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L’abbé Grégoire s’en mêle

l'abbé grégoire

Autrice : Anne Villemin-Sicherman

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : L’abbé Grégoire s’en mêle

Quatrième de couverture :

Une nouvelle série, lauréate du prix Historia, et un nouveau détective : Augustin Duroch.
Le fonctionnaire Mendron est assassiné dans la diligence Paris-Metz. Les sept survivants ont interdiction de quitter la ville. Augustin Duroch, vétérinaire réputé pour sa rigueur scientifique, constate un empoisonnement. Lequel des sept voyageurs est l’assassin ? Augustin découvre que Mendron devait rejoindre secrètement Calonne, ancien ministre des Finances de Louis XVI.
Pourquoi Calonne, en exil, est-il si décrié ? Ce meurtre a-t-il un lien avec le sujet du concours de la Société royale des sciences et des arts de Metz proposé par l’abbé Grégoire, future figure de la Révolution : Est-il des moyens de rendre les juifs plus utiles et plus heureux en France ? L’abbé était proche de l’un des voyageurs de la diligence… Le mystère s’épaissit quand deux autres passagers de la voiture meurent à leur tour dans des conditions suspectes.

Quelques mots sur l’autrice :

Issue d’une famille de vétérinaires, Anne Villemin-Sicherman est médecin. Passionnée par le XVIIIe siècle, elle a créé une série de thrillers historiques Les enquêtes d’Augustin Duroch, qui nous plongent au cœur de la vie quotidienne sous l’Ancien Régime.

Ma chronique :

L’abbé Grégoire s’en mêle est le cinquième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives. Comme vous le savez je fait parti du Jury de ce prix et j’ai décidé de voter pour ce titre.

En effet, ce polar historique m’a beaucoup plu. Déjà l’époque choisie, la veille de la Révolution Française, j’adore. De plus cela ne se passe pas à Paris mais en province, dans l’est de France, ce qui donne un point de vu extérieur de la capitale très intéressant.

Tout commence par un meurtre dans une diligence et du coup nous avons dès le départ les potentiels coupables, les voyageurs venant de Paris, deux couples de marchands, un curé, un juif et un homme d’affaire dans la traite des nègres. Et c’est un vétérinaire qui est en charge de l’enquête, assez original.

Ce que j’ai apprécié le plus dans ce roman, c’est le savant mélange entre l’histoire avec un grand H et la fiction. Tout se mari à la perfection, ce n’est pas trop historique comme dans certains romans de ce genre, ce qui rend la lecture assez pénible et c’est un gros avantage. Il y a des personnages inventés qui viennent se mêlés à des personnes ayant vraiment existées et je trouve ça vraiment génial. De plus la fiction se mélange à l’Histoire à un rythme parfait. Plusieurs thèmes sont évoqués, forcément les prémices de la Révolution, mais également le sort des juifs à cette époque et l’esclavage.

Voilà, j’ai vraiment aimé ce roman et même si j’avais deviné le coupable avant la révélation finale, cela ne m’a pas gâché ma lecture.

Ma note : 09 / 10

# 186 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

Dur de reprendre le chemin du travail après un weekend ensoleillé pendant lequel j’ai profité à fond de la terrasse, de la piscine et du spa. Il reste à Ann’Gaëlle encore une semaine de vacances, souhaitons lui d’en profiter à fond. En tout cas très belle semaine à tout le monde.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

RevanBane :

l'abbé grégoire

L’abbé Grégoire s’en mêle de Anne Villemin-Sicherman

Une nouvelle série, lauréate du prix Historia, et un nouveau détective : Augustin Duroch.
Le fonctionnaire Mendron est assassiné dans la diligence Paris-Metz. Les sept survivants ont interdiction de quitter la ville. Augustin Duroch, vétérinaire réputé pour sa rigueur scientifique, constate un empoisonnement. Lequel des sept voyageurs est l’assassin ? Augustin découvre que Mendron devait rejoindre secrètement Calonne, ancien ministre des Finances de Louis XVI.
Pourquoi Calonne, en exil, est-il si décrié ? Ce meurtre a-t-il un lien avec le sujet du concours de la Société royale des sciences et des arts de Metz proposé par l’abbé Grégoire, future figure de la Révolution : Est-il des moyens de rendre les juifs plus utiles et plus heureux en France ? L’abbé était proche de l’un des voyageurs de la diligence… Le mystère s’épaissit quand deux autres passagers de la voiture meurent à leur tour dans des conditions suspectes.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

