Archives pour la catégorie gallmeister

Impurs

Auteur : David Vann

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Impurs

Quatrième de couverture :

Été 1985. En plein cœur de la Vallée Centrale de Californie, Galen, vingt et un ans, vit seul avec sa mère. Étouffé par son amour exclusif, le jeune homme se réfugie dans la méditation. Leur existence est rythmée par les visites inopportunes de sa tante et de sa cousine trop sexy, et par celles qu’ils rendent à sa riche grand-mère dont la mémoire défaille. Mais l’accumulation de rancœurs entre les deux sœurs et l’obsession de Galen pour sa cousine ne tarderont pas à les mener au bord de l’explosion.

Quelques mots sur l’auteur :

David Vann naît en 1966 sur l’île Adak, en Alaska, où il passe une partie de son enfance avant de s’installer en Californie avec sa mère et sa sœur. Quand il a treize ans, son père se suicide : ce drame marque très fortement le jeune garçon et le poursuivra toute sa vie.

David Vann travaille à l’écriture d’un premier roman pendant dix ans avant de rédiger en dix-sept jours, lors d’un voyage en mer, le livre qui deviendra Sukkwan Island. Pendant douze ans, il cherche sans succès à se faire publier aux États-Unis : aucun agent n’accepte de soumettre le manuscrit, jugé trop noir, à un éditeur. Ses difficultés à faire publier son livre le conduisent vers la mer : il gagne alors sa vie en naviguant pendant plusieurs années dans les Caraïbes et en Méditerranée.

Après avoir traversé les États-Unis en char à voile et parcouru plus de 40 000 milles sur les océans, il échoue lors de sa tentative de tour du monde en solitaire sur un trimaran qu’il a dessiné et construit lui-même. En 2005, il publie A mile down, récit de son propre naufrage dans les Caraïbes lors de son voyage de noces quelques années plus tôt. Ce livre fait partie de la liste des best-sellers du Washington Post et du Los Angeles Times.

Ce premier succès lui permet de gagner partiellement sa vie grâce à l’écriture et il commence à enseigner. Il propose alors Sukkwan Island à un concours de nouvelles qu’il remporte et, en guise de prix, voit son livre publié en 2008 aux Presses de l’Université du Massachusetts. L’ouvrage est tiré à 800 exemplaires, puis réimprimé suite à la parution d’une excellente critique dans le New York Times. Au total, ce sont pourtant moins de 3 000 exemplaires de cette édition qui sont distribués sur le marché américain.

Publié en France en janvier 2010, Sukkwan Island remporte immédiatement un immense succès. Il est récompensé par prix Médicis étranger et se vend à plus de 300 000 exemplaires. Porté par son succès français, David Vann est aujourd’hui traduit en dix-huit langues dans plus de soixante pays. Une adaptation cinématographique par une société de production française est en cours.

David Vann est également l’auteur de DésolationsImpursGoat MountainDernier jour sur terreAquariumL’Obscure clarté de l’air et Un poisson sur la lune. Il partage aujourd’hui son temps entre la Nouvelle-Zélande où il vit et l’Angleterre où il enseigne, tous les automnes, la littérature.

Ma chronique :

Et voici ma première lecture pour le #challengegallmeister , commencé ce challenge et commencer par un David Vann c’est juste impeccable.

Le dernier Vann que j’ai lu était Komodo, roman pour lequel je trouvais qu’il manquait quelque chose pour cet auteur et cela m’avait frustré. Et bien avec Impurs, aucune frustration, il s’agit d’un très grand Vann.

Voilà un roman bien noir et oppressant qui tourne autour de seulement cinq personnages. D’abord, il y a la tante et la cousine jamais loin pour s’assurer de ne pas être lésées de l’argent de la Grand-Mère, puis il y a la mère qui essaye de faire en sorte que tout son petit monde mène une vie normale. Pour finir, il y a Galen, 21 ans qui vit toujours chez sa mère et qui est sacrément perché prisonnier entre ces méditations et les rancœurs familiales.

Dès les premières pages, nous sentons bien le malaise qu’il y a dans cette famille, les relations entre tous sont malsaines, surtout celle entre Galen et sa cousine. David Vann est le maître pour rendre angoissant un roman, il nous plonge dans une Californie caniculaire et nous entraine dans la folie qui s’empare de ses personnages.

Ce roman a un peu la même forme que Sukkwan Island, à un moment tout bascule. La première partie de ce roman va mettre le lecteur sous pression, entre les échanges entre la mère et la tante, le fait que la grand-mère perde la tête et les histoires de cul entre Galen et sa cousine. Jusqu’au moment où tout bascule. Et là on se retrouve dans une sorte de huis clos entre Galen et sa mère. Cette partie nous plonge dans la démence et la folie. Qu’est-ce que c’est dur à lire, mais que c’est bien écrit.

Cela faisait longtemps que je voulais lire ce roman de David Vann, et bien je peux vous dire que c’est un très grand Vann, j’ai adoré.

Ma note : 10/10

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# 229 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Nouvelle semaine, nouvelle lecture. Aujourd’hui, je vous propose un extrait de ma seconde lecture pour le thème du mois de janvier : C’est la vie du #challengegallmeister , il s’agit du roman de Kent Wascom, Les nouveaux héritiers.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Cheminant vers l’ouest, ils avaient couvert plusieurs lieues dans l’arrière-pays. Trois nuits sur la route, ou ce qui passait pour tel, sans croiser âme qui vive. Neda avait choisi cette direction d’après les nuages qu’elle avait vus sur l’horizon le jour où elle avait sauvé Isaac de la noyade. Une promesse de pluie. Elle ne recherchait ni la civilisation ni la compagnie des gens : cette part d’elle-même avait succombé au désespoir qui l’avait portée à abandonner la seule personne qu’elle eût jamais aimée. De plus, elle savait ce que la loi de ce pays réservait à une femme seule avec un enfant, surtout une femme de son genre : c’était une époque où on jugeait bon de retirer de la circulation tous les dévoyés, le temps des asiles, l’époque où un mari ou tout autre homme pouvait, d’un trait de plume, faire enfermer une épouse rétive dans une cellule de trois mètres carrés pour le restant de ses jours. Neda avait séjourné quelque temps dans des endroits de ce type, au motif de dégénérescence, et s’était juré de ne plus revivre cela.

