Archives pour la catégorie Les chroniques d’Ann’Gaëlle

SI JE SERAIS GRANDE

si je serais grande

Auteur: Angelina Delcroix

Editions: Nouvelles Plumes

Genre: Thriller psychologique

Titre: Si je serais grande

Quatrième de couverture:

2006. Deux petites filles disparaissent le même jour, sans laisser de traces. Elles sont voisines, mais n’étaient pas ensemble au moment de leur enlèvement.
Eleanor, bientôt six ans, vit dans la crainte de déplaire à ses parents. La tête pleine d’images et de souvenirs, est-elle la menteuse que décrit sa mère ?

Des cadavres d’enfants viennent d’être découverts. Au milieu des corps, une survivante. Enceinte de quatre mois et toujours profondément marquée par sa précédente enquête, l’adjudante Joy Morel se retrouve à la tête d’une enquête éprouvante qui va l’entraîner aux frontières de l’inimaginable….

L’auteure, en quelques mots:

Née en 1978, à Luçon, après une licence de génétique, et des études en psychothérapie, Angélina Delcroix est actuellement (2017) psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.

Ma chronique:

Un seul mot…. WOUAOUH !!!

Si je serais grande est le deuxième roman que je lis d’Angelina Delcroix, et qui s’inscrit dans une trilogie: Ne la réveillez pas, Si je serais grande, Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort.

J’avais déjà beaucoup aimé le premier tome, et c’est donc très naturellement que je me suis tournée sur le deuxième roman de sa triade.

… Je n’ai jamais rien lu de tel en fait….

L’auteure a joué avec mes nerfs, et m’a fait vivre de véritables  montagnes russes des émotions  jusqu’à la dernière page, et tout y passe: les tripes, les sentiments, les doutes, la peur, les frissons, la douleur, le désarroi, l’inquiétude, l’angoisse, le dégoût, la nausée, la colère….

Au cours de mes lectures passées, j’ai été amenée à lire des scènes de grande violence, mais là, j’ai pour la première fois dû parfois m’arrêter de lire, lever les yeux, et prendre une grande inspiration avant de reprendre ma lecture tellement la description des scènes était difficile.

J’ai adoré ce roman, c’est une évidence. Je l’ai commencé, je n’ai pas pu le  lâcher, je l’ai terminé !!

J’ai retrouvé le duo de choc Barrère/Morel, qui ont je trouve grandi dans ce deuxième tome. La situation a changé pour Morel, qui attend son premier enfant, et l’enquête à laquelle elle va devoir faire face va l’emmener à la limite du supportable…..

Il m’est difficile à vrai dire de vous parler de l’histoire sans vous spoiler… je n’en dirai donc pas plus !

Je compte sur votre curiosité, et sur vos retours, bien évidemment 😉 !

Ma note:

10/10

 

 

 

AU PETIT BONHEUR LA CHANCE !

Au petit bonhur la chance

Auteur: Aurélie Valognes

Editions: Le Livre de Poche

Genre: Roman comtemporain

Titre: Au petit bonheur la chance !

Quatrième de couverture:

1968. Jean a six ans quand il est confié du jour au lendemain à sa grand-mère. Pour l’été. Pour toujours. Il n’a pas prévu ça. Elle non plus.

Mémé Lucette n’est pas commode, mais dissimule un coeur tendre. Jean, véritable moulin à paroles, est un tourbillon de fraîcheur pour celle qui vivait auparavant une existence paisible, rythmée par ses visites au cimetière et sa passion pour le tricot.

Chacun à une étape différente sur le chemin de la vie – elle a tout vu, il s’étonne de tout –, Lucette et Jean vont s’apprivoiser en attendant le retour de la mère du petit garçon.

Ensemble, dans une société en plein bouleversement, ils découvrent que ce sont les bonheurs simples qui font le sel de la vie.

Un duo improbable et attachant pour une cure de bonne humeur garantie !

L’auteure, en quelques mots:

Née en 1983 à Châtenay – Malabry, Aurélie VALOGNE est une auteure française de littérature contemporaine, et considérée comme une des figures du roman populaire français.

En 2018, elle est selon le classement GFK-Le Figaro, troisième écrivain français en nombre de livres vendus, juste devant Marc Lévy et première femme de ce classement.

Ses romans croquent la famille contemporaine avec humour et émotion. Ses différentes comédies, véritables phénomènes populaires, sont lus par des millions de lecteurs à travers le monde.

Ma chronique:

Et voilà… ! A peine plus de 4 jours que je partage le blog d’Anthony, et changement radical de style de lecture pour moi ! Je savais qu’il aurait une bonne influence sur moi !!

Mais revenons à nos moutons, heu, à nos lectures pardon !!

Avec ce livre, j’ai non seulement découvert une auteure pleine de talent, mais j’ai également redécouvert ce qu’était une histoire romancée, simplement, et quel plaisir pour mes yeux !

Dès les premières lignes, me voilà tombée sous le charme de ce petit bonhomme prénommé Jean. Jean a six ans, et Marie, sa maman le confie provisoirement à sa propre mère, « Mémé Lucette », le temps de trouver un travail et un appartement à Paris.

La vie est rude aux côtés de Mémé Lucette! Pas de frigidiaire, pas de cabinet de toilettes, ni eau courante dans l’appartement ! Jean n’est pas habitué à ce manque de confort, et il y va de ses remarques de gaminou de 6 ans…. et il m’a fait mourir de rire !!

Alors on suit la vie de Jean, on grandit à ses côtés, et le provisoire de Marie dure… longtemps. Pas de carte postale, pas de lettre à son attention, plus de bisous de la part de sa maman qui lui manque chaque jour.

