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Les refuges

Auteur : Jérôme Loubry

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Thriller

Titre : Les refuges

Quatrième de couverture :

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

Quelques mots sur l’auteur :

Jérôme Loubry est né en 1976. Il a d’abord travaillé à l’étranger et voyagé tout en écrivant des nouvelles. Il est lauréat du Prix Libre d’Argent avec son premier roman Les Chiens de Détroit, du Prix Sang pour Sang polar pour Le Douzième chapitre ainsi que du Prix Cognac du meilleur roman francophone et du Grand Prix de l’Iris noir de Bruxelles pour Les Refuges

Ma chronique :

L’été est terminé, les lectures en partenariat avec BePolar reprennent donc. Je les remercie ainsi que les éditions Le Livre de Poche pour l’envoi de ce roman.

Il s’agit du troisième roman de Jérôme Loubry, mais le premier que j’ai l’occasion de lire. Je peux vous dire qu’il frappe très fort et qu’il m’a forcément donné envie de découvrir ses deux autres romans, Les chiens de Détroit et Le deuxième chapitre.

Les refuges est donc un thriller… Et quel thriller, j’ai adoré et l’auteur s’est joué de moi tellement de fois que s’en ai même frustrant. Je n’ai rien vu venir c’est bluffant. Je me suis laissé embarqué par la plume fluide de Jérôme Loubry, par l’histoire qu’il nous raconte. Que dis-je par les histoires qu’il nous raconte. Autant d’histoires que de refuges. C’est vraiment un tour de force magistral, je suis resté scotché à chaque fois.

En plus c’est sombre, noir, inquiétant… J’ai eu des frissons à plusieurs reprises. Je n’arrivais pas à lâcher ma lecture. J’ai eu beau chercher les indices, les balises laissées entre les lignes par l’auteur, je me suis complètement fait avoir, et cela faisait vraiment pas mal de temps que cela ne m’était pas arrivé avec un thriller.

Alors si ce n’est pas encore fait, je vous invite à vous laisser embarquer avec Sandrine au bord du Lazarus en direction de cette île mystérieuse.

Ma note : 10 / 10

197 – C’est lundi que lisez-vous ?

Bonjour tout le monde,

Le weekend s’est terminé et nous repartons sur une nouvelle semaine qui va être bien chargée pour moi. Vous savez quoi ? Ce mois de septembre nous avons fêté les 5 ans du blog. Et à cette occasion avec Ann’Gaëlle nous vous prévoyons plein de belles surprises. Mais en attendant, comme chaque lundi, il est temps de faire le point sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

My Absolute Darling de Gabriel Tallent

À quatorze ans, Turtle Alveston arpente les bois de la côte nord de la Californie avec un fusil et un pistolet pour seuls compagnons. Elle trouve refuge sur les plages et les îlots rocheux qu’elle parcourt sur des kilomètres. Mais si le monde extérieur s’ouvre à elle dans toute son immensité, son univers familial est étroit et menaçant : Turtle a grandi seule, sous la coupe d’un père charismatique et abusif. Sa vie sociale est confinée au collège, et elle repousse quiconque essaye de percer sa carapace. Jusqu’au jour où elle rencontre Jacob, un lycéen blagueur qu’elle intrigue et fascine à la fois. Poussée par cette amitié naissante, Turtle décide alors d’échapper à son père et plonge dans une aventure sans retour où elle mettra en jeu sa liberté et sa survie.

Revanbane :

Les refuges de Jérôme Loubry

Installée en Normandie depuis peu, Sandrine est priée d’aller vider la maison de sa grand-mère, une originale qui vivait seule sur une île minuscule, pas très loin de la côte.
Lorsqu’elle débarque sur cette île grise et froide, Sandrine découvre une poignée d’habitants âgés organisés en quasi autarcie. Tous décrivent sa grand-mère comme une personne charmante, loin de l’image que Sandrine en a.
Pourtant, l’atmosphère est étrange ici. En quelques heures, Sandrine se rend compte que les habitants cachent un secret. Quelque chose ou quelqu’un les terrifie. Mais alors pourquoi aucun d’entre eux ne quitte-t-il jamais l’île ?
Qu’est-il arrivé aux enfants du camp de vacances précipitamment fermé en 1949 ?
Qui était vraiment sa grand-mère ?
Sandrine sera retrouvée quelques jours plus tard, errant sur une plage du continent, ses vêtements couverts d’un sang qui n’est pas le sien…

