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Les sorties du mois d’août 2021 chez mes partenaires

Bonjour amis lecteurs,

Comme chaque mois depuis quelques temps, je viens vous parler des nouveautés qui vont paraître chez mes partenaires. Une occasion de plus de les mettre en avant.

Commençons avec Gallmeister, qui nous promet une rentrée littéraire riche. Vous retrouverez les romans que je vous présente dès le 19 août en librairie.

Comme souvent avec cet éditeur nous avons droit à deux grands formats.

True Story de Kate Reed Petty

Talentueuse mais solitaire, Alice Lovett prête sa plume pour écrire les histoires des autres. Pourtant elle reste hantée par la seule histoire qui lui échappe : sa propre vie. Une simple rumeur, lancée en ce lointain été 1999 par deux ados éméchés, a embrasé en un rien de temps toute la communauté. Que s’est-il réellement passé sur la banquette arrière de cette voiture alors qu’ils ramenaient Alice, endormie, chez elle ? Accusations, rejets, déni, faux-semblants… la réalité de chaque protagoniste vacille et reste marquée à tout jamais. Et quand le présent offre une chance de réparer le passé, comment la saisir ? Faut-il se venger ou pardonner ? Ou mieux vaut-il tout oublier ? Mais peut-on oublier ce qu’on n’a jamais vraiment su ?

 
Construit comme un piège machiavélique qui bouscule les certitudes, True Story explore la fluctuante tension entre fiction et réalité et la manière dont notre société diffuse et affronte la rumeur

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Les dents de lait de Hélène Bukowski

Skalde et sa mère Edith vivent dans leur maison isolée à l’orée de la forêt. L’adolescente n’a jamais vu le bleu du ciel : leur région est en proie au brouillard et à la sécheresse depuis si longtemps. Les derniers habitants du coin, après avoir fait sauter l’unique pont qui les reliait au reste du monde, espèrent ainsi que leur autarcie volontaire les protègera du chaos. Un jour, Skalde découvre dans une clairière une enfant à la chevelure rouge feu. D’où vient-elle ? Comment a-t-elle pu arriver jusqu’ici ? Consciente de sa transgression, l’adolescente recueille la petite fille, sous le regard méfiant de sa mère Edith. Car les deux femmes ne se sont jamais vraiment intégrées à cette communauté pétrie de peurs et de superstitions. Tandis que les villageois s’organisent, le trio devra bientôt faire face à une véritable chasse aux sorcières.

 
Premier roman frappant, Les Dents de lait est une fable moderne sur la peur et la différence.

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Continuons avec les trois Totems, toujours aussi beaux 😉

Les dynamiteurs de Benjamin Withmer

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Une poignée d’orphelins s’est réfugiée dans une usine désaffectée. À leur tête, Cora les protège farouchement du haut de ses quinze ans, avec l’aide de Sam, un an de moins, éperdu- ment amoureux d’elle. Sam est le seul qui sache lire : c’est ainsi qu’il devient l’interprète de Goodnight, un géant défiguré et muet, homme de main d’un gangster local. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de dynamiter son enfance, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

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Les nouveaux héritiers de Kent Wascom

Sauvé de l’orphelinat par une famille bourgeoise et aimante, Isaac devient artiste peintre. Il se consacre à son art sur la côte sauvage de Floride dont la luxuriance le fascine. Un jour de 1914, tandis qu’il navigue dans la baie voisine, il rencontre Kemper, une héritière rebelle à la famille étouffante dont il tombe immédiatement amoureux. Tous deux se construisent un refuge sur la côte du Golfe, loin des bruits du monde. Mais le bonheur est de courte durée : les drames qui déchirent la famille de Kemper et la Première Guerre mondiale mettent en danger leur union.

Rêves arctiques de Barry Lopez

Résultat de quatre années de voyage, de réflexions et de rencontres dans l’Arctique, ce livre est tout à la fois un récit d’aventures, une méditation sur l’art de l’exploration et une collection d’images d’ours blancs et d’icebergs grands comme des villes.

C’est l’histoire d’une conversation sans âge, non seulement entre nous, sur ce que nous avons l’intention d’entreprendre ou ce que nous voulons réaliser, mais aussi avec cette terre – notre contemplation et notre admiration devant un orage sur la prairie, devant la crête découpée d’une jeune montagne ou devant l’essor soudain des canards au-dessus d’un lac isolé. Nous nous sommes raconté l’histoire de ce que nous représentons sur cette terre depuis 40 000 ans. Je crois qu’au cœur de cette histoire repose une simple et durable certitude : il est possible de vivre avec sagesse sur la Terre, et d’y vivre bien.