Les serpents de la frontière

Auteur : James Crumley

Édition : Gallmeister

Genre : Polar

Titre : Les serpents de la frontière

Quatrième de couverture :

Cela fait des années que Milo a arrêté de boire, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne lui a pas réussi. Dépossédé de son héritage par un escroc, il finit par débusquer son vieux pote Sughrue au fin fond du Texas. Le plan est simple : à eux deux, ils vont mettre à profit leur expérience d’enquêteurs peu conventionnels pour retrouver l’escroc et rendre une justice exemplaire. Accessoirement, Milo entend “arrêter d’arrêter” les substances déconseillées pour la santé. Mais Sughrue a lui aussi quelque chose à demander. Toujours incontrôlable, il s’est mis à dos une bande sacrément dangereuse, les “serpents de la frontière”. Des serpents connus pour ne pas faire de quartier. Sauf que Sughrue n’a pas le sens de la mesure, et puisque Milo est là…

 
Les deux héros de James Crumley conjuguent leurs fulgurances et leur folie dans une quête qui les entraîne au cœur des déserts du Mexique. 

Quelques mots sur l’auteur :

James Crumley est né à Three Rivers, au Texas, en 1939. Il sert deux ans dans l’armée, aux Philippines, puis continue ses études et sort diplômé de l’Université de l’Iowa. Au milieu des années 1960, il part vivre et enseigner dans le Montana, un État qu’il ne quittera plus et où il côtoiera notamment Richard Hugo et James Lee Burke.

Peu après son arrivée à Missoula, en 1969, il écrit son premier roman, Un pour marquer la cadence, avec comme toile de fond la guerre du Viêt Nam. En 1975 paraît Fausse Piste (The Wrong Case), le premier roman d’une saga mettant en scène Milo Milodragovitch, un privé mélancolique vétéran de la guerre de Corée. Suivront Dancing Bear en 1983, Bordersnakes et The Final Country en 1996. En 1978, James Crumley écrit The Last Good Kiss, le premier livre d’une nouvelle saga qui introduit un nouveau privé : C. W. Sughrue. Puis, en 1993, The Mexican Tree DuckBordersnakes (où Sughrue et Milodragovitch se rencontrent) et The Right Madness en 2005.

Ces deux personnages, antihéros excessifs en tout, rassemblent toutes les obsessions et pas mal des traits de caractère de leur créateur : vétérans du Viêt Nam, divorcés maintes fois, portés sur les femmes dangereuses, l’alcool, les drogues dures, les armes à feu et les nuits sans sommeil, toutes choses en général censées représenter un danger pour eux ou pour autrui.

James Crumley décède le 17 septembre 2008, à Missoula. Il est aujourd’hui considéré par ses pairs comme un des plus grands auteurs de polar. Son œuvre, l’une des plus emblématiques du roman noir, est en voie de retraduction intégrale chez Gallmeister par Jacques Mailhos.

Ma chronique :

J’ai finis l’année avec James Crumley et ça c’est juste top. J’adore tellement cet auteur, j’attend avec impatience le mois de novembre pour la réédition annuelle d’un de ses titres chez Gallmeister.

Et là, quel titre !!! Les serpents de la frontière… où la rencontre entre Milo et Sughrue… Et bien, cela détone, c’est absolument jouissif. J’adore ces deux détectives, mais là ensemble, franchement c’est le pied. On les retrouve entre le Texas, la Californie et le Mexique pour de longs trajets en voiture et forcément des arrêts dans des bars et des motels. Ce que j’aime bien avec Crumley c’est qu’il nous emmène dans des endroits mal famés où drogue, alcool et sexe sont à leur paroxysme.

Tout le long du roman, on alterne les points de vues entre Milo et Sughrue ce qui est super intéressant car cela nous permet de rentrer dans leurs têtes, d’en apprendre plus sur eux et sur leurs passés. Et franchement, être dans la tête de ces deux là, c’est jubilatoire, surtout qu’ils sont rarement sobres ces messieurs. Cela donne donc quelques réflexions philosophiques assez mémorables.

Concernant l’intrigue, Sughrue veut se venger d’avoir faillit y passer quelques mois auparavant, tandis que Milo lui veut récupérer son argent… Oui celui qu’il a tant attendu et bien il lui a été soufflé sous le nez avant même qu’il puisse en profiter. Ils sont donc bien énervés nos deux lascars et cela va faire des étincelles. Je dois avouer que j’ai vraiment eu du mal à suivre cette intrigue pas très claire pour moi. mais bon, je ne pense pas que c’était l’objectif premier de Crumley.

D’ailleurs Crumley s’est surpassé avec cet opus, son style inimitable nous offre encore un très très grand polar noir. J’adore, c’est un gros kiff à chaque fois. J’ai maintenant hâte de retrouver les deux héros chacun de leur côté, cette fois peut-être de retour dans le Montana.

Ma note : 09/10

Les sorties du mois de janvier chez mes partenaires

Bonjour tout le monde,

Nouvelles années, nouvelles sorties, voyons voir ce que mes partenaires proposent en ce premier mois de 2022.

