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Robin à la dernière seconde

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Auteur : Manon Fargetton

Genre : Jeunesse

Édition : Rageot

Titre : Robin à la dernière seconde

Quatrième de couverture :

Robin est un Plieur de temps. Grâce à son horloge magique, il peut arrêter le temps. Mais suffit-il d’avoir un super-pouvoir pour devenir un super-héros ?

Quelques mots sur l’auteur :

Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre la musique et les mots. Elle vit aujourd’hui à Paris où elle est régisseuse lumière, musicienne et écrivain, bien décidée à poursuivre son chemin d’encre à travers les genres avec la finesse et l’imagination qui caractérisent sa plume. Elle a remporté pas moins de vingt récompenses littéraires dont le prix Imaginales 2016 pour L’Héritage des Rois-Passeurs.

Ma chronique :

Vous devez commencer à le savoir, mais c’est toujours pour moi un plaisir de retrouver la plume de Manon Fargetton que j’avais découvert grâce à L’Héritage des rois passeurs un super roman de fantasy que je conseil à tous. Donc vous imaginez bien que quand est sorti en librairie Robin à la dernière seconde qui fait parti d’une saga, Les plieurs du temps, d’ailleurs en même temps est sorti Anthony à cinq minutes près, je me suis hâté pour les acheter et j’ai donc commencé par le premier.

Nous sommes avec cette saga dans de la pure littérature jeunesse. J’ai eu le plaisir de retrouver ce que j’apprécie dans la plume de Manon Fargetton, la façon qu’elle a de faire vivre ses personnages, de les mettre en scène et de faire que l’on se sente proche d’eux. L’intrigue est vraiment intéressante et devrait vraiment plaire aux plus jeunes. Pour ma part, je l’ai lu quasiment d’une traite.

Je pense que les jeunes qui vont lire ce livre devront rapidement s’identifier à notre jeune Robin et à ses camarades de classe. C’est vraiment le point fort de ce petit roman, j’imagine bien les enfants qui liront ce livre avoir l’envie d’aller se cacher d’en une grosse horloge et essayer de crier « Stoppppp !!! »

Quant à moi, avec mon point de vue adulte, je peux quand même dire que j’ai passé un agréable moment, j’ai même ris à certain moments. De même, j’ai trouvé les illustrations à l’intérieur superbes, ce fut une belle surprise. Par contre, mon côté « grand » imagine le potentiel qu’aurait pu avoir cette idée dans un roman adulte.

Voilà, je conseil donc cette saga à tous les jeunes qui devrait selon moi passé un bon moment de lecture.

Ma note : 08/10

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Harry Potter et l’enfant maudit

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Auteurs : John Tiffany & Jack Thorne d’après une histoire de J.K. Rowling

Genre : Fantastique, jeunesse

Edition : Gallimard

Titre : Harry Potter et l’enfant maudit

Quatrième de couverture :

Etre Harry Potter n’a jamais été facile et ne l’est pas davantage depuis qu’il est un employé surmené du ministère de la Magie, marié et père de trois enfants. Tandis que Harry se débat avec un passé qui refuse de le laisser en paix, son plus jeune fils, Albus Severus, doit lutter avec le poids d’un héritage familial dont il n’a jamais voulu. Le destin vient fusionner passé et présent. Père et fils se retrouvent face à une dure vérité : parfois, les ténèbres surviennent des endroits les plus inattendus.

Quelques mots sur l’auteur :

John Tiffany : John Tiffany, né le 27 juin 1960, est un metteur en scène britannique. Il a notamment réalisé les pièces à succès Black Watch et Once. Le 25 juin 2015, il fut annoncé qu’il mettra en scène Harry Potter et l’Enfant maudit, pièce faisant suite à la saga littéraire de J. K. Rowling Harry Potter.

Jack Thorne : Jack Thorne, né le 6 décembre 1978 à Bristol au Royaume-Uni, est un scénariste et dramaturge anglais. Il écrit pour la radio, le théâtre et le cinéma, et plus particulièrement encore pour les émissions de télévision comme Skins, Cast-offs, This is England ’86, This Is England ’88, This is England ’90, The Fades, Panthers et le film The scouting Book for boys. Il vit actuellement à Londres. Il est également connu pour avoir écrit en collaboration avec J.K. Rowling le huitième tome de la saga Harry Potter : la pièce de théâtre Harry Potter et l’Enfant maudit.

J.K. Rowling : Romancière, J. K. Rowling (Joanne Kathleen Rowling) est surtout connue comme l’auteur de la série « Harry Potter », dont les tomes sont considérés comme les livres les plus fréquemment vendus de nos jours et surtout, comme une référence de littérature qui a su plaire autant aux enfants qu’aux adultes.