RevanBane :

les lumières de tel aviv

Les lumières de Tel-Aviv de Alexandra Schwartzbrod

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

le chuchoteur

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Revanbane :

arthur

Le Cycle de Pendragon, tome 3, Arthur de Stephen Lawhead

« Arthur n’est pas digne d’être roi. Pion de Merlin, il est de basse naissance. Inconstant, mesquin, cruel et stupide, c’est une brute ignorante et bornée. Les gens disent tout ceci, et bien pire encore, au sujet d’Arthur. Laissez-les faire. Quand tout est dit, quand tous les arguments sont épuisés, ce simple fait demeure : nous suivrions Arthur jusqu’aux portes de l’Enfer, et même au-delà, s’il le demandait. Montrez-moi un autre homme qui puisse se prévaloir d’une telle loyauté. «Cymbrogi», nous appelle-t-il : «compagnons de coeur». Cymbrogi ! Nous sommes pour lui le ciel et la terre. Et Arthur est pour nous tout cela… et bien davantage. Méditez cela. Réfléchissez-y longuement. Alors seulement, peut-être, commencerez-vous à comprendre l’histoire que je vais vous narrer… »

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

# 158 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Coucou tout le monde,

Dernier jour dans le bordelais avant de repartir dans nos contrées du centre de la France. Ce que cela fait du bien de changer d’air. Passez une belle journée les amis.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

l'abbé grégoire

Ma chère Éléonore,

Me voici exilé. Oui, exilé ! Je ne suis pas à Hannonville pour un séjour de loisir.
Une intrigue abominable a bouleversé mes espérances et malheureusement, je le crains, prépare la culbute générale ! Je suis renvoyé du ministère des Finances. La nouvelle est d’autant plus rude que le roi m’avait renouvelé deux heures auparavant l’assurance de le soutenir et de me faire triompher de mes ennemis ! Il avait même affirmé deux jours plus tôt : « Je veux qu’on sache que je suis content de mon contrôleur général ! » Et figurez-vous que la veille encore, un concours immense de courtisans s’était assemblé dans l’Oeil-de-boeuf, tous rangés en haie, et ils m’applaudissaient respectueusement ! La Fayette m’avait salué avec beaucoup d’empressement et m’avait fait sa cour, avant de faire un discours devant l’Assemblée des notables d’une rare virulence à mon égard.

Les gardiens de la lagune

les gardiens de la lagune

Autrice : Viviane Moore

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : Les gardiens de la lagune

Quatrième de couverture :

Une ancienne légende vénitienne raconte que, sous l’archipel, sommeille un monstre – dragon ou bête de l’Apocalypse – que seuls les gardiens de la lagune tiennent en respect…
Nous sommes en 1162, des ossements enfouis sous les décombres d’une église font ressurgir un passé que beaucoup auraient préféré garder secret… Quelques jours plus tard, un cadavre est retrouvé dans le canal du Rialto. Un meurtre qui entache le nom du doge Vitale Michiel II. Malédiction, crime politique ou vengeance ?
Hugues de Tarse aura besoin de toute sa sagacité et de celle d’Eleonor de Fierville pour comprendre à quel point les Vénitiennes jouent un rôle fatal dans cette sombre histoire d’amour, de jalousies et de haine.

Quelques mots sur l’autrice :

Viviane Moore est née en 1960 à Hong-Kong, d’un père architecte et d’une mère maître verrier. Elle débute sa carrière comme photographe à l’âge de dix-neuf ans. Elle devient ensuite journaliste indépendante, avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Elle vit aujourd’hui près de Versailles. Sa série de romans historiques mettant en scène le chevalier Galeran de Lesneven la fait rapidement connaître du grand public, un succès confirmé avec « La saga de Tancrède le Normand », dans la collection Grands détectives des Éditions 10/18. Après La Femme sans tête et L’Homme au masque de verre, Le Souffleur de cendres est le troisième roman d’un cycle consacré à l’alchimie.

Ma chronique :

Les gardiens de la lagune est le quatrième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives dont je fais parti du jury.

C’est un roman que j’ai lu assez vite, les chapitres sont plutôt courts et il y a un bon rythme. En écrivant cette chronique je me rend compte que l’histoire se passe sur à peine quatre jours donc effectivement il faut que cela soit rythmé peut être même un peu trop d’ailleurs.

