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# 137 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Après un weekend super ensoleillé et quelques coups de soleil, nous sommes repartis pour une semaine de travail. Certains d’entre-vous sont probablement en vacances, alors profitez-en à fond. Pour les autres, je vous envois plein de courage. Et sinon, comme chaque lundi, faisons le point sur nos lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

au nom du bien

Au nom du bien de Jake Hinkson

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

Ma chronique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

clepsydre sur seine

Clepsydre sur Seine de Bertrand Puard

Heurteauville, microscopique village coincé à l’ombre de l’abbaye de Jumièges, n’aurait jamais dû apparaître sur les écrans radars d’Ewan Lahuppe, jeune Parisien de 13 ans bien dans ses baskets !
Alors quand son père Antoine, flic mythique du 36, quai des Orfèvres, lui annonce qu’ils partent s’y installer avec sa demi-soeur Chloris et sa belle-mère Marie, Ewan se cabre.
Heauteauville… mais c’est nulle part !
Peut-être…
Si l’on veut bien faire abstraction de la présence d’une des plus grandes communautés scientifiques d’Europe qui y travaille en secret et d’un afflux de milliardaires que rien ne permet d’expliquer.
Si ce n’est un gisement de cristaux de temps, piégé dans les dépôts alluvionnaires de la Seine, qui rendrait – théoriquement – possible le voyage dans le temps.
Entre catastrophe écologique et résolution d’un crime américain vieux d’un siècle, Ewan, Chloris et Alicia, l’héritière de l’empire pétrolier Cobblepot, auront tôt fait de passer la théorie à la pratique !
Dans une course contre la mort et le temps, les trois héros vont devoir éprouver leurs limites pour éviter les pièges meurtriers de Clepsydre-sur-Seine !

3. Que vais-je lire ensuite ?

satan dans le désert

Satan dans le désert de Boston Teran

Bob Hightower, flic croyant et plutôt terne, sort de sa léthargie le jour où son ex-femme est massacrée avec son compagnon noir, et sa fille Gabi kidnappée.
Pour tenter de la retrouver, Bob accepte l’aide de Case, ex junkie qui porte des cicatrices indélébiles à l’âme et sur le corps. À travers les playas désertiques du Nouveau-Mexique, elle le conduira jusqu’à Cyrus, chef d’une secte satanique dont elle fut jadis la victime. Leur traque fait alterner des scènes atroces, speedées, qui plongent au plus profond de la barbarie humaine, et d’étonnantes conversations sur la foi en Dieu et les justifications morales du passage à l’acte.
Au bout du chemin Bob, dont les certitudes ont volé en éclats, découvrira que le Mal était assis devant sa porte. La prose extrêmement personnelle de Boston Teran, mélange de violence âpre et de lyrisme déchirant, harponne le lecteur avec des dialogues au poignard.

Voilà pour moi, je vous souhaite une très belle semaine !

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Au nom du bien

au nom du bien

Auteur : Jake Hinkson

Édition : Gallmeister

Genre : Policier

Titre : Au nom du bien

Quatrième de couverture :

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

Quelques mots sur l’auteur :

Jake Hinkson est originaire de l’Arkansas. Né en 1975, ce fils de prêcheur baptiste découvre en cachette le roman policier à l’âge de quatorze ans. Les deux obsessions de ses jeunes années – la religion et le crime – l’habitent encore aujourd’hui. Il vit à Chicago où il passe le plus clair de son temps à écrire et à fréquenter les salles de cinéma.

Ma chronique :

J’avais vraiment hâte de lire ce roman après avoir rencontré Jake Hinkson il y a quelques semaines sur Orléans. J’ai déjà lu de cet auteur L’enfer de Church Street qui fut un coup de coeur.

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Ce roman est assez particulier déjà de part sa construction, il est totalement écrit à la première personne mais il y a cinq narrateurs qui se partagent les chapitres. Ensuite, il se déroule sur une seule journée, le samedi avant Pâques. Pour Jake Hinkson, ce samedi est fascinant, car Jésus meurt le vendredi et il ressuscite le dimanche … Du coup qu’est-ce qui s’est passé le samedi ? Voilà pourquoi il a voulu que son roman, qui raconte la vie de cinq personnes d’une communauté de l’Arkansas dont le lien envers la religion est très fort, se passe sur ce samedi.

