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Nickel Boys

Auteur : Colson Whitehead

Édition : Albin Michel

Genre : Contemporain

Titre : Nickel Boys

Quatrième de couverture :

Dans la Floride ségrégationniste des années 1960, le jeune Elwood Curtis prend très à coeur le message de paix de Martin Luther King. Prêt à intégrer l’université pour y faire de brillantes études, il voit s’évanouir ses rêves d’avenir lorsque, à la suite d’une erreur judiciaire, on l’envoie à la Nickel Academy, une maison de correction qui s’engage à faire des délinquants des « hommes honnêtes et honorables ». Sauf qu’il s’agit en réalité d’un endroit cauchemardesque, où les pensionnaires sont soumis aux pires sévices. Elwood trouve toutefois un allié précieux en la personne de Turner, avec qui il se lie d’amitié. Mais l’idéalisme de l’un et le scepticisme de l’autre auront des conséquences déchirantes.

Quelques mots sur l’auteur :

Né à New York en 1969, Colson Whitehead est reconnu comme l’un des écrivains américains les plus talentueux et originaux de sa génération. Undergound Railroad, son premier roman publié aux éditions Albin Michel, a été élu meilleur roman de l’année par l’ensemble de la presse américaine, récompensé par le National Book Award 2016 et récemment distingué par la Médaille Carnegie, dans la catégorie « Fiction ».

Ma chronique :

Me voilà à vous parler d’un nouveau roman sorti récemment pour la rentrée littéraire. Un roman dont vous avez vu et revu des publications et des chroniques. Un roman qui a été assez largement encensé. Mais un roman qui a fait un peu ploc avec moi.

Nous suivons dans ce roman Elwood un jeune noir qui grâce aux discours de Martin Luther King et à l’éducation de sa grand-mère va vouloir faire des études et participer aux mouvements qui commencent à voir le jour pour les droits des noirs. Malheureusement un fâcheux concours de circonstances va venir chambouler ses plans et va l’envoyer dans une école de correction. La Nickel Academy, une école où les blancs et les noirs sont séparés et où les sévices corporels sont légions.

J’ai l’impression d’être resté en surface avec ce roman, d’avoir été tenu à l’écart par une sorte de froideur qui m’aura tenu tout du long. Même si dans la dernière partie la glace a commencée à se fissurer. Je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages et à avoir de l’empathie pour eux. Alors oui c’est révoltant, c’est par moment horrible mais je ne sais pas si vous connaissez ce sentiment d’être un spectateur lointain d’une histoire… Et bien ce fut le cas pour moi avec ce roman.

Après je ne peux pas nier que c’est très bien écrit. Colson Whitehead nous offre une grande fin pour son roman qui pour le coup est bouleversante. Voilà, je suis assez déçu de ma lecture, j’aurais vraiment aimé que cela fonctionne, mais bon c’est des choses qui arrivent.

Ma note : 06 / 10

Le Nouveau

le nouveau

Auteur : Tracy Chevalier

Édition : Éditions Phébus

Genre : Contemporain

Titre : Le Nouveau

Quatrième de couverture :

Washington D.C., dans les années 1970. En six ans, c’est la quatrième fois qu’Osei, fils d’un diplomate ghanéen, découvre une nouvelle école. Tout heureux de rencontrer Dee, la fille la plus populaire de sa classe, il ne s’inquiète pas des manigances et de la jalousie de ceux qui voient d’un mauvais œil l’amitié entre un garçon noir et une jolie blonde.

Quelques mots sur l’autrice :

Tracy Chevalier, née le 19 octobre 1962 à Washington, est une écrivaine américaine. Spécialisée dans les romans historiques, elle habite Londres depuis 1984 avec son mari et son fils.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier les Éditions Phébus pour l’envoi de ce roman. Un nouveau partenariat devrait voir le jour, je vous en parlerais prochainement. Il s’agit pour ma part d’une découverte de cette autrice américaine, j’en avais bien évidemment entendu parler grâce à son roman La jeune fille à la perle mais je ne l’avais jusqu’à présent jamais lu.

Je dois dire que j’ai été assez surpris par ce court roman, il s’agit d’une réécriture moderne de la pièce de William Shakespeare, Othello. J’ai trouvé cela super intéressant, dans la construction tout d’abord, cinq parties pour le roman pour cinq actes dans la pièce. Ensuite par les prénoms, Osei (Othello), Dee (Desdémone), Ian (Iago), Casper (Cassio) ou encore Mimi (Emilia). Mais ce que j’ai trouvé le plus bluffant c’est la transcription de cette pièce de théâtre dans une école primaire des années 1970 dans la banlieue de Washington D.C. et donc avec comme personnages principaux, des enfants.

C’est ce qui m’a vraiment plu dans ce roman et ce que je trouve être un coup de maître pour Tracy Chevalier. De plus, cela montre que les sujets du racisme, de la ségrégation raciale et du harcèlement sont et resteront malheureusement toujours d’actualité.

Donc dans Le Nouveau, nous avons donc Osei, un jeune Ghanéen débarquant vers la fin de l’année scolaire dans une école primaire de banlieue, il n’y a que des blancs dans cette école, et du coup ce jeune garçon doit faire face en plus d’être le nouveau à une sorte de racisme tout en sous-entendu. Heureusement pour lui, il y a une jeune fille, Dee, faisant fi de tous les préjugés et s’intéressant à lui pour ce qu’il est et non pas pour sa couleur de peau. Vous vous en doutez, cela ne va pas plaire du tout, que cela soit aux élèves mais également aux professeurs. J’ai aimé cette plongée dans les années 70, et les quelques lignes parlant du Black Power et du fait que les noirs, après des années et des années à subir commençaient à se mettre en avant et à se faire entendre.

L’histoire se passe en une seule journée et j’ai trouvé ça génial de suivre ces enfants, de voir leurs raisonnements et la complexité par certains moments de leurs réflexions. Nous avons tendance à penser que les drames sont réservés aux adultes, mais à leur niveau et avec leur regard d’enfant ces jeunes vivent aussi les drames de la jeunesse.

C’est pour moi, une très belle découverte, ce fut une lecture malgré le sujet qui m’a fait du bien et c’est ce que je recherche dans les livres. Je ne peux que vous conseiller cette lecture, mais pour ceux habitués à la plume de Tracy Chevalier, d’après ce que j’ai pu lire à droite et à gauche, c’est un roman à part.

Ma note : 10 / 10