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# 174 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Déconfinement ? Nous avons tous entendu ce mot dans la bouche du Président et du Premier Ministre, mais ce mot était accolé à la date du 11 mai, il me semble… Alors pouvez-vous me dire pourquoi tout est en train de ré-ouvrir ? Franchement je ne comprend pas ce qu’il se passe en France en ce moment. J’ai entendu le coup de gueule de Jean-Pierre Pernaut sur TF1, il est complètement justifié, mais le problème n’est pas de ce qui est interdit ou de ce qui ne l’est pas… Mais bien pourquoi il y a des choses non interdites ? Le pire c’est quand je vois des files interminables pour des drives de Mac Donald venant de ré-ouvrir ou des personnes exprimant sur les réseaux sociaux leurs immenses joies devant la ré-ouverture d’un kebab. Je trouve cela tellement triste… Mon sentiment du moment est donc pauvre France… Aller, concernant mes lectures, je continu de vider ma PAL de Gallmeister.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

RevanBane :

l'obscure clarté de l'air

L’obscure clarté de l’air de David Vann

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

Ma chronique ici

le diable en personne

Le diable en personne de Peter Farris

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

shibumi

Shibumi de Trevanian

Nicholaï Hel est l’homme le plus recherché du monde. Né à Shanghai en plein chaos de la Première Guerre mondiale, fils d’une aristocrate russe et protégé d’un maître de Go japonais, il a survécu à la destruction d’Hiroshima pour en émerger comme l’assassin le plus doué de son époque. Son secret réside dans sa détermination à atteindre une forme rare d’excellence personnelle : le shibumi.
Désormais retiré dans sa forteresse du Pays basque en compagnie de sa délicieuse maîtresse, Nicholaï accueille une jeune étrangère venue lui demander son aide. Il se retrouve alors traqué par une organisation internationale de terreur et d’anéantissement – la Mother Company – et doit se préparer à un ultime affrontement.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

lumière noire

Lumière noire de Lisa Gardner

472 jours : c’est le temps qu’a passé Flora aux mains de son bourreau. 472 jours plongée dans un abîme de ténèbres, à n’espérer qu’une chose : survivre. Sortie miraculeusement de cette épreuve, elle cherche depuis à retrouver une existence normale. Pourtant, les murs de sa chambre sont tapissés de photos de filles disparues. Quand, à la recherche de l’une d’elles, Flora se fait de nouveau kidnapper, le commandant D.D. Warren comprend qu’un prédateur court les rues de Boston, qui s’assurera cette fois que Flora ne revoie jamais la lumière… Après le succès du Saut de l’ange, Lisa Gardner, l’un des grands noms du thriller psychologique, se met dans la peau d’une femme pourchassée par son passé, dans une enquête qui nous confronte aux plus insoupçonnables déviances humaines.

RevanBane :

cassandra

Cassandra de Todd Robinson

Boo et Junior ne se sont pas quittés depuis l’orphelinat. Aujourd’hui adultes, ils sont videurs dans un club de Boston. Avec leurs deux cent quinze kilos de muscles et leurs dix mille dollars de tatouages, ça leur va plutôt bien de jouer les durs. Mais quand on leur demande de rechercher la fille du procureur de Boston qui a disparu, ils vont devoir recourir à autre chose qu’à leurs biceps. Que la gamine fasse une fugue, soit. Il faut bien que jeunesse se passe. Mais quand elle se retrouve sous l’emprise de ses mauvaises fréquentations, c’est une autre histoire.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

L’obscure clarté de l’air

l'obscure clarté de l'air

Auteur : David Vann

Édition : Gallmeister

Genre : Mythologie

Titre : L’obscure clarté de l’air

Quatrième de couverture :

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île d’Adak, en Alaska, où il a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie. Son premier roman Sukkwan Island, publié en France en 2010, a remporté un immense succès et a été couronné par le prix Médicis étranger. Il est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays. Goat Mountain est son quatrième roman.

Ma chronique :

Je profite de cette période de confinement pour lire les titres Gallmeister qui sont encore dans ma PAL, j’ai donc commencé par L’obscure clarté de l’air du célèbre David Vann.

Bon, nous savons tous très bien que David Vann est un auteur à part, que ses romans sont très particuliers avec une atmosphère lourde et pesante, alors écrire sa propre version du mythe de Médée et des Argonautes ne pouvait qu’attiser ma curiosité.

