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L’abbé Grégoire s’en mêle

l'abbé grégoire

Autrice : Anne Villemin-Sicherman

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : L’abbé Grégoire s’en mêle

Quatrième de couverture :

Une nouvelle série, lauréate du prix Historia, et un nouveau détective : Augustin Duroch.
Le fonctionnaire Mendron est assassiné dans la diligence Paris-Metz. Les sept survivants ont interdiction de quitter la ville. Augustin Duroch, vétérinaire réputé pour sa rigueur scientifique, constate un empoisonnement. Lequel des sept voyageurs est l’assassin ? Augustin découvre que Mendron devait rejoindre secrètement Calonne, ancien ministre des Finances de Louis XVI.
Pourquoi Calonne, en exil, est-il si décrié ? Ce meurtre a-t-il un lien avec le sujet du concours de la Société royale des sciences et des arts de Metz proposé par l’abbé Grégoire, future figure de la Révolution : Est-il des moyens de rendre les juifs plus utiles et plus heureux en France ? L’abbé était proche de l’un des voyageurs de la diligence… Le mystère s’épaissit quand deux autres passagers de la voiture meurent à leur tour dans des conditions suspectes.

Quelques mots sur l’autrice :

Issue d’une famille de vétérinaires, Anne Villemin-Sicherman est médecin. Passionnée par le XVIIIe siècle, elle a créé une série de thrillers historiques Les enquêtes d’Augustin Duroch, qui nous plongent au cœur de la vie quotidienne sous l’Ancien Régime.

Ma chronique :

L’abbé Grégoire s’en mêle est le cinquième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives. Comme vous le savez je fait parti du Jury de ce prix et j’ai décidé de voter pour ce titre.

En effet, ce polar historique m’a beaucoup plu. Déjà l’époque choisie, la veille de la Révolution Française, j’adore. De plus cela ne se passe pas à Paris mais en province, dans l’est de France, ce qui donne un point de vu extérieur de la capitale très intéressant.

Tout commence par un meurtre dans une diligence et du coup nous avons dès le départ les potentiels coupables, les voyageurs venant de Paris, deux couples de marchands, un curé, un juif et un homme d’affaire dans la traite des nègres. Et c’est un vétérinaire qui est en charge de l’enquête, assez original.

Ce que j’ai apprécié le plus dans ce roman, c’est le savant mélange entre l’histoire avec un grand H et la fiction. Tout se mari à la perfection, ce n’est pas trop historique comme dans certains romans de ce genre, ce qui rend la lecture assez pénible et c’est un gros avantage. Il y a des personnages inventés qui viennent se mêlés à des personnes ayant vraiment existées et je trouve ça vraiment génial. De plus la fiction se mélange à l’Histoire à un rythme parfait. Plusieurs thèmes sont évoqués, forcément les prémices de la Révolution, mais également le sort des juifs à cette époque et l’esclavage.

Voilà, j’ai vraiment aimé ce roman et même si j’avais deviné le coupable avant la révélation finale, cela ne m’a pas gâché ma lecture.

Ma note : 09 / 10

Les gardiens de la lagune

les gardiens de la lagune

Autrice : Viviane Moore

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : Les gardiens de la lagune

Quatrième de couverture :

Une ancienne légende vénitienne raconte que, sous l’archipel, sommeille un monstre – dragon ou bête de l’Apocalypse – que seuls les gardiens de la lagune tiennent en respect…
Nous sommes en 1162, des ossements enfouis sous les décombres d’une église font ressurgir un passé que beaucoup auraient préféré garder secret… Quelques jours plus tard, un cadavre est retrouvé dans le canal du Rialto. Un meurtre qui entache le nom du doge Vitale Michiel II. Malédiction, crime politique ou vengeance ?
Hugues de Tarse aura besoin de toute sa sagacité et de celle d’Eleonor de Fierville pour comprendre à quel point les Vénitiennes jouent un rôle fatal dans cette sombre histoire d’amour, de jalousies et de haine.

