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The Main

Auteur : Trevanian

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : The Main

Quatrième de couverture :

Années 1970, Montréal. La « Main », autre nom du boulevard Saint-Laurent, est la colonne vertébrale d’un quartier où prostituées, escrocs minables et clochards cohabitent avec les ouvriers et les immigrants. Bourdonnante d’accents divers, mouvante et bruyante comme la foule qui s’y presse, la Main connaît aussi son lot de crimes. Depuis trente ans, le lieutenant Claude LaPointe la parcourt en veillant jalousement sur “son” quartier. Accompagné d’un jeune policier qui s’étonne de ses méthodes peu orthodoxes, LaPointe enquête sur un meurtre. Une affaire d’apparence banale qui le conduira face à ses propres démons et le poussera peut-être à accepter l’inacceptable.

Quelques mots sur l’auteur :

Écrivain inclassable, échappant à toute catégorisation, Trevanian est autant une légende qu’un mystère. Un auteur sur lequel les rumeurs les plus incroyables ont circulé et qui a attisé la plus folle curiosité du monde littéraire. Un écrivain sans visage dont les livres se sont vendus à plus de cinq millions d’exemplaires et ont été traduits en près de quinze langues sans qu’il ait jamais fait de promotion.

Tout commence par la parution de La Sanction en 1972, succès planétaire qui sera adapté au cinéma trois ans plus tard par Clint Eastwood. Le film connaîtra le même retentissement que le livre, mais toujours aucune trace du romancier : le livre a été publié sous l’anonymat le plus complet et à aucun moment l’écrivain ne dissipe le mystère.

Un an plus tard, Trevanian donne une suite à La Sanction avec L’Expert. Même succès, même silence de l’auteur.

Après trois années d’absence, Trevanian publie un roman policier dont l’action se situe au Canada, The Main. À cette période, Trevanian a eu un corps. Celui d’un Texan qui faisait des apparitions lors de cocktails littéraires. Il s’avérera être un imposteur, de mèche avec le véritable Trevanian.

En 1979, pour le lancement de Shibumi, Trevanian accepte de donner une interview par téléphone et de lever un tant soit peu le voile sur ses inspirations et ses goûts littéraires – toujours sans révéler son identité. En 1983, il publie L’Été de Katya. À l’occasion de la parution de ce livre, qui tranche radicalement avec les précédents ouvrages, un article du Washington Post révèle qui se cache derrière Trevanian, et l’éditrice du Who’s Who in America renchérit : elle indique que le véritable auteur s’appelle Rodney Whitaker, qu’il est né au Japon en 1925, est titulaire d’un doctorat en communication et a été professeur à l’université du Texas.

Bien que l’auteur véritable ait été découvert, cela n’empêche pas le mythe de perdurer au rythme des parutions sporadiques de Trevanian : à la toute fin des années 1990, la rumeur court qu’il est mort (il l’avait déjà été en 1987), mais il publie bientôt un recueil de nouvelles.

À la publication d’Incident à Twenty-Mile, en 1998, le créateur de cet étrange auteur, dont tout le monde semble vouloir nier l’existence, se livre enfin dans deux entretiens réalisés par fax. Et le jour où le monde découvre qui se cache derrière Trevanian se révèle un autre mystère : celui de son créateur, Rodney Whitaker. Un écrivain protéiforme et inclassable qui aura écrit des ouvrages sur le cinéma et d’autres romans et nouvelles, sous son propre nom, sous le pseudonyme de Trevanian, mais également sous ceux de Benat Le Cagot (le nom d’un personnage de Shibumi), Nicolas Seare, Edoard Moran ou Jean-Paul Morin.

Il révèle que tous les pseudonymes qu’il utilise sont d’abord des personnages qu’il a lui-même créés. Après avoir eu l’idée du livre, Whitaker invente l’auteur le mieux à même de raconter l’histoire, lui donnant la voix, le style, le passé, le milieu social, tout ce qui fait de lui le meilleur écrivain pour ce texte précis. La clé du mystère Trevanian est là : ce besoin éperdu de liberté dans la création littéraire, le refus d’être associé à un nom de plume – en particulier pour pouvoir aborder tous les genres, toutes les histoires possibles -, l’’écriture avant tout.

À la question de son refus de se montrer, il répond : “Je préfère la dignité à la richesse.”

Depuis cette longue explication par fax, des éléments biographiques concernant Whitaker sont apparus. Né en 1931 à Granville, dans l’État de New York, il passe son enfance entre les côtes Est et Ouest des États-Unis. Une partie de sa famille a des origines indiennes du Canada. Il effectue son service militaire dans l’US Navy en Corée et au Japon, de 1949 à 1953. À son retour d’Asie, il s’inscrit à l’université de Washington pour y suivre des études de théâtre, avant d’obtenir un doctorat en communication à l’université Northwestern. Il enseigne la mise en scène au Dana College à Blair, dans le Nebraska, puis devient professeur associé à l’université du Texas, à Austin – département cinéma.

