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Sur quoi repose le monde

Autrice : Kathleen Dean Moore

Édition : Gallmeister

Genre : Nature Writing

Titre : Sur quoi repose le monde

Quatrième de couverture :

“Je crois que la plus belle chose que l’on puisse dire à quelqu’un, c’est ‘Regarde’. Et la position la plus tendre, ce n’est pas une longue étreinte, mais deux personnes se tenant côte à côte, regardant ensemble le monde.” Regarder le monde, c’est regarder les êtres aussi bien que les lieux. Non seulement pour mieux les comprendre et mieux les préserver, mais surtout parce qu’il s’agit de l’un des besoins les plus fondamentaux de l’espèce humaine. Nous n’avons pas seulement besoin du milieu naturel pour notre survie, nous dépendons affectivement de lui. Nous sommes tous liés à lui de mille manières insoupçonnées.

Quelques mots sur l’autrice :

Kathleen Dean Moore est écrivain, philosophe et naturaliste. Elle a passé son enfance dans l’Ohio et enseigne aujourd’hui la philosophie à l’université de l’Oregon, où elle donne des cours sur l’éthique environnementaliste et la philosophie de la nature.

Activement engagée dans la défense de la nature sauvage, elle est l’auteur de nombreux essais et récits encore non traduits en français, notamment Riverwalking (1996) et The Pine Island Paradox (2004), unanimement salués par la critique et le public américains. Ses récentes publications portent sur le changement climatique.

Ma chronique :

Quel plaisir de lire du Nature Writing. J’adore ce style et j’adore les parutions Gallmeister qui font honneur à ce genre littéraire. Kathleen Dean Moore, bien connue pour son Petit traité de philosophie naturelle, livre que j’ai dans ma pal, revient avec ce livre dont la couverture est magnifique.

Kathleen Dean Moore, dans ce nouveau livre nous propose ses disgressions sur la nature qu’elle observe, sur l’impact de l’homme sur celle-ci, sur le fait que nous sommes infiniment petit dans ce grand tout mais que nos actions sont immensément bouleversantes.

Ce sont toujours les mêmes arguments que l’on nous sert à chaque fois pour tenter coûte que coûte de préserver aux seuls humains une place sur le piédestal. Voici celui qui revient tout le temps : il semblerait que les humains soient à part et au-dessus du reste de la création naturelle, car la Bible dit que Dieu a créé l’homme à son image, plusieurs jours après avoir créé les oiseaux du ciel et les poissons de la mer, et qu’il a donné à l’homme le pouvoir de dominer toutes les créatures qui marchent, qui volent et qui nagent.

C’est un livre très philosophique, l’autrice profite de ses souvenirs d’enfance, de vacances, de voyages et encore de sorties scolaires pour s’interroger sur son rôle vis à vis de la nature. Quelle est sa place en tant qu’être humain, en tant que femme, en tant que mère, en tant que professeur et en tant que naturaliste, voilà à quoi elle tente de répondre. Cela se lit facilement, j’ai beaucoup voyagé à ses côtés, à travers les pages de ce livre. J’ai pu m’imaginer en pleine nature à écouter les chants de la nature ou encore à regarder des pluies d’étoile dans le ciel.

De temps en temps cela peut-être un brin culpabilisateur et moralisateur, mais à un moment faut que nous ayons tous conscience que nous sommes en train de détruire notre planète que que nous allons laisser aux futures générations une Terre malade et fatiguée. Je trouve cela génial d’avoir des autrices et des auteurs qui s’engagent pour l’environnement, tout en ayant conscience que personne n’est irréprochable, pas même eux, mais que la prise de conscience est nécessaire pour passer à l’action.

Je me permet de vous partager un autre passage qui m’aura profondément marqué.

