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# 18 – Il n’y a pas que la lecture dans la vie

culture

Bonjour les amis,

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de deux chansons tirées du dernier album de Big Flo & Oli, La vie de rêve.

la vie de reve

La première chanson que j’ai envie de vous faire découvrir, c’est Rentrez chez vous, écoutez bien les paroles, j’aime beaucoup ce que cela dit et les images que l’on en tire.

 

Pour la seconde chanson, il s’agit de Florian, dont je vais également vous mettre les paroles.

Na na na na
Yeah, okay
Je m’appelle Florian, mais tout le monde m’appelle Bigflo
T’as vu c’est drôle comme nom d’artiste, vu mon physique ça sonne faux
Je suis né à Toulouse j’y ai grandi la tête plein de rêves
Depuis je ressens un vide quand je suis loin d’elle
J’ai toujours été le plus petit, le plus maigre, le plus fragile
Le plus faible, tout le monde me surnommait le fil de fer
L’asticot, le squelette, le morveux
Le genre de p’tit qui à la piscine baissait les yeux
J’ai tout fait plus tard que les autres
Ma croissance en désordre
Mais était-ce de ma faute que je grandisse de la sorte
J’te parle de là où tout a commencé
On choisit pas son corps mais ce qu’on en fait
Je m’en suis sorti par l’humour, l’intelligence en contrepoids
Transforme tes défauts en blagues et les gens riront avec toi
Plutôt qu’de toi, avoue que c’est mieux non?
Le second degré, la première des protections
Petit Flo grandira et il comprendra
Qu’une tête remplie est plus utile que d’avoir de gros bras
L’homme idéal j’en était pas l’archétype
L’histoire commence mal, mais attends la suite
Ok, attends la suite petit rachitique au visage atypique
Ok, les filles? Ha, okay
J’avais peur des filles en leur présence comme tétanisé
J’attendais la princesse qui voudrait bien me dégivrer
Elle paraissait si étrange
Elle parlait une langue que mon manque de confiance m’empêchait de déchiffrer
À des moments j’pensais sincèrement qu’aucune ne voudrait de moi
Mes yeux marrons mes cheveux noirs le prince charmant ne me ressemblait pas
Je pensais pas y arriver, je fantasmais sur mes amies
Pardon les filles mais dans ce son je dis que la vérité
Okay, Marion, Audrey, désolé
Okay, l’argent? Okay
On avait pas d’argent, petite famille modeste
Papa était chanteur, maman faisait le reste
J’avoue j’en ai souffert même si le temps l’efface
J’enviais les chaussures de mes camarades de classe
J’en ai gardé des valeurs, de vraies valeurs qui deviendront de vrais remparts
Je me rappelle de papa l’air inquiet au carrefour
Appelant maman pour l’achat d’une doudoune à quarante balles
J’avais rien dans les poches et que dalle toute la journée
Merci à tout les potes pour les kebabs que j’ai pas remboursé
Je rêvais des caisses que Booba mettait dans ses clips
L’histoire commence mal, mais attends la suite
Okay, attends la suite parce-que ça a bien changé depuis
Okay
Mon frère, hey
Dans ma tête j’ai mis une graine je l’ai plantée avec mon frère
Un arrosoir rempli de mots, rempli d’espoir, rempli de rêves
Je savais que cette graine pousserait avec le temps
Du coup grâce à elle je me sentais deux fois plus grand
En fait mon frère c’est mon sang c’est ma sève c’est mon casque mon bouclier
C’est mon clan c’est mon glaive
J’ai pas besoin de manager, de copine, de connaissances
De grand père, de maison de disque, j’ai mon frère, mon frère
Okay, Oli tu sais déjà
Okay
Le rap? Ah, okay
J’étais déjà fan de rap, avant que ça devienne la mode