Ma chronique :

Qu’est-ce que j’ai pu avoir peur avant de lire ce livre, peur car c’est une pièce de théâtre et donc écrit comme tel. Peur aussi de ne pas retrouver le Harry Potter que j’ai adoré dans mon enfance à la lecture de ses aventures. Peur aussi de passé complètement à côté parce que j’ai vieilli et que je ne savais pas si j’allais réussir à re-rentrer dans cet univers magique.

Je peux vous dire que toutes mes peurs ont été vite balayées, j’ai commencé ma lecture un dimanche en début d’après-midi et je l’ai fini en fin de la même après-midi. J’ai juste complètement adoré cette nouvelle histoire et j’ai vraiment eu la sensation de me retrouver quelques années plus tôt lors des lectures des tomes précédents avec la même envie de tourner les pages et de vivre l’histoire à fond.

Donc, oui c’est un énorme coup de coeur pour moi. Il y a tellement de choses de bien faites dans cette nouvelle histoire, d’abord Harry lui-même et Ginny j’ai apprécié de les découvrir plus vieux, ils ont vieillis en même temps que moi donc du coup je me sent proche d’eux. Il y a aussi Ron et Hermione et également Drago Malefoy. Cela fait réellement plaisir de les retrouver tous. Mais il y a aussi les petits nouveaux, leurs enfant, Albus et Scorpius qui sont vraiment mis en avant dans cette histoire, même si nous découvrons aussi Rose et James.

J’ai adoré le personnage de Scorpius, qui ne ressemble en aucun point à son père, il est cool je trouve et donne vraiment envie de l’avoir comme pote. Albus est lui plus complexe, il me fait pensé un peu à son père Harry lors de sa cinquième année à Poudlard, il est un peu paumé et se trouve vraiment alourdi par l’héritage familiale.

Le fait que cela soit une pièce de théâtre facilite aussi cela, mais le rythme est vraiment soutenu et l’on dévore les pages les unes après les autres pour connaitre la suite. J’ai bien aimé l’intrigue de cette aventure que j’ai trouvé assez originale.

Je ne vais pas vous spoiler, mais une scène est pour moi juste parfaite, le retour de toute la bande à Godric’s Hollow. C’est juste génial et m’a donné envie de me refaire toute la saga en film. D’ailleurs, en parlant de film, ce livre à vraiment un fort potentiel cinématographique, je pense que lorsque cette histoire sortira en film fera un véritable carton.

Vous l’aurez compris, un coup de coeur pour moi et un retour dans mes jeunes années de lecteur. Je recommande à tous, et n’ayez pas peur de la pièce de théâtre, cela se lit très bien.

Ma note : 09/10

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Cœur de Flammes – Tome 1 – Le Visage de l’Ombre

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Auteur : Iman Eyitayo

Genre : Fantasy, Jeunesse

Edition : Plumes Solidaires

Titre : Cœur de Flammes – Tome 1 – Le Visage de l’Ombre

Quatrième de couverture :

Aluna vit dans l’ombre, c’est une paria. Elle est née jumelle, synonyme d’arrêt de mort depuis qu’un être mystérieux, le Régisseur, règne en tyran sur son monde.

Seulement, lorsqu’elle brise un interdit ancestral par accident et ravive ainsi un ancien conflit avec le royaume voisin, elle se retrouve au centre de toutes les attentions.

Elle devra alors faire un choix pour maintenir la paix. Y arrivera-t-elle sans trahir son secret ?

Quelques mots sur l’auteur :

Née en 1988, Iman raconte des histoires depuis son plus jeune âge. Inspirée de jeux vidéo et passionnée de dessins, elle commence très jeune à réaliser des bandes-dessinées qu’elle partageait en secret avec sa petite sœur. Elle ne se met à l’écriture que beaucoup plus tard, en Décembre 2011, lorsqu’elle tombe sur de vieux dessins de son enfance. Elle décide alors de peaufiner sa toute première œuvre « Coeur de flammes ». Après en avoir rédigé le 1er tome, sa sœur ainsi que quelques proches l’encouragent à le faire lire, le corriger, puis à le publier. En dehors de l’écriture, Iman est une hyperactive touche-à-tout et autodidacte qui aime voyager, découvrir des langues étrangères (pour l’anecdote, elle a appris le chinois sur internet et le parle couramment depuis), écouter de la musique, regarder des séries (américaines et taïwanaises), dessiner de temps en temps et jouer aux jeux vidéo. Elle travaille à temps plein en tant que chef de projet dans une entreprise d’informatique et essaie de se consacrer à sa passion le week-end.

