Archives du mot-clé haruki murakami

# 157 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

Nous voilà déjà le dernier lundi de cette année 2019, il va bientôt être l’heure des bilans … En tout cas nous espérons que vous avez passé de bonne fêtes de Noël et que vous avez été bien gâtés. Si vous avez eu des livres en cadeaux, n’hésitez pas à nous donner les titres en commentaire. Aller, c’est parti, nous partageons avec vous nos dernières lectures de cette année.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

demain les chats

Demain les chats de Bernard Werber

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

RevanBane :

letrange bibliotheque

L’Étrange Bibliothèque de Haruki Murakami

Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, rien ne se passera comme prévu…
Entre rêve et cauchemar, Haruki Murakami nous livre une nouvelle inédite, hypnotique, grinçante, superbement mise en images par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik.

La chronique ici

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Lettre d’une inconnue suivi de La ruelle au clair de lune de Stefan Zweig

Un écrivain viennois apprend en lisant son courrier qu’une femme l’aime en secret d’un amour absolu depuis des années… Une nuit, un voyageur rencontre dans un bar un homme autrefois dominateur, aujourd’hui humilié par une fille à matelots… Ces deux nouvelles publiées en 1922 témoignent de l’art de Stefan Zweig pour dépeindre les tourments de l’amour non partagé, la passion qui brûle les cœurs et détruit les vies…

La chronique ici

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho de Émily Ruskovich

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

RevanBane :

le canard siffleur mexicain

Le canard siffleur mexicain de James Crumley

Et c’est reparti pour C.W. Sughrue, l’inoubliable privé déjà croisé dans Le dernier baiser, roman tout aussi mythique de Crumley. On n’oublie pas la ville de Meriwether, Montana, après avoir accompagné ses personnages. Sughrue, cette fois, est chargé par une paire de jumeaux géants de récupérer des poissons tropicaux rares auprès d’un mauvais payeur connu de tous pour avoir, un jour, mâché le ney d’un flic avant de l’avaler. Un gentil petit gars ce Norman L’Anormal ! Un peu chef de bikers aussi, du pire gang du pays. Rien de grave pour Sughrue qui en a vu d’autres. Norman, c’est sûr, rendra poliment les petites merveilles avec ce qu’il faut d’eau claire… Ce n’est qu’une broutille, un prélude agité… L’invraisemblable est ailleurs. Quelque part. Dans cet immense pays que Sughrue va de nouveau traverser à la recherche d’une mère…

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

par accident

Par accident de Harlan Coben

L’officier Napoleon Dumas n’obéit qu’à une seule loi, la sienne. Quand on retrouve sur la scène de meurtre d’un policier les empreintes de Maura, son amour de lycée disparue il y a quinze ans, c’est selon ses règles que Nap est décidé à enquêter.
Les coïncidences semblent bien trop nombreuses dans cette affaire : peu avant la disparition de Maura, Leo, le frère jumeau de Nap, et sa petite amie Diana avaient été retrouvés morts sur la voie ferrée. Un double suicide auquel Nap n’a jamais cru. Or Rex, l’officier qui vient de mourir, était aussi un de leurs camarades de lycée.
Que s’est-il passé à l’époque ? Quel lien unissait ces quatre adolescents ?
Nap n’a jamais perdu l’espoir de retrouver Maura et de découvrir la vérité sur la mort de son frère. Mais est-il prêt à tout entendre ?

RevanBane : 

maitre des eaux

Maître des eaux de Patrick Coudreau

Au village, on disait de cette famille qu’elle était étrange, que l’eau leur obéissait et que les catastrophes arrivaient par eux. Et puis, il y eut l’incendie et tout rentra dans l’ordre. Aujourd’hui, le fils est revenu avec l’envie de régler ses comptes. Il a amené avec lui la pluie qui ravage tout, car lui aussi, dit-on, sait converser avec l’eau. Maintenant il se cache au coeur de la nature, quelque part près du village, voulant se faire oublier et une gamine a décidé de lui venir en aide. Mais pour les hommes du village, la traque est ouverte et ne s’arrêtera que quand cette affaire sera définitivement réglée…
Avec ce premier roman qui se lit d’une traite, Patrick Coudreau nous invite dans un univers littéraire plein de suspense, de poésie et de magie.