Quand mes potes écoutaient du rock et faisaient du skate à l’école
J’copiais les textes, j’bougeais la tête, j’rêvais d’être sur scène
J’écoutais Diam’s, Joey Starr, j’écoutais Kool Shen
J’écoutais Yousoupha, Sinik, Sefyu, IAM, Booba, Sopra, MC Solaar et bien sûr Orelsan
J’voulais être comme eux, je les voyais comme des demi-dieux
J’me rêvais sur scène comme Eminem sur la pochette de 2002
Etre de Toulouse nous a pas aidé personne n’avait percé dans le rap à part Donjo et KDD
Mais on y croyait, on était poussé par une force
Une pincée de tuiles de nous garros qui nous gonflait le torse
Okay, Toulouse, Toulouse, Toulouse
Aujourd’hui? Ah
Aujourd’hui il y’a beaucoup de choses qui ont changé
Faut que je t’explique
Hum hum, comment te dire? Okay
Les années sont passées et ont effacé mes blessures
Le succès prend ma confiance dans ses bras et il la rassure
La petite graine a poussé elle est sortie des orties
Les cicatrices c’est pour se rappeler qu’on s’en est sorti
Qu’on s’en est sorti, okay
L’argent? Houlà, okay
Et je suis plus effrayé
Aujourd’hui on me paye pour mettre les chaussures que je pouvais pas me payer
Je fais profiter les amis pour ne pas regretter
J’ai acheté une Rolex pour consoler l’enfant que j’étais
L’argent ça soulage, ça règle les problèmes
Mais ça ne remplacera jamais le regard des gens qui t’aiment
J’ai appris à me détendre, appris à me soigner
L’argent c’est bien d’en prendre, mais c’est beau d’en donner
Okay, c’est beau d’en donner
On va essayer de faire plus encore
J’ai dit on va essayer, okay
J’ai trouvé l’amour il a duré quatre ans merci, tu sais tu m’as construit
En ton corps, je pense à toi souvent
J’ai du prendre mon envol
Je suis tellement désolé de ne pas avoir pu vaincre le temps
Tellement désolé, okay
Aujourd’hui les filles me trouvent séduisant
Je suis devenu signe à la fin des concerts
Elles veulent des beau gosses costaux quand elles ont 18 ans
Mais à 25 elles veulent des hommes de caractère
C’est la vengeance du ringard, l’attaque des différents
Pour réussi par besoin d’être irrespectueux ou méchant
Si tu m’écoutes je veux que tu saches que tu peux le faire
Qu’une seule seconde de vie vaut plus qu’une éternité de néant
Okay, ça vaut bien plus ouais, accroche-toi, yeah
Moi je vais me reposer maintenant, ouais
Il faut que je prenne des vacances, que j’arrête de bosser
À fond sur l’autoroute je suis attiré par le fossé
Et désolé si parfois je me renferme comme une huître
J’ai souvent l’impression de voir le monde à travers une vitre
J’ai encore des démons à vaincre, des buts à atteindre et des craintes
Mais je vais pas me plaindre, je suis pas prêt de m’éteindre
Et on trinque si tu veux me rejoindre dans le labyrinthe
Allez viens oublie les contraintes, celles qui t’éreintent
Mon empreinte gravé dans l’enceinte, sa parole est simple
Pour les siens plus rien me retient j’suis un tout terrain
Parle feu tu te doutais bien, mon ambition grimpe
J’veux l’atteindre, jusqu’à avoir ma putain d’gueule sur un timbre
Ma putain de gueule sur un timbre
Pourtant, on m’lèche déjà le derrière (ha ha ha ha)
J’suis heureux, j’ai bronzé sur un atoll
Plus nerveux sur ce qui viendra après
Tout va mieux, papa a vaincu l’alcool, tout va mieux maman a fait la paix
T’as vu la suite? Merci la bonne étoile
Pourtant, t’as bien compris que ça commençait mal
J’attends plus la vague, j’attend le calme
Petit prince est devenu le roi de son château de sable

Ce texte m’a trop fait pensé à une de mes dernières lectures, Les mots d’Owen.