Archives pour la catégorie Les chroniques de RevanBane

Dans la vallée du soleil

Auteur : Andy Davidson

Édition : Gallmeister

Genre : Encore à déterminer

Titre : Dans la vallée du soleil

Quatrième de couverture :

Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l’espoir toujours déçu d’apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s’affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l’aide à remettre d’aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l’importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n’est pas ce qu’il prétend.

Quelques mots sur l’auteur :

Andy Davidson a grandi dans l’Arkansas, et vit avec sa femme et ses chats en Géorgie, où il enseigne l’anglais à l’université. Dans la vallée du soleil, son premier roman, a été finaliste du Bram Stoker Award aux États-Unis, et son écriture a été comparée à celle de Flannery O’Connor, Cormac McCarthy, Daniel Woodrell ou encore Neil Gaiman.

Ma chronique :

Voilà, je vous présente aujourd’hui le troisième titre phare de la rentrée littéraire de chez Gallmeister. Je les remercie encore une fois pour leur confiance et pour l’envoi de ce roman.

Alors… Comment vous dire ??? Ce roman… Je ne sais pas trop par où commencer. Déjà, comme vous avez pu le voir un peu plus haut dans la présentation, j’ai bien été embêté pour identifier son genre, du coup vu que je ne sais toujours pas j’ai préféré ne pas en mettre. Qu’il est étrange ce roman, le premier de Andy Davidson, ça promet pour les prochains… Dans la vallée du soleil est vraiment, mais vraiment particulier, c’est je trouve un peu un ovni dans le catalogue de Gallmeister. Mais ne vous y tromper pas, il est très bon et il y a toute sa place.

Avec Dans la vallée du soleil, nous flirtons avec différents genre, western, policier, surnaturel, fantastique, noir… et j’en passe. Je dois avouer que j’ai eu dû mal à rentrer dans cette histoire, j’étais perdu, le côté surnaturel m’a surpris et je n’osais y croire… Était-ce de la folie ? Ben certainement mais pas que… Du coup, une fois que j’ai eu accepté l’étrange, je me suis laissé embarquer dans ce roman qui au final tient vraiment la route et qui s’enchaine parfaitement.

Je trouve qu’il y a un petit côté Edgar Allan Poe dans la plume de Andy Davidson, j’ai vraiment hâte de lire d’autres avis sur ce roman. En tout cas pour ma part j’ai bien aimé, c’est noir comme j’aime. Le décor est planté au Texas, un motel qui a l’air paumé tout ce que j’aime. Des personnages peu nombreux mais des relations humaines fortes et une atmosphère oppressante font de ce roman une très belle lecture.

Ma note : 09 / 10

Les dynamiteurs

Auteur : Benjamin Whitmer

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Les dynamiteurs

Quatrième de couverture :

1895. Le vice règne en maître à Denver, minée par la pauvreté et la violence. Sam et Cora, deux jeunes orphelins, s’occupent d’une bande d’enfants abandonnés et défendent farouchement leur “foyer” – une usine désaffectée – face aux clochards des alentours. Lors d’une de leurs attaques, un colosse défiguré apporte une aide inespérée aux enfants, au prix de graves blessures que Cora soigne de son mieux. Muet, l’homme-monstre ne communique que par des mots griffonnés sur un carnet. Sam, le seul qui sache lire, se rapproche de lui et se trouve ainsi embarqué dans le monde licencieux des bas-fonds. Expéditions punitives, lynchages et explosions précipitent l’adolescent dans l’univers honni des adultes, qui le fascine et le repousse à la fois. Au point de modifier sa nature profonde, et de l’éloigner insidieusement de Cora.

Quelques mots sur l’auteur :

Benjamin Whitmer est né en 1972 et a grandi dans le Sud de l’Ohio et au Nord de l’État de New York. Il a publié des articles et des récits dans divers magazines et anthologies avant que ne soit publié son premier roman, Pike, en 2010. Il vit aujourd’hui avec ses deux enfants dans le Colorado, où il passe la plus grande partie de son temps libre en quête d’histoires locales, à hanter les librairies, les bureaux de tabac et les stands de tir des mauvais quartiers de Denver.