Voilà pour nous, et vous que lisez-vous de beau ?

Nous vous souhaitons une très belle semaine livresque et une belle fin d’année 2019 !

 

L’Étrange Bibliothèque

letrange bibliotheque

Auteur : Haruki Murakami

Édition : Éditions 10/18

Genre : Nouvelle illustrée

Titre : L’Étrange Bibliothèque

Quatrième de couverture :

Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, rien ne se passera comme prévu…
Entre rêve et cauchemar, Haruki Murakami nous livre une nouvelle inédite, hypnotique, grinçante, superbement mise en images par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik.

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma, puis a dirigé un club de jazz, avant d’enseigner dans diverses universités aux États-Unis.
En 1995, suite au tremblement de terre de Kobe et à l’attentat du métro de Tokyo, il décide de rentrer au Japon. Plusieurs fois pressenti pour le Nobel d littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Literary Prize, le prix Franz Kafka 2006, le prix de Jérusalem pour la liberté de l’individu dans la société en 2009, le prix international de Catalogne 2011 et le prix Hans Christian Andersen en 2016.

Ma chronique :

Vous l’aurez certainement remarqué j’ai depuis quelques temps envie de découvrir Haruki Murakami, c’est donc tout naturellement que j’ai acheté et lu cette nouvelle graphique, illustrée par Kat Menschik.

Il s’agit d’une toute petite nouvelle, que j’ai lu en à peine une heure mais qui dévoile encore une fois tout le talent du grand maître japonais qu’est Murakami. Les illustrations apporte à ce livre-objet quelque chose de mystique, c’est étrange, tout comme la bibliothèque qui va nous être présentée.

Comment ne pas tomber sous le charme de la plume enchanteresse de Murakami ? Comme dans les autres livres que j’ai lu de cet auteur, il y a de la magie et de l’étrange, c’est fantastique tout en étant fortement accroché à la réalité. C’est beau, sensible et comme j’ai déjà pu le dire pour cet auteur, cela fait du bien.

Petit plus non négligeable, le retour d’un personnage découvert dans La course au mouton sauvage, ce qui m’a surpris mais également fait beaucoup plaisir.

Ma note : 09 / 10

# 156 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Nous vous retrouvons comme chaque lundi pour faire le point sur nos lectures du moment. Et oui, nous sommes déjà lundi … Malgré le fait que j’ai eu cinq jours de repos et que j’en ai pas mal profité, en allant voir deux fois le dernier Star Wars, en fêtant sympathiquement mon anniversaire et en faisant une soirée de dingue avec la salle de sport, et bien je peux vous dire que j’y serais bien resté en repos. Après on ne va pas se plaindre non plus, les deux prochaines semaines vont être entrecoupées d’un jour férié. Je pense que les derniers jours de cette année 2019 vont défilés à une vitesse folle …

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Sa chronique ici

RevanBane :

la course au mouton sauvage

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturel

Ma chronique ici

sugar run

Sugar Run de Mesha Maren

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches, où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jodi doit faire un détour par le passé et tenir une promesse. En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

demain les chats

Demain les chats de Bernard Werber

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

RevanBane : 

letrange bibliotheque

L’Étrange Bibliothèque de Haruki Murakami

Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, rien ne se passera comme prévu…
Entre rêve et cauchemar, Haruki Murakami nous livre une nouvelle inédite, hypnotique, grinçante, superbement mise en images par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho de Émily Ruskovich

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

RevanBane :

le canard siffleur mexicain

Le canard siffleur mexicain de James Crumley

Et c’est reparti pour C.W. Sughrue, l’inoubliable privé déjà croisé dans Le dernier baiser, roman tout aussi mythique de Crumley. On n’oublie pas la ville de Meriwether, Montana, après avoir accompagné ses personnages. Sughrue, cette fois, est chargé par une paire de jumeaux géants de récupérer des poissons tropicaux rares auprès d’un mauvais payeur connu de tous pour avoir, un jour, mâché le ney d’un flic avant de l’avaler. Un gentil petit gars ce Norman L’Anormal ! Un peu chef de bikers aussi, du pire gang du pays. Rien de grave pour Sughrue qui en a vu d’autres. Norman, c’est sûr, rendra poliment les petites merveilles avec ce qu’il faut d’eau claire… Ce n’est qu’une broutille, un prélude agité… L’invraisemblable est ailleurs. Quelque part. Dans cet immense pays que Sughrue va de nouveau traverser à la recherche d’une mère…

Voilà pour nous … Et vous que lisez-vous de beau ?