Ma chronique :

J’ai enfin lu ce livre, le premier tome d’une saga écrite par Iman Eyitayo, que j’ai rencontré lors du Chapiteau du livre de Saint Cyr-Sur-Loire au mois de mai de cette année. La rencontrer et acheter son livre était un de mes objectifs de ce salon, cela faisait quelques temps que je voyais tourner son livre sur les blogs et sur Instagram donc je voulais absolument le lire. C’est chose faite à présent.

L’auteur nous fais découvrir le monde d’Iriah à travers son roman. C’est un univers complexe avec plusieurs races, plusieurs nations mais le tout contrôlé par un mystérieux personnage que l’on ne rencontre pas dans ce premier tome, du moins je ne sais pas trop, la suite nous en apprendras plus, le Régisseur.

J’ai été par moment perturbé dans ma lecture, l’univers créé par Iman est très riche, mais nous sommes tout de suite à fonde dans l’histoire et l’intrigue liée à Aluna, du coup à certain passage j’étais un peu perdu. Mais pour en avoir discuté avec elle, c’est un choix volontaire, d’ailleurs éparpillés dans le livre, on retrouve des touts petits extraits de vieux parchemins nous expliquant brièvement le fonctionnement de cet univers et surtout comment il en est arrivé là.

Mais très rapidement, j’ai été conquis par les personnages, surtout Aluna et les deux princes. Il y a très peu de temps mort et l’histoire est vraiment bien ficelée. Vers la fin, il y a une scène de bataille digne de quelques films de fantasy.

Une chose qui m’a par contre vraiment plu, et pour le coup m’intrigue beaucoup, j’ai lu le prologue et ensuite je suis rentré dans l’histoire et j’ai peu à peu oublié ce prologue, il m’est carrément sorti de la tête. Et pendant ma lecture, il y avait des passages qui ne concernait pas nos principaux héros, et je ne sais pas pourquoi, je ne faisait pas le rapprochement avec ce prologue, jusqu’à la fin où là, elle nous ramène à ce prologue, c’est à ce moment là qu’il m’est revenu en tête, pour le coup, je dis chapeau, ce petit tour de passe-passe m’a bien plu.

Une petite chose que je trouve juste dommage, c’est le glossaire que l’on trouve à la fin, j’aurais préféré l’avoir en début du livre, où retrouvé une note m’indiquant qu’il y en avait un.

Pour conclure, j’ai vraiment aimé ma lecture et j’ai vraiment hâte de découvrir la suite. Au passage si vous croisez Iman lors d’un salon n’hésitez pas à aller la voir, j’ai passé un agréable moment à discuter avec elle, j’ai ressenti à l’écouter tout l’amour qu’elle a mit dans son ouvrage.

Ma note : 8/10

Autre-Monde, Tome 1 – L’Alliance des Trois

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Auteur : Maxime Chattam

Genre : Jeunesse, Fantastique

Edition : Le Livre de Poche

Titre : Autre-Monde, Tome 1 – L’Alliance des Trois

Quatrième de couverture :

Personne ne l’a vue venir. La Grande Tempête : un ouragan de vent et de neige qui plonge le pays dans l’obscurité et l’effroi. D’étranges éclairs bleus rampent le long des immeubles, à la recherche de leurs proies, qu’ils tuent ou transforment… Après leur passage, Matt et Tobias se retrouvent sur une Terre ravagée, différente. Désormais seuls, ils vont devoir s’organiser. Pour comprendre. Pour survivre… à cet Autre-Monde.

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1976 à Herblay, dans le Val-d’Oise, Maxime Chattam fait au cours de son enfance de fréquents séjours aux États-Unis, à New York et surtout à Portland (Oregon), qui devient le cadre de L’Âme du mal. Après avoir écrit deux ouvrages (qu’il ne soumet à aucun éditeur), il s’inscrit à 23 ans aux cours de criminologie dispensés par l’université de Saint-Denis. Son premier thriller, Le 5è Règne, publié sous le pseudonyme Maxime Williams, paraît en 2003 aux Éditions Le Masque. Cet ouvrage a reçu le prix du Roman fantastique du festival de Gérardmer. Maxime Chattam se consacre aujourd’hui entièrement à l’écriture. Après une trilogie composée de L’Âme du mal, In tenebris et Maléfices, il écrit Le Sang du temps (Michel Lafon, 2005) puis Le Cycle de la vérité en trois volumes – Les Arcanes du chaos (2006), Prédateurs (2007) et la Théorie Gaïa (2008) – aux Éditions Albin Michel. Sa série Autre-Monde a paru chez le même éditeur, ainsi que Léviatemps (2010), Le Requiem des abysses (2011), La Conjuration primitive (2013), La Patience du diable (2014) et son dernier roman Que ta volonté soit faite (2015).

