Archives du mot-clé post-apocalyptique

IO

io

Réalisation : Jonathan Helpert

Acteurs principaux : Margaret Qualley, Anthony Mackie, Danny Huston

Date de sortie en France : 18 janvier 2019 sur Netflix

Synopsis :

Dans un futur proche, un cataclysme a rendu l’atmosphère terrestre irrespirable pour les êtres humains. Sam, une des dernières survivantes, se bat pour trouver un moyen de respirer à nouveau et sauver l’humanité qui a fui vers une colonie lointaine dans l’espace. Mais sa détermination est mise à rude épreuve lorsqu’elle fait la rencontre de Micah, un autre survivant au passé douloureux. Elle va devoir décider entre prendre la dernière navette qui décolle bientôt pour cette colonie, ou alors, rester seule, à ses risques et périls, pour la survie de la planète Terre.

Ce que j’en ai pensé :

Me revoici aujourd’hui pour vous parler du film que je viens de visionner sur Netflix, j’ai bien aimé hier vous parler de A star is born alors je compte bien vous partager mes avis sur des films plus souvent.

Aujourd’hui, j’ai visionné IO, le nouveau film sorti sur Netflix il y a quelques jours. Je suis abonné à cette plateforme depuis des années, j’adore et y passe relativement pas mal de temps, surtout quand ma femme bosse le week-end comme c’est le cas celui-ci. Je trouve que en plus de proposer un grand nombre de séries, leur contenu original est vraiment très intéressant par la diversité des genres proposés et par la qualité des films, je pense que sans Netflix plusieurs films n’auraient jamais vu le jour ce qui est vraiment dommage.

Je pense que vous aurez l’occasion d’apprendre à me connaitre dorénavant à travers les films dont je vous parlerais sur le blog ce qui est pour moi assez intéressant, car cela fait à un niveau moindre que la lecture mais quand même partie de moi.

Donc pour en revenir à ce film, IO, il s’agit d’un film de science-fiction avec un sujet d’anticipation post-apocalyptique. Il fait résonnante avec les débats et l’actualité climatique du moment. En gros, la terre se venge de l’être humain, en rendant la surface terrestre quasiment inhabitable pour toutes espèces vivantes. Les humains se sont donc réfugiés dans une colonie près de Jupiter et ils partent à la recherche d’un nouvel Eden (je dirais pour le détruire, vu que l’on ne sait faire que ça). De cette colonie et de ces humains, à part quelques échanges radio et par mail, nous n’en savons pas plus dans le film. Nous suivons par contre Sam Walden, une scientifique restée sur Terre pour trouver une solution pour rendre la planète vivable. Elle sera rejointe rapidement par Micah, lui aussi resté sur Terre mais qui a l’ambition de rejoindre les colonies grâce aux dernières navettes quittant la planète.

Ce n’est pas un film rempli d’action, le rythme est plutôt lent et il y a réellement que deux personnages. Mais tout cela fait que j’ai apprécié cette ambiance pesante. Le réalisateur a pris le parti de donner un point de vu extrêmement négatif. Le film n’est pas très long ce qui fait que cela ne vient pas rendre le visionnaire ennuyant.

J’ai particulièrement apprécié le jeu de Margaret Qualley, je ne la connaissais absolument pas mais je vais la suivre, elle est pleinement dans son rôle et fait passer beaucoup d’émotions.

La fin du film est très originale car elle laisse aux spectateurs deux possibilités, selon l’optimisme ou le pessimisme de la personne qui regarde. Le film étant sorti très récemment, je n’ai pas envie d’en dire trop, mais par contre je serais vraiment curieux de partager avec ceux qui le regarderont.

dims.jpg

Dans la forêt

dans la foret

Auteur : Jean Hegland

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : Dans la forêt

Quatrième de couverture :

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

Quelques mots sur l’auteur :

Jean Hegland est née en 1956 dans l’Etat de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur et se lance dans l’écriture. Son premier roman, Dans la forêt, paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd’hui au milieu des forêts de Caroline du Nord et partage son temps entre l’apiculture et l’écriture.

Ma chronique :

Me voilà à chronique, un nouveau roman de la maison d’éditions Gallmeister, et encore une fois, je suis tombé sous le charme d’une autre de leur parution. En même temps, il est pour moi impensable de ne pas apprécier ce roman de Jean Hegland.

C’est un roman post-apocalyptique, ce qui pourrait être le thème principal de ce livre, mais en fin de compte pas du tout, cela plante juste le décor, et peu à peu on oubli ce thème, on oubli le pourquoi et le comment et on oubli le monde. Oui, on oubli le monde, la société, les gens, pour se concentrer sur trois personnages, Nell et Eva, deux sœurs orphelines, et la Forêt, avec un F majuscule, car dans ce roman, pour le clin d’œil à Nell, ce n’est pas comme le cite notre encyclopédie, Wikipédia, une étendue boisée relativement grande, constituée d’un ou plusieurs peuplements d’arbres, arbustes et arbrisseaux, et aussi d’autres plantes indigènes associées, mais un personnage, qui va par moment, être attachant, par d’autres angoissant, on va l’aimer comme la détester pour en fin de compte se rendre compte qu’elle est là et que c’est le plus important.

Ce roman, est raconté par Nell, à la manière d’un journal intime, mais il n’y a aucun reperds temporel, et nous suivons les pensées, les souvenirs, les peurs et les joies de la jeune fille, ainsi que celles de sa sœur à travers son regard. C’est l’histoire de deux sœurs qui s’aiment d’un amour inconditionnel, ce qui ne va pas les empêcher de ne pas toujours être d’accord et d’entrer dans de violents conflits, mais en fin de compte, l’amour fraternel est plus fort que tout et elles se retrouvent indubitablement.

C’est un roman bouleversant, qui a selon moi tout pour devenir, un chef d’oeuvre, un incontournable de la littérature, qui peu et qui doit être lu par tous, car il est une vrai leçon de vie. Il est également un rappel de ce que peu provoquer notre monde capitaliste et notre société de consommation. Car, ce livre a beau être écrit en 1996, et sans que l’auteur nous explique vraiment pourquoi, le monde est dans un état post-apocalyptique, sans électricité, sans internet, sans essence … , elle nous donne quand même plusieurs explications possibles, les guerres, les catastrophes naturelles, les maladies … Si l’on ne porte pas tous des œillères, et que l’on regarde notre monde dans l’état qu’il est actuellement, on peut se poser la question : Est-ce que ce qui est décrit dans ce livre peut se produire pour de vrai ?

L’énorme point fort de ce roman, est donc le lien qu’entretiennent Nell et Eva avec la Forêt, et la Nature, j’adore le côté Nature-Writing de ce livre et le changement dans la façon de vivre des deux sœurs, grâce à ce que la Forêt offre … mais attention ce qu’elle offre, elle peut aussi le reprendre …

Dans tous les cas, encore un coup de cœur pour moi, encore un grand Gallmeister. Je vous encourage tous à lire ce fabuleux roman qui sans aucun doute ne vous laissera pas insensible et vous marquera, comme moi, pour longtemps.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur