Archives pour la catégorie Les chroniques d’Ann’Gaëlle

Serre moi fort

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Auteur : Claire Favan

Editions : Pocket

Titre : Serre-moi fort

Genre : Thriller

Quatrième de couverture :

Méfiez-vous de qui vous tend les bras…  » Serre-moi fort.  » Cela pourrait être un appel au secours désespéré. Du jeune Nick, d’abord. Marqué par la disparition inexpliquée de sa soeur, il est contraint de vivre dans un foyer brisé par l’incertitude et l’absence. Obsédés par leur quête de vérité, ses parents sont sur les traces de l’Origamiste, un tueur en série qui sévit depuis des années en toute impunité. Du lieutenant Adam Gibson, ensuite. Chargé de diriger l’enquête sur la découverte d’un effroyable charnier dans l’Alabama, il doit rendre leur identité à chacune des femmes assassinées pour espérer remonter la piste du tueur. Mais Adam prend le risque de trop, celui qui va inverser le sens de la traque. Commence alors, entre le policier et le meurtrier, un affrontement psychologique d’une rare violence…

L’autrice en quelques mots : 

Claire Favan vit à Paris et exerce dans la finance. Elle écrit ses romans durant ses loisirs1. En 2010, elle publie son premier roman, Le Tueur intime, premier volume d’un diptyque consacré au tueur en série Will Edwards. Avec ce roman, elle est lauréate du grand prix VSD du polar 2010 et du prix Sang pour Sang Polar en 2011.
Elle participe à l’écriture d’un cadavre exquis, Les Aventures du Concierge masqué, publié en 2013. Avec le collectif Les Auteurs du noir, elle publie deux nouvelles dans les recueils Santé et Irradié.

Ma chronique : 

C’est avec un réel plaisir que je partage avec vous cette chronique sur une autrice que j’ai découverte cet été avec « Dompteur d’anges ». J’ai tellement été bluffée par l’écriture et le scénario, que j’en ai lu un deuxième; à l’époque, je ne partageais pas le blog avec Anthony, je n’ai pas pu vous faire part de mes retours. Avec ce troisième roman, que je vais donc chroniquer, je vais enfin pouvoir vous faire découvrir l’univers de Claire Favan. Attachez vos ceintures !

Serre moi fort, c’est au départ une histoire banale. Une jeune fille disparaît, sans explication et sans laisser de traces. Ses parents qui l’idolâtraient ne s’en remettent pas, au point d’abandonner leur fils, qui devient inexistant, transparent.

Nous suivons un premier enquêteur dans ses investigations, qui ne le mènent nulle part, et qui ne l’ont pas laissé indemne psychologiquement. Puis nous suivons un deuxième enquêteur, pour qui les choses vont mal, très mal tourner….

Comme d’habitude, je ne vous en dirai pas plus quant à l’histoire; ce qui m’intéresse c’est de vous donner mon ressenti, et de vous faire découvrir cette autrice dont je suis fan.

Claire Favan m’a encore une fois bluffée ! Elle est incroyable. Ce thriller psychologique est noir. Certaines scènes sont glauques, et d’une telle violence que je me suis fait la réfléxion « à ne pas laisser entre n’importes quelles mains »… âmes sensibles, s’abstenir. Vraiment….

Cependant, malgré mon enthousiasme, je vous avoue que celui-ci m’a malgré tout un peu déçue. Je m’explique…

Le roman est en 3 partie, et à la fin de première, l’autrice nous « lâche » une petite bombe en dévoilant le nom du tueur. Même si elle m’a surprise, voire même un peu déçue, je me suis dit que, la connaissant, la suite n’en serait que plus passionnante.

Sauf que la suite, surtout la dernière partie pour être précise, je l’ai trouvée tirée par les cheveux, invraisemblable, peu réaliste, exagérée. Mais pourquoi, dans quel but? Faire du thriller psycho? Justifier le côté psycho, sombre, noir, violent du roman?

Je n’ai hélas pas du tout accroché à son approche. Je n’ai pas arrêté de me dire à moi-même « pfff, non, impossible pour telles et telles raisons », « pffff, n’importe quoi, ça va trop loin, trop vite ». Bref vous aurez donc bien compris ma déception !

Et c’est hyper dur pour moi car vraiment,  cette autrice est l’une de mes favorites!

Alors je me tourne vers vous… l’avez-vous lu, et qu’en avez-vous pensé? J’ai hâte de connaître vos avis !!

Ma note : 

7/10

Le gang des rêves

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Auteur : Luca Di Fulvio

Titre : Le gang des rêves

Genre : Roman

Editions : Editions Pocket

Quatrième de couverture:

New York ! En ces tumultueuses années 1920, pour des milliers d’Européens, la ville est synonyme de « rêve américain ». C’est le cas pour Cetta Luminata, une Italienne qui, du haut de son jeune âge, compte bien se tailler une place au soleil avec Christmas, son fils.
Dans une cité en plein essor où la radio débute à peine et le cinéma se met à parler, Christmas grandit entre gangs adverses, violence et pauvreté, avec ses rêves et sa gouaille comme planche de salut. L’espoir d’une nouvelle existence s’esquisse lorsqu’il rencontre la belle et riche Ruth. Et si, à ses côtés, Christmas trouvait la liberté, et dans ses bras, l’amour ?

L’auteur en quelques mots :

Luca Di Fulvio est né le 13 mai 1957 à Rome. C’est un homme de théâtre et un écrivain italien, auteur de roman policier, de fantastique et de littérature d’enfance et de jeunesse

Avant de fonder sa propre compagnie de théâtre (Le Moveable Feast), il travaille avec Paola Bourbons, Sergio Graziani, Mario Marans, Andrzej Wajda. Il est également consultant éditorial de plusieurs maisons d’édition.

