Archives du mot-clé exploration urbaine

Ravages

Autrice : Lison Carpentier

Editions : Nouvelles plumes

Titre : Ravages

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Clémence Duchesnay, trentenaire divorcée, partage sa vie entre son métier de photographe pour un magazine géographique et sa passion pour l’exploration urbaine.Lors d’une escapade dans l’ancienne prison de Rennes, elle découvre un jeune garçon agonisant dont le corps mutilé porte une inscription gravée sur le torse.
Dès lors le cauchemar commence : prise au piège, Clémence commet l’irréparable et se trouve confrontée à un monstre sadique, pétri de vengeance qui utilise les lieux explorés par la jeune femme comme scène d’exposition de ses crimes. Lorsque son propre fils disparait, Clémence n’a d’autre choix que d’accepter le chantage de son bourreau et de suivre ses traces.

L’autrice en quelques mots :

Passionnée de littérature, Lison Carpentier a obtenu une licence de Lettres Modernes de l’Université d’Arras.

Elle est ensuite devenue employée de bureau tout en restant fidèle à cette passion dévorante, passant depuis quelques années de la lecture à la plume.

Auteur indépendant, elle vit près d’Angers.

https://loeilnoir.wordpress.com/liens/

Ma chronique :

Ravages … Un seul mot, lourd de sens. Très vite mon esprit s’est mis à vagabonder et à je me suis imaginé des scénarios tous pires les uns que les autres, mais croyez-moi, ça n’était rien comparé à ce que m’a fait vivre l’autrice !

L’histoire démarre très vite avec Clémence Duchesnay , une jeune femme d’une trentaine d’années qui allie parfaitement métier et passion. Photographe de profession pour un magasine géographique, elle passe son temps libre et mêmes ses nuits à vivre sa passion pour l’exploration urbaine.

Clémence est une femme simple, passionnée, sans problème, jusqu’au jour où sa vie bascule et prend un tout autre tournant.
Alors qu’elle explore la vieille prison de Rennes, en pleine nuit, Clémence fait une macabre découverte: un jeune ado agonisant est accroché à une croix, un prénom tatoué sur son torse : CLÉMENCE…
Le message est clair, la consigne également.

A partir de ce moment là, tout va crescendo: l’intrigue, l’enquête, les découvertes, nos émotions. Le rythme s’accélère encore lorque le propre fils de Clémence est enlevé par le prédateur qui a décidé de faire de sa vie un enfer.
Aucun répit n’est accordé, ce qui a rendu ma lecture addictive !

Pour moi qui suis une accro des thrillers dérangeants, autant vous dire que j’ai été servie !
L’intrigue est finement menée, le personnage principal est attachant.
La plume de l’autrice est précise et juste, et j’ai beaucoup aimé sa façon de décrire les événements, la façon qu’elle a de jouer entre la réalité du jeu de piste qu’est forcée de mener Clémence pour retrouver son fils et les secrets révélés au fil de la lecture.

Seul bémol pour ma part: tout au long de ma lecture, j’ai eu du mal à comprendre la réaction de Clémence lorsqu’elle a découvert le 1er corps. Pourquoi obéir? Pourquoi ne pas simplement aller voir la police? Même si l’autrice nous donne une information importante sur le passé de Clémence qui pourrait expliquer sa décision, je me suis malgré tout posé la question de sa réaction. Ce qui en réfléchissant bien montre à quel point l’autrice a su m’impliquer dans l’histoire, puisque je me suis mise à la place de Clémence en me demandant quelle aurait été ma réaction !

Un thriller donc que je conseille vivement à tous les fans du genre « dérangeant », et comme d’habitude, je conseillerai aux âmes sensibles de s’abstenir !

Ma note : 09/10

Urbex Sed Lex

urbex sed lex

Auteur : Christian Guillerme

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : Urbex Sed Lex

Quatrième de couverture :

Contre une belle somme d’argent, quatre jeunes passionnés d’urbex sont mis au défi de passer une nuit dans un sanatorium désaffecté.
Ils vont relever le challenge, mais, une fois sur place, ils vont se rendre compte qu’ils ne sont pas seuls dans cet immense endroit abandonné…
Et très vite comprendre qu’ils n’auraient jamais dû accepter cette proposition.
JAMAIS !

