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Circé

Autrice : Madeline Miller

Édition : Pocket

Genre : Mythologie

Titre : Circé

Quatrième de couverture :

Fruit des amours d’un dieu et d’une mortelle, Circé la nymphe grandit parmi les divinités de l’Olympe. Mais son caractère étonne. Détonne. On la dit sorcière, parce qu’elle aime changer les choses. Plus humaine que céleste, parce qu’elle est sensible. En l’exilant sur une île déserte, comme le fut jadis Prométhée pour avoir trop aimé les hommes, ses pairs ne lui ont-ils pas plutôt rendu service ? Là, l’immortelle peut choisir qui elle est. Demi-déesse, certes, mais femme avant tout. Puissante, libre, amoureuse…

Quelques mots sur l’autrice :

Née en 1978 à Boston, Madeline Miller a étudié l’histoire et la littérature classique à l’université de Yale avant de devenir professeur de grec ancien et de latin. Le Chant d’Achille (Rue Fromentin, 2014), son premier roman, a obtenu l’Orange Prize for Fiction en 2012. Madeline Miller s’est lancée dans l’écriture de ce livre pour mieux faire connaître cette période fondatrice de l’Histoire à un plus large public, tout en proposant un angle de vue nouveau aux lecteurs qui connaissent déjà l’Iliade.

Ma chronique :

Comme vous le savez, depuis le mois de septembre je fais des cours par correspondance dans le métier du livre. Et avec mon école, chaque mois est organisé un club de lecture qui s’appelle « la pause autour d’un livre ». C’est dans ce cadre que j’ai lu Circé de Madeline Miller, ce qui est bien tombé j’entendais pas mal parler de ce roman et de cette autrice sur #bookstagram.

Dans ce roman, Madeline Miller nous raconte le mythe de Circé du point de vue de cette dernière. Je ne connaissais pas tellement cette nymphe adepte de la sorcellerie. Du coup, déjà un très bon point car j’ai appris plein de choses. De plus l’écriture, malgré quelques longueurs, est fluide et pour de la mythologie, pas trop compliquée. Même, si je dois l’avouer, les premiers chapitres m’ont un peu perdus avec les titans et les dieux, je n’ai pas tout compris tout de suite.

Circé étant une nymphe immortelle, elle a vu et vécu beaucoup de chose, ce qui est top pour nous lecteurs car cela nous permet de balayer la mythologie grecque sur une grande période. J’ai été surpris et très content de lire un chapitre sur Médée et sur Jason, cela m’a rappelé ma lecture du roman de David Vann, L’obscure clarté de l’air une autre très belle réécriture d’un mythe grec.

J’ai vraiment bien apprécié le personnage de Circé, au départ, on pourrait la considérer comme une femme faible, mais j’ai trouvé que petit à petit elle est devenue forte et puissante au point même de faire plier son père Hélios. J’ai juste un petit bémol, j’ai trouvé que le fait qu’elle devienne sorcière est un peu bâclé, au départ, elle n’a aucun pouvoir et hop d’un coup c’est une super sorcière. Par contre j’ai très apprécié la manière qu’à eu l’autrice de rendre la solitude de Circé présente tout au long du roman.

Voilà donc une lecture agréable que je recommande pour tous les fans de mythologie et même pour les autres.

Ma note : 08/10

# 220 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je vous partage un extrait de Circé de Madeline Miller. Je le li car vendredi soir, il y a une rencontre zoom autour de ce roman avec les autres élèves qui suivent comme moi des études dans Le Métier du Livre. Je n’en suis qu’au début mais pour le moment j’accroche bien.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

L’embrasure de la porte restait vide. Et puis soudain, elle ne le fut plus. Son visage était gris et sans pitié, comme découpé dans de la roche vivante, et sur son dos, des ailes sombres se soulevaient, articulées à la manière de celles d’un vautour. Une langue fourchue dardait hors de ses lèvres. Des serpents se tordaient sur sa tête, verts et aussi fins que des lombrics, tels des rubans vivants entrelacés dans ses cheveux.

« J’amène le prisonnier. »

Sa voix résonna sur le plafond, un aboiement aussi guttural que celui d’un chien de chasse qui appelle sa proie. Elle entra dans la salle d’un pas décidé. Dans sa main droite, elle tenait un fouet dont l’extrémité traînait légèrement sur la pierre. Une chaîne s’étirait depuis son autre main et, au bout, marchait Prométhée.

L’île des âmes

Auteur : Piergiorgio Pulixi

Édition : Gallmeister

Genre : Policier

Titre : L’île des âmes

Quatrième de couverture :

Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme. 

La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venues du fond des âges.

