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Résilience

résilience

Auteur : Julia M. Tean

Genre : Contemporain

Édition : Rebelle

Titre : Résilience

Quatrième de couverture :

Pour ses dix-neuf ans, Vincent s’est offert un parricide. Il a tué son bourreau. Mais peut-on vraiment se libérer de l’emprise du Mal ? Peut-on se reconstruire après avoir subi le pire ? Incarcéré, Vincent doit affronter ses démons, apprendre à se connaître et s’accepter… pour atteindre la délivrance, sa résilience.

Quelques mots sur l’auteur :

Julia M Tean est une auteur alsacienne. Née à Mulhouse, elle grandit dans une famille composée de quatre enfants, avec ses deux frères et sa soeur jumelle. Très vite, elle découvre la passion de l’écriture. A douze ans, elle écrit son premier roman. Ses études de lettres lui ouvriront les portes de nombreuses librairies où elle exercera le métier de libraire, avant de se consacrer exclusivement à des cours de Lettres à domicile lui permettant d’écrire quand elle le souhaite. En septembre 2012 le premier tome de sa saga fantastique « Angela » est édité chez Rebelle éditions. La saga s’est achevée en mars 2015 avec « Mortelle Destinée ». A présent, Julia rêve à de nouvelles aventures fantastiques pour émerveiller ses lecteurs.

Ma chronique :

La résilience est la capacité pour un individu à faire face à une situation difficile ou génératrice de stress.

Résilience est le premier roman lu dans le cadre d’un nouveau partenariat avec les éditions Rebelle, que je remercie sincèrement pour cet envoi et pour leur confiance.

Je me suis donc lancé dans cette lecture ce lundi et j’ai tellement été happé par cette histoire que je l’ai lu dans la journée. C’est un roman plutôt court, à peine 150 pages, mais c’est un roman suffoquant par l’intensité de ce que Julia M. Tean raconte.

C’est un roman poignant par le thème abordé et c’est écrit d’une manière brute, c’est choquant, c’est abject, bouleversant, par moment j’en aurai eu la nausée. Résilience incarne le roman noir psychologique parfait avec une histoire intemporelle et universelle nous contant les malheurs et les souffrances d’un enfant maltraité physiquement et mentalement.

C’est exactement le type de roman qui reste gravé dans nos esprits, qui laisse une marque indélébile dans notre vie de lecteur. Julia M. Tean a su raconter l’histoire de Vincent avec force absolue et passion en ayant conscience qu’il n’y a pas qu’un seul Vincent et qu’il est bien que chacun en ai conscience.

Voilà, c’est un roman coup de poing qui mérite d’être lu par le plus grand nombre.

Ma note : 09/10

Nulle part sur la terre

nulle part sur terre

Auteur : Michael Farris Smith

Genre : Contemporain

Édition : 10/18

Titre : Nulle part sur la terre

Quatrième de couverture :

Une femme marche seule avec une petite fille sur une route de Louisiane. Elle n’a nulle part où aller. Partie sans rien quelques années plus tôt de la ville où elle a grandi, elle revient tout aussi démunie. Elle pense avoir connu le pire. Elle se trompe.
Russel a lui aussi quitté sa ville natale, onze ans plus tôt. Pour une peine de prison qui vient tout juste d’arriver à son terme. Il retourne chez lui en pensant avoir réglé sa dette. C’est sans compter sur le désir de vengeance de ceux qui l’attendent.
Dans les paysages désolés de la campagne américaine, un meurtre va réunir ces âmes perdues, dont les vies vont bientôt ne plus tenir qu’à un fil.

Quelques mots sur l’auteur :

Michael Farris Smith est un écrivain américain originaire du Mississippi dont le travail et la personnalité sont fortement marqués par son ancrage territorial dans le sud des États-Unis. Si ses voyages en France et en Suisse inspirent son premier roman, The Hands of Strangers (2011), son second récit, Une pluie sans fin, fresque postapocalyptique qui dépeint un Mississippi dévasté par des intempéries diluviennes, a été salué pour l’originalité et l’intensité de sa langue. Avec son nouveau roman Nulle part sur la terre, Michael Farris Smith continue de construire une vision littéraire unique, dépositaire de l’aridité, la poésie et l’humanité qui rythment l’existence sudiste. Michael Farris Smith vit aujourd’hui à Oxford dans le Mississippi.