Tout d’abord, je ne connaissais pas plus que cela le mythe de Médée avant cette lecture hormis le fait que Jason a récupéré la toison d’or, cela s’arrêtait là. Du coup plus qu’une réécriture c’était une découverte pour moi. Et une découverte qui m’a pas mal plu, malgré des premiers chapitres laborieux. Une fois dans l’histoire je ne l’ai plus lâchée.

Je trouve qu’il y a dans cette lecture une sorte de paradoxe entre une certaine douceur et une franche noirceur. Douceur pour tous ce qui touche à la nature et aux éléments que sont la mer, le soleil, la terre ou encore le vent, ici ce sont littéralement des personnages, des dieux même. Et noirceur pour la folie de Médée, les morceaux de son frère, les découpages d’un vieux bouc et d’un roi, c’est juste horrible à lire, comme pour chacun de ses romans David Vann ne nous épargne rien. Mais au final que serait un roman de cet auteur sans cette folie et cette noirceur ?

Ce roman est totalement centré sur le personnage de Médée, ok, il y a plein d’autres personnages, mais ils naviguent tous en peu en filigrane autour d’elle. J’ai ressenti avec cette lecture une chose assez particulière, comme une impression de flotter autour de Médée, d’être présent en tant que spectateur invisible. Ceci prouve encore une fois le génie de David Vann.

L’obscure clarté de l’air est pour moi un roman extrêmement féministe. Cette femme follement amoureuse, voulant s’extraire d’un destin pathétique, oeuvrant pour faire de sa vie quelque chose d’extra-ordinaire est en combat permanent contre une rage démentielle, une haine des hommes qui ne sont pour elle que des animaux. J’ai aimé cette dualité entre l’amour et la folie qui sont présents en elle.

Voilà, j’ai passé un magnifique moment avec cette lecture, cet auteur n’arrête plus de me surprendre.

Ma note : 09 / 10

 

# 146 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour tout le monde,

Nous sommes mardi et comme chaque semaine je partage avec vous un extrait de ma lecture en cours. Aujourd’hui il s’agit d’un extrait d’un roman de David Vann, cet auteur si particulier et si perturbant.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

l'obscure clarté de l'air

Le soleil grimpe plus haut et les ponts deviennent brûlants, les planches si chaudes qu’elles semblent sur le point de s’embraser. Aucune ombre, aucune voile, aucune brise.

Les hommes moites et luisants, la peau tannée et sombre. La peau de Médée bien plus blanche, qui vire à présent au rouge, douloureuse.

Tout autour d’eux, l’eau en flammes, trop étincelante pour être contemplée, aussi Médée ferme-t-elle les yeux et s’agenouille-t-elle sur le pont, se dissimulant du soleil, attendant que tout cesse. Chaque jour à bord de ce bateau est plus long qu’aucun jour jamais connu. Le périple de son grand-père à travers le ciel sans progression notable, heure après heure, une punition qu’il lui inflige, il tire sur ses rênes, il ralentit et lui fait sentir sa colère, elle qui a détruit sa lignée, mis en pièce le futur roi. Aucune forêt pour l’abriter, ni brouillard, ni brume, ni nuage, ni pénombre, ni refuge bâti par l’homme. Un dieu impitoyable.

 

# 173 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Nous entamons il me semble la sixième semaine de confinement, il est vrai que le nombre de décès et d’admission en réanimation a baissé, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut relâcher notre vigilance. Je vois encore trop de monde dehors, sérieusement les gens vous pensez à quoi ? Je suis triste de voir à quel point l’humain peut-être égoïste et auto-centré sur sa petite personne… Mais ce n’est pas grave, ce soir encore une fois je vais aller au travail et passer ma nuit à faire en sorte que les magasins se remplissent pour tous. Voilà donc mon humeur du moment, désolé de vous en faire part, mais j’ai toujours considéré ce blog comme une sorte de journal ou de défouloir. Hormis cela, je vais vous présenter nos lectures du moment et il ne me reste plus qu’à vous souhaiter une belle semaine, prenez soin de vous surtout.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

RevanBane :

angélus

Angélus de François-Henri Soulié

1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l’atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l’on nommera bientôt les  » Cathares « . Au grand scandale de l’Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
L’archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l’assassin. Les  » hérétiques  » désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