Publié en 1996, son premier roman, « Zelter », est une histoire de vampire.

Son deuxième roman, « L’empailleur » (L’impagliatore, 2000), est un thriller qui est adapté au cinéma en 2004 par Eros Puglielli sous le titre « Ochi di cristallo ».
Les droits cinématographiques de son roman « L’échelle de Dionysos » (La scala di Dioniso, 2006), dont il a aussi écrit le scénario, sont vendus avant même la parution du livre en librairie.

Sous le pseudonyme de Duke J. Blanco, il aborde la littérature d’enfance et de jeunesse avec « I misteri dell’Altro Mare » en 2002.

Luca Di Fulvio est devenu l’un des nouveaux phénomènes littéraires à suivre avec la sortie de « Le gang des rêves » (« La gang dei sogni », 2008) publié en France en juin 2016 chez Slatkine & Cie et premier tome d’une forme de trilogie. Plébiscité par les libraires et les lecteurs, le livre, qui raconte le New York des années 20 par les yeux d’un jeune Italien, s’est lentement mais sûrement transformé en best-seller. Suivra, un an plus tard, « Les enfants de Venise » (La ragazza che toccava il cielo, 2013) puis « Le soleil des rebelles » (2018).

Ma chronique :

Je termine ma lecture à l’instant, et à peine ai-je refermé mon livre que je me précipite pour écrire ma chronique ! J’ai hâte de partager avec vous mes impressions, mon ressenti, ma passion de la lecture -de cette lecture. Sauf que j’ai tellement de choses à dire, j’ai tellement adoré ce livre, je me suis tellement attachée aux personnages, j’étais tellement bien dans cette Amérique des années 1920, j’ai ressenti de telles émotions que je ne sais pas par où commencer … !

Entre vous et moi, ce livre est un pur bijou; attendez-vous à prendre une gifle…littéraire !

Le gang des rêves, c’est l’histoire de Cetta Luminata, une jeune italienne qui se fait violée et qui devient la maman d’un petit garçon. Bien décidée à vivre sa vie et à ne pas la subir, elle quitte sa terre natale pour New York. Cetta ne se plaint jamais, pourtant la vie ne lui fait aucun cadeau. Alors elle veut mieux pour son fils, sa raison de vivre, sa priorité, qu’elle élève dans le respect: le respect d’autrui, le respect des règles, des lois, le respect des femmes…

Mais comment voulez-vous devenir quelqu’un de bien quand vous êtes entourés de petites frappes, de gangsters et de gros bonnets ??!                                                                   Comme sa mère, Christmas sait ce qu’il veut, et il s’en donnera les moyens, parce qu’il a vite compris que pour y arriver, il doit se servir de sa tête et non de ses poings.                                                                                                                                                          C’est un bon garçon, qui deviendra un homme bien.

On l’accompagne dans sa quête personnelle, on le suit au gré de ses rencontres, de SA rencontre avec Ruth. Ruth n’a pas 14 ans quand elle doit faire face elle aussi à la cruauté de la vie, à la barbarie des hommes, d’un homme… elle entre, par la force des choses, bien trop vite et bien trop tôt dans le monde des adultes .

Je ne vais pas vous raconter l’histoire, je souhaite que vous la découvriez par vous-même, et que vous y preniez autant de plaisir que moi ! Vraiment!

C’est beau, c’est touchant, c’est noir, c’est captivant, c’est époustouflant !

Les personnages sont attachants parce qu’on les voit évoluer les uns avec les autres.  Christmas se fait une place dans la société, Cetta ne lâche rien et arrive à amadouer Sal, un gangster au coeur plus doux que de la guimauve, et qui a fait fondre le mien!

Bref vous l’aurez compris, j’ai tout simplement adoré !

Je ne connaissais pas Luca Di Fulvio avant, l’erreur est réparée !                                            Je ne connaissais pas le Gang des rêves… aujourd’hui, je suis fière de faire partie des  Diamonds Dog !!          « Hissez les torchons et bonsoir New York » !!!!!!!!!!

L’amour, l’amitié, les rêves, l’espoir, la souffrance … on ne sort pas indemne d’une telle lecture.

Une petite citation pour terminer:

« Le sens: voilà ce qu’il avait cherché. Donner un sens à la vie, la rendre moins arbitraire. C’était ça, la perfection, non pas le succès, la réussite, le couronnement d’un rêve ou d’une ambition: c’était le sens. Ainsi dans son histoire, même les méchants trouvaient un sens à leur vie, en tout cas ils lui en donnaient un. Et chaque vie était reliée à celle des autres, comme des fils qui se croisaient et se recroisaient et finissaient par dessiner une toile d’araignée – un dessin bien réel, sans rien d’abstrait. Il n’y avait ni pathos ni ironie, que du sentiment. »

Ma note :

10/10

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Préférer l’hiver

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Titre : Préférer l’hiver

Auteur : Aurélie Jeannin

Editions : Harper Collins

Genre : Contemporain

Quatrième de couverture :

À distance du monde, une fille et sa mère, recluses dans une cabane en forêt, tentent de se relever des drames qui les ont frappées. Aux yeux de ceux qui peuplent la ville voisine, elles sont les perdues du coin. Pourtant, ces deux silencieuses se tiennent debout, explorent leur douleur et luttent, au cœur d’une Nature à la fois nourricière et cruelle et d’un hiver qui est bien plus qu’une saison : un écrin rugueux où vivre reste, au mépris du superflu, la seule chose qui compte.
Dans un rythme tendu et une langue concise et précise qui rend grâce à la Nature jusqu’à son extrémité la plus sauvage, Aurélie Jeannin, dont c’est le premier roman, signe un texte comme une mélancolie blanche, aussi puissant qu’envoûtant.