Ma chronique :

Quelle fut pas ma surprise lorsque j’ai appris que j’ai eu la chance de gagner le concours organisé par LéaTouchBook qui gère le Picabo river Book Club et donc de recevoir ce roman qui me faisait de l’oeil depuis sa sortie en France.

Après avoir lu plusieurs chroniques et vu beaucoup d’avis très positifs, j’attendais pas mal de chose de cette lecture… Je dois dire que malheureusement j’ai été un peu déçu. Je vous explique tout cela.

Alors, l’histoire en elle même est bien menée, deux fils différends qui en toute logique doivent à un moment où un autre se rencontrer, j’ai d’ailleurs eu le plaisir d’être surpris par cette rencontre. C’est assez marrant, je m’attendais à un roman assez sombre mais ce fut tout le contraire et c’est un gros point fort de ce roman et de la plume de Michael Farris Smith, il y a énormément d’humanité dans ces pages. Je ne m’y attendais pas trop donc c’est plutôt un bon point. J’ai également ressenti le soleil et la chaleur du Mississippi à travers les mots de l’auteur, c’est en quelque sorte très poétique. Il a un style assez particulier, j’ai aimé les répétitions et les insistances disséminées un peu partout, cela renforce le côté humain et donne encore plus de force aux émotions que souhaite provoquer l’auteur.

J’ai une sensation et une relation assez bizarre avec ce roman, je n’ai pas vraiment de point négatif à mettre en avant, hormis peut-être quelques facilités et au final pas de grandes surprises ni de rebondissements faisant penser que l’on a un roman sortant du lot pouvant devenir un gros coup de coeur. Non j’ai passé de bons moments, j’ai bien aimé mais je suis certain que je ne vais pas garder un énorme souvenir de ce roman.

Voilà, c’est dommage, j’en attendais certainement trop, mais ce qui est certain c’est que j’ai aimé la plume de Michael Farris Smith donc je vais guetter ses futurs romans et surtout essayer de les lires dès leurs sorties pour éviter d’être de nouveau dans cette situation.

Ma note : 7,5 / 10

Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut

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Auteur : Mitch Albom

Genre : Contemporain

Édition : Oh Éditions

Titre : Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut

Quatrième de couverture :

« Nous avons tous notre petite idée sur le Ciel. Cette histoire est racontée pour que les gens qui ont pu croire leur passage sur terre sans importance se rendent au contraire compte qu’ils en ont eu beaucoup, et aussi combien ils ont été aimés. »
Cinq personnes que vous avez croisées de votre vivant vous attendent là-haut. Leur sort est intimement lié au vôtre, et pourtant vous ne les connaissez pas forcément. Ces cinq rencontres, belles ou terribles, vous révèleront les fils invisibles qui nous relient tous les uns aux autres.
Ignorant tout cela, le vieil Eddie, chargé de l’entretien des manèges d’une fête foraine, fait ses premiers pas là-haut. Au fil des rencontres qui lui sont destinées, il découvrira les clefs de la vérité pour plonger enfin dans une bienfaisante éternité.

Quelques mots sur l’auteur :

Mitch Albom est l’auteur de best-sellers aux succès internationaux. Il est resté sur la liste des best-sellers du New York Times pendant quatre années ininterrompues. Mitch Album vit avec son épouse à Franklin, Michigan.

Ma chronique :

Voici un livre que je n’aurais certainement jamais lu … Mais voilà, des amis me l’on conseillé et prêté en me faisant l’éloge du roman et de l’auteur. Bien leur en a pris, j’ai passé d’excellents moments en compagnie d’Eddie et des cinq personnes qu’il a rencontrées là-haut.

Bon ce n’est pas le roman du siècle autant vous le dire tout de suite, mais c’est une très jolie histoire qui contrairement à ce que l’on pourrait penser au premier abord ne traite pas de la mort mais plutôt de la vie. Et si nous laissions tous une trace indélébile sur terre et dans la vie de plein de personne lors de notre passage sur terre ? Voilà à quelle question ce joli roman essaye de répondre.