Ma chronique :

Voici enfin ma dernière chronique concernant mes lectures de cet été pour le Summer Holiday Challenge. J’ai enfin commencé la saga fantastique de Maxime Chattam, Autre-Monde. Comme vous avez pu le constater sur le blog, j’ai découvert cet auteur il y a quelques mois avec un très court thriller Carnages j’ai pour le coup bien aimé sa plume. J’ai donc grâce à ce challenge pu sortir le premier tome de cette saga de ma PAL.

J’ai dévoré ce premier tome, en même temps il y a très peu de temps mort et j’avais toujours envie d’en savoir plus donc je tournais les pages évidemment.

Maxime Chattam, nous immerge tout de suite dans son histoire, nous faisons la connaissance de deux des héros dès le premier chapitre. Il n’y a pas de fioritures, nous savons rapidement que nous allons être dans un roman avec une ambiance plutôt sombre et lourde. Cela m’a beaucoup plu.

L’auteur à choisi la ville de New-York comme point de départ de son histoire, mais rapidement nous entraîne dans son « Autre-Monde ». Dans celui-ci, la majorité des adultes a disparu, les autres sont devenus hostiles envers les enfants et adolescents. La nature a repris ces droits et plus rien ne ressemble à ce que l’on connaît, il n’y a plus de technologie, plus rien n’est normal, hormis les jeunes.

J’ai bien aimé le scénario catastrophe sous fond d’écologie, la planète s’auto-défend contre la race humaine qui ne pense qu’à elle, sans s’occuper de la nature et du mal qu’elle fait à la planète. Mais attention, ce parti pris écolo n’est pas pesant, nous n’avons pas une apologie de l’écologie et de l’anti-technologie.

En tout cas, j’ai adoré l’idée qu’il n’y ai plus que les enfants et adolescents, qui livrés à eux-mêmes doivent tout apprendre et mûrir très vite pour subvenir à leurs besoins et faire face aux nombreux dangers de cet Autre-Monde.

Malgré le fait que nous sommes sur un premier tome, nous sommes tout de suite à fond, il n’y a pas de temps morts et nous partageons le stress et les peurs de nos jeunes héros. J’ai vraiment eu une lecture fluide et agréable. J’ai maintenant vraiment hâte de lire la suite.

Je ne met pas de coup de cœur, car vu que c’est une saga je préfère la finir avant de décider si ce sera une saga coup de cœur ou non.

Ma note : 8/10

Aussi libres qu’un rêve

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Auteur : Manon Fargetton

Genre : Jeunesse dystopie

Edition : Castelmore

Titre : Aussi libres qu’un rêve

Quatrième de couverture :

En cette fin de XXIè siècle, la loi des Dates de naissances régit l’accès aux métiers. Né en janvier, vous avez accès au métier de vos rêves : acteur, chanteur, tout est possible. Né en décembre, préparez-vous à racler le fond de l’océan et à plonger les mains dans les algues gluantes !

Minöa et Silnëi sont soeurs jumelles, nées à quelques minutes d’intervalle la nuit du 31 décembre.  La première à 23h58 et la seconde à 0H17 ! La tyrannie des Dates de naissance leur promet des destins radicalement différents, mais cela ne les empêchera pas d’unir leurs forces pour combattre l’injustice et l’ordre établi, aidées par Kléano, le chanteur rebelle d’un groupe de rock.

Quelques mots sur l’auteur :

Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre la musique et les mots. Elle vit aujourd’hui à Paris et exerce le métier de régisseur lumière. Elle est également musicienne et écrivain, aussi à l’aise en Fantasy qu’en thriller ou en littérature jeunesse. Manon est donc une auteure aux multiples talents, bien décidée à poursuivre son chemin d’encre à travers les genres avec la finesse et l’imagination qui caractérisent sa plume.

Ma chronique :

Ce roman, le premier de Manon Fargetton et le seul encore que je n’avais pas lu, je l’ai enfin trouvé dans sa nouvelle version, et encore mieux, lors du salon Le Chapiteau du livre de Saint-Cyr-sur-Loire où j’ai rencontré pour la première fois à mon plus grand plaisir, Manon. J’ai d’ailleurs eu la chance d’avoir une super dédicace :

Processed with MOLDIV
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Alors, concernant ce livre, nous avons un roman dystopique assez orienté jeunesse. Il se lit facilement, le style est fluide et il n’y a pas vraiment de temps morts.