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

My Absolute Darling de Gabriel Tallent

RevanBane :

Trois Empires, tome 3, Le Sacre du Sanglier de Aurora Clerc

Deux peuples ennemis. Une femme ambitieuse. Un homme cherchant sa place. S’entendront-ils pour atteindre leur objectif commun ? Quel étrange sentiment pour Johann que de revenir au royaume de son enfance, ce monde dont il garde la vision cauchemardesque d’un bourreau aux cheveux roux. Le jeune homme sait qu’il devra faire de nombreuses concessions s’il veut soutenir du mieux possible l’accession au trône de sa sœur. 

Pourtant, bien des embuches se présentent sur sa route. Saura-t-il se rapprocher d’Hisha, sa sœur, celle qu’il n’a pas vue en quatorze ans ? Arrivera-t-il à se faire respecter des soldats de l’armée alcane qui le considèrent comme un ennemi ? 

 Le Sacre du Sanglier décrit la conquête du pouvoir par Hisha Enagor. Avec l’aide de Johann, deviendra-t-elle la première femme à monter sur le trône d’Alcatran ?

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

Dans son silence de Alex Michaelides

Alice, jeune peintre britannique en vogue, vit dans une superbe maison près de Londres avec Gabriel, photographe de mode. Quand elle est retrouvée chez elle, hagarde et recouverte de sang devant son mari défiguré par des coups de couteau fatals, la presse s’enflamme. Aussitôt arrêtée,Alice ne prononce plus jamais le moindre mot, même au tribunal. Elle est jugée mentalement irresponsable et envoyée dans une clinique psychiatrique.
Six ans plus tard, le docteur Theo Faber, ambitieux psychiatre, n’a qu’une obsession : parvenir à faire reparler Alice. Quand une place se libère dans la clinique où elle est internée, il réussit à s’y faire embaucher, et entame avec elle une série de face-à-face glaçants dans l’espoir de lui extirper un mot. Et alors qu’il commence à perdre espoir, Alice s’anime soudain. Mais sa réaction est tout sauf ce à quoi il s’attendait…

Revanbane :

L’Ange rouge de François Médéline

À la nuit tombée, un radeau entre dans Lyon porté par les eaux noires de la Saône. Sur l’embarcation, des torches enflammées, une croix de bois, un corps mutilé et orné d’un délicat dessin d’orchidée. Le crucifié de la Sâone, macabre et fantasmatique mise en scène, devient le défi du commandant Alain Dubak et de son équipe de la police criminelle. Six enquêteurs face à l’affaire la plus spectaculaire qu’ait connu la ville, soumis à l’excitation des médias, acculés par leur hiérarchie à trouver des réponses. Vite. S’engage alors une course contre la montre pour stopper un tueur qui les contraindra à aller à l’encontre de toutes les règles et de leurs convictions les plus profondes. Porté par la plume brillante et explosive de François Médéline, L’Ange rouge invite son lecteur à une plongée hallucinée parmi les ombres de la ville et les âmes blessées qui s’y débattent.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

# 169 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Hier c’était la reprise du boulotte pfff j’avais mal à la tête en rentrant. En plus j’ai une sciatique qui me fait souffrir et qui va m’empêcher d’aller au sport pendant quelques temps ça m’énerve. Bon aujourd’hui je vous propose un extrait du roman Les refuges de Jérôme Loubry, un auteur que je découvre.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Dès lors, Vincent ne cessa de multiplier les gestes discrets à son égard et de tenter d’attirer l’attention de cette Parisienne (une provenance exotique pour quiconque avait passé toute sa vie dans une bourgade reculée).

Il prit tout d’abord plaisir à lui expliquer le fonctionnement du journal (sujet vite épuisé puisqu’ils n’étaient que deux à y travailler, lui et Pierre, le responsable d’agence) et enchaîna avec la présentation du village et de ses habitants. Le jeune homme lui décrivit divers détails de la vie quotidienne : les personnes qu’il fallait écouter, celles qu’il fallait éviter, les bonnes adresses pour se restaurer, les endroits sympas où prendre un verre…

# 188 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Pourquoi nous n’avons pas un weekend juste après un weekend ? Vous l’aurez compris le réveil et ce lundi sont durs pour moi. Ce weekend nous avons eu les cousins à la maison et comme d’habitude, rires, jeux, balades, resto, escape game perdu (on enchaîne les défaites lol) en plus avec un temps magnifique. Bref c’était génial mais tout sauf reposant. Aller, on se motive tout de même et hop on partage nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