Alors oui, les mots sont simples et parfois on peut regretter que l’auteur n’ai pas été plus loin dans ses idées et qu’il ne nous ai pas emmené encore beaucoup plus loin dans la vie d’Eddie et de Ruby Pier, mais quand on y réfléchit bien, tout y est, c’est simple comme une fête foraine, comme une grande roue ou comme les montagnes russes. Effectivement, Eddie « Entretien » travaille comme technicien dans une fête foraine sur le bord de l’océan et il y a travaillé toute sa vie. J’ai adoré la parabole entre la fête foraine et la vie, j’ai trouvé la comparaison totalement adéquat. En effet, une fête foraine est en perpétuelle évolution pour rester au goût du jour, elle se cherche, teste de nouvelles attractions, de temps en temps se loupe et … Et bien c’est un peu comme la vie quand on regarde bien…

Donc voilà, ce roman n’est pas un coup de coeur, mais fait parti de ces lectures qui me font du bien au moral et qui laisse leur emprunte au fond de moi. Je vais du coup essayer de découvrir un peu plus cet auteur que je ne connaissais absolument pas.

Ma note : 07 / 10

L’exception

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Auteur : Audur Ava Olafsdottir

Genre : Contemporain

Édition : Points

Titre : L’exception

Quatrième de couverture :

« Tu seras toujours la femme de ma vie. »
Dans le vacarme d’un réveillon de nouvel an, María n’entend pas ce que Floki, son mari, lui annonce : il la quitte pour son collègue, spécialiste comme lui de la théorie du chaos.
Heureusement, dans la nuit de l’hiver polaire, Perla est là, charitable voisine d’à peine un mètre vingt, co-auteur de romans policiers et conseillère conjugale, qui surgit à tout moment de son appartement de l’entresol pour secourir fort à propos la belle délaissée…
Ni Perla la naine surdouée, ni María l’épouse idéale démunie devant une orientation sexuelle désormais incompatible, ni les autres acteurs de cette comédie dramatique à l’islandaise – adorables bambins, belles-familles consternées ou complices, père génétique inattendu – ne détournent le lecteur d’une alerte cocasserie de ton, d’une sorte d’enjouement tendre, de brio ininterrompu qui font de l’Exception un grand roman de la déconstruction et de la reconstruction narcissique à la portée du commun des mortels.

Quelques mots sur l’auteur :

Née en 1958 à Reykjavik, Audur Ava Olafsdottir est professeur d’histoire de l’art et directrice du musée de l’Université d’Islande. Ses romans Rosa candida et L’Embellie sont disponibles en Points.

Ma chronique :

Je suis sorti un peu de ma zone de confort avec ce roman islandais, je ne connaissais pas du tout cet auteur et n’avais par ailleurs jamais lu d’ouvrages originaires d’Islande.

Alors qu’en ai-je bien pu y penser ? et bien je dois vous avouer que je n’en sais trop rien, je constate à la lecture de la dernière phrase que je n’ai pas compris où voulais m’emmener l’auteur. Du coup je reste un peu sur ma faim.

Hormis cela, l’écriture est belle et douce c’est une lecture très calme tout en finesse et en poésie, même s’il y a eu quelques tournures de phrases qui ne m’ont pas plus emballé que cela.

Les personnages sont vraiment attachants, en particulier Perla qui jusqu’au bout m’a intrigué .

Je suis un peu embêté pour faire cette chronique car j’ai un sentiment d’inachevé comme si je n’avais pas fini ma lecture alors que je vous assure qu’elle est finie. Je vais donc conclure en vous demandant au cas où vous l’avez lu ou que vous comptiez le lire de ne pas hésiter à venir m’en parler je suis vraiment curieux de savoir ce que d’autres en auraient pensé.