Il fut un temps peut-être où cela avait du sens de penser que la terre était un parent qui nous avait donné la vie, qui nous avait nourris, calmés, lavés, bercés, instruits et nous avait chanté des chansons. Mais la métaphore devient vite plus compliquée. Combien d’agressions un corps peut-il endurer avant que ses processus naturels de guérison s’épuisent et qu’il commence à changer ? La terre et la mer resteront, mais les grands systèmes qui nous maintiennent en vie – les cycles féconds de la nature, les cycles de réchauffement et de refroidissement, la respiration des plantes, les cycles des saisons, les grands courants des océans – changent sans que nous comprenions comment. Que devons-nous faire, nous, les enfants abandonnés, qui racontons des histoires la nuit ?

Il n’y a pas d’autre solution : nous devons devenir les gardiens des lieux que nous habitons. Nous devons être moralement responsables du bien-être de l’air, de l’eau, de la terre. Et si cela rend nos relations avec la terre compliquées et douloureuses, peut-être n’y a-t-il là rien de surprenant. « Un changement s’impose, écrivait Linda Hogan dans Dwellings ». Assumer le rôle de gardiens est la responsabilité la plus spirituelle et physique de notre temps.

Voilà un extrait qui pour moi à un véritable sens, en tout cas un extrait qui a eu une résonnance en moi

Je ne peux que vous encourager à lire ce livre, ne serait-ce que pour la nature qui y est décrite.

Ma note : 08/10

En descendant la rivière

Auteur : Edward Abbey

Édition : Éditions Gallmeister

Genre : Nouvelles

Titre : En descendant la rivière

Quatrième de couverture :

Exploration de la beauté impérissable des derniers grands espaces sauvages américains, En descendant la rivière nous entraîne dans des paysages où le corps et l’esprit flottent librement. Et leur immensité réveille des méditations sur des sujets allant de la vie d’Henry David Thoreau à la militarisation des grands espaces. On y entend alors une condamnation passionnée des coups portés à notre patrimoine naturel au nom du progrès, du profit et de la sécurité. Rempli d’aubes enflammées, de rivières brillantes et de canyons radieux, ce recueil, inédit en France, est chargé d’une rage sincère et déchaînée contre la cupidité humaine.

Quelques mots sur l’auteur :

Edward Abbey (1927-1989) est né dans la ville d’Indiana, en Pennsylvanie, le 29 janvier 1927. En 1944, à l’âge de dix-sept ans, il quitte la ferme familiale pour traverser les États-Unis en stop et partir à la découverte de l’Ouest américain. C’est alors qu’il tombe fou amoureux du désert, d’un amour qui l’animera toute sa vie.

Après un bref séjour dans l’armée en Italie entre 1945 et 1947, il rejoint l’université et rédige une thèse sur « L’anarchie et la moralité de la violence ». Pendant ses études, il se fait remarquer par le FBI, qui commence à le surveiller après qu’il a incité ses camarades à brûler leurs papiers de conscription. Cette surveillance durera toute sa vie – ce à quoi Abbey rétorqua, quand on le lui fit remarquer, « Je considérerais comme un affront qu’ils ne fassent pas attention à moi. »

Il commence à travailler en tant que ranger dans divers parcs nationaux américains et passe notamment deux saisons au parc national des Arches, dans l’Utah. Cette expérience lui inspirera son récit Désert solitaire, publié en 1968.

Il gagne en notoriété en 1962 quand son roman Seuls sont les indomptés est porté à l’écran avec Kirk Douglas et Gena Rowlands dans les rôles principaux.

Le succès de Désert solitaire et du roman Le Gang de la clef à molette, paru en 1975, font de lui une icône de la contre-culture et le pionnier d’une prise de conscience écologiste aux États-Unis. Le New York Times le qualifie de « héros subversif de l’underground« . Personnage provocateur et subversif, il devient le pape du nature writing. De nombreux écrivains se réclament de sa vision radicale de la société, dont Larry McMurtry, qui l’appelle « le Thoreau de l’Ouest américain ».