RevanBane :

l'obscure clarté de l'air

L’obscure clarté de l’air de David Vann

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

le diable en personne

Le diable en personne de Peter Farris

En pleine forêt de Géorgie du Sud, au milieu de nulle part, Maya échappe in extremis à une sauvage tentative d’assassinat. Dix-huit ans à peine, victime d’un vaste trafic de prostituées régi par le redoutable Mexico, elle avait eu le malheur de devenir la favorite du maire et de découvrir ainsi les sombres projets des hauts responsables de la ville. Son destin semblait scellé mais c’était sans compter sur Leonard Moye, un type solitaire et quelque peu excentrique, qui ne tolère personne sur ses terres et prend la jeune femme sous sa protection. Une troublante amitié naît alors entre ces deux êtres rongés par la colère.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout restez chez vous !

 

# 172 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Je sais que pour beaucoup en ce moment cela ne veut rien dire, mais pour moi j’ai un week-end de trois jours et cela fait du bien. De plus il fait un temps magnifique, je passe mon temps dehors sur la terrasse dans mon hamac à lire. Et vous que faites-vous pour vous occupez ? En tout cas prenez bien soin de vous et surtout restez chez vous.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

Rien n’est plus comme avant : le monde tel qu’on le connaît semble avoir vacillé, plus d’électricité ni d’essence, les trains et les avions ne circulent plus. Des rumeurs courent, les gens fuient. Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours vivantes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu, il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, emplie d’inépuisables richesses. Considéré comme un véritable choc littéraire aux États-Unis, ce roman sensuel et puissant met en scène deux jeunes femmes qui entraînent le lecteur vers une vie nouvelle.

RevanBane :

la nuit du renard

La nuit du renard de Mary Higgins Clark

Ronald Thompson doit mourir sur la chaise électrique. Témoin terrorisé, le petit Neil a affirmé, au cours du procès, le reconnaître comme le meurtrier de sa mère. Mais Ronald a toujours clamé son innocence. À quelques heures de la sentence, l’enfant est enlevé avec une jeune journaliste amie de son père, par un déséquilibré qui se fait appeler Renard. Il les séquestre dans la gare centrale de New York. Le kidnappeur menace de faire sauter une bombe au moment précis où le condamné sera exécuté. Existe-t-il un lien entre ces deux terribles faits divers ? Un innocent va-t-il payer pour le crime d’un autre ? Une course contre la montre s’est engagée…

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

dans la forêt

Dans la forêt de Jean Hegland

RevanBane :

angélus

Angélus de François-Henri Soulié

1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l’atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l’on nommera bientôt les  » Cathares « . Au grand scandale de l’Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
L’archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l’assassin. Les  » hérétiques  » désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

l'empathie

L’empathie de Antoine Renand

Vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte. » Il resta plus d’une heure debout, immobile, face au lit du couple. Il toisait la jeune femme qui dormait nue, sa hanche découverte. Puis il examina l’homme à ses côtés. Sa grande idée lui vint ici, comme une évidence ; comme les pièces d’un puzzle qu’il avait sous les yeux depuis des années et qu’il parvenait enfi n à assembler. On en parlerait. Une apothéose. » Cet homme, c’est Alpha. Un bloc de haine incandescent qui peu à peu découvre le sens de sa vie : violer et torturer, selon un mode opératoire inédit. Face à lui, Anthony Rauch et Marion Mesny, capitaines au sein du 2e district de police judiciaire, la » brigade du viol « . Dans un Paris transformé en terrain de chasse, ces trois guerriers détruits par leur passé se guettent et se poursuivent. Aucun ne sortira vraiment vainqueur, car pour gagner il faudrait rouvrir ses plaies et livrer ses secrets. Un premier roman qui vous laissera hagard et sans voix par sa puissance et son humanité.

RevanBane :

l'obscure clarté de l'air

L’obscure clarté de l’air de David Vann

« Née pour détruire les rois, née pour remodeler le monde, née pour horrifier et briser et recréer, née pour endurer et n’être jamais effacée. Hécate-Médée, plus qu’une déesse et plus qu’une femme, désormais vivante, aux temps des origines ”. Ainsi est Médée, femme libre et enchanteresse, qui bravera tous les interdits pour maîtriser son destin. Magicienne impitoyable assoiffée de pouvoir ou princesse amoureuse trahie par son mari Jason ? Animée par un insatiable désir de vengeance, Médée est l’incarnation même, dans la littérature occidentale, de la prise de conscience de soi, de ses actes et de sa responsabilité. Dans une langue sublime et féroce, David Vann fait une relecture moderne du mythe de Médée dans toute sa complexe et terrifiante beauté. Le portrait d’une femme exceptionnelle qui allie noirceur et passion dévorante.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout restez chez vous !

