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Un dernier mot avant de partir

un dernier mot avant de partir

Auteur : Cédric Castagné

Genre : Contemporain

Édition : Auto – édition

Titre : Un dernier mot avant de partir

Quatrième de couverture :

Alex a tout pour être heureux : une femme magnifique, une fille adorable, un travail passionnant. Son couple a bien traversé quelques périodes difficiles ces dernières années, mais avec sa femme, ils se sont accrochés à l’espoir de vivre des jours meilleurs… Alex regrette néanmoins d’être parfois trop distant. Engagé dans un appel d’offres crucial pour l’avenir de sa société, le jeune entrepreneur ne ménage pas ses efforts pour tenter de remporter les cinq millions d’euros mis en jeux. Mais alors que le dénouement approche, un maître chanteur va anéantir tous ses espoirs et faire planer au-dessus de sa tête une lourde menace… Un matin, Sacha croise la route de Sandra, une jeune femme à la beauté saisissante. Une jeune femme mystérieuse qui dissimule une indicible tristesse sous un sourire de façade. Une jeune femme que Sacha désire revoir à tout prix au risque de dévoiler son vrai visage : celui d’un père rongé par le remords, celui d’un homme en quête de renouveau. Le visage d’Alex, tout simplement. Alex… Sacha… Deux personnalités si différentes. Deux vies que tout oppose. Deux histoires pourtant liées par le destin.

Quelques mots sur l’auteur :

Cédric Castagné est un écrivain autodidacte français né le 5 janvier 1982, aux Lilas. Passionné de football, il rêvera toute sa jeunesse de faire de ce sport son métier, avant qu’une grave blessure au genou ne l’éloigne des terrains. Un rêve brisé et une insatiable soif de revanche.
Il se concentrera alors sur ses études et obtiendra son diplôme d’ingénieur à l’Institut National des Sciences Appliquées de Rouen, en 2004.
C’est au cours de cette période que naîtront ses premières envies d’écrire. « Sixième sens », sorti en 1999 et réalisé par M. Night Shyamalan, provoque un déclic dans son esprit. Cédric se met alors à imaginer des histoires aux dénouements improbables. Par la suite, ce sont les séries américaines, mais également des auteurs comme Dennis Lehane, Harlan Coben ou encore Maxime Chattam qui nourriront son inspiration… jusqu’à ce que le besoin de se lancer finisse par l’emporter.

Ma chronique :

C’est en voyant la publication de Cédric Castagné sur un groupe Facebook que j’ai eu envie de découvrir son premier roman, Un dernier mot avant de partir. Une fois reçu, j’ai eu le plaisir d’avoir entre mes mains livre avec une couverture pleine de mystère comme je les aimes.

Alors, je vous le dis de suite, j’ai comme habitude de ne pas spoiler dans mes chroniques, mais cette fois-ci cela va être d’autant plus vrai qu’il ne faut absolument pas vous gâcher la surprise de la fin. C’est ce que j’ai apprécié plus que tout dans ce roman, jusqu’à l’épilogue, je me suis dit  » mais je ne comprend pas où l’auteur m’emmène « . Et là, paf, prend çà dans la tête et remet en question toute ta lecture pour comprendre les ficelles et  l’intrigue construite par l’auteur.

J’ai également fort apprécié cette ambiance pesante et pleine de mystère qui m’a suivi pendant toute ma lecture. Les personnages sont tous très bien travaillés et l’auteur nous dévoile des fragments de leurs vie petit à petit ce qui fait mijoter ce mystère les entourant.

Le seul bémol que je retiens de ce roman, ce sont les dialogues que j’ai trouvé plutôt inconstants et manquant de spontanéité, de « vrai ». Pour ma part, je trouve qu’il y a un décalage dans la manière d’écrire de Cédric Castagné, lorsqu’il raconte l’histoire, il réussi à faire passer les émotions, la peur, la peine, la colère même à certains moments, il réussi à travers ces mots à nous emmener là où il a envie et à nous entourer de mystère. Mais lors des dialogues, je n’ai pas retrouvé tout cela. Après pour en avoir discuté avec Cédric Castagné, je suis le seul à lui avoir remonté ce sentiment donc cela vient aussi peut-être de moi.

En tout cas, je vous conseilles vivement ce roman, il devrait ravir les amateurs de mystères et d’intrigue un peu tordue. Il s’agit d’un roman en auto-édition donc si cela vous dit de tenter l’aventure, n’hésitez pas à partager sur les réseaux sociaux.

Ma note : 09/10

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La femme tombée du ciel

la femme tombée du ciel

Auteur : Thomas King

Genre : Contemporain

Edition : Philippe Rey

Titre : La femme tombée du ciel

Quatrième de couverture :

Une catastrophe écologique provoquée par la multinationale Domidion a éliminé toute forme de vie dans l’océan sur la côte de Colombie-Britannique, et fait des victimes parmi les habitants de la réserve voisine.
Deux personnes sont responsables de cette catastrophe. Le chercheur Gabriel Quinn, scientifique génial, a mis au point un défoliant mortel, puis tenté de lutter contre sa mise en vente. Alors que, dévoré de culpabilité, il vient s’installer dans la zone polluée avec l’intention de se suicider, des survivants étonnants vont lui redonner goût à la vie, dont Mara Reid, peintre à la sexualité décomplexée qui a grandi sur la réserve et en connaît les secrets.
Dorian Asher, le P-DG de Domidion, narcissique et attachant à la fois, tente d’oublier le scandale en se réfugiant dans de luxueux hôtels, savourant sa solitude, avec pour unique obsession le choix d’une nouvelle montre…
La femme tombée du ciel est un roman à l’humour dévastateur. Thomas King évoque les traditions amérindiennes pour faire ressortir la monstruosité de l’homme contemporain vis-à-vis de son environnement. Le lobby des armes, l’industrie chimique, l’agriculture à haut rendement et le capitalisme sont férocement critiqués dans ce texte foisonnant, engagé, mais aussi baigné d’une lumière poétique des origines, indispensable et guérissante.