En 1987, il se voit offrir un des prix littéraires les plus prestigieux de l’Académie américaine des arts et des lettres. Mais il décline cet honneur : il avait prévu la descente d’une rivière de l’Idaho la semaine de la cérémonie de remise du prix…

Abbey meurt en 1989 à l’âge de soixante-deux ans des complications d’une intervention chirurgicale. Il laisse derrière lui une veuve, quatre enfants, une douzaine de livres et un message pour la postérité : « No comment. » Il avait demandé à être enterré clandestinement dans le désert, ce dont se charge son ami Doug Peacock. Aujourd’hui encore, personne ne sait où se trouve sa tombe.

Ma chronique :

Encore une fois, un grand merci aux éditions Gallmeister pour cet envoi. Chose n’est pas coutume avec moi, dans la partie juste au-dessus, je ne vous ai pas mis que quelques mots sur cet auteur qu’est Edward Abbey, mais toute sa biographie trouvé sur le site de Gallmeister. Je trouve que cela vient mettre en perspective ce recueil de nouvelles qui est inédit en France.

Je n’avais pas encore lu Edward Abbey, j’avoue que je sais pas trop pourquoi, surtout que j’ai Le gang de la clef à molette dans ma PAL, mais voilà, il fait parti de ces auteurs qui m’impressionne et qui me font un peu peur, si je puis m’exprimer ainsi. Bon, voilà, c’est chose faite maintenant … Et bien je peux vous dire qu’il m’impressionne d’autant plus… Tout commence avec sa préface, où, je découvre une grande gueule qui sait de quoi elle parle et qui ne mâche pas ses mots. C’est posé direct, on sait à quoi s’attendre et je peux vous dire que je n’ai pas été déçu. Il parait que c’est un grand du Nature Writing, il le prouve parfaitement dans ces nouvelles.

Du coup, j’ai découvert Edward Abbey avec ce livre, mais pas que, j’ai également fait la connaissance de Henry David Thoreau cet écrivain du XIXème siècle dans la première nouvelle de ce recueil. Dans celle-ci, Abbey descend une rivière et au grès de son parcours il nous présente Thoreau, il s’adresse à lui même. Cette nouvelle se lit un peu comme un essai, elle peut paraître lourde mais eu final elle parle de tellement de chose que cela en devient super intéressant.

La force de ce livre c’est qu’il a été publié dans les années 80 mais qu’il est toujours autant d’actualité. Abbey parle de la nature et plus précisément des rivières avec une passion débordante. Il nous fait réfléchir sur la mondialisation, l’agriculture industrielle, le tout profit. Il peut être très revendicateur dans ses propos et je pense qu’il a dû pas mal se faire bousculer à son époque.

J’ai vraiment pris beaucoup de plaisir à descendre les rivières en compagnie de Edward Abbey. Encore un livre de plus qui me donne envie de découvrir les États-Unis. En descendant la rivière est un vrai livre de Nature Writing, Gallmeister sont vraiment excellent dans ce mouvement, encore un grand merci à eux.

Ma note : 08 / 10

À pas de loup

Autrice : Isabelle Villain

Édition : Taurnada

Genre : Thriller

Titre : À pas de loup

Quatrième de couverture :

Lorsque Rosalie, Philippe et leur petit Martin, âgé de six mois, décident de s’installer à La Barbarie, un éco-hameau niché en plein coeur des Alpes-de-Haute-Provence, c’est bien pour fuir un quotidien trop pesant. pour tenter une expérience audacieuse. Vivre autrement. En communion avec la terre et en harmonie avec les saisons. Mais l’équilibre de cette nouvelle vi va un jour se fissurer. Un grain de sable va s’infiltrer, déstabiliser et enrayer cette belle mécanique.
Et ce très beau rêve ça se transformer peu à peu en un véritable cauchemar.
Votre pire cauchemar…

Quelques mots sur l’autrice :

Née au Maroc en 1966, Isabelle Villain a travaillé pendant une quinzaine d’années dans la publicité, l’évènementiel et l’organisation de salons professionnels. Amatrice de littérature policière depuis l’enfance, elle obtient en 2015 le prix Maurice Bouvier pour Peine capitale, et en 2016 le prix polar du festival Jeter l’Encre pour Âmes battues.