Cinq années ont passé, et le grand jour est arrivé pour Jean! A l’occasion du baptème de son petit-petit-cousin, il va la revoir, enfin, mais rien ne sa passe comme il l’avait imaginé…. Marie lui offre une poignée de bonbecs qu’elle a pris dans les soucoupes des toilettes pour dames de la salle des fêtes, l’embrasse maladroitement, puis … part en boîte de nuit avec ses copines, le laissant seul avec sa tristesse.

A partir de ce jour là, la vie de Jean se fera sans « sa mère »; il la déteste.

Mon avis:

J’ai lu les premières lignes, les premières pages, et « BOUM » !! Me voilà tombée amoureuse de ce petit bonhomme aux guibolles toutes maigres, aux « pourquoi » intempestifs et aux réflexions enfantines qui m’ont provoqué de sacrés fous rires!

J’ai adoré ce roman. On débute notre lecture avec une certaine légèreté, des titres de chapitres toujours plus drôles les uns que les autres, et puis le décor s’assombrit peu à peu et laisse place à des sujets difficiles, qui ne peuvent pas nous laisser indifférents.

J’ai adoré ce roman parce qu’il est tout simplement émouvant.
Emouvant, Jean l’est quand il trépigne d’impatience en attendant le facteur et la carte postale de sa maman , qui n’arrivera jamais.

Emouvante, Marie l’est également, car elle est finalement victime d’une époque où peu de place était laissée aux femmes.

Et j’ai trouvé la relation qui unit Jean à sa Mémé Lucette particulièrement touchante aussi.

Emouvant parce qu’au fil de notre lecture, on se heurte à des sujets plus graves, tels que la maternité, l’avortement, la vieillesse, la solitude…

D’une certaine manière, Aurélie Valognes nous fait réfléchir sur nos propres relations avec nos parents, et nos grands-parents. On se remet en question, et ce parfois pas sans mal.

Ma note:

10/10                                                                                                                                                       sans-titre

Quatre racines blanches

qautre racines blanches

Auteur : Jacques SAUSSEY

Editions : Les nouveaux auteurs

Genre : Polar

Titre : Quatre racines blanches

Quatrième de couverture :

Daniel Magne, officier de police à Paris, est en voyage professionnel au Québec. A peine arrivé, il est le seul témoin du meurtre d’un de ses collègues canadiens et de l’enlèvement d’une femme. Il se retrouve aussitôt désigné par la police québécoise pour traquer les assassins.

Peu après, le corps supplicié de la belle inconnue est découvert à l’entrée de la réserve mohawk de Kanawaghe sur la rive du Saint-Laurent.

Avec sa coéquipière et amante Lisa Heslin qui l’a rejoint, Magne se lance dans une enquête hors juridiction particulièrement périlleuse.

Sans le savoir, ils s’apprêtent à mettre les pieds sur le territoire de l’un des criminels les plus dangereux du Canada.

L’auteur, en quelques mots:

Né en 1961, Jacques SAUSSEY a commencé à écrire à l’âge de vingt-sept ans des nouvelles puis des romans policiers. Il est une nouvelle voix du polar français qui commence à prendre une belle ampleur, notamment avec le soutien de nombreux libraires.

Ma chronique :

Tout d’abord, je tiens à remercier Anthony de m’avoir proposé de chroniquer mes lectures via son blog. Je suis très touchée et j’espère être à la hauteur et de sa proposition, et de vos attentes  !

Il s’agit pour moi du premier roman que je lis de cet auteur.

Pourquoi l’avoir choisi ? Parce que j’avais eu de bons échos sur cet auteur, et parce qu’une bande d’un bleu électrique au bas de la page de couverture a particulièrement attiré mon attention… Il y était écrit : « UN NOUVEAU TALENT EST NÉ DANS LE POLAR…. Franck Thilliez ».

Pour la fan de polar et de thriller que je suis, il était impensable de passer à côté !

Et je n’ai pas été déçue. Quelle pépite !!

Dès la vingtième page, l’auteur met nos nerfs à rude épreuve avec un meurtre et un enlèvement.

A partir de ce moment, Daniel Magne va mener une enquête sous haute tension qui va le mener, lui et sa coéquipière, sur les traces d’un tueur sans aucune empathie ni sentiment pour ses victimes.

Qui est cette américaine dont le corps mutilé a été retrouvé à l’entrée de la réserve mohawk de Kanawaghe ? Pourquoi le tueur s’est-il ainsi acharné sur elle ?

Un début d’intrigue, un début de piste que nous livre Jacques Saussey :

« Il était encore trop tôt pour formuler une hypothèse mais la personnalité de cette femme prenait à présent un tout autre visage, et du statut de victime elle bifurquait lentement vers celui de point d’interrogation.

Voir de fouteuse de merde.

Car quelles qu’aient pu être les raisons qui avaient motivé sa présence à Montréal, l’Américaine avait visiblement très vite mis le feu à la poudre d’un canon dirigé droit sur sa propre tête. »

Mon avis :

J’ai adoré ce livre qui m’a tenue en haleine du début à la fin.

L’écriture est rythmée : pièges, poursuites, trafics en tous genres, rebondissements… le doute s’installe. Le suspense est inégalable !

Les personnages sont peu nombreux, et attachants. J’ai aimé le caractère bien trempé de Lisa, et l’assurance qui se dégage de Daniel.

Et pour finir, on ne peut pas lire ce livre sans parler du décor ! Le Québec, dépaysement total, la neige, ses habitants. Au fil du temps, j’entendais presque l’accent canadien bercer ma lecture !

Bref, vous l’aurez compris, je recommande ce livre à 100% !

Ma note :

10/10