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Fay

Auteur : Larry Brown

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Fay

Quatrième de couverture :

À dix-sept ans à peine, Fay fuit une vie de misère. Elle s’élance sur les routes du Mississippi pour gagner la mer et un autre avenir. Elle n’a pas mis les pieds à l’école depuis longtemps, ignore beaucoup des règles de la vie en société et ne sait pas vraiment ce que les hommes attendent des femmes. Belle, lumineuse et parfois inconsciente, elle trace sa destinée au hasard de ses rencontres, s’abandonnant aussi facilement qu’elle prend la fuite. Mais cette femme-enfant, qui ne réalise qu’à demi l’emprise qu’elle exerce sur ceux qui croisent son chemin, laissera dans son sillage une traînée de cendres et de sang.

Quelques mots sur l’auteur :

Larry Brown est né en 1951 près d’Oxford, dans le Mississippi, où il a habité toute sa vie. Passionné par la pêche, la chasse et la lecture plus que par les études, il a exercé des métiers aussi divers que bûcheron, peintre en bâtiment ou droguiste, puis a été pompier pendant dix-sept ans avant de se consacrer uniquement à la littérature. Il est le seul écrivain à avoir reçu à deux reprises le prestigieux Southern Book Award for Fiction.

Il est décédé en novembre 2004.

Ma chronique :

Voilà un nouveau Totem de lu et un nouvel auteur de découvert. J’avais hâte de lire Larry Brown après en avoir entendu beaucoup de bien sur Bookstagram.

A la lecture du résumé, j’ai tout de suite su que ce roman allait me plaire. J’aime lire les histoires de filles / femmes qui partent de loin et qui vont essayer de s’en sortir le mieux possible dans la vie. Ici, c’est l’histoire de Fay, 17 ans, qui vient de quitter sa famille pour se protéger des agressions de son père et de l’attirance perverse qu’il peut avoir vis à vis d’elle. Elle est seule, avec très peu d’éducation, très peu d’argent mais elle est terriblement belle. Elle veut rejoindre la mer qui est selon elle, le bout du chemin, avec un travail et un logement à la clef. Mais bon, vous vous en doutez, rien ne va se passer comme elle le souhaite.

Fay va donc rencontrer sur sa route, des personnes mal intentionnées qui veulent abuser d’elle, mais également de bons samaritains. Le problème qui se pose, c’est que malgré toute la bonne volonté dont elle fait preuve, le malheur arrive toujours, comme une sorte de malédiction qui plane au dessus d’elle. Fay attire les hommes, elle a une sorte de pouvoir sur eux, sans s’en rendre bien compte, cette femme/enfant fait ressortir le pire et le meilleur chez chacun d’eux.

Voilà donc un très bon roman noir, sur cette Amérique qui me passionne tant, cette Amérique paumée, cette Amérique d’alcool, de drogue et de sexe. J’ai passé un excellent moment de lecture, malgré je dois l’avouer quelques longueurs parfois, mais c’est aussi ce qui donne cette espèce de noirceur à la lecture. Je découvre Larry Brown avec ce roman, et je découvre un grand auteur, j’ai plusieurs de ses romans dans ma PAL que je vais m’empresser de lire.

Ma note : 09/10

# 242 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Ce lundi rime avec fin de vacances… Pour Ann’Gaëlle, c’est la reprise après trois semaines et pour moi la reprise après une semaine. Il fait tout gris, je vous avoue que c’est pas facile ce matin. En plus cette semaine, c’est la rentrée scolaire, donc du stress, pour moi, première rentrée pour notre fils en moyenne section et pour le fils à Ann’Gaëlle, grand changement, nouvelle école en région parisienne, internat, voyages en train et en métro. Autant vous dire que cette semaine s’annonce riche en stress.