L’auteure en quelques mots :

Aurélie Jeannin est née en 1982. Elle vit avec son mari et ses enfants en forêt, quelque part en France.

Ma chronique :

Je tiens dans un premier temps à remercier chaleureusement Mélusine et les Editions Harper Collins pour leur gentillesse et leur confiance. A travers cette collection nouvellement créée, ils m’ont permis de découvrir une nouvelle auteure, et ce fut un réel plaisir ! Préférer l’hiver partage d’ailleurs la scène avec un autre roman, La science de l’esquive, de Nicolas Maleski, qu’Anthony et moi vous avons récemment présenté; nos chroniques ici et .

Revenons à notre roman.                                                                                                               Une mère et sa fille, qui ont dû faire face à un drame qui n’est pas dans l’ordre des choses, à savoir la perte d’un enfant, ont pris la décision radicale d’aller vivre- survivre-  seules, recluses et isolées, dans une cabane quelque part- en France ?- en forêt.

Nous ne connaissons et ne connaîtrons rien d’elles, si ce n’est ces drames. Pas de prénom, pas d’âge, pas de description physique, rien de tout cela. Nous les suivons hors du temps dans leur survie et leur introspection. Je dis « hors du temps » en choisissant bien ces mots, car là aussi, nous n’en avons aucune notion : quand ont-elles vécu ces drames? Depuis combien de temps sont-elles parties? Combien de temps s’est-il écoulé entre le début et la fin de leur histoire?                                                                                                    Nous partageons leurs peines, leurs peurs, leurs angoisses avec la même pudeur qu’a la narratrice en nous racontant leurs vies. C’est un peu déroutant au début, mais on s’y fait très facilement, et ça n’a en rien gêné ma lecture.

Préférer l’hiver est un très beau roman: une histoire poignante, un thème brutal. La narratrice se livre à nous au travers de son introspection, dans un huit clos glacial.

Ne vous attendez pas à une histoire pleine de rebondissements ! Vous ne trouverez pas votre bonheur ! L’auteure a choisi l’analyse et la psychologie dans un soliloque livré par cette femme pour nous raconter une histoire très contemplative. Et j’ai adoré !

Ma note :

9/10

La science de l’esquive

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Titre : La science de l’esquive

Auteur : Nicolas Maleski

Editions : Harper Collins

Genre : Roman

Quatrième de couverture :

Rien n’indiquait que c’était son jour. Il n’y avait rien de particulier dans l’air. En refermant la porte derrière lui, il savait que c’était la dernière fois. Il n’y avait plus à réfléchir. Sa décision était prise. Il restait à exécuter le plan. Les trottoirs étaient noirs de monde, les magasins happaient et recrachaient les badauds à jets continus. À cet instant il était encore un homme honnête. C’était facile en vérité de basculer dans l’horreur.

L’auteur, en quelques mots :

Nicolas Maleski est auteur d’un premier roman, « Sous le compost » (2017), le 3e des 5 finalistes du Grand Prix RTL-Lire 2017.

Il signe avec « La science de l’esquive » (2020) son deuxième roman, qui figure parmi les belles surprises de cette rentrée littéraire de janvier.

Ma Chronique :

Rien n’indiquait que je serai amenée à lire ce livre à vrai dire. Tout est parti d’un partenariat qui a été proposé à mon ami Anthony; il a parlé de moi à la maison d’édition, qui a tout de suite accepté de me faire partager ce partenariat.

Je tiens donc à remercier les éditons Harper Collins qui m’offre l’opportunité de découvrir leur collection Traversée, pour leur gentillesse (parce que j’ai quand même eu la bonne surprise de recevoir deux livres !! Alors merci à Mélusine !), pour leur confiance, et grâce à qui j’ai découvert un auteur talentueux.

« La science de l’esquive » ….un titre qui ne pouvait qu’attiser ma curiosité littéraire.         La quatrième de couverture … aussi.

Kamel, ancien boxeur, baraqué, avec une « gueule », est en cavale, et il fait étape dans une maison de location au fin fond de la campagne. Il s’isole du monde extérieur, des gens, de tout. Il fuit. Mais c’était sans compter sur Richard, le propriétaire de la maison, déprimé, bavard et intrusif. Sans compter non plus sur ce jour où le hasard le place sur la route d’une bande de jeunes, et qu’il sauve l’un d’eux de la noyade. Sans compter sur sa rencontre avec Soraya, une gendarme du village, curieuse par nature. Sans compter non plus sur sa jolie voisine, Laure….

Kamel ne fait rien pour, et pourtant il s’attire leur sympathie, et tout doucement au fil de la lecture et de l’histoire, les liens se créent. Ce qui n’était pas prévu dans son plan … Les jours passent et Kamel se laisse avaler par la maison, par cette campagne, par ces amitiés, et par un amour naissant.

Mais que fuit-il ? Qu’a t-il donc fait de si horrible pour se terrer comme un animal traqué? Cette question, je me la suis posée des centaines de fois; l’auteur a pris son temps pour y répondre ! Et ça valait le coup d’attendre: une vérité, une trahison, un meurtre… des rebondissements comme je les aime !

J’ai lu le livre en quelques jours, déterminée à déjouer les plans et de Kamel et de l’auteur… en vain ! Tout au long de ma lecture, Nicolas Maleski a su jouer avec moi. Je crois comprendre ou deviner parce qu’il a lâché un indice, mais dans la foulée, il repart en sens inverse ! Un vrai puzzle !