Quelques mots sur l’autrice :

Viviane Moore est née en 1960 à Hong-Kong, d’un père architecte et d’une mère maître verrier. Elle débute sa carrière comme photographe à l’âge de dix-neuf ans. Elle devient ensuite journaliste indépendante, avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Elle vit aujourd’hui près de Versailles. Sa série de romans historiques mettant en scène le chevalier Galeran de Lesneven la fait rapidement connaître du grand public, un succès confirmé avec « La saga de Tancrède le Normand », dans la collection Grands détectives des Éditions 10/18. Après La Femme sans tête et L’Homme au masque de verre, Le Souffleur de cendres est le troisième roman d’un cycle consacré à l’alchimie.

Ma chronique :

Les gardiens de la lagune est le quatrième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives dont je fais parti du jury.

C’est un roman que j’ai lu assez vite, les chapitres sont plutôt courts et il y a un bon rythme. En écrivant cette chronique je me rend compte que l’histoire se passe sur à peine quatre jours donc effectivement il faut que cela soit rythmé peut être même un peu trop d’ailleurs.

Bon, je n’ai pas plus aimé que cela ce roman, j’ai trouvé le personnage principal Le Chevalier Hugues de Tarse très antipathique et imbus de lui-même, je ne me suis pas du tout attaché à lui, sa femme par contre j’ai bien aimé, mais elle  n’est pas assez mise en avant dans ce roman. C’est un peu de mon point de vu le problème de ce roman, il y a plusieurs personnages qui sont mis en avant, mais ce sont ceux avec lesquels j’ai le moins accroché, il y en a d’autres qui au contraire ont l’air vraiment intéressants mais qui sont pour le coup complètement mis de côté ce qui est dommage.

Quelque chose par contre de très positif avec ce roman et c’est ce qui le sauve, c’est Venise, on sent que l’autrice s’est bien renseignée sur le sujet et c’est un vrai plaisir de découvrir cette ville à cette époque ainsi que les us et coutumes, je me suis régalé, c’est d’ailleurs ce qui a sauvé ma lecture.

Si on parle de l’enquête en elle même, je dirais pffff rien de vraiment passionnant, on a l’impression que le chevalier mène son enquête mais qu’il sait déjà où cela va l’emmener donc il n’y a pas de rebondissement.

Vous l’aurez compris une lecture qui devrait vite passer aux oubliettes malgré un côté historique fort intéressant.

Ma note : 04 / 10

 

# 157 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour les amis,

J’ai fini hier soir tard le deuxième tome du Cycle de Pendragon, je viens donc partager ce matin avec vous un extrait de ma nouvelle lecture. Il s’agit du roman de Viviane Moore, Les gardiens de la lagune, roman en lice pour le Prix France Bleu Grands Détectives dont je fais parti du jury.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

les gardiens de la lagune

Quelques jours avaient passé depuis l’enterrement de Roberto Vitturi. La vie avait repris son cours à la Ca’ Vitturi, même si le climat y avait changé.

Jacopo Vitturi ne cachait plus ses divergences avec sa mère ; lui qui jusque-là jouait la séduction et le mensonge, il lui tenait tête, exigeant de gérer leur fortune, ce que refusait dame Ambrosia. Il l’accusait de dilapider leur argent pour la reconstruction de l’église, lui reprochait d’avoir vendu des terres et des salines au doge, son oncle.

Et puis, pour couronner le tout, il y avait eu cette convocation à comparaitre au château ducal, devant la Curia.

Depuis lors, Jacopo ne décolérait plus.