Bon, je n’ai pas plus aimé que cela ce roman, j’ai trouvé le personnage principal Le Chevalier Hugues de Tarse très antipathique et imbus de lui-même, je ne me suis pas du tout attaché à lui, sa femme par contre j’ai bien aimé, mais elle  n’est pas assez mise en avant dans ce roman. C’est un peu de mon point de vu le problème de ce roman, il y a plusieurs personnages qui sont mis en avant, mais ce sont ceux avec lesquels j’ai le moins accroché, il y en a d’autres qui au contraire ont l’air vraiment intéressants mais qui sont pour le coup complètement mis de côté ce qui est dommage.

Quelque chose par contre de très positif avec ce roman et c’est ce qui le sauve, c’est Venise, on sent que l’autrice s’est bien renseignée sur le sujet et c’est un vrai plaisir de découvrir cette ville à cette époque ainsi que les us et coutumes, je me suis régalé, c’est d’ailleurs ce qui a sauvé ma lecture.

Si on parle de l’enquête en elle même, je dirais pffff rien de vraiment passionnant, on a l’impression que le chevalier mène son enquête mais qu’il sait déjà où cela va l’emmener donc il n’y a pas de rebondissement.

Vous l’aurez compris une lecture qui devrait vite passer aux oubliettes malgré un côté historique fort intéressant.

Ma note : 04 / 10

 

# 157 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour les amis,

J’ai fini hier soir tard le deuxième tome du Cycle de Pendragon, je viens donc partager ce matin avec vous un extrait de ma nouvelle lecture. Il s’agit du roman de Viviane Moore, Les gardiens de la lagune, roman en lice pour le Prix France Bleu Grands Détectives dont je fais parti du jury.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

les gardiens de la lagune

Quelques jours avaient passé depuis l’enterrement de Roberto Vitturi. La vie avait repris son cours à la Ca’ Vitturi, même si le climat y avait changé.

Jacopo Vitturi ne cachait plus ses divergences avec sa mère ; lui qui jusque-là jouait la séduction et le mensonge, il lui tenait tête, exigeant de gérer leur fortune, ce que refusait dame Ambrosia. Il l’accusait de dilapider leur argent pour la reconstruction de l’église, lui reprochait d’avoir vendu des terres et des salines au doge, son oncle.

Et puis, pour couronner le tout, il y avait eu cette convocation à comparaitre au château ducal, devant la Curia.

Depuis lors, Jacopo ne décolérait plus.

Angélus

angélus

Auteur : François-Henri Soulié

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : Angélus

Quatrième de couverture :

1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l’atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l’on nommera bientôt les  » Cathares « . Au grand scandale de l’Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
L’archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l’assassin. Les  » hérétiques  » désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

Quelques mots sur l’auteur :

François-Henri Soulié est un homme de théâtre aux multiples casquettes : écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène et scénariste. Il a reçu le Prix du premier roman du festival de Beaune en 2016 pour Il n’y a pas de passé simple, paru aux Éditions du Masque. Ce livre a inauguré la série des « Aventures de Skander Corsaro ».
François-Henri Soulié est l’auteur chez 10/18 d’une trilogie écrite à quatre mains avec Thierry Bourcy, qui nous fait voyager à travers l’Europe du début du XVIIe siècle : Le Songe de l’astronomeLa Conspiration du Globe et Ils ont tué Ravaillac.

Ma chronique :

Angélus est le troisième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives.

Alors, j’ai entamé cette lecture avec une certaine crainte, j’avais peur avec ce beau pavé de plus de 500 pages de tomber sur un roman hyper historique. Et au final, j’ai été agréablement surpris avec ce livre.

Plusieurs morts déguisés en anges dans des Abbayes vont être le fil rouge de ce roman. Trois personnages, Raimon de Termes, jeune chevalier nouvellement adoubé, Jordi de Cabestan, maître dans le taillage de pierre et Aloïs de Malpas fervente adepte de la Vrai Religion. Chacun d’eux, en partant d’un endroit différend vont se mettre à enquêter sur ces meurtres. Les chapitres alternent donc avec ces personnages, du coup nous avons trois points de vue et cela permet au roman d’être fluide et de ne pas lasser le lecteur. J’ai beaucoup aimé ces personnages, tous vrais, je n’ai eu aucune difficulté à m’attacher à eux.

Ce roman se passe en 1165, en Occitanie, entre Carcassonne et Narbone, quelques années après l’échec de la deuxième croisade et en pleine période d’expansion des Cathares, considérés comme des hérétiques par Rome. Ce qui constitue un autre point très intéressant de ce roman. J’ai toujours trouvé très intéressant tous ce qui touche à ce mouvement du coup j’ai été content d’en apprendre davantage. De plus j’ai bien aimé les petites guerres et manigances entre les abbés et l’archevêque de Narbonne.