Concernant mes lectures, pour ma semaine de vacances, j’étais plein d’ambition, mais au final je n’ai pas lu ce que je voulais. Bon, j’ai tout de même fini Fay qui est un beau pavé, mais par la suite, je n’ai pas pioché dans ma PAL mais j’ai lu deux courts roman prêtés par ma copine d’aventure Lucille. Concernant mes prochaines lectures, je vais essayé de m’adapter au mois Américain qui commence le 1er septembre sur Instagram.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

RevanBane :

Fay de Larry Brown

À dix-sept ans à peine, Fay fuit une vie de misère. Elle s’élance sur les routes du Mississippi pour gagner la mer et un autre avenir. Elle n’a pas mis les pieds à l’école depuis longtemps, ignore beaucoup des règles de la vie en société et ne sait pas vraiment ce que les hommes attendent des femmes. Belle, lumineuse et parfois inconsciente, elle trace sa destinée au hasard de ses rencontres, s’abandonnant aussi facilement qu’elle prend la fuite. Mais cette femme-enfant, qui ne réalise qu’à demi l’emprise qu’elle exerce sur ceux qui croisent son chemin, laissera dans son sillage une traînée de cendres et de sang.

Premier sang de Amélie Nothomb

« Il ne faut pas sous-estimer la rage de survivre. »

Soif de Amélie Nothomb

« Pour éprouver la soif il faut être vivant. »

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

RevanBane :

Atmosphère de Jenny Offill

Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Et si, comme Lizzie on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéos. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école.

Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

RevanBane :

Une journée pourrie au paradis des truites de John Gierach

La contemplation des rivières inspire à John Gierach bien plus qu’une belle description de paysages émaillée de secrets de pêche à la mouche. À sa manière sensible et personnelle, il donne vie aux moments et aux choses. Il capture l’essence d’expériences anodines avec l’esprit, le détachement et l’humour d’un sage oriental. Pour un pêcheur, l’oeuvre de Gierach est un pur régal. Pour un non-pêcheur, elle est une réflexion sur notre place dans le monde, qu’on se trouve en pleine nature sauvage ou bien installé dans son fauteuil.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 241 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, un c’est lundi tardif en direct du Médoc où nous sommes pour la semaine chez nos amis. Il fait beau, on en profite et ça fait du bien. Je me suis emmené une petite PAL pour cette semaine de vacances, j’espère pouvoir bien taper dedans. En tout cas, je vous souhaite à tous une très belle semaine et de belles lectures.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

RevanBane :

Fay de Larry Brown

À dix-sept ans à peine, Fay fuit une vie de misère. Elle s’élance sur les routes du Mississippi pour gagner la mer et un autre avenir. Elle n’a pas mis les pieds à l’école depuis longtemps, ignore beaucoup des règles de la vie en société et ne sait pas vraiment ce que les hommes attendent des femmes. Belle, lumineuse et parfois inconsciente, elle trace sa destinée au hasard de ses rencontres, s’abandonnant aussi facilement qu’elle prend la fuite. Mais cette femme-enfant, qui ne réalise qu’à demi l’emprise qu’elle exerce sur ceux qui croisent son chemin, laissera dans son sillage une traînée de cendres et de sang.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

RevanBane :

Fay de Larry Brown

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Les trafiquants d’âmes de Sacha Leptir

Courir. Fuir. S’éloigner de ses bourreaux, quitte à mourir.

Charlie a été retenue captive toute sa vie, jusqu’à cette fameuse nuit où elle parvient à s’échapper. Seule et désorientée, elle fait la rencontre d’Antoine Fremont, un policier qui lui inspire confiance dès le premier regard. Même s’il se montre d’abord méfiant, Antoine s’attache vite à la jeune fille et l’aide à apprivoiser ce monde qui lui est inconnu. Sans le savoir, le policier se retrouve mêlé à un monstrueux trafic d’êtres humains, orchestré par un certain Dante Falconnetti ; un homme dangereux qui sème la terreur dans son sillage.

Antoine se confronte à l’indicible : comment faire régner la justice quand la police et le gouvernement sont corrompus ?

Dans le premier tome de cette trilogie glaçante, suivez le parcours mouvementé de Charlie vers la liberté.

RevanBane :

Une journée pourrie au paradis des truites de John Gierach

La contemplation des rivières inspire à John Gierach bien plus qu’une belle description de paysages émaillée de secrets de pêche à la mouche. À sa manière sensible et personnelle, il donne vie aux moments et aux choses. Il capture l’essence d’expériences anodines avec l’esprit, le détachement et l’humour d’un sage oriental. Pour un pêcheur, l’oeuvre de Gierach est un pur régal. Pour un non-pêcheur, elle est une réflexion sur notre place dans le monde, qu’on se trouve en pleine nature sauvage ou bien installé dans son fauteuil.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 211 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je vous propose un extrait de ma lecture du moment, Fay de Larry Brown, toujours chez Gallmeister. Je découvre cet auteur avec ce roman qui pour le moment me plaît plutôt bien.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Elle se retourna sans se lever de sa chaise et, quand le bébé tomba, Fay entendit le bruit inquiétant que fit sa tête en heurtant la rampe en bois. Elle se leva.