En 1970, il obtient le Esquire Magazine’s Publisher’s Award pour un moyen métrage, coécrit et codirigé avec Richard Kooris, intitulé Stasis et adapté de la nouvelle de Sartre, Le Mur. La même année, il publie sous son vrai nom The Language of Film, un essai sur le cinéma, avant de s’atteler au roman qui fera connaître Trevanian dans le monde entier.

Au milieu des années 1970, après avoir quitté l’université du Texas, il devient professeur à l’université Bucknell, en Pennsylvanie, ainsi qu’au Emerson College, à Boston, avant de quitter définitivement les États-Unis et de partager son temps entre la France, dans un petit village basque du nom de Mauléon, et l’Angleterre, à Dinden, dans le Somerset. Il y passera le reste de sa vie avec sa femme, rencontrée à Paris, et ses quatre enfants. Il meurt en 2005.

Ma chronique :

Nouvelle chronique pour #lemoisamericain , cette fois avec pour le thème polar / thriller, le roman de Trevanian, The Main. J’avais déjà lu Shibumi de cet auteur, un roman que j’avais énormément aimé. Trevanian m’intrigue particulièrement, les mystères l’entourant donnent envie de découvrir son œuvre. De plus, des copines sur Instagram ne le porte absolument pas dans leur cœur entre autre car pour elles, il serait sexiste. Il faut avouer que c’est un peu (beaucoup diraient-elles) le cas dans Shibumi. J’ai donc souhaité me faire une autre opinion en lisant un autre de ses romans.

Bon, je dois dire que j’ai eu du mal à rentrer dans cette histoire, j’ai trouvé l’écriture très lourde, surtout au début, ce qui n’aide pas le lecteur à s’immerger. Beaucoup de descriptions, longues, répétitives et par moment des divagations qui ne me permettaient pas d’entrer dans ce roman. Maintenant que je l’ai terminé, je peux dire que même si c’est un point négatif car potentiellement des lecteurs peuvent abandonner, cela sert l’histoire et vient donner une épaisseur au quartier – The Main est un quartier multi-ethnique de Montréal – cela vient poser le climat et l’ambiance des rues.

The Main est un roman policier, il y a un meurtre, un flic qui enquête et etc … Mais, j’ai l’impression que ceci est un peu un prétexte à plus grand. Car au final, ok il y a LaPointe, le flic que j’ai bien aimé d’ailleurs – un peu torturé, de la vieille école … – mais le personnage principal c’est bien La Main. Trevanian se sert comme prétexte le meurtre pour parler d’un quartier où le brassage ethnique est immense et pour confronter la pauvreté et la misère au monde politique et plus bourgeois. Il dénonce dans son roman le traitement que peuvent subir ces quartiers qui sous prétexte d’amélioration de qualité de vie ou autre sont détruits et leurs habitants relogés avec des loyers bien plus élevés que ceux qu’ils pouvaient avoir précédemment.

Pour en revenir à l’enquête, j’ai bien aimé le duo LaPointe et le petit jeune qu’on lui refourgue. Les balades à pied dans La Main à la recherche de suspects et de portes à franchir pour découvrir d’autres indices sont géniales et parfois pleine d’humour. La révélation finale, même si je ne m’y suis pas attendu ne m’a procuré aucune sensation particulière. Comme j’ai pu le dire plus haut, c’est juste un prétexte.

Voilà donc un roman dont le rythme lent pourrait perdre plus d’un lecteur mais qui se révèle être bien plus qu’un polar.

Ma note : 07/10

L’île des âmes

Auteur : Piergiorgio Pulixi

Édition : Gallmeister

Genre : Policier

Titre : L’île des âmes

Quatrième de couverture :

Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme. 

La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venues du fond des âges.

Quelques mots sur l’auteur :

Piergiorgio Pulixi est né en 1982 à Cagliari dans le sud de la Sardaigne. Il a été libraire avant de se consacrer à l’écriture. Après une expérience d’écriture collective de romans noirs, il s’est lancé dans une saga policière en 4 volumes, primée par le prix Glauco Felici et le prix Garfagna. Il est aussi l’auteur d’une série intitulée I canti del male (Les Chants du mal). L’Île des âmes est son dernier roman, publié en 2019 par Rizzoli, et le premier traduit en France.