Ma chronique :

Encore une fois, un grand merci à Taurnada pour l’envoi de ce roman. Il s’agit du dernier Isabelle Villain sorti au mois de janvier.

Ce roman étiqueté Thriller est selon moi plus que cela. Je n’ai effectivement pas trop ressenti l’effet thriller, si ce n’est à la fin, et encore. Je trouve que l’on est plus dans un drame sociétal sur fond d’écologie et de sectarisme. Mais au final c’est ce qui fait que ce roman est bon et que l’on ne le lâche pas.

Car oui, ce roman est un véritable page turner, je n’ai pas pu le lâcher et c’était presque un déchirement quand je devais le fermer pour aller travailler. L’écriture d’Isabelle Villain est complètement addictive. Elle nous embarque dans ce petit hameau perdu au milieu des montagnes, avec ses personnages dont l’idéal de vie est compréhensible et doit parler à tout le monde. Du coup, tout se passe bien, on se demande même où nous emmène l’autrice, il n’y a pas vraiment de tension, cela en est même un peu perturbant. Et puis, doucement et très intelligemment Isabelle Villain instille quelque chose de dérangeant, il se passe quelque chose de malsain. Nous voilà embarqués dans le dernier tiers du roman qui montre toute la puissance de celui-ci et toute son originalité.

La grande force de ce roman est pour moi l’intelligence de sa construction, j’ai adoré me faire promener et complètement aspirer par cette fin. J’avais besoin de savoir et de tourner les pages coûte que coûte. J’ai apprécié les thèmes abordés, l’écologie et le sectarisme, c’est original dans ce type de roman. De plus la fin vient apporter une conclusion parfaite.

Encore un très bon moment de lecture passé grâce à Taurnada.

Ma note : 09/10

De la forêt

Auteur : Bibhouti Bhoushan Banerji

Édition : Zulma

Genre : Classique

Titre : De la forêt

Quatrième de couverture :

Jeune diplômé désargenté, Satyacharan accepte un poste de régisseur aux confins du Bihar, dans le nord est de l’Inde. Quittant Calcutta, ce Bengali raffiné et mondain est bientôt fasciné par l’exubérance de la faune et de la flore et par la diversité des habitants de ce vaste domaine forestier.

L’illustre roi des Santals garde ses vaches à l’ombre d’un banyan sacré, Yugalprasad embellit la jungle en y plantant de nouvelles espèces, Dhaturiya préfère danser sans manger plutôt que travailler aux champs…
Satyacharan sait qu’il est le dernier témoin d’un formidable écosystème ; il doit pourtant en orchestrer la disparition. Son rapport au monde en sera à jamais bouleversé.

Quelques mots sur l’auteur :

Bibhouti Bhoushan Banerji (1894-1950), dont La Complainte du sentier a été adapté au cinéma par Satyajit Ray (La Trilogie d’Apu), est une figure majeure de la littérature bengalie. Visionnaire, d’une vibrante actualité, De la forêt est le premier grand roman écologique.

Ma chronique :

J’ai acheté ce roman dans une librairie du Médoc car je n’avais pas emmené dans ma valise assez de livres pour tenir la durée de mon séjour. J’ai été attiré par cette magnifique couverture créée par David Pearson d’après une oeuvre originale de Roshni Vyam. Il s’agit pour moi de ma première excursion dans la littérature indienne.

Dans ce roman, nous faisons la connaissance d’un jeune citadin de Calcutta qui accepte un poste dans le nord de l’Inde, à la campagne, au milieu de nul part, entouré de forêts, de montagnes et de toute une nature. Ce jeune homme va nous narré ses six ans passés dans cette région, six années pendant lesquelles sa vie va changées à travers les rencontres qu’il va faire mais surtout grâce à la beauté de la nature qui l’entoure.