Ce roman met donc en scène un pasteur, sa femme, deux jeunes un peu paumés et un homme ayant comme projet d’ouvrir un magasin d’alcools et de spiritueux. Chacune de ces personnes est tiraillée entre sa fois et ses doutes. Ce tiraillement est encore plus présent chez le pasteur et sa femme. Cette dernière est vraiment le personnage que j’ai le plus apprécié, c’est une femme forte mais en même temps enchaînée dans la vie quelle mène.

Comme dans L’enfer de Church Street, Jake Hinkson nous parle de religion et encore une fois, je trouve que les américains avec leurs nombreuses branches catholiques sont un peu comme renfermés sur eux-même, j’ai l’impression que c’est en quelque sorte une secte. Le fait que beaucoup de chose soit basé sur l’image que l’on donne de soi et sur le regard que porte les gens qui nous entourent sur nous me perturbe au plus au point, j’ai l’impression que dans ce cas, nous ne sommes pas totalement libre.

Avec ce roman, Jake Hinkson, nous parle donc des doutes, des tiraillements qui habitent chacun de ses personnages et montre jusqu’à où ils sont prêts à aller pour préserver leur rang social et l’image que la communauté porte sur eux, mais également pour certain ce qu’ils sont prêts à faire pour obtenir leur liberté en essayant de sortir de cette communauté justement. Tout cela sur fond d’élection américaine avec comme candidats, Trump et Hillary Clinton et avec une réflexion de fond sur l’alcool.

En tout cas encore un très bon roman de la part de cet auteur américain vraiment très intéressant.

Ma note : 9 / 10

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# 111 – Le mardi sur son 31

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Bonjour les amis,

Je vous retrouve comme tous les mardis matins pour partager avec vous un extrait de ma lecture en cours.

au nom du bien

– Je sais que je te déçois. On a juste foncé trop vite sur ce projet. C’est aussi simple que ça. Erreur de débutant. On aurait dû se concentrer sur la première étape, faire valider le vote. C’est autant de ma faute que de la tienne. J’ai vraiment pensé qu’on avait tout prévu, aussi, mais c’était pas le cas.
On s’est fait baiser la première fois que les juges ont refusé de voter sur la motion. C’est là qu’on a commencé à perdre de l’argent, exactement là. Et il faut qu’on l’accepte. Si on arrête maintenant, on ne perdra que ce qu’on a déjà donné à O’Keefe. C’est un perte importante, mais c’est mieux que d’injecter de l’argent et du temps dans un projet qui ne se concrétisera jamais. Pas dans cette ville. Pas maintenant. Pour faire court, ce magasin ne se fera pas, mec. Je suis désolé, mais il ne se fera pas, c’est tout.
J’ai envie de lui dire quelque chose. Le traiter de dégonflé à nouveau, le pourrir d’insultes, le supplier, mais j’ai déjà vidé mon sac. Il me reste plus rien. Ray va jusqu’à sa porte, l’ouvre et rentre chez lui. Il me regarde pas une seule fois.

# 136 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

J’espère que vous avez survécu à cette première canicule de l’été. Cela se rafraîchit doucement, mais que cela fait du bien, ce fut vraiment étouffant cette température. Première semaine du mois de juillet, je pense que certain d’entre-vous doivent commencer leurs vacances, alors profitez-en bien surtout. Et pour les autres comme moi, je vous souhaite plein de courage.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

canyons

Canyons de Samuel Western

Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

Vous pouvez retrouvez ma chronique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