J’ai beaucoup aimé ce roman ! Le thème abordé est sensible et d’actualité,  conjugué au masculin, pour montrer qu’il touche tout le monde, hommes femmes confondus. Un sujet résumé par l’auteur en une petite phrase qui m’a interloquée : « A cette époque, il se traînait déjà sa vie comme une caravane qui n’aurait pas de roue ». Et d’ajouter :  » L’idée d’une démission se ramifiait en lui, une démission générale ».

L’écriture de Nicolas Maleski est superbe. Elle s’adapte au rythme de l’histoire d’une manière incroyable: des phrases courtes, saccadées quand il se bat, de la sensualité lorsqu’il aime…

Une très jolie découverte pour ma part! Un suspense bien ménagé dans une histoire qui pourrait par certains aspects nous ressembler .…

Ma note :

08/10

Mon désir le plus ardent

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Auteur : Pete Fromm

Editions : Gallmeister

Genre : Roman d’Amour

Titre : Mon désir le plus ardent

Quatrième de couverture :

Maddy s’était juré de ne jamais sortir avec un garçon du même âge qu’elle, encore moins avec un guide de rivière. Mais voilà Dalt, et il est parfait. À vingt ans, Maddy et Dalt s’embarquent dans une histoire d’amour qui durera toute leur vie. Mariés sur les berges de la Buffalo Fork, dans le Wyoming, devenus tous deux guides de pêche, ils vivent leur passion à cent à l’heure et fondent leur entreprise de rafting dans l’Oregon. Mais lorsque Maddy, frappée de vertiges, apprend qu’elle est enceinte et se voit en même temps diagnostiquer une sclérose en plaques, le couple se rend compte que l’aventure ne fait que commencer.

L’auteur, en quelques mots :

Pete Fromm est né le 29 septembre 1958 à Milwaukee dans le Wisconsin. Peu intéressé par les études, c’est par hasard qu’il s’inscrit à l’université du Montana pour suivre un cursus de biologie animale. Il vient d’avoir vingt ans lorsque, fasciné par les récits des vies de trappeurs, il accepte un emploi consistant à passer l’hiver au cœur des montagnes de l’Idaho, à Indian Creek, pour surveiller la réimplantation d’œufs de saumons dans la rivière. Cette saison passée en solitaire au cœur de la nature sauvage bouleversera sa vie. À son retour à l’université, il supporte mal sa vie d’étudiant et part barouder notamment en Australie. Poussé par ses parents à terminer ses études, il s’inscrit au cours de creative writing de Bill Kittredge, ce cours du soir étant le seul compatible avec l’emploi du temps qui lui permettrait d’achever son cursus au plus tôt. C’est dans ce cadre qu’il rédige sa première nouvelle et découvre sa vocation. Son diplôme obtenu, il devient ranger et débute chaque jour par plusieurs heures d’écriture avant de décider de s’adonner à cette activité à plein temps. Pete Fromm a publié plusieurs romans et recueils de nouvelles qui ont remporté de nombreux prix et ont été vivement salués par la critique. Indian Creek, récit autobiographique, a été son premier livre traduit en français. Il vit dans le Montana.

Ma chronique :

Mon désir le plus ardent, c’est un mélange d’Amour, de tendresse, de rires, de colère, de peurs, de tristesse …. C’est un roman absolument fabuleux !

Dans ce roman, Pete Fromm nous raconte la vie de couple de Mad et de Dalt qui se sont connus jeunes, qui se sont mariés, qui ont créé leur entreprise de rafting, qui ont fondé une famille, et qui affrontent la maladie de Mad, ensemble.

La maladie, c’est cette putain de sclérose en plaque qui s’est immiscée dans leur vie. Mais pas question de se laisser aller à la pleurnicherie pour Mad, qui fait preuve de courage, de pudeur et d’humour face à la douleur et au handicap qui grandit chaque jour un peu plus. Dans le couple, Mad affronte la maladie, Dalt l’anticipe et la prévoit.

Ils s’aiment à en crever, ils s’aiment avec humour et ils combattent la maladie par l’autodérision, qui est je pense salvatrice. Un épisode me revient en mémoire au moment où j’écris. Alors que Mad attend seule dans la voiture, elle regarde ses doigts crochus, qui ne lui répondent plus depuis longtemps. Elle veut essayer d’en remettre un « droit », sauf qu’elle le casse! Petit extrait:

« – Qu’est ce qu’on va leur dire? je demande, me tournant pour regarder Dalt.                      Je tends mon bras fonctionnel qui, par chance, se trouve être du bon côté, et je serre sa grosse main battoir dans la  mienne.                                                                                                   – Je leur ai déjà dit que j’étais désolé, que j’ignorais ce qui m’avait pris, que cela n’arriverait plus. J’ai eu beaucoup de mal à parler parce qu’ils s’excusaient en même temps, disant qu’ils n’avaient pas voulu te critiquer, ils avaient juste eu peur de louper la séance, la course aux tickets.                                                                                                               Je cogne ma main contre le siège, plusieurs fois.                                                                             – Non. A propos de mon doigt.                                                                                                              – Quatre à six semaines.                                                                                                                       – Pas combien de jours je vais garder l’attelle, imbécile. Comment je me suis débrouillée pour me casser un doigt alors que j’étais assise toute seule dans la voiture.                      Dalt s’engage dans notre rue.                                                                                                              – Un accident de curage de nez?                                                                                                         – Toi, t’es vraiment un trou du cul. »

Voilà, c’est leur histoire, leur Amour, leur façon de s’aimer tous les jours, et c’est comme ça tout au long de la lecture.                                                                                                           Une crise de SEP? Un ptit coup d’humour et c’est reparti. Pas de pathos, ni de complaintes larmoyantes, ni de prières interminables, jamais!