RevanBane :

les lumières de tel aviv

Les lumières de Tel-Aviv de Alexandra Schwartzbrod

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

Ma chronique ici

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

RevanBane :

là ou les rivières se séparent

Là où les rivières se séparent de Mark Spragg

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

le chuchoteur

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Revanbane :

betty

Betty de Tiffany McDaniel

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

Les lumières de Tel-Aviv

les lumières de tel aviv

Autrice : Alexandra Schwartzbrod

Éditions : Rivages / Noir

Genre : Anticipation

Titre : Les lumières de Tel-Aviv

Quatrième de couverture :

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

Quelques mots sur l’autrice :

Alexandra Schwartzbrod est romancière, essayiste, spécialiste du Moyen Orient et directrice adjointe de la rédaction de Libération. Elle a reçu le Prix SNCF du polar en 2003 pour Balagan et le Grand prix de littérature policière en 2010 pour Adieu Jérusalem, deux romans qui composent, avec Les Lumières de Tel-Aviv, un cycle consacré à Israël.

Ma chronique :

Nouvelle lecture dans le cadre de mon statut d’enquêteur VIP pour BePolar. Je les remercie d’ailleurs beaucoup pour cet envoi, ainsi bien sûr que les Éditions Rivages.

Les lumières de Tel-Aviv est un roman d’anticipation sur le Moyen-Orient. Alors pour commencer autant vous dire que je ne savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds. Tout d’abord je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il se passe en Israël, du coup cela m’est complètement inconnu et ensuite, je lis très très rarement de roman d’anticipation.

Je dois dire que j’ai été un peu déconcerté par ce roman. En terme de géo-politique, je pense que je n’ai pu apprécier pleinement les qualités de ce livre par manque de connaissance et c’est un peu dommage. Par contre, cela m’a donné envie d’en apprendre plus sur cette région du monde, donc c’est positif. Ensuite nous allons suivre plusieurs personnages à travers des chapitres courts et rythmés. L’idée, il y a un mur entre le Grand Israël et Tel-Aviv et plusieurs personnages veulent passer d’un côté ou de l’autre, et comme le dit la quatrième de couverture, il y a des drones tueurs prêts à les en empêcher.

J’ai beaucoup aimé les différents personnages de ce romans, ils sont au final tous réunis par une envie de liberté et de paix, fini le nationalisme ou la religion, fini le fait d’être arabe, chrétien ou juif, fini la différence, leur but à tous est de vivre en tant qu’humain et  forcément je ne peux qu’apprécier cela.

J’ai aimé les messages de ce roman, le fait qu’au nom de la religion les puissants sont prêts à tout. Qu’est-ce que je n’aime pas ce fanatisme religieux et malheureusement nous ne retrouvons pas ça que dans des romans d’anticipation. Les messages d’espoir et de liberté sont aussi très important ici.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, et chose rare, j’ai été déçu qu’il se termine aussi vite, j’aurais aimé rester encore un peu avec Ana, Moussa et Haim.

Ma note : 10 / 10

 

# 187 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour les amis,

Comment s’est passé votre weekend ? Et vos vacances pour ceux qui ont la chance d’y être ? En parlant de vacances, pensons à Ann’Gaëlle, qui reprend le chemin du travail ce matin. En tout cas un weekend un peu près ensoleillé qui fait du bien, même si je recommence à mal dormir, si cela continu, je vais devoir reprendre mes cachets et c’est pas top. En tout cas, belle semaine à tous, la dernière du mois de juillet.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?
2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?
3. Qu’allons nous lire ensuite ?

1. Qu’avons-nous lu la semaine passée ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

1968. Le soir du Réveillon, douze détenus s’évadent de la prison d’Old Lonesome, autour de laquelle vit toute une petite ville du Colorado encerclée par les montagnes Rocheuses. L’évènement secoue ses habitants, et une véritable machine de guerre se met en branle afin de ramener les prisonniers… morts ou vifs. À leurs trousses, se lancent les gardes de la prison et un traqueur hors pair, les journalistes locaux soucieux d’en tirer une bonne histoire, mais aussi une trafiquante d’herbe décidée à retrouver son cousin avant les flics… De leur côté, les évadés, séparés, suivent des pistes différentes en pleine nuit et sous un blizzard impitoyable. Très vite, une onde de violence incontrôlable se propage sur leur chemin.