au nom du bien

Au nom du bien de Jake Hinkson

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

3. Que vais-je lire ensuite ?

clepsydre sur seine

Clepsydre sur Seine de Bertrand Puard

Heurteauville, microscopique village coincé à l’ombre de l’abbaye de Jumièges, n’aurait jamais dû apparaître sur les écrans radars d’Ewan Lahuppe, jeune Parisien de 13 ans bien dans ses baskets !
Alors quand son père Antoine, flic mythique du 36, quai des Orfèvres, lui annonce qu’ils partent s’y installer avec sa demi-soeur Chloris et sa belle-mère Marie, Ewan se cabre.
Heauteauville… mais c’est nulle part !
Peut-être…
Si l’on veut bien faire abstraction de la présence d’une des plus grandes communautés scientifiques d’Europe qui y travaille en secret et d’un afflux de milliardaires que rien ne permet d’expliquer.
Si ce n’est un gisement de cristaux de temps, piégé dans les dépôts alluvionnaires de la Seine, qui rendrait – théoriquement – possible le voyage dans le temps.
Entre catastrophe écologique et résolution d’un crime américain vieux d’un siècle, Ewan, Chloris et Alicia, l’héritière de l’empire pétrolier Cobblepot, auront tôt fait de passer la théorie à la pratique !
Dans une course contre la mort et le temps, les trois héros vont devoir éprouver leurs limites pour éviter les pièges meurtriers de Clepsydre-sur-Seine !

Je vous souhaite à tous une très belle semaine livresque.

Canyons

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Auteur : Samuel Western

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Canyons

Quatrième de couverture :

Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

Quelques mots sur l’auteur :

Samuel Western est né dans le Vermont et a servi dans la marine marchande suédoise, avant de travailler comme bûcheron, pêcheur professionnel, docker et guide de chasse. Il est également diplômé de l’Université de Virginie, où il a enseigné l’anglais avant de s’installer à Sheridan, dans le Wyoming. Canyons est son premier roman.

Ma chronique :

Premier roman pour Samuel Western, encore une pépite dénichée par Gallmeister. Je ne le répèterais jamais assez, mais j’adore la ligne éditoriale de cette maison d’éditions, capable de nous permettre à nous français de découvrir ces magnifiques romans américains et en plus superbement traduits.

Je ne savais pas trop à quoi m’attendre en commençant ce roman mis à part qu’il évoquerait les thèmes du pardon, du deuil et de la rédemption. J’ai tout d’abord été happé par le premier chapitre. Il donne le ton dramatique directement, cela m’a même surpris. Je savais que cela allait se passer, mais aussitôt … J’ai trouvé cela surprenant. Ensuite, il y a beaucoup de dualité dans ce livre, dualité entre les deux hommes, Ward Fall et Éric Lindsay. Dualité entre leurs univers, pour le premier, la nature, la terre, c’est un cowboy et pour le second, la ville, l’argent, le showbiz, c’est un musicien. Pour finir, il y a la dualité dans la manière de gérer le drame commun, l’un est dans le reproche de soi et dans une déprime latente, l’autre est dans l’auto-destruction et dans une perpétuelle colère.

Samuel Western, a réussi à m’embarquer dans les deux univers de ses personnages. J’ai adoré découvrir le monde de la musique, des salles d’enregistrements, de la composition et de tout ce qui peut se cacher derrière un titre ou un album. En même temps, les descriptions du ranch, de la gestion de celui-ci, de la vie commune avec les animaux et de la façon de vivre de la famille Fall avec la mère ayant un rapport important avec sa religion, sont justes parfaites et m’ont réellement plongé dans cette Amérique.

Le point commun entre les deux hommes est la philosophie, nous avons ici deux hommes extrêmement intelligents et cultivés, en quelque sorte un cowboy et un musicien philosophe. Les échanges philosophiques qu’ils ont l’un envers l’autre sont de haut niveaux mais très intéressants.

Alors, je dois avouer que la plume de Samuel Western, m’a beaucoup fait penser à celle de David Vann, tout d’abord par le côté tortueux de la psychologie des personnages, également la relation avec les armes à feu, mais surtout par la tension qui monte crescendo tout au long de la lecture. On sait qu’il va se passer quelque chose de dramatique et Samuel Western, tout comme David Vann arrive à créer chez le lecteur une sorte de peur de tourner la page suivante. Bon par contre, je ne suis pas certain que Monsieur Vann aurait choisi la même conclusion, mais j’ai trop pensé à par exemple Sukkwan Island ou à Goat Mountain à la lecture de Canyons.

Voilà, encore une fois un grand merci à Gallmesteir de me permettre de lire de belles pépites de la littérature américaine. Ce roman est vraiment très très bien j’ai adoré.

Ma note : 10 / 10

# 110 – Le mardi sur son 31

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Bonjour les amis,

Ce matin, je vous invite à découvrir un extrait de ma nouvelle lecture.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

canyons

Eric posa la mallette sur ses genoux et Tavernier ferma la portière. Il passa le bras sous le siège, prit le Glock et l’examina. Il sortit le chargeur, qu’il étudia avant de le remettre en place.