L’histoire ce déroule donc dans une région en France bordant l’océan. L’Europe n’est plus divisée en pays cherchant à former une sorte de coalition, mais au contraire s’est complètement éclatée. Non pas en pays, mais en régions, et chacune d’elles à son propre dirigeant, ses propres lois et règles. Dans celle qui nous intéresse la loi fondamentale est la loi des Dates de naissance. La règle est simple, on vous désigne un métier en fonction du mois de votre naissance, en sachant que les premiers mois de l’année ont les meilleurs métiers tandis que pour les derniers, ne reste plus que les métiers ingrats ou ne faisant vraiment pas rêver.

Nous suivons donc Silnëi et Minöa, deux jumelles, la première est née le 1er janvier, tandis que la seconde est née le 31 décembre. Elles ont quinze ans lors de cette histoire, et ont toutes les deux du mal à exister pleinement. Silnëi, elle, est destinée à devenir actrice, mais dans cet univers, les acteurs se contentent de réciter et tout est ensuite robotisé, alors qu’elle a envie de s’exprimer, d’incarner pleinement les personnages qu’elle est sensée représenter. Minöa, elle a comme futur métier la charge de filtrer les eaux de l’océan pour récolter les algues, autant dire que cela ne l’enchante pas vraiment.

Ces jeunes filles, par leurs rêves de libertés, et accompagnée de Kléano, un jeune rockeur et de Nériss un janvier, vont déclencher tout un mouvement de révolte trop longtemps mis en sommeil.

J’ai plutôt apprécié les personnages créés par Manon Fargetton, ce n’est pas compliqué, il n’y a rien d’exceptionnel chez chacun d’eux. Ils ont tous un petit truc sympa je trouve. La description des choses  m’a pour le coup bien fait sourire, Manon nous a inventé quelques mots sympa comme par exemple : Lévi-liT ou encore monogliss-R mes préférés. C’est un univers énormément robotisé, il y a des robots policiers et des robots serveurs par exemple. Tout est controlé par le gouvernement en place, c’est à dire par un seul homme qui dirige d’une main de fer sa région.

Nous avons donc droit à un peuple opprimé par des lois qui régentent leurs vies et qui pour le coup ne sont pas aussi libres qu’ils le pensent, qui va grâce à l’impulsion de quelques jeunes, venir défier l’autorité et se rebeller pour faire tomber le pouvoir en place. Une scène m’a d’ailleurs fait penser au Printemps arabe que nous avons connu il y a quelques années. Forcément le chef du gouvernement ne va pas se laissé faire et cela ne va pas forcément bien tourner.

J’ai assez bien aimé l’histoire, même si je trouve que tout se passe trop vite, surtout la fin, quand le mouvement rebelle se met en place jusqu’à la conclusion. Je n’ai pas apprécié la fin plus que çà, je trouve vraiment que ça va trop vite.

En résumé, même si j’ai apprécié cette lecture, ce n’est pas mon roman préféré de Manon Fargetton, mais bon il en fallait bien un qui me plaise moins que les autres tout de même. Dans tous les cas, je reste fan de la plume de cette auteure et j’attend avec impatience ses futurs romans.

Ma note : 6/10

La porte de la salle de bain

la porte de la salle de bain

Auteur : Sandrine Beau

Genre : Jeunesse contemporain

Edition : Talents Hauts Ego

Titre : La porte de la salle de bain

Quatrième de couverture :

J’attendais mes seins avec impatience. C’est à partir des petits oeufs au plat que tout s’est déglingué. Comme s’ils s’étaient passé le mot pour gâcher ma joie toute nouvelle. Ça a commencé dans le bus. C’est là que j’ai vu le regard des hommes changer. Enfin de certains hommes … Ceux-là, ils ne se gênaient pas pour me regarder. Ou plutôt pour me regarder directement dans les seins. Pas gênés ! Tranquilles. Je détestais ça.

Quelques mots sur l’auteur :

Après avoir été clown, réalisatrice de films vidéo, ou encore Miss Météo, Sandrine BEAU est maintenant animatrice radio sur France Bleu Besançon. Elle est aussi maman et passionnée de livres pour enfants. C’est peut-être ce qui explique qu’elle écrit aujourd’hui des histoires pour les petits, et les grands aussi. Ses textes ont été publiés chez Bayard Jeunesse, aux Editions Talents Hauts, mais aussi en presse ou encore joués sur scène, par la Compagnie Teraluna.

Ma chronique :

Bouleversant !!! C’est le premier mot qu’il m’est venu à l’esprit quand j’ai fermé ce livre. Je l’ai lu très rapidement, en à peine une heure ce matin. C’est un tout petit livre, un peu moins de cent pages. Mais par contre, il est prenant, touchant, énervant …

C’est l’histoire de Mia, jeune demoiselle de douze ans, elle est impatiente de voir ses seins poussés et scrute tous les jours dans le miroir, la moindre évolution de sa petite poitrine. La narration ce fait à la première personne ce qui nous immerge vraiment dans la tête et les pensées de Mia. Nous sommes heureux avec elle, mais aussi en colère ou nous avons peur, c’est véritablement très bien écrit. La plume de l’auteure est soignée et juste.