Les éditions Gallmeister nous proposent trois grands formats en librairie dès aujourd’hui.

Le lac de nulle part de Pete Fromm

Cela fait bientôt deux ans que Trig et Al, frère et sœur jumeaux, n’ont plus de contact avec leur père. Et voilà qu’il réapparaît dans leur vie et réclame « une dernière aventure » : un mois à sillonner ensemble en canoë les lacs du Canada. À la fois excités à l’idée de retrouver la complicité de leur enfance et intrigués par ces retrouvailles soudaines, les jumeaux acceptent le défi de partir au milieu de nulle part. Mais dès leur arrivée, quelque chose ne tourne pas rond, les tensions s’installent. Contrairement à ses habitudes, leur père paraît mal préparé à l’expédition, qui s’annonce pourtant périlleuse par ce mois de novembre froid et venteux. Tous les trois devront naviguer avec la plus grande prudence entre leurs souvenirs et la réalité qui semble de plus en plus leur échapper.

Les missionnaires de Phil Klay

Les guerres interminables de l’Amérique en Irak et en Afghanistan n’ont pas laissé indemnes Mason, médecin dans les forces spéciales, ni Lisette, grande reporter. Et pourtant, pour eux, la guerre est inséparable des notions de danger, de camaraderie, de sens de l’honneur. Elle fait partie de leur vie. En Colombie, le gouvernement américain s’efforce d’aider les autorités locales à mettre fin à la guerre civile tout en neutralisant les gangs de narcotrafiquants. Pour Mason, c’est une guerre juste, et Lisette est plus que prête à la couvrir. Côté colombien, Abel, obligé de joindre un groupe paramilitaire après la destruction de son village, et Juan Pablo, officier de l’armée, ont également été abîmés par de longues années de ce conflit auquel l’Amérique a décidé de se mêler. Avec peut-être les meilleures intentions, mais sans doute pour les pires résultats. Car le conflit colombien, vieux d’un demi-siècle et impliquant de nombreux acteurs aux alliances changeantes, se révèle aussi terriblement complexe qu’il est violent.

La vertu du mensonge de Ellen G.Simensen

À Hønefoss en Norvège, le policier Lars Lukassen enquête sur le meurtre présumé d’un ancien camarade de classe. Peu à peu l’ambiance de la petite ville se tend : une silhouette sinistre rôde autour des cours d’écoles et tourmente des enfants en leur chuchotant des histoires effrayantes. C’est là qu’une nouvelle enseignante, Johanna, rejoint la classe de la petite Annie, la fille de Lars. Ce dernier tombe rapidement sous le charme de la jeune femme qui semble pourtant exceller dans l’art du mensonge. Pourquoi ment-elle? Quels secrets a-t-elle amenés dans les profondes forêts de Hønefoss en fuyant ses terres natales près fjord de Nordgulen ? Perturbé dans ses investigations, Lars doit agir sur tous les fronts.

Ensuite, nous avons droit également à trois Totems.

Chinook de Pete Fromm

Le Chinook est un vent qui balaye ce Montana rural de ranchs et de petites villes, toile de fond des nouvelles de Pete Fromm qui nous parlent de vie de famille comme de solitude, d’amour et de fidélité, d’engagement ou d’héroïsme. À travers les portraits de gens simples se dessine le tableau tout en finesse des existences fragiles qui peuplent cet Ouest américain. On y découvre ce fils obéissant qui n’ose pas avouer à ses parents que sa femme vient de le quitter, ou ce père désespéré au point de kidnapper son propre fils… La prouesse singulière de Pete Fromm est de révéler combien ces gens « ordinaires » sont dans leur humanité bien plus grands qu’il n’y paraît, donnant ainsi davantage de profondeur à nos propres existences.

L’homme tombé du ciel de Walter Tevis

Débarquant sur Terre en provenance d’un monde mourant, Newton est chargé d’une mission vitale, longuement préparée. Une série de brevets inspirés par la haute technologie de sa planète d’origine lui permet d’atteindre rapidement son premier objectif : amasser une immense fortune. Mais, obligé de vivre caché, mal adapté à la chaleur et à la forte gravité de la Terre, il souffre bientôt d’un mal-être existentiel bien humain. Plus grave encore, en dépit de sa prudence et de son camouflage, il commence à susciter un peu trop de curiosité. Que veut donc ce milliardaire fantasque et mystérieux ? La situation devient vite inconfortable, car si les humains sont moins avancés que le peuple de Newton, ils sont aussi plus dangereux.

Dans la vallée du soleil de Andy Davidson

Travis Stillwell sillonne les routes brûlantes du Texas, piégeant des femmes solitaires dans l’espoir toujours déçu d’apaiser les démons de son passé. Un soir, il croise dans un bar une fille mystérieuse au teint pâle. Le lendemain, il se réveille seul et couvert de sang. Dès lors, cette inconnue aux bottes rouges revient errer à ses côtés, et son emprise dévorante s’affirme sans pitié. Épuisé, Travis se fait héberger par une jeune veuve, Annabelle Gaskin. En échange, il l’aide à remettre d’aplomb son motel décrépi, et peu à peu, il prend de l’importance dans sa vie et celle de son fils. Mais Travis lutte contre des pulsions noires puissantes, et Annabelle finit par se douter que cet étrange cow-boy n’est pas ce qu’il prétend.

Ma chronique ici

Passons maintenant chez Dalva qui nous propose un roman également aujourd’hui en librairie.