Angélus

angélus

Auteur : François-Henri Soulié

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : Angélus

Quatrième de couverture :

1165. Les corps suppliciés des victimes, qui appartiennent à l’atelier du tailleur de pierre Jordi de Cabestan, ont été déguisés en anges dérisoires. La panique se répand. Certains voient dans ces crimes la main du diable. D’autres soupçonnent les adeptes de cette nouvelle secte que l’on nommera bientôt les  » Cathares « . Au grand scandale de l’Église de Rome, ceux-ci prétendent être les Vrais Chrétiens.
L’archevêque de Narbonne missionne un jeune noble, Raimon de Termes, afin de découvrir l’assassin. Les  » hérétiques  » désignent une des leurs, Aloïs de Malpas, pour les disculper. De son côté, Jordi de Cabestan veut venger ses compagnons. Trois enquêtes labyrinthiques vont les mener vers une vérité qu’aucun d’entre eux n’imaginait.

Quelques mots sur l’auteur :

François-Henri Soulié est un homme de théâtre aux multiples casquettes : écrivain, comédien, marionnettiste, scénographe, metteur en scène et scénariste. Il a reçu le Prix du premier roman du festival de Beaune en 2016 pour Il n’y a pas de passé simple, paru aux Éditions du Masque. Ce livre a inauguré la série des « Aventures de Skander Corsaro ».
François-Henri Soulié est l’auteur chez 10/18 d’une trilogie écrite à quatre mains avec Thierry Bourcy, qui nous fait voyager à travers l’Europe du début du XVIIe siècle : Le Songe de l’astronomeLa Conspiration du Globe et Ils ont tué Ravaillac.

Ma chronique :

Angélus est le troisième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives.

Alors, j’ai entamé cette lecture avec une certaine crainte, j’avais peur avec ce beau pavé de plus de 500 pages de tomber sur un roman hyper historique. Et au final, j’ai été agréablement surpris avec ce livre.

Plusieurs morts déguisés en anges dans des Abbayes vont être le fil rouge de ce roman. Trois personnages, Raimon de Termes, jeune chevalier nouvellement adoubé, Jordi de Cabestan, maître dans le taillage de pierre et Aloïs de Malpas fervente adepte de la Vrai Religion. Chacun d’eux, en partant d’un endroit différend vont se mettre à enquêter sur ces meurtres. Les chapitres alternent donc avec ces personnages, du coup nous avons trois points de vue et cela permet au roman d’être fluide et de ne pas lasser le lecteur. J’ai beaucoup aimé ces personnages, tous vrais, je n’ai eu aucune difficulté à m’attacher à eux.

Ce roman se passe en 1165, en Occitanie, entre Carcassonne et Narbone, quelques années après l’échec de la deuxième croisade et en pleine période d’expansion des Cathares, considérés comme des hérétiques par Rome. Ce qui constitue un autre point très intéressant de ce roman. J’ai toujours trouvé très intéressant tous ce qui touche à ce mouvement du coup j’ai été content d’en apprendre davantage. De plus j’ai bien aimé les petites guerres et manigances entre les abbés et l’archevêque de Narbonne.

Malgré quelques petites longueurs j’ai passé un très bon moment de lecture et surtout, je n’ai pas réussi à trouver le coupable avant la révélation ce qui est un gros plus pour ce genre de lecture.

Ma note : 08 / 10

 

# 145 – Le mardi sur son 31

mardi sur son 31

Bonjour tout le monde,

On se retrouve comme chaque mardi pour vous partager un extrait de ma lecture en cours.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

angélus

Aloïs a détourné son regard vers la porte du fond. Elle sait bien que, derrière le panneau de bois, rien n’a bougé dans l’atelier de tissage. Meubles et objets y sont à leur place coutumière. La pièce d’étoffe qu’elle a abandonnée la veille l’attend toujours, tendue sur les barreaux de bois. Sa main, bientôt, va reprendre le geste interrompu, nouant la trame à la chaîne dans son va-et-vient monotone et rassurant. Ce soir, le pan de drap sera achevé. Peut-être aura-t-elle le temps, avant que le jour ait trop décliné, de monter une autre chaîne sur le métier. Mais l’impression du rêve effacé laisse traîner en elle comme une ombre sale qui fait tache sur ce jour naissant.