Ma chronique :

L’île des âmes est un roman qui me tentait depuis sa sortie, alors quand j’ai appris que Piergiorgio Pulixi venait sur Orléans pour présenter ce roman, c’était l’occasion pour l’acheter. En tout cas première rencontre auteur depuis la Covid-19 et je peux vous dire que c’est génial de pouvoir de nouveau profiter de ces moments. La rencontre s’est déroulée à la Librairie Chantelivre et s’est super bien passée, j’ai même eu l’occasion d’échanger quelques mots avec Benjamin Guérif, l’éditeur de la collection Totem.

Pour en revenir à L’île des âmes, c’est un roman policier, certain dirait ethno-polar (j’avoue je ne connaissais pas ce terme) qui se passe en Sardaigne. C’est le second roman italien édité par Gallmeister, après Un jour viendra de Giulia Caminito. Il s’agit, comme précisé sur la quatrième de couverture, de la première enquête d’un duo d’enquêtrices, Mara Raice et Eva Croce. J’ai adoré ce duo, elles sont tellement différentes l’une et de l’autre, mais aussi tellement complémentaire. Mara est originaire de Sardaigne, tandis que Eva est une continentale. Le franc parlé de la première et le lourd passé de la seconde apportent beaucoup au roman.

Il y a quelque chose de mystérieux avec ce roman, mystérieux et violent de part les meurtres qui sont décris. C’est assez sombre mais c’est très bien nuancé par la beauté des paysages sauvages de la Sardaigne décris par Piergiorgio Pulixi. J’ai beaucoup aimé cette double histoire, avec d’un côté l’enquête et de l’autre le côté mythologique très présent. C’est une enquête prenante que j’ai eu dû mal à lâcher. Il y a beaucoup de tension dans ce roman, d’une part dans la pression ressentie par les enquêtrices, d’autre part par cet ancien flic très malade et complètement obnubilé par ces meurtres sacrificiels et surtout par le fait que nous en tant que lecteurs nous connaissons la vérité et que nous attendons Le moment où cela va basculer.

Voilà donc un roman que j’ai beaucoup apprécié, un duo d’enquêtrices très original que j’ai hâte de retrouver dans d’autres enquêtes. J’ai appris beaucoup de chose sur la Sardaigne et sa mythologie ce qui est juste top. Gallmeister nous a encore dégoté une belle pépite avec ce roman de Piergiorgio Pulixi.

Ma note : 10/10

Dans la vallée du soleil

Auteur : Andy Davidson

Édition : Gallmeister

Genre : Encore à déterminer

Titre : Dans la vallée du soleil

Quatrième de couverture :

Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l’espoir toujours déçu d’apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s’affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l’aide à remettre d’aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l’importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n’est pas ce qu’il prétend.

Quelques mots sur l’auteur :

Andy Davidson a grandi dans l’Arkansas, et vit avec sa femme et ses chats en Géorgie, où il enseigne l’anglais à l’université. Dans la vallée du soleil, son premier roman, a été finaliste du Bram Stoker Award aux États-Unis, et son écriture a été comparée à celle de Flannery O’Connor, Cormac McCarthy, Daniel Woodrell ou encore Neil Gaiman.

Ma chronique :

Voilà, je vous présente aujourd’hui le troisième titre phare de la rentrée littéraire de chez Gallmeister. Je les remercie encore une fois pour leur confiance et pour l’envoi de ce roman.

Alors… Comment vous dire ??? Ce roman… Je ne sais pas trop par où commencer. Déjà, comme vous avez pu le voir un peu plus haut dans la présentation, j’ai bien été embêté pour identifier son genre, du coup vu que je ne sais toujours pas j’ai préféré ne pas en mettre. Qu’il est étrange ce roman, le premier de Andy Davidson, ça promet pour les prochains… Dans la vallée du soleil est vraiment, mais vraiment particulier, c’est je trouve un peu un ovni dans le catalogue de Gallmeister. Mais ne vous y tromper pas, il est très bon et il y a toute sa place.

Avec Dans la vallée du soleil, nous flirtons avec différents genre, western, policier, surnaturel, fantastique, noir… et j’en passe. Je dois avouer que j’ai eu dû mal à rentrer dans cette histoire, j’étais perdu, le côté surnaturel m’a surpris et je n’osais y croire… Était-ce de la folie ? Ben certainement mais pas que… Du coup, une fois que j’ai eu accepté l’étrange, je me suis laissé embarquer dans ce roman qui au final tient vraiment la route et qui s’enchaine parfaitement.

Je trouve qu’il y a un petit côté Edgar Allan Poe dans la plume de Andy Davidson, j’ai vraiment hâte de lire d’autres avis sur ce roman. En tout cas pour ma part j’ai bien aimé, c’est noir comme j’aime. Le décor est planté au Texas, un motel qui a l’air paumé tout ce que j’aime. Des personnages peu nombreux mais des relations humaines fortes et une atmosphère oppressante font de ce roman une très belle lecture.