Malgré quelques petites longueurs j’ai passé un très bon moment de lecture et surtout, je n’ai pas réussi à trouver le coupable avant la révélation ce qui est un gros plus pour ce genre de lecture.

Ma note : 08 / 10

 

# 145 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour tout le monde,

On se retrouve comme chaque mardi pour vous partager un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

angélus

Aloïs a détourné son regard vers la porte du fond. Elle sait bien que, derrière le panneau de bois, rien n’a bougé dans l’atelier de tissage. Meubles et objets y sont à leur place coutumière. La pièce d’étoffe qu’elle a abandonnée la veille l’attend toujours, tendue sur les barreaux de bois. Sa main, bientôt, va reprendre le geste interrompu, nouant la trame à la chaîne dans son va-et-vient monotone et rassurant. Ce soir, le pan de drap sera achevé. Peut-être aura-t-elle le temps, avant que le jour ait trop décliné, de monter une autre chaîne sur le métier. Mais l’impression du rêve effacé laisse traîner en elle comme une ombre sale qui fait tache sur ce jour naissant.

# 172 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Je sais que pour beaucoup en ce moment cela ne veut rien dire, mais pour moi j’ai un week-end de trois jours et cela fait du bien. De plus il fait un temps magnifique, je passe mon temps dehors sur la terrasse dans mon hamac à lire. Et vous que faites-vous pour vous occupez ? En tout cas prenez bien soin de vous et surtout restez chez vous.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

RevanBane :

la nuit du renard

La nuit du renard de Mary Higgins Clark

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

RevanBane :

angélus

Angélus de François-Henri Soulié

1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l’atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l’on nommera bientôt les  » Cathares « . Au grand scandale de l’Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
L’archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l’assassin. Les  » hérétiques  » désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

l'obscure clarté de l'air

L’obscure clarté de l’air de David Vann

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout restez chez vous !

 

La poule aux oeufs d’or

la poule aux oeufs d'or

Autrices : Claude Izner

Éditions : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : La poule aux oeufs d’or

Quatrième de couverture :

Paris 1923, les années folles. Engagé sur un tournage, le pianiste américain Jeremy Nelson découvre les coulisses du cinéma, sa faune truculente, ses techniciens, figurants et seconds couteaux. Autour de Cora Lee, la vedette, et de son amant, un énigmatique magicien, gravitent une scénariste à l’imagination débridée, un garçon de café misanthrope, un assistant décorateur obsédé par un prochain conflit mondial et un étrange marionnettiste. Et quel est le rôle de cette fillette qui saute à la corde rue des Petits-carreaux ? Entraîné à son corps défendant dans une succession de cambriolages, de disparitions et d’assassinats, Jeremy Nelson, secondé par son ami Sammy, va tout tenter pour contrer le maléfice qui s’abat sur les acteurs de cette distribution insolite.
Une nouvelle enquête du héros de Claude Izner qui compose une partition syncopée comme un ragtime.

Quelques mots sur les autrices :

Claude Izner est le pseudonyme de deux sœurs, Liliane Korb et Laurence Lefèvre. Liliane a longtemps exercé le métier de chef monteuse de cinéma, avant de se reconvertir bouquiniste sur les quais de  Seine, qu’elle a quittés en 2004. Laurence a publié deux romans chez Calmann-Lévy, Paris-Lézarde  en 1977 et Les Passants du dimanche en 1979. Elle est bouquiniste sur les quais. Elles ont réalisé plusieurs courts métrages et des spectacles audiovisuels. Elles écrivent ensemble et individuellement depuis de nombreuses années, tant pour la jeunesse que pour les adultes. « Les Enquêtes de Victor Legris » sont aujourd’hui traduites dans huit pays. Le premier titre de la série, Mystère rue des Saints-Pères, a reçu le prix Michel Lebrun en 2003. Sang dessus dessous est la réédition de leur premier roman policier à quatre mains, paru en 1999.
Avec Le Pas du renard, elles entament une nouvelle série à suspense mettant en scène le pianiste Jeremy Nelson dans le Paris des Années folles.

Ma chronique :

La poule aux oeufs d’or est le deuxième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives organisé en collaboration avec les éditions 10 / 18.