Amour, extérieur nuit de Mina Namous

Tout commence dans un immeuble de bureaux du centre d’Alger, avec le son d’une voix assurée, le corps élégant d’un homme, sa prestance certaine. Peu importe le sujet de cette réunion, l’essentiel est ailleurs : Sarah découvre Karim. Cet homme un peu plus âgé qu’elle. Cet homme qui vit en France. Cet homme, déjà marié. Et pourtant, au-delà de ce qui rend leur amour impossible, elle deviendra pour Karim la femme d’Alger. Dans les rues de la ville, la nuit ou dans les chambres de leurs rendez-vous secrets s’écrit alors l’histoire interdite de deux amants.

Avec ce premier roman, Mina Namous nous fait entendre les pulsations du cœur d’Alger, les voix d’un monde en transition où la modernité s’entremêle à la tradition, une mégapole où le monde arabe et l’occident se rencontrent. Et dans ce dédale, comme un chant assourdi par les tabous s’élève le récit d’une jeune femme d’aujourd’hui qui aime, qui vit et qui cherche à être libre.

Voici le tour de La Manufacture de livres qui nous offre dès aujourd’hui en librairie, un récit et un roman.

La neuvième cible de Pavel Kreniev

1992. Dans les décombres de l’Union soviétique, l’étroit territoire de Moldavie qui longe la frontière Ukrainienne est devenue une zone de guerre, écartelée entre les forces russes et moldaves. Dans la ville de Tiraspol, des tireurs d’élites prennent pour cibles des anonymes, faisant régner la terreur au sein de la population civile. Et Nikolaï Gaïdamakov, envoyé de Moscou, a pour mission de mettre fin à ce chaos. Le jeune militaire doit traquer les tireurs adverses : étudier méthodiquement leur terrain d’action, déduire les angles de tir, se glisser dans la peau de l’adversaire. Mais la neuvième cible de Gaïdamakov s’échappe sans cesse et la traque se fait obsédante tandis que la pression de sa hiérarchie est de plus en plus pressante à mesure que les enjeux politiques grandissent.

Histoire vraie, La Neuvième cible nous offre le récit incroyable d’une traque dans le décor d’une guerre méconnue. Petite et grande histoires se mêlent au cœur de ce récit qui nous fait découvrir le quotidien des tireurs d’élite.

La femme d’après de Arnaud Friedmann

Dans la nuit, elle regagne son hôtel après ce dîner avec un amour de jeunesse, retrouvé vingt ans plus tard. Elle se sent légère, grisée par la promesse de cette nouvelle aventure. Mais quatre hommes s’arrêtent soudain devant elle. Des mots échangés, une insulte, un regard qui refuse de se baisser. Ils repartent. On pourrait dire que rien ne s’est passé et pourtant demeure en elle une angoisse sourde. Son trouble grandit quand le corps d’une jeune fille est retrouvé le lendemain dans le même quartier. Pourquoi se sent-elle coupable de cette mort ? Qu’y a-t-il en elle qui dissuade ? Pourquoi lui trotte dans la tête le soupçon indigne de n’avoir pas été assez désirable ?

La Femme d’après nous conte la mécanique implacable d’une agression qui aux yeux de tous passera inaperçue. En écho à cette scène, avec finesse et sensibilité, Arnaud Friedmann explore les blessures et les désirs qui marquent la vie d’une femme tandis que le temps passe.

Chez Taurnada, vous retrouverez un thriller dans vos librairies dès le 13 janvier.

De l’or et des larmes de Isabelle Villain

Jean-Luc Provost, le très médiatique entraîneur de gymnastique français, meurt dans un accident de voiture. La thèse du suicide, à seulement six mois des prochains jeux Olympiques de 2024, est très vite écartée.
L’affaire, considérée comme sensible et politique, est confiée au groupe de Lost. Pourquoi vouloir assassiner un homme qui s’apprêtait à devenir un héros national ?
Rebecca et son équipe se retrouvent immergées dans un monde où athlètes et familles vivent à la limite de la rupture avec pour unique objectif l’or olympique. Ils sont prêts à tous les sacrifices pour l’obtenir.
Jusqu’au jour où le sacrifice demandé devient insurmontable…

Et voilà pour un mois de janvier encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

En 2022 : Un challenge Gallmeister

Bonjour amis lecteurs,

En 2022, avec @chinouk35 du blog Les Passions de Chinouk nous organisons un challenge littéraire spécial @editionsgallmeister . 

Chaque mois sera consacré à un thème pour lequel nous vous proposerons tous les deux quelques titres pour vous donner quelques idées pour préparer vos piles à lire.

Tout au long de l’année, nous vous invitons à découvrir les États-Unis avec notre fil rouge, 50 livres – 50 états avec les @editionsgallmeister

Alors que vous soyez comme nous des #gallmeisteraddict ou que vous voulez découvrir cette merveilleuse maison d’éditions en compagnie de lecteurs(rices) passionné(e)s lancez vous pour une année riche en partages, échanges et belles découvertes.

N’hésitez pas à nous dire si vous souhaitez participer et suivez nous sur Instagram sur le compte dédié @challenge_gallmeister_2022

Et si vous souhaitez partager vos PAL, nous vous invitons à utiliser les  #challengegallmeister  #unanavecgallmeister et à identifier le compte du challenge.

À très vite pour la présentation des thèmes et de nos propositions, on vous attend nombreux 😉

La lettre écarlate

Auteur : Nathaniel Hawthorne

Édition : Gallmeister

Genre : Classique

Titre : La lettre écarlate

Quatrième de couverture :

Sur la place publique de Boston, les honorables paroissiens estiment qu’il aurait fallu, au moins, marquer le front d’Hester Prynne au fer rouge. Au lieu de quoi, elle ne devra porter sur sa poitrine qu’une lettre écarlate, afin de rappeler à tous son crime odieux : l’adultère et le bébé qui en est né. Comble de scandale, la lettre qu’elle a brodée, exubérante, la pare comme un bijou. Dans la Nouvelle-Angleterre du XVIIe siècle, forgée par le puritanisme, la jeune femme est mise au ban de la société. Mais l’humiliation publique n’est qu’un aspect de la peine : la colère du mari trahi et la culpabilité qui ronge le père de l’enfant vont se révéler des poisons bien plus terribles.