Je dois dire que malgré quelques longueurs ce roman est envoutant. C’est une véritable ode à la nature. C’est un constat de l’impact de l’homme sur la nature, mais je ne pense pas qu’il ne faut en tirer que du négatif, ok la finalité ici est une nature saccagée par l’homme mais il y a comme un message d’espoir dans les lignes de ce roman.

« Que veulent vraiment les hommes ? Le progrès ou le bonheur ? À quoi bon le progrès si le bonheur est absent ? J’en connais beaucoup qui ont progressé dans la vie, mais qui ont perdu le bonheur. À force de jouissance, l’acuité de leur désir et de leurs facultés intellectuelles s’est émoussée, et il n’y a plus rien qui leur apporte la joie. La vie leur paraît monotone, une grisaille dépourvue de sens. Leur coeur devient dur comme de la pierre, l’émotion n’y pénètre pas. »

De la forêt est un roman très contemplatif, mais j’ai vraiment apprécié les rencontres de ce jeune citadin avec la nature, mais également avec plusieurs personnes d’origines différentes mais ayant la pauvreté comme point commun. C’est également un message fort car malgré leurs conditions toutes ces personnes sont dignes et portent en elles le poids des traditions.

Voilà un livre dont l’écriture est sublime, un livre écologique, un livre où se mêlent légendes et récits de vie.

Ma note : 08 / 10

# 168 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

J’ai pas mal lu la semaine dernière et du coup je n’ai pas pu vous partager des extraits de toutes mes lectures. Du coup cette semaine, me voilà avec mon premier roman de littérature indienne, un classique et un roman écologique en plus. J’espère que cet extrait vous plaira.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Après avoir erré pendant deux heures sans retrouver mon chemin, je me suis soudain dit, pourquoi ne pas me diriger en regardant les étoiles. C’était l’été et Orion brillait juste au-dessus de ma tête. Mais je ne parvins pas à déterminer de quelle direction il venait. Je ne trouvai pas la Grande Ourse. Abandonnant donc l’espoir de retrouver ma route grâce aux étoiles, je laissai à mon cheval la bride sur le cou. Je parcourus ainsi quelques kilomètres avant d’apercevoir une lumière vers laquelle je me dirigeai. Dans une petite clairière se trouvait une cabane très basse, faite de branchages, devant laquelle un feu brillait, alors que nous étions en été. À quelque distance, un homme s’affairait. Il sursauta en entendant les pas du cheval et demanda : « Qui va là ? » Puis il me reconnut et, s’approchant, m’aida à descendre de ma monture avec respect.

Les Hiérarchies invisibles

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Auteur : Cyril Torrès

Éditeur : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Les Hiérarchies invisibles

Quatrième de couverture :

Berg s’est réfugié à Shanghaï depuis qu’un scandale a mis fin à sa vie politique. Mais nous sommes à l’heure de la course acharnée aux matières premières, de la surpopulation, du réchauffement climatique, des mouvements de populations incontrôlés. Et dans ce contexte, le retour de Berg pourrait devenir une option envisageable. Févril est envoyé à Shanghaï pour étudier la situation du politicien, la fiabilité de ses convictions écologiques, explorer ses limites, mesurer ses failles. Mais au fil de l’entretien, le jeune homme se trouve de plus en plus fasciné par son interlocuteur et comprend que les enjeux à l’œuvre ne sont probablement pas ce qu’il paraît.
Roman troublant et hypnotique, Les Hiérarchies invisibles met en scène le parcours d’un homme politique exilé et peut-être visionnaire.

Quelques mots sur l’auteur :

Auteur de romans, de documentaires et de vidéos expérimentales, Cyril Torrès est né à Paris en 1960. Il a écrit Belo horizonte (Sens & Tonka 2002) et Poisson-siège (Sens & Tonka 2004). Il a aussi réalisé la série Façons de voir (I à IX) et travaille actuellement sur une installation vidéo, Les jambes.

Ma chronique :

Troisième roman que j’ai la chance de lire et de chroniques grâce à mon partenariat récent avec La Manufacture de Livres, que je remercie encore une fois.