Ma note : 09 / 10

La nuit du renard

la nuit du renard

Autrice : Mary Higgins Clark

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Policier

Titre : La nuit du renard

Quatrième de couverture :

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

Quelques mots sur l’autrice :

D’abord secrétaire puis hôtesse de l’air, ce n’est qu’au décès de son mari que Mary Higgins Clark se lance dans la rédaction de scripts pour la radio. Son premier ouvrage est une biographie de George Washington. Elle décide ensuite d’écrire un roman à suspense, La Maison du guet, son premier best-seller. Encouragée par ce succès, elle continue à écrire tout en s’occupant de ses enfants. En 1980, elle reçoit le Grand prix de littérature policière pour La Nuit du renard. Mary Higgins Clark a écrit alors un roman par an, toujours accueilli avec le même succès par le public. Elle décéde le vendredi 31 janvier 2020 à l’âge de 92 ans.

Ma chronique :

Il est assez rare que je lise une seconde fois des livres, mais celui-ci fait parti des lectures ayant marquées mon adolescence et vu que je suis tombé dessus il y a pas longtemps en librairie je suis content qu’il rejoigne ma bibliothèque.

Une histoire bien pensée, un suspens haletant font de ce livre un grand roman. Je n’ai pas lu beaucoup de Mary Higgins Clark mais celui-ci est mon préféré. Une course contre la montre pour empêcher un potentiel innocent de passer sur la chaise électrique et pour retrouver un jeune garçon kidnappé par un fou, cela donne un véritable page-turner que j’ai dévoré en l’espace de deux jours.

J’ai beaucoup aimé la trame chronologique utilisée ici par l’autrice cela a rendu ma lecture encore plus addictive. C’est un vrai bon roman policier qui il est vrai est marqué par son âge, plus de trente ans, mais qui néanmoins a très bien vieilli. J’ai apprécié les interrogations que ce roman apporte sur la peine de mort aux États-Unis ainsi que les divergences que cela amène.

J’ai passé encore une fois un très bon moment de lecture avec ce roman qui reste une référence dans le genre.

Ma note : 09 / 10

Le dernier baiser

Le dernier baiser

Auteur : James Crumley

Édition : Gallmeister

Genre : Policier

Titre : Le dernier baiser

Quatrième de couverture :

Sughrue, détective privé, doit retrouver Trahearne, un écrivain parti écluser les bars en délaissant ex-épouse, femme et mère. Il finit par le dégoter dans un bistrot. S’étant découvert le même penchant pour l’alcool, les deux hommes repartent à la recherche de Betty Sue, la fille de la patronne, qui n’a pas réapparu depuis dix ans. Ils emmènent dans leur périple Fireball, un bouledogue amateur de bières. Ils mènent la belle vie, mais toujours point de Betty Sue, qui semble avoir mal tourné…

Quelques mots sur l’auteur :

James Crumley est né à Three Rivers au Texas en 1939. Il sert deux ans dans l’armée, aux Philippines, puis continue ses études et sort diplômé de l’Université de l’Iowa. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus et où il côtoiera notamment Richard Hugo et James Lee Burke. Peu après son arrivée à Missoula, en 1969, il écrit son premier roman, Un pour marquer la cadence, avec comme toile de fond la guerre du Viêt Nam.

Ma chronique :

Je tiens encore une fois à remercier les éditions Gallmeister pour me permettre de découvrir, de lire et de chroniquer leurs publications. Voilà donc un nouveau Totem, un James Crumley, mettant en scène un nouveau détective, C.W. Sughrue. Alors après, Fausse piste et La danse de l’ours deux aventures de Milo Milodragovitch, j’ai fait la connaissance de ce Sughrue.

Dans Le dernier baiser, nous partons donc à l’aventure sur les traces d’un écrivain alcoolique puis à la recherche de la fille d’une tenante d’un bar disparue depuis dix ans. Alors même si Sughrue est du même style de détective privé que Milodragovitch, complètement à la ramasse, totalement looser et fatalement alcoolique. Il enchaîne les bières et les whiskys autant et aussi vite que nous nous avalons nos livres.

Alors en ce qui concerne l’intrigue, j’ai trouvé que c’était plutôt bien ficelé, vraiment dans la veine des autres romans de Crumley. Dans celui-ci par contre, plusieurs fois je me suis dis que voilà tout était résolu … Mais non, Crumley, nous entraîne encore un peu plus loin dans son imagination un peu folle. Alors oui, par moment j’ai trouvé que c’était un peu téléphoné, qu’il additionnait tous les ingrédients des films policier américains un peu bateau tel que un gang mafieux, une communauté hippie, une entreprise de films porno à très petit budget … Mais Crumley avec sa plume acérée arrive à rendre cela palpitant et bien rythmé. Et franchement, partir dans une sorte de road trip avec un vieil écrivain en manque d’inspiration, un détective à la ramasse et un gros pitbull en sachant que tous les trois sont plus alcooliques les uns que les autres, même le chien, vous m’avez bien lu 😉 c’est grave le pied, le nombre de fois où je me suis mis à rire pendant ma lecture …

Quant à Sughrue, j’adore ce type de personnage, complètement ravagé par la vie, ancien combattant de la guerre du Vietnam, accro à la drogue, à l’alcool et aux femmes. C’est lui qui est le narrateur de ce roman ce qui est un vrai plus. Mais j’avoue que j’ai une préférence pour Milodragovitch qui est pour moi encore plus fracassé et qui va encore plus loin dans la folie.