– Est-ce que je peux le prendre ? demanda-t-elle.

La femme la dévisagea, méfiante. Puis elle se pencha, prit l’enfant et le lui tendit.

– Pourquoi pas ? Mais tu le lâches pas.

– Ca risque pas, dit Fay, et sur ces mots, elle prit l’enfant sur ses genoux, lui enlaça la taille et regarda son visage pâle.

Il mâchonnait quelque chose.

– Je vais aller voir ce qu’ils ont pris, dit la femme en se levant de sa chaise.

Elle s’engagea dans l’allée, passa près du pick-up et son gros derrière disparut dans l’obscurité, au-delà du mobile home.

Fay glissa un doigt dans la bouche du bébé, le passa sous sa lèvre inférieure douce et mouillée, attrapa un caillou minuscule mais il alla se coincer dans le doux creux de sa gencive? Tenant de son doigt la bouche du bébé ouverte, elle l’examina, sortit le caillou et le jeta par terre.

– Faut pas manger les cailloux, dit-elle au bébé.

Elle avait à présent décidé que c’était une fille. Elle la fit sauter sur son genou et l’enfant rit, joyeuse et surprise, puis se balança. Ces petites mains replètes, ces fossettes, juste sous les phalanges – ça lui rappelait un passé lointain. Comme leurs cheveux sentaient bon, après un bain ! Les cheveux de ce bébé étaient châtain clair et légèrement frisés. Elle l’embrassa sur la joue.

# 240 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Dernière semaine avant mes vacances, j’ai hâte. L’été est enfin là (même si aujourd’hui c’est tout gris) et cela fait du bien au moral. Je suis pressé d’être à vendredi pour pouvoir passer du temps avec ma famille, en plus nous partons chez nos amis dans le Médoc, ça va être chouette.

Ann’Gaëlle quant à elle profite de sa deuxième semaine de vacances en Normandie et fait des découvertes gustatives 😉

J’espère que vous allez tous bien et que vos lectures vous plaisent.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog Les Paravers de Millina.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

Un homme tatoué utilise le succès d’un nouveau jeu vidéo nommé Deux pour manipuler à distance les joueurs, en les poussant à libérer leurs pulsions. Lorsqu’un père de famille assassine sa femme et ses enfants sans aucune raison, l’enquêtrice Mila Vasquez décide de s’inscrire à Deux pour comprendre les mécanismes de ce crime, avant d’être traquée par le mystérieux manipulateur.

RevanBane :

L’île des âmes de Piergiorgio Pulixi

Depuis plusieurs décennies, la Sardaigne est le théâtre de meurtres rituels sauvages. Enveloppés de silence, les corps de jeunes filles retrouvés sur les sites ancestraux de l’île n’ont jamais été réclamés. Lorsque les inspectrices Mara Rais et Eva Croce se trouvent mutées au département des “crimes non élucidés” de la police de Cagliari, l’ombre des disparues s’immisce dans leur quotidien. Bientôt, la découverte d’une nouvelle victime les place au centre d’une enquête qui a tout d’une malédiction. De fausses pistes en révélations, Eva et Mara sont confrontées aux pires atrocités, tandis que dans les montagnes de Barbagia, une étrange famille de paysans semble détenir la clé de l’énigme. 