Ma note : 05 / 10

Goat Mountain

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Auteur : David Vann

Genre : Contemporain

Edition : Gallmeister

Titre : Goat Mountain

Quatrième de couverture :

Automne 1978, nord de la Californie. C’est l’ouverture de la chasse sur les 250 hectares du ranch de Goat Mountain où un garçon de onze ans, son père, son grand-père et un ami de la famille se retrouvent comme chaque année pour chasser sur les terres familiales. À leur arrivée, les quatre hommes aperçoivent au loin un braconnier qu’ils observent de la lunette de leur fusil. Le père invite son fils à tenir l’arme et à venir regarder. Et l’irréparable se produit. De cet instant figé découle l’éternité : les instincts primitifs se mesurent aux conséquences à vie, les croyances universelles se heurtent aux résonnances des tragédies. Et le parcours initiatique du jeune garçon se poursuivra pendant plusieurs jours, entre chasse au gibier et chasse à l’homme, abandonné à ses instincts sauvages.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann est né en 1966 sur l’île d’Adak, en Alaska, où il a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie. Son premier roman Sukkwan Island, publié en France en 2010, a remporté un immense succès et a été couronné par le prix Médicis étranger. Il est aujourd’hui traduit en quinze langues dans plus de cinquante pays. Goat Mountain est son quatrième roman.

Ma chronique :

Je peux vous dire que j’ai hésité avant de commencer ce roman de David Vann, en, effet, j’avais vraiment beaucoup aimé Aquarium mais Sukkwan Island m’a tellement dérangé que j’y pense encore régulièrement. Je me suis donc lancé avec une pointe de crainte à petits pas en tâtonnant, histoire de ne pas me faire surprendre encore une fois par l’auteur.

Autant le dire de suite, ce roman est bien signé David Vann, aucun doute, cet homme à une plume tellement personnelle et je dirais tellement fascinante que cela devient vraiment perturbant. Il nous entraîne dans une sorte d’addiction malsaine dans sa folie, enfin dans la folie qu’il décrit, car oui, ici aussi, rien n’est net, c’est gore, ça pue mais là où nous avons tout le contraste avec Monsieur Vann c’est que c’est également très poétique, il arrive à nous décrire l’horreur avec des mots superbement choisis c’est un vrai art de poète.

C’est un roman avec un rythme extrêmement lent, avec une ambiance lourde et pesante, avec une puanteur certaine, des personnages froids qui ne sont , sauf un, jamais nommé donc on a dû mal à s’accrocher à eux. La magie de David Vann est de parsemer dans toute cette noirceur de magnifiques descriptions de la nature comme lui seul sait le faire, c’est juste sublime j’ai carrément voyagé à Goat Mountain.

Ce roman est par contre extrêmement tourné sur la religion, la bible et les mythologies, il y a à travers ces pages une sorte d’essai de justifier par la bible les actes et les événements présents. C’est en quelque sorte une réécriture entre autre de l’ancien testament, il faut vraiment oser, mais ici cela marche plutôt bien.

Nous avons donc quatre personnages dans ce roman, quatre personnages et un mort, et c’est un peu comme si nous avions les quatre disciples du mort. C’est une image qui m’est venue vers la fin de ma lecture, mais plus j’y pense et plus c’est réellement cela. Le narrateur est l’un deux, le plus jeune qui nous raconte ce passage de sa vie plusieurs années après, combien ? On ne le sait pas. Qu’est-ce qu’il lui est arrivé ? On ne le sait pas. A la fin, pourtant tout s’accélère et se fini comme ça avec un point final, sans savoir … Frustrant … Mais au fond était ce vraiment important de savoir ?

Ma note : 08/10

animaux solitaires

aniamux solitaire

Auteur : Bruce Holbert

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : animaux solitaires

Quatrième de couverture :

Comté de l’Okanogan, État de Washington, 1932. Russel Strawl, ancien officier de police, reprend du service pour participer à la traque d’un tueur laissant dans son sillage des cadavres d’Indiens minutieusement mutilés. Ses recherches l’entraînent au cœur des plus sauvages vallées de l’Ouest, là où les hommes qui n’ont pas de sang sur les mains sont rares et où le progrès n’a pas encore eu raison de la barbarie. De vieilles connaissances croisent sa route, sinistres échos d’une vie qu’il avait laissée derrière lui, tandis que se révèlent petit à petit les noirs mystères qui entourent le passé du policier et de sa famille. À l’instar des romans de Charles Portis ou de Cormac McCarthy, Animaux solitaires mêle avec brio les codes du western et ceux des plus grands romans noirs. Un premier roman remarquable dont on ne pourra oublier le héros mélancolique qui rêve d’imposer la justice aux confins de la civilisation. Quel que soit le prix à payer.