 

Les sorties du mois de janvier chez Gallmeister

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Bonjour tout le monde,

La nouvelle année vient de commencer, et qui dit mois de janvier, dit rentrée littéraire, je vous propose de découvrir ensemble ce que Gallmeister nous réserve pour ce premier mois de l’année 2020. Vous pourrez retrouver les titres présentés à partir du 03 janvier dans vos librairies.

Collection Americana

américana

sugar run

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches, où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jodi doit faire un détour par le passé et tenir une promesse. En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.

Sugar Run de Mesha Maren, traduction de Juliane Nivelt

Ma chronique ici

Sukkwan Island

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, toute en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. Mais la rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Édition Anniversaire, Sukkwan Island de David Vann, traduction Laura Derajinski

La chronique d’Ann’Gaëlle ici

Ma chronique ici

Collection Totem

totem

11h14Jimmy ne sait rien refuser à son ex-femme Tyler. Même quand elle lui demande de se rendre au Nouveau Mexique enquêter sur la mort de son amant, il finit par céder. Il est vrai que l’histoire est intrigante : Tyler est persuadée qu’il s’agit d’un meurtre, dernier rebondissement de la tragédie sanglante qui a opposé ses deux grands-pères au début du siècle. Jimmy débarque donc à Harding, la petite ville natale de Tyler, avec son look new-yorkais et sa Rolls de collection. Et la trouille au ventre. À juste titre d’ailleurs, car très rapidement, on essaie de le tuer lui aussi.

11H14 de Glendon Swarthout, traduction de France-Marie Watkins

petit traité

En partant de la nature pour poser des questions sur l’existence, Kathleen Dean Moore, philosophe et naturaliste, nous offre la plus belle des réponses : l’amour de la vie pour elle-même. Parcourant l’Ouest américain, des côtes sauvages de l’Oregon aux rivages de l’Alaska, ce recueil s’appuie sur l’observation de phénomènes naturels pour nous replacer dans l’immensité du monde, mais aussi, tout simplement, auprès de nos proches. Avec respect, amour et délicatesse, chacun de ces brefs récits est l’occasion de se recentrer sur l’essence même des choses et de saisir la cristallisation de chacune de nos émotions pour mieux nous connaître nous-mêmes.

Petit traité de philosophie naturelle de Kathleen Dean Moore, traduction de Camille Fort-Cantoni

le bleu au delaRoy est encore un enfant lorsque son père, James Fenn, dentiste et pêcheur professionnel raté, se suicide d’une balle dans la tête. Tout au long de sa vie, Roy ressassera ce drame qui deviendra son obsession mais aussi une source, douloureuse, d’inspiration. Comment se créent et se transmettent des légendes familiales ? Quelles histoires notre mémoire choisit-elle de garder et sous quelle forme ? À partir de quelques moments intimes éparpillés dans le temps – faiblesses, infidélités, désirs, contemplations – se met en place une histoire de perte, d’amour tendre et de retrouvailles imaginaires dans les espaces sauvages de l’Alaska.

Le bleu au-delà de David Vann, traduction de Laura Derajinski

Alors, parmi tous ces titres, quels sont ceux qui vous donnent envie ?

 

# 156 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Nous vous retrouvons comme chaque lundi pour faire le point sur nos lectures du moment. Et oui, nous sommes déjà lundi … Malgré le fait que j’ai eu cinq jours de repos et que j’en ai pas mal profité, en allant voir deux fois le dernier Star Wars, en fêtant sympathiquement mon anniversaire et en faisant une soirée de dingue avec la salle de sport, et bien je peux vous dire que j’y serais bien resté en repos. Après on ne va pas se plaindre non plus, les deux prochaines semaines vont être entrecoupées d’un jour férié. Je pense que les derniers jours de cette année 2019 vont défilés à une vitesse folle …