La poule aux oeufs d’or

la poule aux oeufs d'or

Autrices : Claude Izner

Éditions : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : La poule aux oeufs d’or

Quatrième de couverture :

Paris 1923, les années folles. Engagé sur un tournage, le pianiste américain Jeremy Nelson découvre les coulisses du cinéma, sa faune truculente, ses techniciens, figurants et seconds couteaux. Autour de Cora Lee, la vedette, et de son amant, un énigmatique magicien, gravitent une scénariste à l’imagination débridée, un garçon de café misanthrope, un assistant décorateur obsédé par un prochain conflit mondial et un étrange marionnettiste. Et quel est le rôle de cette fillette qui saute à la corde rue des Petits-carreaux ? Entraîné à son corps défendant dans une succession de cambriolages, de disparitions et d’assassinats, Jeremy Nelson, secondé par son ami Sammy, va tout tenter pour contrer le maléfice qui s’abat sur les acteurs de cette distribution insolite.
Une nouvelle enquête du héros de Claude Izner qui compose une partition syncopée comme un ragtime.

Quelques mots sur les autrices :

Claude Izner est le pseudonyme de deux sœurs, Liliane Korb et Laurence Lefèvre. Liliane a longtemps exercé le métier de chef monteuse de cinéma, avant de se reconvertir bouquiniste sur les quais de  Seine, qu’elle a quittés en 2004. Laurence a publié deux romans chez Calmann-Lévy, Paris-Lézarde  en 1977 et Les Passants du dimanche en 1979. Elle est bouquiniste sur les quais. Elles ont réalisé plusieurs courts métrages et des spectacles audiovisuels. Elles écrivent ensemble et individuellement depuis de nombreuses années, tant pour la jeunesse que pour les adultes. « Les Enquêtes de Victor Legris » sont aujourd’hui traduites dans huit pays. Le premier titre de la série, Mystère rue des Saints-Pères, a reçu le prix Michel Lebrun en 2003. Sang dessus dessous est la réédition de leur premier roman policier à quatre mains, paru en 1999.
Avec Le Pas du renard, elles entament une nouvelle série à suspense mettant en scène le pianiste Jeremy Nelson dans le Paris des Années folles.

Ma chronique :

La poule aux oeufs d’or est le deuxième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives organisé en collaboration avec les éditions 10 / 18.

J’ai eu une bonne surprise avec ce titre, en le commençant, je ne savais pas trop à quoi m’attendre, mais au final ce fut une lecture plutôt plaisante. Tout d’abord, le gros point positif de ce roman, c’est le Paris des années folles, la capitale est bien décrite, les descriptions des tenues et les dialogues m’ont carrément transportés dans ces années. En plus c’est une période que je connais peu et dont j’ai lu également peu de chose, du coup cela change et c’était fort agréable.

Les personnages, assez nombreux je dois dire sont tous attachants et rendent vraiment vivant ce roman. J’ai beaucoup aimé la petite Ginette ainsi que Sammy et LeChat. Ils naviguent tous les uns autour des autres et dans le milieu du cinéma. Je trouve qu’ils sont tous stéréotypés mais que cela donne du charme à ce roman, je n’ai eu aucun mal à me projeter. C’est un peu le genre de roman que l’on aimerait voir à l’écran.

Par contre, concernant l’intrigue que j’ai trouvé ça tarabiscotée. J’avoue que je n’ai pas tellement tout saisie au final. Cela part un peu dans tous les sens et même si je l’ai lu un peu à la manière d’un page-turner, à vouloir tout le temps envie de connaître la suite, au final j’ai un peu été déçu. Surtout que l’enquêteur ici est Jérémy Nelson, mais je n’ai pas trouvé qu’il faisait vraiment grand chose et que tout lui tombait un peu tout cru au fur et à mesure de l’avancée.

Bref, j’ai passé un bon moment, c’est une lecture divertissante mais qui ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable.