Quelques mots sur l’auteur :

Nathaniel Hawthorne naît en 1804 à Salem, ville tristement célèbre pour ses procès en sorcellerie. Il est marqué dès l’enfance par la figure de l’un de ses ancêtres, un juge puritain particulièrement sévère du XVIIe siècle. La Lettre écarlate, qu’il publie à 46 ans, est un immense succès et lui permet de vivre de sa plume. Il décède en 1864.

Ma chronique :

Voilà un roman que je n’aurais certainement pas lu s’il ne serait sorti chez Gallmeister. Mais voilà, j’ai l’habitude d’y aller les yeux fermés avec cette maison d’éditions, et bien m’en a pris, ce fut une fois de plus une bonne lecture. Il s’agit d’un classique de la littérature américaine sorti au XiXème siècle que Gallmeister a décidé de rééditer dans une toute nouvelle traduction par François Happe.

Il y a au début de ce roman, une longue introduction dans laquelle l’auteur nous décrit le bureau des douanes de Salem, dans lequel il était inspecteur des douanes. C’est lors de cette expérience qu’il tombe par hasard sur un morceau d’étoffe représentant un A. Après quelques recherches, il écrit son roman, La lettre écarlate qui devient aussitôt un immense succès. Cette introduction, je l’ai trouvé géniale, l’auteur se moque gentiment de ses collègues et de son job, il y a beaucoup d’humour et d’auto-dérision. Il est noté en préambule justement que cette introduction avait été plus ou moins bien perçue lors de sa parution .

J’avoue que malgré la nouvelle traduction, j’ai trouvé ce roman un peu vieillot. Il est pourtant très intéressant, car c’est une époque que je connais très peu et tout ce qui touche aux débuts des États-Unis me passionne. L’auteur, je trouve, a tendance à partir vite dans de longues disgressions, alors cela peut alourdir la lecture.

Concernant l’histoire, elle est vraiment intéressante, je trouve qu’elle pose les bases du puritanisme aux États-Unis. La mince frontière entre la politique et la religion est vraiment bien mise en avant dans ce roman. Alors, j’ai eu beaucoup de peine pour le traitement réservé à Hester et à sa fille Pearl. Mais j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de très anti-féministe, j’ai eu l’impression que l’auteur appuyait beaucoup plus sur l’impact du « péché » sur l’homme, qui entre nous soit dis n’a pas été puni, que sur la malheureuse Hester. Après, il y a l’époque qui veut ça, mais cela m’a marqué.

Un dernier mot dire que j’ai adoré le personnage de Pearl, l’enfant-elfe, elle apporte de la fraicheur et du dynamisme au roman. Voilà donc un classique que je suis content d’avoir découvert même s’il ne restera pas dans mes lectures marquantes de cette année.

Ma note : 07/10

Là où sont les oiseaux

Autrice : Maren Uthaug

Édition : Gallmeister

Genre : Roman Noir

Titre : Là où sont les oiseaux

Quatrième de couverture :

Au large de la Norvège se dresse, inébranlable, le phare de Kjeungskjær. Coupés du monde, les habitants de cette contrée soumise aux lois de la nature vivent dans un profond isolement. Johan rêve de fuir vers l’Amérique avec la belle Hannah, son premier amour. Mais pour subvenir au besoin de sa vieille mère, le jeune homme devient le gardien du phare et prend pour épouse la fille du pasteur, Marie. Rapidement, Marie met au monde deux enfants, Darling et Valdemar. Seulement ici, les liens familiaux sont des chaînes qui, une fois brisées, libèrent la folie de chacun. Les années s’écoulent, épuisantes, au gré de féroces tempêtes. Johan, Darling, Marie… les apparences sont trompeuses et, à mesure que le temps passe, de sombres désirs se réveillent.

 
Dans un décor glacé, Maren Uthaug signe une saga familiale à trois voix, qui brûle d’un désir ardent de liberté.

Quelques mots sur l’autrice :

Née en 1972 d’une mère norvégienne et d’un père same, Maren Uthaug a d’abord travaillé dans la publicité avant de réaliser des chroniques satiriques illustrées puis des romans graphiques, tout de suite salués par la critique. En 2013, elle écrit son premier roman (La petite fille et le monde secret, Actes Sud, 2017, à paraître en Totem) sélectionné pour le prestigieux prix du Premier roman danois et choisi pour être distribué gratuitement au Danemark dans le cadre de la journée mondiale de la littérature de 2015. Là où sont les oiseaux a remporté le prix de la radio du roman de l’année et est un best-seller au Danemark.

Ma chronique :

Premier roman danois édité par Gallmeister et quel roman !!! J’ai pris une grosse claque, il y a longtemps que je n’avais lu un livre comme celui-ci ! Clotilde de Gallmeister postait il y a quelques temps sur Instagram que c’était un roman noir, noir, noir… Mais c’est totalement ça. J’ai presque honte de dire que j’ai adoré et que c’est un énorme coup de cœur.

Dans son roman, Maren Uthaug nous offre sa version des rumeurs et des mythes entourant tout un village et surtout un phare en Norvège.