Quelques mots sur l’auteur :

Bruce Holbert a grandi au pied des Okanogan Mountains, dans l’Etat de Washington. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l’armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu’à ce qu’il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, qui s’est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, animaux solitaires. Il est diplômé de l’Université de l’Iowa où il enseigne aujourd’hui. Son deuxième roman, L’Heure de plomb, a été publié en France en 2016.

Ma chronique :

Avec animaux solitaires, j’ai eu l’impression d’être dans un mythe, l’histoire se passe entre deux époques, une sorte de western au commencement de l’ère moderne et des premiers véhicules à moteurs. Je ne sais pas trop comment classer ce roman, c’est un mélange de western, de roman policier et de roman noir. Ce qui est certain par contre c’est que pour lire ce roman et pour en profiter pleinement, il faut prendre son temps, ne pas être pressé et ne surtout pas avoir froid aux yeux.

Oui ce roman est noir, voir très glauque par moment, il se dégage une espèce de violence brute, à la limite de la folie et ce n’est que renforcé avec le héros, Russel Strawl qui est un shérif d’une rare cruauté, il est encore plus dans la folie que les personnes qu’il poursuit. Je ne spoile pas mais j’ai carrément adoré le coup du taureau avec une branche d’ortie dans le derrière…

Avec ce livre, il faut s’accrocher, car le rythme est plutôt lent, mais c’est pour mieux en profiter, il se li un peu à la manière d’une légende ou comme dit un peu plus haut d’un mythe.On sent que petit à petit Bruce Holbert tisse les liens pour nous embarquer dans son monde à la manière d’un incroyable narrateur. Oui c’est certain Bruce Holbert est un génie dans son genre, j’avais déjà tellement apprécié L’Heure de plomb son deuxième roman que je ne peux que confirmer cela.

Alors, effectivement, Bruce Holbert nous embarque avec lui dans cette Amérique profonde et noire, où la violence est en chacun des personnages, où il peigne une ambiance rude et sèche, oui j’ai apprécié délié petit à petit les fils de cette histoire, mais même si je n’avais pas compris le pourquoi du comment, j’ai très rapidement eu le qui … Mais peut-être que cela était voulu par l’auteur …

Je ne pense pas que ce livre est à mettre entre toutes les mains, je pense qu’il faut déjà avoir une certaine expérience de ce genre de roman pour ne pas passer à côté, mais surtout si cela vous tente n’hésitez pas à me dire ce que vous en penserez, cela m’intéresse beaucoup.

Ma note : 07/10

Il reste la poussière

poussière

Auteur : Sandrine Collette

Genre : Contemporain

Édition : Le Livre de Poche

Titre : Il reste la poussière

Quatrième de couverture :

Patagonie. Dans la steppe balayée de vents glacés, un tout petit garçon est poursuivi par trois cavaliers. Rattrapé, lancé de l’un à l’autre dans une course folle, il est jeté dans un buisson d’épineux.
Cet enfant, c’est Rafael, et les bourreaux sont ses frères aînés. Leur mère ne dit rien, murée dans un silence hostile depuis cette terrible nuit où leur ivrogne de père l’a frappée une fois de trop. Elle mène ses fils et son élevage d’une main inflexible, écrasant ses garçons de son indifférence. Alors, incroyablement seul, Rafael se réfugie auprès de son cheval et de son chien.
Dans ce monde qui meurt, où les petits élevages sont remplacés par d’immenses domaines, l’espoir semble hors de portée. Et pourtant, un jour, quelque chose va changer. Rafael parviendra-t-il à desserrer l’étau de terreur et de violence qui l’enchaîne à cette famille?