Je ne veux pas vous raconter l’histoire, non, je ne vous dévoilerai rien, parce que très franchement, ce livre est un pur diamant . Il faut juste le lire!

L’Amour avec un grand A, c’est leur désir le plus ardent….

Ce livre est poignant, il m’a émue aux larmes, et je l’ai encore en tête.

Mon premier énoooooorme coup de cœur pour 2020 !

Ma note :

10/10

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Par accident

par accident

Auteur: Harlan Coben

Editions: Pocket

Genre: Thriller

Titre: Par accident

Quatrième de couverture:

L’officier Napoleon Dumas n’obéit qu’à une seule loi, la sienne. Quand on retrouve sur la scène de meurtre d’un policier les empreintes de Maura, son amour de lycée disparue il y a quinze ans, c’est selon ses règles que Nap est décidé à enquêter. Les coïncidences semblent bien trop nombreuses dans cette affaire : peu avant la disparition de Maura, Leo, le frère jumeau de Nap, et sa petite amie Diana avaient été retrouvés morts sur la voie ferrée. Un double suicide auquel Nap n’a jamais cru. Or Rex, l’officier qui vient de mourir, était aussi un de leurs camarades de lycée. Que s’est-il passé à l’époque ? Quel lien unissait ces quatre adolescents ? Nap n’a jamais perdu l’espoir de retrouver Maura et de découvrir la vérité sur la mort de son frère. Mais est-il prêt à tout entendre ?

L’auteur, en quelques mots:

Harlan Coben naît dans une famille juive à Newark dans le New Jersey, mais grandit et poursuit ses études à Livingston en compagnie de son ami d’enfance, le futur homme politique Chris Christie, dans la Livingston High School.                                                             Il étudie ensuite les sciences politiques au Amherst College, où il est membre de la fraternité Psi Upsilon avec l’auteur Dan Brown. A la sortie d’Amherst, il travaille dans une agence de voyages que possédait son grand-père. Il vit maintenant à Ridgewood dans le New Jersey avec sa femme, le docteur Anne Armstrong-Coben, pédiatre, et leurs quatre enfants.                               

Depuis ses débuts en 1995, la critique n’a cessé de l’acclamer. Il est notamment le premier auteur à avoir reçu le Edgar Award, le Shamus Award et le Anthony Award, les trois prix majeurs de la littérature à suspense aux États-Unis.                                                                                                                                                          Le premier de ses romans traduits en France, « Ne le dis à personne » (Belfond, 2002) – prix du polar des lectrices de Elle en 2003 et adapté au cinéma par Guillaume Canet en 2006 – a obtenu d’emblée un énorme succès auprès du public et de la critique.

Ce succès a été confirmé par ses ouvrages suivants : « Disparu à jamais » (2003), « Une chance de trop » (2004), « Juste un regard » (2005), « Innocent » (2006), « Promets-moi » (2007) et « Dans les bois » (2008), « Sans un mot » (2009), « Sans laisser d’adresse » (2010), « Faute de preuve » (2011).
En 2011 sort dans la série Myron Bolitar « Sous haute tension » puis parution en 2012 de « A découvert », qui lance la série Mickey Bolitar.
En septembre 2016 est sorti aux États-Unis le roman Home, qui signe le retour de Myron Bolitar et de ses acolytes.

Ma chronique:

Aujourd’hui, c’est un petit retour aux sources que je vous propose, avec le dernier thriller d’Harlan Coben, un de mes auteurs préférés.

J’étais très impatiente de le lire, et je n’ai pas été déçue, même si je mets malgré tout  un premier petit bémol quant à la mise en place de l’intrigue, qui pour moi a été un peu longue. Harlan Coben, en règle générale, entre rapidement dans le vif du sujet, mais là il m’aura fallu une bonne centaine de pages pour que l’histoire me hape.

Dans cette histoire, Nap, un enquêteur hors-pair, se fait passer pour un dur à cuire. Mais en apparence seulement; il n’a de cesse, chaque jour qui passe, de parler à son frère jumeau, mort brutalement avec sa petite-amie  il y a 15 ans, percutés par un train. Cette nuit-là, Nap perd également Maura, l’amour de sa vie, disparue sans laisser de trace. Alors quand 15 ans après, le passé ressurgit, et que les empreintes de Maura sont retrouvées su les lieux d’un crime,  il décide de mener son enquête à sa manière et selon ses règles, persuadé que derrière l’accident du train se cache un secret bien gardé.

Aucune certitude, juste son intuition comme il aime à dire.

Alors J’ai suivi Nap dans son enquète, j’ai partagé ses doutes, ses peurs, et ses angoisses. Je me suis énormément attaché à lui en fait. Cet homme est bon, malgré quelques dérives (quoi que…). Le fait qu’il parle à son frère décédé est émouvant, ses idées bien arrêtées m’ont plues, je me suis même parfois retrouvée dans son sens critique ! Et son amour indéfectible pour Maura, même 15 ans après, est tellement touchant !

Par accident, c’est un thriller en bonne et dûe forme, un vrai jeu de fausses pistes mené d’une main de maître par l’auteur, comme il sait si bien le faire.