La première enquête de Mara Rais et Eva Croce nous plonge dans les somptueux décors de la Sardaigne, au coeur de ténèbres venues du fond des âges.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

Le jeu du chuchoteur de Donato Carrisi

RevanBane :

Fay de Larry Brown

À dix-sept ans à peine, Fay fuit une vie de misère. Elle s’élance sur les routes du Mississippi pour gagner la mer et un autre avenir. Elle n’a pas mis les pieds à l’école depuis longtemps, ignore beaucoup des règles de la vie en société et ne sait pas vraiment ce que les hommes attendent des femmes. Belle, lumineuse et parfois inconsciente, elle trace sa destinée au hasard de ses rencontres, s’abandonnant aussi facilement qu’elle prend la fuite. Mais cette femme-enfant, qui ne réalise qu’à demi l’emprise qu’elle exerce sur ceux qui croisent son chemin, laissera dans son sillage une traînée de cendres et de sang.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

L’oiseau moqueur de Walter Tevis

« Pas de questions, détends-toi ». C’est le nouveau mot d’ordre des humains, obsédés par leur confort individuel et leur tranquillité d’esprit, déchargés de tout travail par les robots. Livres, films et sentiments sont interdits depuis des générations. Hommes et femmes se laissent ainsi vivre en ingurgitant les tranquillisants fournis par le gouvernement. Jusqu’au jour où Paul, jeune homme solitaire, apprend à lire grâce à un vieil enregistrement. Désorienté, il contacte le plus sophistiqué des robots jamais conçus : Spofforth, qui dirige le monde depuis l’université de New York. Le robot se servira-t-il de cette découverte pour aider l’humanité ou la perdre définitivement ?

RevanBane :

Une journée pourrie au paradis des truites de John Gierach

La contemplation des rivières inspire à John Gierach bien plus qu’une belle description de paysages émaillée de secrets de pêche à la mouche. À sa manière sensible et personnelle, il donne vie aux moments et aux choses. Il capture l’essence d’expériences anodines avec l’esprit, le détachement et l’humour d’un sage oriental. Pour un pêcheur, l’oeuvre de Gierach est un pur régal. Pour un non-pêcheur, elle est une réflexion sur notre place dans le monde, qu’on se trouve en pleine nature sauvage ou bien installé dans son fauteuil.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

Les sorties du mois de septembre chez gallmeister

Bonjour tout le monde,

La rentrée littéraire chez Gallmeister continue, avec encore du très très lourd. Vous retrouverez les titres que je vous présente ce matin dès le 3 septembre dans toutes vos librairies.

Collection Americana

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

Les Dynamiteurs est empli d’une tendresse inconditionnelle envers les laissés-pour- compte. Ce roman intense raconte la fin brutale de l’enfance dynamitée par la corruption du monde des adultes.

Les dynamiteurs de Benjamin Whitmer, traduction de Jacques Mailhos

Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l’espoir toujours déçu d’apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s’affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l’aide à remettre d’aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l’importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n’est pas ce qu’il prétend.

Monstrueusement efficace, Dans la vallée du soleil est un premier roman hypnotisant. Andy Davidson se joue des genres littéraires et livre un roman singulier sur l’ambivalence de la nature humaine.

Dans la vallée du soleil, de Andy Davidson, traduction de Laure Manceau

Collection Totem

Dans une petite ville du Massachussetts, durant la guerre de Sécession, une famille modeste, quatre jeunes sœurs et leur mère, guette avec inquiétude chaque lettre du père parti au front. Mais rien ne peut arrêter la jeunesse, et la vie continue à façonner les destinées de Meg, l’aînée pragmatique et conformiste, Amy la frivole, Jo, la romancière en herbe et féministe avant l’heure, et la douce Beth, à la santé fragile. De l’enfance à l’âge adulte, confrontées à la découverte de soi, elles partagent une joie de vivre débordante apprenant la sororité, l’amitié mais aussi le sacrifice. Ensemble, ces quatre adolescentes impétueuses sauront réclamer à ce monde bien plus qu’il ne semble pouvoir leur offrir.

Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott, traduction de Janique Jouin-de Laurens

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford est un homme qui dissimule de lourds secrets. Ce samedi de Pâques, à cinq heures du matin, la sonnerie du téléphone le réveille. Le jeune Gary est très clair : son silence coûtera 30 000 $, sinon il révèlera leur liaison. Richard devra alors dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges et piéger son entourage.

Au nom du bien de Jake Hinkson, traduction de Sophie Aslanides

Ma chronique ici

Un couple détruit par l’alcool, le regard acéré d’un employé d’agence de voyage sur les gens fortunés, un brave gars perdu dans un bar du Sud profond, un pauvre type qui fait de curieuses rencontres nocturnes. Ces gens simples affrontent comme ils peuvent l’orage de leurs existences, banales en apparence, mais si émouvantes quand on en partage l’intimité. Des vies faites de courage, d’échec, de naïveté, de sorties de route et d’histoires d’amour qui finissent mal.