Cyril Torrès avec Les Hiérarchies invisibles nous propose un roman très politisé, une image de la société actuelle, un point de vue que j’ai trouvé très négatif sur le monde d’aujourd’hui. Alors, pour commencer, je dois avouer que je ne suis pas certain d’avoir tout compris à ce roman. Je crois également que je n’ai pas compris où l’auteur voulait aller.

Je suis assez septique avec ce roman, j’ai trouvé l’écriture pesante avec énormément de longs monologues alourdissant ma lecture, mais en même temps, c’est un roman que j’ai lu assez vite. Il y a des idées et des réflexions vraiment intéressantes, mais noyées dans l’ensemble, cela m’a un peu perdu. Par exemple celles sur l’écologie, sur le partage des richesses et sur l’égalité entre le Nord et le Sud.

Bon cela ne l’a pas fait pour moi avec ce roman, c’est dommage, mais cela arrive de temps en temps. Par contre je serais curieux d’avoir d’autres avis, alors n’hésitez pas à me dire ce que vous en aurez pensé.

Ma note : 05 / 10

 

Clepsydre sur Seine

clepsydre sur seine

Auteur : Bertrand Puard

Édition : Éditions du Rocher

Genre : Roman Jeunesse

Titre : Clepsydre sur Seine

Quatrième de couverture :

Heurteauville, microscopique village coincé à l’ombre de l’abbaye de Jumièges, n’aurait jamais dû apparaître sur les écrans radars d’Ewan Lahuppe, jeune Parisien de 13 ans bien dans ses baskets !
Alors quand son père Antoine, flic mythique du 36, quai des Orfèvres, lui annonce qu’ils partent s’y installer avec sa demi-soeur Chloris et sa belle-mère Marie, Ewan se cabre.
Heauteauville… mais c’est nulle part !
Peut-être…
Si l’on veut bien faire abstraction de la présence d’une des plus grandes communautés scientifiques d’Europe qui y travaille en secret et d’un afflux de milliardaires que rien ne permet d’expliquer.
Si ce n’est un gisement de cristaux de temps, piégé dans les dépôts alluvionnaires de la Seine, qui rendrait – théoriquement – possible le voyage dans le temps.
Entre catastrophe écologique et résolution d’un crime américain vieux d’un siècle, Ewan, Chloris et Alicia, l’héritière de l’empire pétrolier Cobblepot, auront tôt fait de passer la théorie à la pratique !
Dans une course contre la mort et le temps, les trois héros vont devoir éprouver leurs limites pour éviter les pièges meurtriers de Clepsydre-sur-Seine !

Quelques mots sur l’auteur :

Passionné de littérature, Bertrand Puard a écrit plus d’une cinquantaine de romans dans des genres très variés ainsi que plusieurs podcasts, notamment pour France Culture. Il est par ailleurs lauréat du Prix du Roman d’Aventures et du Prix Polar de Cognac en catégorie adulte et jeunesse. Cinéphage, il participe également à de nombreux projets de scénarios dans l’univers des séries télés, des jeux vidéos et de la bande dessinée.

Ma chronique :

Je suis tombé sur ce roman jeunesse lors de la venue de Bertrand Puard à la librairie Au Temps des Livres de Sully Sur Loire. J’y allais à la base pour son dernier thriller, Ristretto, mais je me suis laissé attiré par ce roman jeunesse car les thèmes de l’écologie et du voyage dans le temps me passionne.

Tout d’abord, il faut savoir que je ne lis pas très souvent des romans dits jeunesse, car je les trouve assez compliqués à chroniquer. Effectivement, n’étant pas le public visé en priorité par l’auteur, il faut réussir à mettre de côté ses propres attentes. Une fois cela dit, voyons voir un peu plus en détail ce que j’ai pensé de cette histoire.