Ma chronique :

Benjamin Whitmer et moi ça commence à être une belle histoire, j’ai lu tous ses romans et je tiens à remercier Gallmeister pour l’envoi de son dernier titre. Les dynamiteurs sort en librairie le 3 septembre et je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus.

Avec Les dynamiteurs, Benjamin Whitmer nous transporte à Denver en 1895 aux côtés d’orphelins des rues se protégeant les uns des autres de la violence de la ville et de celle des adultes. J’ai apprécié le fait que les protagonistes principaux soient des gamins… Mais si vous connaissez Whitmer, ne vous attendez pas à retrouver de la candeur ou autre ce n’est pas le genre du Monsieur.

Comme dans tous les romans de Benjamin Whitmer, nous avons droit à une ville où la misère et le vice règnent en maîtres, des clochards, des saloons clandestins, des maisons closes … Bref c’est sale et il ne nous épargne rien. J’aime cela dans ses romans, Benjamin Whitmer a un don pour parler et pour décrire la misère.

Alors j’ai bien aimé cette histoire racontée par Sam ce petit orphelin tiraillé entre l’enfance et le monde des adultes. Un monde qu’il va se prendre en pleine face au moment où Goodnight un géant muet fait irruption dans son petit univers. J’ai été touché par tous ces gamins abandonnés à eux-mêmes, surtout par Cora leur protectrice. J’ai trouvé ce personnage terriblement attachant, énigmatique mais touchant.

Avec Les dynamiteurs, Benjamin Whitmer nous offre un roman initiatique du passage à l’âge adulte. C’est violent, crasseux, par moment très gore et noir à souhait. Mais c’est également beau, c’est fou le talent de cet auteur qui part la noirceur de ses romans arrive à démontrer les travers des hommes et surtout de l’Amérique. Encore une fois je ne peux que vous le conseiller, un grand roman pour cette rentrée littéraire juste phénoménale chez Gallmeister.

Ma note : 09 / 10

Betty

Autrice : Tiffany McDaniel

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Betty

Quatrième de couverture :

“Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Quelques mots sur l’autrice :

Tiffany McDaniel vit dans l’Ohio, où elle est née. Son écriture se nourrit des paysages de collines ondulantes et de forêts luxuriantes de la terre qu’elle connaît. Elle est également poète et plasticienne. Son premier roman, L’Été où tout a fondu, est à paraître aux Éditions Gallmeister.

Ma chronique :

Voilà, je viens de refermer Betty. Et me voilà à essuyer mes larmes qui coulent depuis une cinquantaine de pages. Alors je savais que ce livre avait quelque chose de fort après avoir lu avant même sa sortie de nombreux avis élogieux. Mais là, on est plus sur un simple très bon roman, ce livre c’est une véritable tornade, un bouleversement énorme dans ma vie de lecteur.

Betty, ma chère Betty, ma petite indienne tu as chamboulé mon coeur. Lire ton histoire fut pour moi un bonheur immense, je suis passé par mille émotions à travers tes lignes, à suivre ta vie et celle de ta famille, la famille Carpenter. Comment ne pas ressortir marqué à vie par cette lecture ? J’ai pris mon temps, j’ai savouré, je ne voulais pas te quitter Betty, toi la petite Cherokee. Tu as rythmé ma vie de lecteur pendant plusieurs jours et ce fut une expérience extraordinaire, merci à toi Betty et merci à vous Tiffany McDaniel, sans oublier bien entendu l’équipe de Gallmeister qui encore une fois nous offre un magnifique roman.

Il est donc temps pour moi de vous parler de ce roman, Betty, second roman de Tiffany McDaniel (le premier va paraître chez Gallmeister – autant vous dire que j’ai hâte), premier des titres phares de la rentrée littéraire de ma maison d’éditions préférée. Ce livre s’inspire de l’histoire de la famille de Tiffany McDaniel dont celle de sa mère Betty.