Neuf nouvelles poignantes sur l’Amérique des paumés et des laissés-pour-compte.

Affronter l’orage de Larry Brown, traduction de Pierre Furlan

Voilà pour ces sorties du mois de septembre ! Allez-vous vous laisser tenter par un de ces titres ?

Les sorties du mois d’octobre chez Gallmeister

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Bonjour les amis,

Vous savez quoi ? Le 03 octobre sort dans vos librairie, une bonne fournée de romans de notre bien aimée maison d’éditions Gallmeister. Découvrons ensemble les titres qui seront sur les étals de nos libraires.

Collection Americana

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dry bones

La découverte d’un énorme T-Rex parfaitement conservé est une excellente surprise pour le comté d’Absaroka. En revanche, la découverte du corps du rancher cheyenne Danny Lone Elk, propriétaire des terres où gît le dinosaure, est une sacrée mauvaise nouvelle pour le shérif du comté, Walt Longmire. D’autant que les ossements du monstre préféré d’Hollywood sont estimés à des millions de dollars, ce qui crée bien des complications juridiques. Lorsque le FBI s’en mêle, Walt a peu de temps pour découvrir à qui profite la mort de Danny. Il fait donc appel à ses fidèles amis, le vieux shérif Lucian Connally et l’infatigable Indien Henry Standing Bear, et se lance dans une poursuite particulièrement périlleuse.

Dry Bones de Craig Johnson, traduction de Sophie Aslanides

Le vent et le lion

Un vendeur de jouets émerveillé face au plus précieux jouet du monde dont l’existence n’était jusqu’ici qu’un mythe ; une bande de gamins dont la musique transforme le quotidien d’un ghetto noir en Pennsylvanie ; un conte de la guerre de Sécession avec un Abraham Lincoln aux allures de Père Noël ; un zoo avec des animaux qui parlent et se moquent des humains, si maladroits… Ces miniatures ont en commun la part de magie qui peut surgir à tout moment de notre existence. Lumineuse et imprévisible, la vie bouillonne et prend toujours le dessus, surtout si l’on tend la main aux autres.

Le vent et le lion de James McBride, traduction de François Happe

Collection Totem

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my absolut darling

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un couteau pour seuls compagnons. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous l’emprise d’un père charismatique et abusif. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

My Absolute Darling de Gabriel Tallent, traduction de Laura Derajinski

Lien de ma chronique ici

l'usine à lapins

À près de soixante-dix ans, Arthur est impuissant et redoute de perdre sa jeune épouse Helen, qui boit comme un trou et le trompe sans scrupules. Eric, lui, a quitté le Mississippi avec son pit-bull pour fuir “l’usine à lapins” de son père et trouver du travail dans une animalerie. C’est là qu’il rencontre Arthur, qui compte acheter un chat pour distraire Helen. Mais depuis quand un chat fait- il des miracles ? Arthur désespère, alors qu’autour d’eux gravite une galerie de losers hauts en couleur et poursuivis par la poisse, voire par les flics, et qui se démènent pour survivre dans un Sud profond aussi crasseux que baroque. Finalement, une collision accidentelle va provoquer un bain de sang.

L’usine à lapins de Larry Brown, traduction de Pierre Furlan

mets le feu et tire toi

“Chacun dans sa vie, homme ou femme, a sa chanson, et si vous avez un peu de chance, vous ne l’oubliez pas. La chanson de votre mariage, la chanson de votre premier amour, la chanson de votre enfance. Pour nous, les Africains-Américains, la chanson de notre vie, la chanson de toute une histoire, s’incarne dans l’existence et l’époque de James Brown”. Mais qui était James Brown et quelle était cette époque ? Pourquoi, surtout, est-il devenu une part de l’âme de l’Amérique au même titre que Martin Luther King ou Mohamed Ali ? Une enquête virtuose pour percer le secret du génie de la soul, complexe et intense.

Mets le feu et tire-toi de James McBride, traduction de François Happe

Et voilà, quels sont les titres qui vous tentent ce mois-ci ?