ange, Pie, Donate… J’ai aimé la manière dont la littérature et la lecture est abordée, que cela soit une passerelle entre les gens. Sans lecture nous sommes renfermés sur nous même mais la lecture permet une ouverture vers le monde. Les oeuvres évoquées même si elles sont ultra-connues font leur effet.

Alors, oui j’ai bien aimé ce roman, mais, il y a un mais… C’est trop court. Et bien oui même pas 200 pages. Du coup certains personnages sont laissés de côté alors qu’ils auraient mérité meilleur traitement, notamment Donate. Et puis la fin, elle arrive trop vite, c’est vraiment dommage.

Voilà donc un roman qui m’a bien plu, une entrée en matière dans l’univers de cette autrice qu’est Amélie Nothomb et je ne compte pas m’arrêter là.

Ma note : 08 / 10

Les dynamiteurs

Auteur : Benjamin Whitmer

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Les dynamiteurs

Quatrième de couverture :

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

Quelques mots sur l’auteur :

Benjamin Whitmer est né en 1972 et a grandi dans le Sud de l’Ohio et au Nord de l’État de New York. Il a publié des articles et des récits dans divers magazines et anthologies avant que ne soit publié son premier roman, Pike, en 2010. Il vit aujourd’hui avec ses deux enfants dans le Colorado, où il passe la plus grande partie de son temps libre en quête d’histoires locales, à hanter les librairies, les bureaux de tabac et les stands de tir des mauvais quartiers de Denver.

Ma chronique :

Benjamin Whitmer et moi ça commence à être une belle histoire, j’ai lu tous ses romans et je tiens à remercier Gallmeister pour l’envoi de son dernier titre. Les dynamiteurs sort en librairie le 3 septembre et je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus.

Avec Les dynamiteurs, Benjamin Whitmer nous transporte à Denver en 1895 aux côtés d’orphelins des rues se protégeant les uns des autres de la violence de la ville et de celle des adultes. J’ai apprécié le fait que les protagonistes principaux soient des gamins… Mais si vous connaissez Whitmer, ne vous attendez pas à retrouver de la candeur ou autre ce n’est pas le genre du Monsieur.

Comme dans tous les romans de Benjamin Whitmer, nous avons droit à une ville où la misère et le vice règnent en maîtres, des clochards, des saloons clandestins, des maisons closes … Bref c’est sale et il ne nous épargne rien. J’aime cela dans ses romans, Benjamin Whitmer a un don pour parler et pour décrire la misère.

Alors j’ai bien aimé cette histoire racontée par Sam ce petit orphelin tiraillé entre l’enfance et le monde des adultes. Un monde qu’il va se prendre en pleine face au moment où Goodnight un géant muet fait irruption dans son petit univers. J’ai été touché par tous ces gamins abandonnés à eux-mêmes, surtout par Cora leur protectrice. J’ai trouvé ce personnage terriblement attachant, énigmatique mais touchant.

Avec Les dynamiteurs, Benjamin Whitmer nous offre un roman initiatique du passage à l’âge adulte. C’est violent, crasseux, par moment très gore et noir à souhait. Mais c’est également beau, c’est fou le talent de cet auteur qui part la noirceur de ses romans arrive à démontrer les travers des hommes et surtout de l’Amérique. Encore une fois je ne peux que vous le conseiller, un grand roman pour cette rentrée littéraire juste phénoménale chez Gallmeister.

Ma note : 09 / 10

# 165 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je vous présente un extrait du troisième titre phare de la rentrée littéraire de septembre de chez Gallmeister. Franchement c’est du très très lourd cette année, je ne peux que vous conseillez de vous y plongez. Du coup aujourd’hui, il s’agit du premier roman de Andy Davidson, Dans la vallée du soleil.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Le gamin était assis en habits du dimanche sur les marches de la ferme, un lapin blanc sur les genoux. Il le caressait, le berçait dans ses bras, sans quitter des yeux, depuis l’ombre généreuse qu’offrait le porche le matin, le pied de la colline herbeuse où se tenait sa mère, dos à lui, le vent agitant le bas et les manches de sa robe du dimanche, celle avec les oiseaux jaunes sur fond bleu et un col en dentelle montant. Elle se tenait comme une vis en acier posée sur la tête, en équilibre, immobile.

Les sorties du mois de septembre chez gallmeister

Bonjour tout le monde,

La rentrée littéraire chez Gallmeister continue, avec encore du très très lourd. Vous retrouverez les titres que je vous présente ce matin dès le 3 septembre dans toutes vos librairies.

Collection Americana

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

Les Dynamiteurs est empli d’une tendresse inconditionnelle envers les laissés-pour- compte. Ce roman intense raconte la fin brutale de l’enfance dynamitée par la corruption du monde des adultes.