RevanBane :

les lumières de tel aviv

Les lumières de Tel-Aviv de Alexandra Schwartzbrod

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

2. Que sommes-nous en train de lire en ce moment ?

Ann’Gaëlle :

évasion

Évasion de Benjamin Whitmer

RevanBane :

là ou les rivières se séparent

Là où les rivières se séparent de Mark Spragg

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

3. Qu’allons nous lire ensuite ?

Ann’Gaëlle :

le chuchoteur

Le chuchoteur de Donato Carrisi

Cinq petites filles ont disparu.
Cinq petites fosses ont été creusées dans la clairière.
Au fond de chacune, un petit bras, le gauche.
Depuis qu’ils enquêtent sur les rapts des fillettes, le criminologue Goran Gavila et son équipe d’agents spéciaux ont l’impression d’être manipulés. Chaque découverte macabre, chaque indice les mènent à des assassins différents. La découverte d’un sixième bras, dans la clairière, appartenant à une victime inconnue, les convainc d’appeler en renfort Mila Vasquez, experte dans les affaires d’enlèvement. Dans le huis clos d’un appartement spartiate converti en QG, Gavila et ses agents vont échafauder une théorie à laquelle nul ne veut croire : tous les meurtres sont liés, le vrai coupable est ailleurs.
Quand on tue des enfants, Dieu se tait, et le diable murmure…

Revanbane :

arthur

Le Cycle de Pendragon, tome 3, Arthur de Stephen Lawhead

« Arthur n’est pas digne d’être roi. Pion de Merlin, il est de basse naissance. Inconstant, mesquin, cruel et stupide, c’est une brute ignorante et bornée. Les gens disent tout ceci, et bien pire encore, au sujet d’Arthur. Laissez-les faire. Quand tout est dit, quand tous les arguments sont épuisés, ce simple fait demeure : nous suivrions Arthur jusqu’aux portes de l’Enfer, et même au-delà, s’il le demandait. Montrez-moi un autre homme qui puisse se prévaloir d’une telle loyauté. «Cymbrogi», nous appelle-t-il : «compagnons de coeur». Cymbrogi ! Nous sommes pour lui le ciel et la terre. Et Arthur est pour nous tout cela… et bien davantage. Méditez cela. Réfléchissez-y longuement. Alors seulement, peut-être, commencerez-vous à comprendre l’histoire que je vais vous narrer… »

Et vous que lisez-vous ? Dites nous tout … Nous vous souhaitons une très belle semaine, riche en belles lectures ! Et surtout prenez-soin de vous !

 

# 159 – La mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour tout le monde,

Qui dit mardi dit extrait de ma lecture en cours. Aujourd’hui, je vous propose un passage du roman d’Alexandra Schwartzbrod, Les lumières de Tel-Aviv que je li dans le cadre de mon statut d’enquêteur pour Bepolar.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

les lumières de tel aviv

Le jour déclinait, des lueurs roses jaillissaient de l’horizon. Les hommes en noir filaient le long des remparts pour la prière du soir. D’ordinaire, c’était l’heure qu’il préférait, le ciel se fondait dans les pierres millénaires, il suffisait de les toucher pour sentir le lien unique qui rapprochait cette terre de Dieu. Ce soir pourtant, Isaac hésitait à gagner le Kotel, impossible de chasser Ana de ses pensées, prier était illusoire.
Il rebroussa chemin, cherchant une excuse à avancer si par bonheur elle lui ouvrait sa porte. Il marmonnait dans sa barbe, slalomant entre les chats sauvages, quand soudain il l’aperçut. Son pas était reconnaissable entre tous. Elle s’engageait dans Hanevi’im, la tête couverte d’un turban, droite et vive, presque juvénile.
Il pila net. Avait-il jamais ressenti un tel soulagement ? Il en aurait dansé sur le trottoir.
Il reprit le chemin du Mur des lamentations.
Mieux valait prier.