Et c’est pourtant là que je vais mettre un deuxième petit bémol. Harlan Coben j’adore, ses romans, je les ai adorés, dévorés. Mais aujourd’hui, en refermant le livre, je n’ai pas ressenti ce frisson que j’avais eus avec mes lectures précédentes.

Alors même si la fin est surprenante et qu’évidemment on ne s’y attend pas, après réflexion je me suis dit « oui, enfin un peu comme d’habitude quand même ».

Ma note:

8/10

Idaho

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Auteur: Emily Ruskovich

Editions: Gallmeister

Genre: Drame – Thriller

Titre: Idaho

Quatrième de couverture:

Idaho, 1995. Par une chaude et insouciante journée d’août, Wade, Jenny et leurs deux petites filles, June et May, se rendent dans une clairière de montagne pour ramasser du bois. S’y produit soudain un drame inimaginable, qui détruit la famille à tout jamais. Neuf années plus tard, Wade a refait sa vie avec Ann au milieu des paysages sauvages et âpres de l’Idaho. Mais tandis que la mémoire de son mari vacille, Ann devient obsédée par le passé de Wade. Déterminée à comprendre cette famille qu’elle n’a jamais connue, elle s’efforce de reconstituer ce qui est arrivé à la première épouse de Wade et à leurs filles.

L’auteure, en quelques mots:

Emily Ruskovich a grandi dans les montagnes Hoodoo, au nord de l’Idaho. Sa fiction est apparue dans Zoetrope, One Story et The Virginia Quarterly Review. Elle est la lauréate du prix O. Henry de 2015 et est diplômée de l’Iowa Writer’s Workshop. Elle enseigne maintenant l’écriture créative à l’Université du Colorado à Denver. Idaho est son premier roman.

Ma chronique:

Me revoilà enfin avec ma dernière lecture, et quelle lecture! Comme vous avez pu le constater, j’ai mis un peu de temps à lire ce roman, qui pour moi sort complètement de mes sentiers battus.

Une fois n’étant pas coutume, j’ai suivi les bons conseils de notre ami Anthony (qui au passage devient célèbre, vous le saviez? Non? jetez un œil à la page 251 du roman contemporain de Gilles Voirin, Les mots d’Owen, et vous comprendrez !).                               Une fois le livre en main, j’ai immédiatement été séduite par la quatrième de couverture, je n’ai donc pas hésité à l’acheter, évidemment.

Aujourd’hui, en toute franchise, je suis très mitigée après avoir refermé ce roman, frustrée de passer peut-être à côté de quelque chose de littérairement incroyable…

Je fais donc la connaissance de Wade Mitchell, de son épouse Jenny, et de leurs deux petites filles, June et May. Une vie de famille sans histoire, jusqu’au drame… Jenny tue sa fille cadette à coup de hachette et June disparaît…. Pourquoi un tel geste de la part d’une mère aimante?

Quelques mois seulement après le drame,  Wade épouse Ann, sa professeure de piano, qui le soutiendra corps et âme dans sa lente descente vers la sénilité précoce, une maladie mentale qui est à l’origine de la disparition de son défunt père. Ann est une femme douce, aimante, persévérante. Elle n’aura de cesse, tout au long du roman, de faire vivre les souvenirs des filles de Wade, que sa maladie efface cruellement petit à petit de sa mémoire; elle comprend très vite que les souvenirs de son mari ne peuvent plus survivre que dans sa propre mémoire à elle.                                                                         Au-delà des souvenirs, Ann veut comprendre ce qu’il s’est passé ce funeste jour d’août, dans la clairière, dans l’esprit de cette mère de famille. Pourquoi? Dans quel but?           Ses agissements sont des plus étranges, des plus malsains même parfois, puisqu’elle va jusqu’à envoyer le cahier de croquis de Jenny, qu’elle a retrouvé par hasard dans la grange, à la bibliothèque de la prison où est elle est incarcérée, allant jusqu’à appeler la prison pour savoir si quelqu’un -Jenny- a emprunté ledit cahier, allant jusqu’à l’attendre le jour de sa sortie de prison…. Curiosité? Pitié? Empathie? Grâce…?

Autant de questions qui ne m’ont jamais quittée tout au long de ma lecture, sans trouver de réponse. Frustration extrême….

Idaho est écrit de manière magistrale. Ellipses (mes non réponses?), flashbacks, je navigue entre le passé et le présent, d’une manière parfois aussi décousue que la mémoire de Wade.

Cependant, je me suis perdue dans cette écriture, dans ce nature writing omniprésent qui trop souvent domine l’histoire elle-même. Ça m’a gênée, perturbée, perdue. Trop de descriptions trop longues, parfois inutiles, qui parfois ont eu raison de mon addiction…. Je me suis surprise à me dire « pffff… trop long. Quel intérêt? Encore?? »

Cette chronique a été difficile à écrire, je ne vous le cache pas. Je la termine en me demandant si je n’ai pas raté un message que l’auteure aurait peut-être voulu faire passer au travers de son écriture….

Bref, vous l’aurez compris, lecture terminée, mais mon esprit y est encore….

Ma note:

7/10

 

Demain les chats

demain les chats

Auteur: Bernard Werber

Editions: Le livre de poche

Genre: Fiction

Titre: Demain les chats

Quatrième de couverture:

Pour nous une seule histoire existait : celle de l’Humanité. Mais il y a eu LA rencontre.
Et eux, les chats, ont changé à jamais notre destinée.

L’auteur en quelques mots:

Bernard Werber est un écrivain français. Il est principalement connu pour sa trilogie des Fourmis.

Son œuvre, traduite dans une trentaine de langues, fait se rencontrer spiritualité, science-fiction, polar, biologie, mythologie, etc. L’auteur qualifie parfois son style de « philosophie-fiction ».