Quelques mots sur l’auteur :

Né à Clichy-la-Garenne, Christian Guillerme, ancien musicien de studio et bassiste de groupes de rock, vit en Seine-et-Marne. Il exerce aujourd’hui dans le monde du digital au sein d’une grande entreprise.
Son premier livre, La corde de Mi (éd. Art En Mots), a rencontré un franc succès. Urbex Sed Lex, son second roman, très visuel et haletant, s’inscrit d’emblée dans la pure tradition des thrillers mettant en scène des personnages ordinaires confrontés à quelque chose de terrifiant qui les dépasse.

Ma chronique :

Je tiens à remercier Joël des éditions Taurnada qui a la gentillesse de me proposer régulièrement des partenariats et donc de me donner la chance de découvrir les nouveautés de cette maison d’éditions toujours très surprenante.

Alors, ce roman, Urbex Sed Lex, je dois avouer que je ne savais pas du tout où je mettais les pieds… Je ne connaissais même pas le terme Urbex qui est l’abréviation de Urban Exploration en anglais ou en français l’exploration urbaine. C’est une activité qui consiste à visiter des lieux construits et abandonnés par l’homme, des lieux qui sont parfois interdits d’accès. Me voilà donc au taquet pour me plonger dans ce livre. À la lecture du pitch et sachant ce qu’est l’urbex, de la tension, de l’action et du stress devaient être au programme.

Je commence donc ma lecture et fais la connaissance de quatre jeunes plutôt sympathiques et assez attachants. Il s’agit de deux couples passionnés d’urbex qui se connaissent depuis longtemps. J’ai vraiment apprécié ces quatre personnages qui je trouve se complètent parfaitement. Petit bémol par contre, les dialogues, j’ai trouvé que certains ne font pas vrai … J’ai eu par moment du mal à m’imaginer des jeunes discuter de cette façon. Les « bébé » et les « mon gros bêta » sont venus pour moi alourdir ma lecture. Concernant les autres personnes présentes dans le sanatorium, car vous avez bien compris que nos quatre amis ne sont pas seuls, j’ai malheureusement trouvé qu’ils n’étaient pas tous traités de manière égale et que cela nous fait donc passer à côté de certains points de vue. C’est dommage, d’autant plus que d’autres sont vraiment très intéressants avec des personnalités fortes qui apportent beaucoup.

Concernant l’intrigue, pour le coup, maintenant on sait à quoi s’attendre, une nuit dans un sanatorium à l’abandon on a de quoi frissonner. Il s’agit de celui de Dreux qui existe vraiment. Pour vous mettre dans l’ambiance je vous met une photo partagée sur la page Facebook de Christian Guillerme, je vous laisse imaginer de nuit …

sanatorium

Alors effectivement, on reconnait tout de suite que l’auteur sait de quoi il parle et les descriptions du lieu sont vraiment top, je n’aurais vraiment pas aimé me retrouver à la place des quatre jeunes. Il y a donc pas mal de tension liée à l’environnement et au lieu. Par contre, j’ai trouvé que l’ensemble manquait d’action et de vitesse ce qui vient faire perdre le stress que j’aurais pu ressentir. Pourtant les chapitres sont courts et bien écrits, mais cela, à mon sens, manque de dynamisme. C’est le point qui m’a le plus déçu pour le coup, je m’attendais vraiment à stresser et à ne plus pouvoir m’arrêter de tourner les pages pour connaître le dénouement, mais cela n’a pas fonctionné avec moi. Tous les chapitres avec les quatre jeunes m’ont vraiment tenus en haleine et je les ai trouvés géniaux, mais quand il s’agissait des chapitres avec les autres, le soufflet retombait, je pense que cela est lié aux retours dans le passé qui sont venus alourdir l’ensemble.

Voilà, une lecture qui malgré tout cela m’a plue et que j’ai trouvée intéressante. Christian Guillerme est selon moi un auteur à suivre et je ne me priverai pas de lire ses futurs romans. En ce qui concerne sa sortie elle est prévue le 18 juin.

Ma note : 07 / 10