Quelques mots sur l’auteur :

Thomas King, né en 1943 en Californie, vit au Canada depuis les années 1980. Romancier, nouvelliste et scénariste, il est considéré comme l’un des plus grands écrivains des Premières Nations, les peuples autochtones canadiens. Il a publié une quinzaine d’ouvrages dont L’herbe verte, l’eau vive et La femme tombée du ciel, pour lequel il a reçu le prestigieux prix du Gouverneur général en 2014.

Ma chronique :

Quelle magnifique surprise que ce roman. Je l’ai acheté un peu par hasard lors d’une vadrouille à L’Espace Culturel Leclerc lorsque j’attendais ma femme partie faire je ne sais plus trop quoi, et voilà que je tombe sur une petite pépite. Il faut aussi dire que depuis quelques mois je deviens un grand amateur de la littérature Nord-Américaine et du style Nature Writing.

Ce roman parle d’un sujet d’actualité, l’écologie en partant d’une énorme catastrophe environnementale suite au déversement d’un défoliant. Suite à celle-ci, des morts et la destruction de la faune et de la flore sur une côte en Colombie-Britannique. Traiter de ce sujet en étant américain est d’un certain côté un coup de force surtout quand l’on connait le respect qu’on certaines grandes entreprises de ce pays avec l’environnement.

Ce que j’ai trouvé très intelligent dans la façon que Thomas King de construire son roman, c’est les différents points de vues qu’il a décidé de donner à son histoire. Il y a tout d’abord Dorian Asher, le P-DG de Domidion, une multinationale dans l’élaboration de produits chimiques et dans l’extraction du pétrole responsable de l’épandage du défoliant. Ensuite, il y a Gabriel, le chercheur à l’origine de la création de ce produit. Nous avons également le point de vue de Mara, une autochtone ayant vécue dans la zone touchée par La ruine. Pour finir, nous avons deux drôles de personnages, Sonny, un jeune garçon solitaire qui a quelques problèmes psychologiques et Nicholas Crisp qui est mon personnage préféré, je ne sais pas trop comment le décrire tellement il est charismatique et étrange. On alterne donc la lecture avec le point de vue de chacun d’eux ce qui nous rends les personnages tous très attachants, même ceux qui de premier abord pourrait nous paraître vraiment antipathique.

J’ai vraiment apprécié ma lecture, la plume de l’auteur est vraiment agréable, presque poétique. Ce roman se lit un peu comme on lirait une légende ou un conte moderne. On sais où l’auteur veut nous emmener, mais on ne sais pas vraiment de quelle manière il compte le faire. J’ai beaucoup aimé le mystère qui plane tout le long sur Nicholas Crisp et sur Le Chien, j’ai eu l’impression que ces deux là n’étaient pas à cet endroit par hasard et que c’était un peu le destin que la conclusion de ce roman et que c’est eux qui tiraient les ficelles en quelque sorte.

J’ai aimé le message que nous délivre Thomas King à travers son roman, le fait que la nature est et restera plus forte que l’homme et qu’elle reprend toujours ses droits et revis toujours de ses cendres. J’ai beaucoup aimé cette symbolique évoqué tout le long de l’histoire et mise en parallèle avec les tortues marines. Le titre original est d’ailleurs « The back of the turtle ». L’évocation également du capitalisme à outrance et du lobby pétrolier ainsi que la manière que les grandes entreprises et que la presse peuvent faire tourner l’opinion publique dans un sens ou dans l’autre est très intéressant dans ce roman.

Bref, une histoire captivante, un très joli roman, une très belle légende moderne que je vous conseille à tous.

tortue

Ma note : 09/10

L’Ombre du vent

lombre du vent

Auteur : Carlos Ruiz Zafon

Genre : Contemporain

Edition : Le Livre de Poche

Titre : L’Ombre du vent

Quatrième de couverture :

Dans la Barcelone de l’après-guerre civile,  » ville des prodiges  » marquée par la défaite, la vie difficile, les haines qui rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L’enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d’occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y  » adopter  » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l’entraîner dans un labyrinthe d’aventures et de secrets  » enterrés dans l’âme de la ville  » : L’Ombre du vent.

Quelques mots sur l’auteur :

Carlos Ruíz Zafón est un auteur espagnol qui écrit principalement en castillan.
Fils d’un agent d’assurances et d’une mère au foyer, il a passé onze ans chez les jésuites. Il a écrit son premier roman à quatorze ans et a travaillé dans la publicité, qu’il a quitté pour se consacrer à son roman « Le Prince Du Brouillard », en 1993 (prix de la jeunesse d’Edebé en 2000). Ce roman se vend à 150.000 exemplaires et est traduit en plusieurs langues.
Actuellement, Carlos Ruiz Zafon est l’auteur espagnol vivant le plus lu au monde, depuis la parution en 2001 de « L’Ombre Du Vent » (Prix Planeta, en 2004), une saga baroque à l’époque du franquisme. Ses derniers romans, « Le Jeu De L’Ange » (2008) et « Le Prisonnier Du Ciel » (2011) connaissent aussi un large succès.
Carlos Ruis Zafon habite, depuis 1993, à Los Angeles où il écrit des scénarios de films.
Il a reçu des prix littéraires français, comme le Prix des Amis du Scribe et le Prix Michelet en 2005, ainsi qu’au Québec, comme le Prix des libraires du Québec 2005 (Roman hors Québec). En janvier 2010, le classement de plusieurs magazines dédiés à l’édition, dont Livres-Hebdo en France et The Bookseller en Grande-Bretagne, l’introduit à la cinquième place des écrivains de fiction les plus vendus en Europe en 2009.