Récompensé en 1986 par le National Book Award, le plus prestigieux prix littéraire américain, Rêves arctiques est un classique magique et intemporel.

Continuons avec cette toute jeune maison d’éditions qu’est Dalva. Une seule sortie prévue pour le 19 août également.

Atmosphère de Jenny Offill

Quand on est bibliothécaire à Brooklyn, on voit défiler une foule franchement bigarrée. Et si, comme Lizzie on accepte de répondre au courrier d’une spécialiste de la crise climatique pour arrondir ses fins de mois, on finit par échanger avec tout ce que la terre compte d’illuminés. Il y a cette fille qui s’approvisionne en papier toilette à la bibliothèque, les stressés chroniques qui la pressent de questions sur le destin de l’humanité, son petit garçon lunaire, son frère ancien toxicomane et son mari philosophe converti à la programmation de jeux vidéos. Quadragénaire sensible et drôle, Lizzie laisse ses pensées voguer des uns aux autres, coincée entre fin du monde et sortie d’école.

Incontournable de la littérature américaine contemporaine, Atmosphère est une chronique fantasque de nos vies urbaines. Avec ce nouveau roman, Jenny Offill, maîtresse dans l’art de déceler l’absurde dans nos existences, saisit l’air du temps comme personne et interroge avec humour le sens des vies que nous menons.

Terminons avec les sorties chez La Manufacture de Livres. Tout d’abord avec un livre photo qui paraitra le 12 août.

Larzac de Yan Morvan, préface de José Bové

« Je vous salue paysans du Larzac et je salue votre lutte pour la justice, la liberté et pour la paix, la plus belle lutte de notre XXème siècle. »

Jean-Paul Sartre

En 1971 est annoncé l’agrandissement du camp militaire du Larzac. Une centaine d’exploitations sont appelées à disparaître. Ce Causse situé à l’entrée des Cévennes, au sud du Massif central, entre alors dans l’Histoire. Paysans et habitants du plateau engagent une lutte qui durera jusqu’en 1981. Près de 100 000 personnes convergent vers le Larzac, partout en France on organise manifestations, grèves de la faim, occupations de bâtiments militaires, fêtes, marches… C’est ainsi que naquirent la première « ZAD » et les mouvements altermondialistes français. Le Larzac obtint gain de cause dix ans après le début de l’occupation. Trois ans avant cette victoire, en 1978, une grande marche est organisée jusqu’à Paris, moment fort de la lutte qui gagna alors le soutien officiel de François Mitterand. Yan Morvan couvrit en tant que photo-reporter ces dernières années du combat. C’est de ce moment de l’Histoire que témoignent ces photographies.

Pour finir, La Manuf nous propose deux romans qui eux sortirons le 19 août.

Le fils du professeur de Luc Chomarat

« Mes parents, j’avais l’impression de les connaître comme si je les avais faits. Cette jeune femme très Nouvelle Vague, cinquante de tour de taille, des dents blanches et bien alignées, grande douceur un peu triste, c’était ma maman. L’autre, si grand que la plupart du temps je ne savais pas trop à quoi il ressemblait là-haut, une voix qui descendait d’entre les nuages, c’était le professeur. Mon papa. » Dans cette petite famille se joue l’éternelle aventure de l’enfance. Il y a les combats acharnés contre les copains cow-boys, les stratagèmes habiles pour trouver sa place dans la cour de récré, les questionnements existentiels et la fascination pour les femmes si indéchiffrables. Et pendant ce temps, d’autres luttent pour la liberté, tuent des présidents, marchent sur la lune, mènent une guerre froide…

Des souvenirs vagues de la maternelle aux élans de l’adolescence, Luc Chomarat nous invite à redécouvrir un monde empli de mystères et peuplé d’amis imaginaires. De sa plume impertinente et pleine d’esprit, il propose de cheminer à hauteur d’enfant sur la route faite de rêves et de défis qui mène à l’âge adulte.

Villebasse de Anna de Sandre

Au cœur d’une vallée s’élève Villebasse, entrelacs de rues centenaires où s’entassent bicoques et immeubles, comme partout ailleurs. Depuis quelques années, sans que personne s’en inquiète, une étrange lune bleue vient éclairer le ciel. Ceux qui arrivent ici en repartent rarement, restreignant leurs existences à l’enceinte de la ville. Villebasse est leur horizon et leur malédiction. C’est au commencement de l’hiver que Le Chien arrive en ville. Il rôde de parcs en ruelles, partageant tour à tour la vie des uns et des autres, tantôt protecteur, tantôt justicier.