Voici encore un très bon polar nord américain que nous offre Gallmeister, alors si vous aimez le genre ou si vous aimez James Crumley, il ne faut pas hésiter à dévorer ce roman.

Ma note : 08 / 10

L’Artiste

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Auteur : Antonin Varenne

Édition : La Manufacture de Livres

Genre : Policier

Titre : L’Artiste

Quatrième de couverture :

2001. Les nuits parisiennes voient naître un nouveau monstre. Un serial killer s’en prend aux artistes, transformant chacune de ses scènes de crime en oeuvre mêlant esthétisme et barbarie. L’inspecteur Heckmann, flic vedette du moment, se retrouve en charge de cette très médiatique affaire et se lance dans la traque. Mais bientôt il lui semble que tous ces crimes ne sont qu’un moyen pour le tueur de jouer avec lui…
Avec ce roman policier, Antonin Varenne révèle une fois de plus son incroyable talent à nous entraîner dans une course infernale où ses personnages doivent lutter contre leurs propres démons autant que contre le fracas du monde.

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Paris en 1973, Antonin Varenne n’y restera que quelques mois avant d’être enlevé par ses parents pour vivre aux quatre coins de France, puis sur un voilier. Il n’y reviendra qu’à vingt ans, pour poursuivre des études à Nanterre. Après une maîtrise de philosophie (Machiavel et l’illusion politique), il quitte l’Université, devient alpiniste du bâtiment, vit à Toulouse, travaille en Islande, au Mexique et, en 2005, s’arrime au pied des montagnes Appalaches où il décide de mettre sur papier une première histoire. Revenu en France accompagné d’une femme américaine, d’un enfant bilingue et d’un chien mexicain, il s’installe dans la Creuse et consacre désormais son temps à l’écriture.

Ma chronique :

Première chronique dans le cadre de mon nouveau partenariat avec la maison d’éditions La Manufacture de Livres. Je tiens sincèrement à remercier Marie-Anne Lacoma ainsi que toute l’équipe pour leur confiance.

L’Artiste est donc un roman policier. J’ai trouvé ce roman très bien écrit, la plume d’Antonin Varenne est très soignée et assez incisive. Il y a quelque chose de très intelligent dans la manière qu’est écrit ce roman. Nous avons là un bon polar parisien sur le thème de l’art. Un thème présent forcément tout le long, même si j’aurais aimé rentrer plus dans ce milieu, les expositions et autres vernissages sont seulement évoqués, c’est dommage.

Par contre, j’ai juste adoré les personnages présents dans ce roman, il ont tous de très bons profils psychologiques, ils sont sombres, cela m’a rappelé quelques bons polars américains. Le flic, personnage principal est excellent par la noirceur qui l’habite, par la dualité qui est la sienne, vouloir absolument faire ce qu’il croit être le mieux pour faire souffrir son père mais cela en s’empêchant de vivre pleinement ses rêves. C’est un mec qui est complètement désabusé par le système et qui va trouver à travers un vieux médecin et un gars aussi paumé que lui, une sorte d’amitié qui va le pousser vers la lumière.

En ce qui concerne l’intrigue, elle démarre plutôt très fort, puis ensuite j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs venant alourdir ma lecture. Par contre à un moment, tout s’accélère et là franchement c’est le pied, j’ai trouvé cela génial, toujours en gardant cette même qualité d’écriture, le rythme s’envole pour emmener le lecteur où il était prévu dès le départ de l’amener. Le final est juste terrible, j’ai été surpris par pas mal d’éléments ce qui est toujours un vrai plus dans ce genre de roman.

Alors, comment ne pas vous conseiller ce roman, un roman policier français dans la même lignée que les polars américains, c’est sombre, c’est noir et bien, moi j’aime çà.