C’est donc Betty qui nous raconte l’histoire de sa famille, les Carpenter, un père d’origine Cherokee, une mère blanche et leurs huit enfants. Il s’agit d’une famille modeste qui va être marquée très vite par la perte de deux enfants tout jeune. Elle nous raconte également ce qu’est l’Amérique dans les années 60.

Comment vous parler de Betty, sans vous parler de son père, Landon Carpenter, un homme et un père fantastique. Un homme qui rend la vie belle, un homme qui est capable de faire de la plus simple des petites choses quelque chose de totalement extraordinaire. J’ai adoré ses histoires, j’ai adoré le bien qu’il répand autour de lui, j’ai adoré la relation qu’il a avec ses enfants, avec sa femme et avec tous les gens qui l’entourent. Je pourrais vous parler pendant des heures de tous les membres de cette famille, de Fraya, de Trustin, de Lint … Cette famille va rester graver à jamais dans mon coeur.

Je vous disais que mes émotions avaient joué aux montagnes russes pendant ma lecture. Et bien c’est exactement cela, j’ai été transporté de bonheur souvent, pris de colère plusieurs fois, dégoûté par moment, terriblement triste également. C’est cela qui fait que ce roman est magique, qui fait que ce roman est unique et qui fait qu’il va laisser une marque indélébile en moi.

C’est un roman très féministe, c’est un roman contre le racisme, pour la différence, c’est un roman d’amour … c’est un roman magique. C’est un roman qui contient plein de petites histoires fantastiques qui font en sorte que malgré les difficultés, malgré la méchanceté, malgré les malheurs qui viennent frapper, malgré la cruauté de certains hommes, malgré l’étroitesse d’esprit de beaucoup, la vie est belle et que cela vaut le coup d’apporter du bonheur autour de soi. Ce roman, c’est aussi l’histoire d’une terre, d’une nature magnifique qui fait entièrement partie de cette histoire.

Vous l’aurez compris je pourrais encore et encore vous parler de Betty, mais je préfère vous laisser découvrir cette petite indienne au grand coeur, alors n’hésitez pas, lancez-vous, je suis certain que vous sortirez changé de cette lecture.

Ma note : 10 / 10

Là où les rivières se séparent

Auteur : Mark Spragg

Édition : Gallmeister

Genre : Autobiographie

Titre : Là où les rivières se séparent

Quatrième de couverture :

“J’ai grandi au sein d’une entreprise familiale. J’ai grandi à Holm Lodge. C’est le plus vieux ranch-hôtel du Wyoming. Quand j’étais petit garçon, je savais que le ranch se trouvait à dix kilomètres de l’entrée est du parc de Yellowstone, mais je ne savais pas que je vivais dans le plus grand espace vierge de toute clôture aux États-Unis, Alaska excepté. Ça, c’est ce que je sais aujourd’hui. À l’époque, je savais seulement que j’étais libre sur cette terre.”

Quelques mots sur l’auteur :

Mark Spragg naît en 1952 et grandit dans un ranch du Wyoming. Dans Là où les rivières se séparent, récit autobiographique primé par une association de libraires indépendants aux États-Unis, il évoque son enfance et sa jeunesse passées parmi les chevaux au cœur d’une nature rude et majestueuse. Outre De flammes et d’argile, publié aux États-Unis en 2010, il est l’auteur de deux autres romans, dont Une vie inachevée, qui a été porté à l’écran par Lasse Hallström, avec Robert Redford dans le rôle d’Einar. Son œuvre est aujourd’hui traduite en quinze langues.

Ma chronique :

Me revoilà pour vous parler d’un roman de chez Gallmeister – il y avait longtemps me direz-vous – , mais que voulez-vous quand on aime on ne compte pas. Aujourd’hui, il s’agit donc du roman de Mark Spragg, Là où les rivières se séparent.

Je découvre cet auteur avec ce roman, et quoi de mieux car il s’agit d’une autobiographie. Mark Spragg nous raconte sa vie dans le Wyoming de sa petite enfance jusqu’au moment où il s’est mis à écrire.