Ma note : 07 / 10

 

La maison de l’abbaye

la maison de l'abbaye

Auteur : Jean d’Aillon

Édition : Éditions 10/18

Genre : Polar historique

Titre : La maison de l’abbaye

Quatrième de couverture :

Dans le Paris du XVe siècle, Edward Holmes et Gower Watson enquêtent sur la disparition de deux femmes…
À la fin de l’an de grâce 1424, le duc de Bourgogne donne de grandes fêtes dans son hôtel parisien à l’occasion du mariage de messire de la Trémoille. Ces réjouissances sont suivies d’autres festivités offertes par le duc de Bedford à l’hôtel de Bourbon pour fêter la victoire de Verneuil sur l’armée de Charles VII.
Mais alors que se poursuivent ces grands ébattements, un effroyable criminel rôde. Qu’est devenue Matilda Raleigh, demoiselle d’honneur d’Alice Chaucer, petite-fille du célèbre poète et comtesse de Salisbury ? Où est passée Nicole de Courcelle, ancienne femme de chambre de la duchesse de Bourgogne ? Le comte de Suffolk, qui connaissait ces deux femmes, demande à Edward Holmes d’enquêter sur une intrigante maison appartenant à l’abbaye de Saint-Magloire.

Quelques mots sur l’auteur :

Jean d’Aillon, né en 1948, vit à Aix-en-Provence. Docteur d’État en sciences économiques, il a fait une grande partie de sa carrière à l’université en tant qu’enseignant en histoire économique et en macroéconomie, puis dans l’administration des Finances, avant de démissionner en 2007 pour se consacrer à l’écriture. Il a reçu en 2011 le Grand prix littéraire de Provence pour l’ensemble de son oeuvre.

Ma chronique :

Je vous l’avais annoncé sur les réseaux sociaux il y a quelques semaines, j’ai été sélectionné pour faire parti du jury du nouveau prix France Bleu Grands Détectives. Pour cette première éditions, cinq romans ont été sélectionnés et le prix sera décerné lors du salon du livre Saint-Maur en Poche qui aura lieu les 14 et 15 juin 2020. La maison de l’abbaye est donc le premier titre que je li dans le cadre de ce prix. Je suis vraiment ravi de faire parti de cette aventure, c’est une grande première pour moi.

Bon par contre je n’ai pas été emballé par cette lecture. Je suis pourtant assez friand de polars historiques, il y en a d’ailleurs plusieurs aux éditions 10/18 qui sont vraiment pas mal, je pense comme ça à La confidente des morts de Ariana Franklin. Mais dans celui-ci, il y a eu pour moi trop de lourdeurs. On comprend tout de suite que Jean d’Aillon maîtrise son sujet et qu’il est super calé sur l’histoire de France. Mais je trouve qu’à trop vouloir en mettre et bien on perd le lecteur, faut rappeler que quand on ouvre ce livre, c’est pour lire un roman, historique, ok, mais ce n’est pas pour avoir un cours d’histoire non plus.

Donc, la plume m’a quelque peu dérangée c’est un fait, mais au final, ce roman ne m’a pas tant déplu que ça. Une fois, une bonne moitié passée, je me suis régalé. Faut avouer que l’idée de nous transposer le duo Holmes / Watson au Moyen-Âge c’est juste top, surtout que Jean d’Aillon joue beaucoup sur les traits de caractères des deux bonhommes. En ce qui concerne les autres personnages, certain sont intéressants mais ici aussi l’auteur m’a un peu perdu car il les nomme de différentes manières, du coup quelques fois je ne savais plus trop à qui j’avais affaire.

L’intrigue quant à elle est assez morbide et plutôt sympathique, ce n’est pas super original et même si j’ai découvert le coupable avant la révélation finale j’ai trouvé que c’était un peu tiré par les cheveux.

Ce que je retiendrais de ce roman sera donc le duo de détectives mais également les éclairages sur cette période de l’histoire de France que je connais peu.

Ma note : 06/10

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