Ma chronique :

Tout d’abord, je tiens à remercier Lucie, une amie, qui m’a conseillé et prêté ce livre. Je tiens aussi à préciser que j’ai commencé à le lire juste après Le Gang des rêves et par ce fait, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire dans le début de ma lecture.

Il se dégage des premiers chapitres de ce roman, une ambiance assez spéciale, comme si il y avait une sorte de gros brouillard, un peu comme sur la couverture d’ailleurs. Ce qui peut rendre les premières pages assez difficiles à lire. Par contre, une fois que vous avez passé ces quelques pages, le piège se referme sur le lecteur et il devient impossible à lâcher.

J’ai beaucoup aimé la plume de Carlos Ruiz Zafon qui je trouve est très poétique et qui emploi toujours les bons mots pour décrire les situations ou les sentiments. Les passages où il décrit Barcelone sont juste sublimes, je ne connais pas cette ville, mais cela donne vraiment envie d’y aller et de la visiter. Par contre, je n’ai pas pu ne pas penser aux malheureux événements qui se sont passés il y a quelques jours lors des passages où La Ramblas était évoquée. J’ai par contre apprécié, car j’ai appris pas mal de chose sur cette période et cette guerre civile en Espagne dont je ne connaissais pas grand chose.

L’histoire est vraiment intéressante et les personnages sont tous très attachants, même si par moment, Daniel le personnage principal m’a un peu agacé par son comportement. Mon préféré restera Fermin de Romero de Torres qui m’a énormément fait rire. Je pense ne pas trop me tromper en disant que ce roman fait un peu l’apologie du livre et de l’écrivain, tout en ne cachant pas les difficultés rencontrées par ces derniers, même à cette époque là, ainsi que celles rencontrées par l’industrie du livre.

L’Ombre du vent fait parti d’une série de trois romans réunis sous le titre du Cimetière des Livres Oubliés, je sais dors et déjà que je lirais les deux autres titres. J’ai donc vraiment passé un super moment de lecture et je continu à avoir beaucoup de chance dans mes lectures du mois d’août. Je conseille donc ce roman à tous, même s’il n’atteint pas pour moi le « coup de cœur » , car j’aurais tellement aimé en découvrir plus sur ce fameux « Cimetière des Livres Oubliés ». Peut-être dans Le jeu de l’ange ou Le prisonnier du ciel les deux autres romans.

Ma note : 09/10

Comment j’ai réussi à attraper la lune

commentjai reussi a attraper la lune

Auteur : Laurence Labbé

Genre : Contemporain

Édition : Auto-édition

Titre : Comment j’ai réussi à attraper la lune

Quatrième de couverture :

Lucas, cinq ans, veut décrocher la lune pour faire revenir son papa. Nina erre dans les rues de Paris à la recherche de son identité. Elle rencontre Théo, séduisant et mystérieux jeune homme au destin peu commun. Après bien des péripéties, ils feront appel aux talents d’inventrice de Lisa, inventrice de machines à sauver le monde, pour aider le petit garçon.

Quelques mots sur l’auteur :

Laurence Labbé réside en région parisienne avec ses deux enfants. Hormis le travail, ses passions sont la lecture, l’écriture et le sport. Curieuse de nature, autodidacte, elle a exercé différents métiers. Elle aime écrire des romans qui mettent en scène des personnages hauts en couleur dans un contexte actuel, évoquant en toile de fond des réflexions sur le monde qui nous entoure.

Ma chronique :

Alors, toujours grâce à la plateforme Simplement.pro, je me suis mis en relation avec Laurence Labbé pour recevoir et lire son nouveau roman. Je tiens d’ailleurs à la remercier sincèrement pour sa gentillesse et pour sa confiance. Mais je tiens également à la remercier car j’ai vraiment passé un super moment de lecture.

Une des premières choses que m’a dit Laurence Labbé est que son livre n’était pas quelque chose que j’avais l’habitude de lire. Et effectivement, j’ai été assez surpris de ce livre, du thème abordé et de la plume de l’auteur et de tout ces bruits et ces sons qu’elle exprime à l’écrit à travers tout son roman. Après comme je lui en ai parlé, j’ai retrouvé dans ce livre un peu la même folie que dans le roman de Romain Puèrtolas, La petite fille qui avait avalé un nuage aussi grand que la Tour Eiffel.

Ce que j’ai apprécié dans ce roman, c’est la question qui se pose quasiment dès le début et qui est le titre de ce livre  » Comment réussir à attraper la lune ?  » , nous sommes plongé dans une histoire plein de folie et du coup je me suis demandé dès le départ si cela allait être une simple image …

Les personnages sont peu nombreux mais ont tous quelque chose d’un peu fou et ils sont tous très attachants. Il y a au début deux histoires parallèles, celle de  Nina qui d’un coup est amnésique et se retrouve à errer dans les rues de Paris et celle de Lucas cinq ans qui rêve que son papa revienne. Deux histoires complètement à l’opposées l’une de l’autre mais qui vont finir par se rejoindre, c’est à ce moment que tout part un peu en vrille.

J’ai passé un super moment de lecture, j’ai trouvé cette histoire intrigante, drôle, pleine d’humour, de jeu de mots et avec de jolis message, vraiment tout ce qui fait qu’un livre est bien, c’est ce qui fait que l’on passe un bon moment.