Arrêt d’urgence

arrêt d'urgence

Autrice : Belinda Bauer

Édition : Belfond Noir

Genre : Polar

Titre : Arrêt d’urgence

Quatrième de couverture :

Grande-Bretagne, de nos jours.
Restez dans la voiture, je ne serai pas longue. Jack est responsable de vous.
En panne sur l’autoroute, Jack, et ses deux petites sœurs Joy et Merry regardent leur mère, enceinte, s’éloigner en quête de secours. Ils ne la reverront plus. Quelques jours plus tard, le corps de la jeune femme est retrouvé sur un parking.
Trois années ont passé. Désormais âgé de 14 ans, Jack fait de son mieux pour prendre soin de ses deux sœurs tout en restant sous le radar des services sociaux. Agile et malin, l’adolescent cambriole les maisons du voisinage en quête de nourriture. C’est ainsi que son chemin croise celui de Catherine While.
Alors que son mari est en déplacement, la jeune femme enceinte découvre de mystérieuses lettres de menace, et un couteau laissé près de son lit.
Jack en est convaincu : le meurtrier de sa mère a trouvé sa nouvelle victime. Mais comment agir, alerter Catherine, la police, sans prendre le risque d’être démasqué lui-même ? De perdre ses sœurs ? Qui croira un enfant ?
La vérité a un prix… Jack est-il prêt à le payer ?

Quelques mots sur l’autrice :

Née en Grande-Bretagne, Belinda Bauer a vécu en Afrique du Sud et aux États-Unis, avant de s’installer au pays de Galles. Cette journaliste et scénariste s’est tournée vers la littérature en 2010. Son premier roman Sous les bruyères, paru la même année, a remporté le prestigieux Gold Dagger Award. Après L’Appel des ombres, Le Voleur d’enfants tristes et Cadavre 19 (publiés chez Fleuve Éditions et repris par 10/18), Belinda Bauer fait son entrée dans le catalogue Belfond noir avec Arrêt d’urgence, son cinquième roman à paraître en France, longlisté pour le Man Booker Prize 2018.

Ma chronique :

Un grand merci aux éditions Belfond et à BePolar pour l’envoi de ce roman. Il s’agit du cinquième roman de Belinda Bauer, Arrêt d’urgence est sorti en librairie le 11 juin.

J’ai lu ce roman très rapidement, c’est un bon polar anglais avec des chapitres très courts un vrai page-turner comme je les aimes. J’ai trouvé que l’histoire était plutôt originale, trois enfants laissés seuls sur la bande d’arrêt d’urgence d’une autoroute pendant que leur mère enceinte est partie chercher un téléphone de secours … Mais elle n’est jamais revenue et est retrouvée assassinée quelques jours plus tard. L’intrigue se déroule trois ans après ces faits.

On retrouve donc quelques années après le drame, Jack l’ainé et ses deux soeurs, leur père étant parti chercher du lait un matin mais n’étant jamais revenu. Les trois jeunes ont réussi à se faire oublier par tout le monde et font en sorte de rester sous les radars de  l’assistance sociale. C’est donc Jack qui s’est transformé en as du cambriolage, et qui est surnommé par la police locale Boucle d’Or, qui s’occupe de ramener à manger et qui a pris la responsabilité de la petite famille.

Tout se passe relativement bien jusqu’au jour où Jack lors d’un cambriolage trouve un lien avec le meurtre de sa mère. À partir de là, tout s’enchaîne, la police locale dirigée par un inspecteur de la criminelle mis au placard et par un autre à cheval sur les règles et avec un QI au dessus de la moyenne, s’est fait un point d’honneur à mettre la main sur Boucle d’Or, nous allons donc suivre leur enquête qui va forcément aboutir à la ré-ouverture de celle sur l’assassinat de la mère de Jack.

Au niveau du rythme, je n’ai pas été déçu, comme dit plus haut, les chapitres sont courts et rendent la lecture assez addictive. Par contre, il n’y a pas trop de suspens concernant le coupable et la fin aurait méritée un développement plus important. Il y a aussi quelques situations et dialogues qui ne font pas très réels ce qui est dommageable à l’ensemble. Mais bon, cela reste une belle lecture, un bon polar que je vous conseil.

