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Quatre racines blanches

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Auteur : Jacques SAUSSEY

Editions : Les nouveaux auteurs

Genre : Polar

Titre : Quatre racines blanches

Quatrième de couverture :

Daniel Magne, officier de police à Paris, est en voyage professionnel au Québec. A peine arrivé, il est le seul témoin du meurtre d’un de ses collègues canadiens et de l’enlèvement d’une femme. Il se retrouve aussitôt désigné par la police québécoise pour traquer les assassins.

Peu après, le corps supplicié de la belle inconnue est découvert à l’entrée de la réserve mohawk de Kanawaghe sur la rive du Saint-Laurent.

Avec sa coéquipière et amante Lisa Heslin qui l’a rejoint, Magne se lance dans une enquête hors juridiction particulièrement périlleuse.

Sans le savoir, ils s’apprêtent à mettre les pieds sur le territoire de l’un des criminels les plus dangereux du Canada.

L’auteur, en quelques mots:

Né en 1961, Jacques SAUSSEY a commencé à écrire à l’âge de vingt-sept ans des nouvelles puis des romans policiers. Il est une nouvelle voix du polar français qui commence à prendre une belle ampleur, notamment avec le soutien de nombreux libraires.

Ma chronique :

Tout d’abord, je tiens à remercier Anthony de m’avoir proposé de chroniquer mes lectures via son blog. Je suis très touchée et j’espère être à la hauteur et de sa proposition, et de vos attentes  !

Il s’agit pour moi du premier roman que je lis de cet auteur.

Pourquoi l’avoir choisi ? Parce que j’avais eu de bons échos sur cet auteur, et parce qu’une bande d’un bleu électrique au bas de la page de couverture a particulièrement attiré mon attention… Il y était écrit : « UN NOUVEAU TALENT EST NÉ DANS LE POLAR…. Franck Thilliez ».

Pour la fan de polar et de thriller que je suis, il était impensable de passer à côté !

Et je n’ai pas été déçue. Quelle pépite !!

Dès la vingtième page, l’auteur met nos nerfs à rude épreuve avec un meurtre et un enlèvement.

A partir de ce moment, Daniel Magne va mener une enquête sous haute tension qui va le mener, lui et sa coéquipière, sur les traces d’un tueur sans aucune empathie ni sentiment pour ses victimes.

Qui est cette américaine dont le corps mutilé a été retrouvé à l’entrée de la réserve mohawk de Kanawaghe ? Pourquoi le tueur s’est-il ainsi acharné sur elle ?

Un début d’intrigue, un début de piste que nous livre Jacques Saussey :

« Il était encore trop tôt pour formuler une hypothèse mais la personnalité de cette femme prenait à présent un tout autre visage, et du statut de victime elle bifurquait lentement vers celui de point d’interrogation.

Voir de fouteuse de merde.

Car quelles qu’aient pu être les raisons qui avaient motivé sa présence à Montréal, l’Américaine avait visiblement très vite mis le feu à la poudre d’un canon dirigé droit sur sa propre tête. »

Mon avis :

J’ai adoré ce livre qui m’a tenue en haleine du début à la fin.

L’écriture est rythmée : pièges, poursuites, trafics en tous genres, rebondissements… le doute s’installe. Le suspense est inégalable !

Les personnages sont peu nombreux, et attachants. J’ai aimé le caractère bien trempé de Lisa, et l’assurance qui se dégage de Daniel.

Et pour finir, on ne peut pas lire ce livre sans parler du décor ! Le Québec, dépaysement total, la neige, ses habitants. Au fil du temps, j’entendais presque l’accent canadien bercer ma lecture !

Bref, vous l’aurez compris, je recommande ce livre à 100% !

Ma note :

10/10

 

Taqawan

taqawan

Auteur : Éric Plamondon

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Contemporain

Titre : Taqawan

Quatrième de couverture :

« Ici, on a tous du sang indien et quand ce n’est pas dans les veines, c’est sur les mains. » Le 11 juin 1981, trois cents policiers de la sûreté du Québec débarquent sur la réserve de Restigouche pour s’emparer des filets des Indiens mig’maq. Emeutes, répression et crise d’ampleur : le pays découvre son angle mort. Une adolescente en révolte disparaît, un agent de la faune démissionne, un vieil Indien sort du bois et une jeune enseignante française découvre l’immensité d’un territoire et toutes ses contradictions. Comme le saumon devenu taqawan remonte la rivière vers son origine, il faut aller à la source… Histoire de luttes et de pêche, d’amour tout autant que de meurtres et de rêves brisés, Taqawan se nourrit de légendes comme de réalités, du passé et du présent, celui notamment d’un peuple millénaire bafoué dans ses droits.

Quelques mots sur l’auteur :

Éric Plamondon est un écrivain québécois. Il est diplômé de l’Université Laval en 1992 en communication (journalisme) et en économie. Il fréquente l’Université du Québec à Montréal de 1993 à 1996 où il complète un mémoire de maîtrise qui traite du rapport entre science et littérature dans « Moby Dick » d’Herman Melville. Il vit en France depuis 1996, d’abord à Bordeaux puis aujourd’hui à Cenon.

Ma chronique :

Il y avait pas mal de temps que j’avais envie de lire ce roman que j’ai vu maintes et maintes fois sur les réseaux sociaux. C’est d’ailleurs certainement pour cela que j’en attendais beaucoup et qu’au final je reste assez septique sur cette lecture.

Éric Plamondon dans son roman traite d’un fait historique, La crise du saumon de Restigouche en Juin 1981 au Québec. C’est vraiment le fil conducteur de tout le livre. J’ai trouvé cela super intéressant, j’ai appris pas mal de chose sur un des sujets qui me fascine beaucoup, les amérindiens. De ce point de vue, j’ai trouvé ce livre très riche, il remonte l’histoire du Canada et du Québec, plus précisément de la Gaspésie. Il y a plusieurs chapitres sur des légendes Amérindiennes et sur le saumon. J’ai apprécié tout cela.

Mais voilà, je m’attendais à lire un roman, pas un documentaire. Alors, oui, dans les notes de l’auteur à la fin du livre, Éric Plamondon précise qu’il s’agit d’une fiction basée sur des faits réels. Oui, il vient y incorporé une histoire de viols et de commerce sexuel, mais j’ai trouvé que cela était trop bâclé par rapport à l’ensemble. Et c’est là que pour moi c’est dommage car cette partie était vraiment prometteuse, j’aurais aimé lire un vrai roman sur Océane et ce qu’elle a traversé et sur l’enquête qu’aurait menée ce vieil indien accompagné d’un garde-chasse démissionnaire suite aux actes ayant enclenché la crise du saumon.

Bref, je suis déçu par le roman, mais je suis ravi d’avoir appris plein de chose sur une partie du Québec et sur la tribu des Micmacs.

Ma note : 06 / 10