Elle nous dresse le portrait d’une famille. Entre amour impossible, illusions perdus, rêves de liberté inaccessibles, ce roman est majestueux. À travers trois points de vues, ceux de Johan le père, de Darling la fille et de Marie la mère, Maren Uthaug nous entraine dans un drame familial d’une noirceur extrême, plein de secrets et de non-dits.

J’ai dénoué les fils tortueux de cette histoire construite à la manière d’un puzzle et au grès de ma lecture je suis tombé sur de l’abominable et de l’abject, il y a très peu de lumière dans ce roman. Mais que c’est bien écrit et que j’ai aimé, s’il vous plaît ne me prenez pas pour un fou 😉

Il y a plusieurs personnages qui viennent marquer de leurs empreintes les membres de cette famille, mais il y a ce phare surtout, ce phare et les rochers qui l’entourent, ce phare qui est présent tout du long avec son passé et ses malédictions.

Je n’ai pas envie de trop vous en dire sur ce roman, mais franchement il y a tout ce que j’aime et tout ce qui fait que c’est un vrai gros coup de cœur. Alors oui c’est très très noir, mais c’est terriblement bien écrit. L’ambiance est poisseuse, bref, ce n’est pas un roman à mettre entre les mains de tout le monde mais si vous êtes amateur du genre, lancez-vous et venez en discuter avec moi.

Ma note : 10/10

Les sorties du mois de novembre chez mes partenaires

Bonjour tout le monde,

Vous en avez maintenant l’habitude, comme chaque mois je vous présente les nouvelles sorties du mois chez mes partenaires.

On commence par les éditions Gallmeister avec cinq romans qui sortent en librairie dès aujourd’hui.

Betty de Tiffany McDaniel en édition collector

“Ce livre est à la fois une danse, un chant et un éclat de lune, mais par-dessus tout, l’histoire qu’il raconte est, et restera à jamais, celle de la Petite Indienne.”

La Petite Indienne, c’est Betty Carpenter, née dans une baignoire, sixième de huit enfants. Sa famille vit en marge de la société car, si sa mère est blanche, son père est cherokee. Lorsque les Carpenter s’installent dans la petite ville de Breathed, après des années d’errance, le paysage luxuriant de l’Ohio semble leur apporter la paix. Avec ses frères et sœurs, Betty grandit bercée par la magie immémoriale des histoires de son père. Mais les plus noirs secrets de la famille se dévoilent peu à peu. Pour affronter le monde des adultes, Betty puise son courage dans l’écriture : elle confie sa douleur à des pages qu’elle enfouit sous terre au fil des années. Pour qu’un jour, toutes ces histoires n’en forment plus qu’une, qu’elle pourra enfin révéler.

Betty raconte les mystères de l’enfance et la perte de l’innocence. À travers la voix de sa jeune narratrice, Tiffany McDaniel chante le pouvoir réparateur des mots et donne naissance à une héroïne universelle.

Ma chronique ici

Cavalier passe ton chemin de Larry McMurtry

Lonnie grandit dans le ranch de son grand-père, un éleveur texan à l’ancienne, et dans l’ombre de cow-boys qui perpétuent une certaine tradition. Nous sommes dans les années 1950, et le souvenir de l’Ouest héroïque n’est pas si loin. Sauf qu’on s’ennuie ferme dans cette prairie désormais “civilisée”, qui n’offre guère de distractions à un garçon de dix-sept ans. Alors Lonnie rêve. Mais voilà que Hud, fils d’un premier lit de sa grand-mère et redouté des autres hommes, s’en prend à Halmea, une employée noire. Dans ce monde macho, encore ségrégationniste, la violence des rapports humains s’impose brutalement à Lonnie, alors qu’une terrible menace pour le ranch se précise peu à peu.

 
Premier roman de Larry McMurtry, Cavalier, passe ton chemin a été adapté au cinéma en 1963 par Martin Ritt avec Paul Newman, sous le titre Le plus sauvage d’entre tous.

Les serpents de la frontière de James Crumley

Cela fait des années que Milo a arrêté de boire, et le moins que l’on puisse dire, c’est que ça ne lui a pas réussi. Dépossédé de son héritage par un escroc, il finit par débusquer son vieux pote Sughrue au fin fond du Texas. Le plan est simple : à eux deux, ils vont mettre à profit leur expérience d’enquêteurs peu conventionnels pour retrouver l’escroc et rendre une justice exemplaire. Accessoirement, Milo entend “arrêter d’arrêter” les substances déconseillées pour la santé. Mais Sughrue a lui aussi quelque chose à demander. Toujours incontrôlable, il s’est mis à dos une bande sacrément dangereuse, les “serpents de la frontière”. Des serpents connus pour ne pas faire de quartier. Sauf que Sughrue n’a pas le sens de la mesure, et puisque Milo est là…

 
Les deux héros de James Crumley conjuguent leurs fulgurances et leur folie dans une quête qui les entraîne au coeur des déserts du Mexique. 

Le canard siffleur mexicain de James Crumley

Le privé C.W. Sughrue s’occupe désormais à plein temps d’un bar, ce qui ne l’empêche pas d’avoir de gros soucis d’argent. Assailli de procès, il se met au vert chez son vieil ami Solly, un avocat toxico qui lui trouve une mission insolite : récupérer des poissons tropicaux rares auprès d’un mauvais payeur, le chef d’un gang de bikers connu sous le nom de Norman l’Anormal. Après une confrontation musclée à coups de mitrailleuse, l’affaire prend un tour inattendu, et Norman engage Sughrue pour rechercher sa mère, kidnappée par son mari. C’est le début d’une course effrénée qui le mènera des montagnes du Montana aux immensités désertiques du Nouveau-Mexique.