Quelques mots sur l’auteur :

Née en 1970, Sandrine Collette partage son temps entre l’écriture et ses chevaux dans le Morvan. Son premier roman, Des noeuds d’acier, Grand prix de littérature policière 2013, devient un best-seller avec plus de 70 000 exemplaires vendus. Il reste la poussière reçoit le prix Landerneau en 2016.

Ma chronique :

Cela faisait un bon bout de temps que j’avais ce roman dans ma PAL et le fait de voir sur Instagram le dernier roman de Sandrine Collette, Juste après la vague, m’a donné envie de l’y sortir et de découvrir cette auteure française.

Il reste la poussière est pour moi un vrai drame familial qui se joue dans la Pampa Patagonienne, une fenêtre ouverte sur une famille retirée de la civilisation et dont la communication se fait majoritairement en donnant des ordres et des coups.

Aucun signe d’amour entre les quatre frères et la mère, aucun respect, une haine farouche lie ces cinq personnes, la haine et tout le travail qu’il y a à abattre dans une Estancia, une sorte de ranch immense avec des moutons, des boeufs, des poules, un potager …

Il y a très peu de dialogue dans ce roman, les chapitres alternent les différents points de vue de chacun des membres de cette famille. Tout cela emmène une certaine tension tout au long de la lecture, j’avoue que je savais pas trop où est-ce que l’auteure voulait m’emmener même si l’on présage un drame à tout moment.

La grande force de ce roman est la manière dont Sandrine Collette réussi à nous mettre dans l’ambiance, à nous faire ressentir l’aridité, la sueur, l’odeur des bêtes, la chaleur. C’est un roman puissant qui nous entraîne au plus profond de la psychologie de chacun des personnages.

Alors n’ayant pas vraiment d’idée d’où allait m’emmener cette lecture, et restant malgré tout sur ma faim, je retiendrais la puissance de la plume de Sandrine Collette ayant réussi à me faire voyager en Patagonie, après pour moi pour être un grand roman, il manque d’inattendue et j’aurais aimé aller encore plus dans le côté sombre et dramatique.

Ma note : 7/10

Quand les hirondelles me reviennent

quand les hirondelles me reviennent

Auteur : Yann Déjaury

Genre : Contemporain

Édition : Auto-Édition

Titre : Quand les hirondelles me reviennent

Quatrième de couverture :

Après plusieurs heures d’errance, un homme prend conscience qu’il ignore tout de son passé. Qui est-il ? D’où vient-il ? Où va-t-il ? Autant de questions inquiétantes qui ne trouvent aucune réponse cohérente. Son seul exutoire est de continuer le chemin interminable droit devant, poussé par un formidable élan de survie. La rencontre de Margueritte, aubergiste mystérieuse d’âge mûr et de PommePomme, jeune handicapée d’un village de campagne, l’aide à mieux accepter son amnésie. Mais qui sont-elles vraiment ? Sont-elles prêtes à l’aider à retrouver sa vie d’avant ? De rencontres en rebondissements, de joies en déceptions, la vérité finira par s’imposer comme une évidence…

Quelques mots sur l’auteur :

Né en 1978 à Abbeville, Yann Déjaury vit actuellement dans la région Lilloise. Scientifique de formation, il aime quitter son esprit cartésien pour laisser place à l’imaginaire qu’il exprime à travers la pâtisserie, les objets décoratifs et l’écriture. « Quand les hirondelles me reviennent » est son premier roman.

Ma chronique :

Encore une très jolie découverte grâce à la plateforme Simplement.pro, je tiens également à remercier Yann Déjaury pour la confiance accordée.

Quand les hirondelles me reviennent, est un premier roman, avec une écriture pleine de simplicité ce qui la rend terriblement efficace, en effet, Yann Déjaury à réussi à totalement m’embarquer dans son roman et à faire en sorte que je n’arrive plus à le lâcher. J’étais comme cet homme amnésique en quête de sa vie et de son passé, à essayer de récolter tous les indices que l’auteur à bien voulu nous laisser.