Nous vous souhaitons à tous une très belle semaine livresque ainsi qu’un très bon Noël.

 

La course au mouton sauvage

la course au mouton sauvage

Auteur : Haruki Murakami

Édition : Belfond

Genre : Contemporain

Titre : La course au mouton sauvage

Quatrième de couverture :

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels…

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma, puis a dirigé un club de jazz, avant d’enseigner dans diverses universités aux États-Unis.
En 1995, suite au tremblement de terre de Kobe et à l’attentat du métro de Tokyo, il décide de rentrer au Japon. Plusieurs fois pressenti pour le Nobel d littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Literary Prize, le prix Franz Kafka 2006, le prix de Jérusalem pour la liberté de l’individu dans la société en 2009, le prix international de Catalogne 2011 et le prix Hans Christian Andersen en 2016.

Ma chronique :

Et voilà, deuxième roman du Maître Murakami que je li … Et encore une fois j’ai été transporté. Oui, transporté dans ce Japon des années fin 70 et transporté dans l’imagination de Haruki Murakami. Cet auteur a un talent indéniable pour faire de chaque phrases et de chaque mots de la poésie, j’ai eu l’impression de flotter dans un monde métaphysique pendant toute ma lecture.

La course au mouton sauvage est le troisième tome de La Trilogie du Rat, qui avait donc commencé par Écoute le chant du vent et Flipper, 1973 . J’ai appris il y a peu que dans « Danse, danse, danse » un autre roman de Murakami, nous retrouvons le narrateur présent dans cette trilogie. Donc, comme dans les premiers tomes, j’ai été happé par cette histoire et par ce héros, un mec lambda et qui se dit très seul alors qu’il est toujours en très bonne compagnie.

J’ai une fois de plus aimé voyager à travers la poésie ultra-moderne de Haruki Murakami. J’ai aimé ce voyage onirique dans son univers bien à lui, il y a de la magie qui flotte à travers toutes les pages, à travers toutes les phrases de cet auteur, c’est beau, cela fait du bien et franchement j’en redemande.

Dans ce dernier tome que je pourrais presque qualifier de thriller fantastique, voir fantasmagorique, nous partons à la recherche d’un mouton … Oui, d’un mouton avec une étoile sur le dos. Mais tout cela n’est que prétexte pour partir à la quête de soi-même, à la quête de son « moi », comprendre cette solitude, comprendre cette vie et de toute évidence, il n’y a que Murakami pour nous faire vivre cette expérience. Dans ce roman sont évoqués l’amitié, l’amour, le rêve et la vie.

Voilà, dernier roman du maître pour moi en 2019, mais je vous assure que l’année 2020 va être pour moi placée sous le signe de Murakami, je compte bien lire tous ses romans.

Ma note : 10 / 10

# 130 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Alors, n’ayant pas eu énormément de temps pour lire la semaine dernière, je suis toujours dans mon Murakami, je viens donc ce matin, vous en proposer un nouvel extrait.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

la course au mouton sauvage

– Comment veux-tu que je trouve ce mouton ? Hokkaïdo c’est autrement plus grand que tu ne le penses, et des moutons il y en a des centaines de milliers. Va-t’en dénicher un mouton là-dedans, c’est même pas la peine d’y penser. Quand bien même le mouton en question porterait une étoile sur le dos.

– Disons plutôt cinq mille.

– Quoi, cinq mille ?

– C’est le nombre de moutons qu’il y a à Hokkaïdo. En 1947, il y en avait deux cent soixante-dix mille, mais il n’y en a plus que cinq mille aujourd’hui.

– Comment sais-tu ça ?

– Pendant que tu étais parti, je suis allée faire quelques recherches en bibliothèque.

– Tu en sais des choses …, soupirai-je.

– Mais non, il y en a beaucoup plus que je ne sais pas.

– Hmm », grommelai-je, ouvrant cette bière que j’avais en main et la partageant équitablement dans nos deux verres.