– Vous êtes un petit sournois, monsieur Lindsay. Eh bien, eh bien. Un calibre 40. Belle pièce, très belle pièce. Pour ma part, je préfère le bon vieux .380 ACP. Mais, poursuivit-il , soupesant le Glock tout en observant Eric, si je me souviens bien, la loi dit que vous n’êtes pas censé porter ce genre d’arme.

– Parce que la vôtre est légale ? Qu’est-ce que vous me voulez, putain ?

– Voyons. Je fais toujours mes petites visites de courtoisie le matin.

– Je n’ai pas l’argent.

– Ça, nous l’avions déjà compris. Nous aimerions savoir quand vous l’aurez.

– Aucune idée.

# 135 – C’est lundi que lisez-vous ?

ludi

Bonjour tout le monde,

Je vous retrouve aujourd’hui après  une semaine sans poster sur le blog. Tout d’abord, j’étais malade une bonne partie de la semaine mais aussi assez fatigué et j’avais besoin d’une petite pause. En tout cas me voilà de retour en même temps que la canicule pour vous parler de mes lectures du moment.

C’est un rendez-vous initié par Mallou qui s’est inspirée de It’s Monday, What are you reading ? by One Person’s Journey Through a World of Books, et qui a été repris par Galleane, puis dorénavant par Camille du blog I Believe In Pixie Dust.

On répond comme chaque Lundi à trois petites questions :
1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?
2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?
3. Que vais-je lire ensuite ?

1. Qu’ai-je lu la semaine passée ?

chatreuse

La Châtreuse se pâme de Carl Gengenwin

Castrer un gros pervers, c’est bien beau, mais quand ledit pervers s’avère être le roi, et quand le sadique prévoit justement une invasion des derniers territoires inconquis à plusieurs milliers de kilomètres à la ronde, on se rend vite compte que c’est surtout inconscient. Dans ce cas-là, c’est la fuite ou la mort et ça, Lyanna l’a très bien compris. Mais peut-on vraiment fuir avec une armée collée au cul ?

Quand Marvin se voit téléporté dans un monde médiéval sans foi ni loi, il est forcé de faire ce qu’il méprise le plus au monde pour parvenir à rentrer chez lui : demander de l’aide. Pire ! Le malheureux doit s’acoquiner à un vieillard qui se prend pour un zombie, une pauvre loque malchanceuse, deux ivrognes sanguinaires et une jeune femme poursuivie par 80 000 trouffions.

Vous pouvez retrouver ma chronique ici

2. Que suis-je en train de lire en ce moment ?

canyons

Canyons de Samuel Western

Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

3. Que vais-je lire ensuite ?

Au nom du bien

Au nom du bien de Jake Hinkson

Pasteur respecté d’une petite ville de l’Arkansas, Richard Weatherford n’en est pas moins simple mortel, avec ses secrets et ses faiblesses. Car Richard a fauté avec un jeune homme, Gary. Alors le coup de fil qu’il reçoit à cinq heures du matin ne présage rien de bon : le silence de Gary lui coûtera 30 000$, sinon Richard devra dire adieu à sa réputation et – surtout – à sa femme Penny et à leurs cinq enfants qui jamais ne supporteront un tel scandale. Prêt à tout pour empêcher son monde de s’effondrer, le pasteur n’a que quelques heures pour tisser une immense toile de mensonges où piéger son entourage. Mais c’est tout le charme des petites villes : même si leurs habitants prennent des directions différentes, leurs chemins finissent toujours par se croiser… inéluctablement.

Voilà pour moi, je vous souhaite à tous une très belle semaine livresque.

Les sorties du mois de juin chez Gallmeister

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Bonjour les amis,

Aujourd’hui sort dans vos librairies préférées quelques beaux romans de chez Gallmeister, je vous propose ce matin de les découvrir avec moi.