J’ai beaucoup apprécié ce livre, chaque chapitre se suffit à lui-même, c’est en quelque sorte un enchainement de petites nouvelles. Bon de temps en temps j’ai trouvé qu’il y avait quelques longueurs, surtout vers la fin, mais dans l’ensemble c’est vraiment un très bon roman.

Mark Spragg nous parle donc de sa jeunesse dans le Wyoming, cet état des États-Unis qui dans les années 50 est encore à l’état sauvage. Pour vous situer c’est tout proche du Parc de Yellowstone, il y a des montagnes, des rivières et des forêts. On ne va pas se mentir ce qui fait vraiment la force de ce roman autobiographie c’est la nature. Mark Spragg a une manière de nous la décrire qui est sensationnelle, j’ai adoré, et j’ai qu’une seule envie dorénavant c’est d’aller parcourir ces terres sauvages. Une autre force dans ce roman pour moi, c’est le lien entre Mark Spragg et les chevaux, j’ai trouvé cela extraordinaire, c’est très beau à lire.

De base, je ne suis pas un fana d’autobiographie mais ici le côté très contemplatif, très nature writing m’a rendu ma lecture vraiment très agréable. Je recommande et maintenant je suis curieux de lire ce qu’a écrit Mark Spragg en fiction.

Ma note : 08 / 10

Les lumières de Tel-Aviv

les lumières de tel aviv

Autrice : Alexandra Schwartzbrod

Éditions : Rivages / Noir

Genre : Anticipation

Titre : Les lumières de Tel-Aviv

Quatrième de couverture :

Les ultrareligieux ont pris le pouvoir à Jérusalem pour former le Grand Israël. Les Résistants, composés de laïcs juifs et arabes, se sont regroupés à Tel-Aviv pour vivre selon les préceptes des premiers kibboutzim. Signe de la division, un nouveau mur a fait son apparition, entre Jérusalem et Tel-Aviv cette fois.
Un mur surveillé par des robots tueurs fournis par la Russie, le parrain du Grand Israël.
Ils sont six à devoir franchir cette frontière au péril de leur vie : Haïm, un ultra-orthodoxe en cavale ; Moussa et Malika, deux jeunes Palestiniens en exil ; Ana, la femme d’un religieux éprise de liberté ; Isaac, un conseiller du Premier ministre en proie au doute ; et Eli Bishara, un ex-commissaire de police à la recherche de son amour perdu. Tous n’y parviendront pas.

Quelques mots sur l’autrice :

Alexandra Schwartzbrod est romancière, essayiste, spécialiste du Moyen Orient et directrice adjointe de la rédaction de Libération. Elle a reçu le Prix SNCF du polar en 2003 pour Balagan et le Grand prix de littérature policière en 2010 pour Adieu Jérusalem, deux romans qui composent, avec Les Lumières de Tel-Aviv, un cycle consacré à Israël.

Ma chronique :

Nouvelle lecture dans le cadre de mon statut d’enquêteur VIP pour BePolar. Je les remercie d’ailleurs beaucoup pour cet envoi, ainsi bien sûr que les Éditions Rivages.

Les lumières de Tel-Aviv est un roman d’anticipation sur le Moyen-Orient. Alors pour commencer autant vous dire que je ne savais pas du tout dans quoi je mettais les pieds. Tout d’abord je n’ai jamais vraiment compris ce qu’il se passe en Israël, du coup cela m’est complètement inconnu et ensuite, je lis très très rarement de roman d’anticipation.

Je dois dire que j’ai été un peu déconcerté par ce roman. En terme de géo-politique, je pense que je n’ai pu apprécier pleinement les qualités de ce livre par manque de connaissance et c’est un peu dommage. Par contre, cela m’a donné envie d’en apprendre plus sur cette région du monde, donc c’est positif. Ensuite nous allons suivre plusieurs personnages à travers des chapitres courts et rythmés. L’idée, il y a un mur entre le Grand Israël et Tel-Aviv et plusieurs personnages veulent passer d’un côté ou de l’autre, et comme le dit la quatrième de couverture, il y a des drones tueurs prêts à les en empêcher.