Ma chronique:

Me voilà bien… partagée. Je n’étonnerai pas Anthony si j’avoue avoir acheté ce livre pour 2 (bonnes) raisons ! La première parce qu’on parle de chats, la deuxième, parce que j’ai craqué pour cette superbe couverture !! Alors je me suis lancée dans cette lecture, qui m’a vraiment beaucoup plue, au début.

On  y fait la connaissance de Bastet, la narratrice, une jeune chatte qui vit dans un appartement à Paris avec sa « servante », car c’est ainsi qu’elle voit Nathalie, sa maîtresse, qui n’est là que pour la caresser, la nourrir et changer sa litière.

On y rencontre également Pythagore, un chat siamois, voisin de Bastet, qui par un miracle technologique est doté d’un troisième œil sur le dessus de la tête.

Et nous suivons leurs dialogues, leurs aventures, leurs combats, leurs ébats (bah oui, quand même, ils restent des chats, troisième œil ou pas… !), et je me perds en milieu de lecture en fait. Non pas que l’histoire en elle-même ne soit pas intéressante. Mais les cours d’histoire dispensés par Pythagore à Bastet m’ont parus, à la longue, indigestes.

Mais il ne faut pas simplement voir une histoire de chats qui tentent de sauver leur peau sous la menace d’immondes rats infectés par la peste. Ce livre nous parle de communication en tout premier lieu (de terrorisme, en second lieu, mais toutefois omniprésent ). Oui, oui, communication, vous m’avez bien lue !

Bastet passe ces 300 pages à tenter de communiquer avec les êtres vivants, quels qu’ils soient. Sa première approche avec une souris n’a d’ailleurs pas été une franche réussite. Parallèlement, Pythagore, lui, peut les comprendre grâce à son troisième œil, qui lui permet en plus de se connecter à internet.

Bref, en fait, Bernard Werber s’est glissé dans la tête d’un chat pour essayer de voir notre monde à travers leurs yeux, d’où le fait que la narratrice soit une chatte, et je pense qu’il a bien dû s’amuser ! Certains passages sont d’ailleurs drôles à souhait ! Allé, une petite citation histoire de rire:

« Nathalie se lève, rejoint la cuisine, mange une soupe verte, d’autres aliments jaunes, roses et blancs, boit du liquide rouge, met son assiette dans le lave-vaisselle,.. s’épile les poils de la moustache avec une pince (ça c’est un comportement que je ne comprendrai jamais. Déjà qu’elle n’a pas un très bon équilibre, si elle s’enlève les poils du museau elle va chuter encore plus souvent et sera incapable de percevoir les ondes extérieures) … ».

Alors en qualité de fan inconditionnelle des chats, j’ai beaucoup aimé ce livre, et en toute honnêteté, je ne les regarderai plus de la même manière dorénavant, et j’éviterai surtout de laisser les portes fermées… ! Cependant, en tant que lectrice et en poussant un peu ma réflexion, j’avoue humblement que ce fut une lecture longue, et un peu lourde à mon goût.

Et ça me frustre…

Ma note:

6/10

 

Sukkwan Island

sukkwan island

Auteur: David Vann

Editions: Gallmeister

Genre: Roman noir

Titre: Sukkwan Island

Quatrième de couverture:

Une île sauvage du Sud de l’Alaska, accessible uniquement par bateau ou par hydravion, tout en forêts humides et montagnes escarpées. C’est dans ce décor que Jim décide d’emmener son fils de treize ans pour y vivre dans une cabane isolée, une année durant. Après une succession d’échecs personnels, il voit là l’occasion de prendre un nouveau départ et de renouer avec ce garçon qu’il connaît si mal. La rigueur de cette vie et les défaillances du père ne tardent pas à transformer ce séjour en cauchemar, et la situation devient vite incontrôlable. Jusqu’au drame violent et imprévisible qui scellera leur destin.

L’auteur, en quelques mots:

David Vann est né en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, et y a passé une partie de son enfance avant de s’installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Il a travaillé à l’écriture d’un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d’un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succès à se faire publier aux États-Unis : aucun agent n’accepte de soumettre le manuscrit, jugé trop noir, à un éditeur. Ses difficultés à faire publier son livre le conduisent vers la mer : il gagnera sa vie en naviguant pendant plusieurs années dans les Caraïbes et en Méditerranée.
Après avoir traversé les États-Unis en char à voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il échoue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu’il a dessiné et construit lui-même. En 2005, il publie A mile down, récit de son propre naufrage dans les Caraïbes lors de son voyage de noces quelques années plus tôt. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times. Ce premier succès lui permet de gagner partiellement sa vie grâce à sa plume et il commence à enseigner. David Vann propose alors Sukkwan Island à un concours de nouvelles qu’il remporte et, en guise de prix, voit son livre publié en 2008 aux Presses de l’Université du Massachusetts. L’ouvrage est tiré à 800 exemplaires puis réimprimé à la suite de la parution d’une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3 000 exemplaires de cette édition qui seront distribués sur le marché américain.
Publié en France en janvier 2010, Sukkwan Island remporte immédiatement un immense succès. Il remporte le prix Médicis étranger et s’est vendu à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

Ma chronique:

Sukkwan Island est le premier livre écrit par David Vann, et le premier que je lis de cet auteur, qui m’a été vivement conseillé par notre ami Anthony.

J’ai bien entendu suivi son conseil les yeux fermés …. parce que j’étais loin d’imaginer ce qui m’attendait, sinon, j’aurai peut-être pris le temps de la réflexion !!