J’ai beaucoup ri avec ce roman et j’aime çà. Si vous cherchez un petit livre rafraichissant qui fait du bien, franchement foncez vous ne devriez pas être déçu. Et prochainement sur le blog, je vous proposerais une petite interview de Laurence Labbé qui nous parlera de son parcours et de l’auto-édition.

Ma note : 09/10

Résultat des courses

Resultat-des-courses

Auteur : Guilhaine Chambon

Genre : Contemporain

Édition : Edilivre

Titre :Résultat des courses

Quatrième de couverture :

L’histoire d’un homme… Peut-on raconter son histoire ? Il se prénomme Frédérik, cadre supérieur à la Défense, belle réussite professionnelle. Un jour, une femme l’a quitté, lui laissant juste un petit mot dans la plaquette de beurre : « je n’aime plus la guitare, salut, je pars… » Un jour, cet homme a décidé de tout quitter, marre de la routine, marre des autres, marre de l’open Space… Taxi, il sera désormais taxi ! Pas d’attache, plus d’horaire, plus de métro matin et soir. Frédérik va ainsi d’un passager à une passagère, d’une histoire à une autre. Il s’instruit des autres. Des inconnus entre-aperçus, devinés, désirés, subis, jusqu’à cette nuit où il fait la Rencontre, celle qui le replonge dans son passé, celle qui ouvre à nouveau toutes les cicatrices qu’il pensait fermées. Cette Rencontre va le mener au cœur de son histoire et lui révéler un secret. Ce secret, c’est un enfant… son enfant. Commence alors une course folle dans Paris au volant de son taxi jusqu’à…

Quelques mots sur l’auteur :

De formation juridique et littéraire, Guilhaine Chambon a mené de front une vie de mère de famille active, tout en s’adonnant à ses passions artistiques. Comédienne au théâtre comme au cinéma, elle écrit depuis très longtemps. Poésie, monologues, pièces de théâtre. Elle a participé au Festival du printemps de la création 2015, dans un théâtre parisien, où ses textes furent très appréciés par le public.
Porteuse de projets au théâtre, elle pratique aussi la peinture et la sculpture.
Résultat des courses est son premier roman. Lauréate au grand prix Poésie RATP 2016.

Ma chronique :

Je tiens tout d’abord à remercier chaleureusement Guilhaine Chambon pour l’envoi de son livre et les gentils échanges que l’on a pu avoir sur la plateforme Simplement.pro. J’ai lu son roman le weekend dernier et  qu’est ce que cela m’a fait du bien. Effectivement, je suis resté environ un mois bloqué sur la lecture d’une épreuve non-corrigée et j’avais vraiment besoin d’une lecture qui me plait et qui me plonge dans une belle histoire. Je peux tout de suite vous dire que ce roman est un super coup de coeur.

Ce roman, parle d’un homme, il parle de la vie, il parle de l’amour et qu’est-ce que j’aime ces sujets. Guilhaine Chambon, nous raconte l’histoire de Frédérik, un homme fatigué par la routine et qui du jour au lendemain claque la porte à son emploi pour devenir chauffeur de taxi de nuit.  Mais cet homme est véritablement blessé sentimentalement depuis le départ de Pauline il y a cinq ans. Cette femme est pour Frédérik, la Femme, l’Amour de sa vie et cette rupture le mine de jour en jour un peu plus.

Frédéric en tant que chauffeur de taxi et pour échapper au cours de ses pensées qui vont  vers Pauline, va grâce à ses courses s’intéresser à la vie de ses passagers. Il va en quelque sorte être un voyeur à travers son rétroviseur. J’ai adoré ces passages où pour le coup le lecteur devient autant voyeur que le chauffeur.

Le roman est écrit à la première personne, du point de vu de Frédérik, en fait, il parle à Pauline, il lui dévoile ses regrets, ses peurs et ses espoirs. Il est touchant et il est arrivé à m’émouvoir, à me capter et à me donner un sentiment d’urgence à lire son histoire et à aller toujours plus loin avec lui. J’ai eu les mêmes espoirs et les mêmes déception que lui. Par contre, là où malgré le fait que je me doutait de la conclusion de cette histoire, pas en détail, mais dans le principe, j’ai été admirablement surpris par cette fin, le parti prix de l’auteur est juste génial pour conclure son roman.

Un roman parlant de la vie d’un homme et en même temps de la vie de simples personnes, j’adore et j’ai eu pour celui-ci un très gros coup de coeur, je le conseil à tous et franchement pour un premier roman c’est du lourd. Encore un grand merci à Guilhaine Chambon, vous pourrez compter sur moi pour lire vos prochains romans.

Ma note : 10 / 10

coup-de-coeur

Quelqu’un à qui parler

quelqunaquiparler

Auteur : Cyril Massarotto

Genre : Contemporain

Edition : XO Editions

Titre : Quelqu’un à qui parler

Quatrième de couverture :

Samuel fête ses trente-cinq ans, seul face à des assiettes vides. La déprime est proche. Il attrape alors son téléphone mais réalise qu’il n’a personne à qui parler. Soudain, un numéro lui revient en mémoire : celui de son enfance et de la maison du bonheur familial depuis trop longtemps disparu. Tiens, et s’il appelait ? À sa grande surprise, quelqu’un décroche. Et pas n’importe qui : c’est à lui-même, âgé de dix ans, qu’il est en train de parler ! Mais que dire à l’enfant que l’on était vingt-cinq ans plus tôt ? Finalement, chaque soir, à travers ce téléphone, Samuel va s’interroger : l’enfant que j’étais serait-il fier de ma vie ? Aurait-il vraiment envie de devenir l’adulte que je suis aujourd’hui ? Ne l’ai-je pas trahi en renonçant à mes rêves ? Grâce à ce dialogue inattendu et inespéré, Samuel va, peu à peu, devenir acteur de sa vie. Et avancer, enfin !