Avec ce premier roman poétique et onirique, Anna De Sandre nous donne à lire la mythologie contemporaine d’un monde ravagé par nos maux ordinaires.

Et voilà pour un mois d’août encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

Les dents de lait

Autrice : Hélène Bukowski

Édition : Gallmeister

Genre : Post-Apocalyptique

Titre : Les dents de lait

Quatrième de couverture :

Skalde et sa mère Edith vivent dans leur maison isolée à l’orée de la forêt. L’adolescente n’a jamais vu le bleu du ciel : leur région est en proie au brouillard et à la sécheresse depuis si longtemps. Les derniers habitants du coin, après avoir fait sauter l’unique pont qui les reliait au reste du monde, espèrent ainsi que leur autarcie volontaire les protègera du chaos. Un jour, Skalde découvre dans une clairière une enfant à la chevelure rouge feu. D’où vient-elle ? Comment a-t-elle pu arriver jusqu’ici ? Consciente de sa transgression, l’adolescente recueille la petite fille, sous le regard méfiant de sa mère Edith. Car les deux femmes ne se sont jamais vraiment intégrées à cette communauté pétrie de peurs et de superstitions. Tandis que les villageois s’organisent, le trio devra bientôt faire face à une véritable chasse aux sorcières.

 
Premier roman frappant, Les Dents de lait est une fable moderne sur la peur et la différence.

Quelques mots sur l’autrice :

Helene Bukowski est née à Berlin en 1993. Elle a étudié l’écriture littéraire à Hildesheim en Allemagne. Ses textes sont publiés dans plusieurs revues et anthologies. Pour l’écriture des Dents de lait, son premier roman, elle a vécu seule pendant plusieurs semaines dans une cabane de Basse-Saxe.

Ma chronique :

Encore un grand merci à Gallmeister de me permettre de découvrir un nouveau roman de leur rentrée littéraire. Les dents de lait qui sort dans vos librairies le 19 août est le premier roman allemand du catalogue Gallmeister. Après l’Italie de Giulia Caminito et de Piergiorgio Pulixi, Gallmeister nous emmène à la découverte d’une toute jeune autrice allemande, Hélène Bukowski.

Ce roman, je l’ai dévoré en une petite journée. C’est un très beau coup de cœur pour moi. C’est un roman qui va être comparé à Dans la forêt de Jean Hegland c’est évident et on ne pourra pas nous en blâmer. Pourtant ces deux romans sont bien éloignés l’un de l’autre. Le point commun selon moi est le côté post-apocalyptique qui est sous-entendu mais sans aucune explication. Puis il y a la nature évidemment.

Les dents de lait explore la relation mère-fille avec Skalde et sa mère Edith, c’est superbement écrit. La tension entre les deux femmes qui tour à tour se protègent, se détestent, se jalousent et s’aiment. Il y a comme quelque chose de nocif dans cette relation, mais en même temps elles sont touchantes. C’est un roman porté par les femmes, elles sont pour une fois bien plus nombreuse que les hommes et ces derniers ne servent que de figurants.

La lecture est addictive, les chapitres sont très courts, le rythme ne s’emballe pourtant pas, la tension monte au fil des pages. Nous sommes presque dans un huis-clos, tout se déroule dans un endroit coupé du reste du monde, d’un côté il y a un fleuve et le pont, seul accès à l’autre rive a été détruit par les habitants pour se protéger et de l’autre il y a on ne sait pas vraiment quoi, ce n’est jamais clairement dit mais on imagine le pire forcément comme une sorte de mur infranchissable.

C’est un roman d’apprentissage, sur l’acceptation de soi et des autres. C’est un roman qui nous parle de la nature, celle qui est bienfaitrice pour l’homme, mais également celle qui peut se montrer cruelle. C’est un roman sur les relations humaines, sur les forces et les faiblesses d’un clan. C’est un roman magistral porté par une plume intelligente et fraîche. C’est un roman coup de cœur.

Je vais mettre ce roman avec ceux que je considère dans la même veine : Dans la forêt, My Absolute Darling, Une histoire des loups, Sauvage ou encore Betty.

Voilà, un gros coup de coeur et j’ai hâte que vous puissiez tous le découvrir pour que l’on puisse échanger. Je n’ai aucun doute qu’il va faire parti des titres dont on va entendre parler dans les prochains mois.

Ma note : 10 / 10