 

 

# 155 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Nous espérons que vous allez bien et que vous avez passé un bon weekend. Pour moi, depuis la fin de semaine, les mauvaises nuits recommencent et je commence cette semaine en étant déjà bien fatigué. Mais bon, je ne bosse que deux jours et ensuite j’ai cinq jours de repos, j’ai hâte d’y être, surtout que mercredi sort au cinéma Star Wars, j’ai déjà mes places pour aller le voir deux fois le jour de la sortie, trop pressé d’y être. Sinon concernant nos lectures, pour Ann’Gaëlle et pour moi même, la semaine a été chargée et nous n’avons pas lu énormément, du coup pas beaucoup de changement dans nos lectures.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

RevanBane : 

la course au mouton sauvage

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels…

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

RevanBane : 

la course au mouton sauvage

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

demain les chats

Demain les chats de Bernard Werber

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

RevanBane : 

sugar run

Sugar Run de Mesha Maren

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches, où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jodi doit faire un détour par le passé et tenir une promesse. En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.

Voilà pour nous ! Comme d’habitude, n’hésitez pas à partager vos lectures avec nous en commentaires.

Nous vous souhaitons à tous une excellente semaine livresque !

# 129 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous allez tous bien. Comme chaque mardi matin, je partage avec vous un extrait de ma lecture en cours. Aujourd’hui, il s’agit d’un passage de La course au mouton sauvage de Haruki Murakami le Maître japonais. Autant vous le dire de suite, je pense que l’année 2020 sera placée sous le signe de cet auteur que je viens de découvrir mais qui me donne énormément envie de lire.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

la course au mouton sauvage

Je l’ai appelée à deux heures, à six heures, à dix heures, mais personne ne répondit au téléphone. Sa vie devait être bien remplie.

Il était dix heures, le lendemain matin, quand je réussis enfin à la joindre. Après m’être brièvement présenté, je lui proposai de dîner ensemble, lui expliquant que je voulais lui parler de ce boulot de publicité de l’autre jour.

 » Mais on m’a dit que tout était terminé ! fit-elle.

– Le travail, oui, il est fini « , dis-je.

Elle avait l’air quelque peu déroutée, mais ne posa pas d’avantage de question. On convient de se voir le lendemain soir dans un café sur l’avenue Aoyama.

Je décrochai le téléphone et réservai une table dans le plus chic de tous les restaurants français que j’avais pu fréquenter jusqu’alors. J’étrennai une nouvelle chemise, pris mon temps pour choisir une cravate et enfilai un veston que je n’avais mis que deux fois.

 

# 154 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

C’est reparti pour une nouvelle semaine et je dois vous avouer que j’en ai marre en ce moment, le travail me prend la tête et je rêve de vacances, mais malheureusement je ne sais pas quand je vais pouvoir en prendre. Heureusement, il y a le sport qui me permet de me défouler. Aller, après un weekend placé sous le signe de la lecture et du repos, on se retrouve comme chaque lundi pour échanger sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

si je serais grande

Si je serais grande de Angélina Delcroix

Deux voisines de 6 ans disparues le même jour.
Une petite fille à l’imagination débordante qui vit dans la peur de déplaire à ses parents.
Des corps d’enfants découverts, et au milieu des cadavres, une survivante.
Pour l’adjudante Joy Morel, enceinte de quatre mois, c’est le début d’une enquête éprouvante aux frontières de l’inimaginable…

Sa chronique ici

un peu beaucoup

Un peu beaucoup … jusqu’à la mort de Angélina Delcroix

La révélation du thriller français confirme son statut avec ce troisième roman, sombre et surprenant ! Fragilisée par le décès de l’un de ses coéquipiers, l’adjudante Joy Morel doit aussi apprendre à composer avec sa récente maternité. Mais une étrange affaire la ramène sur le terrain : un homme, sobre depuis plusieurs années, est retrouvé mort après un coma éthylique. À ses côtés, le cadavre de son épouse, ligotée et mutilée…

RevanBane :