Quelques mots sur l’auteur :

Piergiorgio Pulixi est né en 1982 à Cagliari dans le sud de la Sardaigne. Il a été libraire avant de se consacrer à l’écriture. Après une expérience d’écriture collective de romans noirs, il s’est lancé dans une saga policière en 4 volumes, primée par le prix Glauco Felici et le prix Garfagna. Il est aussi l’auteur d’une série intitulée I canti del male (Les Chants du mal). L’Île des âmes est son dernier roman, publié en 2019 par Rizzoli, et le premier traduit en France.

Ma chronique :

L’île des âmes est un roman qui me tentait depuis sa sortie, alors quand j’ai appris que Piergiorgio Pulixi venait sur Orléans pour présenter ce roman, c’était l’occasion pour l’acheter. En tout cas première rencontre auteur depuis la Covid-19 et je peux vous dire que c’est génial de pouvoir de nouveau profiter de ces moments. La rencontre s’est déroulée à la Librairie Chantelivre et s’est super bien passée, j’ai même eu l’occasion d’échanger quelques mots avec Benjamin Guérif, l’éditeur de la collection Totem.

Pour en revenir à L’île des âmes, c’est un roman policier, certain dirait ethno-polar (j’avoue je ne connaissais pas ce terme) qui se passe en Sardaigne. C’est le second roman italien édité par Gallmeister, après Un jour viendra de Giulia Caminito. Il s’agit, comme précisé sur la quatrième de couverture, de la première enquête d’un duo d’enquêtrices, Mara Raice et Eva Croce. J’ai adoré ce duo, elles sont tellement différentes l’une et de l’autre, mais aussi tellement complémentaire. Mara est originaire de Sardaigne, tandis que Eva est une continentale. Le franc parlé de la première et le lourd passé de la seconde apportent beaucoup au roman.

Il y a quelque chose de mystérieux avec ce roman, mystérieux et violent de part les meurtres qui sont décris. C’est assez sombre mais c’est très bien nuancé par la beauté des paysages sauvages de la Sardaigne décris par Piergiorgio Pulixi. J’ai beaucoup aimé cette double histoire, avec d’un côté l’enquête et de l’autre le côté mythologique très présent. C’est une enquête prenante que j’ai eu dû mal à lâcher. Il y a beaucoup de tension dans ce roman, d’une part dans la pression ressentie par les enquêtrices, d’autre part par cet ancien flic très malade et complètement obnubilé par ces meurtres sacrificiels et surtout par le fait que nous en tant que lecteurs nous connaissons la vérité et que nous attendons Le moment où cela va basculer.

Voilà donc un roman que j’ai beaucoup apprécié, un duo d’enquêtrices très original que j’ai hâte de retrouver dans d’autres enquêtes. J’ai appris beaucoup de chose sur la Sardaigne et sa mythologie ce qui est juste top. Gallmeister nous a encore dégoté une belle pépite avec ce roman de Piergiorgio Pulixi.

Ma note : 10/10

L’obscure clarté de l’air

l'obscure clarté de l'air

Auteur : David Vann

Édition : Gallmeister

Genre : Mythologie

Titre : L’obscure clarté de l’air

Quatrième de couverture :

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île d’Adak, en Alaska, où il a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie. Son premier roman Sukkwan Island, publié en France en 2010, a remporté un immense succès et a été couronné par le prix Médicis étranger. Il est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays. Goat Mountain est son quatrième roman.

Ma chronique :

Je profite de cette période de confinement pour lire les titres Gallmeister qui sont encore dans ma PAL, j’ai donc commencé par L’obscure clarté de l’air du célèbre David Vann.

Bon, nous savons tous très bien que David Vann est un auteur à part, que ses romans sont très particuliers avec une atmosphère lourde et pesante, alors écrire sa propre version du mythe de Médée et des Argonautes ne pouvait qu’attiser ma curiosité.

Tout d’abord, je ne connaissais pas plus que cela le mythe de Médée avant cette lecture hormis le fait que Jason a récupéré la toison d’or, cela s’arrêtait là. Du coup plus qu’une réécriture c’était une découverte pour moi. Et une découverte qui m’a pas mal plu, malgré des premiers chapitres laborieux. Une fois dans l’histoire je ne l’ai plus lâchée.

Je trouve qu’il y a dans cette lecture une sorte de paradoxe entre une certaine douceur et une franche noirceur. Douceur pour tous ce qui touche à la nature et aux éléments que sont la mer, le soleil, la terre ou encore le vent, ici ce sont littéralement des personnages, des dieux même. Et noirceur pour la folie de Médée, les morceaux de son frère, les découpages d’un vieux bouc et d’un roi, c’est juste horrible à lire, comme pour chacun de ses romans David Vann ne nous épargne rien. Mais au final que serait un roman de cet auteur sans cette folie et cette noirceur ?