Ce fut une lecture difficile, dans le sens où je ne suis pas habituée à ce genre d’écriture, sans retrait à la ligne et sans ouverture de guillemets pour les dialogues et les prises de paroles des personnages. J’étais déstabilisée au début, mais je me suis très vite adaptée.

Ce fut une lecture difficile, dans le sens où de la première à la dernière page, c’est l’absence de sentiment qui a dominé ma lecture. Je m’explique ….

Je suis entrée dans la vie de Jim, le papa, et de Roy, le fils de 13 ans. Jim a décidé de changer de vie après une succession d’échecs personnels, il voit là une occasion de repartir de zéro, avec son fils qu’il ne connaît pas tant que ça. Jusque là, rien à signaler. Bien que l’idée de cette île sauvage de Sukkwan Island, isolée quelque part en Alaska, et accessible uniquement par bateau ou par hydravion me paraît non pas saugrenue, mais plutôt étrange, radicale même peut-être…. Les jours passent, le drame arrive…. et plus rien ne va !!

L’auteur me malmène, purement et simplement. Mon coeur s’emballe, j’ai l’estomac au bord des lèvres et les larmes au bord des yeux. Je suis en colère après Jim, égoïste né, je le déteste, et puis non, je le plains, je suis triste pour lui, puis à nouveau je le hais…

« David Vann est un monstre avec ses lecteurs » m’a simplement dit Anthony; oui, c’est ça. David Vann nous montre toute la noirceure de la nature humaine sans débat, sans émotions, ni sentiments. C’est sordide, et ça en est devenu, pour moi en tout cas, inhumain.

J’ai refermé le livre, mes mains tremblaient. J’ai voulu commencer une nouvelle lecture, je n’ai pas pu; je suis hantée par cette histoire sordide et dénuée de sentiment.

Et paradoxalement, David Vann met en lumière un autre personnage principal dans ce roman: la nature. Noire, glaciale, sauvage, dense, effrayante, mais tellement présente tout au long de ma lecture ! Il en parle tellement bien que je me suis plusieurs fois imaginée ou vue dans cette nature, avec Jim et Roy, voire même parfois carrément à leur place !

Sukkwan Island, j’ai adoré ! Ça retourne croyez-moi, alors âmes sensibles, s’abstenir !

Ma note:

9/10

 
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Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort

un peu beaucoup

Auteur: Angelina Delcroix

Editions: Nouvelles Plumes

Genre: Thriller psychologique

Titre: Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort

Quatrième de couverture:

Depuis le décès tragique de l’un des leurs, l’équipe de Joy Morel peine à se remettre sur pied. Pour l’adjudante, le défi est d’autant plus grand qu’il lui faut trouver l’équilibre entre sa carrière et sa vie de jeune maman. Mais quand une étrange affaire se présente, Joy retrouve son intuition et ses réflexes d’enquêtrice. Un homme a été retrouvé mort à son domicile après un coma éthylique; à ses côtés, le cadavre de son épouse, ligotée et mutilée. Simple crime cojugal? L’homme, un ancien alcoolique, n’avait pourtant pas bu une goutte d’alcool depuis des années. Alors que d’autres couples sont retrouvés assssinés dans les mêmes conditions, une jeune femme déroule dans une série de lettres adressées à son père, le fil de leurs souvenirs.

L’auteure, en quelques mots:

Née en 1978 à Luçon, après une licence en génétique, et des études en psychothérapie, Angelina Delcroix est aujourd’hui  (2017) psycho-praticienne en Vendée. Mariée et mère de deux enfants, elle consacre son temps libre à sa passion, l’écriture.

Ma chronique:

… Angelina Delcroix, ou comment se faire balader du début jusqu’à la fin … !!?!!

Un peu, beaucoup… jusqu’à la mort est comme je vous l’avais précisé dans ma précédente chronique le troisième volume d’une trilogie, qu’il faut je pense lire dans l’ordre si l’on souhaite comprendre ce troisième roman, et l’apprécier à sa juste valeur.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle  je ne vous dirai rien de l’hitoire, sinon, je vais vous spoiler, et vous allez me détester !!!

J’ai encore une fois adoré ce roman !! (mais je pense que ça n’étonnera personne !!) Bien que j’ai trouvé le démarrage un peu long à mon goût, et ce malgré une entrée en matière des plus percutantes…

« … Je préfère ne pas vous dire mon prénom, il me semble que le mot « anonyme » sur votre porte me le perme. Je suis là, comme vous tous, pour un lié à l’alcool, mais je ne suis pas alcoolique, et je ne l’ai jamais été… ».

au bout de quelques pages, la machine s’est mise en route, et plus rien ne pouvait l’arrêter! L’auteure nous balade encore une fois au gré de ses envies, s’amuse à nous envoyer sur de fausses pistes, au point de douter d’absolument tout le monde !!

Ce qui m’a également plu dans ce roman, c’est la manière dont l’auteure a traité le sujet qu’est le complexe d’oedipe par la folie meurtrière. Comment peut-on en arriver là, à de tels extrêmes ?! L’éducation prodiguée par les parents peut-elle en être responsable?

Encore une fois, un belle écriture, du rythme, des interrogations, des rebondissements à tout va… Derrière mon livre, je me suis posée des dizaines de questions, j’ai retourné l’histoire dans ma tête des centaines de fois… je me suis même mise à parler tout haut pour essayer de remettre les choses dans l’ordre et trouver le coupable … en vain ! Angelina Delcroix sait parfaitement ce qu’elle fait, et croyez-moi, elle le fait divinement bien !

… Elle sème la terreur !!!!!!!!!!

Ma note:

09/10