écoute le chant du vent

Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973 de Haruki Murakami

J’écrivais toujours sur la table de la cuisine, tard dans la nuit, jusqu’au petit matin. C’est la raison pour laquelle je nomme ces deux romans  » écrits sur la table de la cuisine « . Avec beaucoup d’amour et une certaine gêne… Pour rien au monde je ne voudrais les changer. Un peu comme de très vieux amis. Peut-être que je ne les rencontrerai plus, que je ne leur parlerai plus, mais il est certain que jamais je ne les oublierai. Ils sont précieux pour moi, irremplaçables. Ils m’encouragent, me réchauffent le cœur. Après trente-sept ans, Haruki Murakami autorise enfin la publication de ses deux premiers romans, Écoute le chant du vent, lauréat du prestigieux prix Gunzo 1979, suivi de Flipper, 1973, tous deux jusqu’ici inédits en France. Enfin traduits et réunis en un seul volume, précédés d’une préface de Murakami qui en explique la genèse, ils composent les deux premiers tomes de la  » trilogie du Rat « , que clôt La Course au mouton sauvage.

Ma chronique ici

Le dernier baiser

Le dernier baiser de James Crumley

Sughrue, détective privé, doit retrouver Trahearne, un écrivain parti écluser les bars en délaissant ex-épouse, femme et mère. Il finit par le dégoter dans un bistrot. S’étant découvert le même penchant pour l’alcool, les deux hommes repartent à la recherche de Betty Sue, la fille de la patronne, qui n’a pas réapparu depuis dix ans. Ils emmènent dans leur périple Fireball, un bouledogue amateur de bières. Ils mènent la belle vie, mais toujours point de Betty Sue, qui semble avoir mal tourné…
À travers plusieurs états, au sens propre comme au figuré, le lecteur est convié à une road story où se croisent crapules minables et figures pittoresques. Si elle n’en est pas la trame, la nostalgie de l’Ouest, des grands espaces est l’essence même du Dernier baiser. L’inénarrable Sughrue semble promener sa carcasse d’ivrogne comme dans un éternel lendemain d’ivresse. Ce qui ne l’empêche pas d’être bourré… d’humour !

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

RevanBane :

la course au mouton sauvage

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels…

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

demain les chats

Demain les chats de Bernard Werber

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

RevanBane :

sugar run

Sugar Run de Mesha Maren

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches, où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jodi doit faire un détour par le passé et tenir une promesse. En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.

Voilà pour nous, n’hésitez pas à nous dire quelles sont vos lectures du moment ! On vous souhaites à tous une très belle semaine livresque.

 

 

 

Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973

écoute le chant du vent

Auteur : Haruki Murakami

Édition : Éditions 10/18

Genre : Contemporain

Titre : Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973

Quatrième de couverture :

J’écrivais toujours sur la table de la cuisine, tard dans la nuit, jusqu’au petit matin. C’est la raison pour laquelle je nomme ces deux romans  » écrits sur la table de la cuisine « . Avec beaucoup d’amour et une certaine gêne… Pour rien au monde je ne voudrais les changer. Un peu comme de très vieux amis. Peut-être que je ne les rencontrerai plus, que je ne leur parlerai plus, mais il est certain que jamais je ne les oublierai. Ils sont précieux pour moi, irremplaçables. Ils m’encouragent, me réchauffent le cœur. Après trente-sept ans, Haruki Murakami autorise enfin la publication de ses deux premiers romans, Écoute le chant du vent, lauréat du prestigieux prix Gunzo 1979, suivi de Flipper, 1973, tous deux jusqu’ici inédits en France. Enfin traduits et réunis en un seul volume, précédés d’une préface de Murakami qui en explique la genèse, ils composent les deux premiers tomes de la  » trilogie du Rat « , que clôt La Course au mouton sauvage.

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Kyoto en 1949 et élevé à Kobe, Haruki Murakami a étudié le théâtre et le cinéma, puis a dirigé un club de jazz, avant d’enseigner dans diverses universités aux États-Unis.
En 1995, suite au tremblement de terre de Kobe et à l’attentat du métro de Tokyo, il décide de rentrer au Japon. Plusieurs fois pressenti pour le Nobel d littérature, Haruki Murakami a reçu le prestigieux Yomiuri Literary Prize, le prix Franz Kafka 2006, le prix de Jérusalem pour la liberté de l’individu dans la société en 2009, le prix international de Catalogne 2011 et le prix Hans Christian Andersen en 2016.