Quelques mots sur l’auteur :

Cyril Massarotto, né le 25 juin 1975 à Perpignan, est un écrivain français. Ses œuvres sont toutes éditées chez XO éditions et son premier roman, Dieu est un pote à moi, est traduit dans 15 langues à travers le monde.

Ma chronique :

Quelqu’un à qui parlé, est un vrai bon livre, un livre qui fait du bien et un livre qui à moi m’a parlé. Dans ce roman, un homme de trente cinq ans, est rattrapé par la morosité de sa vie et par sa solitude, il trouve donc du réconfort au téléphone avec le « lui » d’autrefois, quand il était jeune et innocent, des rêves plein la tête.

Franchement, ce livre m’a parlé, il m’a directement fait pensé à mes séances de psy, lorsque ma psy me disait : « Demandez-vous ce que pensait le petit Anthony … Faites plaisir au petit Anthony qui sommeille en vous … ». Ce livre à été pour moi une grande bouffée d’oxygène, je l’ai sincèrement adoré.

Il y a dans le titre de ce livre, un double sens, « Quelqu’un à qui parler », fait référence à Samuel adulte parlant par téléphone à Samuel enfant, mais je pense également qu’il fait référence à Samuel parlant à nous lecteur. Car, effectivement, Samuel, nous raconte sa vie et ses états d’âme, un peu comme si l’on était sa petite conscience. Du coup, il n’y a pas de barrière, il nous délivre ses pensées, comme elles lui arrivent, avec beaucoup d’humour, d’humilité et parfois d’énervement.

J’ai apprécié dans ce livre, la morale que l’on peut en tirer, c’est vrai, qui maintenant qu’il est adulte à entièrement réalisé ses rêves d’enfant ? Je ne pense pas que l’on a tous la vie de Samuel, qui lui vit seul, sans réel ami et faisant un boulot ne lui plaisant pas, mais on a tous eu des rêves gamins que l’on a pas réalisé, car la vie adulte nous a rattrapée, et par fatalisme ou manque de motivation. Ce qui est génial dans ce roman, c’est le fait que au début de la relation entre l’adulte et l’enfant, c’est l’adulte qui pense aider le plus jeune, mais on se rend bien compte que petit à petit, tout s’inverse et c’est au final l’enfant qui va aider l’adulte à repartir dans la vie et à se dire que « OK, j’ai trente cinq ans, mais qu’est ce qui m’empêche encore de réaliser mes rêves » …

Dans ce livre, il y a de l’humour, de l’amour, de l’amitié, quelques éloges à la littérature, beaucoup de petites choses qui font que le Samuel enfant me parle, je me suis vraiment reconnu en lui pour certaine chose. Vous l’aurez compris, ce livre fut pour moi un véritable coup de cœur, c’est un livre qui fait du bien et que je conseil forcément à tous. C’est tout de même agréable de tomber sur des livres de ce genre avec une happy end  et une superbe morale.

Ma note : 10/10

coup-de-coeur

Aquarium

aquarium

Auteur : David Vann

Genre : Contemporain

Edition : France Loisirs

Titre : Aquarium

Quatrième de couverture :

Caitlin, douze ans, habite avec sa mère dans un modeste appartement d’une banlieue de Seattle. Afin d’échapper à la solitude et à la grisaille de sa vie quotidienne, chaque jour, après l’école, elle court à l’aquarium pour se plonger dans les profondeurs du monde marin qui la fascine. Là, elle rencontre un vieil homme qui semble partager sa passion pour les poissons et devient peu à peu son confident. Mais la vie de Caitlin bascule le jour où sa mère découvre cette amitié et lui révèle le terrible secret qui les lie toutes deux à cet homme.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska. Il est l’auteur de Sukkan Island, prix Médicis étranger 2010, traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays. Il partage désormais son temps entre l’Europe et la Nouvelle-Zélande. Aquarium est son cinquième roman traduit en France.

Ma chronique :

Alors, pour commencer, comme d’habitude, voici comment ce livre est arrivé entre mes mains : je l’ai commandé sur France Loisirs pour mon achat trimestriel. C’est pourquoi il s’agit de l’édition France Loisirs mais il s’agit bien d’un roman Gallmeister (on ne peut pas se tromper vu la couverture).

Bon, j’ai lu ce livre en quatre jours, il est assez court (280 pages) mais c’est un roman poignant, dur, violent, qui prend aux tripes, on n’en ressort pas indemne. J’avais déjà lu sur Instagram et sur différents blogs que ce n’était pas une lecture qui nous laisse indifférent, mais là pour le coup il est psychologiquement d’une violence brute.

Il s’agit de l’histoire de Caitlin, une petite fille de douze ans, c’est elle qui nous raconte quelques jours de sa vie, mais elle a trente-deux ans quand elle nous conte ces moments de son enfance. J’ai vraiment apprécié cette narration à la première personne car elle nous provoque un festival d’émotions, de la peur, de la joie, de la peine, de la pitié … J’ai été heureux pour Caitlin mais j’ai également été tétanisé en même temps qu’elle, c’est vraiment un roman fou, rien qu’à l’écriture de cette chronique je me remémore ce qu’a vécu cette petite fille – pourtant ce n’est qu’un roman – et j’en suis encore tout retourné. Là où David Vann est fort c’est que comme dit un peu plus haut ce n’est pas la Caitlin de douze ans qui nous raconte l’histoire, mais bien la femme, l’adulte qu’elle est devenue vingt ans plus tard, mais l’on arrive à ressentir que malgré les années les blessures sont toujours là profondément gravées en elle. Cette petite fille est profondément passionnée par les poissons, elle a d’ailleurs un abonnement annuel à l’aquarium de Seattle. De ce fait, elle image sa vie comme si elle était un poisson. J’ai beaucoup aimé toutes les situations qu’elle nous décrit de la vie mais qu’elle transpose dans un monde aquatique. Il y a un passage qui m’a vraiment touché, c’est un moment où elle décide de s’enfoncer dans un mutisme qu’elle compare à une plongée extrêmement profonde dans un océan.