J’ai été absolument conquis par les personnages, j’adore PommePomme par exemple qui est pleine de joie et qui transpire l’espoir. L’espoir c’est vraiment le thème de se roman, l’espoir et la vie. Je dois avouer qu’au bout d’un bon tiers du roman j’ai compris où voulait m’emmener l’auteur, mais la fin s’est tout de même montrée pleine de surprises.

Ce roman est une quête pour la vérité, c’est un voyage envers nos « nous profonds » c’est un roman plein de remise en question mais surtout plein d’amour.

Je ne peux que vous conseiller de lire cet excellent roman et d’ensuite le partager car ce livre et cet auteur méritent vraiment à se faire connaître au plus grand nombre.

Ma note : 09/10

My absolute darling

my absolut darling

Auteur : Gabriel Tallent

Genre : Contemporain

Édition : Gallmeister

Titre : My absolute darling

Quatrième de couverture :

A quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Quelques mots sur l’auteur :

Gabriel Tallent est né en 1987 au Nouveau-Mexique et a grandi en Californie. Il a mis huit ans à rédiger My Absolute Darling, son premier roman qui a aussitôt été encensé par la critique et fait partie des meilleures ventes aux États-Unis. Il vit aujourd’hui avec sa femme à Salt Lake City.

Ma chronique :

Encore une fois, je remercie les éditions Gallmeister pour l’envoi de ce roman, mais surtout pour la sortie de ce chef d’oeuvre.

Comme vous avez-pu peut-être le lire sur Instagram, j’ai dévoré ce roman pendant le weekend, je n’ai quasiment pas pu le lâcher. Ce n’est pas compliqué, dès les premières pages Gabriel Tallent m’a ferré et complètement conquis.

Ce n’est pas à proprement parlé un roman sombre, car j’ai ressenti beaucoup de luminosité à travers la plume de l’auteur qui décrit parfaitement les lieux de l’intrigue. Il a d’ailleurs vécu dans cette région ce qui explique certainement les magnifiques descriptions et le fait que j’ai sans difficulté réussi à m’y projeter. Donc pour moi ce n’est pas un roman sombre, mais ce serait plutôt un roman très dur, un roman plein de violence que cela soit de la violence physique ou de la violence psychologique.

Car là est vraiment le coeur de cette histoire, la manière dont le père de Turtle fait en sorte de rendre sa fille totalement dépendante psychologiquement de lui, la façon qu’il a de la vider de sa moindre pensée propre, de se sentir vide et de devoir vivre et réfléchir à la manière dont lui l’aurait autorisé. J’ai cherché des excuses à se personnage, tantôt je me suis dit que c’était la perte de la mère de Turtle, tantôt l’enfance que lui-même a eu, tantôt l’amour inconditionnel qui le lie à sa fille mais qu’il ne sait pas exprimer. Mais voilà, en fin de compte, ce n’est rien de tout cela, nous sommes devant un être particulièrement intelligent mais qui est fondamentalement un pervers narcissique d’une violence rare.

Sa victime est donc Julia, ou Turtle ou encore Croquette, je l’adore … Je l’adore par la force de son esprit qui est continuellement en train de se battre contre les pensées qui lui sont imposées, je l’adore par la singularité dont elle est la preuve, je l’adore par la force qu’elle dégage et surtout par l’envie de liberté et de justice qu’elle va en fin de compte laisser sortir de sa tête et exprimer une bonne fois pour toute et à ce moment là plus rien ne l’arrête.

Voilà, c’est donc un roman psychologiquement violent, il m’a pris aux tripes, m’a donné envie de gerber et envie de pleurer, mais il m’a aussi fait sourire et rire par les pensées de Turtle et les dialogues qu’elle a pu avoir avec Jacob et Brett entre autre. L’écriture de ce roman est cru, elle est crash, il n’y a pas tellement de dialogue, nous sommes continuellement dans la tête de Turtle, voilà ce qui donne fait la force de cette histoire, voilà ce qui en fait un chef d’oeuvre et voilà ce qui fait qu’il est un de mes gros coups de coeur de ces dernières années. Encore merci à Gabriel Tallent pour son talent (oui je sais c’est facile 😉 ) et aussi à Gallmeister pour la publication en France.