J’ai beaucoup aimé les différents personnages de ce romans, ils sont au final tous réunis par une envie de liberté et de paix, fini le nationalisme ou la religion, fini le fait d’être arabe, chrétien ou juif, fini la différence, leur but à tous est de vivre en tant qu’humain et  forcément je ne peux qu’apprécier cela.

J’ai aimé les messages de ce roman, le fait qu’au nom de la religion les puissants sont prêts à tout. Qu’est-ce que je n’aime pas ce fanatisme religieux et malheureusement nous ne retrouvons pas ça que dans des romans d’anticipation. Les messages d’espoir et de liberté sont aussi très important ici.

J’ai beaucoup apprécié ce roman, et chose rare, j’ai été déçu qu’il se termine aussi vite, j’aurais aimé rester encore un peu avec Ana, Moussa et Haim.

Ma note : 10 / 10

 

L’abbé Grégoire s’en mêle

l'abbé grégoire

Autrice : Anne Villemin-Sicherman

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : L’abbé Grégoire s’en mêle

Quatrième de couverture :

Une nouvelle série, lauréate du prix Historia, et un nouveau détective : Augustin Duroch.
Le fonctionnaire Mendron est assassiné dans la diligence Paris-Metz. Les sept survivants ont interdiction de quitter la ville. Augustin Duroch, vétérinaire réputé pour sa rigueur scientifique, constate un empoisonnement. Lequel des sept voyageurs est l’assassin ? Augustin découvre que Mendron devait rejoindre secrètement Calonne, ancien ministre des Finances de Louis XVI.
Pourquoi Calonne, en exil, est-il si décrié ? Ce meurtre a-t-il un lien avec le sujet du concours de la Société royale des sciences et des arts de Metz proposé par l’abbé Grégoire, future figure de la Révolution : Est-il des moyens de rendre les juifs plus utiles et plus heureux en France ? L’abbé était proche de l’un des voyageurs de la diligence… Le mystère s’épaissit quand deux autres passagers de la voiture meurent à leur tour dans des conditions suspectes.

Quelques mots sur l’autrice :

Issue d’une famille de vétérinaires, Anne Villemin-Sicherman est médecin. Passionnée par le XVIIIe siècle, elle a créé une série de thrillers historiques Les enquêtes d’Augustin Duroch, qui nous plongent au cœur de la vie quotidienne sous l’Ancien Régime.

Ma chronique :

L’abbé Grégoire s’en mêle est le cinquième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives. Comme vous le savez je fait parti du Jury de ce prix et j’ai décidé de voter pour ce titre.

En effet, ce polar historique m’a beaucoup plu. Déjà l’époque choisie, la veille de la Révolution Française, j’adore. De plus cela ne se passe pas à Paris mais en province, dans l’est de France, ce qui donne un point de vu extérieur de la capitale très intéressant.

Tout commence par un meurtre dans une diligence et du coup nous avons dès le départ les potentiels coupables, les voyageurs venant de Paris, deux couples de marchands, un curé, un juif et un homme d’affaire dans la traite des nègres. Et c’est un vétérinaire qui est en charge de l’enquête, assez original.

Ce que j’ai apprécié le plus dans ce roman, c’est le savant mélange entre l’histoire avec un grand H et la fiction. Tout se mari à la perfection, ce n’est pas trop historique comme dans certains romans de ce genre, ce qui rend la lecture assez pénible et c’est un gros avantage. Il y a des personnages inventés qui viennent se mêlés à des personnes ayant vraiment existées et je trouve ça vraiment génial. De plus la fiction se mélange à l’Histoire à un rythme parfait. Plusieurs thèmes sont évoqués, forcément les prémices de la Révolution, mais également le sort des juifs à cette époque et l’esclavage.

Voilà, j’ai vraiment aimé ce roman et même si j’avais deviné le coupable avant la révélation finale, cela ne m’a pas gâché ma lecture.