Autour de Caitlin, il n’y a pas beaucoup de personnages qui vont graviter à ses côtés, il y a sa mère, Shalini, Steve et un vieux monsieur. Toutes ces personnes, hormis Shalini, je les ai par moments aimées mais à d’autres détestées. Je ne veux pas spoiler, donc je n’en dirais pas plus, mais il y a un ou deux chapitres qui sont d’une extrême violence où pour le coup j’ai vraiment eu peur et de la peine pour cette petite fille qui va vivre des choses innommable sous prétexte que d’autres ont vécu ces choses et qu’il faut lui faire vivre pour qu’elle comprenne.

J’ai bien aimé la relation entre Caitlin et Shalini, même si je trouve cela courageux d’aborder ce thème entre jeunes filles de cet âge là. Je ne sais pas comment va être la vie de Caitlin après ce qui est raconté dans ce livre, mais j’imagine qu’elles vont vivre heureuses toutes les deux.

Ce roman, nous parle de la violence physique et psychologique que les adultes peuvent faire subir à leurs enfants sous prétexte qu’ils ont peurs pour eux où que ces des choses qu’ils ont subit avant eux. Il nous parle aussi de sexualité et de sentiments entre deux jeunes filles. Il nous parle du pardon, est-il facile ou non de l’accorder ?

Concernant, le livre en lui même, j’aime toujours autant les couvertures de Gallmeister, simples mais efficaces. En plus, il y a tout le long du roman, plein de petits dessins de poissons ce qui égaye un peu l’histoire et ce n’est pas rien … Par contre quelque chose qui m’a un peu perturbé c’est le fait qu’il n’y a aucun tiret pour les dialogues. J’avoue que dans un premier temps cela a rendu ma lecture compliquée, mais à force l’on s’y fait.

Alors est-ce que ce livre est un coup de cœur, je ne saurais le dire, ce qui est sûr c’est que j’ai vraiment apprécié ma lecture. Je pense qu’il faut être dans une bonne phase psychologique pour lire ce livre. Je lirais volontiers d’autres livres de David Vann dont Sukkwan Island que je vais tâcher de me procurer rapidement.

Ma note : 9/10

Le Secret du Graal

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Auteur : Glenn Cooper

Genre : Contemporain, historique

Edition : Cherche Midi

Titre : Le Secret du Graal

Quatrième de couverture :

Du secret du suaire de Turin à la tombe présumée de Jésus-Christ, un voyage au coeur d’énigmes historiques et ésotériques passionnantes. Jérusalem, 33. Lors de son dernier repas, Judas fait en sorte que Jésus utilise un calice bien particulier, que lui a remis un mystérieux visiteur. Normandie, 1450. Un chevalier anglais, Thomas Malory, découvre un manuscrit à l’origine obscure, relatif au roi Arthur. Obsédé par son contenu, il se met sur la piste du Graal. Londres, 2014. Descendant de Thomas Malory, Arthur Malory est lui aussi passionné par les mystères du Graal. Lorsque l’un de ses amis, Andrew Holmes, professeur à Oxford, est assassiné avant d’avoir pu lui faire part de la stupéfiante découverte qu’il a faite à propos de leur passion commune, Arthur décide d’explorer, en compagnie de Claire, jeune physicienne française, les pistes suivies par Holmes. Commence alors pour lui une incroyable aventure passionnante qui, de Londres, va le mener au monastère de Montserrat en Espagne, puis à Jérusalem, à l’église du Saint-Sépulcre. Pourquoi Judas, après avoir récupéré le corps de Jésus, Joseph d’Arimathie a-t-il consacré son existence à la dissimulation du Graal ? Quels mystères renferme la Résurrection ? Le roi Arthur a-t-il réellement existé et, si oui, que cachait son obsession du Graal ? Autant de questions auxquelles Glenn Cooper apporte dans ce roman palpitant des réponses aussi passionnantes que plausibles.

Quelques mots sur l’auteur :

Diplômé en archéologie d’Harvard et en médecine de Tufts University School of Medicine, Glenn Cooper est chercheur en biotechnologies. Il vit dans le Massachusetts. Sa société de production, Lascaux Pictures, a produit son premier long métrage, Long Distance, qui a été présenté au Festival du film de Tribeca . Le Livre des morts (2009) est son premier roman. Il a été vendu dans le monde à plus d’un million d’exemplaires et traduit en plus de vingt-cinq langues. Il sera suivi d’une nouvelle aventure de Will Piper, Le Livre des âmes (Le Cherche Midi, 2011).

Ma chronique :

J’ai pioché Le Secret du Graal dans ma bookjar, ce fut le premier livre pioché dans celle-ci et j’ai été assez content car les thèmes du Graal et du Roi Arthur font partis de mes thèmes fétiches. J’adore tout ce qui s’y rapproche de près ou de loin.

J’ai un avis plutôt mitigé sur ce roman, il y a environ deux tiers de l’histoire qui m’ont un peu près plus mais la fin pour moi n’est vraiment pas au niveau, comme ci elle était bâclée.

Nous avons donc comme tous les livres de ce style, le personnage principal qui n’est pas un héros dans l’âme mais qui a tout de même quelques capacités, physique et intellectuelle. Ensuite, il y a une jeune femme, une société secrète et des trahisons.