Ma chronique ici

Le voyage de Robey Childs de Robert Olmstead

Un matin de 1863, la mère de Robey Childs s’éveille bouleversée par un songe. Elle est persuadée qu’un grand danger plane sur son mari, soldat de la guerre de Sécession. Elle envoie alors Robey, son unique enfant, âgé de quatorze ans, sur les traces de son père avec pour seule arme une veste réversible aux couleurs des uniformes de chacune des deux armées. Commence alors pour Robey un voyage qui bouleversera sa vie. Monté sur un cheval noir hors du commun, cadeau providentiel d’un de ses voisins, il traversera un pays en ruines, découvrant sur sa route la véritable nature des hommes.

Le Voyage de Robey Childs est le récit d’une quête initiatique, subtile fable aux accents d’épopée qui traverse l’histoire d’un pays déchiré par une guerre fratricide. 

Passons aux éditions Dalva avec un livre qui aurait dû sortir en fin de mois d’octobre mais qui finalement sort aujourd’hui dans vos librairies.

Biographie sentimentale de l’Huître de M.F.K. Fisher

« L’huître mène une vie terrible, mais palpitante. Quand on y songe, ses chances de vivre sont des plus minces, et si elle échappe aux traits que lui décoche sa propre outrageuse fortune, et parvient à trouver au cours des deux semaines que dure son insouciante jeunesse un endroit propre et lisse où se fixer, les années qui suivent regorgent de tensions, de passions et de dangers. »

Évoquant tout à la fois l’existence de ce mollusque bivalve et les plaisirs du palais qui lui sont attachés, M.F.K. Fisher, grande poétesse des appétits vénérée par tant de grands noms de la littérature — de Jim Harrison à David Foster Wallace — compose une savoureuse initiation à ce mets étrange et délicieux, jetant ainsi les bases d’une véritable anthropologie culinaire. De leçon de biologie marine en succulentes recettes, de considérations sur l’art d’accommoder les huîtres en souvenirs croustillants de moments passés à les cuisiner ou à les déguster, cette grande dame des lettres américaines transforme le livre de cuisine en texte poétique et la littérature en denrée jamais périssable.

On continue avec les éditions La Manufacture de Livres avec un roman et un témoignage qui sortent aujourd’hui en librairie.

Sarasqueta de Chaim Helka

1939. Ce devait être pour l’homme quelques heures de solitude au cœur de paysages rudes et escarpés, une parenthèse de fin de journée, une partie de chasse sous le soleil écrasant d’Espagne. Mais l’inconnu en noir apparût au loin, mystérieux et implacable, son fusil à la main. Et l’homme comprit que la cible, c’était lui. Commença alors une curieuse traque, de celle à laquelle on ne peut se soustraire, une poursuite sans issue. Restait à l’homme à comprendre pourquoi, et si un jour, il n’avait pas lui-même, sans le savoir, ouvert cette porte qui menait aux enfers.

Sarasqueta est le récit d’une chute, des secrets enfin révélés et des comptes que l’on doit rendre un jour. Avec ce roman, poétique, hypnotique, Chaïm Helka nous conte l’histoire d’un face à face inexorable avec la mort et des dettes que l’on finit toujours par payer.

Converti de Ruddy Terranova

En 2019, un certain Ruddy Terranova propose à Pierre Fourniaud de La Manufacture de livres un projet de livre-témoignage. Connu pour des faits de banditisme et fiché S, notre position première est claire : nous ne souhaitons pas publier quelqu’un qui se revendique de l’Islam radical. «Je comprends, répond Ruddy Terranova. Mais mon point de vue est le suivant. Je soutiens le droit des musulmans à partir à l’étranger défendre les leurs qui se font massacrer.C’est le jihad auquel j’adhère, pas celui de Mohamed Merah. On ne tue pas des femmes ou des enfants au nom de la religion. On ne commet pas d’attentat aveugle. Vous pouvez choisir de ne pas entendre mon témoignage. Mais, monsieur, nous sommes plusieurs milliers. Que comptez-vous faire de nous ? Tous nous tuer ?» Cette conversation fut la première de nombreux échanges qui aboutirent à ce livre. Le parcours de Ruddy Terranova est celui d’un Français qui s’est retrouvé embarqué sur la voix de l’extrémisme. Elle raconte aussi une part de notre société.

Également dès le 18 novembre en librairie un document illustré.

Rock’N’Roll Justice de Fabrice Epstein

Rock et justice : un couple improbable. Et pourtant, les musiciens ont souvent eu affaire aux tribunaux. On y arbitre les relations tumultueuses entre musiciens, imprésarios et labels qui tournent souvent à l’avantage des producteurs et autres agents exploitant allègrement les artistes. On y organise les ruptures au sein des groupes, face aux haines qui naissent et aux séparations houleuses. Il y est question de faits divers, de drogue, de sexe, de ces affaires qui font la joie des médias. Sans oublier ces petits arrangements avec la loi que s’accordent des artistes entendant suivre leurs propres règles. Car, par sa vision transgressive, subversive, son jeu perpétuel avec les codes et les limites, le rock met à l’épreuve la société et ses institutions. Spécialiste des ces affaires, avocat et chroniqueur dans divers magazines, Fabrice Epstein nous dresse une histoire judiciaire du Rock and Roll des années 50 à nos jours entre petites affaires et grands scandales.

Pour finir, chez Taurnada, vous trouverez ce roman dès aujourd’hui en librairie.

Les yeux d’Iris de Magali Collet

Un meurtre et un suicide.
Trois hommes. Trois femmes.
Des retrouvailles.
Un pacte.
Tout se paye, même l’amitié.

Et voilà pour un mois de novembre encore bien riche avec tous ces romans. Est-ce qu’il y en a qui vous donne envie ? Comptez-vous en acheter certains ? Dites-moi tout !