Ma note : 09 / 10

Ce qu’il faut de nuit

ce qu'il faut de nuit

Auteur : Laurent Petitmangin

Éditions : La Manufacture de Livres

Genre : Contemporain

Titre : Ce qu’il faut de nuit

Quatrième de couverture :

C’est l’histoire d’un père qui élève seul ses deux fils. Les années passent et les enfants grandissent. Ils choississent ce qui a de l’importance à leurs yeux, ceux qu’ils sont en train de devenir. Ils agissent comme des hommes. Et pourtant, ce ne sont encore que des gosses. C’est une histoire de famille et de convictions, de choix et de sentiments ébranlés, une plongée dans le cœur de trois hommes.
Laurent Petitmangin, dans ce premier roman fulgurant, dénoue avec une sensibilité et une finesse infinies le fil des destinées d’hommes en devenir.

Quelques mots sur l’auteur :

Laurent Petitmangin est né en 1965 en Lorraine au sein d’une famille de cheminots. Il passe ses vingt premières années à Metz, puis quitte sa ville natale pour poursuivre des études supérieures à Lyon. Il rentre chez Air France, société pour laquelle il travaille encore aujourd’hui. Grand lecteur, il écrit depuis une dizaine d’années. Ce qu’il faut de nuit est son premier roman.

Ma chronique :

Tout d’abord un grand merci à La Manufacture de Livres pour l’envoi de ce roman. Roman qui sort en librairie le 20 août.

Ensuite … Quelle claque !!! Je me suis pris un bel uppercut à la lecture du premier roman de Laurent Petitmangin. C’est un roman court mais terriblement efficace. C’est l’histoire d’un père et de ses deux fils, mais ce n’est pas seulement ça. Il y a tellement plus dans ce roman.

Pour commencer c’est l’histoire d’un drame familiale, la mère décède de la maladie du siècle et le père se retrouve seul à élever ses deux fils. Cela nous parle donc du deuil et de la solitude car oui le père se retrouve seul confronter à son deuil mais sans avoir vraiment le droit de craquer car il a ses enfants, du coup les questions se bousculent pour savoir si les choix fait sont les bons.

C’est aussi une histoire vraie sur des français un peu paumés politiquement, entre un Parti Socialiste à la peine et la montée du Front National, c’est deux idéologies, deux générations qui viennent s’opposer tout du long de ce roman. Il y a beaucoup de vérité et de simplicité dans cette histoire, c’est magistral.

De plus l’écriture de Laurent Petitmangin est sans fioriture, c’est le père qui parle sans filtre et sans concession. C’est vraiment cette narration qui donne toute la force à ce roman, nous sommes dans la tête du père et en complète empathie avec lui.

Voilà donc un grand roman que nous propose La Manufacture de Livres pour sa rentrée littéraire, je ne peux que vous conseillez de vous jeter dessus dès sa sortie.

Ma note : 10 / 10

Les gardiens de la lagune

les gardiens de la lagune

Autrice : Viviane Moore

Édition : Éditions 10 / 18

Genre : Polar historique

Titre : Les gardiens de la lagune

Quatrième de couverture :

Une ancienne légende vénitienne raconte que, sous l’archipel, sommeille un monstre – dragon ou bête de l’Apocalypse – que seuls les gardiens de la lagune tiennent en respect…
Nous sommes en 1162, des ossements enfouis sous les décombres d’une église font ressurgir un passé que beaucoup auraient préféré garder secret… Quelques jours plus tard, un cadavre est retrouvé dans le canal du Rialto. Un meurtre qui entache le nom du doge Vitale Michiel II. Malédiction, crime politique ou vengeance ?
Hugues de Tarse aura besoin de toute sa sagacité et de celle d’Eleonor de Fierville pour comprendre à quel point les Vénitiennes jouent un rôle fatal dans cette sombre histoire d’amour, de jalousies et de haine.

Quelques mots sur l’autrice :

Viviane Moore est née en 1960 à Hong-Kong, d’un père architecte et d’une mère maître verrier. Elle débute sa carrière comme photographe à l’âge de dix-neuf ans. Elle devient ensuite journaliste indépendante, avant de se consacrer entièrement à l’écriture. Elle vit aujourd’hui près de Versailles. Sa série de romans historiques mettant en scène le chevalier Galeran de Lesneven la fait rapidement connaître du grand public, un succès confirmé avec « La saga de Tancrède le Normand », dans la collection Grands détectives des Éditions 10/18. Après La Femme sans tête et L’Homme au masque de verre, Le Souffleur de cendres est le troisième roman d’un cycle consacré à l’alchimie.