Une fois sa poitrine apparue, le beau-père de Mia change complètement d’attitude envers elle et trouve toutes excuses pour rentrer dans la salle de bain pendant la douche de la jeune fille. C’est à partir de ce moment là que le roman devient poignant. Nous sommes plongés avec Mia dans sa terreur et ses angoisses. Elle à peur de rentré chez elle et de prendre sa douche. Elle a peur de raconter à sa mère ou à quelqu’un d’autre ce qui lui arrive car elle a peur de ne pas être crue ou que les gens se moque d’elle. Elle vit très mal tout ceci, elle ne dort plus, n’arrive plus à se concentrer à l’école, bref, elle est en vrai souffrance morale.

C’est un sujet sensible, difficile, certainement tabou, mais moi il m’a touché, à une échelle  vraiment moindre, mais le fait de ne pas pouvoir parler de problèmes à sa famille ou à ses amis est quelque chose de vraiment dur à supporter, du coup l’on garde tous en nous et cela nous bouffe la vie.

Heureusement, Mia, à droit à une jolie fin, elle a de la chance, mais cela ne nous empêche pas de réfléchir à ce qui arrive à toutes les jeunes filles qui elles n’ont pas eu la même chance.

J’ai un vrai coup de coeur pour ce roman, il m’a marqué et fait réfléchir. C’est un très beau livre, une histoire dure mais tellement bien écrit.

Ma note : 10/10

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La nuit des fugitifs

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Auteur : Manon Fargetton

Genre : Thriller fantastique

Edition : Rageot Thriller

Titre : La nuit des fugitifs

Quatrième de couverture :

« Le radio-réveil d’Izia se déclencha.
Le jingle des infos retentit.
À la lune ce matin, l’ouverture du procès de Barthélémy Chevalier, leader du groupe terroriste Pro-EVE qui s’oppose aux manipulations du génome humain…
Aussitôt les paupières d’Izia s’ouvrirent en grand.
… Barthélémy Chevalier est accusé du meurtre du jeune hybride Nathan Valentin, renversé devant son collège il y a trois ans. Malgré ses méthodes violentes, une partie de la population défend les idées de l’activiste…
Une pulsation sauvage s’éveilla dans son ventre.
Le rythme obsédant de la vengeance. »

Quelques mots sur l’auteur :

Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre la musique et les mots. Elle vit aujourd’hui à Paris et exerce le métier de régisseuse lumière. Elle est également musicienne et écrivain, aussi à l’aise en fantasy qu’en thriller ou en littérature jeunesse. Manon est donc une auteure aux multiples talents, bien décidée à poursuivre son chemin d’encre à travers les genres avec la finesse et l’imagination qui caractérisent sa plume.

Ma chronique :

Ma chronique sur le second tome du « Suivant sur la liste » va être assez rapide. En effet je l’ai lu directement après le premier. J’ai comme l’impression de n’avoir lu qu’un seul bouquin.

Dans ce tome, nous retrouvons nos jeunes héros 3 ans après. Ils ont tous été séparés pendant cette période et vont tous se retrouver au même moment et au même endroit dans une sorte de huit clos. L’originalité se trouve que le lieu est un plateau de télévision lors d’un tournage d’une émission.

J’ai encore vraiment apprécié les jeunes, en particularité Izia et E-Nathan, et les nouveaux personnages, que ce soit les méchants ou les autres hybrides sont bien travaillés et apportent un vrai plus à l’histoire.

En bref, j’ai vraiment aimé ce dernier tome, même si j’aurais aimé que la partie huit clos soit un peu plus poussée. Comme d’habitude Manon Fargetton me fais voyager grâce à sa plume.

Je conseille à tous cette petite saga, qui est plus orienté jeune lecteur mais que l’on peut tous apprécier.

Ma note : 8/10

Le suivant sur la liste

le suivant sur la liste

Auteur : Manon Fargetton

Genre : Thriller Fantastique

Edition : Rageot Thriller

Titre : Le suivant sur la liste

Quatrième de couverture :

Izia bifurqua dans la rue du collège. Elle consulta sa montre. Parfait. Izia collectionnait les mots sur son carnet de liaison et se faisait un devoir de ne jamais arriver à l’heure. Elle leva un sourcil étonné en apercevant Nathan qui déboulait sur son vélo à l’autre bout de la rue. Elle s’apprêtait à traverser en snobant le passage clouté lorsqu’une Mercedes aux vitres teintées surgit du carrefour. Trop vite. Beaucoup trop vite.
Elle distingue sans peine le regard déterminé du conducteur qui enfonçait la pédale d’accélérateur.
La voiture était déjà sur Nathan.
Elle cria.