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

Sa chronique ici

RevanBane :

la course au mouton sauvage

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturel

Ma chronique ici

sugar run

Sugar Run de Mesha Maren

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches, où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jodi doit faire un détour par le passé et tenir une promesse. En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

demain les chats

Demain les chats de Bernard Werber

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

RevanBane : 

letrange bibliotheque

L’Étrange Bibliothèque de Haruki Murakami

Japon, de nos jours. Un jeune garçon se rend à la bibliothèque municipale. Jusqu’ici, rien que de très banal, le garçon est scrupuleux, il rend toujours ses livres à l’heure. Cette fois, pourtant, rien ne se passera comme prévu…
Entre rêve et cauchemar, Haruki Murakami nous livre une nouvelle inédite, hypnotique, grinçante, superbement mise en images par la talentueuse illustratrice allemande Kat Menschik.

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

idaho

Idaho de Émily Ruskovich

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

RevanBane :

le canard siffleur mexicain

Le canard siffleur mexicain de James Crumley

Et c’est reparti pour C.W. Sughrue, l’inoubliable privé déjà croisé dans Le dernier baiser, roman tout aussi mythique de Crumley. On n’oublie pas la ville de Meriwether, Montana, après avoir accompagné ses personnages. Sughrue, cette fois, est chargé par une paire de jumeaux géants de récupérer des poissons tropicaux rares auprès d’un mauvais payeur connu de tous pour avoir, un jour, mâché le ney d’un flic avant de l’avaler. Un gentil petit gars ce Norman L’Anormal ! Un peu chef de bikers aussi, du pire gang du pays. Rien de grave pour Sughrue qui en a vu d’autres. Norman, c’est sûr, rendra poliment les petites merveilles avec ce qu’il faut d’eau claire… Ce n’est qu’une broutille, un prélude agité… L’invraisemblable est ailleurs. Quelque part. Dans cet immense pays que Sughrue va de nouveau traverser à la recherche d’une mère…

Voilà pour nous … Et vous que lisez-vous de beau ?

Nous vous souhaitons à tous une très belle semaine livresque ainsi qu’un très bon Noël.

 

Sukkwan Island

sukkwan island

Auteur: David Vann

Editions: Gallmeister

Genre: Roman noir

Titre: Sukkwan Island

Quatrième de couverture:

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

L’auteur, en quelques mots:

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, et y a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Il a travaillé à l’écriture d’un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d’un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succès à se faire publier aux États-Unis : aucun agent n’accepte de soumettre le manuscrit, jugé trop noir, à un éditeur. Ses difficultés à faire publier son livre le conduisent vers la mer : il gagnera sa vie en naviguant pendant plusieurs années dans les Caraïbes et en Méditerranée.
Après avoir traversé les États-Unis en char à voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il échoue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu’il a dessiné et construit lui-même. En 2005, il publie A mile down, récit de son propre naufrage dans les Caraïbes lors de son voyage de noces quelques années plus tôt. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times. Ce premier succès lui permet de gagner partiellement sa vie grâce à sa plume et il commence à enseigner. David Vann propose alors Sukkwan Island à un concours de nouvelles qu’il remporte et, en guise de prix, voit son livre publié en 2008 aux Presses de l’Université du Massachusetts. L’ouvrage est tiré à 800 exemplaires puis réimprimé à la suite de la parution d’une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3 000 exemplaires de cette édition qui seront distribués sur le marché américain.
Publié en France en janvier 2010, Sukkwan Island remporte immédiatement un immense succès. Il remporte le prix Médicis étranger et s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

Ma chronique:

Sukkwan Island est le premier livre écrit par David Vann, et le premier que je lis de cet auteur, qui m’a été vivement conseillé par notre ami Anthony.

J’ai bien entendu suivi son conseil les yeux fermés …. parce que j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait, sinon, j’aurai peut-être pris le temps de la réflexion !!

Ce fut une lecture difficile, dans le sens où je ne suis pas habituée à ce genre d’écriture, sans retrait à la ligne et sans ouverture de guillemets pour les dialogues et les prises de paroles des personnages. J’étais déstabilisée au début, mais je me suis très vite adaptée.

Ce fut une lecture difficile, dans le sens où de la première à la dernière page, c’est l’absence de sentiment qui a dominé ma lecture. Je m’explique ….