Ma note : 10/10

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Les larmes de Potap

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Auteur : Nadège Mazery

Genre : Contemporain

Édition : Auto-édition

Titre : Les larmes de Potap

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Potap. Potap Kerenski pour être précis. Je suis né à Tcheboksary, en Tchouvachie, sur les bords de la Volga, à 600 km à l’est de Moscou. Aujourd’hui, entouré de ma famille et de mes rares amis, je célèbre mes 18 ans. Un âge où, juridiquement, je deviens pleinement responsable de mes actes. Quels qu’ils soient. Pour ma part, j’assume totalement les miens. En conséquence, n’en déplaise à mon frère, ceci est mon dernier anniversaire.

Quelques mots sur l’auteur :

Nadège Mazery est née à Nantes, a grandi et étudié dans cette région avant de s’exiler deux ans outre-Manche. A son retour, petit job tranquille en Vendée avant un changement de cap et une nouvelle vie sur Paris. Deux jolis bébés plus tard, elle pose ses valises à la campagne, en Charente-Maritime, où elle vit et travaille, en tant que free-lance pour de nombreux magazines européens. Les déplacements hors frontières sont très courants. Pour les occuper, lecture et à présent écriture. Pour se distraire au début, puis de fil en aiguille pour se donner un nouveau but (l’effet quarantaine certainement) et faire plaisir aux amis… Après sa trilogie Caboclos Nord, Est et Sud, qui a rencontré un beau succès, elle publie enfin son dernier roman « Les Larmes de Potap ».

Ma chronique :

En premier lieu, je tiens à remercier Nadège Mazery pour avoir accepté de m’envoyer son roman et pour sa confiance.

J’avais prévu de lire ce roman plus tôt cette année, mais le moral n’étant pas au beau fixe et craignant une lecture très noire au vu de la quatrième de couverture, j’ai préféré attendre le bon moment. Je peux vous dire dors et déjà que j’ai bien fait. Oui, car effectivement ce livre est très sombre et très froid, j’ai pu ressentir lors de ma lecture le froid extrême de la Russie ainsi que l’humidité présente dans une certaine cave … C’est un point super positif de ce roman, Nadège Mazery a une manière parfaite pour décrire les lieux et les ambiances présents dans son roman et ainsi immerger complètement le lecteur dans son histoire.

Alors oui ce roman est sombre, mais ce côté noir est parfaitement contre balancé par l’amour débordant qu’a Mak envers son petit frère Potap, alors oui il ne sait pas franchement le montrer mais cet amour fraternel transpire des lignes de ce livre et c’est encore plus fort que le narrateur n’est autre que Potap.

Les personnages sont pour certains super attachants, je pense à Vassily ou à Dédouchka et pour d’autres totalement répugnants. J’ai adoré le petit road-trip entre les deux frères et le grand-père nous emmenant au bord de la Mer Noire.

Malgré le fait que ce soit un roman, il y a malheureusement une triste vérité derrière ces lignes et c’est ce qui donne également toute sa force à ce roman. Ces « tronches de vies » , ces âmes perdues qui sans personne pour leurs tendre la main finissent plus bas que terre et sont complètement laissés pour compte par le gouvernement Russe.

J’ai littéralement pris une claque avec Les larmes de Potap, j’ai pris une claque par la dureté de l’histoire, pris une claque par la force de l’amour d’un grand frère pour son cadet, pris une claque par l’espoir et toujours l’amour transpirant de la bonté d’un grand-père. Mais j’ai surtout pris une claque par l’espoir qui se cache entre les lignes et par le fait que rien n’est écrit d’avance.

J’ai vers la fin de ma lecture carrément ralenti mon rythme car à tout moment je sentais que l’auteur pouvait nous faire basculer d’un côté ou de l’autre, du côté obscur ou vers la lumière. Je ne vous en dirais pas plus pour ne pas vous gâcher votre lecture, mais sachez que ce livre est une petite pépite et que j’ai eu un énorme coup de coeur pour Les larmes de Potap.

Ma note : 10/10

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