Ma chronique :

Les gardiens de la lagune est le quatrième titre sélectionné pour le Prix France Bleu Grands Détectives dont je fais parti du jury.

C’est un roman que j’ai lu assez vite, les chapitres sont plutôt courts et il y a un bon rythme. En écrivant cette chronique je me rend compte que l’histoire se passe sur à peine quatre jours donc effectivement il faut que cela soit rythmé peut être même un peu trop d’ailleurs.

Bon, je n’ai pas plus aimé que cela ce roman, j’ai trouvé le personnage principal Le Chevalier Hugues de Tarse très antipathique et imbus de lui-même, je ne me suis pas du tout attaché à lui, sa femme par contre j’ai bien aimé, mais elle  n’est pas assez mise en avant dans ce roman. C’est un peu de mon point de vu le problème de ce roman, il y a plusieurs personnages qui sont mis en avant, mais ce sont ceux avec lesquels j’ai le moins accroché, il y en a d’autres qui au contraire ont l’air vraiment intéressants mais qui sont pour le coup complètement mis de côté ce qui est dommage.

Quelque chose par contre de très positif avec ce roman et c’est ce qui le sauve, c’est Venise, on sent que l’autrice s’est bien renseignée sur le sujet et c’est un vrai plaisir de découvrir cette ville à cette époque ainsi que les us et coutumes, je me suis régalé, c’est d’ailleurs ce qui a sauvé ma lecture.

Si on parle de l’enquête en elle même, je dirais pffff rien de vraiment passionnant, on a l’impression que le chevalier mène son enquête mais qu’il sait déjà où cela va l’emmener donc il n’y a pas de rebondissement.

Vous l’aurez compris une lecture qui devrait vite passer aux oubliettes malgré un côté historique fort intéressant.

Ma note : 04 / 10

 

Le Cycle de Pendragon, tome 2, Merlin

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Auteur : Stephen Lawhead

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Fantasy

Titre : Le Cycle de Pendragon, tome 2, Merlin

Quatrième de couverture :

« Le monde a-t-il jamais connu semblable époque ? Jamais ! Et c’est ce qui en fait la gloire et la terreur. Si les hommes savaient ce qui les guette, jusqu’au plus humble d’entre eux… ils défailliraient, ils se couvriraient la tête et mordraient leur manteau pour s’empêcher de crier. C’est leur bénédiction et leur malédiction de ne pas savoir. Mais moi je sais. J’ai toujours su… »
Voici l’histoire de Merlin l’Immortel, roi, guerrier, druide, barde et prophète… dont la vie se confond avec l’histoire de l’Ile des forts.
Voici le récit de son enlèvement par le Petit Peuple des Collines, de ses longues années de solitude dans la forêt et de ses combats contre les barbares sanguinaires dont les invasions vont précipiter la chute de l’Empire romain d’Occident. Voici la vie de Merlin telle que nul autre que lui ne pouvait la raconter.

Quelques mots sur l’auteur :

Stephen R. Lawhead est né en 1950 au Nebraska. Dès 1981, il se consacre entièrement à l’écriture et s’installe à Oxford pour y faire des recherches sur les légendes et l’histoire celtiques. Spécialiste en mythologies et fictions historiques, traduit dans vingt et une langues et récompensé par de nombreux prix, il est un auteur mondialement reconnu.

Ma chronique :

Voici déjà la seconde chronique pour cette saga Le Cycle de Pendragon, après Taliesin c’est donc au tour de Merlin. Merlin le druide, le barde, le magicien, l’enchanteur. Rien à voir avec le livre mais j’aurais trop aimé, si on a un garçon, l’appelé Merlin, mais ma femme ne veut absolument pas.