Ce roman est totalement centré sur le personnage de Médée, ok, il y a plein d’autres personnages, mais ils naviguent tous en peu en filigrane autour d’elle. J’ai ressenti avec cette lecture une chose assez particulière, comme une impression de flotter autour de Médée, d’être présent en tant que spectateur invisible. Ceci prouve encore une fois le génie de David Vann.

L’obscure clarté de l’air est pour moi un roman extrêmement féministe. Cette femme follement amoureuse, voulant s’extraire d’un destin pathétique, oeuvrant pour faire de sa vie quelque chose d’extra-ordinaire est en combat permanent contre une rage démentielle, une haine des hommes qui ne sont pour elle que des animaux. J’ai aimé cette dualité entre l’amour et la folie qui sont présents en elle.

Voilà, j’ai passé un magnifique moment avec cette lecture, cet auteur n’arrête plus de me surprendre.

Ma note : 09 / 10

 

Le sang des Dieux et des Rois

le sang des dieux et des hommes

Auteur : Eleanor Herman

Genre : Fantasy / Jeunesse

Edition : Robert Laffont

Titre : Le sang des Dieux et des Rois

Quatrième de couverture :

A 16 ans, Alexandre, héritier du trône de Macédoine, est en passe de découvrir son destin de conquérant, mais se trouve irrésistiblement attiré par une nouvelle venue… Katerina doit naviguer dans les eaux troubles des intrigues de cour tout en taisant sa mission secrète : tuer la reine. Mais c’est sans compter sur son premier amour… Jacob est prêt à tout sacrifier pour gagner le cœur de Katerina, même si cela signifie se mesurer à Hephaestion, tueur sous la protection d’Alexandre. Et, par-delà les mers, Zofia, princesse persane fiancée à Alexandre sans l’avoir rencontré, désire changer sa destinée en partant en quête des légendaires et mortels Mangeurs d’Esprit.

Quelques mots sur l’auteur :

Auteur bestseller du New York Times, Eleanor Herman a déjà écrit de nombreux ouvrages de non-fiction salués par la critique, dont Sex with Kings, Sex with the Queen ou Mistress of the Vatican. Eleanor intervient aussi régulièrement dans les médias pour commenter les scandales royaux et a animé plusieurs épisodes de l’émission Lost Worlds sur History Channel. Née à Baltimore dans le Maryland, Eleanor est diplômée en journalisme de l’université de Towson. Elle a étudié les langues en Europe et travaillé pour le magazine de l’OTAN. Fascinée depuis l’enfance par le monde antique, elle en a visité la plupart des sites sacrés, ses palais, ses arènes, de la Troie d’Homère aux grands temples des oracles. Elle habite à McLean en Virginie avec son mari et leurs quatre chats.

Ma chronique :

Je commence enfin a rattraper mon retard dans mes chroniques avec ce roman, le second livre lu lors de ma participation au Summer Holiday Challenge.

J’ai acheté ce livre il y a quelques mois car je le voyais pas mal tourné sur Instagram et sur les blogs, étant un fan de la mythologie et ayant un penchant pour la fantasy et le fantastique je ne pouvait passer à coté de ce roman.

Nous retrouvons dans ce roman, le premier tome d’une saga dont la suite n’est pas sortie à ce jour l’histoire d’Alexandre le grand, au moment ou il n’est encore qu’un adolescent. Ce mythe nous est raconté ici d’une façon très originale, la mythologie se mêle à la magie, à la fantasy et à une écriture qui se veut pour un public plutôt orienté jeune.

Je suis assez partagé sur cette lecture, je me suis attaché aux différents personnages, et il y en a vraiment pas mal. Chaque chapitre nous emmène à la suite de l’un d’eux, ce qui rend la lecture plaisante, mais ce qui pour moi est aussi un peu frustrant, par moment, je voulais la suite d’une intrigue concernant un héros mais les chapitres suivant racontaient les aventures des autres … En tout cas j’ai bien aimé le traitement réservé à chaque personnage, on se les imagines facilement et vivons les aventures à leurs côtés.

Par contre, ce qui m’a déplu, ce sont les nombreuses descriptions, par moment cela n’en finissait pas ce qui m’a rendu ma lecture pénible et longue. Alors c’est vrai que l’environnement créé par l’auteur, même si elle se base en partie sur une mythologie connue, est complet et nous arrivons à l’imaginer facilement, mais là franchement il y en avait trop.

En bref, c’est un premier tome qui va mettre en place les personnages et les intrigues, qui sont très nombreuses, j’aime bien la façon dont l’histoire d’Alexandre le Grand est revisitée mais ma lecture à été lourde du fait des trop nombreuse descriptions. Je lirais tout de même certainement la suite car j’ai envie de savoir le dénouement de toutes ces intrigues.

Ma note : 6/10