Ma note : 07 / 10

Retour de service

retour de service

Auteur : John le Carré

Édition : Éditions du Seuil

Genre : Espionnage

Titre : Retour de service

Quatrième de couverture :

À quarante-sept ans, Nat, vétéran des services de renseignement britanniques, est de retour à Londres auprès de Prue, son épouse et alliée inconditionnelle. Il pressent que ses jours comme agent de terrain sont comptés. Mais avec la menace grandissante venue de Moscou, le Service lui offre une dernière mission : diriger le Refuge, une sous-station du département Russie où végète une clique d’espions décatis. À l’exception de Florence, jeune et brillante recrue, qui surveille de près les agissements suspects d’un oligarque ukrainien.
Nat n’est pas seulement un agent secret. C’est aussi un joueur de badminton passionné. Tous les lundis soir dans son club il affronte un certain Ed, grand gaillard déconcertant et impétueux, qui a la moitié de son âge. Ed déteste le Brexit, déteste Trump et déteste son travail obscur. Et c’est Ed, le plus inattendu de tous, qui mû par la colère et l’urgence va déclencher un mécanisme irréversible et entraîner avec lui Prue, Florence et Nat dans un piège infernal.
Avec Retour de service, John le Carré, en éminent chroniqueur de notre époque, livre un portrait du monde que nous habitons, glaçant, délicatement satirique et porté par une tension constante.

Quelques mots sur l’auteur :

John le Carré est né en 1931. Après des études universitaires à Berne et Oxford, il enseigne à Eton, puis travaille pendant cinq ans pour le Foreign Office.
Son troisième roman, L’Espion qui venait du froid, lui vaut la célébrité. La consécration vient avec la trilogie, La Taupe, Comme un collégien et Les Gens de Smiley.
John le Carré vit en Cornouailles.

Ma chronique :

En premier lieu, je tiens à remercier les éditions du Seuil et BePolar pour l’envoi de ce roman. Pour moi, il s’agit d’une découverte de John le Carré pourtant auteur prolifique.

Avec Retour de service, John le Carré, nous propose un vrai roman d’espionnage, mais attention, ici, ne vous attendez pas à avoir des espions à la Mission Impossible ou à la James Bond, vous serez déçus. Dans ce roman, il s’agit d’hommes et de femmes que vous croiseriez dans la rue sans que vous y prêtiez attention. Pas d’action, de voitures sportives, de belles femmes à moitié nues, mais des intrigues politiques, de la surveillance et des secrets gouvernementaux. Alors oui, dit comme ça, cela ne casse pas trois pattes à un canard, mais ne vous y trompez pas cela reste très intéressant.

Donc, oui, j’ai aimé ce côté espionnage, ce côté qui rend réel ce milieu méconnu mais voilà, dans ce roman, cela manque de rythme. Je suis resté tout du long de ma lecture à attendre qu’il se passe quelque chose mais en fin de compte pas grand chose. J’ai aimé le côté politique bien présent dans Retour de service, John le Carré dévoile une critique acerbe de la société d’aujourd’hui et c’est vraiment un gros point fort de ce roman.

Les personnages sont plutôt intéressants, Ed, Florence et Nat tout particulièrement. J’ai bien aimé entrer également dans le monde du badminton, je trouve qu’il est rare que ce sport soit évoqué dans des romans et c’est une très bonne idée. J’ai par contre été un peu déçu par la fin de ce roman qui pour le coup, elle, se passe à mille à l’heure mais se conclue tellement vite que l’on en profite pas. J’aurais aimé en apprendre davantage sur les conséquences.

Voilà, en gros, un roman que j’ai apprécié même s’il manque de rythme à mon goût.

Ma note : 08 / 10

# 153 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31Bonjour tout le monde,

Comme chaque mardi, je vous propose un extrait de ma lecture en cours. Cette semaine, il s’agit de Retour de service de John le Carré aux éditions Seuil qui est sorti le 28 mai et que je li en partenariat avec BePolar

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

retour de service

Deuxième sujet de conversation : Delilah, une député hongroise septuagénaire haute en couleur qui a accepté le rouble russe avant de décider qu’elle préférait la livre anglaise quand celle-ci ne s’était pas encore effondrée.

 » Delilah est en grande forme, Dom, merci. Un peu déçue de découvrir que mon successeur était une femme. Elle a dit que, tout le temps que j’avais été son officier traitant, elle pouvait au moins rêver à l’amour. »

Dom se fend d’un sourire et d’un haussement d’épaules au souvenir de Delilah et de ses nombreux amants, mais il ne rit pas. Gorgée de café. Tasse reposée sur la soucoupe.

« Nat, attaque-t-il d’un ton plaintif.

– Dom.

– Je pensais vraiment que tu aurais une sorte de coup de coeur.

– Ah oui ? Pourquoi donc ?