J’ai eu une bonne surprise avec ce titre, en le commençant, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais au final ce fut une lecture plutôt plaisante. Tout d’abord, le gros point positif de ce roman, c’est le Paris des années folles, la capitale est bien décrite, les descriptions des tenues et les dialogues m’ont carrément transportés dans ces années. En plus c’est une période que je connais peu et dont j’ai lu également peu de chose, du coup cela change et c’était fort agréable.

Les personnages, assez nombreux je dois dire sont tous attachants et rendent vraiment vivant ce roman. J’ai beaucoup aimé la petite Ginette ainsi que Sammy et LeChat. Ils naviguent tous les uns autour des autres et dans le milieu du cinéma. Je trouve qu’ils sont tous stéréotypés mais que cela donne du charme à ce roman, je n’ai eu aucun mal à me projeter. C’est un peu le genre de roman que l’on aimerait voir à l’écran.

Par contre, concernant l’intrigue que j’ai trouvé ça tarabiscotée. J’avoue que je n’ai pas tellement tout saisie au final. Cela part un peu dans tous les sens et même si je l’ai lu un peu à la manière d’un page-turner, à vouloir tout le temps envie de connaître la suite, au final j’ai un peu été déçu. Surtout que l’enquêteur ici est Jérémy Nelson, mais je n’ai pas trouvé qu’il faisait vraiment grand chose et que tout lui tombait un peu tout cru au fur et à mesure de l’avancée.

Bref, j’ai passé un bon moment, c’est une lecture divertissante mais qui ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable.

Ma note : 07 / 10

 

# 171 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

J’ai un petit coup de gueule ce matin … J’ai vu tout le weekend passer derrière chez moi plein de monde, des couples, des familles, des enfants … bref plein de monde, de plus quand je regarde les infos je me rend compte qu’il y a plein de gens dans les rues … Mais qu’ont-ils dans la tête ??? Le confinement n’est pas juste là pour faire joli, il y a un réel danger. Il est où le respect pour tout le personnel soignant et toutes les personnes qui chaque jour prennent des risques pour soigner ou nourrir la population ? Bordel, on vous demande de rester chez vous et bien vous y restez point. Quand j’entend que les départs en vacances sont interdits, mais sérieux il y en a qui avait l’idée de partir ??? Il y a des jours où je suis vraiment triste de voir ce qu’il se passe et de me rendre compte de la bêtise humaine. Bref, j’avais besoin de pousser ce coup de gueule… Maintenant partageons ensemble nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

RevanBane :

les années douces

Les années douces de Kawakami Hiromi

Tsukiko croise par hasard, dans le café où elle va boire un verre tous les soirs après son travail, son ancien professeur de japonais. Et c’est insensiblement, presque à leur cœur défendant, qu’au fil des rencontres les liens se resserrent entre eux. La cueillette des champignons. Les poussins achetés au marché. La fête des fleurs. Les vingt-deux étoiles d’une nuit d’automne… Ces histoires sont tellement simples qu’il est difficile de dire pourquoi on ne peut les quitter. Peut-être est-ce l’air du bonheur qu’on y respire, celui des choses non pas ordinaires, mais si ténues qu’elles se volatilisent quand on essaie de les toucher. Ce livre agit comme un charme, il capte en plein vol la douceur de la vie avant qu’elle ne s’enfuie.

Ma chronique ici

la poule aux oeufs d'or

La poule aux oeufs d’or de Claude Izner

Paris 1923, les années folles. Engagé sur un tournage, le pianiste américain Jeremy Nelson découvre les coulisses du cinéma, sa faune truculente, ses techniciens, figurants et seconds couteaux. Autour de Cora Lee, la vedette, et de son amant, un énigmatique magicien, gravitent une scénariste à l’imagination débridée, un garçon de café misanthrope, un assistant décorateur obsédé par un prochain conflit mondial et un étrange marionnettiste. Et quel est le rôle de cette fillette qui saute à la corde rue des Petits-carreaux ? Entraîné à son corps défendant dans une succession de cambriolages, de disparitions et d’assassinats, Jeremy Nelson, secondé par son ami Sammy, va tout tenter pour contrer le maléfice qui s’abat sur les acteurs de cette distribution insolite.
Une nouvelle enquête du héros de Claude Izner qui compose une partition syncopée comme un ragtime.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

RevanBane :

la nuit du renard

La nuit du renard de Mary Higgins Clark

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

angélus

Angélus de François-Henri Soulié

1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l’atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l’on nommera bientôt les  » Cathares « . Au grand scandale de l’Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
L’archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l’assassin. Les  » hérétiques  » désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout restez chez vous !