Commençons par les personnages, il y a quatre jeunes enfants, quatre petits héros qui sont bien sympathiques. Je pense que pour de jeunes lecteurs il ne doit pas être trop difficile de s’identifier à eux. Avec mon regard, je trouve par contre qu’il y a tout de même un sacré décalage entre les adultes du romans et les enfants, je me suis demandé plus d’une fois qui étaient les plus matures. Du coup, pour les adultes du roman, clairement ils sont en second plan, à part 2/3 qui viennent apporter un peu de mystère ou de frissons, ce ne sont pas eux les héros de ce livre.

J’ai bien aimé la manière dont l’écologie est abordée par Bertrand Puard, c’est simple, donc compréhensible pour les plus jeunes, mais c’est aussi percutant. Il part en gros sur une catastrophe écologique liée à la surexploitation pétrolière mais tout en dénonçant le tout pétrole il propose des alternatives aux lecteurs pour les sensibiliser. J’aime beaucoup l’engagement que peuvent avoir certains auteurs auprès des plus jeunes sur ce thème. Concernant le thème du voyage dans le temps, personnellement cela a toujours été quelque chose m’attirant, ici c’est vraiment sympa d’autant plus que même si cela reste un roman jeunesse, l’auteur n’a pas occulté les distorsion du temps.

Le petit plus est la petite enquête menée par nos jeunes héros que cela soit dans le présent ou dans le passé, c’est facile mais pour de jeunes lecteurs je pense que ça doit être intriguant.

Voilà, les romans jeunesses ne sont pas forcément ma « came » comme on dit mais j’ai apprécié lire celui-ci d’autant plus que la fin laisse présagée une suite que je lirai avec plaisir.

Ma note : 7,5 / 10

Umaï, un shampooing pour sauver la planète

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Bonsoir les amis,

Petit article ce soir mais qui a une grand importance sur un sujet qui me tient particulièrement à coeur. Trois jeunes créatrices de ma région ont créé un shampoing solide, naturel et éco-conçu. Ce petit shampoing qui peut être utilisé autant par les femmes que par les hommes est fabriqué en France et n’a quasiment pas d’impact carbone. Même son étui est ensemencable.

Mais bon, pour en parler parfaitement, le mieux est de laisser l’équipe d’Umaï vous présenter leur shampoing.

NOS ENGAGEMENTS

On a choisi les meilleurs ingrédients naturels pour nos formules. Mais nous ne sommes pas allés les chercher au bout du monde. On est persuadé qu’on peut faire des merveilles avec les ingrédients qui viennent de chez nous.

On a pensé nos produits différemment, en retravaillant la galénique de nos cosmétiques pour qu’ils nécessitent le minimum d’emballage.

Et pour cet emballage minimum, nous avons fait le choix de n’utiliser que des matériaux innovants et durables.

Tout ça en prenant grand soin de créer des produits pratiques, efficaces et agréables à utiliser !

Alors maintenant qu’attendez-vous pour précommander ce shampoing, il est bon pour vous et il est bon pour notre planète, il n’y a plus à hésiter. Si vous êtes décidé, c’est par ici.

Pour en savoir plus :

COVERSITEOPENDANTULULE22

# 25 – Ancienne Chronique

chronique

Bonjour tout le monde,

Aujourd’hui, et pour rester dans le thème de cette semaine, je vous propose de redécouvrir une chronique d’un roman parlant d’écologie. Bon je ne l’ai pas forcément apprécié, mais je suis certain que c’est un roman qui doit plaire à beaucoup.

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Lien de ma chronique ici

# 25 – Il n’y a pas que la lecture dans la vie

culture

Bonjour les amis,

Hier, comme vous avez pu le lire dans l’article sur les journées mondiales, c’était la journée internationale sans sac plastique. Vous savez que c’est un thème qui me touche profondément et qu’avec ma femme nous sommes engagés dans une démarche zéro déchet qui passe forcément par la réduction du plastique. Je vais donc aujourd’hui vous proposer des alternatives aux objets en plastique à usage unique.

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Les sacs plastique à usage unique 

Le 1er juillet 2016, les sacs plastiques fins, dits « à usage unique », disparaissaient des caisses. Le 1er janvier 2017, c’était au tour de ceux utilisés pour d’autres usages (fruits et légumes, poisson, produits en vrac…) d’être interdits.

