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Soif

Autrice : Amélie Nothomb

Édition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Titre : Soif

Quatrième de couverture :

« Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

Quelques mots sur l’autrice :

Depuis 1992 et Hygiène de l’assassin, tous les livres d’Amélie Nothomb ont été publiés aux éditions Albin Michel. Elle a reçu, entre autres, le prix Chardonne, le Grand prix du roman de l’Académie française, le prix de Flore, et le Grand prix Jean Giono pour l’ensemble de son oeuvre. Ses oeuvres sont traduites dans 40 langues, des U.S.A. au Japon.

Ma chronique :

Second roman d’Amélie Nothomb lu cet été après Premier Sang. Celui-ci est sorti en 2019.

Que vous dire ? A part que malgré le peu de pages de ce roman, je l’ai trouvé d’une longueur… Mais vraiment pourquoi ce sujet ? J’ai trouvé que c’était fade, aucune profondeur dans les dialogues, vraiment rien. Bon, je ne vais pas nier le fait que Amélie Nothomb a une belle plume, mais cela ne suffit pas tout le temps.

Bon la religion, même si je connais, ce n’est pas mon dada, mais ici, je trouve que Amélie Nothomb fait montre de beaucoup de condescendance et je n’ai pas aimé.

Je ne vais pas en rajouter, je n’ai pas aimé, cela arrive. Rendez-vous l’été prochain.

Ma note : 02/10 (pour la plume)

Un jour viendra

Autrice : Giulia Caminito

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Un jour viendra

Quatrième de couverture :

À Serra de’ Conti, sur les collines des Marches italiennes, Lupo et Nicola vivent dans une famille pauvre et sans amour. Fils du boulanger Luigi Ceresa, le jeune Lupo, fier et rebelle, s’est donné pour mission de protéger son petit frère Nicola, trop fragile, trop délicat avec son visage de prince. Flanqués de leur loup apprivoisé, les deux frères survivent grâce à l’affection indestructible qui les unit. Leur destin est intimement lié à celui de Zari, dite Soeur Clara, née au lointain Soudan et abbesse respectée du couvent de Serra de’ Conti. Car un mensonge sépare les frères et un secret se cache derrière les murs du monastère. Alors que souffle le vent de l’Histoire, et que la Grande Guerre vient ébranler l’Italie, le jour viendra où il leur faudra affronter la vérité. 

Quelques mots sur l’autrice :

Giulia Caminito est née en 1988 à Rome. Elle est diplômée en philosophie politique. Son premier roman, La Grande A (2016, Giunti) a reçu plusieurs prix littéraires prestigieux. Un jour viendra, son deuxième roman et le premier traduit en France, se déroule dans le village d’origine de sa mère, à Serra de’ Conti dans les Marches italiennes, sur les hauteurs d’Ancône.

Ma chronique :

Première excursion en dehors des États-Unis pour les éditions Gallmeister avec ce roman de Giulia Caminito, autrice italienne qui nous propose ici son second roman, Un jour viendra. Je dois dire que j’ai été un peu surpris par ce pas de côté de ma maison d’éditions préférée, j’ai même eu un peu peur qu’elle perde son identité. Et bien je peux dire que je suis rassuré, c’est pour le moment une réussite.

Un jour viendra, est un roman très fort, poignant et passionnant. Une histoire de famille, de deux frères… Une histoire de secret de famille et de non-dits. C’est également l’histoire de l’Italie et de la région des Marches. Alors en ce qui concerne ce dernier point, j’avoue que par moment j’ai été un peu perdu, je ne connaissais absolument pas l’histoire de l’Italie. J’ai donc appris pas mal de choses ce qui est génial. Bon forcément, vous connaissez mon aversion pour tout ce qui touche aux deux guerres mondiales, alors les passages décrivant celle de 14-18 ont été assez laborieux à lire pour moi.

J’ai été happé par la plume de Giulia Caminito que j’ai trouvé très directe, elle va droit au but et touche en plein coeur. J’ai adoré la relation entre les deux frères tellement à l’opposé l’un de l’autre. Le plus âgé, Lupo, mon personnage préféré, un rebelle épris de liberté et de justice, capable de laisser de côté ses rêves pour s’occuper de son petit frère. Il est comme emprisonné dans cette relation, ce qui l’attache à son village et lui fait taire ses ambitions révolutionnaires. Le petit, Nicola, lui est intelligent, il sait lire, mais il est une petite chose fragile qui est lui emprisonné dans son corps et par cette fusion qu’il a avec son frère. Ce roman parle d’eux et c’est une vrai réussite, ils m’ont touché ces deux là.

Il y a également dans ce roman, une histoire en parallèle qui vient s’entortillée avec l’intrigue principale, c’est l’histoire de Soeur Clara, une abbesse dure comme la pierre de son monastère, aux premiers abords, mais qui au final a un coeur énorme et qui veille sur tout son petit monde en étant discrète et pleine d’humilité. Cela rajoute un thème à ce roman, avec la religion et le rôle de l’église, j’ai trouvé cela vraiment captivant.

Voilà donc un roman captivant pour lequel j’ai même été déçu de tourner la dernière page, j’aurais aimé continuer ma route avec Lupo et Nicola. Merci beaucoup à Gallmeister pour avoir pris le risque de sortir de leur zone de confort pour nous faire découvrir une pépite comme celle-ci. J’ai maintenant hâte de voir ce que vos autres excursions vont donner.

Ma note : 10 / 10