Ma note : 08 / 10

 

La danse de l’ours

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Auteur : James Crumley

Édition : Gallmeister

Genre : Policier

Titre : La danse de l’ours

Quatrième de couverture :

L’ancien détective privé Milo Milodragovitch s’est assagi : délaissant les drogues, il limite désormais ses vices à l’alcool et s’est trouvé un job paisible d’agent de sécurité à Meriwether, Montana, en attendant de pouvoir toucher l’héritage parental le jour de ses cinquante-deux ans. Quand une riche vieille dame, ancienne maîtresse de son père, vient remuer de vieux souvenirs et lui confier une enquête si facile qu’elle ne semble pas justifier ses généreux émoluments, l’aubaine est trop alléchante pour pouvoir résister. Mais ce qui devait n’être qu’une mission de routine ne tarde pas à exploser en tous sens et se transforme en une course frénétique entre voitures en feu, lancers de grenades, tirs de mitrailleuses et rails de cocaïne.

Quelques mots sur l’auteur :

James Crumley est né à Three Rivers au Texas en 1939. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus. Peu après son arrivée à Missoula, en 1969, il écrit son premier roman, Un pour marquer la cadence, avec pour toile de fond la guerre du Vietnam. En 1975, il écrit Fausse piste, premier roman d’une saga mettant en scène Milo Milodragovitch, un privé mélancolique survivant de la guerre de Corée. James Crumley est aujourd’hui considéré par ses pairs comme un des plus grands auteurs de polar. Il décède en 2008.

Ma chronique :

Encore une fois merci aux éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman de James Crumley paru le 1 novembre dans la collection America. La danse de l’ours est la deuxième aventure de Milo Milodragovitch après Fausse piste dont vous pouvez retrouver ma chronique ici.

Après avoir beaucoup aimé Fausse piste quel ne fut pas mon plaisir de retrouver ce cher Milo dans cette nouvelle aventure qui on peu se le dire lui est tombé dessus comme un cheveu sur la soupe et je pense qu’il s’en serait bien passé. Cette enquête pleine de rebondissements se déroule sept ans après Fausse piste et on découvre un Milo encore plus désabusé que lorsque l’on l’avait quitté. Déjà, il n’est plus ce pseudo détective qu’il essayait de rester, fini le bureau en centre-ville ainsi que son deuxième bureau au fond d’un bar, fini les amis alcooliques, maintenant il travail comme agent de sécurité ne boit plus que du schnaps et est devenu accro à la cocaïne.

Ce que j’aime avec ce héros qui fait tout pour ne pas en être un, c’est le fait que ça lui tombe dessus, qu’il essaie de ne pas se faire avoir mais qu’il n’est pas très doué pour cela. On peut dire qu’il exècre la violence mais celle-ci fait partie de son quotidien et le rattrape à tous les coups. Il est juste génial dans l’antipathie qu’il essaie de dégager, dans ses réflexions et dans sa manière de voir, sa ville, les gens et le monde.

Comme dans Fausse piste c’est lui le narrateur et encore une fois cela donne une profondeur de fou à ce roman avec une sorte de torture psychologique auto-affligée. C’est noir, très noir, j’ai découvert James Crumley et je peux dire que pour moi c’est le maître du polar noir, c’est addictif, j’adore. Il y a beaucoup de désespoir, beaucoup d’humour, et beaucoup de grivoiserie car pour le coup c’est encore une fois l’apologie du whiskey, de la bière et du schnaps avec cette fois en plus beaucoup, mais beaucoup de cocaïne, ce qui vous l’imaginez rend l’histoire par moment complètement déjanté comme lors de mon passage préféré lorsque Milo conduit à tout allure avec une grenade dégoupillée entre les cuisses, c’est juste énormissime.

Franchement, je ne peux que vous conseiller de lire du James Crumley, c’est bluffant et tellement bien, quant à moi, je vais croiser les doigts que Gallmeister édite les prochaines aventure de notre bon vieux Milo Milodragovitch qui attend désespérément ses 52 ans pour toucher son héritage et enfin partir au soleil en quittant la grisaille de Meriwether.

Ma note : 09 / 10

La carrière du mal

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Auteur : Robert Galbraith

Genre : Policier

Édition : Le Livre de Poche

Titre : La carrière du mal

Quatrième de couverture :

Lorsque Robin Ellacott reçoit ce jour-là un mystérieux colis, elle est loin de se douter de la vision d’horreur qui l’attend : la jambe tranchée d’une femme.
Son patron, le détective privé Cormoran Strike, est moins surpris qu’elle, mais tout aussi inquiet. Qui est l’expéditeur de ce paquet macabre ? Quatre noms viennent aussitôt à l’esprit de Strike, surgis de son propre passé. Quatre individus capables les uns comme les autres, il le sait, des plus violentes atrocités.
Les enquêteurs de la police en charge du dossier ne tardent pas à choisir leur suspect idéal – mais Strike, persuadé qu’ils font fausse route, décide de prendre lui-même les choses en main. Avec l’aide de Robin, il plonge dans le monde pervers et ténébreux des trois autres coupables potentiels. Mais le temps leur est compté, car de nouveaux crimes font bientôt surface, toujours plus terrifiants…

Quelques mots sur l’auteur :

Robert Galbraith est le pseudonyme de J.K. Rowling, auteur de la série Harry Potter et d’Une place à prendre.