Ils étaient jusqu’alors largement distribués et se retrouvaient jusque dans les océans, alors qu’ils mettent environ 400 ans à se décomposer. En France, avant l’interdiction, 5 milliards de sacs plastique fins étaient distribués annuellement en caisse et 12 milliards pour d’autres usages.

L’Union européenne a tranché en 2015 : les États membres doivent réduire le nombre de sacs plastiques fins à 90 par personne et par an d’ici 2019, puis 40 d’ici 2025.

La grande distribution a bien joué le jeu, mais il y a encore trop de petits commerçants ayant pignon sur rue ou sur les marchés distribuant nombre de sacs plastique. Mais maintenant pour que cela stop, c’est à nous consommateur de les refuser et du coup d’opter pour des alternatives.

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Alors là, je trouve que c’est facile, sac en tissu, en papier, en fibre naturelle, le choix est grand. Vous pouvez aussi utiliser des boites en verre et des bocaux.

Pour notre part, quand nous faisons nos courses, nous avons nos sacs à sacs en tissus et après pour le fromager par exemple nous apportons notre boîte.

Les pailles en plastique

D’ici à 2050 il y aura plus de plastique que de poissons dans les océans, au rythme de croissance actuel. Alors que des mouvements se lancent partout dans le monde, seule une mobilisation de masse pourra avoir un impact sur l’avenir des océans.

Pour siroter son jus de fruit ou son cocktail, la paille est devenue une vieille habitude bien plus qu’une nécessité. À tel point qu’en France 8,8 millions de pailles jetées par jour, uniquement dans l’industrie de fast food. Et aux Etats-Unis, chaque jour 500 millions de pailles sont consommées – assez pour faire deux fois et demi le tour de la planète.

Les pailles en plastique jetables, à utilisation unique, ne disparaissent pas dans la nature. Leur petite taille les rendant difficilement recyclables, elles font partie des 8 millions de tonnes de plastique déversées dans les océans chaque année – soit l’équivalent d’une benne à ordures de plastique déchargées chaque minute. Elles rejoignent ainsi le tristement célèbre 7ème continent de notre planète : le “Vortex” de déchets du Pacifique Nord.

Les pailles finissent sur les plages et dans les océans, le plastique se morcelle et les animaux marins/oiseaux les confondent avec de la nourriture. Et tout cela nous revient évidemment: ingéré par les animaux, ce plastique se retrouve la plupart du temps… dans nos assiettes.

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Plusieurs alternatives connues existent, les pailles en inox et celles en bambou par exemple. Nous avons pour notre part des pailles en inox dont toujours deux dans le sac de Madame.

Les bouteilles en plastique

Les français sont les 5ème plus gros consommateurs de bouteilles en plastique à usage unique au monde – devançant les États-Unis – et cette surconsommation pose un véritable problème pour l’environnement dans une quasi-indifférence générale. Loin d’être toutes recyclées comme certains l’imagines, nombre de nos bouteilles terminent leur route dans les océans.

Chaque jour, ce sont 25 millions de bouteilles plastiques qui sont utilisées, rien qu’en France ! Seule la moitié sera recyclée – même si le recyclage est plus un symptôme qu’une solution à notre insatiable appétit de plastique – et le reste sera soit enfoui, soit incinéré, ou finira dans les océans. Résultat ? Entre autres, libération de toxines dans le sol et dans notre nourriture, ainsi qu’une pollution plastique qui mettra des centaines d’années à se dégrader en particules dans notre environnement.

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Il y a plein d’alternatives, le charbon ou les billes de céramiques à mettre au fond de vos bouteilles en verre pour filtrer votre eau du robinet par exemple. Après pour les déplacements ou le sport il y a les gourdes en inox qui sont vraiment super.

Voilà, un petit article engagé mais je pense que cela est aussi notre rôle à nous bloggers de faire passer le message, car chaque pas comptes et il est vraiment temps de réagir pour notre planète.