Franchement, rien de bien révolutionnant dans ce roman. J’ai déjà lu plusieurs livres de ce genre, et celui-ci n’assure pas la comparaison avec comme par exemple un Da Vinci Code.

La première partie, est quand même  un minimum intéressante, j’ai bien aimé le lien de parenté de Arthur Malory avec Sir Thomas Malory et la probable descendance avec le Roi Arthur. Mention spéciale à la côte en plus … En vérité, ce que j’ai vraiment appréciée, ce n’est pas trop l’histoire principale, mais plus les chapitres évoquants le Roi Arthur, Thomas Malory, et surtout le Graal.

Pour l’histoire principale, comme j’ai déjà pu le dire, il n’y a vraiment rien d’original et j’ai deviné la fin dès les premiers chapitres. En plus de cela, le rythme est plutôt lent. Je me suis carrément ennuyé à certains passages.

Quant à la fin, en plus de l’avoir devinée très tôt, je trouve qu’elle est bâclée et qu’elle n’est vraiment pas à la hauteur d’un sujet comme le Graal.

Bon une lecture que je ne retiendrais pas, mais cela fait quand même un livre en moins dans ma PAL.

Ma note : 3/10

L’Heure de Plomb

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Auteur : Bruce Holbert

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : L’Heure de Plomb

Quatrième de couverture :

Hiver 1918. L’État de Washington connaît, durant un instant, l’Apocalypse : l’un des pires blizzards de l’histoire du pays balaie tout sur son passage. Perdus dans la neige, pétrifiés par le gel, des jumeaux de quatorze ans, Luke et Matt Lawson, sont recueillis in extremis par une femme qui tente de les ranimer à la chaleur de son corps. Seul Matt reprend vie. Le lendemain, le voilà devenu un homme, trop tôt et malgré lui. Car le désastre l’a également privé de son père, le laissant à la tête du ranch familial. Labeur, amour et violence, autant de découvertes pour Matt, qui se retrouve face à la beauté sauvage de cette terre, tentant de maintenir l’équilibre fragile entre les êtres qui l’entourent. Dans une langue puissante et incarnée, L’Heure de plomb conte la plus dure leçon que l’Ouest donne aux hommes, celle de la confrontation avec les forces brutes de la nature, au fondement même du mythe américain.

Quelques mots sur l’auteur :

Bruce Holbert a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’Etat de Washington, bercé par les mythes de l’Ouest américain. Diplômé de l’université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui, il a publié en 2011 son premier roman, Animaux solitaires, fortement inspiré par son histoire familiale. Son deuxième roman, L’Heure de Plomb, paraît en 2015 aux Etats-Unis et confirme son immense talent de conteur.

Ma Chronique :

Comment faire cette chronique, car oui cela va être un peu difficile, j’ai pleins d’émotions qui se bousculent, j’en suis arrivé à verser ma petite larme à la toute fin de ce généralissime roman. Je vais commencer quand même par vous expliquer comment ce livre m’est tombé dans les mains. C’est lors d’une balade à Orléans, que je rentre comme lors de chacune de celles-ci chez Librairie Nouvelle. Mis en avant sur un stand, les éditions Gallmeister que je ne connaissais pas du tout. Je commence à jeter un oeil et je vois que Bruce Holbert est en rencontre exclusive accompagné de son interprète et du traducteur le 28 septembre. Je regarde son livre et lis la quatrième. C’est alors que je me dis pourquoi pas, ce n’est pas le genre de livre dont j’ai l’habitude mais celui-ci m’intrigue et si en plus je peux rencontrer son auteur alors je fonce.

Voilà pour ma petite vie, j’ouvre donc ce livre et commence tout naturellement par la préface qui, je trouve cela génial, nous propose un rapide état des lieux du monde lors de l’année 1918, année à laquelle débute ce roman. Nous rentrons directement dans l’histoire avec une tempête de neige monstrueuse. À cause de celle-ci Matt Lawson perd son frère jumeau et son père. Il devient par la même un homme alors qu’il n’avait que quatorze ans.

Voilà comment débute cette histoire, avec Matt qui doit gérer le ranch familial, sa mère victime d’une profonde dépression suite à la perte de son mari, dont l’on a pas retrouvé le corps et de son fils, du deuil aussi car lui aussi a perdu un père et un frère.

Par la suite, il y a plusieurs personnages qui vont venir graviter autour de Matt : Linda Jefferson, Wendy, sa mère, Les Jarms, Garett et Lucky. Toutes ses personnes m’ont touchées par leurs caractères, par leurs blessures et par leurs actes.

Alors, même si ce roman se passe entre 1918 et un peu après 1950, et que chaque personnage va devoir vivre sa propre histoire et faire ses propres choix, on se rend compte tout au long du roman que le destin, pour ne pas dire la fatalité va faire en sorte qu’ils se croisent et qu’ils sont liés par leur terre, par leurs épreuves et surtout par la vie.

Je ne vais pas vous raconter l’histoire de ce roman, cela serait tellement dommage pour ceux et celles qui comptent le lire, mais je vais vous expliquer ce qui m’a plut dans ce livre.

Tout d’abord, Bruce Holbert, est un conteur hors pair, j’encaissais ces lignes comme j’aurais pu boire ces paroles. Ce monsieur, aime son pays et nous le fais aimer, il nous le décrit d’une façon merveilleuse, tel un poème. Ce qui m’a marqué dans le début, c’est lors d’un nouveau chapitre, il nous décrit la région de La Palouse, mais avec toutes les saisons, l’ont passe de l’été à l’automne et ainsi de suite. Cette description fais bien plusieurs pages, au point où je me suis demandé où il voulait m’emmener. Et là, boum, d’un coup, d’une manière tellement intelligente, il nous remet dans l’histoire. C’est là toute la magie de son oeuvre, il n’y a pas simplement la découverte d’une fiction, mais aussi la découverte d’un pays et d’une histoire.