Ma chronique :

La carrière du mal est la troisième enquête de Cormoran Strike, le détective privé imaginé par Robert Galbraith alias J.K. Rowling, après L’Appel du Coucou et Le Ver à soie et pour ce nouveau roman on peut dire que J.K. Rowling nous en met plein la vue.

J’ai tout simplement dévoré ce livre, j’ai adoré du début à la fin, et quelle fin encore une fois je ne m’y attendais pas du tout, digne d’un Agatha Christie.

Dans cette nouvelle enquête, tout commence très fort et très vite avec le colis envoyé à Robin, une jambe … Il n’en faut pas plus pour faire le lien avec Cormoran et sa jambe perdue lors d’une explosion de mine quand il était militaire.

Ce qui est vraiment génial dans ce roman est le fait que rapidement Cormoran Strike nous propose trois coupables potentiels, qui sont tous trois sortis de son passé. Du coup tout le long il mène avec Robin et Scotland Yard une triple enquête. C’est en plus sans compter la force de l’auteur qui fais en sorte également de nous imposer dans nos esprit que potentiellement ce n’est peut-être aucun de ces trois là.

Pour la première fois, nous quittons un peu Londres pour nous retrouver par exemple à Edimbourg, j’ai adoré toutes les descriptions qui m’ont fait voyager de Londres en Écosse en passant par différentes petites villes. Il y a beaucoup de recherche et pour avoir naviguer un peu sur Internet hier, on se rend bien compte que J.K. Rowling s’est déplacée dans tous les lieux qu’elle nous décrit, sans compter le fait qu’elle a vécue longtemps à Londres et que dorénavant elle habite Édimbourg.

J’ai aimé en apprendre plus sur Cormoran Strike, sur son enfance et sur sa carrière militaire au sein de la BSI. J’ai mieux compris le personnage et son côté taciturne. On en apprend également un peu plus sur Robin ce qui donne vraiment de plus en plus de poids à ce personnage, surtout que ici elle participe pleinement à l’enquête et ose tenir tête à son patron ainsi que mettre en avant ses propres initiatives.

Pour finir la relation entre Cormoran et Robin est juste fabuleuse l’auteur prend le parti de laisser plein de non-dits entre eux et du coup cela rend cette amitié très intéressante, je me suis pris à des moments à vouloir que tout aille plus loin entre eux et à d’autres à me dire « oh non surtout pas » par peur qu’ils ne puissent ensuite plus travailler ensemble.

La fin est juste remarquable, malgré les indices disséminés tout le long je me suis bien fait avoir et la manière dont le livre se termine est juste parfaite. C’est le genre de fin qui donne envie de suite d’aller chercher la suite et de s’y lancer tout de go. Ce qui pour le coup est impossible, le quatrième tome nommé « Lethal white » ne sortant que ce mois de septembre aux États-Unis. Pour informations et pour ceux qui comme moi son fan de cette série, J.K. Rowling a prévue de sortir au moins sept tomes et il y a une adaptation en série télévisée des trois premiers tomes. Je ne l’ai pas encore vu mais je vais essayer de me la trouver pour voir ce que cela donne.

En tout cas vous l’aurez compris j’ai eu un coup de coeur pour cette troisième enquête.

Ma note : 10 / 10

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Meurtres à Willow Pond

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Auteur : Ned Crabb

Genre : Policier

Édition : Gallmeister

Titre : Meurtres à Willow Pond

Quatrième de couverture :

Sur les rives d’un petit lac du Maine, Alicia et Six Godwin coulent une existence paisible, entre la librairie qu’ils ont créée et leur passion commune pour la pêche. Jusqu’au jour où ils décident de passer le week-end dans le luxueux lodge que leur richissime cousine, Iphigene Seldon, dirige d’une main de fer. Âgée de soixante-dix-sept ans et dotée d’un caractère bien trempé, la vieille femme a justement convoqué ce même week-end ses nombreux héritiers pour leur annoncer qu’elle modifie son testament. Au lodge, l’atmosphère devient électrique. Et tandis qu’un orage d’une extrême violence se prépare, tous les membres de la famille se laissent envahir par des envies de meurtre.

Quelques mots sur l’auteur :

Ned Crabb est né en 1939 dans l’Alabama. Il a été rédacteur en chef, journaliste et illustrateur, notamment pour le Wall Street Journal. Son premier roman, l’inoubliable La bouffe est chouette à Fatchakulla, est publié aux États-Unis en 1978 et sort deux ans plus tard chez Gallimard. Il vécut avec sa femme Kay à New-York et passèrent la plupart de leurs étés à North Pond, dans le Maine. Ils eurent deux filles. Il s’éteint en 2017 à New-York.