Quelques mots sur l’auteur :

Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre la musique et les mots. Elle vit aujourd’hui à Paris et exerce le métier de régisseuse lumière. Elle est également musicienne et écrivain, aussi à l’aise en fantasy qu’en thriller ou en littérature jeunesse. Manon est donc une auteure aux multiples talents, bien décidée à poursuivre son chemin d’encre à travers les genres avec la finesse et l’imagination qui caractérisent sa plume.

Ma chronique :

Etant devenu un fan de la plume de Manon Fargetton, je ne pouvais passer à côté de cette petite saga et donc du premier tome, « Le suivant sur la liste ». Quel bien m’en a pris, j’ai tout simplement adoré et est avalé ce livre très très vite.

Manon Fargetton, nous entraîne à travers son roman, à la découverte de cinq adolescents tous plus attachants les uns que les autres, j’ai pour ma part un petit faible pour le caractère rebelle d’Izia. Grosse particularité de cette histoire, c’est que dès le début, l’un d’eux meurt dans des circonstances pas très claires. Pourtant, tout était fait pour s’attacher à ce personnage et tout allait dans le sens qu’il allait être important pour la suite… Et là, comme çà, chose surprenante, les autres jeunes reçoivent tous sur Facebook des messages post-mortem de ce dernier. Tous ces rebondissements, ont donnés comme résultat mon addiction à cette histoire et à ces jeunes héros.

Ces jeunes sont tous très différents, mais ils ont quand même un point important en commun qu’ils découvriront par la suite de leurs aventures. Car, nous allons les suivre à travers Saint-Malo – ville où l’auteure à passée sa jeunesse, et elle nous en offre de belles descriptions -, où ils vont devoir apprendre à se connaître et à se faire confiance pour affronter toutes les épreuves auxquelles ils vont être confrontés.

Ce livre possède tous ce que j’aime, une écriture fluide et efficace, un rythme mené tambour battant, un côté un peu sombre, des personnages auxquels on s’attache forcément, ce côté thriller qui nous tiens en alerte jusqu’au bout et en plus un petit peu de fantastique. En plus nous passons d’un point de vue à un autre, ce qui permet de vraiment apprécier cette histoire et ces personnages.

Je recommande vivement ce roman aux jeunes et aux moins jeunes, je pense que l’on ne peut passer qu’un agréable moment pendant sa lecture.

Ma note : 9/10

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L’émeraude oubliée – L’évasion

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Auteur : Lina Carmen

Genre : Jeunesse / fantasy

Edition : La Bourdonnaye

Titre : L’émeraude oubliée – L’évasion

Quatrième de couverture :

Dans la sinistre ville de Mornia, à la végétation inexistante, seules des tours de bétons grises aux dimensions célestes s’élèvent vers des hauteurs indistinctes. Un mur infranchissable empêche toute sortie de cette prison qui ne dit pas son nom, gouvernée par un dictateur, le président Percy. Les plus riches vivent en haut des tours, dans un confort luxueux. Les plus pauvres vivent en bas, dans une brume permanente, le « smog » métropolitain. Yan, un garçon de 15 ans, est l’un de ces indigents dont le destin est de finir ouvrier dans une usine, comme son père et son grand-père. Mais il rêve d’une autre vie. Peut-être là-haut chez les riches ? Ou bien ailleurs qu’à Mornia. Existe-t-il un autre monde que celui-ci ? Pour le savoir, il faudrait s’échapper. C’est alors que Yan rencontre Sonia, une jeune fille de son âge, issue des niveaux supérieurs, avec laquelle il va peut-être concrétiser ses rêves. L’évasion se prépare. Cependant, Percy et ses hommes sont prêts à tout pour faire échouer ce projet.

Quelques mots sur l’auteur :

Depuis son enfance, Lina Carmen se balade entre ciel et terre. C’est dans cette région très particulière de l’espace qu’elle puise l’inspiration pour ses histoires extraordinaires. Après avoir exercé un nombre impressionnant de métiers, elle se consacre aujourd’hui à l’écriture ainsi qu’à l’art du récit oral. Elle présente ses propres contes pour les plus jeunes, à l’aide de marionnettes.

Ma critique :

J’ai gagné ce joli petit livre grâce à un concours organisé sur le blog Wonderbook en partenariat avec les éditions La Bourdonnaye. Tout d’abord, il faut avouer que la couverture est sublime, j’ai donc entamé cette lecture avec joie.