Je suis entrée dans la vie de Jim, le papa, et de Roy, le fils de 13 ans. Jim a décidé de changer de vie après une succession d’échecs personnels, il voit là une occasion de repartir de zéro, avec son fils qu’il ne connaît pas tant que ça. Jusque là, rien à signaler. Bien que l’idée de cette île sauvage de Sukkwan Island, isolée quelque part en Alaska, et accessible uniquement par bateau ou par hydravion me paraît non pas saugrenue, mais plutôt étrange, radicale même peut-être…. Les jours passent, le drame arrive…. et plus rien ne va !!

L’auteur me malmène, purement et simplement. Mon coeur s’emballe, j’ai l’estomac au bord des lèvres et les larmes au bord des yeux. Je suis en colère après Jim, égoïste né, je le déteste, et puis non, je le plains, je suis triste pour lui, puis à nouveau je le hais…

« David Vann est un monstre avec ses lecteurs » m’a simplement dit Anthony; oui, c’est ça. David Vann nous montre toute la noirceure de la nature humaine sans débat, sans émotions, ni sentiments. C’est sordide, et ça en est devenu, pour moi en tout cas, inhumain.

J’ai refermé le livre, mes mains tremblaient. J’ai voulu commencer une nouvelle lecture, je n’ai pas pu; je suis hantée par cette histoire sordide et dénuée de sentiment.

Et paradoxalement, David Vann met en lumière un autre personnage principal dans ce roman: la nature. Noire, glaciale, sauvage, dense, effrayante, mais tellement présente tout au long de ma lecture ! Il en parle tellement bien que je me suis plusieurs fois imaginée ou vue dans cette nature, avec Jim et Roy, voire même parfois carrément à leur place !

Sukkwan Island, j’ai adoré ! Ça retourne croyez-moi, alors âmes sensibles, s’abstenir !

Ma note:

9/10

 
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# 155 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Nous espérons que vous allez bien et que vous avez passé un bon weekend. Pour moi, depuis la fin de semaine, les mauvaises nuits recommencent et je commence cette semaine en étant déjà bien fatigué. Mais bon, je ne bosse que deux jours et ensuite j’ai cinq jours de repos, j’ai hâte d’y être, surtout que mercredi sort au cinéma Star Wars, j’ai déjà mes places pour aller le voir deux fois le jour de la sortie, trop pressé d’y être. Sinon concernant nos lectures, pour Ann’Gaëlle et pour moi même, la semaine a été chargée et nous n’avons pas lu énormément, du coup pas beaucoup de changement dans nos lectures.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

RevanBane : 

la course au mouton sauvage

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels…

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

RevanBane : 

la course au mouton sauvage

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

demain les chats

Demain les chats de Bernard Werber

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

RevanBane : 

sugar run

Sugar Run de Mesha Maren

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches, où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jodi doit faire un détour par le passé et tenir une promesse. En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.

Voilà pour nous ! Comme d’habitude, n’hésitez pas à partager vos lectures avec nous en commentaires.

Nous vous souhaitons à tous une excellente semaine livresque !

# 154 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

C’est reparti pour une nouvelle semaine et je dois vous avouer que j’en ai marre en ce moment, le travail me prend la tête et je rêve de vacances, mais malheureusement je ne sais pas quand je vais pouvoir en prendre. Heureusement, il y a le sport qui me permet de me défouler. Aller, après un weekend placé sous le signe de la lecture et du repos, on se retrouve comme chaque lundi pour échanger sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

si je serais grande

Si je serais grande de Angélina Delcroix

Deux voisines de 6 ans disparues le même jour.
Une petite fille à l’imagination débordante qui vit dans la peur de déplaire à ses parents.
Des corps d’enfants découverts, et au milieu des cadavres, une survivante.
Pour l’adjudante Joy Morel, enceinte de quatre mois, c’est le début d’une enquête éprouvante aux frontières de l’inimaginable…

Sa chronique ici

un peu beaucoup

Un peu beaucoup … jusqu’à la mort de Angélina Delcroix

La révélation du thriller français confirme son statut avec ce troisième roman, sombre et surprenant ! Fragilisée par le décès de l’un de ses coéquipiers, l’adjudante Joy Morel doit aussi apprendre à composer avec sa récente maternité. Mais une étrange affaire la ramène sur le terrain : un homme, sobre depuis plusieurs années, est retrouvé mort après un coma éthylique. À ses côtés, le cadavre de son épouse, ligotée et mutilée…

RevanBane :