Ma chronique :

Et bien que ce fut dur, qu’est-ce que j’ai pris du temps avec cette lecture. Je dois tout d’abord dire que je n’ai pas donné toutes ses chances à ce roman, je l’ai commencé en lecture commune, mais ma collègue à abandonné, ensuite, j’ai lu plusieurs autres romans en même temps et je l’ai laissé trainer pas mal de temps sur le côté. Mais bon malgré tout, je n’ai pas apprécié cette lecture et cela fut vraiment difficile pour moi d’aller au bout.

Pourtant, il avait bien commencé, le couple de professeurs avait tout pour me plaire, le premier meurtre assez horrible et la multitude d’assassins potentiels présageaient vraiment d’un roman policier qui aurait du me plaire. Mais non cela ne l’a pas fait.

Ma chronique va donc être courte mais voilà ce que j’ai pensé de ce roman, nous avons droit à une ambiance qui aurait pu être digne des romans d’Agatha Christie, mais trop de dialogues mièvres et ne servant à rien, trop de choses inutiles qui viennent gâcher la lecture et qui par la même fait perdre toute valeur à ce roman policier. En plus aucune surprise pour le coupable et par dessus tout la fin m’a fait penser à une série ou à un film américain grand public avec des actions sorties de nul part pour faire sensation. Sans compter une des scène finale où j’ai pensé que l’on se moquait complètement de moi.

Bref une déception pour moi.

Ma note : 2/10

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Dix petits nègres

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Auteur : Agatha Christie

Genre : Policier

Édition : Le Livre de Poche

Titre : Dix petits nègres

Quatrième de couverture :

Dix personnes apparemment sans point commun se retrouvent sur l’île du Nègre, invités par un mystérieux M. Owen, malheureusement absent. Un couple de domestiques, récemment engagé, veille au confort des invités. Sur une table du salon, dix statuettes de nègres. Dans les chambres, une comptine racontant l’élimination minutieuse de dix petits nègres. Après le premier repas, une voix mystérieuse s’élève dans la maison, reprochant à chacun un ou plusieurs crimes. Un des convives s’étrangle et meurt, comme la première victime de la comptine. Une statuette disparaît. Et les morts se succèdent, suivant le texte à la lettre. La psychose monte. Le coupable se cache-t-il dans l’île, parmi les convives ?

Quelques mots sur l’auteur :

Agatha Christie, née Agatha Mary Clarissa Miller le 15 septembre 1890 à Torquay et morte le 12 janvier 1976 à Wallingford (Oxfordshire), est une femme de lettres britannique, auteur de nombreux romans policiers. Son nom est associé à celui de ses deux héros : Hercule Poirot, détective professionnel belge, et Miss Marple, détective amateur. On la surnomme la « Reine du crime » ; cela fait d’elle l’un des plus importants et des plus novateurs des écrivains (dans le développement du genre). Elle a aussi écrit plusieurs romans, dont quelques histoires sentimentales, sous le pseudonyme de Mary Westmacott.

Ma chronique :

Enfin une chronique de La Reine du crime sur mon blog, et il était temps je pense. En effet, j’ai lu très tôt pendant mon adolescence tous les romans de Agatha Christie, je suis tombé en admiration pour Hercule Poirot et Miss Marple. J’ai donc décidé de temps en temps de me lancer dans des relectures de ces romans policiers qui sont à mon avis la base pour les amateurs du genre.

J’ai choisi comme première relecture, Dix petits nègres qui fut le second roman que j’ai lu de Agatha Christie. Et comme je pouvais l’espérer j’ai enchainé les pages et passé un super moment. Bon, ok je connaissais l’histoire mais il y avait tellement longtemps que je l’avais lu que je me suis laissé prendre au jeu de l’angoisse.

Dix petits nègres, est un huis clos extrêmement bien ficelé et angoissant à souhait et il a été écrit en 1939, c’est tout juste génialissime. Le fil rouge de se roman est une comptine d’enfant et les morts vont se succéder au rythme des couplets de cette dernière faisant monté la tension des personnages et les mettant dans un stress psychologique tellement bien décrit. Mais cela fait aussi monter la tension du lecteur l’empêchant de fermer son livre avant la fin. Et quelle fin ?

Pour ceux qui ne l’ont pas encore lu ou qui l’ont lu pour la première fois, je vous met au défi d’avoir deviné qui est le coupable et la manière dont il s’y ai prise.

Agatha Christie mérite amplement son surnom de « La reine du crime » avec ce roman qui est après Le crime de L’Orient-Express mon préféré de cette auteur.

Ma note : 10/10

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