Je vous avoues que j’ai eu un peu de mal dans la première partie du livre, car on entre de plein fouet dans Mornia et ces deux extrémités, les riches et les pauvres. Tout ceci, sans vraiment d’explications du pourquoi et du comment la ville en serait arrivée là. J’ai été perturbé par ce manque d’information qui au final nous est expliqué vers la toute fin du livre. Ensuite, c’est un roman qui s’adresse je pense plus à un jeune public car les deux protagonistes principaux sont adolescents, ce qui en soi ne me dérange aucunement, mais là où j’ai été un peu plus chagriné c’est que pour leur âge, ils réussissent des choses incroyables. Je trouve cela un peu exagéré.

Mais au fil des pages, je me suis attaché à ces personnages et j’ai pris du plaisir à les suivre affrontés toutes leurs épreuves. Je me suis senti happé par l’histoire en fin de compte, et même si pour le coup, j’ai eu du mal sur la première moitié du livre à avancer, j’ai carrément avalé la fin. L’auteur nous délivre de belles descriptions des personnages et des lieux, ce n’est pas trop poussé ce qui facilite la lecture.

En bref, je recommande cette lecture, plus à un jeune public, même si des adultes pourraient comme moi passer un bon moment. Par contre, il faut absolument une suite, on ne peut pas rester sur cette fin …

Ma note : 6.5/10

Le livre de toutes les réponses sauf une

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Auteur : Manon Fargetton

Genre : Jeunesse / fantastique

Edition : Rageot romans

Titre : Le livre de toutes les réponses sauf une

Quatrième de couverture :

On l’appelle le Livre des réponses.
Il vient de la nuit des temps.
S’il brûle, il renaît de ses cendres.
Il répond à toutes les questions.

Quelques mots sur l’auteure :

Née en 1987, Manon Fargetton a grandi à Saint-Malo, entre rochers et tempêtes, les yeux fixés sur l’horizon. Son besoin d’écriture la pousse d’abord à composer poèmes et chansons. Puis au lycée, une histoire vient frapper à la porte de son imagination. Elle sera à l’origine de son premier roman, Aussi libres qu’un rêve (Mango, Prix Chronos 2008), qu’elle publie à dix-huit ans. Depuis les personnages s’alignent dans sa tête en une véritable file d’attente, et elle fait de son mieux pour entendre leurs voix afin de leur offrir l’existence d’encre, de papier et de pixels qu’ils méritent. Manon vit aujourd’hui à Paris où elle partage son temps entre ses deux métiers : régisseur lumière au théâtre et écrivain.

Mon avis :

Comme déjà évoqué ici et ailleurs, j’ai découvert Manon Fargetton grâce à L’héritage des rois passeurs et je suis littéralement tombé sous le charme de sa plume, de son style et de sa manière de raconter les histoires. J’étais donc super impatient d’attendre la sortie de son nouveau roman et ultra heureux une fois que je l’ai eu entre les mains. Mais, ayant déjà une lecture en-cours, il a fallut que je la finisse avant d’enfin pouvoir me plonger dans ses pages. 

Et une fois ouvert, la magie a encore opérée, impossible de le refermer, j’ai été complètement happé par cette histoire et ces personnages. C’est un petit roman, qui raconte la rentrée scolaire de Bérénice Lamort, et forcément avec un nom de famille comme le sien, on imagine bien que l’appel en début de cours n’aurait rien d’une partie de plaisirs. Lors des premières heures au collège elle rencontre deux personnes, Pandora Hurlevent et Lazare Vago. Ces trois là vont rapidement nouer de forts liens d’amitié.

J’ai énormément apprécié les personnages, on a envie de partager des moments avec eux et d’en savoir encore plus sur eux. L’histoire est racontée du point de vue de Bérénice, mais aussi de Pandora. C’est avec cette dernière que nous trouvons le petit côté fantastique qui donne vraiment un plus à cette histoire. Le livre des réponses appartient à sa famille. J’ai apprécié retrouver la légende du phénix sous la forme d’un livre. C’est très original, j’adore.

Dans ce roman, nous avons plein de références diverses, racine, la boîte de Pandore, la bible, et même pour mon plus grand plaisir une référence à Star Wars et à John Williams, le compositeur des bandes originales des films. Dans ce livre, sont évoqués, l’amitié, le deuil, l’homosexualité, la religion et d’autres sujets d’actualités.

Bref, vous l’aurez compris, c’est un énorme coup de cœur pour moi. Si je devrais mettre un petit point négatif, c’est que ce n’est pas assez long, j’aimerais savoir encore plein de chose sur le Livre et les personnages.

Ma note : 10/10

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