Collection Americana

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les morts de bear creek

Sean Stranahan, peintre amateur, guide de pêche et détective privé à ses heures perdues, se sent de plus en plus chez lui dans le Montana dont il connaît désormais les rivières comme sa poche. Mais les âpres paysages des Montagnes Rocheuses livrent parfois de macabres trouvailles – comme les cadavres de ces deux hommes exhumés par un grizzly affamé. Le shérif Martha Ettinger fait appel aux talents d’enquêteur de Sean, décidément très convoités : le même jour, il est embauché par un club de pêcheurs excentriques pour retrouver une précieuse mouche de pêche volée. Les deux affaires vont se téléscoper sur une piste escarpée menant vers quelques-unes des personnes les plus puissantes de la vallée de la Madison.

Les morts de Bear Creek de Keith McCafferty, traduction de Janique Jouin-de Laurens

canyons

Idaho, 1970. Ward, sa petite amie Gwen, et Eric, le frère jumeau de cette dernière, partent chasser sous un ciel d’azur. La vie semble sourire à ces trois jeunes gens insouciants à peine sortis de l’adolescence. Mais par un coup cruel du destin Ward tue accidentellement Gwen et anéantit ainsi à tout jamais leur avenir. Vingt-cinq ans plus tard, Ward, abîmé par l’alcool et hanté par le passé, recroise la route d’Eric. Sa rage intérieure a consumé son talent de musicien et  fait le vide autour de lui. Le moment est désormais venu pour chacun d’affronter ses démons, et Ward invite Eric à une partie de chasse dans son ranch au pied des Bighorn Mountains. Les deux hommes se préparent alors à une nouvelle expédition : Ward espère y trouver sa rédemption, Eric sa vengeance.

Canyons de Samuel Western, traduction de Juliane Nivelt

Collection Totem

totem

idaho

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, âgées de six et neuf ans, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. Se produit alors un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf ans plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient peu à peu obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

Idaho de Emily Ruskovich, traduction de Simon Baril

meurtres sur la madison

La Madison River est l’une des plus belles rivières du Montana, mais c’est un cadavre, et non une truite, que l’on vient d’y pêcher. Pour l’intrépide shérif Martha Ettinger, l’homicide est évident, et la mouche plantée dans la lèvre boursouflée de la victime a tout d’une macabre signature. Non loin de la scène du crime, Martha tombe sur Sean Stranahan, peintre amateur, pêcheur invétéré et ex-détective privé, lui-même lancé sur une affaire de disparition. Ensemble, Martha et Sean vont remonter une piste glissante qui débouchera sur les zones d’ombre du “big business” du Montana : la pêche à la mouche.

Meurtres sur la Madison de Keith McCafferty, traduction de Janique Jouin-de Laurens

le chat noir

Un double meurtre incompréhensible résolu brillamment par un détective qui annonce Sherlock Holmes et le roman policier. L’histoire gothique d’un prince enfermé dans une abbaye pour fuir une terrible pandémie. Un étrange message crypté qui déclenche une chasse au trésor pleine de rebondissements. Un chat au pouvoir maléfique et angoissant…

Le chat noir et autres histoires de Edgar Allan Poe, traduction de Pierre Bondil et Johanne Le Ray

Le grand silence

le grand silence

Autrice : Jennifer Haigh

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Le grand silence

Quatrième de couverture :

En 2002, une vague de scandales déferle sur l’Église catholique de Boston. Un à un, des prêtres respectés du diocèse sont accusés du pire des crimes, celui d’avoir abusé d’enfants qui leur étaient confiés. Éloignée depuis longtemps de sa famille par trop étouffante, Sheila McGann est restée néanmoins proche de son frère aîné, Art, curé dévoué et populaire d’une grande paroisse de banlieue. Lorsque Art se retrouve soupçonné à son tour de proximité coupable avec un jeune garçon, Sheila rentre à Boston afin de le soutenir. Leur autre frère Mike, ancien policier, est lui aussi bien déterminé à découvrir la vérité. Leurs enquêtes croisées révéleront les doutes et faiblesses de chacun, venus de leur passé, ancrés dans leur présent.

Quelques mots sur l’autrice :

Jennifer Haigh est née en 1968 à Barnesboro, en Pennsylvanie. Elle étudie en France, se tourne d’abord vers le journalisme avant de tout quitter pour se consacrer à la littérature. Vivant de petits boulots, elle écrit son premier roman et devient élève du prestigieux programme de Creative Writing de l’Université de l’Iowa. Elle est publiée pour la première fois en 2003 et remporte le PEN/ Hemingway Award. Elle est l’auteur de six romans et d’un recueil de nouvelles. Depuis plus de dix ans, son succès aux États-Unis ne se dément pas. Elle vit à Boston.