Les dynamiteurs de Benjamin Whitmer, traduction de Jacques Mailhos

Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l’espoir toujours déçu d’apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s’affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l’aide à remettre d’aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l’importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n’est pas ce qu’il prétend.

Monstrueusement efficace, Dans la vallée du soleil est un premier roman hypnotisant. Andy Davidson se joue des genres littéraires et livre un roman singulier sur l’ambivalence de la nature humaine.

Dans la vallée du soleil, de Andy Davidson, traduction de Laure Manceau

Collection Totem

Dans une petite ville du Massachussetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes sœurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l’aînée pragmatique et conformiste, Amy la frivole, Jo, la romancière en herbe et féministe avant l’heure, et la douce Beth, à la santé fragile. De l’enfance à l’âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante apprenant la sororité, l’amitié mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre adolescentes impétueuses sauront réclamer à ce monde bien plus qu’il ne semble pouvoir leur offrir.

Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott, traduction de Janique Jouin-de Laurens

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford est un homme qui dissimule de lourds secrets. Ce samedi de Pâques, à cinq heures du matin, la sonnerie du téléphone le réveille. Le jeune Gary est très clair : son silence coûtera 30 000 $, sinon il révèlera leur liaison. Richard devra alors dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges et piéger son entourage.

Au nom du bien de Jake Hinkson, traduction de Sophie Aslanides

Ma chronique ici

Un couple détruit par l’alcool, le regard acéré d’un employé d’agence de voyage sur les gens fortunés, un brave gars perdu dans un bar du Sud profond, un pauvre type qui fait de curieuses rencontres nocturnes. Ces gens simples affrontent comme ils peuvent l’orage de leurs existences, banales en apparence, mais si émouvantes quand on en partage l’intimité. Des vies faites de courage, d’échec, de naïveté, de sorties de route et d’histoires d’amour qui finissent mal.

Neuf nouvelles poignantes sur l’Amérique des paumés et des laissés-pour-compte.

Affronter l’orage de Larry Brown, traduction de Pierre Furlan

Voilà pour ces sorties du mois de septembre ! Allez-vous vous laisser tenter par un de ces titres ?

Betty

Autrice : Tiffany McDaniel

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Betty

Quatrième de couverture :

“Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Quelques mots sur l’autrice :

Tiffany McDaniel vit dans l’Ohio, où elle est née. Son écriture se nourrit des paysages de collines ondulantes et de forêts luxuriantes de la terre qu’elle connaît. Elle est également poète et plasticienne. Son premier roman, L’Été où tout a fondu, est à paraître aux Éditions Gallmeister.

Ma chronique :

Voilà, je viens de refermer Betty. Et me voilà à essuyer mes larmes qui coulent depuis une cinquantaine de pages. Alors je savais que ce livre avait quelque chose de fort après avoir lu avant même sa sortie de nombreux avis élogieux. Mais là, on est plus sur un simple très bon roman, ce livre c’est une véritable tornade, un bouleversement énorme dans ma vie de lecteur.

Betty, ma chère Betty, ma petite indienne tu as chamboulé mon coeur. Lire ton histoire fut pour moi un bonheur immense, je suis passé par mille émotions à travers tes lignes, à suivre ta vie et celle de ta famille, la famille Carpenter. Comment ne pas ressortir marqué à vie par cette lecture ? J’ai pris mon temps, j’ai savouré, je ne voulais pas te quitter Betty, toi la petite Cherokee. Tu as rythmé ma vie de lecteur pendant plusieurs jours et ce fut une expérience extraordinaire, merci à toi Betty et merci à vous Tiffany McDaniel, sans oublier bien entendu l’équipe de Gallmeister qui encore une fois nous offre un magnifique roman.

Il est donc temps pour moi de vous parler de ce roman, Betty, second roman de Tiffany McDaniel (le premier va paraître chez Gallmeister – autant vous dire que j’ai hâte), premier des titres phares de la rentrée littéraire de ma maison d’éditions préférée. Ce livre s’inspire de l’histoire de la famille de Tiffany McDaniel dont celle de sa mère Betty.

C’est donc Betty qui nous raconte l’histoire de sa famille, les Carpenter, un père d’origine Cherokee, une mère blanche et leurs huit enfants. Il s’agit d’une famille modeste qui va être marquée très vite par la perte de deux enfants tout jeune. Elle nous raconte également ce qu’est l’Amérique dans les années 60.

Comment vous parler de Betty, sans vous parler de son père, Landon Carpenter, un homme et un père fantastique. Un homme qui rend la vie belle, un homme qui est capable de faire de la plus simple des petites choses quelque chose de totalement extraordinaire. J’ai adoré ses histoires, j’ai adoré le bien qu’il répand autour de lui, j’ai adoré la relation qu’il a avec ses enfants, avec sa femme et avec tous les gens qui l’entourent. Je pourrais vous parler pendant des heures de tous les membres de cette famille, de Fraya, de Trustin, de Lint … Cette famille va rester graver à jamais dans mon coeur.