Les douze tribus d’Hattie

Autrice : Ayana Mathis

Édition : Gallmeister

Genre : Contemporain

Titre : Les douze tribus d’Hattie

Quatrième de couverture :

Philadelphie, 1923. La jeune Hattie arrive de Géorgie pour fuir le Sud rural et la ségrégation. Aspirant à une vie nouvelle, forte de l’énergie de ses seize ans, Hattie épouse August. Au fil des années, cinq fils, six filles et une petite-fille naîtront de ce mariage. Douze enfants qui égrèneront, au fil de l’histoire américaine du XXe siècle, leur parcours marqué par le fort tempérament de leur mère, sa froide combativité et ses failles secrètes.

Les Douze Tribus d’Hattie, premier roman éblouissant, a bouleversé l’Amérique et conquis les lecteurs français. Telles les pièces d’un puzzle, ces douze tribus dessinent en creux le portrait d’une mère insaisissable et le parcours d’une nation en devenir.

Quelques mots sur l’autrice :

Ayana Mathis grandit dans les quartiers nord de Philadelphie. Férue de poésie,  elle suit plusieurs cursus universitaires sans en terminer aucun. Elle enchaîne les métiers de serveuse puis fact-checker dans divers magazines. Elle part ensuite en Europe, où elle voyage pendant plusieurs années puis s’installe quelque temps à Florence et y gagne sa vie en travaillant dans une agence de voyages.

Une fois rentrée aux États-Unis, elle participe en 2009 au programme de creative writing de l’université de l’Iowa dirigé par Marilynne Robinson et travaille sur un mémoire qui s’avère être une impasse. Face à l’échec de ce projet, elle se lance dans l’écriture de quelques nouvelles. Rapidement, il lui apparaît que les personnages qu’elle met en scène dans ses textes ne forment qu’une seule et même famille dont le centre est la mère, Hattie.

Quelques mois plus tard, Ayana Mathis termine son premier roman, Les Douze Tribus d’Hattie, qui sera publié en décembre 2012 aux États-Unis. Sélectionné par Oprah Winfrey pour son Book Club, il deviendra un immense succès.

Ma chronique :

Nous sommes au mois de novembre, mais ce roman est le dernier que j’ai lu pour #lemoisamericain au mois de septembre pour le thème « Autrice ». Il était donc temps de vous en faire ma chronique

Les douze tribus d’Hattie est paru aux États-Unis en 2012 et est annoncé comme le premier roman d’Ayana Mathis. À aujourd’hui, pourtant cela reste son seul roman. Par contre le succès autour de ce roman est totalement mérité.

J’allais vous dire que ce roman est construit autour de douze nouvelles qui auraient presque pu se lire indépendamment, mais en lisant la biographie d’Ayana Mathis, je me rend compte que c’était à la base bien le cas.

J’ai vraiment bien aimé ce roman et ces tranches de vie. Chaque chapitre nous emmène à suivre un enfant ou un petit enfant de Hattie. J’ai trouvé que tous ces chapitres ne se valaient pas, certains m’ont vraiment captivé tandis que d’autres ne m’ont procuré que peu d’émotions.

Ce qui fait de ce livre un grand roman, c’est pour moi en fil rouge, en toile de fond, la mère, Hattie, une femme forte mais abîmée par la vie. Une femme qui avait beaucoup de rêves et d’espoirs. Une femme de caractère, une mère tantôt protectrice, tantôt sévère, mais une mère qui a mis de côté sa vie de femme de nombreuses années. Hattie est le personnage de ce roman et c’est la grande réussite de ce roman.

Les douze tribus d’Hattie, c’est également l’histoire des États-Unis sur une bonne partie du XXème siècle. C’est un roman qui traite de la ségrégation raciale et donc de la place des noirs dans la société. Ceci est également un gros point fort de ce roman.

Ma note : 08 / 10

# 221 – Le mardi sur son 31

Bonjour les amis,

Ce matin, je partage avec vous un extrait d’un classique de la littérature américaine, qui est sorti ce mois d’octobre avec une nouvelle traduction chez Gallmeister.

J’ai découvert un petit rendez-vous bien sympathique sur le blog Les bavardages de Sophie que je vais reprendre sur mon blog.

Le principe est simple, il suffit de proposer chaque mardi, une citation tirée de la page 31 de sa lecture en cours.

Il ne leur fallut guère de temps, j’imagine, pour découvrir qu’ils n’avaient pas grand-chose à craindre du nouvel Inspecteur. C’est donc le coeur léger et avec la conscience heureuse d’être utilement occupés, pour leur propre bénéfice tout au moins, sinon pour celui de notre pays bien-aimé, que ces braves vieux messieurs vaquèrent aux diverses tâches que comportaient leurs fonctions. L’oeil sagace, derrière leurs lunettes, ils inspectaient la cale des navires. Il leur arrivait de faire des histoires à n’en plus finir pour des vétilles ; en revanche ils passaient à côté d’affaires plus importantes en raison d’un manque de discernement qui était tout simplement prodigieux. Lorsqu’une telle mésaventure leur arrivait, quand des marchandises de valeur avaient été débarquées en contrebande, peut-être même en plein midi et sous leur nez insouciant, rien ni personne ne pouvait égaler la diligence et la promptitude avec lesquelles ils bouclaient à double tour et scellaient à la cire toutes les ouvertures du vaisseau délinquant. Plutôt qu’un reproche pour leur négligence première, ils donnaient ainsi l’impression de mériter des éloges pour leur louable application une fois le mal fait, et de la reconnaissance pour leur zèle empressé dès lors que l’erreur n’était plus réparable.