écoute le chant du vent

Écoute le chant du vent suivi de Flipper, 1973 de Haruki Murakami

J’écrivais toujours sur la table de la cuisine, tard dans la nuit, jusqu’au petit matin. C’est la raison pour laquelle je nomme ces deux romans  » écrits sur la table de la cuisine « . Avec beaucoup d’amour et une certaine gêne… Pour rien au monde je ne voudrais les changer. Un peu comme de très vieux amis. Peut-être que je ne les rencontrerai plus, que je ne leur parlerai plus, mais il est certain que jamais je ne les oublierai. Ils sont précieux pour moi, irremplaçables. Ils m’encouragent, me réchauffent le cœur. Après trente-sept ans, Haruki Murakami autorise enfin la publication de ses deux premiers romans, Écoute le chant du vent, lauréat du prestigieux prix Gunzo 1979, suivi de Flipper, 1973, tous deux jusqu’ici inédits en France. Enfin traduits et réunis en un seul volume, précédés d’une préface de Murakami qui en explique la genèse, ils composent les deux premiers tomes de la  » trilogie du Rat « , que clôt La Course au mouton sauvage.

Ma chronique ici

Le dernier baiser

Le dernier baiser de James Crumley

Sughrue, détective privé, doit retrouver Trahearne, un écrivain parti écluser les bars en délaissant ex-épouse, femme et mère. Il finit par le dégoter dans un bistrot. S’étant découvert le même penchant pour l’alcool, les deux hommes repartent à la recherche de Betty Sue, la fille de la patronne, qui n’a pas réapparu depuis dix ans. Ils emmènent dans leur périple Fireball, un bouledogue amateur de bières. Ils mènent la belle vie, mais toujours point de Betty Sue, qui semble avoir mal tourné…
À travers plusieurs états, au sens propre comme au figuré, le lecteur est convié à une road story où se croisent crapules minables et figures pittoresques. Si elle n’en est pas la trame, la nostalgie de l’Ouest, des grands espaces est l’essence même du Dernier baiser. L’inénarrable Sughrue semble promener sa carcasse d’ivrogne comme dans un éternel lendemain d’ivresse. Ce qui ne l’empêche pas d’être bourré… d’humour !

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

sukkwan island

Sukkwan Island de David Vann

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

RevanBane :

la course au mouton sauvage

La course au mouton sauvage de Haruki Murakami

A Tokyo, un jeune cadre publicitaire mène une existence tranquille. Il est amoureux d’une jeune fille par fascination pour ses oreilles, est l’ami d’un correspondant qui refuse de lui donner son adresse pour de confuses raisons, jusqu’au jour où cette routine confortable se brise. Pour avoir utilisé une photographie apparemment banale où figure un mouton, sa vie bascule. Menacé par une organisation d’extrême droite, il va se mettre en quête de cet animal particulier, censé conférer des pouvoirs supra-naturels…

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

demain les chats

Demain les chats de Bernard Werber

A Montmartre vivent deux chats extraordinaires. Bastet, la narratrice qui souhaite mieux communiquer et comprendre les humains. Pythagore, chat de laboratoire qui a au sommet de son crâne une prise USB qui lui permet de se brancher sur Internet. Les deux chats vont se rencontrer, se comprendre s’aimer alors qu’autour d’eux le monde des humains ne cesse de se compliquer. A la violence des hommes Bastet veut opposer la spiritualité des chats. Mais pour Pythagore il est peut être déjà trop tard et les chats doivent se préparer à prendre la relève de la civilisation humaine.

RevanBane :

sugar run

Sugar Run de Mesha Maren

À trente-cinq ans, Jodi McCarty a passé la moitié de sa vie en prison. Condamnée à perpétuité, elle vient d’obtenir sa liberté conditionnelle. Elle part retrouver sa famille dans les collines pourpres des Appalaches, où un bout de terrain l’attend. Elle espère enfin construire sa vie. Mais avant de se tourner vers l’avenir, Jodi doit faire un détour par le passé et tenir une promesse. En route vers le Sud, elle fait la rencontre de Miranda, une jeune mère désemparée qui fuit son mari. Mues par un coup de foudre électrique, les deux femmes décident de prendre ensemble un nouveau départ. Mais Jodi ne tarde pas à se heurter à un monde dans lequel les gens refusent d’oublier ou de changer.

Voilà pour nous, n’hésitez pas à nous dire quelles sont vos lectures du moment ! On vous souhaites à tous une très belle semaine livresque.