Bon, je suis un super fan du personnage de Merlin, je l’adore dans tous les films, les livres et les séries et ce cycle ne manque pas à la règle. Ici, c’est encore autre chose car déjà, c’est lui qui nous raconte son histoire ce qui est vraiment un super choix de l’auteur et qu’ensuite il nous raconte une grande partie de sa vie à partir de son enfance.

Ce roman est découpé en trois parties ou trois livres. Le premier est très fluide, il se lit facilement. C’est très intéressant, l’enfance de Merlin, sa captivité auprès du petit peuple des collines, ses premiers combats, son mariage … Tout ce qui est venu faire de sa réputation ce qu’elle fut par la suite. Par contre le livre deux a été très long à lire pour moi, c’était poussif, Merlin sombrait dans la folie et cela s’est ressenti dans tout ce livre, que ce fut laborieux pour moi. Heureusement le dernier livre repart bien et redevient passionnant, il parle d’Uther Pendragon, d’Ygerna et … d’Arthur, le personnage central du troisième tome. J’ai bien aimé ce dernier livre car Merlin y a plus son rôle d’enchanteur et de prophète et porte sur ses épaules le destin de l’Île des forts et du peuple breton.

Voici donc un second tome en demi teinte pour moi, mais avec l’arrivée d’Arthur cela va redevenir passionnant. Par contre c’est marrant, cela a beau être une relecture, j’ai très peu de souvenirs du coup, je découvre.

Ma note : 06 / 10

Le Cycle de Pendragon, tome 1, Taliesin

taliesin

Auteur : Stephen Lawhead

Édition : Le Livre de Poche

Genre : Fantasy

Titre : Le Cycle de Pendragon, tome 1, Taliesin

Quatrième de couverture :

Fuyant l’engloutissement de l’Atlantide, trois navires désemparés emportent le roi Avallach et sa fille vers Ynys Prydein, une île noyée dans les brumes. Dans ce nouveau monde, où les guerriers celtes luttent pour leur survie dans les derniers soubresauts d’un Empire romain agonisant, ils essaient tant bien que mal de refaire leur vie. De la rencontre de ces deux civilisations, et de l’union de la jeune princesse atlante avec le barde Taliesin, naîtra celui que chacun connaît désormais sous le nom de Merlin…

Quelques mots sur l’auteur :

Stephen R. Lawhead est né en 1950 au Nebraska. Dès 1981, il se consacre entièrement à l’écriture et s’installe à Oxford pour y faire des recherches sur les légendes et l’histoire celtiques. Spécialiste en mythologies et fictions historiques, traduit dans vingt et une langues et récompensé par de nombreux prix, il est un auteur mondialement reconnu.

Ma chronique :

Première chronique concernant ma relecture du Cycle de Pendragon. Je vais donc vous parler aujourd’hui du tome 1, Taliesin.

J’avais adoré lors de ma première lecture étant adolescent, j’avais donc quelques craintes que la magie n’opère pas de la même manière maintenant que je suis adulte et que j’ai lu depuis plusieurs centaines de romans. Mais voilà, cela a encore fonctionné, j’ai encore une fois adoré et j’ai dévoré ce premier tome.

Je suis de base un grand fan des légendes Arthuriennes et des légendes concernant l’Atlantide alors quand les deux sont regroupées dans un cycle, je signe de suite. Dans ce premier tome, il s’agit de mettre en place les bases et c’est fait de bien belles manières. Dans les deux premières parties on alterne entre des passages racontant la vie en Atlantide et la destruction de cette île magique, mais aussi avec la vie des bretons encore sous occupation romaine. Alors même si tout ce qui concerne l’Atlantide est complètement imaginaire, pour les bretons il y a une vraie base historique et j’ai trouvé cela très intéressant. La dernière partie est intéressante par les sujets évoqués, les religions, l’amour et la recherche d’une nouvelle patrie.

Il y a beaucoup de poésie et de magie dans l’écriture de Stephen Lawhead et cela m’a complètement enchanté, il à même réussi à me tirer quelques larmes à la toute fin. J’ai trouvé que c’était assez fluide malgré pas mal de descriptions. C’est je trouve un très bon roman de fantasy et je suis vraiment content de l’avoir relu.

Ma note : 09 / 10