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Oui d’une histoire, car l’on traverse une bonne partie du vingtième siècle, avec tout ce que cela comporte, l’arrivée dans l’Amérique profonde de l’automobile, du fanatisme religieux, de l’industrie. Mais aussi l’après-première guerre mondiale et la seconde. Il y a aussi l’arrivée des migrants tel que les chinois. D’ailleurs, je vous propose un tout petit extrait, qui m’a bien fait rire, car oui, il y a aussi un brin d’humour.

« – Un chinois, il a pas à dire à un américain combien il doit payer en Amérique, Jarms, dit l’un d’eux, vêtu d’une épaisse veste de laine rouge à carreaux.

– Et en Chine, il peut lui dire ? Demanda Jarms.

– Là-bas non plus. »

Voilà, j’ai tout aimé dans ce roman qui traite en grande partie de la solitude et hormis les dialogues, ce qui pour moi est le plus fort c’est les silences, les nombreux moments où les personnages n’ont pas besoin de parler. Ces moments Bruce Holbert les traite à merveille.

En bref, vous l’aurez compris j’ai un magistral coup de cœur  pour ce roman qui est dur, fort et violent mais aussi tellement beau.

Ma note : 10/10

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Et après …

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Auteur : Guillaume Musso

Genre : Contemporain

Edition : Pocket

Titre : Et après …

Quatrième de couverture :

– Nathan, regardez le garçon à l’anorak orange
Bon sang, Garrett, pourquoi voulez-vous que je le regarde ?
Parce qu’il va mourir
Moins d’une minute plus tard, l’adolescent se tire une balle dans la tête. Et c’est ainsi que Nathan Del Amico, brillant avocat new-yorkais, découvre l’étrange pouvoir de Garrett Goodrich. Qui est ce Garrett Goodrich ? Un cancérologue chevronné, directeur d’un important centre de soins palliatifs. Il n’a rien d’un illuminé et pourtant il se dit capable de prévoir la mort. Il prétend avoir une “ mission ” : accompagner ceux qui vont mourir jusqu’aux frontières de l’Autre Monde pour qu’ils quittent la vie en paix avec eux-mêmes. Très ébranlé, Nathan comprend que Garrett est entré en contact avec lui pour le préparer à mourir. Mais il est bien incapable d’imaginer ce que la rencontre avec cet homme va déclencher dans sa vie, et dans celle de ceux qu’il aime. Nous assistons avec ce roman à la naissance d’un style Musso où l’on retrouverait l’émotion d’un Marc Lévy, la mise en scène d’une Patricia Cornwell, et une intrigue aux rebondissements très Sixième Sens.

Quelques mots sur l’auteur :

Traduit en 36 langues, plusieurs fois adapté au cinéma, Guillaume Musso est l’auteur français le plus lu. Passionné de littérature depuis l’enfance, il commence à écrire alors qu’il est étudiant. Paru en 2004, son roman Et après … est vendu à plus de deux millions d’exemplaires. Cette incroyable rencontre avec les lecteurs, confirmée par l’immense succès de tous ses romans ultérieurs, Sauve-moi, Seras-tu là ?, Parce que je t’aime, Je reviens te chercher, Que serais-je sans toi ?, La fille de papier, L’appel de l’ange et 7 ans après… fait de lui un des auteurs français favoris du grand public.

Ma chronique :

Et après … il s’agit de mon tout premier Guillaume Musso, je l’ai lu dans le cadre du Summer Holiday Challenge. Alors, pourquoi avoir autant attendu pour lire cet auteur, qui est l’un des auteurs français le plus lu. Et bien, je pense que j’avais un peu peur de tomber sur des romans trop facile orientés pour un public féminin. Et bien, grâce à ce challenge, j’ai enfin pu le sortir de ma PAL, et grand bien m’en a pris, j’ai vraiment passer un très agréable moment de lecture.

Dans ce roman, le premier de l’auteur, nous suivons un brillant avocat qui va faire une rencontre qui va bouleverser le cours de sa vie. Effectivement, un jour, un médecin se présente à son cabinet en lui expliquant qu’il peut savoir à l’avance quand certaine personne vont mourir.

En réalité, ce médecin est un accompagnateur des derniers instants, il a un don pour repérer les personnes qui vont mourir et les aider à traverser leurs dernières heures. Forcément, notre avocat n’y croit guère et il faut donc des preuves concrètes pour commencer à le faire douter.

Petit à petit ces certitudes se fissures jusqu’au point où il est persuadé que le médecin s’est manifesté pour l’accompagner lui vers sa mort certaine. Ce qui va rendre ce roman vraiment agréable, car nous avons un homme divorcé mais aimant toujours sa femme qui sous prétexte qu’il est persuadé de mourir va profiter de l’instant présent à fond, pour reconquérir son ex-femme, pour s’occuper de sa fille et il va vraiment faire des choses dingues car il est persuadé que du manière ou d’une autre il ne sera plus dans peu de temps.

j’ai vraiment apprécié la plume de Guillaume Musso, c’est un style d’écriture très fluide, cela se lit facilement mais sans perdre ce que moi j’adore, la psychologie des personnages. J’ai aimé la façon dont sont traités chaque personnage, ils en deviennent attachants.

Bon, j’ai anticipé le dénouement du roman assez tôt lors de ma lecture, mais bon cela ne m’a pas gêné, ce n’est pas non plus un thriller donc pour moi ça passe. En tout cas je n’en ai pas fini avec Guillaume Musso, c’est une belle découverte pour moi.

Ma note : 07/10