Ma chronique :

Enfin, j’ai lu du Murakami et grâce à des conseils très avisés sur Instagram, enfin je découvre le Maître Murakami, et quoi de mieux que de le découvrir avec ses deux premières nouvelles, nouvelles venant débuter la trilogie du Rat.

Dans cette édition de chez 10/18, la préface est même signée de Haruki Murakami, dans celle-ci il se dévoile et nous explique comment il a eu envie d’écrire. J’ai adoré le lire, c’est un monsieur qui a l’air d’être d’une simplicité touchante.

Nous avons donc rassemblé dans un même livre, les deux nouvelles, Écoute le chant du vent et Flipper, 1973. Dans ces textes nous faisons la connaissance du narrateur mais également du Rat, un de ses amis. L’écriture de Murakami est vraiment belle, c’est simple mais beau. J’ai cru comprendre que le style de l’auteur a bien évolué depuis ces deux nouvelles, alors je suis bien content de commencer par celles-ci.

J’ai beaucoup aimé lire ces nouvelles, il y a plein de tendresse, d’humour, de simplicité et surtout, il n’y a aucun jugement, c’est assez rare pour le signaler et franchement cela fait du bien. C’est un livre qui m’a fait du bien, j’ai hâte de continuer à lire cet auteur. C’est super original comme histoire, cet auteur a un talent extraordinaire pour décrire et parler de la plus simple situation ou d’un objet du quotidien et d’en faire quelque chose de passionnant et magique. Un des plus beau exemple dans ce livre est quand le narrateur parle de flipper, c’est juste hallucinant, c’est beau et ultra passionnant.

Dans ces deux nouvelles, Haruki Murakami, nous raconte la vie de deux personnes qui se sentent seules, terriblement seules, mais qui pourtant ne le sont pas. Il nous parle également du Japon, le tout d’une manière très originale, sans critique, sans vouloir imposé son avis. Je sais pas si cela vous ai déjà arrivé, mais c’est un peu comme quand nous sommes posés par exemple à la terrasse d’un café, que l’on observe quelque chose ou quelqu’un et que l’on imagine sa vie. C’est un peu ça que j’ai ressenti, mais avec beaucoup d’imagination de tendresse et de magie.

Je vais continuer à découvrir cet auteur, car j’ai l’impression que c’est le genre d’auteur qui va me faire du bien par la vision du monde qu’il partage à travers ses livres.

Ma note : 08 / 10

 

# 128 – Le mardi sur son 31

mardi-31

Bonjour les amis,

Nouveau mardi, nouveau partage d’un extrait de ma lecture. Bon cette fois nous y sommes, le mois de décembre est là, pfff j’en suis désespéré lol. Vous l’aurez compris, ce n’est pas mon mois préféré, mais bon faut bien faire avec alors voici un extrait d’un roman de Haruki Murakami, auteur japonais que je découvre, et je peux vous dire que j’aime beaucoup.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

écoute le chant du vent

 » Dis-moi, tu sais pourquoi je déteste les riches ? » Ce soir-là, le Rat s’obstinait. C’était la première fois que notre conversation se prolongeait sur ce terrain. Je secouais la tête pour montrer que je l’ignorais.  » Je dis les choses carrément, hein, eh bien, les riches, ils n’ont rien dans la tête. Ils ne sont même pas fichus de se gratter le cul sans une lampe de poche et sans une règle. » 

Dire les choses carrément était alors une des expressions favorites du Rat.

 » Ah ?

– Ouais, il ne savent pas penser à ce qui est important. Ils font juste semblant de penser … Tu sais pourquoi ?

– Euh … non, dis-le-moi !

– Ils n’en ont pas besoin, voilà tout. Bien sûr, il leur a fallu un peu de cervelle pour devenir riches, mais après, pour le rester, ils n’en ont plus eu besoin. C’est comme un satellite dans l’espace. Pas besoin de carburant. Il n’a plus qu’à tourner et tourner encore en suivant la même orbite. Mais moi, je ne suis pas comme ça, et toi non plus. Nous, pour vivre, nous devons penser. Depuis le temps qu’il fera demain jusqu’à la taille du bouchon de la baignoire. Non ?

– Si …, fis-je.

– Eh oui, c’est comme ça. »