Ma chronique :

Ce roman fait parti de la sélection que ma faite Clotilde de chez Gallmeister lors de son dernier envoi, je la remercie d’ailleurs encore une fois.

Je dois dire que ce roman m’a particulièrement troublé, mon histoire avec lui a pourtant mal débutée, j’ai eu un mal fou à rentrer dans cette histoire. J’ai trouvé le démarrage vraiment poussif et l’immersion dans le milieu de la religion catholique m’a en premier lieu dérangée.

Aujourd’hui étant un jeudi férié et ma femme ayant travaillée toute la journée, je me suis posé sur mon canapé dans le but de lire sérieusement ce roman … Et vous pouvez du coup le constater avec cet article, je ne l’ai pas lâché et je l’ai terminé en début de soirée.

Ce roman est construit à la manière d’un témoignage, la narratrice raconte la vie de sa famille et s’adresse à ses lecteurs qu’elle espère justement être cette même famille. Les derniers paragraphes où elle s’adresse directement à sa mère et à son petit frère sont vraiment forts en émotions. Mais, cela reste un roman, la narratrice n’est pas l’autrice mais un personnage fictionnel.

Du coup se roman raconte les scandales qui ont eu lieu à Boston impliquants des prêtres pédophiles. Pour le coup, Jennifer Haigh s’appuie ici sur des faits réels, au début de l’année 2002, le Boston Globe a révélé une série de poursuites pénales à l’encontre de cinq prêtres catholiques, mettant en lumière la question des abus sexuels sur mineurs commis au sein de l’Église Catholique. La couverture de ces affaires a encouragé d’autres victimes à s’exprimer sur des abus qu’elles ont subis, entrainant d’autres poursuites, et de nouvelles affaires judiciaires.

On est immergé à fond avec ce livre dans le milieu de l’église catholique, cela peut être à certains moments dérangeant, mais en fin de compte c’est super important pour la compréhension globale de l’histoire. On apprend et on comprend pas mal de chose sur le fonctionnement de l’église, sur la manière de devenir prêtres et sur le fait que jusqu’à cette époque l’Église Catholique se pensait être au-dessus de tout. Je le dis sans trop me tromper je pense, c’est un roman à charge contre cette Église Catholique et la manière dont elle a fermée les yeux et même protégée les prêtres.

Hormis cela, c’est également une histoire familiale, en effet Art, un des prêtres accusés, est l’ainé d’un premier mariage d’une fratrie de trois enfants. Alors quand Sheila et Mike, les plus jeunes découvre l’accusation, ils ont besoin, chacun à leur manière de connaître la vérité. Pour cela, Sheila remonte l’histoire de sa famille, elle navigue entre présent et passé nous invitant à être des témoins de cette histoire.

C’est un roman que j’ai trouvé vraiment très troublant mais également très puissant en émotion, à un moment il m’a attrapé et m’a tenu en apnée jusqu’à la fin. C’est une histoire touchante et bouleversante. Jennifer Haigh, à la manière d’une fiction, dévoile avec son roman les rouages nauséabonds du fonctionnement de l’Église Catholique, sur un thème qui reste malheureusement encore aujourd’hui d’actualité.

Ma note : 8,5 / 10

# 107 – Le mardi sur son 31

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Bonjour tout le monde,

J’ai mis de côté pour le moment Lady Pirate, car j’ai reçu quelques livres de la part de Gallmeister, j’ai donc entamé Le grand silence de Jennifer Haigh, dont vous découvrez un extrait ci-dessous.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

le grand silence

Comme il me semblait vivant, alors, comme il semblait grisé par son premier baptême, son premier mariage, sa première messe de minuit. Mais ce sont de vieux souvenirs. Ces dernières années, il parlait à peine de son travail. Nos conversations autour des nouvelles de la famille, les maux et les maladies de nos parents vieillissants, le mariage de Mike et les naissances de ses trois fils. Art n’a jamais exprimé de regrets, pas explicitement ; mais bien sûr, il en avait. Montrez-moi un homme de cinquante ans qui ne regrette pas les vies qu’il n’a pas vécues.