Je vous disais que mes émotions avaient joué aux montagnes russes pendant ma lecture. Et bien c’est exactement cela, j’ai été transporté de bonheur souvent, pris de colère plusieurs fois, dégoûté par moment, terriblement triste également. C’est cela qui fait que ce roman est magique, qui fait que ce roman est unique et qui fait qu’il va laisser une marque indélébile en moi.

C’est un roman très féministe, c’est un roman contre le racisme, pour la différence, c’est un roman d’amour … c’est un roman magique. C’est un roman qui contient plein de petites histoires fantastiques qui font en sorte que malgré les difficultés, malgré la méchanceté, malgré les malheurs qui viennent frapper, malgré la cruauté de certains hommes, malgré l’étroitesse d’esprit de beaucoup, la vie est belle et que cela vaut le coup d’apporter du bonheur autour de soi. Ce roman, c’est aussi l’histoire d’une terre, d’une nature magnifique qui fait entièrement partie de cette histoire.

Vous l’aurez compris je pourrais encore et encore vous parler de Betty, mais je préfère vous laisser découvrir cette petite indienne au grand coeur, alors n’hésitez pas, lancez-vous, je suis certain que vous sortirez changé de cette lecture.

Ma note : 10 / 10

Les sorties du mois d’Août chez Gallmeister

Bonjour tout le monde,

Ça y est la rentrée littéraire approche, nous allons avoir droit à plein de super titres à découvrir. Concernant les éditions Gallmeister, cela commence le 20 août. Ce jour là nous allons avoir le plaisir de voir sur les étalages de nos librairies, deux titres en Totem, mais c’est surtout Betty de Tiffany McDaniel, le premier titre phare de cette rentrée littéraire qui va venir enchanter les lecteurs. Je suis en plein dedans et je peux vous dire que c’est du très très lourd, j’adore c’est un bonheur immense que d’être plongé dans ce roman.

Collection Americana

“Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Betty de Tiffany McDaniel, traduction de François Happe

Collection Totem

De retour de la guerre de Corée, Tucker, jeune vétéran de dix-huit ans, traverse à pied ses Appalaches natales pour rentrer chez lui. Sur son chemin, il croise Rhonda, quinze ans à peine, et la sauve des griffes de son oncle. Immédiatement amoureux, tous deux décident de se marier pour ne plus jamais se quitter. Tucker trouve un boulot auprès d’un trafiquant d’alcool de la région. Au cours des années qui suivent, cinq enfants naissent, qui deviennent leur raison de vivre. Mais quand une enquête des services sociaux menace la famille, les réflexes de combattant de Tucker se réveillent. Acculé, il découvrira le prix à payer pour défendre les siens.

Nuits Appalaches de Chris Offutt, traduction de Anatole Pons-Reumaux

“Enfant, je n’ai jamais su d’où venait ma mère.” Arrivé à l’âge adulte, James McBride interroge celle qui l’a élevé et dont la peau est tellement plus claire que la sienne. Il découvre l’histoire cachée de Ruth, fille d’un rabbin polonais qui a bravé tous les interdits pour épouser un Noir protestant en 1942. Reniée par sa famille, elle élève James et ses onze frères et sœurs dans la précarité, le chaos et la joie. Pour elle, peu importe la couleur de peau. Seul compte l’avenir de ses enfants. Ils feront des études, et ainsi choisiront leur vie. Tressant leurs souvenirs, James McBride raconte, plein d’amour et de fierté, une femme forte et secrète, lucide et naïve, imperméable aux préjugés : sa mère.

La couleur de l’eau de James McBride, traduction de Gabrielle Rolin

Voilà pour ces sorties du mois d’Août ! Allez-vous vous laisser tenter par un de ces titres ?

# 162 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Aujourd’hui, je suis bien content de vous proposer un extrait d’un roman dont nous n’avons pas fini d’entendre parler. Il s’agit du premier roman phare de la rentrée littéraire des Éditions Gallmeister, vous l’aurez peut-être deviné, il s’agit de Betty de Tiffany McDaniel. Déjà de nombreux coup de coeurs de libraires et de blogueurs avant sa sortie le 20 août. Je viens de le commencer pour ma part et franchement dès le départ c’est du lourd.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

betty

De sa pomme, il ne restait pratiquement que le coeur, mais un bout de pelure rouge était encore visible autour de la queue. Quand elle a mordu dedans, le jus a dégouliné au coin de ses lèvres. Tandis qu’il observait les mèches folles agitées par le vent au-dessus des petites oreilles de la jeune fille, il a senti quelques gouttes d’une pluie légère tomber sur ses épaules nues. Il a été surpris d’être encore capable de sentir quelque chose d’aussi doux et délicat. Il n’était donc pas encore totalement endurci. Il a levé les yeux vers le ciel qui s’obscurcissait.